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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 11:15 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | Ils se servent d’autorité, réquisitionnant, matraquant si besoin – et leurs besoins sont nombreux. Vêtements et notamment chaussettes (sèches !), nourriture, linge (pour les bandages), alcool… |
On n'imagine pas à quelle point les chaussettes sèches sont précieuses pour un fantassin.
| Casus Frankie a écrit: | | Tant pis pour leur efficacité au combat et pour leur approvisionnement, qui en prennent un coup – on ne peut pas tout faire à la fois. Ce que ne manqueront pas de relever certains généraux, tels Ivan Gribov, de la 33e Division de Fusiliers biélorusses – toujours d’aussi mauvaise humeur aux environs de Liebstadt. |
Ah, on en arrive au stade où les problèmes de discipline de l'Armée rouge commencent à avoir un effet sur son efficacité militaire. C'était à prévoir. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 13:15 Sujet du message: |
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Mais c'est le cas depuis longtemps. C'est juste qu'entre une hiérarchie complice/indifférente/corrompue, l'information n'était pas prise en compte. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 16:30 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | 1er août
Offensive sur Bartenstein – Action !
Prusse orientale et Pologne – 1er Front de Biélorussie –
Un bond en arrière sur une ligne Guttstadt – Seeburg – Bischofsburg – Sensburg, par semée de lacs et de bois, commence à lui sembler vraiment pertinent…
Passer l’Oder
Le rocher de Joukov
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie – Elle atteint enfin Ziebingen, en vue de l’Oder, à portée d’artillerie de Francfort-sur-Oder
2 août
Opération Hannibal
Loup malchanceux
Baltique – Le K-53 du capitaine de 3e rang Dimitri K. Yaroshevich n’a pu réparer son gouvernail endommagé quelques jours plus tôt, mais il retente sa chance à l’approche d’un convoi et lance deux torpilles. Mal lui en prend ! Repéré par un BV 138 en patrouille au large de la baie de Dantzig (et que le torpillage du Wilhelm Gustloff avait attiré dans le secteur)
Les Festungen, encore et toujours
Festung Marienburg – Sans parler de la débauche de munitions nécnécessaire ! |
- parsemée
- Frankfurt-am-Oder
- a attiré ?
- la mise en situation est réelle, le narrateur parle en polono-français ! Je ne pense pas que ce soit nécessaire cependant. _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
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Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 688
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 16:30 Sujet du message: |
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"4- Il est possible que cet épisode ait inspiré le roman L’Ami retrouvé, de Fred Uhlmann, dont le héros retrouve à la fin de l’ouvrage la tombe d’un certain Hohenfels et découvre que ce dernier, d’abord partisan d’Hitler, a fini exécuté pour conspiration contre le Führer."
Joli ! _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 17:04 Sujet du message: |
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Cher chat ami lecteur, tout ce qui est dit de pertinent est noté. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 21:47 Sujet du message: |
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| Citation: | | les faubourgs de Gotenhafen [Gdynia] |
Casus, n'y aurait-il pas un ou deux épisodes concernant les U-boote (ou autres navires) à glisser ici (ou prochainement) ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Déc 26, 2025 23:04 Sujet du message: |
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Patience  _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2541 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 00:54 Sujet du message: |
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| Hendryk a écrit: |
On n'imagine pas à quelle point les chaussettes sèches sont précieuses pour un fantassin.
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Si si t'inquiete pas, quand on a vu des images de la WWI sur le syndrome du Pied de tranchée... _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 09:50 Sujet du message: |
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3 août
Opération Hannibal
Roquettes validées
Baltique – Cette fois, c’est la bonne ! La 117e IAP a enfin l’autorisation officielle de tester ses fameuses roquettes de 37 mm sur des navires fascistes. Depuis le temps qu’ils attendaient ça, pilotes et mécaniciens sont ravis ! Sans perdre de temps, ils préparent leurs MiG-5 pour une prochaine mission. Ce sera vite fait – en vérité, les projectiles sont déjà sous les ailes…
Après l’opération Oder
Face à la Baltique
Prusse orientale – Front de la Baltique – Considérant que la violente tentative de contre-attaque sur le flanc de sa 1ère Armée doit être étouffée avant toute progression vers Theut (puis au-delà), Aleksei Kourkine entreprend de régler leur compte à ses adversaires de la veille, voire de l’avant-veille : la 19. SS-Grenadier-Brigade (lettische) (Nikolaus Heilman) et la 217. ID (Friedrich Bayer). Il faut reprendre aux fascistes leurs gains de Goltzhausen et Neu Bärwalde, et les reconduire derrière la route Tapiau-Theut. La 1ère Armée y parvient sous les orages, à grand renfort de bombardements d’artillerie et d’assauts d’infanterie – et au prix de quelques sacrifices rituels. Mais pendant ce temps, on n’avance pas !
