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Le Front Russe, Août 44
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
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MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 12:20    Sujet du message: Répondre en citant

Justement à éviter, ca Cool Mais je n'ai pas le génie de Goscinny
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Wardog1



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MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 15:34    Sujet du message: Répondre en citant

la méthode Goscinny c'est un coup a se mélanger les pinceaux entre plusieurs récit, surtout si on écrit des type de récit diffèrent et on ne sera pas surpris si un jour on trouve un texte ou on trouve des soldat américains et leur T-rex et des vulcains affronter des soldat allemands allé a des stormtroopers et des geths!
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"You and I are opposite sides of the same coin. When we face each other, we can finally see our true selves. There may be a resemblance, but we never face the same direction."

Larry Foulke
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Le Chat



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Messages: 688

MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 18:08    Sujet du message: Répondre en citant

Wardog1 a écrit:
la méthode Goscinny c'est un coup a se mélanger les pinceaux entre plusieurs récit, surtout si on écrit des type de récit diffèrent et on ne sera pas surpris si un jour on trouve un texte ou on trouve des soldat américains et leur T-rex et des vulcains affronter des soldat allemands allé a des stormtroopers et des geths!


Boarf on a déjà des déesses égyptiennes à tête de lionne qui se promènent au milieu d'une division blindée en goguette dans les Balkans, ou des pilotes de mustang qui se retrouvent à siroter du nectar entre les bras d'accortes divinités grecques, alors... En plus, le racoon a affublé son hydralisk de marquages de la honvèd, donc si c'est pas un signe !
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"Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)
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Hendryk



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MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 18:34    Sujet du message: Répondre en citant

Le Chat a écrit:
Boarf on a déjà des déesses égyptiennes à tête de lionne

Sekhmet c'est encore rien, attends de découvrir la prochaine divinité de Dan, Semtex Wink
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With Iron and Fire disponible en livre!
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demolitiondan



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Messages: 13214
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MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 18:37    Sujet du message: Répondre en citant

Il est possible que je sois sur cette photo.


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Archibald



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Messages: 11889

MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 19:54    Sujet du message: Répondre en citant

Ah tiens au fait faut que je te demande: est ce que tu est impliqué dans la démolition du Val Fourré ? j'avais de la belle-famille là-bas, dans le vieux temps...
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Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
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Le Chat



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Messages: 688

MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 20:24    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
Ah tiens au fait faut que je te demande: est ce que tu est impliqué dans la démolition du Val Fourré ? j'avais de la belle-famille là-bas, dans le vieux temps...


A côté de Notre Dame de la Touffe, juste sous la Coulée du Grand Bronze... ok, je Arrow Arrow Arrow
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demolitiondan



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Messages: 13214
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MessagePosté le: Mar Mar 10, 2026 20:39    Sujet du message: Répondre en citant

Val fourré ? Bah, ca s'est calmé là Bas. J'ai essayé. Mais pas à cette heure.
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Casus Frankie
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Messages: 15562
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 18, 2026 15:57    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, on repart. Je signale que Wings prend le relais sur les événements navals (en Baltique), en attendant plus.


11 août
Opération Hannibal
Avions soviétiques contre convois allemands
Au large de la péninsule de Hel
– Les évacuations allemandes continuent tant bien que mal, avec l’énergie du désespoir, malgré les raids aériens lancés par les Soviétiques. Aujourd’hui, l’un de ces raids frappe un convoi assez important qui longe la péninsule de Hel. Cependant, les tactiques antinavires des Soviétiques (qui n’utilisent aujourd’hui ni torpilles ni roquettes) sont encore loin d’être au point et le volume de feu anti-aérien est important. Du coup, les assaillants, attaquant en vol rasant perdent seize bombardiers, tandis que huit chasseurs sont abattus par une rare réaction de la Luftwaffe.
Néanmoins, les résultats sont relativement probants. Le navire-hôpital Posen, reconverti en transport, sombre avec 250 passagers et marins. Les dragueurs de mines M-376 et TS-10 et le chasseur de sous-marins UJ-1102 sont également coulés. Enfin, le torpilleur T-11 est endommagé par deux bombes et doit être remorqué jusqu’à Swinemunde.

