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Asie-Pacifique, Septembre 1944
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loic
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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

En effet, ces trois navires n'étaient pas invulnérables, c'est juste qu'ici ils sont perdus en moins de 24 heures et par ailleurs les derniers porte-avions japonais aussi.
On ne voit pas dans ces conditions comment la guerre pourrait continuer dans le timing prévu...
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 21:26    Sujet du message: Répondre en citant

De mémoire, 3 simulations dans le Bismarck Vs Richelieu c'était ca ?
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 22:18    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
On ne voit pas dans ces conditions comment la guerre pourrait continuer dans le timing prévu...


Pourquoi donc ? OTL, après Leyte, la flotte japonaise était à peu près dans le même état !
FTL, les Américains vont devoir digérer les Philippines (en partie du moins), puis, même sans rien en face, le Japon c'est encore loin. Et puis les Japonais ont trouvé les Kamikaze !
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 22:33    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, j'ai promis de finir Septembre en Asie-Pacifique…

24 septembre
Campagne de Malaisie
Opération Mary
Archipel de Riau
– Les Bof et Michel de la 10F et de la 17F endommagent le cargo Hida Maru au sud de l’archipel. Un hydravion Aichi E-13 tente de s’interposer – un B-25 lui explique que quand un homme de 120 kg parle, un homme de 50 kg l’écoute attentivement… Endommagé, le petit “Jake” rompt le combat, mais il a eu le temps d’appeler des secours. Des Zéro patrouillant dans la zone répondent et repoussent les assaillants, endommageant un B-25 qui se déroutera sur Nam Can.
A la nuit, les Halifax basés à Rangoon, éclairés par les Mosquito noir et argent du Sqn 45, vont s’en prendre aux défenses de Singapour. Le port et la bordure côtière où se trouvaient les anciennes positions d’artillerie lourde constituent les cibles principales. Le 21e Sentai met en l’air deux Ki-45 mais ceux-ci, bien que guidés au départ du sol par un radar Ta-Chi 24 (une copie du Wurzburg allemand), n’arrivent pas à se placer correctement pour l’interception. Il faut dire qu’à présent, à chaque attaque contre l’île forteresse, un des Halifax emporte systématiquement en soute un brouilleur Mandrell ainsi que son technicien, tandis que dans chaque squadron, le chargement de bombes d’un bombardier est remplacé par une cargaison de Windows. Bref, si les Japonais peuvent faire décoller un ou deux avions à la première alerte, ils s’avèrent en général incapables d’en faire plus un fois que le raid a commencé.
En fin de nuit, le major Toyoki Eto descend de son Toryu frustré et furieux. Il saute dans une Kurogane pour se rendre à la station radar et réprimander le technicien en poste. Il faudra qu’un autre major intervienne pour le calmer. Il le prend à part et une vive discussion s’engage. L’aviateur doit convenir que le technicien n’est en rien responsable : les radars japonais ont simplement une génération de retard.

Campagne d’Indonésie
Opérations Thursday et Friday
Sumatra
– Medan est libéré par la 14th Brigade des Chindits. La population accueille les Britanniques avec un enthousiasme modéré. Cependant, ces derniers sont plus intéressés par ce qu’ils découvrent lors de la libération des quatre camps de prisonniers situés tout près, et où les Japonais ont enfermé depuis 1942 de nombreux Hollandais, mais aussi des Indiens, des Anglais, des Français et des Américains. Certains Chindits, pourtant aguerris, vomissent devant les charniers et l’amoncellement de cadavres, visiblement massacrés et brûlés au lance-flamme. Les Japonais n’ont laissé aucun témoin des atrocités commises pendant les presque deux années d’occupation.
Pourtant, des histoires se feront jour, comme celle de ces quatre officiers hollandais exécutés au camp de Kualasimpang en 1942 pour avoir osé se plaindre du manque de nourriture. D’autres crimes du même genre remonteront de beaucoup d’autre camps de la région.
« Le général Tomoyuki Yamashita sera reconnu après la guerre responsable des crimes de guerre commis par ses hommes (néanmoins, on ne trouvera pas de preuve directe de ses ordres). Il sera condamné à la pendaison. Cet arrêt fera jurisprudence sur la responsabilité du chef de corps dans les conflits ; il est toujours utilisé au tribunal de la Haye. » (P. Ebrard, Cours de Droit international, faculté d’Aix-Marseille).
………
Plus au sud, les Cameronians et les Gurkhas s’infiltrent à travers la forêt sur les pentes des monts Pintau et Barus pour déborder les positions d’arrêt des fantassins de la PETA. Pris en tenaille par une manœuvre exemplaire et pilonnés à la roquette par les Corsaire du Joffre, les indépendantistes partent en déroute avec de très lourdes pertes : la route de Medan est ouverte.
Plus loin, sur les rives du lac Tabo, les Hollandais de la 1ère Division KNIL lancent une opération de flanquement avant de s’apercevoir que l’ennemi a disparu. En effet, la nouvelle du décrochage japonais a fini par atteindre ce bataillon, qui a décroché dans la nuit pour remonter vers le nord et couvrir la retraite du 61e Rgt de la 4e Division du Tenno.