Au même moment, la 4e Armée (Nikolai Gusev) entre dans Labiau, où elle a renoncé à encercler une 61. ID (Gunther Krappe) qui reflue désormais vers l’ouest, Steinfeld et Rüdlauken, en restant loin derrière le talus de sa fameuse voie ferrée. Mais pour les multiples petits groupes coincés dans Labiau, l’avenir est très sombre… C’est bien sûr une victoire pour Gusev. Les points de passage sont désormais sécurisés, dont le pont ferroviaire branlant de Stellienen Neu, qui ne tient plus que par l’opération du Saint-Esprit – ou plutôt par la force révolutionnaire transmise par Staline à son armée. De plus, on trouve à Labiau d’autres possibilités pour traverser. N’empêche – la 61. ID, pour maltraitée voire amputée qu’elle soit, existe toujours : elle ne s’est pas désintégrée ni perdue dans les bois marécageux du Klein Naujock. Faute de l’avoir piégée, il faudra donc la repousser. Et ce sera pénible, surtout vu l’effort fourni – et restant à fournir ! – afin de passer la Deime.
Plus bas, sur la rive gauche de la Pregel, la 7e Armée (Alexey Krutikov) ne progresse pratiquement pas depuis la veille, face à la résistance toujours aussi stupide et butée des « traîtres baltes » de la 13. SS-Grenadier Kurland (Carl-Friedrich von Pückler-Burghauss). La 7e Armée, épuisée, ne serait sans doute plus si loin de jeter l’éponge… si on lui en donnait la possibilité. Ses hommes seraient-ils revigorés s’ils savaient qu’au même moment, la 21. ID (Gerhard Matzky) doit commencer à abandonner nombre de ses positions dans les bois de la Forst Tapiau, pour se porter en urgence vers le sud ?
C’est que plus bas, dans la plaine, les choses ne vont pas bien du tout pour les défenseurs. La 42e Armée (Ivan Morozov) est entrée dans Friedland, achevant d’y semer le chaos – la 11. ID (Siegfried Thomaschki), en pleine déroute, tente désormais de fuir la ville. Pendant ce temps, le 10e Corps Mécanisé (Nikolai Vedeneyev) commence à contourner vers le nord pour poursuivre vers Abschwangen. Dans cette direction, il se heurte vite à l’aile droite de Matzky, en redéploiement vers Schwönau. Cet adversaire n’est pas franchement de taille – mais Vedeneyev n’est pas à plein effectif non plus et il perd du temps. Du coup, Abschwangen est à peine en vue dans la soirée. Devant les T-34, il n’y a guère que quelques enfants perdus, survivants du KG Hofenfels – quatre panzers, peut-être ? La 18. Armee n’en finit pas de sonner l’alarme !
Cependant, des renforts arrivent. La 59. Volksgrenadier (Rudolf Sperl) remonte vers le nord jusqu’à Deutsch Wilten, ralliant les égarés de Thomaschki et tentant de faire barrage aux troupes de Morozov. Derrière, la 226. Volksgrenadier (Franz Sensfuß) suit – la 64. Volksgrenadier (Fritz Warnecke) devra faire seule face à la 7e Armée de la Garde (Nikolai Berzarine) jusqu’à Schippenbell, derrière l’Alle – en théorie, la prochaine et dernière ligne de défense. Une ligne qu’il va bien falloir garnir, par exemple avec l’aile droite du XXXVIII. ArmeeKorps (Kurt Herzog) – deux divisions qui viennent de Lötzen et se trainent encore pour l’heure vers Rastenburg, témoin d’un autre temps…
Décisions, décisions
OKH – Consternation dans les rangs du commandement nazi à l’annonce de la manœuvre « proposée » par von Küchler ! Décidément, l’aristocratie militaire prussienne ne vaut plus rien. Le principe d’une retraite vers Labiau-Tapiau-Bartenstein-Braunsberg est donc rejeté immédiatement, tout repli contremandé et ainsi de suite… Plus avant, on décide d’envoyer d’urgence un expert chargé de remettre de l’ordre en Prusse orientale – enfin, quand on en trouvera un assez fou pour s’y rendre. En attendant, ordre est donné de tenir sur place !
