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GDI - Le Grand Déménagement Industriel
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Wardog1



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Localisation: Puy de Dome,France

MessagePosté le: Jeu Mai 14, 2026 21:54    Sujet du message: Répondre en citant

un sujet intéressant qui montre que le matériel industriel n'est pas simple a déplacer, surtout quand il y a la mer a traverser, contrairement à ce qu'on connu(du coup non dans la FTL) les soviétiques.

En voyant le titre au début je me suis dit "tien un sujet sur le premier command and conquer avec le GDI.

du coup on aurat sans doute pas de sujet sur le brotherhood of Nod...
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"You and I are opposite sides of the same coin. When we face each other, we can finally see our true selves. There may be a resemblance, but we never face the same direction."

Larry Foulke
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DMZ



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 02:27    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Structure mixte. Poteaux bétons, charpente acier.
Amusant de voir que notre discussion devient Architecte vs Ingénieur. Donne moi les éléments et je définis les solutions ce qui m'intéresse : le BTP.

C'est tout mon problème, ça : je veux jouer à l'ingénieur, ce que je suis mais absolument pas dans le domaine du BTP, et à l'architecte ou l'urbaniste, ce que j'aurais aimé être...

Autrement dit : touche à tout, bon à rien. Laughing

En attendant, on a bien avancé sur la définition de la cible, non ?

Finen a écrit:
Il faut aussi penser à un élément essentiel dans ces chaines, à savoir un tas de ponts roulants, ce qui est somme toutes un classique déjà à cette époque.

Importés des USA, comme tout le reste. Les ponts roulants en aéronautique ne sont pas forcement énormes, on n'est pas dans la chaudronnerie industrielle ou la construction de chars.

demolitiondan a écrit:
Ce qui amène à la question des métallurgistes. On n'a jamais fait le point des éléments évacués FTL- car ca sera plus l'opportunité que la priorité à mon avis.

Tu veux parler des producteurs d'aciers spéciaux pour blindages ou moteurs ? Sachant qu'ils n'étaient pas à la hauteur de leurs homologues étrangers (c'est tout le contraire maintenant...) et qu'il s'agit d'installations de volumes et de masses énormes, je crains qu'il ne faille privilégier l'importation des aciers nécessaires aux besoins. Idem pour l'aluminium dont la production française était très faible (la bauxite, sans problème mais le produit fini était importé).

solarien a écrit:
Je pensais surtout a évacuer le plus de chose et faire au plus court et plus simple, quitte après a devoir refaire d'autre transport pour amener sur les sites prévus.
Par exemple, de Bayonne, il serai pas plus simple d'aller en GB qu'en AFN ?? surtout qu'avant la mi-Juillet, l'aviation allemande sera rarement présente en Bretagne et dans le golfe de Gascogne.
De même, vus l'amitié entre le Portugal et la GB, peut on imaginer la France demander à louer temporairement un port et d'important espace de stockage dans un petit port portugais, pour diminuer le temps entre les trajets.

Non. Les ruptures de charges sont des pertes d'énergie et de temps considérables. On livre directement là on en va s'installer. Il y a aussi la capacité de transport et de manutention nécessaire.

Les usines aéronautiques sont, en général, dépourvues de liaison ferrée, le rail est parfois proche (moins de 10 km) mais la liaison finale se fait par camions. Ce n'est pas un problème en fonctionnement normal : les volumes et masses unitaires sont faibles et les produits finis (les avions) repartent par leurs propres moyens (quand on fabrique des ailes pour une autre usine, voire des fuselages d'A 380, c'est un poil plus compliqué). Mais s'il faut déménager une usine, c'est autres chose.

Prenons des exemples.

Tarbes - Ossun : Gare à quelques kilomètres, on doit charger les machines sur des camions (c'est là qu'on est content d'avoir un pont roulant...), aller à la gare, charger sur un train (quelle grue pour ça ?), faire deux cents kilomètres jusqu'à Bayonne, charger un navire (à propos, y a-t-il des moyens de levage dans le port ? à Bayonne oui, c'est toujours ça de gagné, mais pas à Sète ; et le train va-t-il à quai ? oui dans les deux cas, c'est bon !), appareillage, traversée, accostage, déchargement (Alger ou Casablanca sont bien équipés, ouf !), chargement sur des camions, direction le site final, déchargement (t'as pensé à la grue ?).

