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Le Front Russe, Août 44
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2026 13:46    Sujet du message: Répondre en citant

Je reste convaincu que Choc est un format offensif et Garde un titre honorifique. Par suite, je ne vois pas d'incohérence fondamentale, sauf à inventer un titre baroque d'armée de choc de la Garde. Après, si vous y tenez absolument, on peut créer une appellation ou un ordre.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Monomaker



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MessagePosté le: Mar Avr 21, 2026 14:57    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
23 août
Opération Hannibal
Infaisable
Mer Baltique
– Mauvaise journée pour la marine soviétique. Alors qu’il tente d’attaquer un convoi longeant les eaux territoriales suédoises, le sous-marin P-3 Iskra est repéré et poursuivi par l’escorte. Après deux heures de poursuite, il est coulé par le chasseur de sous-marins UJ-1218.
………
Le L-20 (capitaine de 2e rang Viktor F. Tamman) a plus de chance – un peu plus.

Armée Rouge des Ouvriers et Paysans
Promotions
Moscou

Une nouveauté, cette année : l’élévation de trois armées aériennes, en récompense de leurs éminents services en appui aux offensives terrestres.
La 15e Armée aérienne (N.F. Papivine) devient la 1ère Armée aérienne de la Garde.
La 3e Armée Aérienne (S.A. Krasovski) devient la 2e Armée aérienne de la Garde.
La 17e Armée Aérienne (V.A. Sudets) devient la 3e Armée aérienne de la Garde.
Comme leurs camarades terrestres, outre le caractère honorifique de cette nomination – lequel se traduira notamment par un insigne spécifique en grand format sur la queue (5) ! – les aviateurs de la Garde peuvent espérer bénéficier d’une certaine priorité dans l’attribution des nouveaux matériels, par exemple les La-7 et autres Il-10 qu’on annonce à grand renfort de propagande.


- D'après l'annexe 1942 C A5 (ODB naval à la veille de Barbarossa), les 3 sous-marins de classe Pravda sont dédiés à l'entraînement du fait de leurs capacités médiocres. Aucune chance que cela change en 1944. Peut-être remplacer par un K ou un Stalinets ?

- comme dit pour le 17 août, le sous-marin soviétique L-20 a été coulé le 12 juillet 1942, grenadé par des dragueur de mines allemands au large du Cap Arkona.

- On peut aussi citer les Yak-3 et MiG-11 mentionnés dans les annexes 1944 E Y2 et Y3 qui arrivent en ligne à peu près à cette époque.

Pour les armées de choc, peut-être peut-on leur donner le titre d'Armée à la Bannière Rouge ce qui les différencierait des armées de la Garde, même s'il existe déjà une Armée à la Bannière Rouge en Extrême-Orient.
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"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
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loic
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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 07:48    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
plonge dans l’eau glacée

Froide certes, glacée non.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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mikey1983



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 09:28    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Citation:
La Deutsche Allgemeine Zeitung assure à ses lecteurs (En existe-t-il encore ? De nos jours, les Allemands n’ont plus de temps à consacrer aux journaux) que les soldats allemands « combattent avec fanatisme aussi bien les Bolcheviques que les Américains ou les Européens ».

La dernière édition des actualités filmées Deutsche Wochenschau a été diffusée le 22 mars 1945, comme quoi même à quelques semaines de l'effondrement final, les services de propagandes fonctionnaient encore.


Tellingly, except for one reference to "terror bombings," the focus was entirely on the Eastern Front and the "heroic resistance" against the "Asiatic Red Judeo-Bolshevik juggernaut" (paraphrasing).

For all that Hitler raged at Himmler for going over his head in trying to make a deal with the West, Hitler himself at this time was deluded enough to think that he could split the Soviet-Western alliance, and this seems to have been reflected in the propaganda. When FDR died, Hitler believed it to be a repeat of the "Miracle of the House of Brandenburg" (when the death of the Empress Elizabeth of Russia saved Prussia and Frederick the Great from certain defeat). In FTL, Hitler will not even get this hope spot...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 09:45    Sujet du message: Répondre en citant