Opération Grey
Kuching
– Doublé ce soir pour les aviateurs du Commonwealth : pendant que Singapour est bombardé, Kuching est la cible d’un raid des Wellington et Halifax venus du Timor. Ce raid ayant été détecté avec deux bonnes heures de préavis, les navires de la flotte ont eu le temps de lever l’ancre pour s’éloigner du port. Si les résultats sont donc décevants, en dehors de quelques dégâts aux docks, beaucoup de projectiles ne servent qu’à effrayer le poisson. En dehors d’un éventuel coup de chance monumental, on se dit à Darwin que malgré tout, ça oblige les sujets de Hirohito à gaspiller du mazout et ça empêche les amiraux japonais de dormir…

Nouvelles missions, nouveaux renforts
Trincomalee
– Les permissions ont été très courtes ! La TF-57 appareille de nouveau en direction de l’est. Elle est accompagnée de son train d’escadre, la TF-117, renforcée pour cette mission d’un grand nombre de transports (dont quelques français et belges), ainsi que de LST et de BDIC de la Marine Nationale, souvent venus de l’Atlantique ou de la Méditerranée.
La composition de la Task-Force 57 est la suivante :
– TG 57.1 (RN) : CV Illustrious et Victorious, BB King George V, CA Sussex, CLAA Charybdis et Phoebe, CL Bermuda et Trinidad, DD Ashanti, Mahratta, Mashona, Venus, Vigilant, Undine et Undaunted.
– TG 57.2 (RN) : CV Implacable et Indefatigable, BB Duke of York, CA Suffolk, CLAA Argonaut et Diadem, CL Gambia et Mauritius, DD Eskimo, Marne, Milne, Pathfinder, Petard, Wessex et Whirlwind.
– TG 57.3 (RN) : CVL Colossus, Ocean et Pioneer, BB Anson, CA Norfolk, CLAA Spartan et Scylla, CL Newcastle et Sheffield, DD Bedouin, Duncan, Meteor, Matchless, Roebuck, Rocket.
– TG 57.4 (RN) : CV Indomitable, CVL Venerable, BB Howe, CA London, CLAA Bellona, CL Glasgow et Gloucester, DD Hotspur, Inconstant, Jervis, Kempenfelt, Uriana et Ursa.
………
– TG 117.1 (RN et RAN) : CVL “atelier” Unicorn, CLAA Royalist, CL Fiji, DD Hardy II, Onslaught et Lightning, corvettes Ipswich, Lismore et Longreach.
Pétroliers : HMS/RFA Aase Maersk, Arndale, Brown Ranger, Dingerdale, San Adolfo.
Provisions : HMS/RFA Denbighshire.
Hôpital : HMS/RFA Oxfordshire.
Production/transport d’eau : HMS/RFA Stagpool.
Pièces détachées, équipages, ateliers : HMS/RFA Bosphorus (air), HMS/RFA Tyne (naval).
Navire atelier lourd : HMS Ausonia.
Transports : HMS/RFA Corinda, Darvel, Kheti, Prince of Liege, Princess Maria Pia.
Combat store (munitions) : HMS/RFA Gundrun Maersk, Kistna, Kola.
Dragueurs de mines : 4.
Remorqueurs : 4.
– TG 117.2 (RN et RAN) : CVE Fencer et Striker, CLAA Black Prince, CL Belfast, DD Ulster, Urchin, DE Belvoir, Haydon, corvettes HMAS Ballarat, Cessnock, Geraldton.
Pétroliers : HMS/RFA Carelia, Cedardale, San Ambrosio, Wave Emperor, Wave King.
Provisions : HMS/RFA Fort Edmonton.
Hôpital : HMS/RFA Tjijalengka.
Production/transport d’eau : HMS/RFA Empire Crest.
Pièces détachées, équipages, ateliers : HMS/RFA Fort Collville (naval), Fort Langley (air).
Navire atelier lourd : HMS Resource.
Transports : HMS/RFA Hermelin, Heron, Kistna, Robert Maersk, Pacheco, Hickory Dale.
Combat store (munitions) : HMS/RFA City of Dieppe, San Andres.
Dragueurs de mines : 4.
Remorqueurs : 4.
………
Le vieux Queen Elizabeth reste en réserve à Trincomalee avec les destroyers HMS Tartar et Zulu (classe Tribal), ainsi que (pour l’instant), cinq unités de la Marine Nationale : le “cuirassé de commandement” Provence, le CL La Galissonnière et les DD Guépard et Volta.


Îles Andaman – Tous les sous-marins encore mouillés en baie de Mayabunder sont en instance d’appareillage, avec l’ordre de mettre le cap sur l’Entonnoir. Sur l’île Smith, les aérodromes sont embouteillés par de nombreux C-47, tandis qu’une nouvelle division indienne est venue occuper les cantonnements quittés par la 20th Indian Division, maintenant dispersée jusqu’au nord de Sumatra.

Guerre sous-marine
Encore et toujours…
Détroit de Luçon
– Alors que la bataille fait rage dans le golfe de Leyte, les Japonais continuent d’assurer la liaison Formose-Luçon et retour. Un convoi composé de 12 navires et 4 escorteurs remonte ainsi de Manille vers Takao. Depuis hier, le convoi est suivi par une meute de sous-marins américains appelés par l’USS Flasher, qui le piste depuis deux jours sans avoir pu se mettre en position de tir.
Le premier sous-marin qui parvient à se trouver une solution de tir est l’USS Corvina, qui décoche peu après minuit une salve sur le transport auxiliaire Kokuryu Maru. Celui-ci sombre avec 341 des 1 357 hommes transportés. Deux heures plus tard, le Corvina se remet en position de tir et coule le transport Kikusui Maru, qui, revenant de Manille à vide, n’enrtaîne que son équipage – 22 hommes. Enfin, le Corvina finit sa nuit en envoyant par le fond le transport Tenshin Maru, avec 6 250 tonnes de bauxite et 65 hommes.
Le Flasher, qui avait repéré le convoi le premier, prend le relais à l’aube en torpillant le transport Shikisan Maru. Celui-ci coule avec 3 300 tonnes de manganèse, 3 000 tonnes de caoutchouc, 1 500 tonnes d’autre fret… et 12 hommes. Peu après, l’USS Lapon vient prendre part au festin, coulant le transport Daiten Maru, que son équipage évacue sans pertes.
Vers midi, le Corvina revient et torpille le transport auxiliaire Shinsei Maru n° 1, qui coule en quatre minutes avec 8 marins. Une heure plus tard, c’est au tour du transport Eiko Maru, qui avait secouru les survivants de bon nombre de navires et se fait exécuter par une torpille de l’USS Lapon.
En fin de journée, le “hell ship” (navire prison) Arisan Maru, chargé de 1 550 prisonniers de guerre et à présent isolé du convoi, est foudroyé par une torpille de l’USS Redfish, qui vient d’arriver sur les lieux. Mais si l’Arisan Maru naviguait seul, deux escorteurs japonais, les destroyers Take et Harukaze, accourent et parviennent à couler le Redfish, qui disparait avec ses 87 membres d’équipage… Pendant ce temps, le cargo a coulé en dix minutes, mais tous ses passagers involontaires ont survécu. Cependant, les commandants des escorteurs japonais, furieux, refusent catégoriquement de secourir les prisonniers, qui sont soit massacrés sur place, soit abandonnés sur le navire qui coule. Pourtant, 21 d’entre eux parviendront à monter sur un des canots de sauvetage et à rallier la Chine, d’où ils atteindront Canton et les lignes amies. Huit autres seront secourus par un navire japonais le lendemain. Hélas, 1 521 de leurs camarades n’auront pas cette chance. Ils avaient pour la plupart survécu à la première campagne des Philippines… Mais après la guerre, les 29 survivants obtiendront que les responsables du massacre soient jugés et condamnés.

