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Divers Théâtres - 19 au 27 septembre 1942
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Juin 01, 2007 05:01    Sujet du message: Répondre en citant

d'ici à ce qu'ils soient vraiment operationnel en mediterannee peut etre que la RM ne representera plus une menace, ne sera plus presente en mer egee par exemple...
sinon, il reste l'ocean indien : entre magic carpet et qq autres missions de soutien à singapour, on devrait pouvoir leur trouver une utilité
de toutes façon, quand on sait ce qui est arrivé au surcouf OTL Confused , pour un aviateur, tout sm est ennemi!
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MessagePosté le: Ven Juin 01, 2007 08:29    Sujet du message: Répondre en citant

les Ballila sont des bateaux assez médiocres.
par contre les SM de la classe Adua étaient acceptables.

Cependant, faute de pièces de rechange difficile de les maintenir tous les 3 en bon état si on veut les utiliser en mission de combat.
Par ailleurs leur autonomie est très faible pour le Pacifique.

Je maintiens que les utiliser pour l'entraînement des forces ASM est sans doute la solution la plus logique.

Amitiés
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MessagePosté le: Ven Juin 01, 2007 08:50    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
Je maintiens que les utiliser pour l'entraînement des forces ASM est sans doute la solution la plus logique.

Et les Caraïbes se prêtent bien à ce genre d'exercice.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 00:08    Sujet du message: Répondre en citant

La suite. Avec un petit coloriage "historique" (OK, OK, avec 26 ans d'avance)

23 septembre

France occupée
A la suite de l’insuccès relatif du raid à haute altitude de la veille, 36 Tornado de la RAF (Sqn 56, 245 et 609) portant chacun deux bombes de 500 livres, escortés par 36 autres Tornado (Sqn 174, 253 et 400) et couverts en altitude par 88 Spitfire V et IX (dont 16 des GCI/1 et II/1) attaquent à basse altitude la gare de triage de Lille. Cette fois, le JG.26 réagit en force et 44 FockeWulf-190 interceptent les attaquants. Un grand nombre de combats tournoyants se développent du niveau du sol à 30 000 pieds.
Le JG. 26 revendique 21 victoires (et la Flak une demi-douzaine). Du côté allié, on pense avoir remporté 14 victoires sûres et 11 probables sur les FW-190, attribuées comme suit :
(a) Unités de Tornado :
Sqn 400 (RCAF) : 2 FW-190 détruits, 1 “probable”, 2 endommagés.
Sqn 253 : 1 détruit, 2 “probables”, 2 endommagés.
Sqn 609 : 1 détruit, 2 endommagés.
Sqn 174 : 1 “probable”, 1 endommagé.
(b) Unités de Spitfire V :
Sqn 302 (City of Poznan) : 1 FW-190 détruit, 2 “probables”, 1 endommagé.
Sqn 303 (Kosciuszko) : 1 FW-190 détruit, 2 endommagés.
(c) Unités de Spitfire IX :
Sqn 602 : 2 FW-190 détruits, 1 “probable”, 2 endommagés.
Sqn 611 : 2 détruits, 1 endommagé.
Sqn 411 (RCAF) : 1 détruit, 2 “probables”, 2 endommagés.
GC. I/1 : 2 détruits, 1 “probable”, 2 endommagés.
GC. II/1 : 1 détruit, 1 “probable”, 1 endommagé.
Les scores réels sont de 16 avions alliés détruits (dont 3 Tornado abattus par la Flak, la chasse allemande ayant à son actif 3 Tornado bombardiers, 3 Tornado d’escorte, 6 Spitfire V et 2 Spitfire IX), pour 15 FW-190 effectivement abattus et 6 autres gravement endommagés. L’évaluation alliée a été nettement plus précise. Mais le pire, pour les Allemands, est que l’énorme Tornado continue de s’affirmer comme un chasseur très performant à basse altitude, que le Spitfire IX est un danger à haute altitude et qu’en combat, il est toujours difficile de distinguer le Mk V du Mk IX.
Quant au bombardement, c’est un succès : le poste de contrôle central de la gare est détruit et tout traffic est interrompu pendant trois jours.
Cette bataille aérienne, à plus petite échelle que Rutter, apporte une nouvelle preuve que la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche et du Nord de la France est en train de passer du côté des Alliés.

