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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11872
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Posté le: Dim Sep 14, 2025 08:51 Sujet du message: |
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Pour les vêtements, c'est facile à expliquer.
Bien que les premières teintures et les premiers tissus synthétiques datent du XIXème siècle, et que le premier métier à tisser à vapeur date du XIXème siècle, ces procédés ont fait un bon qualitatif effarant en moins d'un siècle. Prenons l'exemple de le Rayonne, inventée en 1884 par Hilaire de Chardonnet. Il ne s'agit pas encore d'un tissu 'synthétique' vu qu'il est fait à base de sciure de bois. Souffrant d'un grave problème d'inflammabilité, il est mélangé à de l'acétate et devient le viscose en 1938. Le Rayonne/ Viscose bénéficie de la crise de 1929, parce que produit localement (dans l'Isère), sans importation coûteuse. A noter qu'une variante du Viscose, le fibranne sert à faire de la laine. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Dim Sep 14, 2025 09:13 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | | Il risque aussi d'être moins (sur)côté. | Rommel OTL, c'est quand même pas mal la faveur d'Adolf + "Propaganda Doktor Goebbels" (l'un étant la conséquence de l'autre)
(Accessoirement, pas encore compris pourquoi il commande encore alors que, si l'on reste un peu collé OTL, il devrait avoir succombé à une maladie foudroyante, une omelette aux champignons, un accident de voiture, etc. suite aux soupçons de "participation" à l'Attentat criminel, sacrilège et parricide contre Qui-Vous-Savez...
[Bon, je sais, ça figure quelque part dans la chrono et j'ai qu'à chercher dans les 4500 pages de la FTL. Mais depuis que Trump nous brouille l'écoute, j'ai des trous de mémoire et la crainte de tomber sur un touite de l'Oncle Donald au détour d'une page... ] _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Dim Sep 14, 2025 09:31 Sujet du message: |
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Pour résumer, la date de sa mise HS par un mitraillage aérien, plus précoce qu'OTL par rapport à la date de Walkyrie, lui a permis de ne pas être recruté par les comploteurs. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 09:35 Sujet du message: |
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31 juillet
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – En finir, mais sans fausse note
Kutina – Le général Camille Caldairou, commandant en chef du Groupement divisionnaire du Danube, principal officier chargé de l’opération Goodwill sur le terrain, vient de passer une nuit aussi courte qu’agitée. En effet, dans un terrible cauchemar, il se voyait obligé de remettre sa reddition ainsi que celle de son état-major, après avoir vu ses troupes balayées par une violente contre-offensive adverse. Et, tandis qu’il remettait piteusement son pistolet à un officier germain plein de morgue, ce dernier lui infligeait une ultime et terrible humiliation en lui lançant : « On n’échappe à son Destin de vaincu ! ». Le plus grand désastre subi par les armes françaises depuis deux ans. Une gifle sans précédent, infligée par un adversaire déjà mort, sûrement voué à capituler avant la fin de cette année. Et son nom, Caldairou, associé pour toujours à cette infamie !
Heureusement, il s’est réveillé – mais ce rêve n’en a pas moins laissé au général une impression brûlante, son aide-de-camp peut en témoigner ! Alors, certes, le chef du GDB ne croit pas à l’oniromancie. Mais tout de même – aujourd’hui, s’il n’ira pas jusqu’à respecter les augures comme un général romain, ses décisions resteront prudentes. Voire prudentes et réfléchies. Au cas où !
………
Au sud-est de Zagreb – Surtout que ce matin, les choses ne s’arrangent pas franchement sur le front – ce serait même plutôt l’inverse. L’arrivée du XXI. Gebirgs-Armee-Korps (Ernst von Leyser), fort de trois nouvelles divisions – ni complètes ni fraiches certes, mais cela fait néanmoins du monde… – achève de mettre en grande difficulté les éléments de la brigade blindée Unité encore présents au sud-est de Zagreb. Partant de Dubrava vers Mostari – donc Ivanić-Grad – la 2. GebirgsJäger (August Krakau) mène l’assaut, toujours parce qu’il s’agit de l’unité réputée la plus récente, donc la mieux équipée. Certes, elle se trouve du même coup encore un peu verte… Néanmoins, bien soutenue par la 42. Jäger (Walter Jost), elle fait beaucoup de mal à la brigade de Milutin Stefanović). La situation de celle-ci est d’autant plus difficile qu’elle se voit désormais engagée à Dragošička et Donja Greda par une manœuvre en tenaille de la 104. Jäger (Hartwig von Ludwiger) et de la 4. GebirgsJäger (Julius Braun) – la 1. GebirgsJäger (Hubert Lanz) faisant de son côté la liaison entre Leyser et Fehn …
Le 2e Régiment (Danilo Zobenitsa) est donc seul à tenir le flanc face à deux divisions fascistes… Ce qui fait tout de même beaucoup, d’autant que la 297. ID (Otto Gullmann) et la 118. Jäger (Josef Kübler) se concentrent au même moment autour de Vrbovec afin de prendre le relais, voire d’exploiter. Heureusement que les Nashorn du 93. schw Panzerjäger Abt sont restés en Hongrie (où on risque d’avoir grand besoin d’eux sous peu…) !