Et tu n'as pas fini car tes machines ne sont pas en caisse étanche, faut les bâcher proprement si tu ne veux pas retrouver un tas de rouille inutilisable quand les mur (en béton Wink ) et la toiture (en acier Laughing ) auront été montés.

Chaque opération de transbordement peut parfois prendre presque autant de temps qu'un transport, autant éviter toute opération parasite, c'est la base de la logistique.

D'autant qu'en AFN, les mouvements militaires vont rapidement saturer les infrastructures et moyens de transport, tu peux oublier un déménagement d'usine à ce stade.

Wardog1 a écrit:
un sujet intéressant qui montre que le matériel industriel n'est pas simple a déplacer, surtout quand il y a la mer a traverser, contrairement à ce qu'on connu(du coup non dans la FTL) les soviétiques.

Ça rajoute des étapes, comme détaillé plus haut, mais je ne suis pas sûr que ça sature plus les infrastructures qu'un déménagement en train dans le contexte de Barbarossa. Il est clair qu'il est quand même bien plus facile d'organiser un trajet direct en train (pour ce que j'en sais, les usines soviétiques étaient immenses et avaient toutes un embranchement ferroviaire) que de synchroniser toutes les étapes décrites ci-dessus.

Wardog1 a écrit:
En voyant le titre au début je me suis dit "tien un sujet sur le premier command and conquer avec le GDI.

du coup on aurat sans doute pas de sujet sur le brotherhood of Nod...

Promi, juré, craché, j'l'ai pas fait exprès.
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Etienne



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 06:42    Sujet du message: Répondre en citant

Si mes souvenirs sont bons, il y a un article sur la création de Déols dans le bouquin sur le Bloch 152 de Lela presse (pas le récent de Ricco).

Je rappelle qu'il n'y a pas des masses de grosses machines dans l'aéronautique de 1940, et je ne me souviens pas avoir vu de pont roulant sur les chaînes d'assemblage.
Les presses à emboutir sont encore rares et ne concernent que Bloch, Dewoitine et LeO pour les plus grosses. J'ai vu dans le dernier tome des avions Bloch une fraiseuse pour le longeron d'aile, c'est long donc encombrant, mais une seule pour toute la fabrication.
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Finen



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 07:12    Sujet du message: Répondre en citant

Le pont roulant n'est pas indispensable mais ça économise de la main d'oeuvre et du temps donc même si ça coute au début et que cela demande une alimentation électrique sérieuse, c'est rapidement rentable si le temps est précieux.
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DMZ



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 08:18    Sujet du message: Répondre en citant

Sur les photos des chaînes d'assemblages que j'ai trouvées, il y avait des pont roulants à Saint-Martin-du-Touch (SNCAC), Colombes (Amiot) ; un portique mobile (chèvre) sur la chaîne Potez à Méault, pas de pont visible dans l'usine Breguet de Bouguenais (en 1936).

Comme dit Finen, si tu en mets un, ça va te simplifier la vie mais un pont mobile est suffisant pour l'assemblage (mise en place des moteurs, entre autres, car tout le reste se manipule au sol sur chariots ou sur roues un fois le train monté), c'est même préférable car tu n'as pas besoin de couvrir en permanence toute la surface de la chaîne.

Pour les ateliers, en revanche, tu as intérêt à en avoir un, ne serait-ce que pour la mise en place des machines mais aussi pour de déplacement de certaines pièces lourdes. Mais ici aussi, un pont mobile peut être suffisant.

Dans une fonderie ou une forge, c'est juste indispensable et c'est du lourd.

Si c'est pour des manipulations occasionnelles (même la mise en place du moteur) un palan à chaîne est bien suffisant, il permet en outre un positionnement précis que l'électrique va avoir du mal à obtenir (à l'époque...)

