Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Le Front Russe, Août 44
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 33, 34, 35 ... 43, 44, 45  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Le front russe
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1619
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Lun Mar 23, 2026 13:01    Sujet du message: Répondre en citant

...
14 août

RAS

_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
houps



Inscrit le: 01 Mai 2017
Messages: 2162
Localisation: Dans le Sud, peuchère !

MessagePosté le: Lun Mar 23, 2026 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

"Dantzig – Langfuhr est en passe d’être nettoyée – cette implantation, bien trop excentrée et sans aucun soutien, ne pouvait prétendre tenir longtemps. On pourrait d’ailleurs étendre cette observation à l’ensemble de la Festung…
Quoiqu’il en soit, la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) commence à s’engager franchement dans Altstadt et Rechtstadt – pour occuper le terrain au moins jusqu’au voies ferrées, pour commencer."

X ! (sans relation avec qui vous savez)
_________________
Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin."
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mar 24, 2026 09:19    Sujet du message: Répondre en citant

Ce petit texte a été oublié quand il aurait dû passer (entre le 6 et le 10).

Horst Sever, grenadier du Peuple [Cf chronique du 18 mars]

« C’est finalement en août 1944 que la 237. VGD monte au front, avec pour mission de défendre les approches sud de Tapiau. Le 466. Volksgrenadier Rgt est alors attaqué par des éléments du Front de la Baltique. L’engagement tourne mal pour les Allemands, mais le régiment réussit tout de même à s’accrocher sur une des collines, avant d’en être chassé par un déluge d’obus de mortier de 81 et 120 mm.
Le 466. VG Rgt perd tellement d’hommes qu’il passe en réserve dès le 6 août. Il sera envoyé dans le périmètre fortifié de Königsberg pour participer à sa défense.
Que devient Horst ? Il est transporté dans un Feld-Lazarett (hôpital de campagne) le 9 août 1944, puis dans un Reserv-Lazarett le 10 août, non pas pour des blessures, mais pour une maladie des voies respiratoires ou des sinus (d’après le code indiqué, le 33). Il pourrait s’agir des conséquences d’une intoxication par la fumée des importants incendies ayant eu lieu durant les combats au sud du Pregel, ou peut-être tout simplement d’une pneumonie. Son Soldbuch ne comporte pas de date de sortie de l’hôpital, ce qui peut faire craindre un décès. En revanche, il est introuvable dans les archives des morts allemands.
Ce Soldbuch, finalement, que nous apprend-il de cette infanterie de fin de guerre ? D’abord, comme nous l’avons déjà vu plusieurs fois, que les Volksgrenadiers représentaient un Ersatz passable, relativement efficace en défense, mais dont les qualités offensives étaient plus que médiocres. Ensuite, que le versement dans l’infanterie de première ligne de troupes peu entraînées – ici un soldat des Landesschützen – constitue une nouvelle preuve flagrante du manque d’hommes valides en 1944 au sein de la Wehrmacht. Enfin, que ce manque de personnel fut partiellement compensé par la distribution d’armes automatiques comme les MP40 ou les STG44, ce soldat ne dérogeant bien sûr pas à la règle.
Horst Sever semble d’ailleurs avoir été « de faible constitution ». Il avait déjà été hospitalisé en 1943 pendant un mois à cause de problèmes de vue, ce qui expliquerait son affectation ultérieure dans la Landesschütz. »
(La Wehrmacht – la fin d’un mythe, Ouvrage collectif s.d. Jean Lopez, Perrin 2019)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 4023
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mar 24, 2026 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Horst Sever, grenadier du Peuple [Cf chronique du 18 mars][/b]

J'ai cru lire "host server".
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mar 24, 2026 12:00    Sujet du message: Répondre en citant

15 août
Opération Hannibal
Achtung minen !
Mer Baltique
– Tandis qu’il couvre les évacuations au large de la péninsule de Hel, le brise-glaces Castor heurte une mine posée par le sous-marin L-21. Le navire coule lentement, heureusement sans pertes (il n’avait pas encore embarqué de réfugiés).

Après l’opération Oder
Conséquence inattendue
OKH
– Avec le calme en Baltique, le cours des opérations sur l’Oder (favorable, évidemment…) et les projets de dégagement de Budapest, le Reich se sent à nouveau assez fort pour exalter les héros de quelques victoires inespérées. Rommel au sud, Hausser au centre et Model au nord sont bien entendu en haut de l’affiche. Reste à trouver un glorieux défenseur de la Prusse Orientale…
Comme on l’imagine, Hitler n’apprécie guère ce Georg Carl Wilhelm Friedrich von Küchler, pur produit d’une « aristocratie décadente », un Junker engagé dans l’armée depuis 1900. Toutefois, il ne peut totalement rejeter ce rebut de l’ancien monde, pas après qu’il ait si durement saigné les Soviétiques. L’opinion ne comprendrait pas. Et même si Hitler a souvent expliqué que le peuple croit bien plus facilement les gros mensonges que les petits, il souhaite surtout que le mensonge, quel qu’il soit, le serve, lui… En résulte une instruction inattendue : le Führer ordonne de lever les arrêts de Küchler et de le faire venir à lui, à l’Adlerhorst !