Le résultat est prévisible : sous un ciel qui, hélas, va en se voilant dans la journée, blindés, semi-chenillés et fantassins portés tiennent tels des rochers face à une marée d’infanterie que l’aviation peine à tenir à distance, en dépit de tous ses matraquages (1). Les Yougoslaves ne peuvent que reculer pied à pied avant d’être submergés, ou qu’un Landser vienne coller une mine magnétique sous leur châssis. Et si le Panzerschreck est depuis longtemps un ennemi trop bien connu, en sus, les M3 à toit ouvert souffrent terriblement de tirs de mortier « péniblement précis ».
En pointe, le 1er Rgt (Zvonimir Vučković) doit définitivement renoncer à relancer vers Zagreb – « Si près, si loin ! » – pour continuer à reculer vers Ježevo puis, inexorablement, vers Ivanić-Grad. Les pertes sont à l’avenant. L’aumônier de la troupe, qui parcourt le champ de bataille accompagné de ses infirmiers, raconte : « Cinq véhicules – trois semi-chenillés, deux Jeeps – sont en flammes, mais je vois des corps étendus sur l’herbe. Le premier homme est mort. Un autre gémit des remerciements. Je m’approche du suivant. Je fais un signe de la main et notre Jeep jaillit du bois avec des brancardiers. Les victimes ont toutes été abattues dans le dos alors qu’elles cherchaient un abri. Aucun semi-chenillé n’a été déchargé. Le dernier soldat que je vois gît près d’un cadavre. Je découvre avec stupéfaction qu’il n’est pas blessé, mais prostré de douleur à côté de son ami mort. Il ne veut pas le quitter. Je lui parle durement et un brancardier l’aide à se relever. ». Un peu plus loin, sur un chemin vicinal, le sergent-chef Stojanović repère une jeep incendiée avec, à côté, ce qui ressemble à un sac de farine calciné … Il le remue du bout du pied et recule d’horreur en comprenant qu’il s’agit d’un torse !
Les Yougoslaves n’ont tout simplement pas assez d’effectifs pour faire face – leurs unités sont en grand danger d’enveloppement, voire de fragmentation à l’échelon le plus élémentaire, tandis que l’ennemi s’infiltre partout. Cependant, bien que son professionnalisme ne lui laisse aucun doute sur la fragilité de sa situation, Stefanović croit encore possible de sauver ses gains. Dans son esprit, il s’agit de consolider ses positions autour d’Ivanić-Grad et d’attendre… mettons jusqu’à demain, quand des renforts assez puissants lui permettront de repartir de l’avant, en donnant un violent coup de collier auquel l’ennemi ne pourra résister ! Mais, de l’autre côté de la radio, Caldairou n’est pas de cet avis.
– Colonel, je vais être parfaitement clair : vous ne nous referez pas le coup de Belgrade. Si vous ne descendez pas, je ne monte pas vous chercher !
– Mon général, vous avez largement les moyens pour cela !
– Et moi je vous affirme que non. Nos troupes vont se positionner sur une ligne Lekenik-Križ, le temps d’y voir plus clair. Nos flancs sont assaillis de tous les côtés. L’ennemi…
– L’ennemi est à bout !
– L’ennemi lance contre nous des forces importantes. Les reconnaissances aériennes sont formelles.
– De la piétaille épuisée et des Tupan de mercenaires ! Nous pouvons les repousser.
– Pas à n’importe quel prix.
– …
– Soyez raisonnable, mon vieux. La victoire vous reviendra. Vous prendrez Zagreb. Un jour, bientôt. Mais pas pour le moment.