Donc je préconise la préparation des chemins de roulement d'un pont dans toutes les usines par des ancrages prévus dans les montants et l'utilisation initiale de portiques mobiles avec palan à chaîne d'une capacité de 2 ou 3 tonnes. Pas chers, vite mis en place, polyvalents mais inadaptés à des cadences importantes.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 09:19    Sujet du message: Répondre en citant

Marrant ... je viens justement d'acheter le bouquin sur le Bloch 152.
Ecoute, avance sur ta partie DMZ, je verrai ensuite sur la mienne. En attendant je continue de jouer le trublion - raffinerie, aciérie, cimenterie. Je crains que tout ceci ne sorte pas de terre avant longtemps.
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ladc51



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 10:12    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Merci et bravo pour ces échanges sur le Grand Déménagement Industriel (sic) ! C'est un sujet passionnant, qui n'a pas été analysé en détail (seulement de façon synthétique) quand la FTL s'est attachée à la description du GD (d'abord vue sous un angle militaire), et dans tous les cas, les éléments que vous apportez ici contribuent à notre compréhension historique de ce qu'était l'industrie militaire OTL en 1940, c'est très intéressant et impressionnant.

Si vous voulez intégrer ces éléments dans un trame uchronique (FTL ou autre), je vous recommande d'analyser les points d'attention suivants :

1- Le déménagement depuis la métropole de tout élément (usine, personnel, matériel etc) doit s'attacher à comprendre à quel moment une décision de déménagement est prise, comment (à ce moment-là) les éléments en question sont évacués vers un port (dans une métropole désorganisée par les combats en cours) puis par navire vers l'AFN. Les moyens de transports (camions, trains etc) sont limités (et mis à mal par l'aviation allemande), mobilisés en priorité par l'Armée (et la Marine, et l'Armée de l'Air, bien sur) pour évacuer leurs unités de combat et de soutien... Le gouvernement essaie aussi d'évacuer le personnel essentiel de la (haute) administration... Il y aura une concurrence entre tous ces éléments : il faut d'une part décrire le processus de décision qui permet de prioriser certains éléments par rapport à d'autres ; et d'autre part si on augmente le volume et personnel industriel évacué, baisser autre chose pour rester dans la limite des moyens de transport disponibles.

2- Si on regarde plus en détail le cas des industries aéronautiques militaires, souvenons-nous que leur fonctionnement en métropole repose non seulement sur les usines (et bureaux d'études) des grands constructeurs (Dewoitine, SNCASO, SNCASE etc), mais aussi sur un écosystème très riche de petits sous-traitants qui fabriquaient certaines pièces nécessaires à la construction : moteurs bien sur mais aussi hélices, armement, instruments de bord, radio, équipements électriques, viseurs, panneaux et trousse de bord etc... Souvenons-nous des ratés de mai-juin 1940 avec ces chasseurs "bons de livraisons" (càd sortis d'usines) mais pas encore "bons de guerre" càd équipés militairement en dépôt ou centre de réception de l'armée de l'air... Pour être capable de construire un avion de guerre en AFN, il faut y transférer tout cet écosystème (ou le reconstituer avec des importations des USA, ce qui pose d'autres questions à étudier)

3- L'AFN dispose de peu de ressources de base nécessaires à un développement industriel. Par ressources de base, on pense d'abord aux matières premières (fer, charbon, pétrole etc) et aux industries primaires (sidérurgie etc). Mais ce n'est pas le seul point manquant. Il faut aussi se pencher sur d'autres facteurs. Par exemple l'électricité, nécessaire au fonctionnement des usines et étudier la capacité de production d'électricité, ainsi que le réseau électrique permettant d'alimenter les zones où on voudrait développer des usines. Les capacités de transports (routier ou ferroviaire) permettant d'amener matières premières ou composants depuis les lieux de production (ou d'importation) vers les usines peuvent aussi être un goulot d'étranglement. Enfin, il faut se demander si la population d'AFN peut fournir la main d'oeuvre nécessaire pour ces usines, leurs sous-traitants, les industries primaires nécessaires etc... Cette question de la main d'oeuvre va se poser à la fois sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif, où la faible instruction des populations locales est un frein pour former rapidement un volume important d'ouvriers (hautement qualifiés ou spécialisés), d'employés de bureaux, de contremaitre, voire d'ingénieurs, qui ne peuvent tous être évacués de Métropole...


