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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1719 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 15:35 Sujet du message: |
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| Capitaine caverne a écrit: | | le poireau a écrit: | | FREGATON a écrit: | | le poireau a écrit: | Mais vous verrez que Roosevelt est disposé à marchander malgré tout avec Staline.
Non pas par faiblesse ou aveuglement, mais parce qu'il a besoin de l’assentiment soviétique à ses grands plans pour l’après-guerre. |
Dans ce cas je ne suis pas vraiment optimiste pour la suite... Le général en sera-t-il réduit à dire "ça craint!"??
https://www.youtube.com/watch?v=Q3BPGm8aHgQ |
Gardez tout de même à l’esprit que ceci est un colloque de vainqueurs qui se partagent les fruits de leur victoire !
Donc si "ça craint" : c'est surtout pour les autres ! |
Un classique de la géopolitique à toutes les époques. Si vous ne faites pas parti des invités du diner, c'est que vous avez toutes les chances d'être sur le menu. |
Exactement !
Et c’est bien pourquoi la présence de la France à Kiev FTL (contrairement à Yalta OTL) change tout pour cette dernière. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11872
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 16:24 Sujet du message: |
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Les Allemands et les Japonais vont avoir chaud aux fesses après l'armistice. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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Joukov6

Inscrit le: 29 Mar 2010 Messages: 455 Localisation: Lyon
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 16:42 Sujet du message: |
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| le poireau a écrit: | | Gardez tout de même à l’esprit que ceci est un colloque de vainqueurs qui se partagent les fruits de leur victoire ! |
OTL Yalta a été une conférence entre alliés pour se coordonner afin d'en finir avec l'Axe et les choses sont restées cordiales.
C'est surtout à Potsdam que les choses se sont compliquées, la guerre est finie (ou quasiment) et l'alliance avec elle, et tous les problèmes qui avait été perçus à Yalta mais remis à plus tard pour éviter de se quereller sont désormais bien à l'ordre du jour.
En plus le plus gros point de tension à Yalta a été la question de la Pologne et de ses deux gouvernements, or à Kiev FTL la question est déjà réglée.
| le poireau a écrit: | | Et c’est bien pourquoi la présence de la France à Kiev FTL (contrairement à Yalta OTL) change tout pour cette dernière. |
La France sort quand même pas mal gagnante de Yalta vu que malgré son état (économie en ruine et une armée dépendant entièrement des USA avec moins de divisions que l'armée roumaine) elle est finalement admis dans la cour des Trois Grands (avec un modeste strapontin certes mais c'est déjà un quasi-miracle) avec une zone d'occupation de l'Allemagne et un siège au conseil permanent de l'ONU. _________________ Le Lion de l'Orgueil ne connait ni rivaux ni égaux. Il trône seul au sommet de l'Univers. |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2538 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 16:43 Sujet du message: |
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Bof comme OTL, et la guerre froide qui commence officieusement dès le 9 Mai... Perclip, toussa, toussa... les allemands et les nazis seront vite blanchis.
Enfin quoique, en l'absence de bon nombre de guerre coloniales, beaucoup auront moins de chance de se recycler et de se faire oublier à la légion... _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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solarien
Inscrit le: 13 Mai 2014 Messages: 2883 Localisation: Picardie
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 17:06 Sujet du message: |
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C'est quand même un poil plus compliqué que cela.
Il faut déjà prendre de base que Staline et l'URSS sont paranoïaque.
OTL, l'attaque surprise de Hitler et l'Allemagne nazi alors que tout ce passait bien, (d'ailleurs, un train de marchandise soviétique vers l'Allemagne à passer la frontière environ 30 minutes avant l'attaque) et le fait qu'une partie de la population soutiennent les allemands et qu'ils arrivent jusqu'au porte de Moscou, fera que Staline aura toujours peur de perdre son pouvoir et d'un retournement d'alliance.
C'est aussi pour cela qu'ils désiraient garder le plus de territoire sous influence soviétique à l'Ouest, parce que c'est cette profondeur stratégique qui à sauver l'URSS OTL.
FTL, la présence française et en plus de socialiste au gouvernement français peuvent atténuer cette peur, le fait que les alliées vont lui transmettre les informations sont une attaque surprise de l'Allemagne, lui fournir équipement, véhicule, renseignement, un peu de personnel devrait faire comprendre qu'il n'y a aucun risque d'un retournement d'alliance.