– …
Qui ne dit mot consent. Alors Caldairou coupe. Stefanović est un Serbe obstiné (pléonasme), mais il a bien fini par comprendre !
Dans l’après-midi puis toute la soirée, la brigade Unité décroche donc en bon ordre – quoique sous forte pression – sur la route de Vezišće, soit à côté de Križ. Précisément là où la Brigade blindée grecque (Socrates Demaratos) et le Groupement Blindé Nord (Lazlo Marin) se déploient, en prévision d’une bataille de rencontre qui s’annonce déjà saignante. Ce faisant, elles se heurtent à la SS-Nederland (Jürgen Wagner). Venant de Čazma, celle-ci prétendait fermer la nasse sur la brigade serbe. Elle n’ira pas plus loin !
Certes, en agissant de la sorte, les Alliés cèdent l’initiative à l’ennemi – mais en ces circonstances, Camille Caldairou a préféré éviter de marcher par fierté dans une chausse-trappe bien identifiée, en affirmant qu’il serait assez fort pour la démolir. Ce repli peut sembler humiliant… du moins a posteriori et pour quelqu’un connaissant le dessous des cartes. Mais pas à l’époque, et encore moins au vu des risques qu’une défaite tactique aurait fait courir – au niveau opérationnel cette fois.
Sylvestre Audet lui-même en conviendra plus tard dans ses propres mémoires (2) : « Le général Caldairou a sauvé la situation ! ». Surtout qu’à ce moment, la 12. Armee de Löhr a encore un ArmeeKorps non engagé.
………
« L’arrivée sur la nouvelle ligne de front s’effectua elle aussi selon l’habitude – mais l’habitude locale cette fois : dans la confusion. Et dans les emm…dements aussi, la faute à une énième panne d’halfitrackos. Nous avons continué à pied, avant de grimper dans des Bren Carriers qui emmenait plusieurs Yougos – des Partisans – sur la route à droite de Križ. Le chauffeur allait vite (enfin, vite pour un Bren Carrier), comme ses collègues. Le tireur, lui, était très amical et au moins aussi excité.
(Bruit de rafales)
– Où vous allez ?
(Bruit de rafales)
– Šušnjari. Y’a des Hollandais là-bas.
– Des Pieds plats ? Merde …
(Bruit de rafales)
Nikos était plus enthousiaste : « On va les finir, ce coup-ci ! »
(Bruit de rafales) – Le type s’arrête pour me considérer : « Hé, c’est vous les gars qui avez combattu sur la route de Livno ? »
– Ça se pourrait.
– Génial. Avec vous, c’est déjà plié.
(Bruit de rafales)
Le voyage allait être long. Et pourtant, pas assez pour ne pas voir survenir très vite – dès notre arrivée, en fait – la silhouette bien connu du major de la Compagnie, venu mettre un peu d’ordre dans ce bazar. »
(Markus Amynthe – [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
………
Vallée de la Save – Les 8e Corps “Dalmate” (Vicko Krstulović, Ivan Kukoč) et le 15e Corps “Macédonien” (Tihomir Milosevski, Naum Naumovski) achèvent de prendre le contrôle de la route Čazma-Garešnički-Brestovac, donc du massif du Moslavina. Les deux formations titistes progressent désormais avec une relative prudence vers Čazma – là, elles ne tarderont pas à se heurter à la 1ère Division d’Assaut oustachie (Ante Moškov), mais surtout au 14. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Reinhard-Heydrich (Michael Groß), guère disposé à se laisser défaire une fois encore. Les Allemands sont décimés mais concentrés – en face, les titistes sont dispersés, encore occupés à battre la campagne voire à régler quelques comptes. Plus haut, le 6e Corps “Slavon” (Mate Jerković, Otmar Kreacic) met ainsi en coupe réglée la région de Bjelovar, face à un Ve Corps croate (Vjekoslav Servatzy), pourtant saigné à blanc…
Tant pis – les Alliés n’ont rien d’autre de disponible dans ce coin bien peu stratégique. D’ailleurs, la 192e DIA (Paul Jouffrault) se retire dans l’urgence du secteur pour rallier Križ – sans oublier de ramasser tous ses éléments en cours de route, évidemment.