Atlantique central
La bataille du convoi DDCH-100 (3)
00h34 – L’aviso MN Savorgnan de Brazza échange plusieurs obus avec un sous-marin en surface. Celui-ci finit par s’échapper à toute vitesse (n’ayant pas eu d’entretien au port depuis plus de six mois, le Savorgnan de Brazza a vu sa vitesse maximum tomber à 14 nœuds).
02h05 – Le Yougoslave Nikolina Matkovic (3 672 GRT) est frappé par deux torpilles et coule rapidement.
02h11 – L’aviso Rigault de Genouilly est touché en plein milieu, sans doute par une torpille de l’U-boot qui vient de couler le Matkovic. L’aviso doit être sabordé, car le remorquer serait bien trop dangereux alors que le convoi est attaqué. Le coupable est repéré en surface par l’Epervier et plonge en catastrophe. L’Epervier lâche deux séries de dix grenades ASM, qui secouent le sous-marin sans le détruire.
03h10 – Le contact est retrouvé par le Lunenburg et le Bittersweet. Les deux corvettes pourchassent le sous-marin pendant plus d’une heure.
04h30 – Le gibier des Lunenburg et Bittersweet fait surface. Il semble que, pour échapper aux attaques obstinées des corvettes, le comandant allemand ait dû manœuvrer à sa vitesse maximale, épuisant ses accumulateurs. Les deux corvettes canadiennes l’endommagent au canon, mais sont incapables de l’achever (leur artillerie est de trop petit calibre). L’U-boot s’échappe vers l’ouest quand il est rattrapé par l’USS Spencer, qui le touche à deux reprises. L’Américain se rapproche pour le coup de grâce, quand il devient évident que l’équipage allemand est en train de saborder son navire. Ainsi finit l’U-615, quatrième U-boot coulé en mois de 24 heures.
La bataille du convoi DDCH-100 (dite bataille de la mi-septembre) est un tournant de la bataille de l’Atlantique. Ce grand convoi lent, cible idéale, en théorie, pour les tactiques de meute de Doenitz, a eu à ses trousses deux “Gruppen” totalisant 17 bateaux. Grâce à des tactiques intelligentes et à une bonne coopération avec les hydravions basés à Dakar, une escorte relativement modeste a pu éviter un Gruppe d’U-boots et a infligé 50% de pertes au second, au prix de quatre cargos et un escorteur.