Après l’opération Oder
Face à la Baltique
Prusse orientale – Front de la Baltique
– Après l’échec tragique de la veille, et tandis que des orages d’été aussi drus que gênants venus de la Baltique arrosent le champ de bataille, Rodion Malinovski aimerait décidément beaucoup arrêter les frais. Cette seconde offensive vers Königsberg a certes produit quelques résultats notables – cinquante kilomètres de terrain gagnés, des chars rouges parvenus jusqu’aux murs de la forteresse (avant de devoir se retirer) – mais elle devient décidément trop pénible pour le gain qu’on en tire. Ses troupes se retrouvent coincées dans l’engrenage menant au cœur de la machine fasciste qui défend la capitale de la Prusse orientale ! Sur le principe, c’est… défendable, surtout dans l’Armée Rouge : on espère ainsi paralyser cette machine. Mais il faut aussi, malgré tout, tenir compte de la rentabilité opérationnelle, notion capitaliste il est vrai, mais néanmoins fort utile quand on prétend faire la guerre.
Hélas, à cette heure, le commandement suprême (Staline, pour ceux qui n’auraient pas compris) n’a toujours pas donné suite aux timides propositions de « pause opérationnelle avant une prochaine action » formulées par Malinovski, en dépit de son dernier coup de fil à Vassilevski, lequel l’a pourtant appuyé. Il est vrai que, dans le même temps, son voisin du 1er Front Biélorusse présentait ses propres idées, analogues d’ailleurs – on comprend qu’il faille un peu de temps pour prendre pareille décision. En attendant, Malinosvki se voit contraint d’engager une fois de plus ses troupes éreintées dans un combat perdu d’avance.
Au nord, la 4e Armée (Nikolai Gusev) progresse (très poussivement) de Rinau vers Galgarben et Poggenfuhl – son adversaire, la 61. ID (Gunther Krappe), ne peut sérieusement prétendre tenir partout sa ligne. En revanche, plus au sud, la 7e Armée (Alexey Krutikov) continue de se cogner sans résultat à la 13. SS-Grenadier Kurland (Carl-Friedrich von Pückler-Burghauss), tout aussi usée que son adversaire mais au moins aussi têtue (sinon plus…), et qui bénéficie surtout de deux atouts importants. Non seulement elle est soutenue par sa voisine la 21. ID (Gerhard Matzky), mais en plus, elle est en permanence renforcée par des éléments de bric et de broc accourus de la forteresse : miliciens, bataillons de marche, restes du Gruppe Memel (Wolfgang Erdmann). L’Armée Rouge, elle, n’a aucune transfusion à faire à son patient, faute de renforts comme de réserves. Tout est déjà engagé. Sur la gauche de la 7e Armée, la 1ère Armée (Aleksei Kourkine) repart à peine de Lapiau ! Du coup, le front bouge assez peu autour de Groß Ottenhagen, tandis que Groß Lindenau est désormais contestée : un flanc allemand voué à se rabattre naturellement vers Neu Lindenau. Pas vraiment décisif !
Du côté de l’ancien saillant, la 42e Armée (Ivan Morozov) n’est plus à l’offensive – en fait, elle se bat pour conserver ses positions entre Uderwangen et Abschwangen, face à une contre-offensive rageuse de tout ce dont la 18. Armee (Georg Lindemann) dispose encore dans la région. Les frontovikis se font sagement massacrer sur place, dans un combat digne de l’Autre Guerre, et le front se fige pour la nuit de Frisching à Abschwangen (en gros). Sur la droite de Morozov, faute de prendre Eylau, la 7e Armée de la Garde (Nikolai Berzarine) tente de progresser jusqu’à Groß Sausgarten et Berkarten, sans toutefois y parvenir…
Pendant ce temps, le 10e Corps Mécanisé (Nikolai Vedeneyev) s’emploie à rassembler ses morceaux épars dans le secteur d’Almenhausen. Il est dorénavant d’évidence incapable de la moindre action, sinon au niveau le plus local. T-34 et autres blindés arrivent du nord et de l’est au compte-goutte, entrant dans les lignes amies sur leurs ultimes réserves d’essence. Nikolai Vedeneyev, lui, a les yeux rivés sur ses rapports d’effectifs – et il est quelque peu inquiet. Ne risque-t-il pas d’être sanctionné pour le… petit contre-temps subi devant le grand port ? Certes, son courage personnel n’est pas en cause : Vedeneyev a vu Königsberg de ses yeux, il peut même le prouver, ne serait-ce que par les multiples messages échangés de là-bas. Mais on sait ce que vaut pareille plaidoirie, et d’autres montés plus haut sont tombés fort bas pour moins que ça. On verra bien (ou mal, hélas), sans doute.

Offensive sur Bartenstein – Fatigue
Prusse orientale et Pologne – 1er Front de Biélorussie
– Plus bas, Kyrill Meretskov se voit lui aussi contraint à des efforts futiles, quoique théoriquement décisifs, pour la prise de Bartenstein. C’est tout de même l’objectif de toute l’offensive ordonnée par la Stavka en Prusse orientale ! La 34e Armée (Anton Lopatine) affronte donc toujours la 254. ID (Alfred Thielmann) et la 96. ID (Ferdinand Nöldechen) à Skitten – mais elle piétine. Une tentative de débordement vers Siddau ne parvient pas à débloquer la situation. Le XXXVIII. ArmeeKorps (Kurt Herzog) s’accroche en travers de la porte qu’il ferme au nez du Rouge.
De fait, seule l’intervention de la 39e Armée (Andrei Zigin) et du 1er Corps de Cavalerie de la Garde pourrait permettre de forcer le passage, par un mouvement tournant coupant la liaison Bartenstein-Bischofstein. La 269. ID (Hans Wagner) défend seule ce secteur à Sturmhübel – et elle est dramatiquement isolée. Toutefois, la 39e Armée (Andrei Zigin) est encore loin, dispersée dans un vaste territoire qu’elle doit contrôler, et les forces de N.S. Oslikovsky sont toujours en plein ralliement, après leur course dans les marais.
Dans Bischofstein, justement, la 55e Armée (Vladimir Smiridov) est toujours stoppée – moitié parce qu’elle s’est dispersée ces derniers jours, moitié parce que les fascistes, eux, forment désormais un dispositif cohérent sur un arc Wuslack – Schönwalde – Linglack, fermant de fait la route de Bartenstein. Et puis – c’est moins avouable – l’infanterie soviétique est très occupée à se défouler dans une ville en flammes (1). Du coup, la situation évolue peu. La 126. ID (Gotthard Fischer) est simplement forcée d’évacuer Linglack pour rejoindre la 30. ID (Wilhelm Hasse) sur Schönwalde.
Dans le même temps, à Heilsberg, la 3e Armée de la Garde (Ivan Zakharkine) achève de s’emparer des positions du XXIV. PanzerKorps (Martin Wandel), rejeté vers Grossendorf et Konnegen… Mais si les mâts radio dominant la cité sont bien tombés, cet exploit a coûté bien trop cher ! Du coup, bien sûr, les troupes fatiguées, décimées, dispersées, mal ravitaillées, s’occupent à mettre à sac la localité au détriment de leur efficacité combative.
Quant à la 1ère Armée de la Garde (Ivan Chistiakov), elle repousse péniblement la 122. ID (Gustav Hundt) et la 39. VGD (Ludwig Löweneck) dans Roggenhausen et Nabratten – difficile d’avancer plus vite tant que la 20e Armée (Arkady Ermakov) n’a pas pris le relais sur la gauche… Il est toutefois probable que l’ensemble de ces poussées obligera bientôt les Allemands à évacuer le saillant de Bischofstein vers Gallingen, avant d’y être encerclés. C’est déjà ça !

