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Balkans et Italie, Août 44
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 29, 2025 19:05    Sujet du message: Répondre en citant

Ben c'est vraiment français, ne m'abuse-je .
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste


Dernière édition par demolitiondan le Mer Oct 29, 2025 22:29; édité 1 fois
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Oct 29, 2025 19:13    Sujet du message: Répondre en citant

si je ne trompe pas, la 39e EC c'est cette escadre (de pilotes) yougoslave équipée par l'AdA... je ne comprends pas la remarque selon laquelle il sont impatients de changer de front pour venir en france Question
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www.strategikon.info
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Oct 29, 2025 19:30    Sujet du message: Répondre en citant

Non, la 39e, c'est l'EC Ardennes. Les Yougoslaves, c'est les 80, 81, 82 et 83e Escadres.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 09:53    Sujet du message: Répondre en citant

8 août
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – Dernier arrêt avant le terminus
Dans les airs
– La Balkans Air Force continue ses ratissages, avec toutefois moins d’énergie qu’auparavant. Les formations françaises sont sur le départ – secret de polichinelle, le prochain axe opérationnel du 18th AAG n’a pas encore été rigoureusement défini et surtout, les cibles manquent. En parlant de cibles… D’accord avec Weiss, encore présent sur le théâtre, l’Air Marshall Tedder continue de faire des listes qui seront présentées à qui de droit le moment venu, soit sans doute aux alentours du 14.

Après Goodwill, côté allié – Pérégrination instructive
Sud de la Vallée de la Save, Bosnie occidentale
– Ce matin, et comme ce n’était pas prévu au départ, le maréchal Bernard Montgomery se trouve en inspection sur une longue ligne allant de Hrvatska Kostajnica jusqu’à Slunj, voire Brinje – soit pratiquement sur l’Adriatique. Cette véritable expédition menée par d’infâmes évocations de route, dans des conditions de sécurité que tous les officiers britanniques en charge de la protection du maréchal qualifient pudiquement d’exotiques (1), a pour but de permettre à l’intéressé de déterminer :
(a) S’il existe une véritable possibilité d’offensive depuis la Bosnie occidentale et la Dalmatie vers la Croatie centrale ;
(b) Si cette éventuelle offensive serait de nature à déstabiliser le flanc droit du dispositif de l’Axe ;
(c) Si les forces hellènes sont correctement ravitaillées et si leur état d’esprit est adapté à pareille tâche ;
(d) Enfin, si les forces de l’AVNOJ sont à même de remplir un rôle décisif dans une telle opération, comme elles le prétendent.
Certes, pour ce qui relève du point c, Monty pourrait s’en remettre à Alexandros Othonaios, voire à Panagiotis Spiliotopoulos. Mais ce sont des Méditerranéens, et le Britannique n’oublie pas les… esclandres de 1942 qui ont coûté sa place à l’un ou l’autre responsable local, puis par ricochet à ce grand prétentieux de Giraud. L’exemple à ne pas suivre, assurément. Point de mépris toutefois, dans l’esprit du maréchal – il aurait agi de la même manière s’il s’était s’agit de bons sujets de Sa Très Gracieuse Majesté.
Monty va donc avoir besoin de quelques jours pour se forger une opinion. Oh, pas une éternité – deux ou trois tout au plus. Après, ce sera la Save – sujet plus classique, et De Guingand prépare déjà le terrain là-bas, avec quelques-uns de ses proches.
………
« C’était pourtant pas compliqué ! Un pied devant l’autre, une chenille après l’autre, un galet après l’autre et on répare le bazar. Malheureusement, le M3 ne l’entendait pas de cette oreille et refusait de coopérer. Du coup, on en venait presque à regretter le L3 des titistes… Biais était le meilleur à ce jeu, c’était donc lui qui affrontait une fois de plus la boue sale et le dessous de caisse. Beau joueur, Gaïos lui passait les outils et les pièces – toujours aussi costaud, capable de soulever des galets à lui seul, notre lutteur. Et comme de coutume, Nikos et moi commentions la scène en encourageant les acteurs : « Allez, l’huile de moteur, c’est bon pour la peau ! ». Mais c’était bien sûr notre mécano et son assistant qui dégoulinaient de liquides divers. Restait à rentrer au camp – ou pas.
Biais : « C’est bon, on en finit ! »
Nikos : « Hé les parfumeurs, je pars à pied. Je monte pas avec vous. »
– Hein, quoi ? Bon, cassez-vous !

