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1940 - La France continue la guerre
 
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Italie et Balkans, Septembre 44
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patzekiller



Inscrit le: 17 Oct 2006
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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 07:44    Sujet du message: Répondre en citant

coté alpes, ça ne va sans doute plus trop bouger, l'hiver à venir 44-45, prévoir les 1ere neiges en octobre, va etre un des plus froids de la période : des mètres et des mètres de neige
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 08:49    Sujet du message: Répondre en citant

Bof. Umberto est hors jeu dans ce qu'il se passe, ca n'échappe a personne.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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John92



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 09:39    Sujet du message: Répondre en citant

…
9 septembre – La campagne d’Italie
Opération Concord – Le défi à transformer
Vers l’Autriche (mais par le sud)
–
…
RAS
…
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Demolitiondan a écrit :

Code:
au vu de des évolutions qui se passe en Italie, je ne suis plus certains du tout que la monarchie va tomber.......


Dans la chrono lors de la Noël de Sang, il a été écrit alors que Marie José et Elisabeth II sont au couvent de Genazzano :

Citation:
Le prince Umberto veut aller les chercher, mais son père lui ordonne de partir avec lui, car il ne veut pas mettre en danger son héritier : « Beppo, si les Allemands te prennent, ils te tueront ! ». Pour la première fois, le fils s’oppose à la volonté de son père et souverain : « Je dois rester, Père, pour défendre Rome et sauver ma femme et mes enfants. Et si j’y perds la
vie, j’aurai du moins sauvé l’honneur des Savoie ! ». Alors, la reine Elena supplie son fils de les accompagner et Arena se porte volontaire pour se rendre à Genazzano afin de s’assurer de la sécurité de la Princesse et des enfants. Mort de honte, Umberto obéit, une fois encore… Il avait pourtant raison : l’honneur des Savoie va définitivement sombrer dans l’affaire et la
dynastie n’y résistera pas [7].

[7] Selon nombre de politologues, si Umberto était resté à Rome et avait couru la campagne à la recherche de son épouse et de ses enfants, l’issue du référendum sur le maintien de la monarchie, après la guerre, aurait sans doute été différente. Même (et surtout, diront quelques cyniques) si Umberto s’était fait tuer…


@+
Capu

PS : Et je ne parle même pas de son mariage Very Happy
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demolitiondan



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Messages: 14107
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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 10:19    Sujet du message: Répondre en citant

Ah mais c'est pas moi qui ait écrit ca.
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Casus Frankie
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Messages: 16027
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 10:25    Sujet du message: Répondre en citant