Alger
Le Général PA Roberto Fierro Villalobos, commandant en chef de la Force Aérienne mexicaine, vient conférer avec les autorités françaises. Après l’entrée en guerre du Mexique, le 28 mai 1942, l’emploi des escadrilles mexicaines devait se limiter à des patrouilles ASM le long de la côte de Basse-Californie et dans le Golfe du Mexique. Cependant, les appareils les mieux adaptés à cette mission se sont révélés être les hydravions lourds qu’Américains et Français ont basés dans les Caraïbes et dont les Mexicains ne disposent pas. De plus, la fermeture temporaire du Canal de Panama a réduit le trafic dans le Golfe et le long de la côte ouest du continent nord-américain. Dans ce contexte, des voix insistantes se sont élevées à Mexico pour que les avions mexicains aillent soutenir les anciens soldats de la République espagnole qui se battent à présent au sein de la Légion Etrangère. Le Mexique est en effet (en dehors de l’URSS) l’un des quelques pays qui reconnaissent encore le gouvernement républicain en exil comme le seul gouvernement espagnol légitime.
Le Mexique devant recevoir des Etats-Unis, au titre de la loi Prêt-Bail, un certain nombre de Douglas A-24B (variante basée à terre du SBD Douglas Dauntless, baptisée par les Mexicains Bombardero Inclinado Douglas ou BID), le gouvernement du président Manuel Avila Camacho a commencé à négocier avec les autorités françaises la possibilité de déployer certains de ces appareils comme une formation d’appui au sol, en soutien direct de l’une des Demi-Brigades “espagnoles” de la Légion. Villalobos est venu officialiser cette coopération.
Le Président du Conseil Paul Reynaud, qui a passé une partie de sa vie au Mexique, a de très bons rapports avec les officiels mexicains et il est heureux de soutenir leur proposition. De son côté, en tant que ministre de la Guerre, Charles de Gaulle sait que l’impact opérationnel de l’opération sera très limité, mais il estime qu’un accord sur ce point ne peut être qu’un geste politique important et un outil pour renforcer l’influence de la France en Amérique Latine, mise à mal par la défaite de 1940. A la fin de leur entretien, ce sont trois hommes souriants qui s’avancent vers les photographes (dont plusieurs envoyés spéciaux des journaux mexicains) pour les clichés rituels. Reynaud improvise un petit discours en espagnol sur l’amitié séculaire franco-mexicaine (évitant pudiquement d’évoquer le triste épisode du règne avorté de Maximilien), puis serre la main de Villalobos. De Gaulle, qui ne parle pas espagnol, n’en serre pas moins chaleureusement la main du Mexicain. Alors, avant l’éclair des flashes, il tourne la tête vers les photographes et articule : « Mexico y Francia, ¡ la mano en la mano ! » Inutile de préciser que les huit petits mots du Général feront la une de la presse mexicaine.
Le même jour, le Général Villalobos rencontre le Général Bouscat, commandant en chef des forces aériennes alliées en Méditerranée. Les deux hommes s’accordent sur le déploiement de 16 à 20 “BID” comme unité d’appui au sol au début du printemps 1943.
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 09:22    Sujet du message: Répondre en citant

EXCELLENT!

Reynaud était un "Barcelonette"...
Soit un membre de cette commuauté de migrants venus des Alpes du sud et établis au Mexique à la fin du XIXèm siècle. Ils ont construit à Barcelonette de superbes villas, quand ils sont revenus...

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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 12:07    Sujet du message: Répondre en citant

La suite (et la suite des malheurs italiens)

24 septembre
Portsmouth
Le sous-marin mouilleur de mines Rubis (commandé par le LdV Rousselot) rentre sans encombres de sa dix-huitième opération de minage, cette fois le long de la côte française, au sud d’Arcachon. Le Rubis opère dans le Golfe de Gascogne depuis fin mai 1942, car l’Amirauté britannique espère que des champs de mines étroits mais étendus semés entre la Gironde et la frontière espagnole pourront désorganiser le trafic naval côtier entre l’Espagne et la France occupée. Il s’agit essentiellement de minerai de fer espagnol destiné à l’industrie allemande. Le transport étant effectué par des bâtiments espagnols, donc neutres, même des champs de mines étroits devraient avoir pouvoir les intimider.
En quatre opérations, le Rubis a semé 128 mines sur la route des cargos espagnols. Ils ont déjà détruit, ou détruiront bientôt, quatre petits caboteurs (1 391 GRT au total), un patrouilleur allemand, le VP-406, et deux petits dragueurs, les M-4122 et M-4401. Plus importante que ces pertes est la désorganisation du trafic de minerai, qui réduit à rien les importations allemandes de minerai de fer espagnol par cette voie jusqu’au mois d’octobre 1942.

Gibraltar
En fin de journée, la flotte franco-américaine de renfort en route vers le Pacifique Sud arrive dans les eaux du Rocher. L’Escadre française du Pacifique se compose de la 3ème Escadre de Cuirassés, commandée par le Contre-Amiral Jacques Trolley de Prévaux (qui commande aussi l’EFP) [BB Dunkerque (amiral), C.V. Jacques Garreau de la Méchenie ; BB Strasbourg, C.V. Barrois] et son écran de quatre destroyers de classe Le Hardi modernisés [DD Le Hardi, Le Foudroyant, L’Adroit, Casque]. La flotte américaine comprend la Task-Force 34.1, ou Groupe d’attaque, du Contre-Amiral Robert C. Giffen [BB Indiana et Massachusetts, CL Columbia, DD Beatty, Cowie, Doran, Knight, Mervin, Quick, Stevenson, Stockton] et la Task-Force 34.2, ou groupe de porte-avions, du Contre-Amiral Lya A. Davidson [CVE-26 Sangamon , CVE-29 Santee , CVE 12 Copahee et leur écran : CL Cleveland – Cptn E.W. Burrough – et DD Boyle, Bristol, Champlin, Meade, Murphy, Parker, Tillman, Woolsey].
Ces forces passent la soirée et une partie de la nuit à ravitailler.