Un autre balcon sur la Baltique
Gotenhafen
– La Festung vit désormais ses derniers instants – et le XLVII. PanzerKorps (Rudolf von Bünau) avec elle. Venant du nord, la 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) s’empare de vive force des derniers hangars du mouillage n° IV. Ceux-ci s’effondrent sous les tirs d’une artillerie délaissant pour une fois (brièvement) les robustes structures de la base navale d’Oxhöft et des hangars à sous-marins. C’est un fait : les canons de 152 et de 203 mm compensent largement les manquements d’une aviation un peu gênée par le temps – quand elle n’est pas requise ailleurs.
Et ça marche. La 4. Panzer (Dietrich von Saucken) disparait dans les flammes, sous les coups de Purkayev, soutenu par Ivan Kirichenko et son 14e Corps Blindé, qui a fini de percer (à défaut de nettoyer, mais ce n’est pas son rôle) dans Stadt-Mitte. Von Saucken est capturé dans les décombres, gravement blessé – il ne saura donc pas avant longtemps que le Führer vient de lui décerner la Croix de chevalier avec feuilles de chêne, épées et diamants, pour sa conduite exceptionnelle depuis l’offensive rouge sur la Vistule (8). Quant à von Bünau, il préfère remettre à temps son pistolet à un officier russe – l’homme est conscient de la valeur de son grade, et puis ses deux fils Rudolf et Gunther sont morts l’an dernier (9) : sa famille a assez payé pour le Reich.
Bref, la Festung a vécu : seuls quelques obstinés (ou terrifiés) se cachent encore dans les hangars sur le tertre entre les mouillages n° II et n° III. Ils ne feront pas long feu.
………
Dantzig – Après la prise de Langfuhr, la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) n’a plus qu’à se tourner vers l’est, en attendant le possible renfort de camarades redescendant de Gotenhafen. Les faubourgs d’Altstadt et Rechtstadt sont la cible d’un assaut en règle pour finir de repousser les milices au-delà de la voie ferrée. Malheureusement, les Allemands n’ont pas été assez intelligents pour se retirer ! C’est donc un nouvel exercice de guérilla urbaine, fastidieux, pénible et coûteux, fait de rafales, d’incendies, d’effondrements, d’assauts d’une cave à l’autre… et de lancers de grenades. Beaucoup de grenades.
Heureusement, du côté nord, Brösen puis Lauenthal sont occupées sans trop de dégâts. Hélas, les Polonais découvrent que Westerplatte, le site glorieux de leur résistance presque cinq ans plus tôt, a été intégralement démoli par le génie nazi, lequel a d’ailleurs fait faire le plus gros du travail par des esclaves. Seules restent désormais des ruines copieusement minées… Toutefois, cette mauvaise surprise n’empêchera pas les hommes de Mazurkiewicz de s’approcher du Neufahrwasser (le “Nouveau port”) et de Weichselmünde, afin d’encercler la ville d’encore plus près.
………
Kolberg – La 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) bénéficie ce jour d’un renfort de poids, lequel compense le départ de la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) : le 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev). Ce dernier va sûrement permettre de courir – enfin – deux lièvres à la fois. N’ayant pas sa place dans les combats urbains, il se positionne donc sur la route de Soldin, face à une 15. Panzer (Willibald Borowitz) – qui se sent désormais bien petite. Les opérations accompagnant ce déploiement dureront sans doute une bonne partie de la nuit.
Mais dans la journée, Galitsky peut à nouveau pousser très fort depuis Gribow et en direction de Kolberger Deep et de Drenow. Il s’agit d’élargir l’écart entre la 163. ID (Karl Rübel) et la 169. ID (Georg Radziej), désormais tristement seule en ville.
………
Naugard – Le 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich) voit arriver avec un certain soulagement les premiers éléments de la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov). Cela ne résout certes pas immédiatement ses petits soucis de ravitaillement, mais garantit au moins ses arrières depuis Plathe (voire sa survie !). Avec l’appui d’une infanterie essorée mais toujours nombreuse, il devrait bientôt être possible de reprendre la progression vers Gollnow, voire Stettin – si c’est toujours d’actualité.