Un autre balcon sur la Baltique
Poméranie – 2e Front de Biélorussie
– Exécutant – bien sûr – les instructions de la Stavka, le maréchal Konstantin Rokossovski doit détacher en urgence plusieurs formations vers le front de l’Oder. Toutefois, cela ne se fait pas sans difficultés ni sans impact sur les opérations en cours. C’est que Rokossovki n’avait pas prévu d’aller au secours de son voisin, ce cher Joukov, dont la situation du côté de Frankfurt semble être… plus difficile que prévu.
Bref, qu’envoyer ? Les forces autour de Dantzig et Gotenhafen – dont les 13e et 14e CB – sont trop loin (elles auraient 300 kilomètres de mauvaises routes à faire et arriveraient trop tard) et surtout, elles sont en partie déjà engagées… sinon usées. Et Rokossovski compte bien les utiliser plus tard ailleurs. A la limite, le 13e Corps Blindé (Boris Bakharov) pourrait quitter Hel pour aller prendre le relais de quelqu’un d’autre…
Le 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev), lui, est désormais plus ou moins libre de ses activités de “pacification” au centre… Mais s’il est moins loin, il se trouve tout de même à 200 kilomètres. La 15e Armée (Georgiy Zakharov) et la 54e Armée (Sergei Roginski), qui ont pris Schneidemühl, sont plus proches, mais mal positionnées et fatiguées. Avec du soutien, elles pourraient peut-être poursuivre… mais c’est l’inverse qui se profile, la Stavka ayant “suggéré” sur certains conseils avisés le retrait de la 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov) en deçà de la Noteć, au motif qu’il y avait peu d’action sur la rive gauche. Ah bon ? On se demande en effet ce qu’y faisait l’infanterie soviétique ces derniers jours ! La 29e Armée (Alexander Gorbatov) est trop usée… Enfin, la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) et la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) font le siège de Kolberg, qu’elles ne vont tout de même pas laisser tomber. Non ?
C’est un problème, un vrai problème…
La seule solution crédible serait, en dépit de tout, de retirer la 2e Armée de la Garde de ses positions face à la forteresse fasciste. Avec le 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich), elle descendrait ensuite vers Küstrin par Soldin. Pendant ce temps, la 63e Armée renforcée du 7e Corps Blindé (Alexei Panfilov) irait appuyer fraternellement la 64e Armée du côté de Landsberg an der Warthe et l’ensemble de la péninsule serait sans doute sécurisée… sous une très grosse semaine. Dans l’intervalle, des forces venues de l’est prendraient le relais – avec une pression appliquée au bon moment, tout ceci pourrait même permettre de détruire de ce que le fasciste possède de valable au centre… sinon le fasciste tout court !
Cette manœuvre particulièrement hardie reviendrait à lâcher les basques des armées nazies en déroute, tout en prêtant le flanc à une (bien improbable) contre-attaque depuis Stettin. Ainsi, elle serait risquée… mais au moins, elle serait utile. Sans doute Rokossovski est-il contrarié – autant dans ses plans que personnellement. Il paie aussi, sans forcément vouloir le reconnaitre, son excès d’ambition : avoir voulu saisir l’ensemble de la Poméranie – et même au-delà – d’un seul coup, sans envisager aucun grain de sable dans sa machinerie d’acier. Tant pis : le chef du 2e Front Biélorusse ne risque pas de mettre en cause quoi que ce soit qui puisse servir son maître. Il va donc tenter le coup.
………
Gotenhafen – Aucune raison, ici, de changer les plans. La 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) continue son pilonnage afin de réduire la base navale d’Oxhöft, dont la ceinture fortifiée prétend toujours tenir. Plus à l’ouest, sur les contreforts d’Oblesch (d’où l’artillerie soviétique ferme désormais l’anse), les hangars fortifiés de la base sous-marine jouent eux aussi leur dernier carré – les vastes zones ferroviaires entre les deux points de résistance n’étant plus, bien sûr, que des champs de tir meurtriers. La 4. Panzer (Dietrich von Saucken), chargée de défendre le secteur au-delà, est globalement impuissante.
Du côté sud de la ville, le 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) maintient une ferme pression sur le quartier de Baltenberg, moins pour le prendre que pour déclencher les interventions compulsives de la 5. Panzer (Karl Decker), bien obligée de se montrer… et de perdre encore quelques rares engins. L’Armée Rouge n’a même pas besoin de sécuriser ses positions – le quartier Wittomin, sur les reliefs à l’ouest, est simplement contesté. Cela suffit pour y poster des observateurs d’artillerie, voire carrément des batteries d’obusier.
Enfin, comme on l’a vu, le 13e Corps Blindé (Boris Bakharov) reçoit l’ordre de se rallier autour de Rheda, avant de se porter vers Kolberg. Lourde tâche, d’autant plus qu’il se trouve en bout de chaîne logistique. Il en a sans doute pour cinq jours.
………
Dantzig – La 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) a bien constaté la faiblesse relative des défenseurs de ce qui fut la trop fameuse cité libre. L’ennui, c’est que ses propres forces ne sont pas tellement supérieures ! Quatre contre un, certes, c’est bien en plaine, mais ce n’est pas du luxe en terrain fortifié. Varsovie puis Malbork l’ont démontré ! Et comme, en plus, il ne fait pas très beau aujourd’hui – donc qu’on a encore moins d’appui de la part des VVS que de coutume ! – la journée se passe en simples coups de main pour s’emparer de l’éminence dominant la ville dans le secteur de Zigankesberg. Ce n’est pas de la lâcheté – c’est de l’économie. Mazurkiewicz tient à gérer au mieux ses forces, en bon père de famille.
………
Stolpmünde – Le 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev) reçoit lui aussi l’ordre de rallier ses engins et équipages dispersés dans la nature, afin de se porter vers Kolberg. Pliev est en moins loin que Bakharov, et ses forces sont, par nature, plus légères donc plus mobiles. Elles devraient donc être à destination d’ici trois ou quatre jours… à condition de pouvoir rassembler tout le monde et d’avoir assez de carburant !
………
Kolberg – Tandis que les camarades de la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) progresse toujours plus vers Kautzenberg, menaçant désormais clairement de couper la route de Stettin (donc d’encercler Kolberg), la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) – pourtant supposée l’appuyer, et qui l’a d’ailleurs fait jusque-là plutôt efficacement – reçoit l’ordre de passer en réserve. Cette unité doit désormais économiser troupes et munitions, en attendant une relève – laquelle ? Ça, l’état-major ne le sait pas encore…
Du coup, toute l’action soviétique se trouve nettement déséquilibrée. La Wehmarcht bénéficie bien sûr du flottement qui s’ensuit : la 163. ID (Karl Rübel) reprend son souffle, tandis que la 15. Panzer (Willibald Borowitz) peut se reformer pour lancer des contre-attaques très locales en terrain favorable, sur la route de Bogusławiec. Un simple contre-temps assurément, mais c’est tout de même désagréable ! Quant à la 169. ID (Georg Radziej), toujours enfermée dans la ville – ce qui ne risque pas de changer avec Himmler aux commandes ! – elle encaisse un peu moins que la veille. C’est toujours ça.
………
Naugard – Le 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich) a désormais bien sécurisé sa position. Il forme un hérisson prolongé par une bien fragile pointe sur la route de Plathe. Et il attend désormais du carburant, voire du soutien, pour reprendre sa chevauchée victorieuse.
………
Autour de la Noteć – Dans la soirée, la 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov) reçoit l’ordre de se retirer vers Schneidemühl, en cédant rapidement ses positions autour de Woldenberg à la 15e Armée (Georgiy Zakharov), laquelle va se décaler vers le sud pour faire de la place à la 54e Armée (Sergei Roginski). La 63e Armée doit marcher vers Obornik, petite ville ravagée à la périphérie de Posen, vers laquelle le 7e Corps Blindé d’Alexei Panfilov se dirige déjà. Joukov aura sans doute l’élémentaire courtoisie de leur céder la priorité aux carrefours, non ?