La bombe de la frontière italo-slave
Une ville cosmopolite (26)
Trieste, à l’aube
– Une ondée pré-automnale un peu triste arrose la ville déjà évacuée par les Allemands. On pourrait penser que l’imminent retour de la paix apporte joie et concorde : après tout, il n’est plus ici que des Italiens – Siamo tutti Italiani ! Et pourtant, à la stupéfaction des optimistes et des inconscients, le grand port sur l’Adriatique s’embrase.
En vérité, l’incendie s’est déclenché dès la nuit précédente, en dépit de la prudence de tous. Qu’il s’agisse des gens du CLN, dont les troupes ne sont pas franchement prêtes et qui espéraient voir arriver les Alliés, mais aussi des communistes, auxquels les responsables slovènes du CMT-KMT (27) n’ont eu de cesse de répéter « Ne lancez pas l’insurrection trop tôt, attendez nos instructions. ». L’insistance et l’inquiétude de ce conseil… ou de cet ordre, exprimant une crainte soudaine d’un bain de sang, a étonné les camarades triestins. Au point que le commandant de la ville, Martin Greif “Rudi”, et le secrétaire du comité municipal du Parti communiste, Rudi Uršič, ont presque été saisis d’un doute : se pourrait-il que les chefs du corps d’armée préfèrent que la libération de Trieste descende du Carso derrière les baïonnettes des Partisans, plutôt que de la voir émerger des barricades grâce au travail des formations irrégulières de l’UO-DE (28), largement composées d’Italiens « et assimilés » ? C’est bien possible, mais les documents n’en garderont pas trace.
Quoiqu’il en soit, la nuit a été chaude. Les incidents se sont multipliés tandis que des groupes de jeunes excités attaquaient les proies les plus faciles : positions isolées, officiers en voiture, petites patrouilles. Le tout dans la plus grande confusion. Car si les Corps des Volontaires pour la Liberté représentent plusieurs milliers d’hommes – deux ou trois peut-être – bien peu sont disciplinés, armés et aptes à l’action. On les a regroupés en deux brigades, Pisoni et Foschiatti. Elles auront du mal à peser face au premier adversaire un peu déterminé.
En face, les communistes, eux, disposent dans la région de forces bien plus substantielles et de surcroît motivées : la division Garibaldi Natisone (Mario Fantini “Sasso”) (29) et la brigade Garibaldi Trieste (Riccardo Giacuzzo) – soit, en tout, quelque chose comme quatre mille hommes, jeunes et plein d’allant, mais qui n’ont eux aussi que fort peu d’armes, leurs camarades slovènes du 7e Corps AVNOJ ayant… négligé de leur en fournir, assurément du fait des opérations en cours. Et ils ne disposent pas davantage de transports. Au reste, la Trieste est étroitement contrôlée par l’AVNOJ, laquelle tient littéralement en laisse l’ensemble des antennes locales du PCI et a déployé auprès d’elles un solide encadrement constitué de communistes yougoslaves autrefois incarcérés en Ombrie et libérés à la faveur du retournement de la Noël 1942 (30). Avec quelques Italiens staliniens triés sur le volet, ces Yougoslaves forment d’ailleurs une « compagnie spéciale » – quoi que cette dénomination veuille dire. La Trieste est donc sur place, elle est efficace… mais ne servira sans doute pas les intérêts irrédentistes. Ou pas pour l’instant. Quant à la Natisone, elle chemine encore vers Trieste, venant de Fiume… à pied, faute du moindre soutien de la part de qui que ce soit. Les Partisans croisent ainsi des colonnes de véhicules britanniques qui leur font bien envie !
Autant de raisons de surseoir à toute action inconsidérée. Mais pour les plus exaltés, tout cela n’a aucune importance. Ainsi, parmi cent petites actions insignifiantes, un raid sur la prison de Coroneo au cœur de la nuit libère plusieurs notables et otages, comme Don Marzari – le curé de Capodistria et ancien président du CLN, capturé quelques semaines plus tôt. Malgré les tortures qu’on lui a infligées, il lance un mot d’ordre courageux quoiqu’inconsidéré, qui se répand comme une trainée de poudre : « Notre heure a sonné. Par amour pour notre patrie, il faut se soulever ! ». Dès 05h30, Marzari est dans la rue, en tête d’un groupe montant à l’assaut de la Piazza Unità sous les hurlements des sirènes anti-aériennes. Évidemment, les Garibaldi ne sont eux-mêmes pas longs à sortir du bois, c’est à dire des quartiers ouvriers au sud de la rade historique, à commencer par San Giacomo. Deux insurrections pour ainsi dire concurrentes éclatent donc en ville, se répondant voire s’encourageant l’une l’autre, dans un chaos total, sans qu’on puisse dire précisément qui contrôle quoi et depuis quand (31).
Heureusement, chez l’ennemi, la plupart des Allemands étant partis vers l’Autriche, il ne reste que quelques égarés souvent volontaires, divers éléments fuyant vers le nord pour se rendre aux Alliés… et les Italiens de la RSI. Lesquels se sont groupés autour d’un nouvel arrivant : le “prince” Borghese, venu avec environ 1 200 hommes et dont le charisme, l’autorité – et surtout les armes – lui ont garanti la collaboration de la vieille bourgeoisie affairiste du préfet Coceani, encore horrifiée par le souvenir du grand chaos de 1918 (32).
L’évêque Santin a tenté de négocier avec lui, mais Borghese, sûr de sa force et de son droit, a répondu par le mépris à ses ouvertures, se contentant d’autoriser le religieux à adresser par la radio un message à la population : « Du calme, du calme, du calme : voilà le mot d’ordre. Au-delà de toute considération politique, il existe un intérêt suprême commun : sauver Trieste. Mes paroles ne trahissent aucune lâcheté. Mais tout acte inconsidéré pourrait avoir de graves conséquences. » Cet appel embarrassera sérieusement les catholiques du CLN…
Cependant, on peut comprendre que Monseigneur exprime une certaine angoisse. Les Allemands ont déjà multiplié les destructions avant leur départ (33), les rues qui résonnent de coups de feu sont jonchées de cadavres, et de plus, l’évêque n’a pas la moindre illusion sur les intentions des Partisans yougoslaves – on murmure qu’ils seraient prêts à bombarder la ville ! – ni sur celles des Partisans italiens. Le grondement de l’artillerie approche. En prière dans sa chapelle, l’évêque écrit de sa propre main : « En ce moment peut-être le plus tragique de l’histoire de Trieste, où tous les espoirs de salut pour la ville semblent se réduire à une imploration de miséricorde et de salut, je fais un vœu personnel car, indigne évêque de Trieste, je me tourne vers la Vierge Marie pour le salut de la ville. Ce vœu est le suivant : si, par la protection de la Vierge Marie, Trieste est sauvée, je ferai tout mon possible pour qu’une église soit construite en son honneur. J’en fais le vœu. ».