24 août
Opération Hannibal
Infaisable
Mer Baltique
– Nouvelle attaque des VVS – décidément de plus en plus efficaces – contre les convois allemands partant de Kolberg. Cette fois, les navires fascistes sont saisis en pleine mer aux environs du Nordperd. Le vapeur Nordlicht (2 487 GRT, ex-hollandais Kolno) encaisse une torpille et doit s’échouer sur Greifswalder Oie. Le vapeur Söderhamn (1 499 GRT) coule à pic, foudroyé par deux anguilles.
Mais l’intervention des barges de Flak et des Z-32 et Z-37 de la 7e Flottille de Zerstörer coûte une fois encore fort cher aux Faucons marins de Staline. Onze appareils, pas moins ! En plus, les navires de guerre fascistes manœuvrent dur et vite pour esquiver les projectiles. C’est un problème…
………
De leur côté, les marins de la Flotte du Drapeau Rouge retrouvent enfin le succès après une petite période de disette. Le pétrolier Hiddensee, converti en navire d’évacuation, est torpillé par le Shch-310. Il sombre en entraînant 154 personnes.

Après l’opération Oder
Un autre balcon sur la Baltique
Dantzig
– Bombardements massifs – à l’échelle des moyens de la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) et des éléments du 14e Corps Blindé aimablement prêtés par Ivan Kirichenko. De plus, ces frappes sont en constante augmentation au fil des repositionnements (ou de l’arrivée) des pièces. Jusqu’aux avions d’assaut de la 2e Armée aérienne (N.F. Naumenko), mis à disposition par le 1er Front Biélorusse, qui viennent se joindre à la fête ! L’île d’Holm disparait peu à peu dans la fumée. Avant la nuit, de premiers détachements seront lancés à l’assaut, sous les fumigènes puis les fusées éclairantes.
………
Kolberg – Les forces allemandes se replient en cascade. Il est désormais évident que la 169. ID (Georg Radziej) est en pleine retraite autour du port, dans l’attente d’une évacuation que Walter Model vient d’arracher de très haute lutte à la Kriegsmarine, quitte à passer largement pour ce faire par-dessus la tête de son chef théorique, Heinrich Himmler – on sait que les deux hommes ne s’entendent guère ! Quoiqu’il en soit, pour la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky), l’affaire devient une sorte de course – une course d’obstacles, dangereuse et même mortelle, ça va de soi. Le Panzerzug 72A neutralisé, les quais deviennent vite la cible d’assauts bien soutenus mais brouillons, auxquels la KM répond – la nuit – par la voix des tubes du CL Nürnberg et de ses destroyers d’escorte. Malgré cet appui, les Landsers sont contraints d’embarquer sous les tirs dans toutes sortes d’esquifs.
………
Gdnyia et alentours – La 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) a fini ses petites corvées dans la région. Elle a même envoyé deux divisions pousser jusqu’à Hel, au bout du bout de la péninsule éponyme (33 kilomètres de long, une véritable digue !), tout en sécurisant l’est de la Poméranie pour la gloire de l’URSS (et de ses alliés), faisant en passant plusieurs milliers de prisonniers. Désormais, cap sur l’Oder pour cette nouvelle formation, destinée sans doute à se déployer face à Stettin. Mais sans trop se presser. Contrairement à certains de ses camarades, le 2e Front Biélorusse a bien compris qu’on s’acheminait vers une pause des opérations.