Beaucoup plus bas, le 4e RST (Georges Guillebaud) a fait face toute la nuit à des tentatives de la 264. ID (Otto Lüdecke) pour forcer le point de passage de Stružec. Hélas, pendant ce temps, l’Axe a été renforcé par la première moitié de la 4. SS-Polizei-PzGr (Karl Schümers) – le 8. SS-PzGr Rgt (Walther Schimana). Fort heureusement, en face, le 2e GTM (Augustin Guillaume) puis les “Prolétariens” du 1er Corps (Pero Kosorić, Mijalko Todorovic) et du 3e Corps (Kosta Nađ, Osman Karabegovic) sont à leur tour montés en ligne. Mais, côté allemand, le 7. SS-PzGr Rgt (Hans Traupe) a surenchéri aux premières heures du jour.
Dans la matinée, la situation est donc pour le moins confuse. L’Axe, qui a bénéficié un temps de la supériorité numérique, n’a aucun avantage tactique – les blindés français sont supérieurs aux rares blindés… français ou italiens encore alignés par leurs adversaires. Et si la 2. SS-GebirgsArmee jette encore régulièrement des troupes dans la fournaise, ce sont des unités épuisées et décimées – en face, Français et Partisans ne sont qu’épuisés. Bon an, mal an, la situation fluctue mais n’est nullement tranchée. Coincés sur leur droite et au centre, la 264. ID (Otto Lüdecke) et les SS en sont réduits à tenter un contournement vers Donja Jelenska… Mais cette tentative est déjà vouée à l’échec, car les Allemands vont tomber à cet endroit sur les blindés grecs et titistes.
L’Obergruppenführer Walter Krüger sait qu’il a besoin de renforts pour percer – il envisage donc d’ordonner au XVIII. Gebirgs-Armee-Korps (Julius Ringel) de dépêcher de ce côté sa 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen), supposée pourtant tenir le flanc à Sisak. Le 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Artur-Phleps (Ernst Deutsch) suffira à cette tâche, avec la SS-Kosaken-Freiwilligen Kavallerie-Brigade (Helmuth von Pannwitz). Quant à la défense de Glina, elle est laissée à ces deux rogatons de divisions croates qui traînent encore par là.
………
Partie sud de la vallée de la Save – Le 2e Corps “de Choc” (Radovan Vukanović, Mitar Bakić) arrive à hauteur de Gornje Komarevo, pour se trouver face à un barrage formé par la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen) et différents éléments SS en retraite – des cosaques notamment – regroupés autour du régiment Artur-Phleps. Incapable de pousser assez fort pour faire sauter l’obstacle, Radovan Vukanović se contente pour l’heure de sonder les berges du fleuve, plus ou moins en coordination avec le 5e Corps “Bosniaque” (Slavko Rodić, Velimir Stojnic) de l’autre côté, en attendant l’arrivée du 12e Corps “de Voïvodine” (Danilo Lekic “Spaniard”, Stefan Mitrović), toujours occupé à nettoyer le secteur d’Hrvatska Kostajnica.
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Croatie centrale – La 29e Division (indépendante) “d’Herzégovine” (Vlado Segrt, Dragisa Ivanovic) entre dans Rujevac – pratiquement rasée à hauteur du sol – pour constater que la route parait dégagée sur au moins dix kilomètres jusqu’à la rampe de Donji Žirovac… Enfin, si on fait abstraction des mines, pièges et dévastations causées par la guerre (et pas seulement par les SS). Les titistes, qui sentent bien ici une sorte d’appel d’air, ne peuvent qu’inviter une fois encore Giorgios Kosmas à appuyer. Mais la 2e Armée française – ou franco-grecque – garde logiquement les yeux fixés sur d’autres enjeux.
………
Dans les airs – L’intervention de la 1st Tactical Air Force fait beaucoup de bien aux troupes de la 2e Armée française et aux Partisans, en faisant beaucoup de mal à celles de l’Axe. Prenant le relais des Bucéphale et des Boston avec la subtilité qui les caractérise, les Banshee du 243rd Wing – dont les Sud-Africains du 1st Squadron (SA) – descendent très bas et ravagent les lignes d’assaut allemands à l’aide de bombes incendiaires.
Évidemment, c’est spectaculaire ! Évidemment, c’est efficace ! Et évidemment, c’est risqué. Pas moins de quatre Banshee et deux Bucéphale ne rentreront pas (3). Avec un Boston abattu au retour du raid avorté sur Varaždin, ça commence à faire beaucoup ! Toutefois, il faut aussi convenir que ça marche. Tandis qu’en face, la Luftwaffe regarde ailleurs (vers la Slovaquie…) et la ZNDH se tient coite. Évidemment…
………
Entretien avec un Oustachi
« – Sisak n’est pas un excellent souvenir. Nous avons combattu avec des unités régulières allemandes, sans pouvoir faire grand-chose pour préparer la suite. A cette date, les unités de l’armée croate étaient…
– En totale décrépitude ?
