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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10777 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mer Mar 14, 2007 08:59 Sujet du message: |
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Quelqu'un aurait-il une carte de Dieppe en 1942, mais évidemment PAS une carte de la bataille (j'ai déjà), pour que je puisse ajouter les infos FTL ?
J'ai bricolé une carte récente, mais naturellement, il faut encore enlever la voie d'accès à la digue et la rocade sud (avec son Courte-Paille, son Brico-bidule, sa Foirfouille, son Mammouth, son McDo, ... *) et remettre quelques voies ferrées et forêts. Sans même parler des villages qui sont peut-être postérieurs à la guerre (difficile à savoir).
(*) en fait, j'en sais rien, mais c'est comme toutes les entrées de villes aujourd'hui, moche au possible ! _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 14, 2007 18:45 Sujet du message: |
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SUITE et FIN demain...
12h00-16h35 : Rembarquement général
12h00 – En dépit des attaques aériennes et des bombardements navals, des éléments de la 23ème Panzer, dont le 23ème bataillon motocycliste, entrent dans Grèges et commencent à progresser vers Puys.
12h05 – Les hommes du 2/576ème bataillon allemand, suivis par les survivants du 2/570ème, atteignent le terrain de Saint-Aubin.
12h25 – Au sud de Puys, près des restes de la batterie Mobile-Est, une escarmouche brève mais violente oppose des éléments avancés de la 23ème Panzer et l’arrière-garde alliée, composée de deux compagnies du Royal Hamilton et d’un escadron du Calgary Rgt. A courte distance, deux Pz-III sont rapidement détruits par les canons de 2 livres des Churchill, alors que les tankistes allemands découvrent que leur 50 mm/L42 est incapable de percer le blindage de la “bête à peau dure”.
12h30 – Blue Beach (Puys) est à nouveau attaqué par la Luftwaffe : cette fois, ce sont 18 Do-217 escortés par 40 Fw-190 des II et III/JG26. Les Spitfire V de la RAF qui couvrent Puys ont beaucoup de mal à arrêter cette attaque. Les Sqn 403 (RCAF), 416 et 501 perdent sept avions pour abattre deux FW-190 et deux Do-217. Le LSI(H) Ulster Monarch, touché deux fois, est incendié et deux LCT sont détruits sur la plage. Dix minutes plus tard, l’Ulster Monarch est abandonné, car les incendies sont devenus incontrôlables.
12h45 – Les hommes du 1/576ème bataillon allemand sont arrêtés au Petit-Appeville (Bas d’Hautot) par un groupe de Cameron Highlanders et de parachutistes du 1er RCP.
12h50, QG de Hitler, Rastenburg – Informé par Keitel et Halder de l’opération de Dieppe, Hitler ordonne de mettre toutes les troupes allemandes de Norvège en alerte maximum. Comme Halder le notera dans son journal : « Hitler nous [Keitel et Halder] écouta pendant à peine cinq minutes, avant de se lancer pendant une demi-heure dans un monologue sur la Norvège, glosant interminablement sur ce pays et sa place dans la destinée de l’Allemagne. Ce n’est qu’à la fin de ce discours qu’il nous ordonna de préparer tous les moyens possibles pour repousser une éventuelle attaque ennemie contre Bergen. Il était certain qu’un débarquement des Alliés en Norvège nous aurait beaucoup gêné. Cependant, toutes les données de nos services de renseignements indiquaient qu’une opération de grande envergure était en préparation en Méditerranée, or les Britanniques n’avaient évidemment pas assez de forces pour lancer en même temps deux opérations majeures distinctes. »
13h02 – Pourville est à nouveau attaqué par des chasseurs-bombardiers allemands. Escortés par huit FW-190 du II/JG2, huit “Jabos” du 10.(Jabo)/JG2 piquent sur les bateaux stationnés devant Green Beach. Un LCI(L) est coulé et le monitor léger M-114 (Marine Nationale), touché par une bombe de 500 kg et une de 250 kg, succombe lui aussi. Un FW-190 est abattu par la DCA.