Cependant, l’annonce par Königsberg des récentes percées rouges à Friedland, Ortelsburg et Allenstein imposent une évidence que nul n’ose reconnaître. Et si le chef du HG Nord avait raison ? Et s’il fallait absolument sauver la 16. Armee du péril mortel d’un encerclement, pour espérer qu’il reste encore quelque chose ici à la fin du mois ?
Avec la sagacité opportuniste qui caractérise le régime nazi, Guderian décide… d’attendre, le temps d’avoir des informations plus précises. Que l’alarme soit fausse, et on n’aura pas agité toute la chaîne de commandement pour rien. Qu’elle soit vraie, il pourra agir selon le sens du vent si la manœuvre de Küchler se révèle opportune. Et si elle s’avère inopportune… hé bien, ma foi, le coupable du désastre final sera tout trouvé.
Offensive sur Bartenstein – Action !
Prusse orientale et Pologne – 1er Front de Biélorussie – Selon les ordres de Georg von Küchler transmis cette nuit, le X. ArmeeKorps (Thomas-Emil von Wickede) commence à abandonner avec une hâte visible (et une certaine honte vis-à-vis de la population qui reste et ne comprend pas) ses positions d’Arys et dans le Johannisburger, se retirant vers Nikolaiken et Peitschendorf – pour commencer. Hélas, au vu du terrain – et si le temps veut bien couvrir une part des manœuvres – ls 30. ID et la 126. ID ne seront sur place que demain matin. Pour ce qui est de Sensburg, ce sera d’ici quarante-huit heures – au mieux… Il n’est qu’à espérer que la 3. PanzerArmee tienne jusque-là !
Il faut dire aussi qu’en chemin, les troupes perdent du temps. Soit qu’elles n’arrivent pas à écarter les réfugiés devant elles, soit qu’elles tâchent de les escorter. Dans les deux cas, cela peut mal finir. Car la 39e Armée (Andrei Zigin) et le 1er Corps de Cavalerie de la Garde (N.S. Oslikovsky) ne seront pas longs à remarquer la disparition de leurs adversaires et à leur donner la chasse – Oslikovsky, notamment, est très doué à ce jeu-là.
Plus bas, à Ortelsburg, le drame achève de se consommer. Abandonnant aux flammes la ville, sinon toute la région, le II. ArmeeKorps (Paul Laux), renforcé de la 251. ID (Maximilian Felzmann) se retire lentement vers Mensguth, cédant le terrain à une 55e Armée (Vladimir Smiridov) fort heureusement empêtrée autour de la Marxöwer. La 20e Armée (Arkady Ermakov), particulièrement usée, progresse lentement jusqu’à Leynau et Olschöwhen – moitié par fatigue, moitié par désorganisation. En vérité, l’Armée Rouge a ici d’autres sujets de préoccupation.
Autour d’Allenstein, les trois divisions qui tentaient de défendre la ville abandonnent cette victime hurlante pour se retirer vers Wartenburg, guère poursuivies par une 1ère Armée de la Garde (Ivan Chistiakov) trop occupée à bien s’amuser.
Enfin, la 3e Armée de la Garde (Ivan Zakharkine) constate que le XXIV. PanzerKorps (Martin Wandel) est en route vers Guttstadt. Elle ne perd pas de temps pour bondir en avant et se saisit du terrain délaissé… comme de tout ce qui se trouve dessus.
Un autre balcon sur la Baltique
Poméranie – 2e Front de Biélorussie – Le 13e Corps Blindé (Boris Bakharov) a atteint Rheda et s’est bien engagé aux abords de Gotenhafen, en miroir de l’action du 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) au sud, sur la Kacza. Cependant, au lieu de percer pour foncer droit vers le sud, Bakharov poursuit plutôt vers l’est, longeant l’Ems jusqu’à Bresin. C’est que le Soviétique ne tient pas à s’engager pour rien en secteur urbain dense ou dans une plaine humide piégeuse et pleine de canaux. En attendant de partir – par exemple – vers Großendorf, son 13e CB va donc tenir simplement un côté du nœud coulant, tandis que le 14e CB tiendra le côté sud. D’autres viendront ensuite serrer le nœud autour du cou des fascistes : la 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev), notamment, qui n’est plus si loin derrière… Et le maréchal Rokossovski espère bien qu’on l’autorisera demain à avancer vers Stettin – il tient donc à sauvegarder ses formations blindées, outils fatigués certes, mais toujours rares et précieux.