Une fois encore, j’étais plutôt pour…
Au pays, la saison des semis était passée. Et la Grèce, portée à bout de bras par ses alliés, se retrouvait ravitaillée par son ennemi héréditaire, auquel nous venions de prendre Chypre. Pas de quoi sortir le raki, en vérité. »

(Markus Amynthe –  [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)

Après Goodwill, côté allemand – Règlement de compte
Wewelsburg
– Le SS-Brigadeführer Karl Reichsritter von Oberkamp est parvenu à la demeure triangulaire de son maître – toujours aussi pavoisée de croix gammées et de flambeaux, toujours aussi gardée par des soldats en uniforme noir aux insignes bien visibles. Comme aux heures de triomphe !
Le temps vire à la pluie, l’été est lourd d’humidité. Impression de déjà-vu. Pourtant, ganté et très raide comme le veut sa noblesse, Oberkamp ne montre aucune nervosité avant son imminent entretien avec Heinrich Himmler.
Et d’abord, pourquoi serait-il inquiet ? Tout son profil parle pour lui. C’est un des premiers nazis : il était à la Brasserie, il fut l’un des premiers Waffen-SS et c’est un ancien de la Leibstandarte. Il a tout donné pour la Cause, s’est imposé à la force du poignet et a écarté d’un revers de main tous ces pro-croates mous comme Konstantin Kammerhofer – avec raison, voyez où en sont les choses aujourd’hui ! Le fouet, le fouet ! Voilà ce qui convient aux Balkans ! Artur Phleps ne disait pas autre chose – et Oberkamp se place dans sa droite lignée. Quel dommage que ce brave soldat soit mort. Lui aurait compris ! En vérité, et toute discipline nazie obtuse mise de côté, le maître de la Prinz-Eugen méprise tous ces gratte-papier, courtisans et officiers de salon qui prétendent régenter les opérations de fort loin sans jamais se salir les mains. Ce sera donc court, il n’en doute pas.
Mais en sortant du bureau du chef, deux faits s’imposent. Cela a effectivement été court. Mais cela a aussi été violent – au point que, désormais, Karl Reichsritter von Oberkamp n’a plus de commandement (voir appendice 1).

18e Groupe d’Armées Allié
Migration aérienne
Théâtre des Balkans
– C’était sans doute inévitable, dans la continuité de l’évolution des fronts européens : les dernières forces aériennes françaises sur ce théâtre balkanique plient bagages, direction l’Hexagone. La 19e Escadre de Bombardement et la 39e Escadre de Chasse rentrent au pays, ainsi que les éléments de reconnaissance comme de chasse de nuit. Désormais, seuls restent le général Louis Valin et son état-major. Ils encadreront la 1ère Division aérienne, seul vestige sur place de l’Armée de l’Air, qui rassemble quatre escadres yougoslaves et deux wings grecs, faute de personnel suffisant chez les Serbes comme chez les Hellènes.
On peut s’étonner de cette organisation baroque, qui peut même paraître presque coloniale. Mais c’est un fait : ni les FARY, ni la force aérienne grecque ne disposent à cette heure des ressources suffisantes pour tenir l’édifice en un seul morceau. En vérité, elles luttent déjà pour maintenir l’effort à ce niveau ! Côté grec, le déménagement en Crète de l’école Icare (2) et la libération précoce du Péloponnèse (les deux régions les plus pauvres et illettrées du Royaume…) ne peuvent pas compenser les conséquences d’une occupation désastreuse, la pénurie profonde dans tous les domaines, ainsi que de très lourdes pertes (3). Quant à la Yougoslavie, la Serbie (seule à même de fournir, pour l’heure, un contingent éduqué et suffisant) n’a été libérée qu’en décembre dernier. Le personnel survivant, lui, s’est dispersé en une foule d’obédiences – FARY, Partisans, ZNDH (quoique ceux partis de ce côté aient tendance à revenir…) et autres armes – tandis que l’état du pays se passe de commentaires. Il faut donc bien des murs pour tenir la maison.
Chez les Britanniques, on feint l’indifférence. En pratique, ce remaniement les laisse entre gentlemen et associés. De toute façon, la douzaine de wings arrivant d’Italie ne manquera pas de compenser cette énième défection. Mais en privé, on peste : « Les Froggies sont des lâcheurs ! ».