Après, je dis pas que Staline sera un saint et va accepter toute les demandes des alliées, mais dans un sens, avoir une république tchèque qui sera dans la zone d'influence occidentale (plutôt gouvernement +election libre) ne serai pas impossible, avec un genre de garantie comme l'Autriche OTL et FTL, neutralité du pays. |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 17:17 Sujet du message: |
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La suite en temps réel : un jour par jour. Le dernier jour sera le 10 août 1944 (et le 7 octobre 2025). _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Dernière édition par Casus Frankie le Jeu Oct 02, 2025 19:11; édité 1 fois |
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JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5323 Localisation: Thailande
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Posté le: Jeu Oct 02, 2025 19:01 Sujet du message: |
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| Capitaine caverne a écrit: |
Un classique de la géopolitique à toutes les époques. Si vous ne faites pas partie des invités du dîner, c'est que vous avez toutes les chances d'être sur le menu. |
Et la variante:
Conseil aux dindes:
En période de Noël, n’acceptez AUCUNE invitation. La place de choix qu'on vous réserve à table n’est pas celle que vous croyez. _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 09:10 Sujet du message: |
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6 août
Conférence interalliée de Kiev
Quelle Europe après la guerre ?
Kiev, 09h00 – Deuxième réunion militaire quadripartite. Au menu, tout d’abord, une série de débats techniques – ainsi, les Soviétiques expriment leurs besoins au titre du prêt-bail. Les Américains prennent note en soupirant un peu (ils tiquent en particulier sur les demandes concernant les matériels navals et les bateaux de débarquement). Pour leur part, les Anglais font aimablement remarquer que l’ampleur des besoins en question contraste étonnamment avec les bulletins de victoire triomphants affichés par les Rou… par les Russes depuis le début de la conférence.
On passe ensuite au sujet de la « coordination » des opérations aériennes est abordé. L’idée de baser des bombardiers lourds américains sur des bases soviétiques, déjà très compromis par les échecs subis fin 1943 par les quelques missions d’essai, est définitivement abandonné pour « impraticabilité » (et pour motifs politiques !). En revanche, il est très important de délimiter des zones d’opérations des forces aériennes, à l’image de la ligne de rencontre des forces terrestres discutée la veille.
Il a déjà été décidé que les forces aériennes occidentales ne pourraient opérer dans les secteurs où les forces terrestres soviétiques ont pris pied (et vice-versa). Ainsi, les opérations aériennes occidentales au-dessus de Budapest et de la Silésie devront cesser (la plupart avaient déjà été interrompues). Plus compliqué est le cas des territoires du Reich situés dans la future zone d’opération soviétique, mais non encore occupés et dans lesquels l’industrie militaire allemande est toujours active. Les territoires prussiens à l’ouest de l’Oder, la Saxe et la Bohême-Moravie sont concernés au premier chef. Après de longs débats, il est décidé que la campagne de bombardement stratégique alliée entamée contre les cibles situées dans ces régions pourra se poursuivre dans l’immédiat. Après tout, elle sert également les Soviétiques, qui ont du mal à dissimuler l’insuffisance de leurs propres forces de bombardement stratégique, lesquelles seraient bien incapables de remplacer celles des Anglo-Américains. Mais ces derniers devront interrompre leurs attaques dès lors que les Soviétiques le leur demanderont. Pour faciliter cette coordination, il est décidé qu’un système de communication rapide sera établi entre l’état-major général de l’Armée Rouge, à Moscou, et l’état-major du SACEUR, à Versailles.
Les représentants américains commencent ensuite à évoquer le cas de l’Extrême-Orient et tentent de sonder les intentions soviétiques dans cette région.
Les Soviétiques restent évasifs : l’URSS est en paix avec le Japon, elle a même conclu avec lui un pacte de non-agression valable jusqu’en 1946 ! Elle n’a (évidemment !) aucune intention belliqueuse dans cette région et encore moins la moindre ambition stratégique ou expansionniste (cela coule de source !). Pourtant, en parallèle, les Russes fustigent les « fascistes japonais », tout aussi néfastes que leurs équivalents allemands, et les souffrances qu’ils infligent à tous les peuples d’Asie. Ils font aussi quelques allusions aux contentieux anciens entre l’Empire du Soleil Levant et la Rodina (le souvenir cuisant de la guerre de 1905 n’est jamais loin et celui, victorieux, de Khalkin-Gol est encore frais). En revanche, les Soviétiques ne se privent pas de lancer quelques piques contre « les puissances colonialistes » (qu’ils ne citent pas, mais Français et Britanniques ne peuvent pas ne pas se sentir visés), qui auraient jeté certains indépendantistes dans les bras des Japonais ! De plus, ils sont ouvertement critiques envers Tchang Kaichek : alors qu’il est soutenu par les Occidentaux, ce dernier persécute honteusement nos frères communistes, qui luttent courageusement contre l’oppression nippone, au lieu de les aider !