On verra si le Ciel daigne intervenir. Pour l’instant, ce sont les armes qui parlent. Et uniquement entre Italiens, en plus !
Ceux de la RSI, qui semblaient hier encore près de se débander au premier choc, relèvent la tête pour affronter leur Destin. Malheureusement pour eux, si Borghese avait imaginé jouer les Spartiates aux Thermopyles, c’est raté – en partie. Outre la détestation que la population voue désormais aux fascistes – du fait des représailles de l’hiver dernier, de la pénurie et de l’arrivée imminente des Alliés – la vérité ne tarde pas à se faire jour : sa troupe fasciste est certes assez nombreuse… mais ne vaut pas grand-chose. Ce qui reste de la division Italia venue à pied du Frioul ne comporte que peu de cadres de valeur, et son infanterie n’est ni très disciplinée, ni accoutumée à ce type d’opérations. Quant aux fusiliers marins de la Decima – ceux du petit bataillon San Giusto – ils n’ont pas pour métier la contre-insurrection en milieu urbain ! En pratique, après quelques fusillades plus ou moins sanglantes, les hommes de Borghese tombent dans une certaine confusion. Mal coordonnés et manquant de transports, ils se retrouvent assez vite à lutter par petits groupes (ou à négocier, suivant l’interlocuteur) dans des redoutes comme la Villa Geiringe, l’hôtel de ville, le tribunal… Borghese, lui, réside au château San Giusto, où il tente en vain de formuler une stratégie.
Quant aux derniers Allemands… Dans leur quête effrénée de soutien, les fascistes prennent contact avec une section de Landsers, encore cohérente et équipée, qui s’est retranchée dans les entrepôts du port. Loin d’honorer l’alliance germano-italienne, les fantassins teutons envoient promener leurs anciens amis avec vulgarité, préférant attendre sagement l’arrivée des Alliés dans leur vaste local bien pourvu de vins et de provisions…
Du coup, sur le port comme en ville, chacun fait un peu ce qu’il veut et surtout comme il peut ! Entre deux fusillades, Garibaldiens et membres de la Foschiatti se toisent d’un bout à l’autre des quais, la “compagnie spéciale” de la Trieste interdit l’accès aux centraux téléphoniques à tous ses adversaires et, dans l’hôtel Savoia, des sous-officiers des brigades CVL échangent avec leurs prisonniers fascistes d’inquiètes considérations sur l’avenir tandis que Monseigneur l’évêque court d’un bloc à l’autre, crosse en main, pour négocier un arrêt du bain de sang. Santin finit par tenter de discuter avec le “Prince noir” à partir d’un poste téléphonique fasciste, allongé à même le sol tandis que des éclats d’obus et des balles sifflent à travers les fenêtres (34).
Dans cette anarchie surgissent parfois des… incongruités.
Une fusillade fait rage entre le bâtiment du service de l’éducation et la bibliothèque municipale. Dans cette bibliothèque se trouve Iginio Tolusso, socialiste et patriote convaincu, qui a passé les derniers mois enfermé jour et nuit dans le bâtiment à organiser des collections de livres oubliés, ne sortant que pour de brefs repas et pour remplir ses obligations de secouriste bénévole lors des raids aériens. Pier Antonio Quarantotti Gambini, l’un des écrivains les plus connus de Vénétie julienne, dirigeait à cette époque la bibliothèque : « Il passa toute la matinée au milieu de cet incendie. Puis, à l’heure de son repas et de sa promenade dans la vieille ville, Tolusso bondit hors de la bibliothèque, les mains levées au-dessus de la tête, dans le geste des parlementaires demandant une trêve, [...] les yeux grands ouverts dans son visage maigre et rouge, les cheveux flottant comme une flamme grise, sa haute silhouette décharnée toujours agitée d’une ferveur intérieure. Je le vois devant les fascistes, puis devant les nôtres, criant aux deux camps dans toutes les langues (il parlait allemand, il avait été soldat autrichien, et Dieu sait dans quel coin d’Europe il a combattu durant l’autre guerre) de cesser le feu car lui, Tolusso, du “Service des premiers secours” de la bibliothèque municipale, doit aller déjeuner ! Et ce qui s’est produit si rarement dans cette guerre se produisit ici : les belligérants, sans aucune raison militaire de le faire, donnèrent suite au cri de Tolusso, fantôme de la bibliothèque, cri vivant des habitants de Trieste, hurlant “Lâchez les mitrailleuses !”. »
Au soir, Trieste est donc fragmentée et anarchique. Les Garibaldiens tiennent la banlieue, les brigades CVL opèrent surtout en ville – parfois avec les combattants à l’étoile rouge. La disparition totale de la Guardia di Finanza (35) permet à des pillards de sévir impunément. Les insurgés ont pris le contrôle de la majorité de leurs objectifs : usines, sites stratégiques, principaux bâtiments publics. Le drapeau tricolore – sans Savoie ni étoile rouge – flotte sur la Préfecture. Cet état de fait leur permet même de barrer la route du littoral à plusieurs groupes fascistes descendant du Castel Miramar et le centre-ville, ainsi qu’à d’autres tentant de passer par Opicina (à la hauteur de l’obélisque et de son fameux bunker). Les retardataires remontant d’Istrie par le “carrefour maudit” de Largo Barriera n’auront guère plus de chance…
Sans les fascistes de Borghese dans leurs bunkers, on pourrait croire l’affaire gagnée. Dans la villa Geiringer, le capitaine de frégate Luigi Carallo – adjoint de Borghese et germanophobe notoire – veut bien accepter la victoire des garibaldiens, à condition qu’un officier britannique mène la négociation. Mais dans le château San Giusto, Borghese n’en démord pas : pas de reddition sans reconnaissance de l’autorité du CLN, donc de Rome, sur Trieste.
La nuit s’écoulera pourtant paisiblement, à quelques embuscades de convois près, au nord… mais ce n’est que partie remise !