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie
– Il fait une chaleur à tomber raide dans la vallée de l’Oder. Pourtant, la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko) poursuit ses efforts, avec le soutien du 18e Corps Blindé (Alexei Burdeiny), de l’artillerie et de l’aviation, pour refouler une 3. SS-Panzer Totenkopf (Hermann Priess) toujours désespérément seule et désormais franchement anémiée après tant de combats. Contrainte de passer sur la défensive, la division à tête de mort se trouve, il est vrai, sur un terrain adéquat et dans une position un peu plus confortable… mais un peu seulement, tant les conditions de la bataille lui sont objectivement adverses. Lebus est désormais perdue, Mallnow dépassée, on se bat dans Linderdorf… Oh, à cette heure, on ne craint certes pas une percée : le Slave est lui-même bien trop saigné pour ça. Mais au risque de radoter, l’édifice ne tiendra pas encore longtemps sans appui – en plus du 102. SS-schw. Pz Abt (Boris Kraas), bien sûr, déjà réduit à 7 engins !
Heureusement, à Frankurt-am-Oder – et comme annoncé sur Radio-Berlin – la situation est désormais réglée. Avec la prise (fort tard dans la nuit) du Stadt Krankenhaus, la 5. SS-Panzer Wiking (Herbert-Otto Gille) peut se permettre de faire remonter davantage d’éléments vers le nord, tout en soutenant la 1. Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath). Celle-ci reste cependant toujours coincée en ville, sous les assauts de la 70e Armée (Alexander Ryzhov)… Mais elle va bien finir par remonter la Riser Straße jusqu’au stade. Ce n’est pas comme si la poignée de Slaves encore en vie dans les décombres du Schlachthof pouvaient la gêner. La 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko) est pratiquement incapable de les soutenir. Et les engins du 508. schw. Pz Abt (Major Helmut Hudel), bien campés sur le Lebuser Vorst, de continuer à tirer de loin, grâce à leurs optiques “de qualité allemande”, sur les rares ponts encore praticables… Ce qui n’est pas sans risque pour eux, d’ailleurs !
Avant 14h00, le régiment Westland de la Wiking est à pied d’œuvre vers Wüste Kunersdorf, relevant ainsi la Totenkopf le long de la Mühlgraben. Elle en avait bien besoin… Mais du coup, le nettoyage du Schlachthof prend du retard. Peut-être même qu’il attendra, par exemple, que la 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke) remonte de Brieskow-Finkenheerd, comme cela vient enfin d’être ordonné… au prix de quelques risques.
Seule ombre à ce tableau (presque) idyllique, la situation au nord de la Warthe. Ici, la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) a atteint Vietz et repousse toujours plus loin la 10. Panzergrenadier (August Schmidt). Sur le flanc est, la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn) ne parvient toujours pas à agir, face au 2e Corps Blindé de la Garde (Ivan Vovchenko)… Et Pavel Rybalko commence même à faire passer vers Landsberg an der Warthe des éléments du 2e Corps Mécanisé (Vasily Volsky), afin de tenir en respect, voire de repousser vers Soldin le 501. schw. PzAbt (Major Erich Löwe) et le 905. StuG Abt (Major Jobst Veit Braun). Vraie contre-offensive ou pas, il va falloir des renforts par ici !

Mais qui a eu cette idée folle ?
(De retour dans le) Centre de Frankfurt-am-Oder
– La Charlemagne est désormais cantonnée à des tâches ancillaires, dans la partie ouest des ruines de Frankfurt : déminage, collecte des armes, nettoyage des corps, évacuation des blessés et garde des prisonniers (c’est-à-dire… concentration puis exécution de ces malheureux). Autant de besognes malpropres (encore plus que la guerre, c’est dire !), qui ennuient voire humilient ceux qui en sont chargés, mais peuvent toujours coûter cher. Une mine, un piège, un Russe désespéré… La Mort n’est pas loin, elle rode même partout avec Guerre, Famine et Pestilence.
Mais pour les SS français, c’est sans doute le mieux qu’ils puissent faire en attendant la refonte de leur unité. Sans se faire tuer, ça va de soi !

Haute stratégie
OKH et Adlerhorst
– La liaison n’est pas mauvaise mais le courant ne passe visiblement pas entre Heinz Guderian (pour l’OKH), Heinrich Himmler (pour “son” OB Donau) et Adolf Hitler, dans sa redoute en Hesse. Les deux responsables nazis ont fait appel à l’arbitrage du Chef, en bons Allemands disciplinés. Problème : le Chef en question n’est d’accord avec aucun de ses deux sujets !
A Guderian, il lance : « L’important n’est pas de se presser, mais de limiter les pertes pour envoyer au plus vite des renforts en Hongrie afin d’y prendre l’initiative. La perte du pétrole hongrois fait courir au Reich un péril mortel et ouvre la porte de l’Autriche. De ce point de vue, la Poméranie est secondaire et je suis prêt à accepter le risque d’une menace russe sur l’Oder. Finissez simplement les opérations en cours et sécurisez Frankfurt. » En fait, Hitler vient de dire qu’il préfère risquer Küstrin plutôt que Vienne.
Et pour ce qui est du projet de contre-offensive d’Himmler ? « Herr ReichsFührer, vous voulez donc attaquer sans carburant. Fort bien – on verra ce qu’il adviendra quand vous essaierez. » Et voilà ! Hitler vient d’acter l’abandon quasi total de la rive est de l’Oder, ainsi que le repli en Brandebourg et Mecklenbourg.
Ainsi donc, les ordres peuvent être donnés : repli derrière l’Oder de toutes les forces encore au nord de la Warthe, en dehors d’un ultime effort pour conserver la péninsule de Küstrin, et surtout retrait des PanzerKorps engagés dans la terrible bataille d’attrition de Frankfurt.
On dira ce qu’on veut, le Guide a encore de la suite dans les idées. Quel dommage qu’il ne pousse pas sa réflexion jusqu’au bout. Ou, du moins, qu’il ne la mène pas à partir des faits plutôt que de ses fantasmes.
………
OKH (dans la soirée) – Le Reichsführer-SS étant occupé sur l’Oder, sa proposition d’Armée de Libération Ukrainienne a été quelque peu laissée de côté. Et l’entretien téléphonique qu’il vient d’avoir avec le Führer a laissé quelques traces dans son esprit – par exemple, la nécessaire prudence qu’il lui faut observer.
Néanmoins, il est bien décidé à revenir sur le sujet à la première occasion. Peut-être une petite brigade, pour commencer ? Adossée à la Galizien ! Pour la forme, ses interlocuteurs hocheront la tête, bien sûr. Mais ces démarches n’auront jamais la moindre réalité. Sans doute Himmler n’y croit-il pas lui-même. Les Ukrainiens, pour bons chiens de guerre qu’ils soient, sont trop nationalistes, trop butés, trop… remuants. Reste, on l’a déjà dit… les Russes.