A l’issue de cet échange, chacun retient ce qu’il voulait bien entendre… Pour les Franco-Britanniques, l’implication des Soviétiques en Asie est moins souhaitable que jamais. De leur côté, les Américains ont retenu que les Russes semblent disposés à contribuer à terme à la lutte commune contre le Japon impérial (on trouvera bien un moyen de les réconcilier avec Tchang !). Quant aux Soviétiques, ils ont soigneusement noté l’intérêt américain.
Kiev, 10h00 – Pendant que la réunion militaire se poursuit, les quatre ministres des Affaires étrangères se réunissent pour préparer les séances plénières à venir entre les quatre grands, après la session confuse de la veille.
On ressort les différents plans et propositions de redécoupage territorial envisagés par les uns et les autres pour l’Europe future. Et surtout, on scrute les réactions des différents partenaires à ces propositions. Certains points de convergence semblent se dessiner… mais des points de blocage sont déjà apparus ! Les différentes possibilités quant au sort à réserver à l’Allemagne de l’après-guerre sont également envisagées. Si tout le monde s’accorde sur la nécessité de sa démilitarisation et de sa dénazification, le sens donné à ces termes fait parfois débat. Tout comme la perspective de redonner naissance à plusieurs états allemands – oui, mais sous quelle forme ? Une fédération préservant l’unité allemande ? Ou une fragmentation en états indépendants ?
Kiev, 14h00 – Avec cette troisième séance plénière réunissant les Quatre Grands, la conférence de Kiev entre véritablement dans le dur : les frontières européennes de l’après-guerre. Après avoir pris connaissance des travaux et documents préparatoires issus de la réunion des ministres le matin même, les chefs de gouvernement s’entendent pour expédier rapidement quelques sujets secondaires – de leur point de vue.
En ce qui concerne l’Europe centrale, le principe à un retour aux frontières d’avant-guerre est fixé. C’est le cas, notamment, en ce qui concerne les annexions réalisées par la Bulgarie au détriment de ces deux nations alliées que sont la Grèce et la Yougoslavie, qui sont nulles et non avenues. Quant au cas de la Dobroudja méridionale, disputée entre Sofia et Bucarest, sera réglé « par une négociation bilatérale » assurent les Soviétiques. En réalité, Staline a déjà tranché en faveur des Bulgares : les Roumains ont eu l’outrecuidance de participer à Barbarossa et les Bulgares sont traditionnellement prorusses. Mais des forces roumaines se battant aux côtés des Soviétiques, Staline laisse Bucarest espérer une possible rédemption (comme si le Vojd pouvait pardonner quoi que ce soit à qui que ce soit !).
Retour aux frontières d’avant-guerre également pour la Hongrie (tant pis pour elle !) et sans doute pour la Tchécoslovaquie, tout comme pour la Yougoslavie. Du moins dans les grandes lignes, car quelques points de détail restent à régler, mais les ministres des Affaires étrangères s’en occuperont.
Cependant, il n’est pas de principe sans de notables exceptions…
Ainsi, la Roumanie va devoir perdre la Moldavie (Bessarabie-Bucovine), absorbée par l’URSS… comme cela s’était passé en 1940. Il ne se trouve autour de la table personne pour prendre la défense des Roumains ! Même les Français, jadis proches de cet ancien allié de l’Autre Guerre, estiment que Bucarest a trahi : la Roumanie a misé sur le mauvais cheval et elle a perdu, tant pis pour elle !
D’autant que l’URSS n’est pas la seule à se servir. Ainsi, Moscou n’a guère d’objections à voir la Grèce récupérer le Dodécanèse (arraché à l’Italie fasciste), voire s’emparer de l’Épire du Nord (elle aussi enlevée aux Italiens, en l’absence de quoi que ce soit qui pourrait ressembler à un gouvernement albanais représentatif !). Et lorsque Chypre est évoquée, Churchill réplique qu’il s’agit là d’un sujet strictement interne à l’Empire britannique, et qui sera traité en bilatéral entre Londres et Athènes. Finalement, les Russes ne protestent pas : après tout, les communistes restent influents en Grèce, ne faisons rien qui puisse mécontenter l’opinion locale, se disent-ils.
Mais le grand sujet qui préoccupe vraiment les quatre dirigeants, c’est bien évidemment celui de la Pologne !
Pour Staline, il s’agit même de la priorité n° 1 de la conférence : faire entériner l’expansion de l’URSS vers l’ouest, constituant un glacis qui la mettrait à l’abri d’une future attaque surprise venant de ce côté, et assurer la mainmise soviétique sur la mer Baltique.