Croatie encore dans l’Axe
Waldrausch – Encore quelques morts, pour la route
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie)
– Les efforts de l’aviation alliée continuent de faire du bien aux Partisans – pas assez pour arrêter l’offensive nazie, c’est vrai. Mais l’effet de ce carrousel infernal sur les pointes de l’Axe et surtout sur ses lignes de communication se fait décidément rudement sentir.
Sur la route de Budinjak – unique, étroite et par où prétend passer l’assaut principal – comme dans les pâtures vers Glušinja, les Bucéphales font pleuvoir impunément les obus de 20 mm, mais aussi et surtout les roquettes. Celles-ci tombent en salves sur les chemins et leur dispersion accroît encore les pertes causées. Pire encore peut-être, les projectiles sifflants provoquent une terrible panique dans certaines unités de l’Axe. Certes, au soir, le 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej) a reculé vers Glušinja et Budinjak, voire aux environs de Bratelji. Mais la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt) avance sensiblement moins et encaisse toujours plus durement, comme les engins de la 1. Polizei-Panzer-Kompanie qui l’accompagnent.
De quoi faire réfléchir une fois encore les mercenaires démotivés de la 11. SS-Gebirgs-Brigade Handschar (Desiderius Hampel) comme les réservistes impressionnables de la Gendarmerie-Reserve-Kompanie “Alpenland-3” (mot). Ceux-ci ne poursuivent même plus véritablement le 9e Corps “Slovène” (Lado Ambrožič, Dušan Kveder), toujours occupé à se rallier sur Kalje, soit pratiquement sur le flanc de Brandt. Sans toutefois être encore assez fort pour le menacer, cela va sans dire…
Certes, ce n’est pas encore l’arrêt de Waldrausch. Loin de là. Mais c’est peut-être le début de la fin.

Istrie encore occupée
Un tour de vis de plus
Hôtel de ville de Trieste
– Au moment où la ligne de l’Axe se rétablit après avoir chancelé et alors que la situation en Italie se… stabilise, disons, au moins pour un temps, le terrible Commissaire du Reich et Oberbefehlshaber du littoral adriatique nord-est, Ludwig Kübler, confère avec son séide, l’Obergruppenführer Friedrich Rainer. Devant la grande piazza Unità (4) où flottent la croix gammée et le tricolore de la RSI, les deux hommes font le même et pénible constat : le territoire à contrôler est toujours plus réduit, et pourtant on y trouve toujours plus de terroristes ! Certes, les moyens disponibles ont quelque peu fondu, aussi – mais Kübler et Rainer ne sauraient pour autant rester inactifs, ils savent que cet état se rapproche bien trop du statut d’inutile.
Une nouvelle opération de nettoyage s’impose donc, à organiser entre Udine et Trieste – pour commencer. Ce sera l’Unternehmen Biber (opération Castor), destinée à la fois à tout détruire et à rafler des travailleurs pour le bénéfice du Reich. Le temps de mobiliser les unités disponibles – allemandes et de la RSI – Biber pourrait commencer le 18 août. Mais cette date reste à confirmer.