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Après l’opération Braunbär
Sur l’Oder
– 2e et 3e Fronts de Biélorussie – Après leur triomphe au nord de Küstrin, les forces soviétiques connaissent logiquement un instant de flottement, comme à la fin d’une soirée de fête où chacun regarde l’autre en se demandant qui va commencer à balayer. Il est déjà acquis que ce secteur va revenir aux forces de Rokossovski. En conséquence, la 64e Armée ne sera sans doute pas longue à repasser au sud de la Warthe – avec tout ce qui relève de la 3e Armée de chars, dont Joukov compte bien avoir besoin sous peu.
En face, la 2. Armee (Carl Hilpert) redéploie en hâte ses quatre divisions essorées – des VGD qui en valent peut-être deux – pour tenir Schwedt, Bad Freienwalde et Gantz, jusqu’à Stettin. Le tout sans vraiment disposer de réserves blindées… Enfin, en cherchant bien, il reste les débris de la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn) et quelques engins du 905. StuG Abt (Major Jobst Veit Braun) ou du 501. schw PzAbt (Major Erich Löwe). Décidément, la 2. Armee n’en finit pas de mourir. Du coup, la 1. SS-PanzerArmee (Paul Hausser) va devoir se débrouiller seule pour tenir fermée la porte du Brandebourg. Elle a l’habitude – mais du coup, chacun comprendra qu’elle passe à la défensive… comme le voulait d’ailleurs le Führer !
Pareil changement d’attitude, évidemment issu de l’épuisement, n’échappe pas aux soviétiques. C’est un fait, les fascistes sont à bout, les fascistes n’attaquent même plus à Seelow et Lebus. Ils attendent la vague, inéluctable. Elle viendra en temps voulu. Voire assez tôt. Mais pour l’heure, les affrontements restent concentrés à Küstrin. Le tout sous le regard d’un maréchal Joukov qui s’impatiente visiblement.
Le caporal Fritz Kohlase poursuit son récit…
« Dans la nuit, nous avons perdu la protection de notre flanc gauche à environ 150 mètres. Le chef de la section de trois hommes qui s’y trouvait a été blessé. Un adjudant, un peu naïf mais très courageux, a rassemblé ses hommes. La situation ennemie paraissant confuse, il s’est simplement approché furtivement pour s’orienter. Tout s’est bien passé pendant qu’il repérait la position ennemie, mais il a été aperçu sur le chemin du retour et blessé à la cuisse. Pendant que ses camarades l’emmenaient au poste de secours, les Russes se sont installés dans sa tranchée abandonnée et nous ont pris sous un feu nourri de flanc.
Les canons d’infanterie, les mitrailleuses lourdes, la section Hoffmann, le canon antiaérien de 8,8 cm et ma section formaient un doigt long et étroit pointant vers l’ennemi, et n’étaient reliés à la ferme du manoir que par une tranchée partant de la position antiaérienne. Notre bataillon ne constituait qu’une partie d’un dispositif en forme de coin s'étendant vers le nord-ouest.
Les unités soviétiques se rapprochaient sans cesse, passant la journée dans des tranchées creusées à la hâte, mais prêtes à lancer une nouvelle offensive la nuit suivante. Grâce à nos mitrailleuses MG 42 et une grande consommation de munitions, nous parvenions à ralentir leur progression. Cependant, le sommeil nous était devenu impossible. Ce n'est que durant la journée, accroupis dans nos trous de tiraille, que nous pouvions faire une courte sieste ou sombrer dans un léger demi-sommeil, dont le moindre changement de position nous tirait instantanément.
Ma section ne recevait plus de rations froides la dernière nuit, seulement quelques gourdes d’eau potable. Les Russes avaient progressé jusqu'à moins de 100 mètres de nous et creusaient des trous de tiraille tout autour. La nuit était troublée, comme si le jour avait déjà chassé les ténèbres.
Au matin, les unités de l’Armée Rouge lancèrent une attaque concentrée sur le manoir d’Alt Bleyen. Les Katiouchas ouvrirent le feu, bientôt rejointes par les canons et les mortiers. La première salve fut si violente que nous ne pouvions distinguer la position de DCA, à 75 mètres de nous.
En raison de la proximité de l’ennemi et de son écrasante supériorité numérique, nous n'eûmes d’autre choix que de retenir notre feu pendant la préparation, afin de pouvoir ensuite empêcher l’ennemi de se relever pour attaquer. En peu de temps, quatre de nos six mitrailleuses furent hors service. Nos vies dépendaient de ces mitrailleuses. Il nous fallait les remettre en état. Pour traverser le barrage, seuls Fischer, Krell et moi étions en état de courir. Les servants de remplacement ne pouvaient pas partir, je dus donc y aller. Je sautai de la tranchée et me jetai dans le mur de feu. Soudain, je reçus un coup, fus soulevé et perdis connaissance. À mon réveil, je bougeai prudemment les bras et les jambes et tâtai mon corps. Rien. Mon casque gisait à quelques mètres. J’ai rampé jusqu’à la position de DCA, où une sentinelle m’a tiré dans la tranchée. J’ai cherché mon chef de section et le chef de pièce. Ensemble, nous avons vérifié le canon. Il était prêt à faire feu. L’équipe n’avait que quelques blessés. La mitrailleuse adjointe à la position antiaérienne s’est mise à tirer. J’ai récupéré deux de ses quatre affûts de rechange, puis le chef de pièce m’a poussé hors de la tranchée. Cette fois, j’ai eu peur et j’ai rampé vers l’arrière.