Mais où s’arrêtera l’armée yougoslave ?
Istrie et comtés de Gorizia et Gradisca
– Avec la libération de la Slovénie et la disparition de tous ses adversaires dans le secteur, le commandement titiste a enfin les coudées franches. A la tête de sa 1ère Armée AVNOJ, Koča Popović reçoit donc un ordre sans ambiguïté : « Rejoignez l’Isonzo et libérez l’Istrie et le littoral slovène. ». D’aucuns pourraient s’interroger : n’est-ce pas plutôt l’affaire des Britanniques et des… cobelligérants ? Mais ce serait bien mal connaitre les Yougoslaves, qui ne considèrent pas les Italiens comme des alliés et voient de plus en plus les Britanniques comme… de simples invités.
Or des invités ne font pas la loi dans la maisonnée. Non – ce serait plutôt l’affaire d’Edvard Kardelj, chef d’une Slovénie aux frontières encore mal définies mais qui, déjà, ne rechigne pas à mettre du cœur à l’ouvrage. Surtout quand il évoque le sujet avec l’OZNA du camarade Aleksandar Ranković… « Occupez en priorité les centres administratifs. Organisez tout le dispositif avec élégance [sic] – n’utilisez que des Slovènes et des Yougoslaves, autant que possible, sauf pour renforcer l’OZNA. N’autorisez aucune manifestation italienne ! Que les drapeaux italiens ne soient autorisés que là où ils représentent un groupe antifasciste. Déployez à Trieste et Gorizia – et aussi à Garda – des formations solides, issues des unités militaires régulières de l’OZNA, et qui devront aussi faire office de police ! Prévoyez une prise de pouvoir immédiate, le rétablissement immédiat de l’ordre, la liquidation immédiate des autorités fascistes de Trieste à Klagenfurt. Prévoyez tout cela pour chaque ville, dès maintenant, et aussi fort que possible ! J’autorise un nettoyage à échelle limitée, pour éviter les affrontements meurtriers. »
Évidemment, les consignes viennent d’en haut – le camarade Kardelj ne ferait rien s’il n’avait pas l’aval, muet ou même murmuré, de certains ministres haut placés. Malheureusement pour lui, Koča Popović ne dispose pas de forces infinies : les 7e et 9e Corps “Slovènes” sont perdus depuis l’affaire des monts Žumberak, tandis que les Prolétariens – le diamant de l’armée titiste – sont à la 2e Armée AVNOJ de Peko Dapcevic. Il est vrai que, pour s’emparer de la Carinthie, il faut du monde. Plus que pour balayer des Italiens sûrement endormis…