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie
– A Lebus, la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko) reste en ballottage défavorable – mais un peu moins défavorable qu’hier, grâce à l’arrivée des premiers engins du 18e Corps Blindé (Alexei Burdeiny). Celui-ci a été “prêté” par la 3e Armée de Chars (Pavel Rybalko) à la 4e Garde – moins pour renverser une situation très compromise que pour stabiliser le front en empilant des blocs d’acier. On a vu mieux comme stratégie… et le 18e CB subit donc des pertes parfaitement évitables en d’autres circonstances, pertes dues à l’ennemi mais aussi aux difficultés de transfert.
De fait, faute de mieux et compte tenu de l’urgence, le génie soviétique a recours à des ponts de bois “renforcés” avec de la paille pour une meilleure flottabilité. Quand il s’agit de faire passer de l’infanterie ayant déjeuné léger, voire des armes lourdes jusqu’au canon de 76 mm, ça peut encore aller. Mais un char de 32 tonnes est sensiblement plus exigeant… N’empêche, l’exercice fonctionne !
Il est vrai qu’entre barrages d’artillerie, orages de Sturmovik et contre-attaques plus ou moins ordonnées de pelotons d’engins arrivant (littéralement) au fil de l’eau, la 3. SS-Panzer Totenkopf (Hermann Priess), déjà bien fatiguée, commence véritablement à n’en plus pouvoir. Même avec le soutien des rares Löwe encore opérationnels du 102. SS-schw. Pz Abt (Anton Laackmann) : certes, ceux-ci font régulièrement des cartons depuis Lebus voire Mallnow… mais c’est pour s’attirer immédiatement un tir de contre-batterie pas toujours inefficace. Afin d’arrêter la marée rouge, il faut d’urgence des renforts ! Car si sa situation reste désespérée, la 4e Armée de la Garde n’est décidément pas encore morte.
Plus bas, après déjà dix jours de combats, il n’est plus juste de dire qu’une atmosphère d’apocalypse flotte sur Frankurt-Am-Oder. Car l’Apocalypse elle-même s’est abattue sur la cité avec toute la majestueuse violence des Écritures – Saint Jean l’Évangéliste serait le premier à reconnaître une version moderne de son œuvre. Face à la 5. SS-Panzer Wiking (Herbert-Otto Gille), à la 1. Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath) et au 508. schw. Pz Abt (Major Helmut Hudel), renforcés de toutes sortes d’unités, la 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko) s’accroche avec l’énergie du désespoir et un acharnement qui fait honneur à ses aînés… ou à ses adversaires de l’aller, mais avec encore plus de gravats qu’auparavant. Les panzers de la Luftwaffe remontent de la Kommandantur, leur infanterie s’emparant de vive force du Hauptpostam après un rude assaut au corps à corps. Il ne reste plus qu’à passer le boulevard de la Mort, la désormais trop fameuse Legen Straße… Pendant, ce temps, sur la gauche, les SS nordiques avancent vers la Hohenzollern Platz, après avoir pris d’assaut un Stadt-theater en ruines, mais qui commande toujours une grande part des accès vers la vieille ville. Dans cette lutte sans gloire, les Löwe servent de canons d’assaut et bien des batailles s’achèvent à la grenade voire à la pelle… Au soir, les Allemands ont progressé, c’est indéniable. De l’ordre de 500 mètres environ… La nuit suivante, ils vont tenter de traverser les parcs et autres espaces dégagés servant de champs de tir pour attaquer dès l’aube les immeubles autour de l’église Sainte-Marie… ou de ce qu’il en reste.
Ici aussi, pour trancher la décision – et pour aller plus vite aider Priess – il faudrait sans doute des renforts. Par exemple la division GrossDeutschland (Hasso von Manteuffel) et la 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke), toujours coincées au sud. Problème : il leur est très difficile de se dégager, avec la 60e Armée (Ivan Kreyzer) qui, postée de l’autre côté de l’Oder vers Aurith et Ziebengen, multiplie les manœuvres menaçantes en profitant de la dispersion allemande et du terrain dégagé… Il devient évident – et cela aurait dû apparaître depuis longtemps – qu’à progresser sans cesse le long de l’Oder tout en devant couvrir son flanc regardant le fleuve, Braunbär s’affaiblit constamment ! Hausser va pourtant devoir trouve une solution, et vite ! Peut-être la 60. Panzergrenadier Feldernhalle (Otto Kohlermann) pourrait-elle s’étirer un peu plus encore depuis Sorau ?
Côté soviétique, on n’a pas ces difficultés : la 70e Armée (Alexander Ryzhov) vient d’arriver dans le secteur. Par contre, on a d’autres problèmes : avec tous les autres renforts qui arrivent, où la déployer, compte tenu de la pénurie de pontons ? Joukov lui ordonnerait bien d’appuyer la 8e Garde avant qu’elle ne soit totalement consumée… Mais alors, que faire des autres formations blindées de Rybalko ?
La réponse viendra peut-être enfin d’après-midi. Car à ce moment, la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine) – que tout le monde avait un peu oubliée, il est vrai, dans sa supposée impasse de Landsberg an der Warthe – indique qu’elle progresse franchement sur la route de Vietz. Elle atteint Liebenow en repoussant la 10. Panzergrenadier (August Schmidt)… mais elle a aussi toujours besoin de quelques menus renforts pour garder ses arrières contre la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn). Et si la clé de Frankfurt se trouvait juste un peu plus au nord ?

