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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 17:27 Sujet du message: |
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Larousse = "construction navale flottante". D'ailleurs, si on dit "bâtiment de guerre", c'est qu'il faut préciser ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2162 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 17:30 Sujet du message: |
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BTP, ça ne veut pas dire "Balloches Trop Pendantes", à moins que Dan ne me contredise...  _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 18:23 Sujet du message: |
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Ne me lance pas (trop loin). _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 18:48 Sujet du message: |
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Bon pour détendre l'atmosphère MAIS en restant dans le BTP:
Que signifie VRD ?
Réponse :
Voirie
Réseaux
Divers
J'adore le Divers, c'est très BTP
Divers = Tout et Nawak
On est Dredi et le Dredi, tout est permis
---------------------------------------------------------------> [] _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 20:46 Sujet du message: |
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Les VRDistes, ce sont des bâtimenteux qui n'arrivent pas à faire des trucs qui tiennent droit. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 21:28 Sujet du message: |
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| Citation: | | Là, ils constatent que les volontaires des Jeunesses Hitlériennes capturés par les frontovikis ont été massacrés |
Ces jeunes étaient-ils des combattants ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 21:31 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | | Les VRDistes, ce sont des bâtimenteux qui n'arrivent pas à faire des trucs qui tiennent droit. |
Alors pour défendre un de mes anciens étudiants qui est partit en VRD, il te répondrait:
allez droit ?
mais comment tu fais avec l'existant?
Fin du HS Dan.
Après on a la technique Léodagan, tout cramer pour repartir sur des bases saines.
"Notre" Démodan qui fait tout pêté (accorde moi que c'est un peu la tactique du Léo susnommé, SVP, )
et mon pauvre ancien qui doit s'adapter
Fin du HS qui aurait du être mis dans le fil humour
(Dan, si tu veux encore répondre, en MP mais sincéremment, à quoi bon, c'était juste un gentil troll de ma part. Dans le fond, on s'est compris) _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 22:14 Sujet du message: |
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Comme tous les Jeunesses raflées dans la VS, bien sûr.
@ John : balance ton adresse; _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1012 Localisation: U.S.A
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Posté le: Ven Mar 20, 2026 23:10 Sujet du message: |
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Korzystno = Alt Werder _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Sam Mar 21, 2026 08:01 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | Comme tous les Jeunesses raflées dans la VS, bien sûr.
@ John : balance ton adresse; |
Dan, tu as le bouton MP _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Sam Mar 21, 2026 09:50 Sujet du message: |
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La c'est toi qui n'a pas compris la blague. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Mar 21, 2026 10:32 Sujet du message: |
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13 août
Opération Hannibal
Avions soviétiques contre convois allemands
Au large de Hel – Un raid soviétique tombe au lever du jour sur un convoi revenant de Pillau qui longe la péninsule. Ce convoi comporte six cargos remplis à ras bord de réfugiés, escortés par trois torpilleurs et de nombreuses petites unités.
Les Soviétiques se concentrent sur la plus grosse cible, le cargo Karlsruhe. Rapidement incendié, il chavire assez vite, emportant 750 réfugiés avec lui. Environ 350 autres peuvent être repêchés par l’escorte dans la Baltique, dont les eaux sont relativement tièdes en cette saison (18 à 19°C). Le torpilleur T-8, gravement endommagé, doit être sabordé de peur d’une nouvelle attaque aérienne.
A nouveau, plusieurs appareils soviétiques sont abattus. Une pause de quelques jours est décidée, moins pour réviser les tactiques que pour recompléter les effectifs.
Protestations suédoises
Mer Baltique – Le royaume de Suède, rare puissance neutre dans le conflit qui déchire le monde, proteste énergiquement contre le torpillage tragique du Vänersborg, survenu trois jours plus tôt. Ses morts ne sont en fait que le plus récent incident naval provoqué par une URSS décidément bien peu soucieuse de la liberté des mers.
Molotov, lui, enverrait bien volontiers promener ces petits Scandinaves arrogants, dont les médiocres combines commerciales ont prolongé le conflit, faisant bien plus de morts soviétiques que la flotte de Baltique n’en fera jamais chez les Suédois. Toutefois, vu les précédents (et l’estime publique des Américains étant encore précieuse), le ministre transmet la plainte à l'amiral N.G. Kouznetsov. Celui-ci publiera (une fois encore…) un ordre interdisant toute attaque dans les eaux territoriales suédoises – ordre dont copie sera dûment transmise à Stockholm. S’ils veulent vraiment être tranquilles, les Suédois n’ont qu’à longer leurs côtes !… De très près, de préférence.