Au large de Formose – Le Bang a évité de se montrer dans la journée, mais il revient à la nuit tombée, alors que “son” convoi approche de sa destination. Le cargo Kori Go Maru est coulé, sans perte de vies humaines.

Au large de Chichi-Jima – Ici aussi, les sous-marins américains veillent. Le cargo Ikutagawa Maru est coulé par l’USS Shad.

Au large de Kyushu – Aux alentours des côtes japonaises aussi, nul sur l'eau n'est en sûreté. Dans la matinée, un convoi partant de Moji et à destination de Manille est intercepté par l’USS Croaker. Ce dernier endommage le transport Gassan Maru, qui doit s’échouer sur l’île de Saishu (Jeju), où il débarque les 3 500 hommes qu’il transportait. Le Croaker coule ensuite le transport auxiliaire Mikage Maru ; 41 membres d’équipage sont tués.

Campagne des Philippines
Opération King II
Leyte –
Deux cents avions japonais viennent frapper les lignes américaines ! Mais les Américains ont le nombre pour eux. En plus des appareils des porte-avions de l’APACS, en charge des patrouilles au nord de l’île, des chasseurs sont déjà opérationnels de l’aérodrome de Tacloban ! L’affrontement se termine mal pour les Japonais. En tout, 74 appareils à l’hinomaru sont abattus, contre seulement 6 avions alliés.
La progression de la 1st Cavalry continue. Les cavaliers veulent sécuriser le détroit de San Juanico, au nord de Tacloban. Avec l’aide d’engins de débarquement, ils obtiennent une tête de pont sur l’île de Samar, vers le hameau de San Pedro.
Plus au sud, la 24th Infantry a récupéré de ses émotions de la veille et commence à encercler les collines voisines une par une, de concert avec la 1st Cavalry.
La 32nd Infantry continue de consolider ses positions après le bond en avant d’hier. Cela ne veut pas dire qu’elle ne progresse pas : les fantassins prennent l’aérodrome de Buri (où ne se trouve aucun avion), malgré un assaut bâclé lors duquel les compagnies ont mal communiqué. Le 767th Tank Btn, arrivé en renfort, aide les fantassins à pousser le long de la route qui mène à Dagami.
Enfin, les hommes de la 96th Infantry, ivres de vengeance, contre-attaquent et taillent en pièces les Japonais ayant massacré leurs camarades la veille.


25 septembre
Campagne de Malaisie
Opération Mary
Kota Bharu
– La base du 3e Chutai du 21e Sentai, déjà bien malmenée au début du mois, est aujourd’hui la cible des Beaumont des 3rd et 4th BVAS, couverts par leur habituels chiens de garde du 2nd RIAF Sqn. La piste est une nouvelle fois bombardée et quelques appareils arrivés récemment sont mitraillés, au prix de deux bombardiers légers,victimes de la DCA. Une patrouille de Ki-45 tente sans succès d’intervenir, contrée par les Banshee indiens.
C’est pendant cette escarmouche qu’un des pilotes de Banshee survole un secteur au sud de la ville où il remarque une série d’antennes. Il signale le fait par radio. Or, deux Beaumont du 3rd BVAS n’ont pas effectué leur deuxième passe et disposent encore de roquettes. Le squadron-leader en charge de l’opération leur ordonne d’aller s’occuper de ces antennes – sans doute celles d’un radar. Bientôt, celles-ci s’encadrent dans le viseur des deux Beaumont. Les pilotes attaquent sans opposition et après leur passage, un des quatre radars Ta-Chi 6 de Malaisie a cessé d’exister.
Cette nuit-là, le port de Sitiawan est une fois de plus pris pour cible par les Wellington des Sqn 215, 216 et 1st BVAS et par les Halifax du 544 Sqn. Bien éclairés par les Mosquito, les quais situés dans le bras du fleuve au nord de la ville sont particulièrement touchés. Les docks et leurs stocks de caoutchouc sont incendiés, et un coup heureux détruit deux vedettes lance-torpilles de l’IJN – l’une d’elles est projetée jusque sur le toit d’un bâtiment voisin ! Les bombardiers rentrent sans perte, signalant que la DCA a été moins active que d’habitude.

Dans l’Entonnoir – Le Sunderland 868 est en patrouille ASM entre Port Blair et Sabang depuis maintenant plus de trois heures lorsque l’opérateur radar, le sergent Butcher, signale un écho suspect dans le 290, se confondant parfois avec l’îlot de Bati Malv. Le lieutenant Rand, qui pilote, change de cap et descend. Bientôt, le doute n’est plus permis : il s’agit d’un sous-marin en surface, là un endroit où aucun ami n’est normalement présent. Et ce submersible est visiblement en train de plonger, il faut faire vite. S’alignant au mieux avec la trajectoire de l’intrus, l’hydravion survole bientôt les traces du sillage et lâche ses grenades. Lors d’un deuxième, puis d’un troisième passage, l’équipage ne note rien de particulier en surface. L’incident est noté au journal de bord et l’information transmise au VPB 84 avant même la fin de la patrouille.
En 1987, les filets d’un chalutier ayant accroché « quelque chose », les pêcheurs signaleront l’incident à la marine indienne. Des plongeurs retrouveront l’épave de l’I-166 plantée sur le fond par 68 mètres de profondeur, l’arrière déchiré.