13h10 – Le tunnel de chemin de fer de Dieppe est saboté par les Fusiliers Mont-Royal, puis ceux-ci se replient.
13h15 – Une nouvelle attaque allemande vise Petit-Appeville, mais elle est repoussée par les Cameron Highlanders et les parachutistes du 1er RCP. Un char Ram de l’escadron C) est perdu.
13h20 – Un groupe de trois Pz-II, deux Pz-III et un peloton motocycliste entre dans Rouxmesnil-Bouteilles et fait la jonction avec les unités allemandes qui ont repris le contrôle du terrain de Saint-Aubin et du carrefour des Vertus.
13h25 – Le Général Roberts ordonne aux troupes qui couvrent le rembarquement à Pourville de se replier sur Appeville et Quatre-Vents.
13h30 – Des Hurricane IIE des Sqn 32 et 175, couverts par les Spitfire V polonais des Sqn 302 City of Poznan et 303 Kosciuszko, attaquent les forces allemandes sur le terrain de Saint-Aubin, quand ils sont surpris par huit FW-190 du Stab/JG26. Un Spitfire V du City of Poznan et deux du Kosciuszko sont perdus, contre un FW-190 seulement.
13h45 – La 23ème Panzer repart à l’attaque de Puys malgré une série de raids de chasseurs-bombardiers alliés, lesquels sont eux-mêmes contrés par des chasseurs allemands. Bientôt, c’est une petite mais très intense “bataille aéro-terrestre” qui se développe au sud de Puys. Les Hurricane IID/E détruisent deux Pz-IV et trois Somua S-35, mais les Alliés perdent quatre Hurricane (trois IIE et un IID), deux Tornado des Sqn 400 et 609 et trois Spitfire V des Sqn 306 City of Torun et 308 City of Krakow sous les coups des FW-190 du II./JG26, dont trois sont abattus par les chasseurs alliés.
Les chars allemands survivants, soutenus par la plus grande partie du bataillon motocycliste et par deux compagnies de PanzerGrenadiers, réussissent à progresser un peu mais se retrouvent à nouveau bloqués à peu de distance de la plage par la résistance énergique du Royal Hamilton, appuyé par les chars du Calgary Rgt. Trois chars Churchill sont détruits par des obus HEAT tirés par les 75 mm/L24 (courts) des Pz-IV, mais quatre de ces derniers sont détruits et deux autres mis hors de combat.
13h55 – La bataille s’étend encore quand les monitors légers M-122, M-124, M-125 et M-127 entrent dans la bagarre pour bombarder les positions allemandes. Les trois derniers, armés de jumelages de 4 pouces multifonctions (ce sont des type F) utilisent des obus à retardateur qui se montrent très efficaces sur l’infanterie allemande non protégée.
Manquant d’artillerie (ses canons sont encore sur la route), la 23ème Panzer est à nouveau stoppée.
14h05 – Le Lt-Gén. Konrad Haase, qui dirige les combats de Grèges, suspend l’attaque.
14h10 – Le beachmaster de Green Beach informe le Général Roberts qu’il est beaucoup trop difficile de rembarquer les chars Ram et qu’il faut donner la priorité à l’infanterie.
14h15 – Le 576ème RI allemand, soutenu par quelques chars qui viennent de le rejoindre, tente de chasser les Alliés d’Appeville. Cette attaque est mise en échec par des chars de l’escadron C du Lord Strathcona’s Horse. Deux Pz-II et un Pz-III sont rapidement éliminés. Un Ram est détruit et un autre mis hors de combat par un coup heureux sur le pignon de direction gauche (ce char devra être détruit peu après par son équipage).
14h30 – Deux Mustang I de reconnaissance tactique du Sqn 26 sont abattus à quelques minutes d’intervalle par des patrouilles de FW-190 dans la zone Offranville-Quiberville.