Gestion du personnel
Moscou
– Après de longues semaines d’inquiétantes disgrâces et autres examens en lieu plus ou moins médicalisés, le général Ivan Petrov reçoit – enfin – une nouvelle affectation : chef d’état-major du 3e Front Biélorusse, sous le maréchal Joukov. Ainsi donc, le grand Georgui Konstantinovitch reçoit – un peu tard – le renfort d’un militaire de poids, dont la compétence est reconnue mais dont le profil politique, sinon le profil tout court, n’en est pas moins une forte source d’agacement pour le Kremlin. Un cadeau redoutable en somme, qui compense à peine l’attribution de Sokolovski à Ivan Koniev.
Désormais installé entre l’Oder et Posen, Petrov a la lourde charge de mettre au point l’offensive finale sur Berlin, une fois la présente situation… stabilisée. Le tout à l’ombre encombrante de son chef. Une gageure ! Mais c’est toujours mieux que l’asile (10).

Les Festungen, encore et toujours
Festung Posen
– Voilà, c’est désormais clair : la vieille ville est tout entière tenue par les Rouges. Seul vague vestige de présence allemande : le fort Radziwill, une redoute pentagonale flanquée d’une tour de quatre étages, donnant sur la Warthe et parfaitement obsolète. Bombardé par l’artillerie et sans espoir d’être secouru, il capitulera dans la soirée.
Et dans le fort Winiary, les défenseurs constatent avec quelque inquiétude que l’aide promise depuis l’Oder n’arrive toujours pas. Même que leur chef, Hermann Niehoff, ne parvient plus à cacher son anxiété…

Festung Breslau – Hans von Ahlfen s’oppose toujours plus durement à son hôte Hans Hanke – au point d’envisager désormais très sérieusement de le faire mettre aux arrêts afin de prendre en charge tout seul la défense de ce qu’il reste de la Festung. La présence de nouveaux éléments bolcheviques infiltrés sur Hinterbleiche et Sandinsel (notamment !) est prétexte à de nouveaux accrochages. Cette fois-ci, von Ahlfen veut bien admettre que la défense de ces petits îlots, situés juste à côté du cœur de ville, est tout à la fois nécessaire et réalisable. Il faut donc y envoyer des renforts !
Le XXXIX. AK est une fois encore sollicité… mais il ne réagit pas tout de suite. Convoqué, Otto Schünemann ne viendra pas se défendre – il est mort, tué par une bombe de Sturmovik. Son commandement échoit en conséquence à son chef direct… von Ahlfen. Il est vrai qu’un général d’ArmeeKorps serait un peu superflu dans les circonstances présentes.

Prolétaires aviateurs de tous les pays, unissez-vous !
Expérience marquante
« Eichenbaum, notre fameux interprète, rentre du front, où il a vécu la vie d’un tankiste soviétique.
– Mon commandant, raconte-t-il, j’ai participé à un raid vers Kœnigsberg avec une colonne de chars lourds. On n’a pas idée de la violence du combat. Il nous est arrivé de pulvériser complètement sous nos chenilles des batteries qui nous tiraient dessus. Fonte, béton ou chair humaine, rien ne résiste au char lourd russe. Le ravitaillement des chars se faisait par avion. Des DC-3 (11). Et tout ça dans la chaleur que vous savez, sur des terrains où on ne pouvait pas faire un pas sans voir des mines partir comme des pétards du 14 juillet.
– C’est bien, Boum, je vous propose pour la Croix de Guerre, comme je propose Accart et De Geoffre pour la Médaille Militaire.

Accart avait descendu deux Ju 188 la veille. Quant à moi, c’était mon hangar explosé qui me valait ça. »

(Capitaine François de Geoffre, Escadre Franche-Comté/Vistule, Charles Corlet éd. 1952, rééd. J’ai Lu / Leur Aventure 1963 sous le titre Franche-Comté/Vistule)

Notes
8- Cultivant à dessein et avec la complicité de certains mémorialistes une image de militaire traditionnaliste éloigné des nazis (ce qu’il n’était pas forcément, quoique son commandement relativement modeste ne permette pas d’en être sûr), Dietrich von Saucken prétendit avoir jusqu’au bout refusé des offres d’évacuation par avion. Évacuation dont ne voit d’ailleurs pas comment elle aurait été possible ! Il mourra chez lui, en Bavière, en 1980.
9- Respectivement en Ukraine lors de Zitadelle et en Ruthénie dans une embuscade de Partisans, une semaine plus tard ! Rudolf a reçu la Croix de Chevalier à titre posthume, c’était sûrement une consolation… Leur père survivra jusqu’en 1962, pour mourir dans un accident de voiture.
10- Le général Petrov recevra finalement le titre de Héros de l’Union Soviétique une semaine après la capitulation allemande. Il passera le reste de sa carrière à des postes de rang élevé, mais toujours comme adjoint, avant de décéder chez lui, dans la discrétion et sans avoir trop écrit, en 1958.
11- Plus probablement des Lisonov-2, mais ils sont plus que semblables !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mar 24, 2026 12:04    Sujet du message: Répondre en citant