Traînée de poudre
Udine
– La nouvelle de l’insurrection triestine atteint le QG d’Ugo Tabellini (10a Divisione Corazzata Piave) en début de soirée – par des voies détournées, passant peut-être par l’Adriatique et par Rome. Prenant acte de l’ostensible indifférence des Anglo-Saxons – qui n’ont même pas évoqué le sujet ! – Tabellini décide de prendre ses responsabilités, s’appuyant sur l’encouragement prévisible de sa hiérarchie italienne.
Les éléments motorisés avancés parvenus à Cividale del Friuli et Manzano reçoivent ainsi, non un ordre clair, mais « l’autorisation de se diriger vers Gorizia et Trieste ». Il est vrai qu’ils n’en sont qu’à trente ou cinquante kilomètres. Un chauffeur passionné peut faire ça dans la nuit… Alors, c’est sûr, il y aura des conséquences : les Britanniques seront furieux, Tabellini le sait, ils réclameront des têtes – la sienne parmi les premières. Et après ? De toute façon, la guerre est bientôt finie. Et la Piave ne risque pas de servir dans les Alpes. S’il doit être démis, que ce soit pour un splendide acte d’indiscipline patriotique.
………
Manzano – Justement, à la coudée de sa voiture, une Jeep américaine de… récupération, le colonel Giuseppe di Montezemolo, envoyé spécial de l’état-major général italien auprès du 57° Reggimento Fanteria Abruzzi (de la division Piave), n’est pas le plus serein… Mais pas non plus le moins déterminé. Lors de la Noël de Sang, il a fait partie des défenseurs de Rome, il a donc l’habitude des situations de crise – et dans des circonstances moins claires qu’à présent, de surcroît. Ce n’est donc pas lui qui ira discuter « l’autorisation » de Tabellini !
Car le Regio Esercito n’a plus les doutes de la Noël 1942. La plupart des hommes ont très bien compris ce qui se joue. Et même si certains ont des sympathies pour les Rouges – en tout cas toujours plus que pour les Savoie – la fraternité d’armes est passée par là. Depuis bientôt deux ans, une armée italienne reconstituée se bat au côté des Alliés. Elle mérite son heure de gloire. Et tous connaissent la devise du régiment : « Ma gloire réside dans le drapeau ».
Il faut faire vite. “Avanti, autista! Presto, segui la costa! Ce la fai?” Au volant de la Jeep, le jeune Alberto Ascari, conscrit venu d’un garage de Milan, ne cache pas son enthousiasme en recevant cet ordre. Pour une fois ! Ascari, ce nom dit quelque chose à Montezemolo (36)… « Oui mon colonel. Vous allez voir ce que c’est qu’un disciple d’Enzo Ferrari ! Mieux que Ferdinando Minoia ! » La voiture démarre dans un grondement de moteur, suivie par quelques camions… puis par d’autres… puis par des blindés.
« Et quand tout ça sera fini, je gagnerai la Targa Florio ! » Le colonel s’agrippe à la portière – ça risque de mal finir, cette histoire (37)…
………
Rome – Le gouvernement italien apprend l’insurrection triestine un peu avant Tabellini – et, comme lui, par des canaux qui ne doivent pas grand-chose aux Alliés. Face à ce que l’on considère ici comme une superbe manifestation d’italianité, les communistes de Palmiro Togliatti sont, disons… en difficulté. Mais ils doivent se contenter de faire une tête de six pieds de long, surtout après la révélation de la lettre du camarade Krieger ! Ce n’est pas le président du Conseil, le socialiste Ivanoe Bonomi, avec sa triple casquette de ministre de l’Intérieur, des Affaires Étrangères… et de l’Afrique italienne (38), qui va défendre les camarades du PCI.
Avec le soutien de l’ensemble des autres partis et l’assentiment tacite d’un amiral De Courten curieusement muet, Bonomi exige donc de la part des brigades garibaldiennes « un plein appui au soulèvement, comme je me charge dès à présent de l’obtenir des armées alliées ». A commencer par les armées italiennes… Cependant, le libéral-chrétien Alessandro Casati se signe, ne doutant pas que l’on aura bientôt grand besoin de prières « bien qu’il soit toujours possible d’anticiper un peu sur la volonté de Dieu ».
En résumé, c’est l’union sacrée… et le chaos – exactement comme à Trieste, sans les mitrailleuses, mais sans que l’on y voie beaucoup plus clair. Du coup, le PCI va devoir aller plus loin que sacrifier un ou deux lampistes – il va devoir démontrer que ses troupes « là-bas » obéissent à Rome. Et ça, c’est loin d’être gagné !