Grèce
Des avions alliés basés à Zanthe attaquent le port de Vlore (Albanie). Contre 36 DB-73 français et 12 Beaumont de la RAF, escortés par 16 NA-89 Mustang II et 16 NA-83 Mustang I de l’Armée de l’Air, plus 12 Hawk 87 yougoslaves, la Regia Aeronautica est bien trop faible pour réagir. Les appareils alliés tombent sur un petit convoi de l’Axe en train de charger du ravitaillement. Leurs bombes coulent deux caboteurs et endommagent gravement le vieux destroyer Francesco Stocco (basé à Ancône). En flammes, celui-ci doit être échoué à l’entée du port (il ne sera pas renfloué ; sa carcasse restera là et sera ferraillée après la fin de la guerre).
Dans l’après-midi, 16 Vengeance yougoslaves (GCCS V/22), escortés par 28 P-39D de leurs compatriotes des GC I/80 et II/80, attaquent en piqué le port de Céphalonie. Ils coulent le mouilleur de mines italien Rovigno ainsi que deux péniches armées allemandes MFP et endommagent sérieusement le dragueur de mines italien R-41.
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 14:16    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Ils coulent le mouilleur de mines italien Rovigno ainsi que deux péniches armées allemandes MFP et endommagent sérieusement le dragueur de mines italien R-41.

Selon l'annexe Torch, le R-41 est allemand et pas italien.
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 14:51    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé, un bafouillage de clavier.

La suite.

25 septembre
Gibraltar
04h30 – La flotte de renfort lève l’ancre et s’éloigne vers la Méditerranée.
04h45 – Un PBY-5 de la Flottille E22 commence à patrouiller sur l’avant de la flotte, en mission ASM. A l’aube, les petits porte-avions américains commencent à lancer des TBF-1 (un toutes les trois heures pour chaque CVE) en mission de couverture ASM.
12h30 – Alors que la flotte double les îles Alboran, trois Hudson du Sqn 48 de la RAF (basé à Oran) entament des simulations d’attaque sur la flotte, pour parfaire l’entraînement des directeurs de la chasse et des pilotes de chasse.

Alger
A la suite de la visite du Général Villalobos, un accord naval est signé entre la France et le Mexique. Celui-ci va déployer trois avisos rapides de la classe Guanajato, les Guanajato, Potosi et Queretaro, avec l’escadre d’escorte française qui opère de Fort-de-France et compte actuellement huit patrouilleurs de 173 pieds achetés à l’US Navy. De plus, la canonnière-transport Durango sera déployée en Méditerranée dès le mois de novembre comme navire d’appui amphibie.


26 septembre
Méditerranée occidentale
07h30 – La flotte de renfort est saluée les autorités navales françaises alors qu’elle passe au large d’Alger.
09h15 – Aux postes de combat ! Un PBY-5 en patrouille a lâché des charges ASM et un fumigène à 6 nautiques sur bâbord avant des navires. Un TBF-1 de la VGS-26 rejoint vite le PBY, mais ne voit rien.
09h31 – Le DD USN Meade a un contact Asdic dans la zone marquée par le Catalina. Le destroyer effectue deux passes de grenadage avant de perdre le contact. Toute la flotte est en alerte et deux autres TBF-1 fouillent la zone suspecte.
10h05 – L’Aéronavale, alerté, a envoyé à la rescousse un Hudson III et un Lockheed 37 de la Flottille E1 d’Alger Maison-Blanche. Les deux appareils se joignent aux patrouilles.
11h10 – Le DD USN Mervin, situé à bâbord arrière de la formation, obtient un faible contact, bientôt suivi par le signalement de plusieurs sillages de torpilles. Le CL Columbia doit abattre brutalement sur bâbord pour éviter celles-ci.
11h17 – Le Lockheed 37 n°2 de la Flottille E1 (baptisé Les Joyeux Garçons pour honorer l’orchestre de variétés qui a payé l’avion) aperçoit un sous-marin en immersion périscopique et lâche quatre bombes de 250 livres en plein sur la cible. Des débris révélateurs surnagent peu après. La victime est l’U-81, qui a par deux fois tenté de pénétrer l’écran et aurait pu réussir sans les constantes patrouilles aériennes. Il semble que son commandant, ayant tiré ses torpilles d’assez loin, soit venu en immersion périscopique pour se rendre compte des résultats.