Notes
1- Pur mépris de classe envers les « francs-tireurs communistes » – l’AVNOJ est très, très disciplinée et Montgomery n’a évidemment rien à craindre. Du reste, l’OZNA du camarade Rankovic ne tardera pas à doubler la mise en termes de protection, sans forcément en informer qui que ce soit d’ailleurs.
2- Fondée en 1931, avant même les Aiglons de Salon-de-Provence !
3- Durant la campagne de 1941, le taux de pertes du personnel volant de la force aérienne grecque a atteint près de 50 % !
4- Ancienne piazza San Pietro puis piazza Francesco-Giuseppe, c’est aujourd’hui la piazza Unità d’Italia.


Dernière édition par Casus Frankie le Jeu Oct 30, 2025 13:01; édité 1 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 09:55    Sujet du message: Répondre en citant

8 août 44
De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Nouveaux amis, nouveaux départs
Velika Ludina (vallée de la Save)
– « Présentation à ma nouvelle unité : l’escadron hors-rang chargé du soutien et de l’appui. Nous dépendons du colonel Jean-Stanislas Rémy, membre de l’état-major de la 192e DIA.
Décevant, mais pas inattendu. Et pas illogique non plus. Je ne connaissais rien aux blindés ou aux automitrailleuses au-delà ma formation de base. Les voitures me suffisaient – elles me suffisent d’ailleurs toujours. Et puis, par principe, j’ai toujours eu tendance à me méfier de tout ce qui est mécanique, de ce qui broie, pulvérise et fait souffrir, sans s’arrêter, ne ressentant ni remords ni culpabilité. Quant à la cavalerie, je la laissais bien volontiers aux manieurs de fourche à fumier.
A mon nouveau poste, nul doute qu’on aurait une fois encore recours à moi pour parler avec nos chers amis yougoslaves. Une tâche dangereuse, mais destinée à sauver des vies, m’aurait dit Dumaire. Il me fallait donc des hommes de confiance.
C’est pourquoi, quand il fallut s’organiser, je précisai tout de suite les choses avec le lieutenant Paul Jourdier, qui deviendrait sans doute mon nouvel adjoint : « Ces cinq-là – Augagneur, Baumann, Bonhreil, Achraf et Piveteau – forment, disons, ma garde rapprochée. Je m’en charge et ils ne répondent qu’à moi – nonobstant, bien sûr, notre hiérarchie. »
– En pratique, mon capitaine, cela veut dire… ?
– Que c’est à moi de leur trouver une affectation précise et, en cas de besoin, une mission.

Très irrégulier. Voire non réglementaire. Mais qui pouvait prétendre observer le règlement à la lettre, par les temps qui couraient et dans la région où nous errions ! ».
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 09:56    Sujet du message: Répondre en citant

Hongrie conquise
Co-construction
QG de Montgomery (Kaposvár)
– Tandis que Montgomery est en vadrouille sur le front et que, plus généralement, les armées alliées en Europe du Sud attendent toujours des instructions claires – elles viendront probablement après Kiev – la mission Hungary continue de fouiner pour trouver des interlocuteurs présentables parmi les notables hongrois à portée de main des Britanniques.
Prise du jour, si tout va bien (le Magyar reste susceptible…) : le comte Gyula Dessewffy de Csernek et Tarkeö. Encore un noble de la Grande Plaine ? Oui… et pourtant non. D’abord, parce que Dessewffy est un catholique du sud, avec des attaches à Győr et Rijeka, et que ses études à Vienne et à Paris l’on passablement occidentalisé. Et surtout parce qu’au-delà de son statut de très grand propriétaire terrien (5), Dessewffy de Csernek est un journaliste authentiquement anti-fasciste et libéral, fondateur du journal réformateur Az Ország Útja, président de la Société Ferenc Deák (libérale conservatrice), propriétaire du journal Kis Újság – organe semi-officiel du Parti indépendant des petits paysans. Férocement anti-allemand et réputé pro-polonais donc pro-allié, il a continué à défier les nazis depuis le 13 avril dernier avant de devoir passer dans la clandestinité. Il n’a d’ailleurs échappé que par pure chance à l’anéantissement du Comité hongrois pour le Soulèvement de Libération nationale (Magyar Nemzeti Felkelés Felszabadító Bizottsága) le 23 mai…
En résumé, c’est un nouveau personnage haut en couleurs – pas vraiment un homme du peuple, mais néanmoins avec de solides connexions dans la société civile. Maintenant, il serait peut-être bon de recruter dans l’équipe pro-britannique autre chose que de gros patrimoines…