Mais qui a eu cette idée folle ?
(De retour dans le) Centre de Frankfurt-am-Oder
– La Sturmbrigade der Waffen-SS Charlemagne enlève la Heinrich von Kleist Schule – en un assaut typique de la furia francese… sauf qu’il s’agit ici d’une furie espagnole : c’est une section de l’ancien Régiment Azul qui mène l’attaque. Comme de coutume, les Rouges n’accordent ou ne demandent aucun quartier. Mais en sortant, la Charlemagne est tombée à 187 valides ou blessés légers. La troupe de l’Oberführer Gustav Krukenberg était déjà insignifiante à l’échelle du conflit. Elle le devient de plus en plus à l’échelle de la bataille.

Les Festungen, encore et toujours
Festung Posen
– Avec le départ de la 69e Armée (Mikhaïl Kazakov) vers l’Oder, la 50e Armée (Konstantin Golubev) doit passer une bonne partie de la journée à redéployer son aile droite sur la rive est de la Warthe, en prévision des prochaines opérations à mener dans la vieille ville. Toutefois, pour l’infanterie, il ne s’agira absolument pas d’attaquer de front ce qui subsiste de la ceinture intérieure – essentiellement les bastions II Brünneck et I Röder, avec le fort Radziwill. Non, on cherchera plutôt à s’assurer de points d’observation, de positions d’artillerie et, accessoirement, de possibles voies d’infiltration.
Au nord, la 10e Armée de la Garde (Vasily Chuikov) est toujours coincée face au fort Winiary. Elle doit aujourd’hui se redéployer jusqu’à Jersitz pour accompagner le glissement de Golubev. Tâche pénible, menée sous des tirs d’artillerie épisodiques, et sous la pluie, pour tout arranger.

Festung Breslau – La contre-offensive allemande pour chasser le Rouge de la Grande-Île a été lancée dès cette nuit, conformément aux adjurations du Gauleiter Hanke… et elle ne donne pas d’excellents résultats, c’est le moins que l’on puisse dire. La 5e Armée (Mikhaïl Potapov) a sécurisé Zimpel, et elle a amplement les moyens de bien recevoir ces présomptueux, surtout en terrain aussi contraint.
Le retour de flamme n’en est que plus violent. Au soir, la 23. Panzer (Nikolaus von Vormann) et les T-34 de prise du 276. StuG Abt (Norbert Braun) ne tiennent plus que quelques lambeaux du parc zoologique menant au Pass Brück, à la jonction des rues Horst-Wessel et Adolf-Hitler (!). Au nord, les régiments Mohr et Reinkörber, pratiquement coupés des éléments réguliers – à défaut d’y avoir été intégrés ! – s’accrochent avec acharnement au Fiersten Brück, mais à pas grand-chose d’autre. Quelques immeubles à peine, sur la Fürsten Straße et jusqu’à la Morgenzelle Straße, donnant sur le Hermann-Göring Sportfeld (sic !).
L’évidence est aussi frappante que les obus : c’est perdu d’avance. Mais ce n’est pas l’avis d’Hanke, qui exige encore et toujours qu’on chasse le Rouge de sa Festung.

Pour l’Histoire
Bagatelles
Vers Frankfurt-am-Oder
– Vassily Grossman a une fois encore rejoint le front. Enfin, plus exactement l’arrière du front – la 8e Armée de la Garde lui ayant attribué une maison dans Reppen. Là, il ne tarde pas à constater une fois de plus des choses terribles, injustifiables, inavouables. Des choses en vérité irracontables dans l’URSS de Staline !…
« Tout est en feu. Et c’est le pillage. On m’a attribué, ainsi qu’à Guekhman, une maison restée intacte. Tout est en place, la cuisinière est encore chaude, la bouilloire qui y est posée n’a même pas eu le temps de refroidir… Apparemment, les propriétaires se sont enfuis sitôt informés de notre arrivée. Les armoires sont pleines de choses diverses. J’interdis catégoriquement qu’on y touche.
Arrive le commandant, qui demande la permission de loger dans la maison un colonel de l’état-major général qui vient de débarquer. Naturellement, je dis oui. Le colonel est un homme admirable. Un de ces beaux visages russes. Toute la nuit, dans la chambre du colonel qui se repose, on entend du bruit. Au matin, il est parti sans dire au revoir. Nous entrons dans sa chambre. C’est le chaos, le colonel a vidé les armoires, comme un authentique maraudeur. »