C’est alors que l’assaut a commencé sur la ferme du manoir. Une troupe d’assaut soviétique a traversé les tranchées de notre 1ère section, l’a encerclée et s’est approchée du poste de commandement de la compagnie, menaçant de couper le bataillon en deux. La réserve du quartier général de la compagnie a pu colmater cette brèche lors d’une contre-attaque immédiate utilisant des pistolets-mitrailleurs, des grenades à main et des Panzerfaust. Les troupes qui attaquaient la position de DCA ont été fauchées par le canon de 8,8 cm tirant à bout portant. Le commandant du bataillon a envoyé deux canons automoteurs en renfort. Ils foncèrent droit sur les tranchées soviétiques et firent demi-tour au milieu, écrasant tous ceux qui s’y trouvaient. Immédiatement, les tirs soviétiques se concentrèrent sur eux. Lorsque l’un d’eux fut touché de plein fouet, l’autre disparut sans demander son reste.
Les tirs s’estompèrent peu à peu. Le bruit des combats ne venait plus que de la route des digues. Là, entre les digues parallèles menant au hameau méridional d’Alt Bleyen, un bataillon de panzergrenadiers se défendait, avec une compagnie d’élèves-officiers et un autre canon antiaérien de 88 mm retranché, contre une attaque ennemie appuyée par des chars et venant du nord. Cet après-midi-là, les assaillants parvinrent à percer en direction de Neu Bleyen. On m’a dit, plus tard, que neuf chars ennemis détruits gisaient dans la zone, mais que les élèves-officiers n'étaient plus que quelques-uns et que le canon de 8,8 cm était hors service. Pour moi, c’était encore plus simple : les Russes avaient atteint la route des digues entre la ferme du manoir et Kuhbrücken.
En fin de journée, l’artillerie soviétique ouvrit de nouveau le feu sur nous, augmentant lentement l’intensité de son tir. Cela dura plusieurs heures. Pendant ce temps apparurent les avions d’attaque au sol, volant tantôt par trois, tantôt par sept. Ils survolaient les positions de notre bataillon toujours dans le même ordre : orientation, largage de bombes, tirs de mitrailleuses ou de roquettes. Dès qu’un groupe avait terminé, un autre prenait le relais. Quand les avions piquaient pour attaquer, il ne restait plus qu’à se baisser et à s’en remettre à la chance. Les canons d’infanterie étaient les plus visés. On largua même sur eux du phosphore.
Je craignais que les Russes ne nous submergent lorsque les avions nous obligeraient à nous mettre à couvert. Mais, malgré leur supériorité, leur infanterie n’osa pas. Apparemment, elle ne s’était pas remise de sa sanglante défaite de la veille.
Il fallait être incroyablement prudent. Ma casquette de campagne fut transpercée de balles à plusieurs reprises lorsque je la levai pour voir ce qui allait se passer.
Alors que le feu de l'artillerie soviétique et les attaques des avions ne cessait pas et que la survie de ma tranchée ne tenait plus qu’à un fil, je perdis toute foi en un Être supérieur lié à l’histoire humaine. Ma foi s’évanouit, balayée par l’effroyable répétition des attaques aériennes contre la population civile et par la certitude que les prêtres chrétiens de notre camp priaient le même Dieu que ceux des Alliés priant pour le succès de leurs frappes.
L’attaque ennemie nous avait coûté beaucoup de munitions. En guise de ravitaillement, nous avions une demi-ration de base et une demi-gourde d’eau par homme. Des conteneurs de ravitaillement furent de nouveau largués sur Küstrin.
À la tombée de la nuit, une estafette de la compagnie apparut. En raison des pertes, la division en pelotons fut supprimée et le nombre de sections réduit. Une demi-heure plus tard, je fus touché à la poitrine lors d'un bref échange de tirs. Je fis mon rapport à mon chef de section, que je trouvai dans la position de DCA, et traversai les tranchées de la section Hoffmann, enjambant les cadavres laissés depuis le matin pour aller au poste de secours. Les Russes étaient retranchés tout près de nos positions.
Il faisait presque nuit au poste de secours aménagé dans les caves du manoir. Dans la lueur vacillante des projecteurs Hindenburg, le médecin me dit : « Ce n’est pas une balle dans le poumon. Vous avez eu de la chance. Si vous pouvez marcher, éloignez-vous. Alt Bleyen va être évacué. Prenez la tête des blessés légers avec le sergent là-bas. ».
Il faisait nuit noire. Nous avons longé l’étang lentement jusqu’au chemin de la digue, puis nous avons progressé au pied de celle-ci, avec une prudence accrue, nos armes prêtes. Sur plusieurs centaines de mètres, les Russes se tenaient d’un côté de la digue, tandis que nos hommes étaient répartis de l'autre. À une centaine de mètres de la digue, de l’autre côté du “couloir” reliant la ferme du manoir à Küstrin, se trouvait une tranchée peu profonde et légèrement occupée. C’est là que j'ai passé le reste de la soirée. Nous nous attendions à chaque instant à ce que des grenades à main soient lancées par-dessus la digue, mais le calme est resté absolu.
Cette nuit-là, arrivés au dédale de voies ferrées de Kuhbrücken, nous rencontrâmes des Volkssturm dans les chaumières. Ils croyaient la ferme du manoir d’Alt Bleyen encerclée. Avec d’autres, ils avaient reçu l’ordre de se frayer un chemin jusqu’au complexe agricole et de nous exfiltrer. Ils furent immensément soulagés de ne pas avoir à le faire.
Nous traversâmes le pont ferroviaire de Kietz pour rejoindre le poste de secours principal installé dans les caves de la caserne d’artillerie sur l'île. Les médecins, épuisés, peinaient à garder les yeux ouverts. L’un d’eux me demanda de prendre le prochain convoi de blessés pour retourner à l’hôpital, mais quand je lui dis d’où je venais, il se tut.
Puis on nous envoya dans la vieille ville. Nous avons dépassé un grand bâtiment en flammes, apparemment rempli de boîtes de conserves à en juger par les détonations sourdes et constantes, puis traversé le pont sur l’Oder et finalement atteint l’hôpital auxiliaire, installé dans les caves du collège de garçons. On m’a attribué la couchette du bas d’un lit superposé récupéré dans un abri anti-aérien et je me suis aussitôt endormi. »