Sujets passionnants qui demanderont du temps et de l'enthousiasme pour être étudiés en détail...
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Laurent
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Heorl



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

Pour la priorisation et la gestion des flux, le train de l'Armée de Terre disposait de plein d'escadrons automobiles dont c'était précisément le job, et en l'absence du combat des cadets de Saumur (qui concernait à la fois la Cavalerie ET le Train, n'en déplaise à Saint Georges), ces escadrons ne risquent pas de manquer de cadres à l'époque.
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ladc51



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

Heorl a écrit:
Pour la priorisation et la gestion des flux, le train de l'Armée de Terre disposait de plein d'escadrons automobiles dont c'était précisément le job, et en l'absence du combat des cadets de Saumur (qui concernait à la fois la Cavalerie ET le Train, n'en déplaise à Saint Georges), ces escadrons ne risquent pas de manquer de cadres à l'époque.


Tout à fait d'accord !

Dans le GD tel que décrit dans la FTL, ces escadrons du train de l'Armée jouent un rôle précieux dans la (première) campagne de France, d'abord pour redéployer les unités de l'Armée en retraite (avant la pause logistique allemande), puis pour évacuer les spécialistes et services vers des zones de regroupements et les ports dans le cadre de l'évacuation vers l'AFN.

Dans une uchronie alternative, on peut imaginer que le gouvernement décide d'utiliser autrement ces escadrons du train, et on peut alors analyser ce que ces escadrons pourraient déplacer. Dans ce cas, il faut aussi tenir compte de leur absence dans le redéploiement de l'Armée en métropole en juin et juillet et analyser les conséquences : sans doute que l'Armée française résistera moins longtemps en Métropole (et aura moins de temps -qu'en FTL- pour évacuer des éléments industriels ?) , ou (et ?) que l'Armée évacuera moins d'unités / spécialistes en AFN...
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Laurent
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DMZ



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MessagePosté le: Ven Mai 15, 2026 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ces encouragements et ces conseils.

J'ai déjà réfléchi à ces questions et je vous en donnerai les éléments dans les prochains chapitres mais, comme Laurent le fait remarquer, y'a du boulot...
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DMZ



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MessagePosté le: Sam Mai 16, 2026 05:55    Sujet du message: Répondre en citant

Un document qui donne des éléments très intéressants sur les usines Bloch et Dassault avec plein de détails techniques qui vont plaire au Racoon.

Laetitia Maison-Soulard, “La conception de l’usine Dassault de Mérignac dans l’histoire architecturale aéronautique française, de l’entre-deux-guerres à la guerre froide”, In Situ [Online], 35 | 2018, Online since 12 September 2018, connection on 15 May 2026. URL: http://journals.openedition.org/insitu/16459; DOI: https://doi.org/10.4000/insitu.16459

Toujours l'architecte exclusif de Bloch-Dassault : Georges Hennequin (Courbevoie, Déols, Bacalan, Mérignac, Saint-Cloud)

Une superbe image de la construction de l'usine de Bordeaux - Mérignac en 1961 :


Et le plan de sa charpente de toit :


Citation:
Le premier article que nous avons retrouvé qui démontre que les usines aéronautiques doivent bénéficier d’une architecture spécifique paraît en effet en 1937 dans la revue anglaise The Structural Engineer. Son auteur, F. S. Snow, y liste les principales caractéristiques que doit suivre un tel établissement : avoir un sol très résistant, une charpente en acier à longues fermes reposant sur des murs constitués d’une ossature en béton armé et remplis de briques, et un toit en sheds couvert en tôles d’amiante ou de rubéroïd.
SNOW, F. S. « Design and construction of aircraft factories ». The Structural engineer, 1937, June, p. 234-256.


Il y avait bien 18 postes de montage pour le Bloch 152-155 à Déols, ce qui conditionne la dimension de la halle d'assemblage ainsi que je l'avait indiqué.
Citation:
Une fois assemblé, ce fuselage et les autres éléments de l’avion sont montés dans une vaste halle de montage selon 18 opérations successives, sur quatre chaînes en parallèle. L’usine parvient ainsi à produire à une cadence de 25 appareils par mois.



Mais Dassault va changer cette organisation après guerre :
Citation:
Dassault semble s’appuyer sur la théorie de fractionnement, alors théorisée par Guy Merle, professeur à l’École nationale supérieure de l’aéronautique (ENSA).