Et s’il ne s’agissait que de pillage…

Note
1- Après la guerre, Bishofstein, fondée en 1385 pour les Prussiens par l’évêque de Warmie Henri III Sorbom, deviendra Bisztynek – ce qui ne l’empêchera pas d’être démolie à 80 % pour récupérer les pierres nécessaires à la reconstruction de Varsovie. La cité avait déjà été ravagée en 1457, 1589, 1909 et 1939… Bishofstein compte aujourd’hui moins de 2 000 habitants – le tiers de sa population de 1944. En dehors de la porte de la ville, conservée pour des raisons urbanistiques, l’église Saint-Matthias (1400 environ) est le seul bâtiment d’origine.
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Mar 18, 2026 17:15    Sujet du message: Répondre en citant

En effet, comme nous disait Dan lundi au QG, on sent de plus en plus les effets de la pénurie d'infanterie et de ravitaillement côté soviétique.
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John92



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MessagePosté le: Mer Mar 18, 2026 17:50    Sujet du message: Répondre en citant

...
11 août
Opération Hannibal
Avions soviétiques contre convois allemands
Au large de la péninsule de Hel


Enfin, le torpilleur T-11 est endommagé par deux bombes (des near misses ?) et doit être remorqué jusqu’à Swinemunde.

Un autre balcon sur la Baltique
Poméranie – 2e Front de Biélorussie


Dans l’intervalle, des forces venues de l’est prendraient le relais – avec une pression appliquée au bon moment, tout ceci pourrait même permettre de détruire de (à supprimer) ce que le fasciste possède de valable au centre… sinon le fasciste tout court !

Stolpmünde – Le 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev) reçoit lui aussi l’ordre de rallier ses engins et équipages dispersés dans la nature, afin de se porter vers Kolberg. Pliev est en (étant ?) moins loin que Bakharov, et ses forces sont, par nature, plus légères donc plus mobiles. Elles devraient donc être à destination d’ici trois ou quatre jours… à condition de pouvoir rassembler tout le monde et d’avoir assez de carburant !
………
Kolberg – Tandis que les camarades de la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) progresse (progressent ?) toujours plus vers Kautzenberg, menaçant désormais clairement de couper la route de Stettin …

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie


La réponse viendra peut-être enfin (en fin ?) d’après-midi.




PS et HS : je n'aime pas du tout le nom du futur PA de la MN :"France libre". Pas un nom de bâtiment.
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Wings



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MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2026 00:52    Sujet du message: Répondre en citant

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Monomaker



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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2026 00:55    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
11 août
Opération Hannibal
Avions soviétiques contre convois allemands
Au large de la péninsule de Hel
– Les dragueurs de mines M-376 et TS-10 et le chasseur de sous-marins UJ-1102 sont également coulés. Enfin, le torpilleur T-11 est endommagé par deux bombes et doit être remorqué jusqu’à Swinemunde.


Pour l'instant dans la chrono, le torpilleur T-11 a été perdu le 5 juin 1943 lors de la bataille du détroit d'Irbe canonné par des destroyers soviétiques. Bon vu qu'il apparaît dans pas mal dans la chrono, on peut peut-être remplacer sa perte par celle du T-8 qui est aussi présent au même endroit le 5 juin 43. Si on fait ça, il faut enlever les mentions du T-8 en :
Mai 1944 - 0 - Europe de l'Ouest (appendice) : 1
Juin 1944 - 13 - Front russe (21-30) : 1

et le remplacer par le T-9, le 14 avril 1944, Avril 1944 - 13 - Front russe (11-20) : 1
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loic
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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2026 07:43    Sujet du message: Répondre en citant

Merci d'attendre pour le T-11, j'ai fait un point in extenso là-dessus avec Casus, je prends le sujet.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Volkmar