– Mettons inexistantes. Ce qui, quelque part, nous a servis. Pour un officier de la Wehrmacht ou des SS plein de certitudes et de bêtise, quelle valeur avions nous au juste ?
– Pas grand-chose, je présume.
– Je n’avais pas beaucoup aidé les cosaques. Et je n’allais pas les détromper par fierté mal placée. S’ils avaient été si bons, d’ailleurs… Bref ! Nous avons fini par jouer les garde-flanc au nord de Petrinja, dans un secteur assez pourri des marais de la Save : la région de Lekenic. On attendait de nous de contrer – ou au moins de signaler – les infiltrations françaises ou terroristes dans le coin, avec l’aide d’unités de la garde territoriale renforcées de quelques détachements cosaques. Nous avons donc poursuivi vers le nord, pénible caravane s’éloignant sans cesse de mon but. Avant tout, il fallait nous faire oublier. Et puis, en chemin, nous avions recueilli toujours plus de monde. Le petit Loup, par exemple, venu avec son grand-père, s’était même un peu lié avec Renata. C’était de leur âge, l’innocence… »
(Robert Stan Pratsky, Dans la tête du monstre – Conversation avec un officier oustachi, Flammarion 1982)
Goodwill – Quand le Renard n’est pas là
Vrbovec – En l’absence de son chef parti vers d’autres gants à relever, Lothar Rendulic peut se permettre de raisonner avec froideur. S’il veut bien reconnaître que l’intervention de la 12. Armee a sauvé Zagreb d’une chute imminente aux conséquences (militaires et politiques) potentiellement dévastatrices, elle a aussi coûté fort cher ! Les rapports parlent de 1 200 morts, blessés ou disparus pour les dernières 24 heures – et ce n’est pas fini !
Or, il s’avère que l’armée de Löhr est désormais la seule force capable dans tout l’OB Donau de défendre la Croatie centrale (ou ce qui en reste), donc la Slovénie, donc la route du Vaterland. C’est un fait : la 2. SS-GA ne vaut plus rien. Toutes ses unités SS – celles du III. SS-GAK et du V. SS-GAK – ont été très durement éprouvées face aux troupes alliées. Elles ne sont plus aptes à faire face à des troupes régulières dans une guerre moderne.
Et comme il faut bien que le LXVIII. Armee-Korps (Hellmuth Felmy) et le LVI. Panzer-Korps (Walter Krüger) défendent le sud de la Hongrie, et comme le XVIII. Gebirgs-Armee-Korps (Julius Ringel) ne pourra pas défendre tout seul la Croatie avec son trio de divisions de second rang, étirer la 12. Armee jusqu’à Fiume apparait comme la seule solution envisageable à court terme.
Le piège posé devant Zagreb – cette ébauche de plan complétement improvisée dont le feld-maréchal peut bien revendiquer la victorieuse paternité auprès du Führer si cela lui chante – a rempli son objectif premier : empêcher la défaite. En revanche, il parait douteux qu’il transforme un quasi-revers stratégique en victoire opérationnelle. Le Kessel, le Schwerpunkt, la bataille décisive, c’est bien quand on en a les moyens, ça !
Or, Rendulic ne les a pas, les moyens. Et vu ce qu’il se passe partout en Europe, il doute qu’on les lui donne avant longtemps. Par suite, il importe de stabiliser au plus vite l’ensemble de la situation en Yougoslavie – c’est-à-dire jusqu’à l’Adriatique. Alors, même si la contre-offensive va durer encore un peu, Rendulic prévoit de l’arrêter au premier revers sérieux alors qu’emportés par leur élan, certains officiers de son état-major voudraient pousser à fond un supposé avantage. Simple question de réalisme ! « La situation devrait se stabiliser vers la Save et la Česma » a dit Rommel, et Rendulic est d’accord. Du reste, il sent bien que ce n’est pas son chef qui lui reprochera d’être, lui, le porteur de nouvelles maussades auprès de l’OKH.