Mais le sujet tient aussi à cœur aux Occidentaux – du moins aux Franco-Britanniques ! Car c’est pour la Pologne que Français et Anglais sont entrés en guerre. De plus, les Alliés ont une dette particulière envers les Polonais pour leurs souffrances et leurs sacrifices. Et pour certains des participants– en particulier pour Charles de Gaulle – le sujet porte également l’empreinte d’une histoire personnelle. Certes, chacun est tristement conscient qu’il sera impossible d’empêcher l’ours russe de croquer un gros morceau de Pologne… mais il faudra limiter les dégâts et offrir à ce malheureux pays les plus justes compensations.
Cependant, pour Franklin Roosevelt, la Pologne reste un sujet comme un autre – un sujet majeur, peut-être, mais à mettre en balance avec le reste. Car l’Amérique a une vision, un projet, à l’échelle du monde entier ! Il est hors de question que la seule Pologne constitue un point de blocage qui empêcherait de rallier les Soviets à la grandiose vision rooseveltienne ! Il est donc impératif de trouver un accord sur ce sujet entre Russes et Polonais. Une gageure, certes… mais le Président des Etats-Unis est suprêmement confiant dans ses talents de négociateur et dans la capacité de son pays à influencer les deux peuples.
Pour s’échauffer, on commence par le plus facile : les futures frontières occidentales de la Pologne. Tout le monde s’accorde sur le glissement vers l’ouest de la frontière germano-polonaise. L’ancienne frontière, issue de l’Autre Guerre, paraît définitivement impraticable : sans limite naturelle, issue d’affrontements confus au début des années Vingt, elle ouvre le territoire polonais à toutes les invasions venues d’Allemagne et ne lui laisse que les régions les plus déshéritées ! Certes, si la frontière polonaise doit se déplacer vers l’ouest, cela se fera forcément au détriment de l’Allemagne (quelle que soit la future Allemagne, au demeurant), mais cela ne pose de problème à aucune des quatre puissances ! Cependant, où fixer cette frontière ? L’Oder apparaît rapidement comme la solution la plus évidente : voilà une frontière naturelle claire ! Mais en partie seulement, car demeurerait alors l’excroissance silésienne au sud ! Resterait-elle allemande ? Deviendrait-elle aussi polonaise ? Voire tchécoslovaque ? Il apparaît plus simple que le tracé suive la Neisse, affluent de l’Oder : cela donne une belle frontière bien rectiligne, naturellement appuyée sur ces deux cours d’eau. Et il ne déplait pas aux Soviétiques d’attribuer à un futur satellite des zones industrielles vaincues, donc par nature sujettes à partage ! La ligne Oder-Neisse est donc unanimement retenue comme nouvelle frontière occidentale de la Pologne. Certes, des points de détail restent à régler (notamment concernant l’embouchure de l’Oder, où le tracé frontalier devra être précisé et le statut de quelques îles réglé), mais les quatre chefs de gouvernement peuvent se féliciter d’avoir réglé rapidement l’affaire.
La Pologne va donc annexer la Poznanie, la Poméranie orientale, la Prusse occidentale et la Silésie ! Si les premières furent terres polonaises jusqu’au XVIIIe siècle, iniquement arrachées à ce malheureux pays lors des partages successifs de cette époque, la Silésie n’était plus guère polonaise depuis le XIVe siècle ! Et depuis lors, sa population est devenue intégralement germanique. Ce qui pose une question : comment régler le cas des Allemands qui vivent encore sur ces terres vouées à devenir polonaises ? Une cohabitation des peuples n’est plus guère possible après tant de massacres, il leur faudra partir ! Roosevelt insiste alors : si des mouvements de population civile devaient avoir lieu dans un sens ou dans l’autre, ils devront faire l’objet d’une organisation minutieuse et être conduits avec le plus grand soin et la plus grande humanité. Staline s’empresse d’acquiescer (après tout, les déplacements massifs de population, c’est un sujet que l’URSS stalinienne maîtrise !). Cependant, il ajoute, goguenard, qu’il semblerait que les populations allemandes de ces régions aient pris d’elles-mêmes l’initiative de partir dès à présent ! On se demande bien pourquoi… Mais voilà qui simplifie le problème, n’est-ce pas ?
La suite ne s’annonce pas aussi facile, car il va s’agir de fixer les frontières orientales de la Pologne.
Pour Staline, c’est simple : la frontière soviéto-polonaise sera celle d’avant Barbarossa, les conquêtes soviétiques de 1939 seront intangibles. Or, cette frontière est justement issue des arrangements du Pacte germano-soviétique ! Difficile de s’appuyer sur cet embarrassant précédent. Heureusement, les Soviétiques ont trouvé la parade : le tracé en question ne serait pas inspiré du trop fameux Pacte, mais d’une proposition plus ancienne et apparemment plus honorable, mais jamais véritablement appliquée : la ligne Curzon. Comme il s’agit là d’une idée britannique remontant à 1924 (selon les Soviétiques), il va de soi que le Royaume-Uni se fera un plaisir de s’y associer – Staline a bien compris que Churchill serait l’obstacle principal pendant ces négociations.