Après l’opération Oder
Ressac
Prusse orientale – Front de la Baltique et 1er Front Biélorusse – L’action se calme très vite de Braunsberg jusqu’à Galgarben, tout au nord, ce qui dit sans doute quelque chose de l’usure des troupes engagées. Côté soviétique, on est stoïquement fourbu. Côté allemand, on est… essentiellement surpris. Surtout au vu de la situation désespérée dans laquelle se trouvait hier – et se trouve encore aujourd’hui – l’ensemble du HG Nord. Comme le disait un officier d’état-major, le MP-40 en bandoulière et s’apprêtant à faire (peut-être) le coup de feu devant son poste : « Ils n’ont plus qu’à pousser la porte ! ».
Sans doute, sans doute… Mais les Rouges ne le feront pas. Pas tout de suite en tout cas.
« La seconde offensive sur la Prusse orientale s’achevait par un nouveau demi-échec. Absolument pas coordonnés, le Front de la Baltique et le 1er Front Biélorusse étaient partis en ordre dispersé à l’assaut de Königsberg, alors que tout le monde – et notamment la Stavka – regardait ailleurs. Ce déplorable moment d’inattention devait être responsable de la division de l’attaque soviétique en deux offensives qui dureraient respectivement 25 et 14 jours, consumant 125 000 hommes et 350 chars pour des gains territoriaux marginaux : une grande partie de l’Ost-Preußen, condamnée de toute façon. Elles avaient toutefois réussi à mettre à genoux le HG Nord.
En réalité, il s’en était même fallu de très peu pour que la défaite allemande fût complète. La manœuvre de repli de Georg von Küchler – toujours coincé dans sa geôle alors que les canons se calmaient – s’était révélée décisive. Même l’OKH avait dû le reconnaitre, le bon sens n’ayant pas encore totalement déserté ses bureaux.
Hélas pour le Reich, cette manœuvre désespérée lancée au dernier moment ne résolvait rien. La Wehrmacht de Prusse Orientale était toujours bloquée dans une situation sans issue. Et rétrospectivement, il est facile de voir cette campagne pour ce qu’elle fut : une action longue, pénible, menée avec des forces de second rang… largement suffisantes cependant pour défaire à terme l’adversaire.
Une fois encore, il est donc particulièrement spécieux et trompeur de voir dans ce très relatif échec de l’Armée Rouge la preuve que la Wehrmacht ne cédait qu’en grande infériorité numérique. Cela, pour une raison évidente : le principe de la stratégie, c’est d’obtenir une supériorité. Durant cette campagne, les deux Fronts soviétiques engagés ne s’étaient simplement pas encore assuré cette supériorité, comme partout ailleurs sur le front. Ils s’emploieraient toutefois à l’obtenir, et l’obtiendraient finalement sans rien avoir à céder ailleurs. Au contraire de l’Ostheer, laquelle avait condamné trois précieuses armées à l’impuissance puis à la destruction, tandis qu’on se battait à moins de cent kilomètres de Berlin. »
(Robert Stan Pratsky, Fin de partie : la destruction de l’Ostheer (juin à novembre 1944) – LGF, 2012).
Un autre balcon sur la Baltique
Gotenhafen – L’attaque de la base navale d’Oxhöft et de ses hangars à sous-marins se poursuit. Les bunkers sautent les uns après les autres, les meurtrières se taisent…Et pourtant, la 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) ne parvient pas à prendre les redoutes fascistes, dont les défenseurs – obstinés ou désespérés (voire les deux, ce n’est pas contradictoire…) résistent encore et toujours, de couloirs en souterrains, dans les conditions les plus effroyables. Dignes en vérité, comme l’écriront plus tard certains panégyristes, des Français de 1940, tenant envers et contre tous les forts de la ligne Maginot, les ouvrages des Alpes Maritimes ou ceux de la rade marseillaise.