14h55 – Dix FW-190 des 10.(Jabo)/JG2 et 10.(Jabo)/JG26 attaquent à nouveau les navires alliés devant Pourville. Le DE de classe Hunt ORP Kujawiak (polonais) est frappé par une bombe de 500 kg et trois de 250 kg. Les incendies étant impossibles à maîtriser, le navire doit être sabordé à 15h12. L’un des agresseurs est abattu par la DCA du monitor léger M-129 (hollandais) et un autre par un Tornado du Sqn 174. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mar 14, 2007 21:08 Sujet du message: |
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Bon, finalement, suite et FIN tout de suite...
(Merci, Fantasque !)
15h05 – Pourville est cette fois la cible de 15 Do-217 du KG40, escortés par pas moins de 40 FW-190 des I et II/JG2. La couverture de la plage est à moment assurée par les Spitfire IX des Sqn 602, 610 et 611 de la RAF et par ceux des GC I/1 et III/1 de l’Armée de l’Air. Adroitement orientés par le directeur de chasse du Scylla, les chasseurs alliés se jettent sur les attaquants. Au prix de la perte trois Britanniques et trois Français, trois Do-217 et neuf FW-190 sont détruits. Deux des Focke-Wulf sont abattus par un “jeune et exubérant” pilote du GC I/1, qui accomplit là sa troisième mission de la journée, après avoir dû harceler son supérieur, qui voulait le laisser au sol parce qu’il craignait qu’il soit fatigué.
Les douze Do-217 peuvent cependant pilonner Pourville et la plage, tuant ou blessant plus de 80 hommes des Fusiliers Mont-Royal qui rembarquaient.
15h25 – Les dernières unités rembarquent à Puys, couverts par des chasseurs-bombardiers qui s’en prennent aux unités allemandes qui approchent. Cela ne va pas sans perte, car les FW-190 des II et III/JG26 détruisent trois Hurricane II du Sqn 3 et deux Tornado du Sqn 245 ; un FW-190 est abattu en retour.
Presque tous les chars Churchill, impossibles à rembarquer, doivent être détruits par leurs équipages. Cependant, jusqu’au dernier moment, même les blindés en panne offrent une protection efficace aux hommes du Royal Hamilton qui rembarquent les derniers.
15h40 – Dix-huit Beaumont des Sqn 13, 88 et 107 de la RAF attaquent l’aérodrome de Caen-Carpiquet à basse altitude. Les bombardiers légers ont ainsi échappé à la chasse, mais ils tombent sur une flak terriblement dense. Sept Beaumont sont abattus d’emblée, deux autres vont se poser en mer près des navires alliés devant Dieppe et trois doivent se poser sur le ventre une fois rentrés à leur base. Cependant, leurs bombes détruisent onze chasseurs-bombardiers FW-190 et ce raid désorganise le cycle de ravitaillement/réarmement des Jabos.
15h55 – Deux Spitfire IX du Sqn 411 (RCAF) sont surpris et abattus par huit FW-190 du II./JG26 sur Pourville.
16h00 – Les forces allemandes approchant de Blue Beach subissent une dernière attaque aérienne. Huit Hurricane IIE du Sqn 43, couverts par 12 Spitfire V du Sqn 403 (RCAF) bombardent les Panzer Grenadiers dans les rues de Puys. Un Hurricane est abattu par la flak légère ; deux autres sont gravement endommagés et leurs pilotes blessés, mais ils vont réussir à rentrer en Angleterre. Désobéissant aux ordres, qui sont de raccompagner les Hurricane, les Spitfire canadiens commencent à mitrailler les troupes allemandes qui avancent. Ils font des ravages dans les rangs du 23ème Bataillon motocycliste, mais deux d’entre eux sont abattus par la DCA légère et trois autres sont surpris et détruits par quatre FW-190.
16h05 – Fin du rembarquement sur Blue Beach (Puys). Malgré l’appui-feu fourni par les monitors légers et les DE de classe Hunt, une compagnie du Royal Hamilton Light Infantry est piégée sur la plage. Quelques hommes réussissent à rejoindre à la nage deux LCI(S) qui stationnent à quelque distance de la plage et d’autres se noient en essayant. En comptant les blessés, 112 hommes sont faits prisonniers dans ces dernières minutes.