Mais le vieux lion est madré et sait parer les coups : la ligne Curzon ? Tout à fait d’accord, bien sûr ! Sauf qu’il n’existe pas une, mais des lignes Curzon ! Les Soviétiques ont retenu celle qui les arrange, parce qu’elle passe le plus à l’ouest. Mais les Britanniques en tiennent pour la ligne d’origine, qui date de 1919 et passe nettement plus à l’est, laissant notamment Lvov en terre polonaise. La discussion tourne rapidement à une dispute autour des volontés de ce cher Lord George Nathaniel Curzon de Kedleston (1859-1925), secrétaire d’État aux Affaire étrangères de 1919 à 1924. Chacun défendant sa version, De Gaulle, ayant à cœur de soutenir autant que possible la Pologne, joint sa voix caractéristique à celle de Churchill. Après toutes les souffrances et les épreuves que les malheureux Polonais ont déjà enduré dans cette guerre, il ne faudrait pas leur infliger aussi un traitement inique en amputant injustement leur pays. Mais il en faut plus pour faire vaciller Staline, car ces territoires, il les contrôle déjà ! Qu’on essaie de les lui enlever, pour voir ! De façon plus diplomatique, il sort de sa chapka l’appui du gouvernement réunifié polonais, prétendant que celui-ci lui aurait donné toute latitude pour négocier la fixation de la frontière orientale de la Pologne.
Cette foire d’empoigne déplaît souverainement à Roosevelt, qui s’efforce de clore le débat en jouant les Salomon. La ligne Curzon est un vestige d’une époque où les frontières polonaises avaient une configuration bien différente – à l’ouest, Poznanie et Silésie étaient toujours allemandes. Compte tenu que l’on s’est déjà accordés pour fixer la frontière occidentale de la Pologne sur la ligne Oder-Neisse, fixer la frontière orientale presque aussi loin à l’est que celle d’avant 1939 n’aurait pas de sens. Pour tenir compte du glissement vers l’ouest de la frontière occidentale, il est juste de fixer la frontière orientale plus à l’ouest aussi que celle d’avant la guerre. Néanmoins, de telles modifications territoriales ne pourront s’effectuer sans consultation des populations concernées. Pour cela, il est primordial que des élections libres et transparentes soient organisées au plus tôt en Pologne, afin de recueillir le consentement des peuples. Malgré cette réserve quelque peu théorique, Roosevelt vient donc de donner raison à Staline ! Ce dernier exulte (discrètement), Churchill proteste et De Gaulle préfère se taire (mais n’en pense pas moins).
Pour autant, tout n’est pas encore réglé : si les frontières polonaises sont désormais fixées à l’ouest et à l’est, reste la question du nord. De Gaulle, déçu par l’issue précédente, cherche à obtenir une compensation pour les Polonais et observe que, dans la continuité des tracés sur lesquels on vient de s’accorder, il semble cohérent que toute la Prusse Orientale soit absorbée par la nouvelle Pologne. Mais là encore, Staline a ses propres revendications ! A présent, il exige pour l’URSS un morceau du nord de la Prusse Orientale, donnant sur la Baltique et comprenant Königsberg – toujours l’obsession russe pour l’accès aux mers (plus ou moins) chaudes. Les Occidentaux doutant de la viabilité de cette enclave (on se souvient de celle de Dantzig), les Soviétiques répondent que la continuité territoriale avec l’URSS serait assurée par… la RSS de Lituanie.
Tonnerre de protestations des Occidentaux, cette fois unanimes ! Car même pour Roosevelt, pourtant très conciliant jusque-là vis-à-vis des Soviétiques, il est hors de question de reconnaître l’annexion de facto des Pays Baltes par l’URSS. Celle-ci est le produit inique du Pacte germano-soviétique, elle est donc nulle et non avenue. Et cette fois, aucune ligne Curzon ne peut servir d’alibi à Staline. Cependant, pour le maître du Kremlin, cette annexion est un état de fait irrévocable : Estonie, Lettonie et Lituanie ont rejoint la glorieuse Union Soviétique comme RSS de plein droit. Et nul ne doute qu’elles en sont ravies !