Note
5- Son père, le comte Emil Dessewffy, marié à la comtesse Emanuela Batthyány de Németújvár, lui a laissé 3 000 acres (environ 1 200 hectares) de terres.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 09:58    Sujet du message: Répondre en citant

Appendice 1
De la Brasserie à la potence : itinéraire d’un général SS

« Karl Reichsritter von Oberkamp, 1893-1946, SS-Brigadeführer et Generalmajor der Waffen-SS, criminel de guerre. Issu d’une très vieille famille de la noblesse bavaroise (son ancêtre, Johann von Oberkamp, fut anobli en 1629 à Vienne), fils du conseiller de justice bavarois Karl Ritter von Oberkamp (1850-1908) et d’Anna née Wagus, de Munich, Karl von Oberkamp passe son enfance au château familial de Weißenbrunn.
Après avoir obtenu son baccalauréat au Ludwigsgymnasium de Munich en juillet 1912, il rejoint le 2e Régiment de Hussards rhénans de Strasbourg, où il est promu sous-officier le 27 novembre 1912 et lieutenant le 18 février 1914. Après un stage à l’école de guerre de Hersfeld, il sert comme chef de peloton en Lorraine et sur la Somme dès août 1914, puis est affecté à la 7e Division de Cavalerie en tant qu’officier d’ordonnance. Après divers déploiements dans les Balkans et en Hongrie, il réintègre son régiment d’origine comme 1er lieutenant en 1918, puis est libéré de l’Armée à sa demande le 19 juillet 1919, pour « raison de santé ».
Oberkamp rejoint alors le Freikorps Oberland et participe au putsch de la Brasserie de 1923. La même année, il épouse Sonia Güllich, dont il divorcera sans avoir eu d’enfant en 1936. En parallèle, il travaille de 1922 à 1933 comme moniteur de ski ou de tennis et comme guide de montagne, en Allemagne, en Autriche et en Suisse.
Le 1er mai 1933, il rejoint le NSDAP (numéro 1 928 904) et le Service du Travail du Reich. Le 6 mai 1934, il devient membre de la SA. Le 1er mars 1935, il retourne dans l’Armée en tant que premier lieutenant et sert comme chef de compagnie dans différentes unités. Le 1er septembre 1935, il est promu Hauptmann et prend le commandement de la 8e Cie du 63. Jaeger Rgt. En octobre 1936, il est transféré au 99. GebirgsJaeger Rgt, commandé par le colonel Eduard Dietl. Le 18 janvier 1937, Oberkamp est promu major. Il devient chef d'état-major du 98. GebirgsJaeger Rgt à Mittenwald. Il participe ensuite à l’Anschluss au sein de la 27. ID puis sert, entre autres, comme commandant de la ville de Salzbourg puis comme aide de camp divisionnaire à la 3. Gebirgsjaeger Division.
En 1938, il épouse Franziska Hiemer, qui lui donnera deux filles. La même année, il rejoint la SS-Verfügungstruppe (ébauche de la Waffen-SS) comme Sturmbannführer (matricule SS 310 306). Puis il sert comme instructeur tactique à la SS-Junkerschule Bad Tölz puis à la Junkerschule Braunschweig début 1939. Le 1er juin, il succède à Jürgen Wagner comme II. Sturmbann de la Leibstandarte SS Adolf-Hitler.
Dans ce rôle, il prend part à l’invasion de la Pologne. En avril 1940, il passe comme chef de bataillon à la SS-Verfügungstdivision, avec laquelle il participe à la campagne de la France et notamment aux très durs derniers combats livrés dans le Sud-Ouest. Le 1er août, il est promu Obersturmbannführer. Il prend en décembre le commandement du régiment Germania.
Le 30 janvier 1941, il devient Standartenführer au sein de la division SS Wiking. Il est promu Oberführer le 1er octobre 1942 après des combats victorieux en URSS.
En juin 1943, en désaccord avec le chef de la Wiking, Felix Steiner, il est remplacé par Jürgen Wagner puis transféré au bureau principal de la SS, où il occupe divers postes d’inspection jusqu’au 31 décembre 1943. Il reçoit alors le commandement de la 7. SS-Gebirgs Division Prinz-Eugen en tant que Brigadeführer, sous les ordres du fameux Artur Phleps, qui dirige le III. SS-Gebirgs-Armee-Korps.