Cent cinquante kilomètres plus à l’ouest, à Köslin, la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) et le 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich) continuent de faire face, avec de plus en plus de solidité, aux actions de la 15. Panzer (Willibald Borowitz), de la 169. ID (Georg Radziej) et de la 163. ID (Karl Rübel). Celles-ci ne progressent plus guère. C’est déjà une bonne chose. Mais on attend mieux encore, camarades, et notamment la chute de Kolberg ! Malheureusement, la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky), qui a commencé à quitter le secteur de Stolp la veille, ne sera pas sur place avant le 5 au matin, au mieux – et il n’est pas certain que son avant-garde se révèle décisive.
Derrière elle, près de Stolp justement, le 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev) a rallié tout son monde et commence à dégager de vive force les petits ports sur la Baltique. Jershöft est le premier de la liste.
Pendant ce temps, à Neustettin, la mêlée se transforme en un bras de fer qui tourne peu à peu en défaveur de la Heer – la 29e Armée d’Alexander Gorbatov reste un adversaire notable, même fatigué, même dispersé. Et ce n’est pas la petite progression de la Panzer-Brigade Führer Begleit (Gustav Streve) jusqu’à Thurow – totalement détruite, comme bien des localités des alentours – qui va lui faire peur. Quant à la Panzergrenadier-Brigade Führer Grenadiers (Hans-Joachim Kahler), la 58. Volksgrenadier (Curt Siewert) commence à peine à la relayer au bord de la Streitzig See – preuve s’il en fallait que les nazis manquent d’effectifs, donc de perspectives.
Plus bas, la 54e Armée (Sergei Roginski) s’empare de Freudenfier en dépit de la résistance désespérée mais acharnée de la 551. Volksgrenadier (Siegfried Verhein). Désormais, Deutsch Krone est clairement menacée, donc par la suite Schneidemühl… comme les troupes aventurées à Neustettin. Dès demain matin, la 15e Armée (Georgiy Zakharov) et la 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov) sauteront à la gorge des défenseurs de la Küddow.
………
Elbing [Elbląg] – Avec la chute de cette ville côtière située à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Dantzig, l’Allemagne perd le chantier naval F. Schichau GmbH. Celui-ci construisait des torpilleurs (du type Flottentorpedoboot 1941), des escorteurs (du type Kanonenboot 1941) et des dragueurs de mines (du type Minensuchboot 1940). Trois torpilleurs, quatre Kanonenboote et un dragueur en achèvement ont pu être remorqués vers l’ouest in extremis, mais une dizaine d’autres unités, plus ou moins sabotées, tombent aux mains des Soviétiques.
Passer l’Oder
Le rocher de Joukov
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie – La situation à Dammvorstadt commence à devenir vraiment désespérée pour la Heer. La 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko) pèse de tout son poids, soutenue à présent par la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko). Celle-ci assure la garde de tous les secteurs non essentiels jusqu’à Göritz – soit pratiquement au confluent Oder-Wartha – et sécurise le terrain.
Plus grave encore : l’intervention de la 60e Armée (Ivan Kreyzer) à Brieskow-Finkenheerd menace désormais clairement de tourner la position de Frankurt-am-Oder. Elle a déjà contraint Model à détacher sur zone la majorité de la 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke) afin de ralentir l’ennemi autour des Helenesee et Katjasee. Cette brigade était pourtant supposée soutenir les faibles troupes d’Hermann Meyer-Rabingen – n’en déplaise aux plus beaux plans, le destin s’accélère vers l’inévitable. La rive est, considérée comme perdue, est presque impossible à évacuer – le pont à voûtes qui le permettrait, l’Oderbrücke, est battu par les mortiers et les tireurs d’élite ! La rive ouest se retranche de son mieux. Demain, sans doute, ce sera le dernier assaut.
Quant à la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine), elle traverse comme prévu la Warthe vers Giesen – déclenchant, comme prévu, la riposte de la 10. Panzergrenadier (August Schmidt). Ses Panzer IV et ses StuG III vont cependant devoir tenir une longue rive jusqu’à Zantoch, en passant par Landsberg an der Warthe. Si, pour l’heure, les gains soviétiques sont minimes (la faute au terrain !), les Rouges ont solidement pris pied sur la rive ouest. Et l’intervention de la 107. Panzerbrigade (Major Fritz von Maltzahn) semble déjà à prévoir.