Campagne d’Indonésie
Opérations Thursday et Friday
Sumatra
– Journée tranquille dans les airs au-dessus de l’île. Couverts par les Spitfire basés maintenant à Sabang, les B-25 patrouillent toute la journée en appui de la 1ère Division du KNIL ou à la recherche d’objectifs d’opportunité, mais reviennent bredouilles. Le long du littoral nord, des Thunderbolt du 58th FG pénètrent jusque vers Dumai sans rencontrer l’ombre d’un Tojo : le 87e Sentai semble avoir disparu. Même le 1st ACG ou la Marine Nationale se tournent les pouces : aucune demande d’appui rapproché, tout juste quelques évacuations sanitaires. Finalement, la seule nouvelle de la journée est celle du déménagement du 80th FG, qui quitte Car Nicobar pour inaugurer les pistes remises en état de Lhokseumawe. De là, la 10th AF pourra escorter ses raids jusqu’au-delà de Singapour, voire jusqu’à Palembang. Les Jug pourront même aller patrouiller au-dessus de l’archipel de Riau, pour soutenir l’opération Mary.
Au sol, la 111th Brigade prend contact le reste de la 3e Division Indienne au sud de Medan. Celle-ci commence à se regrouper. Pour sa seconde phase, Thursday va être intégré à Friday pour descendre vers le sud et reprendre l’affrontement avec l’armée japonaise.
Dans le cadre de cette double opération, on ne prête guère attention au retour à Sumatra des ingénieurs de la Royal Dutch Shell et de la British Petroleum chargés de remettre en état les installations pétrolières reprises aux Japonais le long du littoral nord. Les gisements de la région de Medan sont très riches en coupes de la famille des kérosènes, par exemple. Les Occupants n’ont pas hésité à utiliser le romusha (le travail obligatoire) et les prisonniers de guerre pour construire des routes et des chemins de fer allant de ces gisements vers le sud.
Un peu plus loin, la 1ere Brigade KNIL remonte quelque peu vers le nord, mais tombe sur du vide. Là aussi, l’ennemi a disparu, laissant seulement derrière lui quelques chausse-trappes. La 2e Brigade, appuyée par la flotte, veille sur le flanc sud pour parer à toute mauvaise surprise. Cependant, si ses éléments de pointe sont maintenant à plus de 100 kilomètres des côtes, la jungle constitue une bonne protection contre une éventuelle manœuvre de flanc des Japonais.

Guerre sous-marine
Les risques du métier
Détroit de Luçon
– Le sous-marin USS Lapon continue de chasser les convois dans les parages. Il rencontre ainsi un gros convoi –15 transports et 8 escorteurs – allant de Sasebo vers Miri. Le Lapon n’a que l’embarras du choix ! En demi-plongée, il coule le pétrolier Ebara Maru (six marins perdus). Le cargo Matsumoto Maru, qui suivait l’Ebara Maru, tente d’éperonner le Lapon, mais s’empale sur une des torpilles destinées au pétrolier et stoppe. Obstinés, ses marins font feu au fusil sur le Lapon, qui plonge !
Le Matsumoto Maru s’échoue finalement, alors que les escorteurs chassent le Lapon. Celui-ci est forcé de faire surface puis sombre, le kaibokan CD-34 récupérant douze hommes, dont le commandant Donald Baer, qui seront bien traités. Il faut dire que les pertes japonaises n’ont pas été lourdes, ce qui améliore l’humeur des marins nippons… d’autant plus qu’ils ignorent à quel point le tableau de chasse du Lapon est bien garni !

Au large de Yaku-Jima – La moisson des sous-marins américains continue. Aujourd’hui, c’est le pétrolier Jinei Maru qui est victime de l’USS Trepang.

Au large des Kouriles – Patrouillant dans ces eaux froides, le sous-marin USS Amberjack a un coup de chance ! Aux premières lueurs de l’aube, il aperçoit un convoi faisant la liaison entre Shimushu et Otaru (Hokkaido) et torpille le transport Hakuyo Maru, qui coule en moins d’une minute, emportant avec lui 450 hommes sur 470 embarqués (le navire n’était pas à pleine charge). L’Amberjack est vigoureusement poursuivi par l’escorte, mais s’en sort.

Campagne des Philippines
Opération King II
Leyte
– L’offensive de la 24th Infantry fait mal aux Japonais. Les fantassins américains prennent San Joaquin et percent dans la vallée, vers le hameau de Castilla. Les éléments en pointe peuvent apercevoir les positions de la 96th Infantry, qui vient de s’emparer de Tanauan, de l’autre côté de la rivière, au sud. La 24th Infantry a sécurisé toute la côte entre Tanauan et Dulag, mais doit demander de l’aide à la 32nd Infantry pour s’attaquer aux collines entourant le village de Dagami. Auparavant, elle repousse aux alentours de l’aérodrome de Buri une forte contre-attaque des Japonais, qui est annihilée : 75 soldats du Tennô sont tués alors qu’il n’y a même pas un blessé côté Américain. Au soir, il ne reste qu’entre 1 500 et 2 000 Japonais dans le secteur de Dagami.
De leur côté, les hommes de la 96th Infantry prennent d’assaut la San Vicente Hill et sa congénère, la Labir Hill, qui sont les derniers verrous empêchant l’encerclement de la Catmon Hill. La Labir Hill tombe rapidement, mais la San Vicente résiste.
En face, malgré tout, le commandement japonais est optimiste, car la Marine a assurément remporté une grande victoire les jours précédents et la 30e DI est en train d’arriver du nord de l’archipel. On parle même de demander une capitulation totale des Américains une fois le général Wainwright capturé !