Les troupes sous les ordres d’Oberkamp commettent de nombreux crimes de guerre. Ainsi, peu après sa prise de fonction, des membres du 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt fusillent 40 civils dans le village de Košutica, près de Sokolac. Peu après, suite à des attaques de la division contre des musulmans croates, une vive dispute éclate entre Oberkamp et Konstantin Kammerhofer, « représentant du Reichsführer SS auprès du commandant des troupes allemandes en Croatie ». Heinrich Himmler charge alors Artur Phleps lui-même d'enquêter sur les incidents et lui demande de « contrôler von Oberkamp, connu depuis longtemps pour son caractère difficile ». Sur instruction directe de Phleps – lequel n’avait pourtant rien d’un tendre – Oberkamp doit consentir, par exemple, à ce que les enfants de moins de 14 ans et les femmes ne soient fusillés que pris les armes à la main ou après passage en cour martiale. Par la suite, sa division participe à l’offensive anti-titiste Morgenstern, commettant de nombreuses exécutions sommaires, pillages et autres atrocités jusqu’à ce que l’intervention des forces alliées oblige à interrompre l’opération.
A la mort de Phleps, Karl Reichsritter von Oberkamp apparaît comme le nouveau seigneur de guerre sanglant des Balkans : à la tête d’une des meilleures unités, aussi fiable que loyale, et n’obéissant qu’aux plus importantes figures de l’Ordre Noir dans la région, tels Friedrich-Wilhelm Krüger ou Walter Krüger.
Le reste de l’année se passe toutefois en combats défensifs perdus, de Sarajevo à Banja Luka, en passant par la vallée de la Save. C’est là que la Prinz-Eugen encaisse ses plus lourdes pertes, placée faute de mieux en première ligne face à la fleur des coloniaux français.
Ces combats qui manquent détruire “son” unité déclenchent chez Oberkamp une véritable crise de rage face à ses chefs. Inquiet de voir ce précieux outil être détruit et lui-même devenir un simple traîneur de sabre, le Bavarois hurle, vocifère et frise l’insubordination jusqu’à se faire de puissants d’ennemis, dont le maréchal Erwin Rommel.
À la suite d’une plainte de ce dernier, Himmler convoque Oberkamp à ses bureaux le 8 août 1944, pour ce qui aurait dû n’être qu’un simple recadrage. Toutefois, nourri de l’expérience des Balkans et peut-être guidé par l’ombre du Gruppenführer Karl-Gustav Sauberzweig (11. SS-Handschar), lui-même autrefois convoqué en termes presque similaires puis congédié, le maître de la Prinz-Eugen quitte le bureau de son chef avec fracas tandis qu’Himmler le poursuit jusque dans le couloir en le sommant de « changer radicalement ses habitudes ».
Privé de son poste, Oberkamp sert deux mois au bureau principal de la SS, puis est nommé commandant de la zone d’entraînement militaire SS “Moorlager” – un poste de plus en plus théorique, qu’il quitte régulièrement pour des missions d’inspection. Son nom apparait comme chef d’une potentielle division “Nibelungen”, qui ne sera jamais créée.
À la fin de la guerre, Oberkamp, capturé par les Britanniques, est extradé vers la Yougoslavie. Condamné à mort par un tribunal militaire pour les crimes commis sous sa responsabilité, il est pendu à Belgrade le 4 mai 1946 – rejoignant ainsi la longue et terrible caravane des nazis exécutés pour crimes de guerre en Yougoslavie. »

(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Méditerranée, Flammarion, 2008)
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Hendryk



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 10:40    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
C’était sans doute inévitable, dans la continuité de l’évolution des fronts européens : les dernières forces aériennes françaises sur ce théâtre balkanique plient bagages, direction l’Hexagone.