Sur les bateaux qui s’éloignent, les hommes du 1er Choc voient la terre de France disparaître à l’horizon et entonnent alors, non La Marseillaise, mais Ce n’est qu’un au-revoir…
16h20 – Huit Tornado du Sqn 414 (RCAF) attaquent le terrain d’Abbeville-Drucat, surprenant trois FW-190 du II/JG26 dans le circuit d’atterrissage. Ils les expédient rapidement avant de détruire deux autres avions déjà posés, mais perdent deux des leurs sous les coups de la flak, aussi précise que d’habitude.
16h30 – Le Newcastle blessé et son escorte détectent des navires non identifiés dans le 250. Peu après, il apparaît qu’il s’agit de quatre torpilleurs allemands, les T-4, T-10, T-14 (amiral) et T-19, de la 3ème Flottille, basée au Havre et commandée par le Korvettenkapitän Wilcke. Les deux formations sont à ce moment éloignées de 12 nautiques.
L’Aigle et le Milan accélèrent et chargent les importuns en faisant de la fumée pour masquer le HMS Newcastle, le M-128 et les deux dragueurs. Les deux contre-torpilleurs engagent rapidement la flottille allemande avec leurs canons de 138, puis leurs jumelages de 4-pouces. Le Korvettenkapitän Wilcke se rend vite compte qu’il a affaire à plus fort qu’il ne pensait, d’autant plus que, trompé par le changement d’aspect des bâtiments français (leurs quatre cheminées ont été réunies en deux), il les identifie comme deux navires de classe Fantasque ! Wilcke fait volte-face et s’éloigne vers le sud-ouest en faisant de la fumée.
16h43 – Satisfaits, les Français retournent vers le Newcastle. Ce mouvement n’échappe pas à Wilcke, qui fait prendre à ses torpilleurs un cap parallèle à celui des navires alliés.
16h48 – Agacé, le Newcastle ouvre le feu de ses tourelles de 6 pouces avant (les seules capables de tirer) et encadre rapidement le torpilleur de tête. Prudent, le Korvettenkapitän Wilcke s’éloigne, mais, obstiné, il continue à suivre le croiseur et son escorte, espérant l’arrivée des S-Boots basés à Cherbourg.
16h35 – Fin du rembarquement sur Green Beach (Pourville). Six chars Ram du Lord Strathcona’s Horse seulement ont pu être évacués. Mais les opérations ont été bien plus faciles à Pourville qu’à Puys.
16h40-22h30 : Epilogue
16h42 – Le Général Roberts et le Captain Hughes-Hallett ordonnent à tous les vaisseaux de se retirer.
16h58, QG de la 302ème D.I. allemande, Envermeu – « Message au Commandement de la 15ème Armée – Les troupes ennemies ont évacué la région. Il ne reste que des blessés et des prisonniers. Le 576ème Régiment contrôle Pourville. (signé) Lt-Gén. Konrad Haase »
17h05 – Comme ultime riposte, huit FW-190 du 10.(Jabo)/JG2 (en fait, les derniers Jabos opérationnels) attaquent les formations navales alliées en retraite. Le CLAA HMS Scylla est encadré par deux bombes de 500 kg et le monitor lourd Marshall Ney est touché par une autre, qui détruit son jumelage de 4 pouces arrière. En revanche, trois FW-190 sont abattu par la DCA intense des DE de classe Hunt et des monitors légers de type F.
17h10, Etats-Majors allemands – « Message de l’OberKommando West (OK West, Paris) à l’OberKommando Heer (OKH) et à l’OberKommando Wehrmacht (OKW), Rastenburg – Tous les combats terrestres semblent avoir cessé dans la région de Dieppe. »
18h45 – Le CL Newcastle et son escorte, marchant maintenant à 12 nœuds, sont rejoints par quatre destroyers de la Channel Patrol, les HMS Quadrant, Quality, Quentin et Queenborough.