Dernière édition par Casus Frankie le Mer Aoû 19, 2026 22:39; édité 1 fois
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loic
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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

Euh, pas tout à fait : la destruction finale de la flotte japonaise OTL fin juillet 45, c'est ça : https://combinedfleet.com/battles/Final_Destruction

Ici, pas loin d'une année avant la fin de la guerre, il n'y a quasiment plus rien !
Au passage, c'est la porte ouverte à une invasion soviétique d'ampleur.
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mikey1983



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 22:56    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Euh, pas tout à fait : la destruction finale de la flotte japonaise OTL fin juillet 45, c'est ça : https://combinedfleet.com/battles/Final_Destruction

Ici, pas loin d'une année avant la fin de la guerre, il n'y a quasiment plus rien !
Au passage, c'est la porte ouverte à une invasion soviétique d'ampleur.


Stalin will certainly look at Sakhalin and the Kurils with renewed interest.

There is only the minor affair of finishing off Germany and scrapping the Neutrality Pact to consider first.
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le poireau



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 23:11    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Euh, pas tout à fait : la destruction finale de la flotte japonaise OTL fin juillet 45, c'est ça : https://combinedfleet.com/battles/Final_Destruction

Ici, pas loin d'une année avant la fin de la guerre, il n'y a quasiment plus rien !
Au passage, c'est la porte ouverte à une invasion soviétique d'ampleur.


Rien à voir !

En juillet 45 OTL on parle de navires bloqués au port depuis des mois, încapables de pendre la mer faute de mazout, pour une bonne partie inachevés et donc dépourvus de toute capacité opérationnelle !
Les couler lors d’un engagement naval quelques mois plus tôt non seulement ne change rien stratégiquement parlant mais c’est même presque leur rendre service : ils n'auront toujours servi à rien mais au moins auront-ils "péri dans l'honneur" !

Quant à une invasion soviétique ? L'ensemble de la communauté des rédacteurs du front russe diront qu’au vu des moyens navals russes dans le Pacifique, de leur inexpérience dans les opérations amphibie de grande ampleur, des limitations en bout de chaîne logistique en Extrême-Orient, d’une féroce résistance nippone à attendre au sol, et du calendrier fortement contraint (au mieux deux mois entre la declaration de guerre de L'URSS au Japon et la capitulation japonaise), si les Soviétiques arrivent à s'emparer de toutes les Kouriles se sera déjà bien !
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Wings



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 23:14    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Euh, pas tout à fait : la destruction finale de la flotte japonaise OTL fin juillet 45, c'est ça : https://combinedfleet.com/battles/Final_Destruction

Ici, pas loin d'une année avant la fin de la guerre, il n'y a quasiment plus rien !
Au passage, c'est la porte ouverte à une invasion soviétique d'ampleur.


Staline n'a pas les moyens amphibies pour envahir quoi que ce soit. OTL, il a eu droit au lend-lease Américain de moyens de débarquement. FTL, avec la Campagne d'Indonésie et de Malaisie, les Américains n'auront rien a leur donner avant Mars-Avril 45.
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"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2026 23:19    Sujet du message: Répondre en citant

Il vaudrait mieux attendre l'hiver. La glace est si épaisse entre le continent et Sakhaline qu'il est possible de traverser à pied sec... à chenilles sec, même!
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Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Monomaker



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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2026 00:01    Sujet du message: Répondre en citant

Wings a écrit:
Les Japonais étaient nuls a la visée, ca ne change pas entre FTL et OTL.


les japonais planchaient sur une modernisation de la conduite de tir grand angle 94, la Type 3. La perte de deux cuirassés aux mains d'avions lors de la bataille de la Mer de Chine Méridionale devrait pousser les japonais à s'y intéresser plus tôt

Citation:
Une bombe d'un Helldiver de l'USS Intrepid a fait détoner une réserve de munitions AA alors que la tourelle était en train de faire feu, mettant la tourelle numéro 1 hors d'état (S.E. Morrison).


Ah oui cet incident là. Pascal Colombier, dans son livre la Classe Yamato, indique qu'en fait c'est un éclat de bombe qui pénètre dans le tube central de la tourelle I lors de la 2e attaque et fait exploser l'obus anti-aérien type 3 dans le tube. Mais la tourelle est en avarie, pas pénétré.

Citation:
Les équipages étaient formés des Octobre mais la Navy n'avait pas encore saisi l'importance des opérations de nuit. Avec la bataille des Marshall, cet entrainement peut parfaitement s'accélérer.


Sauf que pour entrainer ces équipages il faut du temps et des porte-avions d'escorte suffisant disponible la nuit qui ne soient pas occupés à chasser le sous-marin ou transporter des avions ici ou là. Ensuite il faut surtout entraîner tout le porte-avions aux opérations de nuit. OTL cela a pris deux mois pour l'Independence qui n'est déjà pas très gros alors des Essex. Sachant qu'ils sont pratiquement tout le temps en opérations, ils n'auront jamais le temps de s'entraîner suffisamment pour se convertir aux opérations de nuits. Et puis transférer le groupe de l'Independence à un autre porte-avion est stupide, l'Independence est déjà entrainé. Le repasser en porte-avions de jour juste après qu'il se soit entrainé aux opérations de nuit est une perte de temps monstre.

Je veux bien accepter que le TG 38.5 dédié aux opérations de nuit soit opérationnel en septembre mais qu'il soit constitué d'un grand porte-avion et de l'Independence. D'autant que mobiliser 2 Essex pour abriter des chasseurs de nuits et quelques torpilleurs nocturnes et une très mauvaises utilisations des moyens, les américains ne s'y étant pas trompés en confiant les groupes de nuit pour Iwo Jima aux Saratoga et

Citation:
On peut lui reprocher son manque de combativité (le Yamato n'ayant pas fait grand chose), ou bien il a eu une diarrhée carabinée avant de partir.


On ne peut pas lui reprocher un manque de combativité s'il n'y a pas de combat. A Samar, le Yamato s'est bien battu. Je ne vois pas trop pourquoi vous voulez absolument Ariga comme commandant. Il a bien le droit de vivre quand même.