Détroit d’Otrante
Les Mustang I du GC II/6 et les DB-73 des GB II et III/19, tous basés à Zanthe, lancent plusieurs attaques à basse altitude contre le trafic naval ennemi entre l’Adriatique et la mer Ionienne. Deux vedettes rapides, les MAS-567 et 569, basées à Ancône, sont détruites avec un petit caboteur qu’elles escortaient.
Dans le même temps, les P-39D et les Vengeance yougoslaves retournent sur Céphalonie. Les MAS-525 et 529, surprises à l’entrée du port, s’en tirent de justesse en s’enfuyant sous un nuage de fumée artificielle. Cependant, les dommages causés au port sont tels que la Regia Marina décide d’évacuer à Ancône les quelques unités encore basées ici (les vedettes rapides MAS-525, 529, 564, 566 et la vedette ASM/dragage Spanedda).
Néanmoins, les pertes ne sont pas unilatérales. Le sous-marin français Cérès n’est pas rentré de patrouille. On suppose qu’il a sauté sur une mine dans le détroit d’Otrante quelques jours plus tôt.
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 15:40    Sujet du message: Répondre en citant

Suite (et fin, pour le moment)

27 septembre
Gibraltar
Arrivée du CLAA HMS Cleopatra, réparé après les dommages subis au large de Limnos, en mars. Le navire va remplacer le HMS Sirius, endommagé dans l’action qui a vu la perte du CV USS Ranger. Le Cleopatra est accompagné du DD HMS Partridge, autre victime des combats pour Limnos, qui doit rejoindre la force amphibie de l’Amiral Michelier.

Détroit de Sicile
04h30 – La flotte de renfort commence à traverser le détroit de Sicile. Les forces aériennes italiennes ayant été significativement affaiblies, on décide de traverser le détroit en plein jour, afin de réduire les risques d’attaques par des sous-marins.
12h30 – Les navires doublent Gozo sans encombre et mettent le cap sur Alexandrie.