15 août, suite et fin

Allemagne occupée
La plume est plus forte que l’épée
Kremlin (Moscou)
– Les rapports du NKVD et de l’Armée Rouge relatifs au comportement proprement déplorable des soldats soviétiques en terre conquise ont fini par atteindre le sommet de l’état soviétique. C’est sans doute qu’ils étaient nombreux.
Après son retour de la conférence de Kiev, Staline considère d’un œil neuf et un peu plus serein la suite de sa grande politique européenne. Il a obtenu des garanties sur sa part d’Europe, et notamment sur sa part d’Allemagne. Non que la signature des capitalistes vaille grand-chose… mais comme face à Hitler, c’est toujours du temps de gagné.
Oui, mais du temps pour quoi ? Hé bien, pour occuper, récupérer, réquisitionner et emporter en URSS. Pour s’implanter aussi, car la Russie a toujours été une puissance impériale, vouée à régner sur ses voisins. Ceux-ci doivent comprendre leur statut, et le sens de la bienveillante tutelle moscovite.
Dans ce contexte, l’heure n’est plus à l’extermination totale des Allemands. N’en déplaise à Ehrenbourg – il aura bien servi néanmoins – il est temps de passer à une phase de compassion chevaleresque. L’URSS a vaincu. Elle doit désormais tendre fraternellement la main à ceux qui sont encore récupérables parmi ses adversaires à terre, pour des lendemains qui chantent. Cela nécessite un changement complet de paradigme, que tous ne comprendront peut-être pas immédiatement. Mais ce n’est pas grave : le Vojd sait écrire, lui aussi.

Pologne soumise
Dissolution
Cracovie
– Dans un message radiodiffusé d’une funèbre sobriété, le général Léopold Okulicki annonce à la Pologne libérée la dissolution de l’Armia Krajowa, la glorieuse (quoique vaincue) Armée secrète. Avec la libération de l’ensemble du territoire national (hormis quelques marches à recoloniser…), il est désormais évident que la division en NSZ-Wschód et Zachód n’a plus aucun sens, comme l’ensemble de l’organisation. Les derniers mots de cette courte déclaration valent la peine d’être cités.
« La fin de la guerre contre l’Allemagne a plongé la Pologne dans une situation extrêmement difficile, voire tragique. Alors que d’autres nations, notamment à l’Ouest, ont recouvré leur liberté et pourront reprendre une vie normale une fois libérées de l’occupation allemande, pour la Pologne, qui a subi d’énormes pertes pendant la guerre, l’après-guerre se déroule dans un contexte restant encore à préciser et qui nécessitera le concours de la totalité du monde libre. »
Un double sens et une critique évidente de l’occupation… soviétique, que le gouvernement inféodé à Moscou a pourtant laissé passer. En 1947, Leopold Okulicki sera arrêté sous le chef d’accusation ignominieux de collaboration avec les nazis et incarcéré dans la prison de Lublin. Il disparaitra sans même un procès. Mais trois ans plus tôt déjà, l’ours russe n’avait plus peur de lui.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1619
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Mar Mar 24, 2026 13:45    Sujet du message: Répondre en citant


14 août

[b]Festung Breslau
– La 5e Armée de Choc (Ivan Chernyakovsky) lance un assaut brusqué sur l’ile de Bürgerwerder. La prise de ce petit rocher industriel de 370 km² (c’est pas petit comme surface 37km*10km. Pultot 37 non ? ) fournira une bonne base de départ vers la vieille ville.



...
Ce petit texte a été oublié quand il aurait dû passer (entre le 6 et le 10).

RAS







[b]15 août
Opération Hannibal
Achtung minen !
Mer Baltique
– Tandis qu’il couvre les évacuations au large de la péninsule de Hel, le brise-glaces (brise-glace ?) Castor heurte une mine posée par le sous-marin L-21.

Un autre balcon sur la Baltique
Gotenhafen
– La Festung vit désormais ses derniers instants – et le XLVII. PanzerKorps (Rudolf von Bünau) avec elle. Venant du nord, la 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) s’empare de vive force des derniers hangars du mouillage n° IV. Ceux-ci s’effondrent sous les tirs d’une artillerie délaissant pour une fois (brièvement) les robustes structures de la base navale d’Oxhöft et des hangars à (bunkers pour ?) sous-marins.

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie


Avec la prise (fort tard dans la nuit) du Stadt Krankenhaus, la 5. SS-Panzer Wiking (Herbert-Otto Gille) peut se permettre de faire remonter (d’envoyer ?) davantage d’éléments vers le nord, tout en soutenant la 1. Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath). Celle-ci reste cependant toujours coincée en ville, sous les assauts de la 70e Armée (Alexander Ryzhov)… Mais elle va bien finir par remonter la Riser Straße jusqu’au stade.

Ici, la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) a atteint Vietz et repousse toujours plus loin la 10. Panzergrenadier (August Schmidt). Sur le flanc est, la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn) ne parvient toujours pas à agir, face au 2e Corps Blindé de la Garde (Ivan Vovchenko)…
….
OKH (dans la soirée) – Le Reichsführer-SS étant occupé sur l’Oder, sa proposition d’Armée de Libération Ukrainienne a été quelque peu laissée de côté. Et l’entretien téléphonique qu’il vient d’avoir avec le Führer a laissé quelques traces dans son esprit – par exemple, la nécessaire prudence qu’il lui faut observer.