Mais qui a eu cette idée folle ?
Dammvorstadt – Au soir du troisième jour, comme jadis devant Posen, Krukenberg et Darnand font les comptes : sur les 926 SS de l’avant-veille, il n’en est plus que 437 en état de combattre. Les blocs des Schützenhaus tombés, la lutte a dégénéré en une série de combats à très courte portée, voire au corps à corps – sinon à la grenade. Sur cet aspect si particulier de l’art de la guerre, Darnand ne peut que constater la totale inadéquation de son minuscule corps de bataille avec le niveau des Gardes de l’Armée Rouge… et aussi le fait qu’il a encore perdu quelques copains des corps-francs, pourtant supposés encadrer celui-ci.
Le 2. Abteilung de l’Obersturmführer Jean-Baptiste Géromini tient désormais le flanc gauche – face à tout le 4e Corps de Fusiliers de la Garde, du moins c’est ce qu’il lui semble. Le Russe attaquant jour et nuit, la situation est objectivement sans espoir et l’ensemble du secteur perdu. Il faut se replier dès à présent vers la rive ouest, tant que ce fichu pont à voûtes tient encore debout. Mais l’Oberführer Gustav Krukenberg – seul Allemand présent dans le coin, c’est un comble – n’a pas d’instructions en ce sens. Tant pis. Du coup, à sa fenêtre, l’un des Corps-francs se met à chanter sa propre version de La rue est à nous (10).
« A celui qui y descend, la rue appartient
Au drapeau les corps-francs,
Autour de nous la haine,
Autour de nous les dogmes qu’on abat.
Foulant la boue sombre
Vont les corps-francs (bis)
Combien sont tombés au hasard des batailles
De nos camarades qui souriaient au destin.
Nous tomberons sans doute,
Nous tomberons, nous vaincrons au combat.
Foulant la boue sombre
Vont les corps-francs (bis)
Puisqu’il nous faut vivre et lutter dans la souffrance
Le jour est venu où nous imposerons au front
La force de nos âmes
La force de nos cœurs et de nos bras.
Foulant la boue sombre
Vont les corps-francs (bis)
La vie ne sourit qu’aux plus forts, aux plus vaillants
L’ardeur, la fierté, la jeunesse sont dans nos rangs
Pour nos combats, pour nos luttes
Honneur, fidélité sur nos drapeaux.
Foulant la boue sombre
Vont les corps-francs (bis) »
Les Français seraient-ils un peu rassurés s’ils savaient qu’en ce moment même, leur chef suprême, Himmler, se trouve en grande conversation avec l’état-major de Model pour sauver les unités SS de la rive droite ? Pas tant pour leur valeur intrinsèque, certes – mais le nouveau commandant des forces sur l’Oder tient à prendre ses marques.
Les Festungen, encore et toujours
Festung Marienburg – La réduction des poches à la périphérie de la cité est au programme du jour pour la 1ère Armée polonaise, appuyée d’un bombardement incessant par les SU-85. En face, encore une fois, la garnison ne lâche décidément pas l’affaire. Au train où vont les choses, elle pourrait même bien lutter jusqu’au dernier homme (ou femme, une autre nouveauté). Demain, il faudra donc donner l’assaut. Jan “Radoslaw” Mazurkiewicz a ordre de faire vite – visiblement, à l’arrière, on s’agace du temps que prend toute cette histoire.
………
Festung Posen – Premières tentatives, mesurées car toujours sous la pluie – mais néanmoins violentes – pour s’emparer des anciens bastions V Tietzen et VI Waldersee, vestiges de l’ancienne forteresse polygonale du début du XIXe siècle, largement ouverte depuis pour des raisons urbanistiques. La 50e Armée (Konstantin Golubev) parvient à franchir l’ancienne Berliner Tor – la porte de Berlin, quel présage ! - et la porte Royale, enjambant des douves recouvertes d’un pont pavé au tablier depuis longtemps dynamité. Toutefois, une fois dans les petites rues du centre-ville, la résistance se fait, comme de juste, tenace voire carrément féroce, tandis que le fort Winiary tire sur les attaquants, sans qu’on puisse vraiment le faire taire pour le moment, la faute au mauvais temps qui cloue l’aviation au sol.