Question pratique, quel va être leur itinéraire?

Casus Frankie a écrit:
Côté grec, le déménagement en Crète de l’école Icare

J'espère que les apprentis pilotes ont reçu des instructions très strictes pour le vol à haute altitude.
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LaMineur



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 10:42    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la chronique du 8 août, les notes de bas de page sont bien présentes, mais rien n'y renvoie depuis le texte.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 10:49    Sujet du message: Répondre en citant

ah Oui Oberkamp. Troisième furie. Si dans les Balkans, le bon la brute et le truand - on aurait Phelps le Truand (un salopard violent mais malin), Sauberzweig le bon (un salopard violent mais parternaliste) et Oberkamp (un salopard violent, mais violent).
Les trois sont partis. Ou sont morts. Un jour ou l'autre, ils finiront donc tous pendus. Durant 3 ans, ils auront mis le pays à feu et à sang.



Il a bien une tête de violent, vous trouvez pas. Le genre à s'énerver et donner des coups de ceinture de partout ... Malheureusement, je dois convenir aussi que c'était un compétent à ce qu'il faisait.



Avec Himmler à la bonne époque.



Conciliabule entre Phleps, Oberkamp et Kumm - la grande époque criminelle.



Belle photo posée de Papa Phelps.



Et une image qui serait bien FTL, si on changeait les titistes par des algériens - ou alors en rajouter derrière. Des braves SS de la Prinz Eugen capturés fin de guerre par l'AVNOJ. Vu la tête du gars, pas sûr qu'il retourne un jour chez lui (qui n'existe plus de toute facon).
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John92



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 11:48    Sujet du message: Répondre en citant


7 août

Après Goodwill, côté allié – Propositions intéressantes
Forteresse de Kastel (GQG de la 1ère Armée grecque)
– Le maréchal Montgomery est arrivé par avion en début d’après-midi au QG d’Alexandros Othonaios, en profitant d’un temps enfin favorable. Initialement, il n’avait prévu que de passer (venir ?) saluer la nouvelle équipe – chacun sait que Monty est un homme de terrain, et qu’il tient à le montrer en toute occasion. Il devait donc passer les prochains jours dans la vallée de la Save, à jauger des capacités du Groupement Divisionnaire des Balkans ainsi que – sans doute – celles des blindés royalistes du colonel Stefanović.

Après Goodwill, côté allié – Bilan titiste
Banja Luka


Par la suite, il bénéficiera d’un ascendant moral décisif dans la compétition pour gouverner (diriger/conduire ?) le pays. Vae Victis !
Mais pour l’instant, il va falloir compter sur la bonne volonté du gouvernement d’union nationale.

Ultime tour de bonneteau (vide)
Karlovac


Ne restent désormais que les fous, les coincés ou les condamnés. La formule typique des pires unités de mercenaires en somme. Et Mickl est là, coincé (bloqué ici ?) avec cette lie quand on se bat pour le Vaterland !

_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
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John92



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 11:49    Sujet du message: Répondre en citant


8 août
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – Dernier arrêt avant le terminus
Dans les airs
– La Balkans Air Force continue (poursuit ?) ses ratissages, avec toutefois moins d’énergie qu’auparavant. Les formations françaises sont sur le départ – secret de polichinelle, le prochain axe opérationnel du 18th AAG n’a pas encore été rigoureusement défini et surtout, les cibles manquent. En parlant de cibles… D’accord avec Weiss, encore présent sur le théâtre, l’Air Marshall Tedder continue de faire des listes qui seront présentées à qui de droit le moment venu, soit sans doute aux alentours du 14.