Notes
26- Sinistre ironie de l’Histoire : en 1848, quand on demandait à un Triestin si ses concitoyens étaient Italiens, Croates, Slovènes ou Autrichiens, il répondait « Nous sommes cosmopolites. ». Autres temps…
27- Commando Militare della città di Trieste – Komanda Mesta Trst en slovène.
28- Unita Operaia (Unité des Travailleurs) – Delavska Enotnost en slovène.
29- Intégrant la brigade Fratelli Fontanot, elle-même issue de la fusion de trois bataillons de travailleurs. On l’aura compris, le PCI racle les fonds de tiroir et fait feu de tout bois !
30- Deux cents hommes environ, sous la direction du major Svetozar Laković “Toso” – ancien officier royaliste et ingénieur de formation. Il faut signaler que ce redéploiement a été largement encouragé par les autorités locales, lesquelles se plaignaient tout à la fois de « l’arrogance » des Yougoslaves – pour la plupart Monténégrins – et de leur tendance à lancer des opérations génératrices de violentes représailles. Il est vrai que les intéressés n’avaient pas à s’inquiéter pour leurs familles, restées sur leurs terres. En face, les piqûres d’insectes des Monténégrins en Ombrie finirent par être si agaçantes que les autorités militaires allemandes tentèrent de négocier leur reddition contre… leur rapatriement !
31- Cette course au port – déjà en grande partie détruit, hélas – reste encore une question irrésolue soixante ans plus tard, les deux parties prétendant chacune avoir déclenché l’insurrection et sécurisé le port en premier. Une bravade d’assez peu d’intérêt dans le fond.
32- Après la chute des Habsbourg, Trieste avait été livrée à elle-même pendant quelques jours. La situation était chaotique et un Comité de Salut public, composé d’Italiens et de Slovènes, avait dû dépêcher un torpilleur à Venise pour solliciter l’intervention immédiate des troupes italiennes.
33- Toutefois, Raithel n’avait pas réussi à faire démolir les quais, faute d’explosifs, envoyés à Zagreb… ou employés à détruire l’infâme « Rizière » – camp de concentration et lieu d’exécution local, avec four crématoire intégré. Ce coup de chance permettrait à Trieste de redevenir rapidement un port majeur après la guerre.
34- Rétrospectivement, ce grand bazar aura au moins permis de limiter les destructions planifiées – avec, bien sûr, le départ rapide des Allemands.
35- Désarmée ou “spontanément” ralliée aux CVL, elle a subi des pertes très lourdes pertes durant les premières heures de l’insurrection. Un cas très courant en Italie – la gendarmerie a ainsi joué un grand rôle dans la libération de Milan, au point de récolter une Médaille d’Or.
36- Antonio Ascari, père d’Alberto, était une vedette des Grands Prix automobiles des années 1920, où il courait sur Alfa Romeo. Il est mort sur le circuit du Grand Prix de France 1925, alors qu’il était en tête… Évidemment, le fils a voulu suivre la carrière du père. Toutefois, faute de financement, il est resté à moto jusqu’à ce qu’un motoriste proche de feu son père lui prête une voiture pour courir, activité interrompue par la guerre. Comme devait le dire plus tard Alberto : « Je n’ai qu’une seule passion : la course. Je ne saurais vivre sans elle. ».
37- La Targa Florio, une sorte de tour de Sicile, était une course mythique, car anarchique ! Les voitures traversaient des villages à 200 km/h, se doublant et se faisant des queues de poisson sur les routes étroites et montagneuses de l’îlen au milieu des engins agricoles et de la circulation normale… Plusieurs accidents graves et souvent mortels, impliquant parfois de simples passants, conduisirent à sa suppression en 1971. Entretemps, Ascari s’y était tué en ratant un virage au volant d’une Ferrari Sport, alors qu’il se remettait à peine de son accident lors du GP de Monaco, quatre jours plus tôt : sa Lancia avait dérapé et il était tombé dans le port !
38- Un poste que Rome persiste à ne pas vouloir supprimer, comme on s’attache à une vieille théière fêlée…
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Le Chat