19h02 – Devant les renforts reçus par l’escorte du croiseur endommagé et le fait que la côte britannique se rapproche, le Korvettenkapitän Wilcke ordonne à ses vedettes lance-torpilles de retourner au Havre.
22h00-23h30 – Tous les navires survivants engagés dans l’opération Rutter sont rentrés au port, à Portsmouth ou à Brighton.
Un bilan controversé
Les pertes de Rutter ont été lourdes dans les deux camps. Les forces alliées ont perdu 2 450 hommes, tués, blessés ou disparus (sans compter les marins et les aviateurs). Les trois unités qui ont le plus souffert sont le 1er RCP français, les Cameron Highlanders of Canada et le Royal Hamilton Light Infantry. Les unités allemandes engagées ont perdu environ 2 800 hommes, dont beaucoup sous les coups de l’aviation ou de la Marine.
Les forces aériennes alliées ont perdu 101 avions du fait de l’ennemi (57 Spitfire, 15 Tornado, 15 Hurricane, 3 Mustang I et 11 Beaumont) ; 68 appareils de la Luftwaffe ont été abattus en combat aérien (59 FW-190 et 9 Do-217) et 21 ont été détruits au sol. Depuis la “Bataille d’Angleterre” de septembre 1940, c’est la bataille aérienne la plus importante livrée au dessus de la Manche.
Les marines alliées ont perdu deux destroyers d’escorte (les DE HMS Calpe et ORP Kujawiak), un monitor léger (le M-114) et un gros transport (l’Ulster Monarch) ainsi que plusieurs bateaux de débarquement et bâtiments légers. Le grand croiseur léger HMS Newcastle a été sérieusement endommagé.
« Les Alliés tirèrent plusieurs leçons de l’opération Rutter/Routier. La plus significative était qu’une attaque directe contre un port bien défendu, même si elle était réussie, ne pouvait empêcher l’ennemi d’en interdire l’utilisation rapide. Il fallait trouver une autre solution. De même, l’idée de capturer un aérodrome par un assaut aéroporté direct devait être revue à la lumière des lourdes pertes subies par le 1er RCP à Saint-Aubin. Si le terrain avait été mieux protégé, tout l’assaut aurait pu échouer.
Une autre leçon importante était qu’il fallait un “contrôleur aérien avancé” capable de diriger à la fois les appareils d’appui au sol. De même, une direction efficace de la chasse dans la zone des combats, comme l’avait fait le HMS Scylla, était une des clés du succès. Cependant, le Scylla était sans doute un navire trop petit pour faire ce travail correctement dans le cadre d’un débarquement de plus grande ampleur. Un navire de contrôle aérien spécialisé, combiné avec un navire de commandement des forces amphibies, était nécessaire.
A propos d’avions, l’urgence du remplacement du Spitfire V par des modèles plus performants (Spitfire IX notamment), au moins dans le nord de l’Europe, avait encore une fois été soulignée par les combats au-dessus de Dieppe.
Ces leçons n’étaient pas nouvelles. Dans une large mesure, elles avaient déjà été apprises lors des débarquements dans le Péloponnèse. On peut en dire autant de l’importance de l’appui-feu naval, direct et indirect. Rutter avait en quelque sorte permis de les réviser et de souligner que tous ces points n’étaient pas spécifiques au théâtre méditerranéen.
Certains historiens affirment aujourd’hui que Rutter n’a servi à rien. D’autres estiment que cet “entraînement grandeur nature” des forces amphibies alliées dans la Manche a été irremplaçable. Tous s’accordent pour considérer que les pertes auraient certainement été bien plus lourdes sans l’expérience acquise lors des opérations en Grèce et sans la participation des Français, lors des combats et, plus encore, lors de la planification. » (Maurice Héninger, L’Epreuve du Feu) _________________ Casus Frankie
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