Kirishima a écrit:
Les 37 mm livrés au Japon sont les 3.7 cm/83 SK C/30, cad les armes du Bismarck en 1940.


Euh non les japonais reçoivent des canons de 37 mm Flak 37 sur lequel est basé le 37 M42 qui entre d'ailleurs en service sur les bâtiments de la Kriegsmarine en automne 1943.
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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2026 00:20    Sujet du message: Répondre en citant

Je finis demain...

Casus Frankie a écrit:
23 septembre - La nuit
Campagne des Philippines
Opération Sho-Go 1 – La parole aux cuirassés
Golfe de Leyte, 00h00
–
l’amiral Yamaguchi est tué, ainsi que son commandant de pavillon, le CV Aruga.
Pire encore : un autre 16 pouces perfore la plaque de protection au-dessus du canon central de la tourelle d’artillerie principale n° 2 (9). Son explosion tue tous les servants et déclenche un violent incendie, qui fait exploser les lourds obus en parc.

Les explosions déplacent les plaques de blindage qui obturent les norias d’approvisionnement et le feu se propage à la chambre de distribution, y semant mort et destruction avant de gagner les soutes à obus et à gargousses. Dans la soute n° 1, des obus Type 3 (San-shiki-dan) (10) explosent par sympathie, entraînant une explosion de toute la soute, avant que les gargousses du magasin n° 1 n’explosent elles aussi. Pendant ce temps, d’autres obus frappent encore le navire, alimentant incendies et destructions dans ses superstructures et ses ponts, puis les effets combinés des explosions des soutes font couler le Yamato en quelques minutes.

Les pertes sont lourdes et ni le commandant, le Captain Charles F. Martin, ni le vice-amiral Richmond Turner ne sont parmi les quelques survivants recueillis par les destroyers Radford et Stockham.

L’Ashigara, lui, a fait route vers les îles San Pablo et San Pedro, le capitaine de vaisseau Miura voulant contourner la ligne américaine par l’ouest afin de l’attaquer à la torpille depuis le nord. A bord du Saint-Louis (en queue de file), le T/Capt (12) Ralph H. Roberts comprend la manœuvre et quitte la ligne pour la contrer en venant en route parallèle.

L’Ashigara, atteint par ailleurs dans ses chaufferies et salles des machines par six ou huit projectiles, chavire sur tribord après un engagement d’une douzaine de minutes.

Pendant que se réglait le sort des croiseurs japonais, les Iowa, West Virginia et Missouri ont reporté leurs tirs sur le Musashi.

Durant les trente-cinq minutes suivantes, l’emploi combiné de la direction de tir par radar et par moyens optiques des trois cuirassés transforme le Musashi en cible d’entrainement comme lors d’une école à feu.

En effet, la direction de tir du bâtiment japonais est mise hors de combat par l’une des premières salves, dont les obus ont atteint les superstructures avant. Le tir du Musashi, qui menaçait l’Iowa, devient alors imprécis : les tourelles sont contraintes de tirer en autonomie avant de se taire une par une, quand l’électricité vient à manquer.

Voyant son bâtiment se trainer à trois nœuds, le contre-amiral Inoguchi ordonne à ses destroyers de se replier sans attendre. Aucun de leurs commandants n’avait osé enfreindre les ordres initiaux de l’amiral Yamaguchi, qui étaient « n’intervenir qu’à la fin de l’engagement au canon pour achever les grandes unités américaines avariées par le Yamato et le Musashi ». Non par manque de courage, certes, mais aucun d’eux n’avait l’envergure d’un Tanaka ! Leur inaction avait d’ailleurs entraîné celle de leurs homologues américains.


Les deux Desron américains manœuvrent pour prendre le super-cuirassé agonisant entre deux feux. Leurs ordres sont de ne lancer qu’une demi-salve lors d’une première passe. Mais pour six destroyers, une demi-salve représente quand même trente torpilles !

Océan Pacifique, 03h30 – Celle-ci, sous le commandement du contre-amiral Willis “Ching” Lee, considéré comme le meilleur utilisateur du radar, doit filer vers le nord afin de finir la flotte japonaise qui, espère Spruance, aura été malmenée par les appareils des porte-avions. Cette force est composée des BB Alabama, Indiana, South Dakota (amiral) et Wisconsin, des CA Baltimore et Boston II

Notes
8- La DCA légère, inutile dans un engagement au canon nocturne, se compose de cent cinquante pièces de 25 mm et… quatre mitrailleuses de 13 mm (il s’agit d’armes Hotchkiss construites au Japon sous licence…).


Yamato

- Ariga

- à moins que l'obus ne tombe pile en face de la plaque de protection, je ne vois pas comment c'est possible physiquement d'autant que à 10 nautiques (environ 18 000 m) la trajectoire de l'obus n'est pas plate et même s'il ricoche sur un canon, l'angle d'entrée sera défavorable. Pourquoi l'obus ne passerait-il pas tous simplement sur le côté de la tourelle ?

à noter la conclusion de Nathan Okun, historien naval sur les tests effectués par l'US Navy sur le blindage de face de la tourelle du Shinano :

Citation:
Therefore, these plates are the only warship armor plates that could not be completely penetrated by any gun ever put on a warship when installed leaning back at 45°, as they were in the actual turrets!!! Even to completely hole the plate all the way through at that inclination requires a brand new 16"/50 Mark 7 or German 38cm SK C/34 gun at point-blank range firing the latest versions of their respective AP projectiles; it might be cracked at a lower striking velocity, but no hole put entirely through it! And they said guns had completely overmatched all armor - not so!!!


pour plus de détails, https://www.navweaps.com/index_tech/tech-040.php

- les tourelles des Yamato sont compartimentés avec des cloisons pare-feu et anti-souffle donc une partie des servants ne va pas mourir automatiquement. Par ailleurs, les portes anti-flash des magasins devraient être fermés.