[b]15 août, suite et fin

RAS

_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15561
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 09:52    Sujet du message: Répondre en citant

16 août
Opération Hannibal
Sous-marin soviétique contre convoi allemand
Au large de Pillau
– Le sous-marin L-3 (Cpt Vladimir Konovalov), revenant d’une mission de mouillage de mines, se retrouve nez à nez avec un important convoi allemand. Konovalov n’hésite pas une seule seconde : il tire une salve de quatre torpilles sur le plus gros navire qu’il voit et plonge afin d’éviter la contre-attaque prévisible des Allemands.
Le gros navire en question, c’est le cargo Goya (ex-norvégien). Celui-ci, qui peut normalement transporter 850 hommes, en convoie aujourd’hui plus de 7 000. Deux torpilles touchent, cassant le navire en deux dans une immense explosion ! C’est une catastrophe : la plupart des passagers du Goya n’ont aucune chance, vu la rapidité du naufrage. Seuls 400 miraculés environ sont sauvés par les dragueurs de mines M-256 et M-328. Aujourd’hui encore, il est difficile de déterminer exactement combien de personnes ont péri, mais des estimations récentes portent le nombre entre 6 500 et 6 700 tués.
Le L-3 n’est pas inquiété. Il peut rentrer à Kronstadt avec le sentiment du devoir accompli.

Suédois mécontents
Mer Baltique
– L’ordre interdisant toute attaque dans les eaux territoriales suédoises n’aura pas été respecté bien longtemps. Le Shch-406 (capitaine de seconde classe Evgeny Osipov) repère au large de Landsort un convoi de deux marchands escortés par un destroyer. Il lance sur un transport de 8 000 tonnes, qu’il rate… fort heureusement. Car cette fois, le destroyer suédois Norrköping n’apprécie pas la plaisanterie et grenade durant de longues heures le sous-marin, tandis que le navire auxiliaire Kaparen fait des ronds dans l’eau à la recherche d’un périscope…

Après l’opération Oder
Conséquences inattendues
Könisgberg
– Georg von Küchler n’est pas le moins surpris de sa récente « libération ». Peut-être que, tout compte fait, le Führer est mieux entouré qu’on ne le dit ? La cour d’intrigants et d’ambitieux qui l’enserre aurait pourtant, dit-on, atteint la limite du ridicule ! Le général doit donc rejoindre la Hesse. Pour des raisons évidentes de sécurité, cela ne pourra se faire que par avion… Et encore, de nuit.
En attendant de décoller, le Prussien, a priori rétabli dans ses fonctions, désigne formellement son remplaçant. Pour être précis, il confirme Lindemann dans ses fonctions, lequel cède sa 18. Armee à Otto Wöhler, le I. AK allant à Rudolf Sperl, dont la 59. VGD sera absorbée par la 64. VGD…

Un autre balcon sur la Baltique
Gotenhafen
– Ultimes nettoyages autour de la rade, sous un soleil brûlant qui assoiffe les combattants, sale les plaies, tire la peau… fait pourrir les cadavres, aussi. La 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) est désormais seule à la manœuvre, réduisant les derniers hangars qui osent encore résister et finissent invariablement par s’écrouler dans de grands nuages de poussière… La rade est dégagée, la rade est morte – pllus morte encore que Toulon ou Marseille en 1940.
Tournant le dos à ce spectacle d’une tristesse accablante, le 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) redescend déjà vers le sud. On lui a ordonné de mettre quelques batteries à la disposition des Polonais, pour leur petite fête à Dantzig. Il paraît que cela aurait manqué à Malbork.
Et en fin de journée, les hangars à sous-marins, isolés et à court de munitions, capitulent. L’infanterie déferle dans les bassins et les ateliers abandonnés, parcourant au pas de course des lignes d’assemblage hors d’usage et le pont de bâtiments inachevés mais minutieusement sabotés. Il ne reste plus que les défenseurs de la base navale d’Oxhöft – ils ont tout loisir de réfléchir à leur sort.
………
Dantzig – Combats toujours confus dans Altstadt et Rechtstadt, afin d’arracher le cœur médiéval et historique de la ville à une Volksturm qui résiste farouchement. L’exercice ne devrait cependant pas durer. La 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) bénéficie en effet d’une supériorité tout à la fois en nombre, en puissance de feu, en expérience et en soutien. Seul le souci de limiter un peu les pertes explique la (relative) lenteur des Polonais. Cela, et une certaine dispersion de moyens : dans la matinée, l’aile gauche de Mazurkiewicz traverse les eaux vers Neufahrwasser, par des moyens improvisés. Le “Nouveau port”, peu défendu, tombera dès la nuit.
………
Kolberg – L’intervention du 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev) a été le dernier clou du cercueil des ambitions allemandes, pourtant fort modestes – tenir ! – dans ce secteur. Sous les coups de boutoir des chars légers soviétiques, la 163. ID (Karl Rübel) et la 15. Panzer (Willibald Borowitz) battent franchement en retraite vers Treptow avant de se faire déborder ou de tomber à court d’essence. Elles espèrent atteindre la route d’Ahlbech et Swinemunde pour passer au nord du Stettien Haven – le chemin le plus court vers le salut.
Face à ce repli qu’on n’attendait plus, Pliev est seul à poursuivre, au fil de l’arrivée de ses troupes : la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) est trop occupée à commencer à broyer véritablement la 169. ID (Georg Radziej) dans Kolberg.
………
Le long de l’Oder – Laissant à Naugard le 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich), qui manque toujours de carburant, la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) commence à progresser vers Gollnow. Officiellement, c’est pour aller aider les forces du 3e Front Biélorusse… mais c’est aussi la route de Küstrin. Gollnow n’est pas défendue par la moindre unité organisée, mais ses miliciens commettent l’erreur de résister, jusqu’à tendre une embuscade où 60 soldats soviétiques se font tuer. En réponse, Govorov fait donner son artillerie mobile, avant un assaut de grand style. La localité est rasée à 60 % (1). La méthode mongole, assurément : si on vous résiste, faites un exemple.
Cependant, tout ce fracas, justifié ou non, a une conséquence : les unités allemandes dans le secteur – 501. schw. PzAbt (Major Erich Löwe) et 905. StuG Abt (Major Jobst Veit Braun) – sont dument alertées, ainsi que la 10. PzGr (Ernst Schneider), la 553. VGD (Hans Bruhn) et la 559. VGD (Kurt Freiherr von Mühlen), derrière l’Oder. “Die Russen kommen !” Mais ils viennent du nord, cette fois.
………
Autour de la Noteć – Le 7e Corps Blindé (Alexei Panfilov) atteint enfin Landsberg an der Warthe, après un trop long trajet sur des routes ravagées depuis Posen. Il se trouve désormais sur les arrières de la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine), toujours sur le front, et prévoit de passer rapidement la Warthe, serré de près par la 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov). En espérant qu’il ne soit pas trop tard : de l’ouest de Schneidemühl jusqu’à Küstrin, la Wehrmacht serait désormais en pleine retraite.