Cependant, Merle prône quatre principes fondateurs d’un nouveau mode de production : l’homogénéité de la construction (ne pas multiplier les matériaux sur un même appareil), diminuer le nombre de pièces, une bonne accessibilité à l’appareil en cours de montage et surtout, le fractionnement de la production.

MERLE, Guy. La Construction des avions. Paris : Dunod, 1947


L'usine (60 m x 200 m, 12.000 m²) a été construite en six mois (avril à octobre 1950), y compris le déminage du terrain.
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FREGATON



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MessagePosté le: Sam Mai 16, 2026 08:23    Sujet du message: Répondre en citant

Sans être spécialiste du BTP (quoique dans un chantier naval ou un arsenal y en a...), il y à quelques pistes à explorer:

Quid du sort de l'ingénieur Eugène Freyssinet en FTL?
L'inventeur de la "précontrainte" et réalisateur de nombreux ouvrages d'art a surement un rôle à y jouer...

Par ailleurs, si on avait déjà parlé ici des "baraques Adrian" pour les casernements en AFN, il y à surement une place pour "l'architecture en conserve" de nos alliés US (demi-lunes de toutes tailles Stran-Steel, Quonset...) qui en ont tapissé le Pacifique (en particulier à Nouméa) OTL.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Mai 16, 2026 09:56    Sujet du message: Répondre en citant

Acier, Shed ... classique. Tu me donne raison. C'est un modèle de construction très,facile, effectivement si tu as les approvisionnements ca va vite.
La précontrainte est absolument inutilisable hors atelier spécialisé.
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DMZ



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MessagePosté le: Sam Mai 16, 2026 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Acier, Shed ... classique. Tu me donne raison. C'est un modèle de construction très,facile, effectivement si tu as les approvisionnements ca va vite.

Bon, on finit pas s'accorder. Comme quoi, on en apprend tous les jours (enfin, surtout moi sur ce coup là).

demolitiondan a écrit:
La précontrainte est absolument inutilisable hors atelier spécialisé.

Même pour les structures de grande portée ? La Halle Freyssinet en 1927-29, 27 m de portée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Halle_Freyssinet

Mais ce n'est, de toute manière, pas la technique retenue pour les usines à venir.

FREGATON a écrit:
Par ailleurs, si on avait déjà parlé ici des "baraques Adrian" pour les casernements en AFN, il y à surement une place pour "l'architecture en conserve" de nos alliés US (demi-lunes de toutes tailles Stran-Steel, Quonset...) qui en ont tapissé le Pacifique (en particulier à Nouméa) OTL.

Les Quonset sont donnés pour une première construction en 1941, trop tard pour servir en AFN.

https://en.wikipedia.org/wiki/Quonset_hut

Le concept était toutefois connu en France depuis la Première guerre mondiale (les cabanes Nissen britanniques et leurs dérivées). Un effet d'accélération ?

Il y a aussi les baraquements Fillod qui ont ma préférence :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Fillod

Mais toutes ces constructions demandent de l'acier alors que le bois d'AOF, AEF est abondant et sous-exploité. Je préfère rester sur les constructions bois (baraques Adrian ou autres). Et pourquoi pas des Fillod en bois ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Mai 16, 2026 17:30    Sujet du message: Répondre en citant

La précontrainte, DMZ, c'est envoyer des dizaines de tonnes dans des gros câbles d'acier (appelés toron) avant de couler du béton dessus - ceci afin d'appliquer a la pièce une contrainte inverse a celle qu'elle subira en charge. C'est infaisable sans atelier spécialisé. Qccessoirement, ca fait des pièces spécifiques (pour les ponts ...) et c'est très dangereux. Je deconseille de passer dans un atelier durant la phase de mise en tension. Un écrou qui pète et c'est un fouet de 35 tonnes qui vient vers toi.

Il faudra un jour que je fasse mon classement personnel des accidents mortels moi

Bref ! Oublie la précontrainte. La prefabrication actuelle est issue de la standardisation des usages, donc des charges - notamment sur les parkings. Le métal offre les mêmes avantages avec des profilés en coule continue.

A moins bien sur qu'on revienne sur le bois, qui je le maintiens...

De toute façon, je sais comment ca va finir (avec une étude technico-economique Dan ? OUI)
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