Goodwill – Échanges standards
QG avancé de la Brigade blindée Fraternité, Paklenica – Le commandant Lazlo Marin a retrouvé son AEC égarée… Ainsi que – c’est encore plus inattendu – deux Bren Carriers et même un Stuart, tous réputés détruits lors d’un revers tactique subi cinq jours plus tôt ! Ces quatre engins, certes plus ou moins abîmés, mais… pas tant que ça… ont été visiblement capturés par les SS et évacués par leurs soins vers Donji Miklouš, sur la route de Čazma. Puis, ils ont été à nouveau abandonnés, faute de carburant sans doute, avec d’autres matériels – de l’allemand et de l’italien : deux SdKfz 251 et quatre AB41 notamment). En soi, c’est bien sûr une bonne nouvelle… mais c’est aussi un peu humiliant. La tradition locale est de prendre à l’ennemi, pas de lui donner !
Alors, certes, il sera possible de réparer les véhicules récupérés et de recompléter les autres pertes avec du matériel fasciste… Mais même les moyens de l’Axe ne sont pas infinis. Et en plus, Peko Dapcevic, le patron de la 2e Armée yougoslave AVNOJ, exige que la brigade partage le butin avec les corps d’infanterie – collectivisme oblige !
Croatie encore dans l’Axe
Je calme mon pion
Zagreb – La 162. ID (Johann Fortner) rentre par l’ouest dans la capitale affolée du NDH, au milieu de convois de civils et d’institutionnels en fuite, auxquels se mêlent un nombre assez important de militaires en tous genres « à la recherche d’instructions ». Fendant cette foule, Fortner prend contact assez rapidement avec les forces encore sous le contrôle du général Slavko Štancer – notamment les “Diables bleus” parachutistes de la 1. Padobranska lovačka bojna, toujours postés quelque part vers Ivanja Reka pour défendre Zagreb. Constatant que ce n’est plus de ce côté qu’il y a des problèmes, la division de Fortner aura vite à cœur de rattraper son échec des Monts Bočko pour rétablir l’ordre en ville. Un ordre très germanique, cela va de soi.
Waldrausch – Une dernière bataille, pour la route
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie) – La situation devient très désagréable pour les forces titistes. En effet, avec la chute annoncée de Sošice – donc de Reštovo Žumberačko, donc des arrières du 9e Corps “Slovène” (Lado Ambrožič, Dušan Kveder), c’est tout le pan ouest du massif qui échappe à leur contrôle. S’y accrocher serait en effet risquer de se faire couper en deux, envelopper, réduire puis sans doute exterminer…
Sans doute Rajko Tanasković et Lado Ambrožič ont-ils eu tort de s’acharner ici aussi longtemps, pour un résultat prévisible, somme toute, dont seul le déroulement pouvait varier. Mais, se trouvant en supériorité numérique et en terrain très favorable à la défense, ils estimaient ne pas pouvoir faire moins. Pas avec tous les autres Yougoslaves qui se battent sur le front – l’honneur des Slovènes (et leur place future dans la future Yougoslavie) est à ce prix. Tant pis : le 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej) se retire donc vers Žumberak et Tomaševci – le dénivelé est modeste, mais la route est jugée suffisamment étroite (ou plutôt infâme…) pour être facile à défendre. En chemin, les titistes perdent encore plusieurs dizaines d’hommes – isolés, oubliés ou n’ayant pu décrocher à temps – faits prisonniers par la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt).
Sur le flanc sud, comme c’était prévu, le 9e Corps “Slovène” (Lado Ambrožič, Dušan Kveder) se rabat du côté de Kupčina Žumberačka (sur la route du nord, vers Žumberak) et de Željezno Žumberačko (sur la route du nord-est, vers Hartje). Il recule ainsi en silence face aux mercenaires de la 11. SS-Gebirgs Handschar (Karl-Gustav Sauberzweig) et aux réservistes de la Gendarmerie-Reserve-Kompanie “Alpenland-3” (mot), lesquels ne montrent guère d’énergie dans la poursuite…
Globalement, c’est bel et bien un revers pour l’AVNOJ – mais il n’a rien de désespéré. Certes, les deux corps slovènes vont être contraints de se regrouper dans le secteur nord-est du massif, vers Gornja Vas et Budinjak… Mais ça ne veut nullement dire qu’ils y seront coincés. Surtout si les Alliés veulent bien envoyer de nouveau leur aviation. Il reste possible de saigner ici les fascistes, voire – avec des troupes animées par l’élan révolutionnaire – de les arrêter, ce qui serait un triomphe. D’ailleurs, toute cette affaire dit quelque chose de l’évolution des forces des Partisans : en effet, elles sont aujourd’hui capables de tenir tête à des troupes aguerries toute une semaine, sans pause dans les combats. Cependant, les Slovènes peuvent craindre que le plus dur soit à venir.