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Après l’opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie
– Grâce à la pénible reptation de la 1. Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath) vers le Schlachthof, la 5. SS-Panzer Wiking (Herbert-Otto Gille) peut continuer de se décaler un peu vers le nord, au secours de la 3. SS-Panzer Totenkopf (Hermann Priess). Celle-ci en profite donc pour glisser vers Linderdorf et Seelow, à l’ouest, et même pour souffler un peu. Certes, Gille n’est pas en bien meilleure forme que Priess, mais deux estropiés sont plus forts qu’un seul. Surtout qu’en face, la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko) s’agite toujours désagréablement et que le 18e Corps Blindé (Alexei Burdeiny) a maintenant une quinzaine de T-34 sur la rive ouest. Toutefois, les Russes ne progressent pas significativement ici aujourd’hui, toujours matraqués qu’ils sont par l’artillerie lourde de Küstrin et de ses autres adversaires tirant depuis les hauteurs – dont le désormais fameux 102. SS-schw. Pz Abt (Boris Kraas). C’est déjà ça.
Du côté sud, la Hermann-Göring n’a toujours pas atteint le stade, mais elle a bien passé la Markt Platz et le Provinz-Magazin. Afin de renforcer sa pointe, elle commence à dégager son arrière droit, aux environs du Guliener Vorst, grâce à l’apport de la 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke). Le tout sous les tirs de la 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko) et de la 70e armée (Alexander Ryzhov), lesquelles renforcent au compte-goutte et dans les ténèbres les survivants du Schlachthof, grâce à de véritables opérations commandos, lesquelles s’apparentent de plus en plus à des opérations suicides. Et vu qu’en face, les déplacements s’effectuent aussi de nuit, c’est une nouvelle histoire de mauvaises rencontres et de poignards qui se déroule au milieu d’immeubles éventrés par les obus et les bombes.
D’autant plus que, de son côté, Joukov n’a pas renoncé à prendre – enfin, à reprendre – Frankfurt-am-Oder. La preuve : il ordonne ce jour à la 69e Armée (Mikhaïl Kazakov), venue de Posen, de se positionner au sud d’Aurith, en appui de la 60e Armée (Ivan Kreyzer). De là, il sera sans doute possible d’assaillir la Panzer-Division GrossDeutschland (Hasso von Manteuffel), relativement isolée.
Tout cela n’empêche pas le maréchal de suivre de très près la situation au nord de la Warthe. Ici, outre les renforts blindés déjà déployés et qui donnent des résultats – le 2e Corps Blindé de la Garde (Ivan Vovchenko) contre la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn) à Stolzenberg, le 2e Corps Mécanisé (Vasily Volsky) prenant le relais vers Marwitz… – la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) avance toujours face à la 10. Panzergrenadier (August Schmidt). Elle aurait même passé Scharnhorst pour atteindre Blumberg. On n’est déjà plus qu’à 14 kilomètres de Küstrin. Quatorze kilomètres de terrain découvert… Bien sûr, il est probable que les fascistes envoient ici des renforts. Seulement voilà : Joukov aussi a des renforts. Des renforts substantiels même, qui arrivent du nord et de l’est grâce aux efforts de ce brave Konstantin Rokossovski, de ce cher Konstantin Konstantinovitch ! Et là, on va rire… comme disent les Français (paraît-il). Rire le dernier, évidemment.