Une armée “normale” laisserait sans doute pourrir les défenseurs, en attendant que la faim, la soif et la maladie fassent leur œuvre. Que l’ennui désespéré devienne insupportable et que la souffrance morale sape toute volonté de combattre. Mais l’Armée Rouge n’est pas “normale” – en tout cas, pas selon les standards occidentaux. Pour elle, ces ouvrages sont des obstacles à éliminer, puisqu’ils empêchent de regrouper le maximum de monde face à Berlin. Et il faut donc les détruire, avec toute la vigueur nécessaire, quitte à faire couler le sang des frontovikis !
Non que les officiers soviétiques ne soient pas… agacés par ce gaspillage de forces et de munitions qui leur est imposé. Alors, pour se venger, Purkayev appuie toujours davantage sur le mouillage n° VI. Après tout, ses forces sont considérables comparées à celles de l’adversaire : toutes face aux bunkers, elles finiraient par se marcher dessus, ce serait contre-productif, Camarades. La 4. Panzer (Dietrich von Saucken), déjà chancelante, perd définitivement pied et se retire vers les ouvrages industriels des mouillages n° V et IV… et sans doute bientôt III à I, autant de digues fermant la rade au bout du voyage. Quant à Demptau et aux bois de la Staadtsforst Kielau au sud, ils sont environnés de flammes, les Pe-2 de la 15e Armée Aérienne (Nikolai Papivine) semant sans discontinuer des bombes incendiaires au milieu des pins.
Ragaillardi par cette vision et sentant bien que son adversaire n’est plus du tout, mais alors plus du tout assuré de ses arrières, le 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) se lance désormais franchement contre la 5. Panzer (Karl Decker) à Baltenberg – et il a tout le soutien nécessaire. Le dispositif défensif, déjà exsangue, s’effondre et ce qui reste de la division, en plein chaos, se retire vers Stadt-Mitte, soit pratiquement dos à dos avec la 4. Panzer. Cette histoire commence vraiment à sentir le sapin. Et on ne parle pas que des arbres en train de brûler…
………
Dantzig – La 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) entame un nettoyage de Langfuhr particulièrement brutal – quoique très professionnel. Ce district est désormais abandonné de tous ceux qui le pouvaient encore ; sa poignée de miliciens ne devrait pas tenir bien longtemps. Cependant, de façon peut-être paradoxale, il semble que la nationalité des assaillants constitue ici le plus puissant facteur de résistance de la population. De fait, les Allemands n’oublient pas que Wrzeszcz a été jusqu’en 1939 un des plus importants centres de peuplement polonais, brutalement expurgé comme il se devait de toute présence slave dès les semaines suivant la prise de Dantzig. Ce n’est pas pour rien que le souvenir des Freikorps hantait l’armée allemande…
Bref ! Pendant que l’on règle ces contingences, Mazurkiewicz envoie quelques détachements de reconnaissance vers Altstadt et Rechtstadt – mais faute de moyens, ils ne vont pas plus loin que la voie ferrée. Il faudrait du soutien, par exemple celui du 14e Corps Blindé.
………
Kolberg – Le retrait de la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) s’achevant, la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) prend le relais vers l’ouest. Elle vise clairement Gribow, sur la côte, en une transparente tentative pour encercler la 169. ID (Georg Radziej) dans le port. Pour le moment, son dispositif étant toujours en remaniement, Govorov doit se contenter de succès dit limités, quoique déjà considérables pour l’Allemand. La 163. ID (Karl Rübel) voit son flanc percé à Korzystno, forçant encore une fois ses troupes à se réaligner vers le nord, avec l’appui de plusieurs interventions de la 15. Panzer (Willibald Borowitz) depuis Spie. Ces manœuvres sont plus dilatoires qu’autre chose – elles n’ont aucune chance d’aboutir.
Au soir, les Russes sont à moins de deux kilomètres de la mer. Il parait certain que quiconque n’évacuera pas maintenant partagera simplement le sort des défenseurs de Kolberg. En hâte, et sans beaucoup d’égards pour son chef théorique, Himmler, Model ordonne à Hilpert de faire évacuer la 169. ID – mais n’est-il pas déjà trop tard ?
Quant à Govorov, il oblique donc vers le sud, en direction du 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich), toujours à l’arrêt à Naugard.
………
Obornik – Le 7e Corps Blindé (Alexei Panfilov) traverse dans le bruit et la fureur une petite ville que les combats passés autour de Posen ont laissée en ruines. Et ça ne risque pas de s’arranger : la Festung n’est toujours pas tombée, après bientôt un mois de bataille. La 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov), qui suit les blindés, prendra demain le même chemin en direction de Landsberg an der Warthe.
Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie – La 3. SS-Panzer Totenkopf (Hermann Priess) jette l’éponge, au moins provisoirement et avec l’accord tacite de Paul Hausser – lequel s’inquiète cette formation majeure tomber en dessous du régiment. De toute façon, en face, les Rouges ont le plus grand mal à renforcer leurs troupes – mieux vaut leur serrer le cou, en attendant des renforts ! C’est un fait : si la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko) et le 18e Corps Blindé (Alexei Burdeiny) parviennent désormais à faire passer sous un voile de fumigènes assez de monde pour remplacer leurs pertes, ce n’est pas sans difficulté. Et il va falloir plus que quelques caisses de munitions et quelques chars pour reprendre l’offensive ! De leur point de vue, rien de sérieux ne semble réalisable sans points de passage pérennes et solides. Or, en dépit des efforts des camarades aviateurs ou artilleurs, tous les ponts tombent à l’eau, sous les tirs de l’artillerie fascistes – qu’elle vienne de la rive Ouest ou du Nord.
Dans les ruines de Frankurt-Am-Oder, la Wehrmacht pousse toujours plus fort vers les rives et les ruines de l’Oderbrücke.
Depuis le sud, la 1. Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath) ne progresse plus qu’avec les pires difficultés, étant sans cesse prise de flanc depuis la digue du Löwen Insel par l’artillerie de la 70e Armée (Alexander Ryzhov) – laquelle tire en continu, sans égard pour ses tubes tous neufs. Il faut donc en revenir à la Rattenkrieg – passer de cave en cave, de décombres en déblais, en priant que rien ne tombe sur personne. Ou alors attendre la nuit – c’est bien, ça, la nuit. Comme le dira un poète resté anonyme (4) : « Le feu d’artifice constant des fusées éclairantes, beauté anonyme perdue sur les eaux noires de l’Oder, découpait en noir et blanc, sur les façades, épaves et dépouilles, tout le malheur d’une vie perdue. ».
La 5. SS-Panzer Wiking (Herbert-Otto Gille), venant de l’ouest, est un peu mieux positionnée. Mais cela ne veut pas dire qu’elle a la partie facile, affrontant les vétérans survivants de la 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko), contre lesquels ses hommes ont eu tout le temps de développer – encore plus que de coutume – une forme de rancune personnelle. De plus, elle doit faire avec sa fatigue extrême et la nécessité de couvrir sa gauche sur la colline de Lebuser Vorst, où se trouve le séminaire et le Stadt Krankenhaus. Sa progression est donc chaotique, en dépit de l’appui – contraint et forcé – de quelques gros engins du 508. schw. Pz Abt (Major Helmut Hudel), qui ne sortent de leurs couverts que pour tirer quelques obus, avant de faire machine arrière en présentant bien leur plastron à l’ennemi…
Mais on avance ! La preuve : les Nordiques ont franchi les parcs et progressent de maison en maison le long de la Collegien Straße vers la Friedeng Kirche. Le secteur ayant en partie été soufflé lors de l’explosion du gazomètre, il est tout à la fois plus pénible et plus facile à parcourir. Au sud, la Hermann-Göring a passé le Haust-Rellamt et n’est plus qu’à deux blocs de son objectif. Tout cela traîne mais ne parait donc pas devoir durer éternellement. Même sans renforts venus de Brieskow-Finkenheerd !
Reste l’affaire de Landsberg an der Warthe. Ici, la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) continue de pousser vers Vietz contre la 10. Panzergrenadier (August Schmidt) – mais ce n’est plus dans l’indifférence. En effet, on lui promet des renforts ! D’abord, les engins du 2e Corps Blindé de la Garde (Ivan Vovchenko), pour couvrir ses arrières et défaire enfin cette fichue 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn). Ensuite, diverses unités promises par ce cher Rokossovski. Celles-ci arrivées, Vovchenko pourra passer en exploitation, pour aider Sharokine à percer vers Vietz. Joukov garde le 2e Corps Mécanisé (Vasily Volsky) sous la main selon ce qui se passera dans les différents secteurs…
Mais qui a eu cette idée folle ?