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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2026 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
19 août
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (côté est)
– Situation péniblement contrastée de ce côté du Danube. Au sud, la 199. ID (Walter Wißmath) doit reculer toujours plus en direction de la voie ferrée de Kelenföld – faute du moindre soutien de la part de la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) et du 1er Bataillon d’Assaut hongrois. Celui-ci est remonté vers le nord et les grenadiers sont repartis vers Pest ! Du coup, l’infanterie allemande – déjà durement matraquée durant sa retraite depuis Ercsi – doit céder de larges pans de son dispositif dans la région de Budafok, s’accrochant du bout des ongles à Albertfalva. Partout en aval, les Rouges ont accès aux rives du Danube – autant dire que l’île Csepel est déjà condamnée.
Au nord, au contraire, la division Szent-Lászlo (major-général Zoltán Szügyi) – dont les flancs sont désormais couverts par différents éléments embrigadés et par un détachement de la 17. SS-Freiwilligen Kavallerie Maria-Theresa (August Zehender) – poursuit sa contre-offensive, approchant du carrefour de l’Aranyhegyi-patak. Ici, les Rouges semblent en plein doute. La preuve, des parachutistes hongrois peuvent s’infiltrer dans Csillaghegy, voire carrément dans Urom. Et dans la soirée, ils lancent même un raid qui revient avec deux cents prisonniers, dont le chef d’état-major de la 116e Brigade de chars ! Mais ce succès intéressant n’a pas forcément beaucoup d’influence sur le cours des opérations à l’est de la capitale magyare…
………
Forteresse de Pest (côté ouest) – L’effondrement de la ligne Attila se poursuit – si vite que cela surprend même les Soviétiques. Du coup, inquiet de voir son adversaire se dérober pour disparaitre dans les ruines, Fiodor Tolboukhine change de tactique : il faut insérer au plus vite des éléments blindés pour envelopper et détruire avant de progresser.
Tout au nord, la 18e Armée (Andrei Gretchko) a fini de nettoyer les bois de Csomád. Elle poursuit maintenant jusqu’à Dunakeszi une 72. ID (Hermann Hohn) en plein désarroi, qui rencontre les pires difficultés à se rétablir. Sur le Danube, la résistance sur l’île Szentendre s’écroule : Szigetmonostor est prise et on ne voit pas très bien ce qui pourrait arrêter les Soviets ici, sauf leurs propres difficultés de ravitaillement et l’étirement de leurs lignes. Faute de renforts pour l’Axe, il semble déjà évident que le combat va bientôt se dérouler dans Ujpest, soit au-delà de la troisième ligne Attila.
Plus au sud, la 330. ID (Georg Zwade) doit faire avec le recul de la 72. ID tandis que la 14e armée (Valerian Frolov) continue de la pousser point trop aimablement au-delà de Mogyoród et Kerepes, vers Csömör. Malheureusement pour les Allemands, nous sommes en terrain découvert. Et en dépit du soutien du 228. StuG Abt (Hauptman Wilhelm von Markowitz) – qui fait ce qu’il peut – les mêmes causes ne manquent pas d’avoir ici les mêmes effets. Les Landsers essorés se font encercler ou éliminer – les autres fuient vers la ville, avant que l’arrivée du 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin). Devant lui, les premières façades de Pestujhely, Rákósszentmihály et Rakospalota…
Immédiatement sur la gauche, la 3e Armée roumaine (Petre Dumitrescu) tente évidemment de profiter ce qui se passe et qui impose le recul de la 328. ID (Joachim von Tresckow) et de la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö) vers Nagytarsca et Kerepes. Cependant, les Roumains ne disposent pas de vrais transports motorisés… A peine de quelques blindés TACAM, certes glorieux vétérans, mais aussi antiquités incongrues perdues dans la grande plaine danubienne. Quant aux FARR, elles sont absentes à cause de la météo. Du coup, la poursuite devient bousculade – elle se fait à pied, sous la pluie, avec tout ce que cela implique de fatigue, d’inefficacité, de basses vengeances et autres embuscades meurtrières.
Plus bas, la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) s’accroche à Rákoskeresztúr face à la 62e Armée (Vladimir Kolpakchi) et subit de lourdes pertes – cela, moins pour aider les débris d’une 2e Brigade de Montagne (Sándor Makray) en déroute que pour couvrir la retraite du flanc nord et pour défendre encore un peu l’aérodrome de Matyásfold (où une douzaine de transports atterrissent chaque nuit pour apporter un peu de ravitaillement et évacuer quelques blessés). L’espoir fait vivre ! Heureusement pour Schneider, Kolpakchi n’a pas de soutien blindé. Du coup, le talus de la voie ferrée de Rákosliget permet à la 14. PzGr de tenir jusqu’à la nuit, même s’il faut abandonner Rákoskeresztúr pour sa petite voisine Rákoshegy. Sans pouvoir empêcher, de surcroît, les infiltrations vers l’ouest…
Encore plus au sud, la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov) achève de broyer les débris de la 215. ID (Bruno Frankewitz) et du 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller) à Vecsés. Elle perce ensuite droit vers Pestszenflorinc, tandis que, sur sa gauche, la 376. ID (Herman Frenking) et la 1ère Brigade de Montagne (Ferenc Lóskay) – elles-mêmes en retraite de Gyál vers Pesterzsebet – percutent son arrière. S’ensuivent une succession d’affrontements confus, pas systématiquement en défaveur de l’Axe – mais globalement, la Victoire semble avoir déjà choisi son camp. Surtout que le 12e Corps Mécanisé (Dimitri Ryabyshev) arrive derrière la 6e Garde et submerge les barrages sous des vagues de chars d’assaut. A Gyál, un bataillon entier est encerclé puis massacré par douze T-34 : faute d’antichars en nombre suffisant, il ne peut en détruire que trois ! Et sur la route venant Alsónémedi, quand une quinzaine de blindés frappent les lignes magyares, les Soviets en perdent deux touchés par des Panzerfausts, certes, mais le reste… contourne simplement l’infanterie et poursuit sa route pour finir par tomber sur le QG de bataillon. Celui-ci n’est sauvé que par l’intervention du lieutenant de hussards Ernő Kammerer, qui saute par une fenêtre, le Panzerfaust en main, et réussi à détruire le blindé de tête, détournant la ruée des suivants !
La ligne Attila aura vécu moins de trois jours. Côté soviétique, on est plus que satisfait, même si on perd sans doute beaucoup de monde en voulant aller vite. Et en face, quelque chose que les Germano-Hongrois auraient dû trouver évident dès le début commence seulement à leur apparaître : on va devoir combattre en ville.
………
Radio Berlin « Les glorieux défenseurs de la Festung Budapest tiennent toujours la ligne Attila face à l’ennemi barbare. Ils attendent avec confiance le secours du maréchal Rommel, parti d’Allemagne tendre la main aux héros. »

La Slovaquie, prochaine étape !
La pause est bien finie
A l’est de Bratislava
– Le transfert de la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) vers Miloslavov se poursuit non sans difficultés – moins du fait de la logistique ou de l’adversaire que du terrain relativement contraint. Dans l’idéal, Kravchenko devrait pouvoir engager dès demain sa pointe – le 4e Corps Blindé (Mikhaïl Fomichkov) – derrière la 10e Armée (Vasily Popov). Celle-ci commence à tenter de passer le Danube vers Rajka, sous un orage et malgré un terrain assez médiocre. Heureusement que le fleuve est semé par ici de nombreux bancs et îles – voire de presqu’îles (26) – qui permettent la progression d’une infanterie n’ayant pas peur de se mouiller… et qu’en face, il n’y a que des territoriaux ou des miliciens ! Sécuriser une tête de pont devrait donc être une simple formalité. Après, il ne restera “plus qu’à” faire traverser le gros des troupes, sous l’éventuelle menace d’un contre lancé par les débris de l’Armee-Abteilung Ungarn.
Tant pis – les Soviétiques ne craignent décidément rien ! Par contre, ils sont en retard, Moscou le rappelle constamment à leurs chefs : ils étaient censés prendre Bratislava le 20 ! Enfin… Outre les deux armées dirigées vers Bratislava, la trouée de Jarky est désormais sécurisée par les 20e Corps Blindé (Pavel Poluboiarov) et la 1ère armée tchécoslovaque (Ján Golian), avec la 16e Armée (Nikolai Kiryukhine) en soutien. Autant dire que les lignes sont tenues. Ce n’est pas exactement le cas de l’autre côté du Danube – mais ça, Bagramian ne tardera pas à s’en rendre compte.