- l'explosion des soutes ne devrait-il pas couper le navire en deux et faire couler la partie avant directement permettant à quelques marins de survivre et à la partie restante d'attirer les coups ?



Musashi et américains

- ces deux destroyers vont devoir s'arrêter pour récupérer les survivants donc l'artillerie secondaire du Musashi aura tout le loisir de leur tirer dessus.

- son matelot avant vient juste d'exploser. N'est-il pas gêner par la carcasse ?

- en douze minutes, l'Ashigara a largement le temps de lui mettre quelques obus d'autant que ça reste un croiseur lourd japonais extrêmement entrainé au combat de nuit qui a probablement vu venir de loin l'importun et il peut aussi lui tirer ses torpilles. Par ailleurs si l'Ashigara est à bâbord avant du Musashi, le Saint-Louis va immédiatement se retrouver à tribord avant du cuirassé donc dans une position extrêmement dangereuse.

Ensuite j'ai besoin d'y voir un peu clair dans les évolutions des bâtiments. Le Musashi fonce vers le nord tandis que la ligne de bataille américaine se dirige vers l'est au nord de l'île d'Hibuson, on est d'accord ? Les cuirassés américains vont forcément être obligé de soit prendre la route parallèle soit de faire demi-tour sauf que pendant cette manœuvre, le Musashi aura le champ libre pour tirer vu que les américains se croiseront les uns, les autres. Par contre en faisant demi-tour, c'est le Mississipi qui sera désormais le plus proche du Musashi et ça c'est pas ouf.

- Je me posais une question sur la formation des cuirassés américains : quel est l'intérêt d'intercaler le West Virginia entre les Missouri et Iowa et de mettre tout le monde derrière le Mississipi ? Le différentiel de vitesse est tellement important que si les Iowa veulent manœuvrer ou accélérer pour esquiver le tir de leur adversaire ou d'hypothétiques torpilles, ils devront forcément déboiter pour passer à tribord ou bâbord de leur matelot avant ce qui empêchera celui-ci de tirer ou bien le navire dépassant. Par exemple, l'Iowa qui est encadre par le Musashi va vite vouloir accélérer mais cela gênerait le Wee Vee et pourrait entraîner de possible tirs fratricides

- Pendant la bataille de Surigao OTL, les officiers et marins américains ne voyaient absolument plus rien étant éblouis par les tirs et certains capitaines dirigeaient directement du CIC en suivant sur les radars. Par ailleurs, pour les radars, de nombreux échos parasites vont probablement commencer à apparaître que ce soit l'épave du Yamato, celle du Pennsylvannia, des croiseurs japonais, des destroyers américains qui passent un peu partout et qui tirent probablement sur le Musashi aussi tandis que les gerbes d'obus de gros calibre et le retour de la terre dans le détroit ne doit pas aider.

- la direction de tir arrière peut prendre le relais.

- les différents éléments des tourelles du Musashi sont actionnés par des systèmes hydrauliques donc elles seront toujours capables de tirer.

- Je pense tout de même que l'Iowa devrait tout de même se prendre quelques obus, même sans la direction de tir principale, la direction de tir arrière et les télémètres de tourelles devraient arriver à trouver leur cible surtout si celle-ci garde le même cap la même vitesse et que la distance diminue peu à peu.



destroyers et autres

- Bon par contre je ne comprends pas bien pourquoi Yamaguchi donne cet ordre, s'il s'attend à mener un combat décisif de nuit, la doctrine de base stipule d'envoyer les destroyers devant pour affaiblir la ligne de bataille ennemie par des attaques à la torpille. Bon mettons qu'il refuse d'appliquer la doctrine, il reste que cela est quand même sa meilleure chance de détruire l'ennemi et de passer dans le golfe. Par ailleurs, même si les destroyers japonais n'en ont pas reçus l'ordre, en continuant à avancer (un japonais ne recule jamais sauf s'il en reçoit l'ordre) pendant les 35 minutes durant lesquelles le Musashi se faire punir, ils vont forcément rencontrer la ligne de bataille ennemie ou du moins les destroyers et là, il y aura forcément des échanges de tirs et de torpilles. De même, les destroyers américains voyant arriver le Musashi ou les croiseurs japonais ne vont pas juste fuir la queue entre les japonais, ils vont chercher à se défendre.

- je ne comprends pas pourquoi les américains utilisent une méthodes aussi risquée. Le Musashi est un canard posé avançant à 3 noeuds, il suffit d'envoyer un ou deux destroyers de chaque côté pour lancer une salve complète ce qui évite les risques et permet de garder des destroyers en réserve au cas où la manoeuvre des japonais ne seraient qu'un leurre.

- la demi-volée du Desron 106 est différente car tout ces bâtiments ne sont pas des Fletcher. La demi-vollée est de 22 torpilles sans les Gansevvort et Meade et 32 avec (x5 pour les Huson et Daly, [10 en tout], x8 pour le Maury, x4 pour l'Anderson, tandis que les Gansevoort et Meade n'ont qu'un seul lanceur quintuple).

- Lee est vice-amiral

- Juste Boston, il ne reprend pas le nom d'un navire coulé donc pas besoin du II.

- il y aussi les canons de 37 mm.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2026 06:45    Sujet du message: Répondre en citant

[quote="loic"]En effet, ces trois navires n'étaient pas invulnérables, c'est juste qu'ici ils sont perdus en moins de 24 heures et par ailleurs les derniers porte-avions japonais aussi.
On ne voit pas dans ces conditions comment la guerre pourrait continuer dans le timing prévu...[/quot

Le fait que le Japon n'est plus d'unité lourde ne change en rien le calendrier...

Les Américains devront prendre les iles une par une....et ils savent très bien qu'un débarquement au Japon serait très couteux en vie humaine....