Au soir, une évidence frappe les Soviétiques : entre obsolescence et démolition partielle (il ne restait du V Tietzen qu’une barbacane à proximité du château royal !), les vieilles murailles de la ceinture intérieure ne tiennent pas – mais l’infanterie allemande, elle, tient. Décidément, on n’a pas fini de se battre pour Posen.
………
Festung Breslau – Dernière danse pour les éléments allemands encore présents sur la rive sud des douves et qui ne tenaient que pour empêcher les Soviets de frapper la vieille ville en tir direct. Les Russes font 5 000 prisonniers qui n’ont pu retraiter à temps, la faute aux lubies statiques d’un certain Gauleiter ne connaissant pas grand-chose à l’art militaire. Un bon point toutefois : les civils, eux, ont pu être évacués.
Dans la vieille ville, les défenseurs sont désormais repliés sur trois îlots formant un rectangle de 8 kilomètres par 3 kilomètres environ, largement bâti. Cela peut paraitre assez grand… Et pourtant on s’y sent déjà l’étroit.
Note
10- Version spécifique du Ob’s Stürmt oder Schneit, dont l’auteur était Kurt Wiehle et qui eut pour descendant le Panzerlied (fameusement interprété par des Allemands de la Légion Étrangère dans le film de 1964 La Bataille du Rhône, sur l’opération Lüttich). Plusieurs troupes de l’armée française l’ont depuis adopté en changeant quelques strophes selon leurs propres traditions (pas toujours très libérales). Chacune de ces unités a sa version, en remplaçant par exemple le képi blanc par le béret rouge des parachutistes ou encore le noir des commandos. Il est traditionnel de le chanter au Bahutage de Saint-Cyr. |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1011 Localisation: U.S.A
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 13:16 Sujet du message: |
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02-08
Lasné Dzélczi = Działki Leśne (le premier est du Kasubien, pas polonais)
Bohlschau = Bolszewo (Corridor Polonais en '39)
Neustadt in Westpreußen = Wejherowo (Corridor Polonais en '39)
Rheda = Reda (Corridor Polonais en '39)
Lusin = Luzino (Corridor Polonais en '39)
Giezkowo = Gieskow
03-08
Marxöwer = Markshöfen
Leynau = Leinau _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1724 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 13:49 Sujet du message: |
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Une toute petite remarque formelle, elle n'est pas valable que spécifiquement pour ce texte mais comme c'est un point qui revient régulièrement il faut éviter qu'il soit source de confusion.
En effet quant on se transporte dans les locaux de l'OKH il est souvent question de Guderian.
Cependant, contrairement à l'OTL, Guderian n'est pas le chef-d'état major de l'OKH en FTL ! Hitler l'a placé à la tête de l'OKW en remplacement de Keitel.
Alors oui, théoriquement l'OKW est au-dessus de l'OKH et on peut compter sur la forte personnalité de Heinz le Rapide et le poids de sa proximité avec le Führer, pour le voir se montrer aussi intrusif que directif vis-à-vis de l'OKH (et ce n'est pas cette carpette de Schmundt qui va lui tenir tête !).
C'est juste un détail mais je préférais le préciser pour lever toute ambiguïté. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 17:44 Sujet du message: |
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Tu aura compris qu'on parle de Guderian pour ce qui sort de l'ordinaire. S'il s'agit de faire la courroie, pas besoin de mentionner la marque de caoutchouc _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Bob Zoran
Inscrit le: 19 Nov 2017 Messages: 292
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 18:48 Sujet du message: |
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| Citation: | | Cependant, au lieu de percer pour foncer droit vers le sud, Bakharov poursuit plutôt vers l’est, longeant l’Ems jusqu’à Bresin |
Je n'ai pas trouvé de rivière Ems dans ce secteur (ou sinon le grand fleuve allemand beaucoup plus à l'ouest, mais que les soviétiques n'ont jamais bordé)
Bresin = Brzeźno Lęborskie |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 18:55 Sujet du message: |
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Petit ruisseau. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Bob Zoran
Inscrit le: 19 Nov 2017 Messages: 292
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Posté le: Sam Déc 27, 2025 20:30 Sujet du message: |
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Introuvable sur une carte,
par contre la rivière Leba passe à côté et a une importance plus notable en terme géographique (en plus de ne pas être un homonyme d'un grand fleuve allemand) ce qui rendrait le texte moins confusant pour suivre l'avancée du front |
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