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, je vais pas (re)placer l’extrait de Tintin, mais le cœur y est ! La scène du bibliothécaire est belle, et me fait penser à un vieux bouquin décrivant du point de vue d’un Jäger les combats dantesques du Monté Casino…. Évacués quasiment de force de leur monastère, les moines sortent en procession, portant bien haut le crucifix de leur église. Devant le spectacle, alors qu’un rayon de soleil frappe la croix, un ordre surgit, dont il est impossible de dire s’il vient des lignes allemandes ou américaines : Cessez le feu ! Casques bas ! Et d’un même mouvement, Jägers et GI baissent leurs armes, sortent de leurs tranchées, et ôtent leurs casques devant le cortège…
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Une fusillade fait rage entre le bâtiment du service de l’éducation et la bibliothèque municipale. Dans cette bibliothèque se trouve Iginio Tolusso, socialiste et patriote convaincu, qui a passé les derniers mois enfermé jour et nuit dans le bâtiment à organiser des collections de livres oubliés, ne sortant que pour de brefs repas et pour remplir ses obligations de secouriste bénévole lors des raids aériens. Pier Antonio Quarantotti Gambini, l’un des écrivains les plus connus de Vénétie julienne, dirigeait à cette époque la bibliothèque : « Il passa toute la matinée au milieu de cet incendie. Puis, à l’heure de son repas et de sa promenade dans la vieille ville, Tolusso bondit hors de la bibliothèque, les mains levées au-dessus de la tête, dans le geste des parlementaires demandant une trêve, [...] les yeux grands ouverts dans son visage maigre et rouge, les cheveux flottant comme une flamme grise, sa haute silhouette décharnée toujours agitée d’une ferveur intérieure. Je le vois devant les fascistes, puis devant les nôtres, criant aux deux camps dans toutes les langues (il parlait allemand, il avait été soldat autrichien, et Dieu sait dans quel coin d’Europe il a combattu durant l’autre guerre) de cesser le feu car lui, Tolusso, du “Service des premiers secours” de la bibliothèque municipale, doit aller déjeuner ! Et ce qui s’est produit si rarement dans cette guerre se produisit ici : les belligérants, sans aucune raison militaire de le faire, donnèrent suite au cri de Tolusso, fantôme de la bibliothèque, cri vivant des habitants de Trieste, hurlant “Lâchez les mitrailleuses !”. »