La dernière des Festungen
Festung Breslau
– Le train blindé Porsel est mis hors service par l’artillerie lourde soviétique – il n’aura pas duré longtemps… Son châssis est tordu par les impacts, un tiers de son équipage a été tué. On le remorque pourtant dans un tunnel proche, afin (au moins) de tenter de le réparer.
La stratégie de défense périphérique plus ou moins décidée par la Heer a décidément du plomb dans l’Aile. Hans von Ahlfen doit engager la 23. Panzer (Nikolaus von Vormann) afin de stabiliser la situation au nord. Ce qui implique l’abandon des petites îles de l’Oder. Un choix qu’il ne regrettera pas ! Le fleuve charrie déjà des dizaines de corps qui viennent heurter les quais, victimes expiatoires d’une décision stupide – envoyer des renforts dans les îles de nuit, sous les fusées éclairantes… Bien sûr, quelques hommes resteront sans doute coincés là-bas… C’est malheureux, mais ils devront prendre leurs responsabilités pour le plus grand bien du Vaterland.
Pendant ce temps, Hans Hanke – qui a fort heureusement délaissé la chose militaire pour des préoccupations plus politiques – s’arrache les cheveux et les cordes vocales au micro de sa radio pour obtenir le soutien tant espéré de Berlin.
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loic
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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 11:28    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La 169. ID (Georg Radziej) a passé la nuit à se retirer puis à se reconcentrer autour du port, pour tenter de retarder ses adversaires