(De retour dans le) Centre de Frankfurt-am-Oder – La Sturmbrigade der Waffen-SS Charlemagne pèse, fort logiquement, de moins en moins dans la bataille. Depuis la Sophien Straße, elle s’avère incapable de forcer seule les quelques 800 mètres de terrain découvert du parc Reizmann vers la Sankt-Georg Kirche, laquelle contrôle la Lenne Straße menant vers l’aile sud du Krankenhaus (l’hôpital). Idéalement, il lui faudrait des semi-chenillés. Mais l’Oberführer Gustav Krukenberg n’en a pas. Du coup, il convient d’attendre les quelques Panzer IV qu’on lui a promis pour l’assaut – mené par les Allemands, cela va de soi.
Nuées
Front de l’Oder – Le Reich envoie de nouveaux agneaux sacrificiels à la bataille : les 553. VGD (Hans Bruhn) et 559. VGD (Kurt Freiherr von Mühlen), à peine formées mais néanmoins à pleins effectifs et disposant – c’est appréciable – d’une dotation complète en armes automatiques et Panzerfausts. Celles-ci montent au front au nord de Berlin, au carrefour de Prenzlau – sur les traces de leurs aînées disparues.
Reste à savoir qu’en faire… Model ne fait guère confiance à ces troupes formées en hâte, qui ont montré tout à la fois leur hargne en défense (elles ont été conçues pour cela), mais aussi leur manque de mobilité et leur incapacité à manœuvrer correctement. Dans l’idéal, elles pourraient prendre le relais d’unités de format standard, plus expérimentées, afin de les libérer pour mener des contre-attaques. Malheureusement, les divisions d’infanterie “classiques” se font désormais plutôt rares dans l’armée allemande – à moins que l’on parle d’unités “éprouvées”, ce qui est bien plus courant.
Cela étant, Heinrich Himmler a été informé par son état-major de ce qui se joue à Küstrin. Et il se voit bien remporter une belle victoire pour son premier engagement majeur – une action vers Soldin puis Landsberg an der Warthe, menée avec toutes les forces disponibles… donc, notamment, avec ces toutes neuves VGD !
Admonestation
OB Oder – Après son fameux ordre « Mort et Châtiment à quiconque se dérobe à son devoir », Heinrich Himmler se sent d’humeur lyrique. Dans son ordre du jour, il proclame donc : « Le Seigneur Dieu n’a jamais abandonné notre peuple et a toujours aidé les braves dans les heures de grandes nécessités ! ». Qu’un SS – et pas n’importe lequel ! – en appelle au Ciel ne manque pas d’une certaine ironie (5). Cela fait, il émet juste après une instruction aux Gauleiters, leur enjoignant de faire arrêter toute femme allemande donnant à manger à un soldat en fuite. Ou en retraite, c’est pareil. Chassez le naturel…
Les Festungen, encore et toujours
Festung Posen – La 50e Armée (Konstantin Golubev) entame une nouvelle phase de réduction des derniers ouvrages défensifs de la ville. Il faut bien admettre qu’elle a réussi à se frayer un chemin dans les décombres de la vieille ville, malgré la surveillance exercée par une garnison retranchée dans ses redoutes… et qui économise ses hommes comme ses munitions. Les bastions II Brünneck et I Röder, dont il ne subsistait que quelques appuis et ouvrages enterrés depuis leur démolition partielle en 1896, ne font pas le poids bien longtemps.
De son côté, Vasily Chuikov n’a toujours pas digéré son revers, ni la passivité qu’on impose à sa 10e Garde. Il prépare donc un assaut de grand style sur le fort Winiary, avec toute la science et la minutie qu’on lui prête. Enfin, dès qu’il en aura les moyens !
Festung Breslau – Le commandement allemand connait de graves dissensions, alors que l’Armée Rouge poursuit ses manœuvres et ses bombardements. Il faut bien trouver un responsable au fiasco de la Grande Île… Hans von Ahlfen et Hans Hanke interprètent ce qui s’est passé de façon opposée. Le premier défend ses subordonnés et plus particulièrement Nikolaus von Vormann – jugé pas assez agressif. Le second estime au contraire que l’ensemble du commandement de la Wehrmacht a fait preuve d’une passivité coupable – et notamment Otto Schünemann, dont le XXXIX. AK n’a pas engagé l’ombre d’un Landser durant la bataille ! Le fait qu’il faille tenir les rives de l’Oder, même durant les combats, n’effleure visiblement pas l’esprit du Gauleiter… De fait, en ces heures difficiles, entre disette et bombardements, Hanke refuse toujours de voir la réalité de la situation, s’accrochant à des chimères telles que l’arrivée imminente de renforts sur son fameux terrain d’aviation.