Ensuite, il va falloir à la flotte US se refaire une santé après les Philippines....
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John92



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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2026 08:12    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, j'ai promis de finir Septembre en Asie-Pacifique…

24 septembre
Campagne de Malaisie
Opération Mary
Archipel de Riau
–
…
Bref, si les Japonais peuvent faire décoller un ou deux avions à la première alerte, ils s’avèrent en général incapables d’en faire plus un (une ?) fois que le raid a commencé.
…
Campagne d’Indonésie
Opérations Thursday et Friday
Sumatra
–
…
En effet, la nouvelle du décrochage japonais a fini par atteindre ce bataillon, qui a décroché (s’est replié/en a fait de même ?) dans la nuit pour remonter vers le nord et couvrir la retraite du 61e Rgt de la 4e Division du Tenno.

Opération Grey
Kuching
–
…
Si (à supprimer ?) les résultats sont donc décevants, en dehors de quelques dégâts aux docks, beaucoup de projectiles ne servent qu’à effrayer le poisson.
…
Guerre sous-marine
Encore et toujours…
Détroit de Luçon
– Alors que la bataille fait rage dans le golfe de Leyte, les Japonais continuent d’assurer la liaison Formose-Luçon et retour. Un convoi composé de 12 navires et 4 escorteurs remonte ainsi de Manille vers Takao. Depuis hier, le convoi (il ?) est suivi par une meute de sous-marins américains appelés par l’USS Flasher, qui le piste depuis deux jours sans avoir pu se mettre en position de tir.
Le premier sous-marin (submersible ?) qui parvient à se trouver une solution de tir est l’USS Corvina, qui décoche peu après minuit une salve sur le transport auxiliaire Kokuryu Maru. Celui-ci sombre avec 341 des 1 357 hommes transportés. Deux heures plus tard, le Corvina se remet en position de tir et coule le transport Kikusui Maru, qui, revenant de Manille à vide, n’enrtaîne (n’entraîne) que son équipage dans la mort (à ajouter ?) – 22 hommes.
…
Peu après, l’USS Lapon vient prendre part au festin, coulant (expédiant ?) le transport Daiten Maru, que son équipage évacue sans pertes. Vers midi, le Corvina revient et torpille le transport auxiliaire Shinsei Maru n° 1, qui coule en quatre minutes avec 8 marins. Une heure plus tard, c’est au tour du transport Eiko Maru, qui avait secouru les survivants de bon nombre de navires et se fait (de se faire ?) exécuter par une torpille de l’USS Lapon.
…
Mais si l’Arisan Maru naviguait seul, deux escorteurs japonais, les destroyers Take et Harukaze, accourent et parviennent à couler le Redfish, qui disparait avec ses 87 membres d’équipage… Pendant ce temps, le cargo a coulé (sombré ?) en dix minutes, mais tous ses passagers involontaires ont survécu.
…
Campagne des Philippines
Opération King II
Leyte –

…
En plus des appareils des porte-avions de l’APACS, en charge des patrouilles au nord de l’île, des chasseurs sont déjà opérationnels de (depuis ??) l’aérodrome de Tacloban !
…
25 septembre
Campagne de Malaisie
Opération Mary
Kota Bharu
–
…
La piste est une nouvelle fois bombardée et quelques appareils arrivés récemment sont mitraillés, au prix de deux bombardiers légers,victimes (manque un espace) de la DCA.
…
Le lieutenant Rand, qui pilote, change de cap et descend. Bientôt, le doute n’est plus permis : il s’agit d’un sous-marin en surface, là (à ??) un endroit où aucun ami n’est normalement présent.
…
Campagne d’Indonésie
Opérations Thursday et Friday
Sumatra
–
…
Au sol, la 111th Brigade prend contact avec (à ajouter ?) le reste de la 3e Division Indienne au sud de Medan.
…
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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2026 08:50    Sujet du message: Répondre en citant

je suis en train de finaliser la biblio sur la manchourie : glantz donne clairement l'état des lieux avant la préparation de l'invasion. même si les fortif et le corps de bataille d'extrème orient ont été re-renforcés depuis les ponctions de 41-42, il ne s'agit en gros que d'unités de type UR (mortiers+MG), de fortifications, d'infanterie manquant d'expérience et d'unités blindées à environ 50% de la dotation sur du matos démodé (bien qu'il serve encore plus tard pour d'autres raisons)
donc pour moi, pas d'attaque russe à ce stade, tout ce qu'ils ont dans ce secteur, à ce stade, c'est du défensif...et il y aura la maskirovska mais plus tard. là en septembre, leur priorité est de remettre en état/améliorer les capacités du transsibérien et de constituer des stocks pour la future campagne
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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2026 09:10    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

« Le général Tomoyuki Yamashita sera reconnu après la guerre responsable des crimes de guerre commis par ses hommes (néanmoins, on ne trouvera pas de preuve directe de ses ordres). Il sera condamné à la pendaison. Cet arrêt fera jurisprudence sur la responsabilité du chef de corps dans les conflits ; il est toujours utilisé au tribunal de la Haye. » (P. Ebrard, Cours de Droit international, faculté d’Aix-Marseille).


A little hard for the above to happen, seeing as the timeline (established years ago) has Yamashita perish in Manchuria during the Soviet offensive - with the narration hinting that Yamashita got himself killed on purpose in order to avoid the gallows.

Wil the Coyote a écrit:

Le fait que le Japon n'est plus d'unité lourde ne change en rien le calendrier...

Les Américains devront prendre les iles une par une....et ils savent très bien qu'un débarquement au Japon serait très couteux en vie humaine....

Ensuite, il va falloir à la flotte US se refaire une santé après les Philippines....


If anything, this shows that the Pacific Ocean itself was the biggest hindrance to the American advance, rather than the IJN. It is one thing to advance across a continent, like in Europe. It is another to have to cross the world's largest ocean and go from island to island; the logistics and lines of communication involved are of a different magnitude.

The US still has to liberate the Philippines - including Mindanao and the several thousand US troops that have been holding out in the interior alongside the local Moro guerrillas since 1941-42. After that, they need to plan for the invasion of Okinawa (Iwo Jima may or may not happen).

Of course, the destruction of the IJN surface fleet certainly makes it easier to tighten the naval blockade around Japan, along with British plans for Malaya and Singapore.
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