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Wings



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 16:30    Sujet du message: Répondre en citant

P-3 Iskra a remplacer par le Shch-319 et L-20 a remplacer par le M-96.
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"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 16:50    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour le Shch, mais je garde le L-20, je change celui du début de la guerre.
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"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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ladc51



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 17:15    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo et merci pour ces brillantes chroniques crépusculaires ! Applause

A ce rythme, la guerre en Europe sera finie avant Noel 1944, voire même avant Toussaint... ou encore même plus pour Yom Kippour ?
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Laurent
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

Hmmm, peu probable, c'est dans un mois.
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Casus Frankie

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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 18:31    Sujet du message: Répondre en citant

Ce serait ironique que la guerre en Europe s'achève un... 11 novembre. Laughing
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 19:07    Sujet du message: Répondre en citant

En tout cas, il me faut impérativement qu'elle finisse après le 30 octobre. Vous comprendrez plus tard.
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le poireau



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MessagePosté le: Mer Avr 22, 2026 20:44    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
Ce serait ironique que la guerre en Europe s'achève un... 11 novembre. Laughing


Ironique mais pas impossible du tout !

Disons que la première quinzaine de novembre est assez crédible au vu de l'avancement actuel de la rédaction.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Avr 23, 2026 09:28    Sujet du message: Répondre en citant

25 août
Opération Hannibal
Infaisable
Baltique
– Avec la chute de Kolberg – et celle annoncée de toute la Prusse orientale – la Kriegsmarine n’a plus qu’une seule vraie voie navale à sécuriser : entre Königsberg/Pillau et Rostock (Stettin étant désormais jugée trop menacée). Cette réduction des lignes de transport induit logiquement une simplification des missions d’escorte, ainsi que de multiples missions d’interception soviétiques. De belles batailles sont à prévoir !
Du côté allemand, on n’envisage donc plus que des convois très fortement escortés. Côté soviétique, on regrette visiblement de plus en plus l’impossibilité d’envoyer un ou deux croiseurs “Chapaev” jouer les trouble-fête… Le Tirpitz, obsession autrefois purement britannique, est désormais dans toutes les têtes de l’état-major la Flotte du Drapeau Rouge. Oui mais comment le débusquer et surtout comment l’abattre ?

Pillau – Illustrant la situation décrite ci-dessus, après une période d’inactivité et profitant du ralentissement des opérations en Prusse orientale, les VVS décident de frapper un grand coup en attaquant directement le port de Pillau. La Flak abat 5 bombardiers et 2 chasseurs, mais les Allemands paient le prix fort. Quatre navires sont coulés (deux Vorpostenbooten, un chasseur de sous-marins et un Marinefahrpahm) et au moins une centaine de civils sont tués alors qu’ils tentaient d’embarquer. Des petits navires, certes, et une centaine “seulement”, sans doute… Mais il n’y a pas de petit bénéfice, comme diraient les capitalistes.

Après l’opération Oder
Un autre balcon sur la Baltique
Dantzig
– Les hommes de la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) hissent, l’un pour la Gloire, l’autre pour la forme, le drapeau polonais et le drapeau soviétique sur l’île d’Holm. Ils actent ainsi la reconquête définitive de ce bout de terre slave arraché aux mains allemandes. Il aura fallu deux semaines pour parvenir à pareil résultat – mieux que les Français en 1807, mais sans avoir dû repousser une contre-offensive adverse (6)… Hormis, une fois encore, les contingences d’après-bataille, l’affaire de Dantzig est donc terminée.
………
Kolberg – Passé un ultime assaut contre le dernier fort fermant le chenal (7) – dont les défenseurs ont été coincés alors qu’ils espéraient une évacuation par mer ! – la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) hisse le Drapeau rouge sur un tas de gravats. La ville est détruite à 90 % et des milliers de morts – réfugiés ou soldats – pourrissent désormais sous les décombres. Signe du dévouement des marins allemands (et de la courte distance à parcourir jusqu’à la sécurité), Hannibal a donné ici des résultats inespérés : 25 000 soldats ont pu être évacués. Parmi eux, l’essentiel de la 169. ID (Georg Radziej), laquelle pourra donc se battre demain, et même sitôt débarquée… quoiqu’elle soit dans un état proche de celui du BEF après juin 1940. Une contrariété, donc, mais vraiment rien d’irrémédiable pour l’Armée Rouge. L’Oder, ce n’est pas la Manche !
Curieusement, au même moment, la PropandaStaffel de Goebells achève la réalisation de son film Kolberg, sur la résistance face aux Français de cette même place qui vient de tomber. Il devrait sortir début octobre… si tout va bien.
Quoi qu’il en soit, avec Kolberg, que tous les Polonais de la 1ère Armée appellent déjà Kołobrzeg, c’est toute la Poméranie qui est arrachée au Reich allemand, peut-être bien pour toujours. Pour la gloire de l’Orzel, ce serait bien de célébrer l’événement…