Prolétaires aviateurs de tous les pays, unissez-vous !
Rencontre gênante
Prusse orientale – « Plus tard, ces rencontres de prisonniers français deviendraient plus fréquentes. Mais les plus dramatiques étaient celles qui nous mettaient en présence de garçons d’Alsace ou de Lorraine enrôlés de force dans la Wehrmacht. Ils portaient l’uniforme haï mais s’exprimaient dans notre langue, nous suppliant de ne pas les abandonner, de les sauver. Que pouvions-nous faire ? Que pouvions-nous dire ? Toujours la même chose : qu’une mission à Moscou s’occupait d’eux (6). Et nous passions, rejetant cette image atroce de la guerre comme nous en avions déjà tant rejetées. »
(Capitaine François de Geoffre, Escadre Franche-Comté/Vistule, Charles Corlet éd. 1952, rééd. J’ai Lu / Leur Aventure 1963 sous le titre Franche-Comté/Vistule)
Notes
4- Peut-être Günter Eich, d’une unité de Transmissions, fait plus tard prisonnier par les Anglais dans le sud de l’Allemagne.
5- Commentaire très personnel d’un séminariste anonyme : « Dieu est amour. Mais il n’est pas qu’amour. Il peut être colère, comme avec Adam et Eve chassés du Paradis. Il n’aime pas tout le monde. En tout cas, il n’aimait visiblement pas les nazis. ».
6- La mission du lieutenant-colonel Luguet donnera des résultats limités mais utiles sur ce dossier, contribuant à la libération puis au rapatriement relativement rapide de la plupart des “Malgré-nous” dès… 1946. Le tout sur la base de listes établies par les seuls Soviétiques (d’où la disparition de nombreux individus cités dans les registres…), mais aussi dans un geste de bonne volonté destiné peut-être à encourager une collaboration franco-russe qu’on imaginait favorable au Parti frère français – ce qui n’empêchait d’ailleurs pas ce même PCF de hurler au « sauvetage des collabos » par les « gouvernements réactionnaires » du pays. Dans le fond, pour Staline, le sort de supposés “Hiwis” n’avait sans doute pas grande importance. Il aurait ainsi déclaré à l’ambassadeur en poste à Moscou : « Je comprends que vous souhaitiez les fusiller vous-mêmes, mais pourquoi leur faire prendre le train, alors ? ». |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Sam Mar 21, 2026 11:04 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | | La c'est toi qui n'a pas compris la blague. |
OKAY <insérer les visiteurs, Jacquoille, c'est okay>
J'avais zappé les conversations précédentes  _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Mar 21, 2026 11:34 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | Cette histoire commence vraiment à sentir le sapin. Et on ne parle pas que des arbres en train de brûler… |
The fire was red, it flaming spread
The trees like torches blazed with light
 _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Sam Mar 21, 2026 12:19 Sujet du message: |
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J'ai le livre de Vassili Tchouïkov racontant la prise de Berlin. Dans les premiers chapitres il raconte la campagne de Pologne, puis la Prusse-Orientale.
De manière intéressante, le général soviétique soutient qu'au moment de la bataille de la Prusse-Orientale, il n'y a rien entre lui et Berlin, mais la volonté de Staline de s'emparer de Koenigsberg l'a privé du carburant et des munitions qui lui auraient permis de prendre Berlin et a laissé le temps aux nazis de renforcer leurs défenses, ce qui a prolongé le conflit de plusieurs mois.
Notez que je n'ai aucune prétention à connaître suffisamment la Stavka 'de l'intérieur' pour déméler le vrai et le faux. Toutefois, certains passages sur le conflit en Pologne réussissent magistralement à exonérer Tchouïkov de toute responsabilité sur l'écrasement de l'insurrection de Varsovie...; nous savons à présent que les Soviétiques s'étaient arrêtés pour laisser les Allemands les débarrasser de nationalistes polonais aussi gênants pour eux qu'ils l'étaient pour les Allemands... une manoeuvre d'un cynisme rare.
Donc...
Il n'en demeure pas moins que le témoignage d'un maréchal de l'Union Soviétique qui a dirigé un des fronts principaux ( et qui est OTL le vainqueur de Stalingrad) ne peut tout simplement pas être balayé d'un geste de la main. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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