Opération Corvinus – Mordre les mollets des Soviets
Sárvár
– Alerte entre le lac Balaton et le Danube ! Profitant du flottement de l’aile gauche du 2e Front Ukrainien et d’un petit orage d’été, l’Axe frappe, en deux colonnes.
Au sud, le III. PanzerKorps (Fritz-Hubert Graeser) passe le Marcal et la Torna à Jánosháza pour approcher d’Ajka par la route de Somlóvásárhely – une localité que le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev) venait justement de prendre. Lazarev, à parité numérique (c’est que ses effectifs ont beaucoup diminué) doit reculer en combattant vers son avant-dernier trophée, ses T-34 frappés de face par les premiers Panther de la 7. Panzer (Karl Mauss). Heureusement que ces derniers ne roulent qu’à une section de front ! Et ils doivent, au surplus, traverser des marais (tout en économisant du carburant, mais les Rouges l’ignorent). Au soir, Graeser a progressé de 25 kilomètres et l’on se bat dans une Ajka décidément de plus en plus en ruines. Les Soviétiques n’ont pas cédé grâce au renfort de l’aile droite du 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine), arrivée entretemps. Pour le III. PzK, cela reste indubitablement un début prometteur, à défaut d’une véritable percée – on n’y était plus habitué.
Malheureusement, du côté nord, les choses ne se passent pas aussi bien. Le LVI. Panzer-Korps (Walter Krüger) est ralenti par des problèmes logistiques et par la traversée du Marcal (les unités du génie ne sont pas arrivées…). Il doit donc attendre pas moins de 12 heures à Mersevát avant que ses blindés puissent enfin passer le Marcal. Du coup, les deux offensives allemandes sont décalées de plus 14 heures, pas moins ! Faute de mieux, et tâchant désespérément de gagner du temps, Krüger envoie en avant l’infanterie de la 19. PzGr Brandenburg (Josef Irkens), par-delà la lagune, pour balayer les faibles éléments soviétiques qui ne manqueraient pas de tenter de le ralentir. Il ne faudrait quand même pas que ces rogatons puissent monter une défense cohérente, ce serait le bouquet ! Les anciens commandos de l’Abwehr, qui ont bien décliné depuis 1939, remplissent leur mission sans grand panache, gagnant seulement 4 kilomètres sur la route de Nemesszalók face à des forces insignifiantes. Les faits sont têtus : à minuit, en raison du terrain et de la nécessité de couvrir les flancs, les pointes du LVI. Panzer-Korps ne sont qu’à Nyárád – soit encore à 9 kilomètres de Pápa, dont la prise était pourtant prévue le premier jour. Et pourtant, la pince nord est celle qui a le moins d’adversaires à affronter. Il va falloir faire mieux !
De son côté, l’Armée Rouge est fort irritée, mais pas vraiment surprise. Cela fait un petit moment que les appareils de la 17e Armée aérienne (Vladimir Sudets) observent des mouvements blindés en direction du Danube. Et Bagramian sait très bien que les Panzerdivisionen n’ont pas été créées pour faire de la défense statique – ça, c’est le travail des milliers de fantassins puis de miliciens sacrifiés ces derniers mois…. Faisant remonter l’information à la Stavka, le maréchal demande d’un air entendu que la 5e Armée de Chars franchisse bien le Danube… mais vers Gÿor, pas vers Vienne ! En attendant, le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev) reçoit l’ordre d’abandonner ses dernières actions offensives et de se décaler vers le nord sur une ligne Ajka-Pápa, en intercalant le 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) sur sa gauche jusqu’à Tapolca, au maximum. Quant au 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov), il est urgent de l’extraire de Buda…

Il en reste encore, dans le fond…
Bratislava
– Dans la confusion et le vacarme des bombardements, la Sturmbrigade Vlad Țepeș (Standartenführer Albert Ludwig) arrive enfin. Elle a perdu plusieurs dizaines d’hommes « du fait du hasard et de la malchance » (en tout cas, c’est que diront les rapports) sur la route de la Slovaquie.
Le fait que ces mêmes rapports ne relèvent pas la délicieuse et ironique incohérence qu’il y a à envoyer des Roumains fascistes défendre le territoire de leurs ennemis de toujours (les maudits Hongrois, les Slovaques ne comptant guère), démontre si besoin était l’intérêt que le Reich porte à cette unité. Foin des nobles ambitions et autres fadaises sur la défense de la civilisation européenne : la Vlad Țepeș existe. C’est sans doute tout ce qu’on en attend. Elle pourra donc remplir un trou, là où Rommel le jugera nécessaire et sans s’inquiéter plus avant des conséquences.

Guerre aérienne
Espèce en voie d’extinction
Hongrie de l’ouest
– Lors d’un vol de transfert en direction de l’Autriche, le Gustav du lieutenant János Báthy (101/5 Mókus) disparaît sans laisser de traces.

Note
26- C’est aujourd’hui le site du Danubiana Meulensteen Art Museum, un musée d’art contemporain planté au milieu du Fleuve bleu.


Je manque de temps en ce moment mais en lisant je viens de percuter d'un truc
Il y a pas des erreurs de localisation ?

Typiquement ici on situe Pest à l'ouest et Buda à l'est alors que c'est l'inverse
Et d'ailleurs Urom et Csillaghegy sont bien à l'ouest du Danube
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