Ravies, vraiment ? Si les Baltes souhaitent rejoindre l’URSS, ils doivent l’affirmer lors d’une consultation électorale libre, juste et transparente, affirment en cœur Américains, Français et Britanniques. Certes, rétorquent les Soviétiques : les élections aux soviets de ces républiques sont précisément libres, justes et transparentes dans la si démocratique Union Soviétique ; elles établiront sans l’ombre d’un doute l’attachement sincère des Baltes à leur intégration dans la glorieuse Patrie des Travailleurs ! A condition que ces élections soient organisées sous supervision internationale, propose l’Ouest… Colère de Staline qui, sans craindre de se contredire, déclare que les Baltes (4) sont des traîtres qui ont collaboré étroitement avec les Nazis, n’hésitant pas à s’engager de leur plein gré dans les armées du Reich : ils se battent encore aujourd’hui sous la croix gammée ! Dans ces conditions, comment pourrait-on tenir compte de leur avis !
Bref, sur le sujet des Pays Baltes les positions sont irréconciliables. Devant cette impasse, on décide une suspension de séance pour permettre à tous les participants de souffler. Une pause bien méritée les aidera à calmer un peu leurs esprits échauffés…
………
Alors que la réunion vient de reprendre après cet entracte, voici qu’à la stupeur générale Staline allume un contre-feu inattendu : il annonce que l’Union Soviétique est toute disposée à soutenir chaleureusement… les revendications territoriales françaises ! Revendications qui n’avaient même pas encore été évoquées par les Français. Bien entendu, il ne faut voir là qu’une solidarité entre deux vieilles nations amies de longue date et héritières d’une longue tradition révolutionnaire (évitons poliment d’évoquer Napoléon ou la Crimée !). Toutes deux ont souffert sur leur sol et dans leur chair des épouvantables exactions fascistes, pour lesquelles elles escomptent de justes réparations !
Bien entendu, Staline n’a pas grand-chose à faire de ce qu’il aurait appelé en privé « les dérisoires revendications françaises ». Mais, par cette déclaration il espère bien, d’abord, détourner l’attention du sujet litigieux des Pays Baltes ; ensuite, semer la discorde entre les Occidentaux (il sait que les prétentions françaises ne ravissent pas Washington) ; enfin, faire de la France son obligée en soutenant ses prétentions, afin qu’elle soutienne en retour les revendications soviétiques. De plus, il espère bien consolider par ce geste la position politique intérieure du Parti communiste français – cela peut toujours servir.
De Gaulle n’est pas dupe des réelles intentions soviétiques, mais il estime que l’occasion est trop belle pour ne pas en profiter. Les revendications françaises évoquées par le maréchal Staline, dit-il, sont non seulement parfaitement justifiées, mais aussi extrêmement mesurées et raisonnables, surtout comparées aux considérables bouleversement des frontières dans l’est de l’Europe que tous les participants (Etats-Unis compris !) viennent tout juste de valider. Cette intervention impose de nuancer l’image que certains historiens ont parfois donnée d’une France ultra-atlantiste, totalement alignée sur les Etats-Unis à Kiev. Quand les intérêts français étaient en jeu, De Gaulle (comme la majorité du gouvernement français, d’ailleurs) a parfaitement su jouer la carte de Moscou contre Washington…
Ce rebondissement inattendu embarrasse fort la délégation américaine ! Comment refuser aux uns ce qu’on a accordé aux autres, et vice-versa ! Conscient du piège tendu par Staline, c’est Winston Churchill (lui aussi désireux de rallier à sa position les Français, avec lesquels il a de nombreux intérêts communs) qui met sur la table un compromis : puisque les territoires évoqués par le maréchal Staline et le général De Gaulle sont déjà sous contrôle allié et que leurs habitants, semble-t-il, ont « très spontanément » exprimer leur désir de devenir ou redevenir français, alors Vintimille et la région de Sarrelouis-Mercy-Volklange pourraient être immédiatement rattachées à la France. Pour le Val d’Aoste et la Sarre, leur rattachement éventuel ferait l’objet d’une consultation électorale après la guerre par deux référendums… tout comme ceux que les Occidentaux réclament pour les Pays Baltes ! Et en ce qui concerne les têtes de pont sur la rive droite du Rhin ? Kehl, véritable faubourg de Strasbourg, serait attribuée à la France en tant que tel. Discuter des autres secteurs en question serait sans objet, puisque la rive droite du Rhin sera englobée dans la future zone d’occupation française en Allemagne.
Si, pour la délégation française, ces résultats sont en-deçà de ses espoirs, elle ne veut cependant à aucun prix se retrouver en position d’être redevable de quoi que ce soit à Staline ! La suggestion churchillienne est donc immédiatement acceptée par la France (et, de guerre lasse, par les Etats-Unis). Néanmoins, Staline a atteint son but : le sujet des Pays Balte a été escamoté et ses autres revendications satisfaites. Américains, Britanniques et Français ont bien compris la manœuvre, mais au fond, qu’y faire ? L’Ours a mis la patte sur les Baltes, il ne la soulèvera pas.