Après Goodwill, côté allié – Pérégrination instructive
Sud de la Vallée de la Save, Bosnie occidentale


Cette véritable expédition menée par d’infâmes évocations de route, dans des conditions de sécurité que tous les officiers britanniques en charge de la protection du maréchal qualifient pudiquement d’exotiques (note 1) , a pour but de permettre à l’intéressé de déterminer :

18e Groupe d’Armées Allié
Migration aérienne
Théâtre des Balkans


Côté grec, le déménagement en Crète de l’école Icare (note 2 ) et la libération précoce du Péloponnèse (les deux régions les plus pauvres et illettrées du Royaume…) ne peuvent pas compenser les conséquences d’une occupation désastreuse, la pénurie profonde dans tous les domaines, ainsi que de très lourdes pertes (note 3) .

Istrie encore occupée
Un tour de vis de plus
Hôtel de ville de Trieste


Devant la grande piazza Unità (note 4) où flottent la croix gammée et le tricolore de la RSI, les deux hommes font le même et pénible constat : le territoire à contrôler est toujours plus réduit, et pourtant on y trouve toujours plus de terroristes !





8 août 44
De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Nouveaux amis, nouveaux départs
Velika Ludina (vallée de la Save)


Rien à signaler





Hongrie conquise
Co-construction
QG de Montgomery (Kaposvár)


Rien à signaler





Appendice 1
De la Brasserie à la potence : itinéraire d’un général SS

Rien à signaler

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Ne pas confondre facilité et simplicité
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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
ah Oui Oberkamp. Troisième furie. Si dans les Balkans, le bon la brute et le truand - on aurait Phelps le Truand (un salopard violent mais malin), Sauberzweig le bon (un salopard violent mais parternaliste) et Oberkamp (un salopard violent, mais violent).
Les trois sont partis. Ou sont morts. Un jour ou l'autre, ils finiront donc tous pendus. Durant 3 ans, ils auront mis le pays à feu et à sang.



Il a bien une tête de violent, vous trouvez pas. Le genre à s'énerver et donner des coups de ceinture de partout ... Malheureusement, je dois convenir aussi que c'était un compétent à ce qu'il faisait.



Avec Himmler à la bonne époque.



Conciliabule entre Phleps, Oberkamp et Kumm - la grande époque criminelle.



Belle photo posée de Papa Phelps.



Et une image qui serait bien FTL, si on changeait les titistes par des algériens - ou alors en rajouter derrière. Des braves SS de la Prinz Eugen capturés fin de guerre par l'AVNOJ. Vu la tête du gars, pas sûr qu'il retourne un jour chez lui (qui n'existe plus de toute facon).


Je trouve qu'il a un faux air de John Malkovich... mais le Malkovich dans RED, celui qui est complètement barge et qui se balade avec des bâtons de dynamite dans les poches !
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ChtiJef



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 12:30    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
À la suite d’une plainte de ce dernier, Himmler convoque Oberkamp à ses bureaux le 8 août 1944, pour ce qui aurait dû n’être qu’un simple recadrage. Toutefois, nourri de l’expérience des Balkans et peut-être guidé par l’ombre du Gruppenführer Karl-Gustav Sauberzweig (11. SS-Handschar), lui-même autrefois convoqué en termes presque similaires puis congédié, le maître de la Prinz-Eugen quitte le bureau de son chef avec fracas tandis qu’Himmler le poursuit jusque dans le couloir en le sommant de « changer radicalement ses habitudes ».
Privé de son poste, Oberkamp sert deux mois au bureau principal de la SS, puis est nommé commandant de la zone d’entraînement militaire SS “Moorlager” – un poste de plus en plus théorique, qu’il quitte régulièrement pour des missions d’inspection. Son nom apparait comme chef d’une potentielle division “Nibelungen”, qui ne sera jamais créée.

Le Moorlager se situe près du village de Bereza-Kartuska dans le district de Bialystok...
Y a encore des Boches dans le coin en août 44 ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Oct 30, 2025 12:40    Sujet du message: Répondre en citant

Ca peut être un nom de code.
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