Athènes
Nouvelle opération de grande envergure de la Force Aérienne de Mer Egée contre les installations logistiques de l’Axe en Grèce. La gare de triage d’Athènes est attaquée dans l’après-midi par 24 Beaumont des 234ème et 237ème Wing et 18 Boston III du 235ème Wing de la RAF, 36 B-25C de la 12ème EB et 12 Baltimore yougoslaves du GB II/81. Cette formation de 90 bombardiers est solidement escortée par 96 chasseurs : 24 Hurricane II (244ème Wing de la RAF et Sqn 335 et 336 grecs), 40 Spitfire V (Sqn 33, 112, 238 et 250 de la RAF), ainsi que 16 Mustang II du GC III/6 et 16 P-38E du GC II/2 (redéployés temporairement de Mytilène à Kalamata K-1) de l’Armée de l’Air.
Pour la Grèce, c’est un raid aérien massif. La Luftwaffe, qui ne peut plus compter sur la chasse italienne ni sur le Xème FK, a beaucoup de mal à protéger le nœud de communications vital qu’est la gare. Le VIème FK, qui doit protéger la région d’Athènes, ne peut envoyer que 28 Bf-109F et 8 Bf-109G. Les chasseurs allemands réussissent pourtant à percer à travers les Hurricane de l’escorte rapprochée jusqu’aux bombardiers et à abattre 5 Beaumont et 1 Boston III, avant d’être coiffés par les Spitfire V, mais surtout par les bien plus dangereux Mustang II et P-38. Le gros des combats se déroule au dessus d’Athènes et de l’Acropole même. Outre les six bombardiers, la Luftwaffe abattent 3 Hurricane, 4 Spitfire V, 4 P-38 et 2 Mustang II. Pour ces 19 appareils, les Allemands perdent 12 chasseurs détruits (9 Bf-109F et 3 Bf-109G), plus 7 qui peuvent se poser à Tanagra ou Tatoi, mais sont trop endommagés pour pouvoir être réparés. Cependant, le Major Neumann, qui commande le JG.27, s’inquiète encore plus de ses pertes humaines – neuf morts, trois blessés graves – d’autant que parmi les morts figurent deux commandants de Staffeln et le Kptn L. Fransizket, le commandant du I/JG 27.
Pire, du point de vue stratégique, les bombardiers alliés dévastent la gare de triage d’Athènes, qui va brûler jusqu’au lendemain.
La lueur de l’incendie est mise à profit dans la nuit par les bombardiers de la RAF, qui attaquent de 22h00 à 00h30. Ce sont 54 Stirling (des 236ème et 251ème Wings) et 36 Wellington X (du 202ème Wing). Ils perdent 5 Stirling et 4 Wellington abattus par la chasse de nuit et la Flak lourde, mais frappent à nouveau sévèrement la gare et les dépôts de munitions, tout proches. Quelques bombes touchent la ville, créant un début de panique dans la population.
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 15:59    Sujet du message: Répondre en citant

Très interessant comme toujours et j'ai imaginé l'escadre franco-americaine, cela aurait été quelque chose. Sinon pour les avisos mexicains, ce sont des navires qui ont réellement existé ? si oui es-ce quelqu'un aurait des photos ou si c'est une invention de votre imagination fertile, es-ce que cela va faire l'objet d'une image ? merci d'avance
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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 16:29    Sujet du message: Répondre en citant

Les navires mexicains (commes les brésiliens d'ailleurs) sont on ne peut plus authentiques. Voir le Jane's 1939 ou le gros volume de Conway sur les flottes de 1922 à 1945.

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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 17:52    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
Les navires mexicains (commes les brésiliens d'ailleurs) sont on ne peut plus authentiques. Voir le Jane's 1939 ou le gros volume de Conway sur les flottes de 1922 à 1945.

Historiquement les Queretaro et Potosi ont été rayés en 1972, et le Guanajuato apparait encore en photo dans "flottes de combat" 1976. Lancés au Ferrol en 1934 ces sombres héros Laughing des océans ont eu une longue vie Exclamation.
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Pontus



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MessagePosté le: Lun Juin 04, 2007 23:47    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,
Le 21/09 je note dans l'escorte ASM du convoi : "HMS Nasturtium"
Le navire anglais connu sous ce nom était une corvette dénommée "La Paimpolaise" commandée par la France et non-livrée du fait de l'armistice.
Ces deux navires ne font-ils qu'un ou est-ce que le Nasturtium FTL est un autre navire?
Amicalement Pontus.
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MessagePosté le: Mar Juin 05, 2007 06:59    Sujet du message: Répondre en citant

Exact, à voir qui va la remplacer ...
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MessagePosté le: Mar Juin 05, 2007 08:49    Sujet du message: Répondre en citant

La Nasturnium figure dans une OdB concernant un convoi Sydney-Portsmouth à la même époque, d'oû son usage.
Il est plausible que le premiernavire ayant été livré, le nom ait été ré-utilisé pour une autre corvette de la RN.

la dénomination des navires se faisait - une fois la nomenclature choisie - par liste et attribution d'un rang.
Le nom "nasturnium" ayant été utilisé très tôt (car des Flower il y en eut..."Que cent fleurs..."etc...) on peut pesenr que le rang accordé à ce nom était assez haut. En toute logique il aura remplacé le nom d'une corvette historique produite en 42 ou 43.

Amitiés.
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PS : FREGATON a commis un très beau dessin du Guanajuato et il est désormais TOTALEMENT contaminé. Je tire mon chapeau aux sombres héros...
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