Comme il se fait tard, on décide de lever la séance. Les Occidentaux ne sont pas au bout de leurs peines !
France-Italie
Le prix du « coup de poignard dans le dos »
Frontière franco-italienne – Aussi discrètement que possible (inutile de parasiter la conférence de Kiev…), de nombreux gendarmes français sont déployés le long de la frontière d’avant-guerre, mais du côté italien… Officiellement, il s’agit d’aider les carabinieri à maintenir l’ordre. Dans les faits, avec la multiplication plus ou moins spontanée d’actions civiles soutenant la présence française sur place, il apparaîtra très vite que la France entend bien modifier le tracé de la frontière à son avantage.
Depuis le retournement italien de la Noël 1942, les études sont allées bon train dans certains bureaux des Affaires étrangères, à Alger puis Marseille puis Paris. Les positions énoncées lors de la précédente conférence interalliée n’ont pas été abandonnées : a minima, la France entend récupérer Vintimille, l’intégralité de la vallée de Tende, le canton de la Brigue et déplacer la frontière à son avantage en bien des endroits – notamment pour mettre la main sur les positions dominantes comme le mont Chaberton.
Cependant, les prétentions françaises ne s’arrêtent pas là : le Val d’Aoste, francophile et francophone, est clairement visé, tout comme une partie du Val de Suse, en particulier les « escartons briançonnais » cédés par la France lors du traité d’Utrecht (ce qui commence à dater, tout de même : 230 ans et des broutilles…). Et ce, alors même que l’on est loin d’être sûr de ce qui sortira des discussions de Kiev.
Notes
3-Depuis la “conquête de l’Est” entamée par les Stroganov au XVIe siècle.
4- Enfin, les Lituaniens et les Lettons seulement, les Estoniens n’en ayant guère eu la possibilité, mais autant mettre tout le monde dans le même sac…
Dernière édition par Casus Frankie le Ven Oct 03, 2025 16:54; édité 1 fois |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11884
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 09:49 Sujet du message: |
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Passionnant. Ce Staline, quel enfoiré. C'est tout sauf un scoop.
| Citation: | On passe ensuite au sujet de la « coordination » des opérations aériennes est abordé. L’idée de baser des bombardiers lourds américains sur des bases soviétiques, déjà très compromis par les échecs subis fin 1943 par les quelques missions d’essai, est définitivement abandonné pour « impraticabilité » (et pour motifs politiques !). En revanche, il est très important de délimiter des zones d’opérations des forces aériennes, à l’image de la ligne de rencontre des forces terrestres discutée la veille.
Il a déjà été décidé que les forces aériennes occidentales ne pourraient opérer dans les secteurs où les forces terrestres soviétiques ont pris pied (et vice-versa). Ainsi, les opérations aériennes occidentales au-dessus de Budapest et de la Silésie devront cesser (la plupart avaient déjà été interrompues). Plus compliqué est le cas des territoires du Reich situés dans la future zone d’opération soviétique, mais non encore occupés et dans lesquels l’industrie militaire allemande est toujours active. Les territoires prussiens à l’ouest de l’Oder, la Saxe et la Bohême-Moravie sont concernés au premier chef. Après de longs débats, il est décidé que la campagne de bombardement stratégique alliée entamée contre les cibles situées dans ces régions pourra se poursuivre dans l’immédiat. Après tout, elle sert également les Soviétiques, qui ont du mal à dissimuler l’insuffisance de leurs propres forces de bombardement stratégique, lesquelles seraient bien incapables de remplacer celles des Anglo-Américains. Mais ces derniers devront interrompre leurs attaques dès lors que les Soviétiques le leur demanderont.
Pour faciliter cette coordination, il est décidé qu’un système de communication rapide sera établi entre l’état-major général de l’Armée Rouge, à Moscou, et l’état-major du SACEUR, à Versailles. |
Oui ça vaudrait mieux en effet. Pour éviter ce genre de conneries carabinées.
https://www.youtube.com/watch?v=K5VmEiPBedQ _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."