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Après l’opération Braunbär
Sur l’Oder – 2e et 3e Fronts de Biélorussie
– Tandis que les belligérants manœuvrent de leur mieux – et éventuellement à couvert… – de part et d’autre de l’Oder, la Festung Küstrin s’éteint, avec la 10. PzGr. Ernst Schmidt, qui commandait la division, se suicide pour éviter la capture. Et la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) peut planter le drapeau rouge sur un nouveau tas de gravats, dont les canons se sont tus. Quant au 7e Corps Blindé (Alexei Panfilov), il a déjà tourné ses chenilles vers de nouvelles aventures.
L'élève-officier caporal Hans Dahlmanns achève sa triste histoire…
« Le matin, on nous a ordonné de quitter notre logement de la Wallstrasse pour nous rendre au poste de commandement de la compagnie afin de recevoir de nouvelles instructions. Nous n’avions pas parcouru plus de cent mètres lorsqu’un bombardement soudain nous a pris par surprise. Les Russes tiraient à l’arme lourde sur la zone où nous nous trouvions. Au même moment, des avions larguaient des bombes. Nous nous sommes abrités sous les arches hautes et épaisses du mur d’un bâtiment où la société Zorn entreposait son charbon.
Les frères Dawidowski et un autre camarade de Drewitz se sont réfugiés sous la troisième arche du mur, tandis que d’autres camarades se sont abrités sous une autre arche, un peu plus en retrait. Soudain, il y eut un éclair et une terrible explosion. C’était un coup direct sur la troisième arche du mur, précisément là où se trouvaient les frères Dawidowski et leur camarade. Cette partie du mur s'effondra. Les hommes qui se trouvaient sous l’arche furent ensevelis sous les décombres et moururent sur le coup.
Les tirs redoublèrent. Il était devenu impossible de rejoindre le poste de commandement de la compagnie. Bien que le chemin du retour vers le logement de la section ne fît qu'une centaine de mètres, je ne suis rentré qu’en fin de journée au poste de commandement et ce fut pour y trouver des Russes, qui me capturèrent sans difficultés. Il me fut impossible de rechercher les morts et de les enterrer. Aujourd’hui encore, les morts reposent sous ce mur. »

Voilà, Küstrin est tombée. Plus rien n’empêche, même pour la forme, la reprise de l’offensive soviétique vers Berlin. A moins que ?

La dernière des Festungen
Festung Breslau
– Les jours se suivent et se ressemblent dans le centre-ville toujours plus en ruines : la 5e Armée (Mikhaïl Potapov) repart à l’assaut vers la gare, la 5e Armée de Choc (Ivan Chernyakovsky) tient désormais fermement Bürgerwerder et la 9e Armée de la Garde (Nikolai Pukhov) se décale vers l’est pour lui faire de la place… et aussi lui céder la pénible tâche de nettoyer les petites îles de l’Oder pendant que la Garde prépare sa prochaine action depuis la Grande Île récemment saisie. Un axe autrement plus porteur !