Les Festungen, encore et toujours
Festung Posen
– Les défenseurs du Reich ont beau ne pas être très informés de ce qui se passe plus à l’ouest, ils ne sont pas aveugles : les secours n’arrivent pas. En revanche, la propagande des Soviétiques frappe de plus en plus fort, comme leur artillerie. On parle d’une chute de toute la Poméranie, d’un effondrement en cours vers Landsberg an der Warthe… Tout cela ne sent pas bon. Et Hermann Niehoff, lui, ne parvient plus à trouver le moindre argument rationnel pour la confiance qu’il affecte encore d’afficher…

Festung Breslau – Le XXXIX. AK envoie plusieurs sections se saisir des îlots désormais contestés sur l’Oder. Traversant de nuit sur des canots pneumatiques ou des barques réquisitionnées, les éléments du 336. Volksgrenadier (Walther Lucht) parviennent à leurs fins. C’est étonnant – la preuve une fois encore, selon Hanke, que quand on veut on peut ! En réalité, les Soviétiques ont été surpris. A défaut d’être vraiment gênés : un nid de mitrailleuse, ça s’élimine sans trop de mal. Et puis, si les fascistes veulent disperser leur défense…

Note
1- L’hôtel de ville, l’hôpital, une grande partie de la vieille ville et la majeure partie de l’église Sainte-Catherine sont détruits… entre autres.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1619
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 10:43    Sujet du message: Répondre en citant

...
16 août
...
Après l’opération Oder
Conséquences inattendues
Könisgberg

...
En attendant de décoller, le Prussien, a priori rétabli dans ses fonctions (dans ses prérogatives?), désigne formellement son remplaçant. Pour être précis, il confirme Lindemann dans ses fonctions , lequel cède sa 18. Armee à Otto Wöhler, le I. AK allant à Rudolf Sperl, dont la 59. VGD sera absorbée par la 64. VGD…

Un autre balcon sur la Baltique
Gotenhafen

...
… La rade est dégagée, la rade est morte – pllus (plus) morte encore que Toulon ou Marseille en 1940.
...
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
le poireau



Inscrit le: 15 Déc 2015
Messages: 1720
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Cependant, tout ce fracas, justifié ou non, a une conséquence : les unités allemandes dans le secteur – 501. schw. PzAbt (Major Erich Löwe) et 905. StuG Abt (Major Jobst Veit Braun) – sont dument alertées, ainsi que la 10. PzGr (Ernst Schneider), la 553. VGD (Hans Bruhn) et la 559. VGD (Kurt Freiherr von Mühlen), derrière l’Oder. “Die Russen kommen !” Mais ils viennent du nord, cette fois.


@DemoDan : à vérifier mais dans mes fichiers les 553 & 559 VGD sont destinées au front Ouest ?
_________________
“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 13205
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 10:54    Sujet du message: Répondre en citant

Ah ben pas chez moi. C'était le mois dernier, front Ouest. Un pour toi, un pour moi.

Edit : et pour ceux qui trouvent ca un peu long ... 108 pages du 11 au 20. Je vous sors littéralement, avec Casus (loué soit Casus notre Sauveur) un poche chaque mois de chrono. En trois à six mois. Même Stephen King ...
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
le poireau



Inscrit le: 15 Déc 2015
Messages: 1720
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 10:57    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ah ben pas chez moi. C'était le mois dernier, front Ouest. Un pour toi, un pour moi.


Oui mais sur mon listing, parmi les VGD du mois d'août, les 553 et 559 sont à l'Ouest et ce sont les 558 & 560 à l'Est !
_________________
“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
mikey1983



Inscrit le: 17 Fév 2010
Messages: 587
Localisation: Helsinki, Finland

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 12:23    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Même Stephen King ...


If King were writing this...

- 99% of this would be in Maine (the other 1% divided between Colorado & Florida).
- So many Maine characters.
- And guys in blue chambray work shirts.
- Lots of psychotic, viciously sadistic childhood bullies.
- Weird phrases and words, like 'beshitted'.
- Arc sodium light.
- Magical children.
- Magical black people.
- Everyone is a writer.
- Everyone is an alcoholic, cocaine-riddled writer.
- Except for the ones who are a teacher/professor... of literature. Who happen to be alcoholic.
- A sinister, villainous character with the initials R. F.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
ChtiJef



Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 4414
Localisation: Agathé Tyché

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 12:52    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Elle aurait même passé Scharnhorst pour atteindre Blumberg
Blomberg ?
_________________
Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
le poireau



Inscrit le: 15 Déc 2015
Messages: 1720
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 25, 2026 12:56    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ah ben pas chez moi. C'était le mois dernier, front Ouest. Un pour toi, un pour moi.

Edit : et pour ceux qui trouvent ca un peu long ... 108 pages du 11 au 20. Je vous sors littéralement, avec Casus (loué soit Casus notre Sauveur) un poche chaque mois de chrono. En trois à six mois. Même Stephen King ...


Bon, me suis arrangé avec Casus : on inverse la répartition.

Tu gardes les 553 & 559 VGD et on donne les 558 & 560 à Heorl pour le front Ouest.

Et pour la suite : les 561 & 563 (chiffres impairs) pour l'Est et les 562 & 564 (chiffres pairs) pour l'Ouest.

Voilà, voilà...
_________________
“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Le front russe Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 33, 34, 35 ... 43, 44, 45  Suivante
Page 34 sur 45

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com