Dernière édition par Archibald le Ven Oct 03, 2025 11:24; édité 1 fois |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1719 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 11:03 Sujet du message: |
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Attention : au sujet du paragraphe Dalian j'avais déjà fait la remarque mais Staline et Roosevelt ne participent pas aux réunions du matin qui ont lieu entre chefs militaires d'un côté et entre MAE de l'autre ! _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4023 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 12:00 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | Les Américains ne voient aucune objection aux revendications exprimées. En ce qui concerne un port en eaux chaudes pour l’Extrême-Orient, ils suggèrent Dalian, où aboutit la ligne de chemin de fer de Mandchourie. Ils proposent à Staline de laisser le choix aux Chinois : faire de Dalian une concession soviétique ou internationaliser le port en tant que tel. |
Merlock se souvient peut-être que mon amie Rongrong est native de Dalian  _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5323 Localisation: Thailande
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 12:17 Sujet du message: |
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| Hendryk a écrit: | | Casus Frankie a écrit: | | Les Américains ne voient aucune objection aux revendications exprimées. En ce qui concerne un port en eaux chaudes pour l’Extrême-Orient, ils suggèrent Dalian, où aboutit la ligne de chemin de fer de Mandchourie. Ils proposent à Staline de laisser le choix aux Chinois : faire de Dalian une concession soviétique ou internationaliser le port en tant que tel. |
Merlock se souvient peut-être que mon amie Rongrong est native de Dalian  |
J'ai visité Dalian et en ai gardé un excellent souvenir. La ville chinoise moderne est très impressionnante. Il reste de nombreux vestiges de la présence russe, dont l'extraordinaire gare de Lushun, qui semble encore vivre en 1905 au temps glorieux du transsibérien. Lors de ma visite, elle était en activité et doit l'être encore.
 _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10777 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 12:54 Sujet du message: |
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| Citation: | | Les Américains prennent note en soupirant un peu (ils tiquent en particulier sur les demandes concernant les matériels navals et les bateaux de débarquement). |
OTL, l'accord de Staline pour la participation à la guerre contre le Japon est donné à l'ambassadeur Harriman en octobre 1944 (lors de la 4e conférence de Moscou) et la demande de navires est formulée en décembre 1944, avant Yalta
Cf. https://en.wikipedia.org/wiki/Project_Hula
Donc à mon sens cette phrase n'a pas lieu d'être. Ce n'est pas à Yalta/Kiev que ce point précis (demande de navires pour les opérations soviétiques) va être traité.
| Citation: | | On passe ensuite au sujet de la « coordination » des opérations aériennes est abordé. L’idée de baser des bombardiers lourds américains sur des bases soviétiques, déjà très compromis par les échecs subis fin 1943 par les quelques missions d’essai, est définitivement abandonné pour « impraticabilité » (et pour motifs politiques !). |
Passage à supprimer, ça va être traité avec Frantic (post à venir d'ici ce w-e). Le seul point éventuellement en suspens concerne la possibilité de baser des B-29 en Extrême-Orient russe, à priori l'accord de principe fut donné à Yalta OTL (sans qu'il y ait de suites). Le sera-t-il FTL ?
| Citation: | | For the bombing of Japan, agreement was reached on basing U.S. Army Air Force B-29s near the mouth of the Amur River in the Komsomolsk-Nikolaevsk area (not near Vladivostok, as had earlier been proposed), but that did not eventuate. |
_________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Dernière édition par loic le Ven Oct 03, 2025 13:52; édité 1 fois |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1618 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 13:20 Sujet du message: |
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6 août
Conférence interalliée de Kiev
Quelle Europe après la guerre ?
Kiev, 09h00 –
...
On passe ensuite au sujet de la « coordination » des opérations aériennes est abordé (Soit "On passe ensuite .." en enlevant est abordé, soit l'inverse?).
...
A l’issue de cet échange, chacun retient ce qu’il voulait bien entendre… Pour les Franco-Britanniques, l’implication des Soviétiques en Asie est moins souhaitable que jamais. De leur côté, les Américains ont retenu (conclu ?) que les Russes semble disposés à contribuer à terme à la lutte commune contre le Japon impérial (on trouvera bien un moyen de les réconcilier avec Tchang !). Quant aux Soviétiques, ils ont soigneusement noté l’intérêt américain.
...
Kiev, 14h00 –
...
Quant au cas de la Dobroudja méridionale, disputée entre Sofia et Bucarest, (Soit ajouter il, soit enlever quant au ?)sera réglé « par une négociation bilatérale » assurent les Soviétiques.
...
Après toutes les souffrances et les épreuves que les malheureux Polonais ont déjà enduré (endurés ?) dans cette guerre, il ne faudrait pas leur infliger aussi un traitement inique en amputant injustement leur pays.
...
Les revendications françaises évoquées par le maréchal Staline, dit-il, sont non seulement parfaitement justifiées, mais aussi extrêmement mesurées et raisonnables, surtout comparées aux considérables bouleversement (boulversements ) des frontières dans l’est de l’Europe que tous les participants (Etats-Unis compris !) viennent tout juste de valider.
... _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13203 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Oct 03, 2025 13:35 Sujet du message: |
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Allons, allons John. 'Avoir' rend le participe passé invariable, c'est une règle que Casus m'a gentiment entré dans le crane.
PAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAFPAF (Bruit de Bescherelle qui tape en rythme sur mon crâne)
C'est bon tu as compris cher Racoon ?' _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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