Arrêt impératif !
Moscou
– Dans la soirée, la Stavka émet à destination de l’ensemble des Fronts sur l’Oder – soit les 2e et 3e Fronts Biélorusses, ainsi que le 3e Front Ukrainien – un ordre d’arrêt des opérations offensives. Oder ayant atteint – et depuis longtemps ! – ses objectifs, c’est toute l’Armée Rouge qui doit se préparer pour l’ultime offensive sur Berlin. Une offensive qu’il convient de préparer avec méthode et professionnalisme… soit précisément le contraire de tout ce qui s’est passé ces temps-ci ! Pour l’heure, la priorité doit aller à la logistique et au recomplément des unités, ce qui exige par ailleurs de réduire ce qui reste des Festungen et de sécuriser les arrières.
Les maréchaux concernés (après tout, ils sont trois) claquent tous des talons. Mais personne ne s’y trompe : c’est Joukov qui est visé. Et même si Staline a pris la précaution de le faire prévenir auparavant par Vassilevski en personne, l’intéressé le vit comme une véritable humiliation. Sans doute était-ce un peu le but recherché…
Quoiqu’en vérité, l’ordre soit parfaitement justifié. Et “le” maréchal aura péché par orgueil.
………
« Les opérations sur l’Oder et pour la péninsule de Küstrin, dont la terrible bataille de Soldin, s’était achevées comme c’était prévisible par une débâcle pour l’Ostheer, même face à des forces peu coordonnées, agissant selon des plans parfois improvisés… mais toujours immensément supérieures. A jamais incapable de rattraper une situation désastreuse, l’Ostheer essayait, se débattait et se condamnait une fois encore à la défaite.
Est-ce à dire, pour autant, que tout avait été parfait du côté de l’Armée Rouge ? Non, et c’est peu dire. Évaluons un instant l’autre face du jugement que nous avons porté quelques pages plus haut sur Braunbär. Passés les éclatants et indiscutables triomphes de l’opération Oder, les troupes du maréchal Joukov avait tout de même mis 25 jours de combats acharnés pour s’assurer de très haute lutte une médiocre tête de pont – une sorte de rocher au milieu des marais ! – sur la route de Berlin, certes, mais au prix de la perte de 47 000 hommes. Le tout face à des forces très inférieures ! C’était beaucoup moins bien que la performance déjà discutable de Konstantin Rokossovski, quand il lui avait fallu cinq jours pour franchir le Tuchel Wald en cinq jours…
Pas exactement un triomphe donc. Et l’Armée Rouge, visiblement de plus en plus lassée par la résistance allemande, ressemblait à un joueur d’échecs frustré de ne pas encore avoir gagné, qui jette en avant ses pions au hasard sans stratégie… et sans regarder aux pertes. C’est un fait : si le plus intense de la “guerre des maréchaux” semblait derrière eux, la compétition entre les (grosses) têtes de l’armée soviétique restait en réalité féroce. En particulier, bien sûr, entre Joukov et Koniev – le second attendant patiemment son heure en observant avec plaisir le premier rater le premier pas de sa marche vers l’immortalité. »

(Robert Stan Pratsky, Fin de partie : la destruction de l’Ostheer (juin à novembre 1944) – LGF, 2012).

Armée Rouge des Ouvriers et Paysans
En chanson
Sur le front et à l’arrière
– Depuis le début du conflit, l’Armée Rouge a toujours fait grand usage des Arts et notamment de la Musique pour l’édification des masses (de soldats), l’éducation du pays, et en général pour la propagande. Une chanson parmi tant d’autres connaît aujourd’hui un destin pour le moins inattendu : L’Adieu de Slavianka, écrite en… 1912 par Vasily Agapkin, autrefois volontiers entonnée dans les armées blanches, mais visiblement encore très populaire aujourd’hui dans le pays. Au point que les Chœurs de l’Armée Rouge l’enregistrent ce jour sur disque 33 tours, avant une nouvelle tournée !
Surpassant la plus convenue Guerre sacrée (8), elle traversera même les frontières au côté du futur succès Katiouchas, en une première ébauche d’offensive culturelle destinée à établir la légende de la Victoire héroïque de l’URSS, seule face à l’Hydre fasciste.

Notes
6- Les troupes du maréchal Lefevbre avaient pris la ville après un siège de deux mois (19 mars au 24 mai 1807), qu’ils avaient serré depuis la côte, et non sans avoir dû repousser une armée de secours… russe.
7- Sur le vieux port, là où se trouve aujourd’hui le phare de Kołobrzeg.
8- Texte de Vassili Lebedev-Koumatch et musique d’Alexandre Alexandrov, fondateur des Chœurs de l’Armée Rouge et compositeur de l’hymne de l’Union soviétique.
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MessagePosté le: Jeu Avr 23, 2026 09:35    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
quand il lui avait fallu cinq jours pour franchir le Tuchel Wald en cinq jours…

... précisons bien que c'était en cinq jours qu'il lui a fallu cinq jours , pas trois, ni dix, cinq jours, le lecteur pourrait hésiter Laughing
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