Ah, Dan nous avait alléchés avec cette anecdote lors de la dernière binouze. On adore ce genre de scène surréaliste, surtout quand son protagoniste est là pour sauver des livres. Tiens, il aurait eu sa place dans un certain monastère des Alpes italiennes.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 12:16    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Le Chat a écrit :

Citation:
Bon, je vais pas (re)placer l’extrait de Tintin, mais le cœur y est ! La scène du bibliothécaire est belle, et me fait penser à un vieux bouquin décrivant du point de vue d’un Jäger les combats dantesques du Monté Casino…. Évacués quasiment de force de leur monastère, les moines sortent en procession, portant bien haut le crucifix de leur église. Devant le spectacle, alors qu’un rayon de soleil frappe la croix, un ordre surgit, dont il est impossible de dire s’il vient des lignes allemandes ou américaines : Cessez le feu ! Casques bas ! Et d’un même mouvement, Jägers et GI baissent leurs armes, sortent de leurs tranchées, et ôtent leurs casques devant le cortège…


Cette scène est un paragraphe du livre "Monte Cassino", un des ouvrages écrit par un panzerman d'un bataiilon disciplianaire de blindés, Sven Hassel. En fait, il s'agit surtout de "vrais" romans et non pas de récits autobiographique à l'execption du premier ""La Légion des Damnés". Sven Hassel est le nom de plume de Børge Willy Redsted Pedersen, un écrivain danois, né le 19 avril 1917 a Frederiksborg et mort le 21 septembre 2012 à Barcelone.

Attention, la Guardia di Finanaza n'est pas la gendarmerie italienne, les Carabinieri, mais la doaune italienne.

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Capu
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Le Chat



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 12:30    Sujet du message: Répondre en citant

Mon cher Capu, la richesse culturelle proposée par le forum de la FTL est pour moi une source de découvertes et de plaisirs sans cesse renouvelée…
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"Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 13:27    Sujet du message: Répondre en citant

Oui mais dans le cas présent, ce n'est pas inventé. Mais bien extrait du livre de Raoul Pupo, que j'ai chroniqué plus avant ici bas.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 13:33    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui ... prenez 35 minutes pour la Targa Florio.

https://www.youtube.com/watch?v=CYaZsZuc3AE
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Archibald



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Manzano – Justement, à la coudée de sa voiture, une Jeep américaine de… récupération, le colonel Giuseppe di Montezemolo, envoyé spécial de l’état-major général italien auprès du 57° Reggimento Fanteria Abruzzi (de la division Piave), n’est pas le plus serein… Mais pas non plus le moins déterminé. Lors de la Noël de Sang, il a fait partie des défenseurs de Rome, il a donc l’habitude des situations de crise – et dans des circonstances moins claires qu’à présent, de surcroît. Ce n’est donc pas lui qui ira discuter « l’autorisation » de Tabellini !
Car le Regio Esercito n’a plus les doutes de la Noël 1942. La plupart des hommes ont très bien compris ce qui se joue. Et même si certains ont des sympathies pour les Rouges – en tout cas toujours plus que pour les Savoie – la fraternité d’armes est passée par là. Depuis bientôt deux ans, une armée italienne reconstituée se bat au côté des Alliés. Elle mérite son heure de gloire. Et tous connaissent la devise du régiment : « Ma gloire réside dans le drapeau ».
Il faut faire vite. “Avanti, autista! Presto, segui la costa! Ce la fai?” Au volant de la Jeep, le jeune Alberto Ascari, conscrit venu d’un garage de Milan, ne cache pas son enthousiasme en recevant cet ordre. Pour une fois ! Ascari, ce nom dit quelque chose à Montezemolo (36)… « Oui mon colonel. Vous allez voir ce que c’est qu’un disciple d’Enzo Ferrari ! Mieux que Ferdinando Minoia ! » La voiture démarre dans un grondement de moteur, suivie par quelques camions… puis par d’autres… puis par des blindés.
« Et quand tout ça sera fini, je gagnerai la Targa Florio ! » Le colonel s’agrippe à la portière – ça risque de mal finir, cette histoire (37)…
………


Vous êtes des génies les gars - des génies ! J'imagine que ce type là, bien réel et pas encore né d'ailleurs (1947!) fait parti de la famille.

https://en.wikipedia.org/wiki/Luca_di_Montezemolo

https://en.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Cordero_Lanza_di_Montezemolo
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Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 13:55    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ah oui ... prenez 35 minutes pour la Targa Florio.

https://www.youtube.com/watch?v=CYaZsZuc3AE


Y avait les Mille Miglia et aussi la Carrera Panamericana - trois courses de folie pure.

https://en.wikipedia.org/wiki/Mille_Miglia

https://en.wikipedia.org/wiki/Carrera_Panamericana

Et quand ça tourne mal, voilà ce qui arrive... (warning, c'est du CGI bien visible mais c'est quand même horrible)

https://www.youtube.com/watch?v=HkbPQD4LH4k
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 07, 2026 14:02    Sujet du message: Répondre en citant

Quand je dis que tout vole;

https://www.youtube.com/watch?v=gvS2ivl7EiU
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