Et pourtant, en face, outre les pertes et la fatigue, les nazis et leurs auxiliaires vont être obligés de faire une pause – ne serait-ce que pour se ravitailler en nourriture comme en munitions. Une bonne partie des stocks ont été consommés ces derniers jours (déjà qu’ils n’étaient pas bien copieux…) et le recomplément se fait attendre, la faute à la logistique slovène. Une logistique reposant sur le rail, depuis toujours très imparfaite et de surcroît soumise ces temps-ci à rude épreuve.
Entre Camarades
Générosité internationaliste
Caribrod (4) – Dans une ambiance que des connaisseurs qualifieraient peut-être de… chinoise (ce n’est pas la première fois que l’URSS fait ainsi preuve de sa splendide générosité), le service d’intendance du 4e Front Ukrainien se décharge de précisément 41 T34/76 modèle 1942 (Usine 112), six automitrailleuses BA-6 et 151 véhicules divers ayant tous, à un moment ou à un autre, fait partie des formations d’appui de la 9e Armée. Ces engins ont visiblement combattu – tous de seconde main, certains portent même encore sur leur caisse ou leur tourelle les traces bien visibles des sacrifices consentis pour la Révolution.
Cependant, tout cela ne gêne nullement l’AVNOJ ! Habituée à la dure vie des mouvements clandestins et commençant à peine à assimiler l’abondant matériel qui lui a récemment été offert, celle-ci ne va pas faire la fine bouche devant des engins qui sont – malgré tout ! – ses premiers chars lourds. Même si aucune pièce n’est fournie et si aucun instructeur n’accompagne les blindés – pas même un chauffeur pour déplacer les volumineux engins une fois qu’ils ont passé la frontière.
Mais ce n’est pas grave – les Yougoslaves sont débrouillards. Et ils ont déjà la solution : à la grande fureur des Soviétiques, il s’agit de… prisonniers de guerre allemands ! Ceux-ci ont manifestement eu l’occasion, il n’y a pas si longtemps et sur un autre front, de piloter ces blindés. Or, miracle : tous viennent de se découvrir des origines slovènes, voire croates !
Notes
1- Cet engagement inspirera à un célèbre historien une citation restée fameuse : « Paradoxalement, en 1944, l’armée allemande se retrouvait contrainte d’appliquer des tactiques utilisées par les Soviétiques en 1942 ! »
2- Non sans un peu d’esprit de corps, s’agissant de deux Saint-Cyriens.
3- Un équipage sud-africain sera abattu au bout de ses parachutes, alors qu’il dérivait vers le secteur ami. Quant aux pilotes tombés dans les lignes allemandes, dont au moins un Grec, ils disparaitront sans laisser de trace.
4- Future Dimitrovgrad à compter de 1951, pour un hommage officiel assez futile et qui n’a jamais pris dans la population serbe locale. |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11872
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 10:47 Sujet du message: |
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Un mot oublié.
| Citation: | | ce dernier lui infligeait une ultime et terrible humiliation en lui lançant : « On n’échappe PAS à son Destin de vaincu ! » |
Sinon, lorsque le renard n'est pas là, les poules dancent?
S'il y a une Croatie encore dans l'Axe cela veut dire qu'il y a une Croatie désaxée... hum... réflexion faite, je crois que la Croatie était désaxée quelque soit le côté de la ligne de front que l'on considère. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1618 Localisation: Ile de France
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 11:06 Sujet du message: |
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...
31 juillet–
…
Goodwill – Quand le Renard n’est pas là
Vrbovec –
…
Et comme il faut bien que le LXVIII. Armee-Korps (Hellmuth Felmy) et le LVI. Panzer-Korps (Walter Krüger) défendent le sud de la Hongrie, et comme le XVIII. Gebirgs-Armee-Korps (Julius Ringel) ne pourra pas défendre (se charger/s’occuper ?) tout seul la Croatie avec son trio de divisions de second rang, …
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13203 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 11:47 Sujet du message: |
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Ben techniquement, le maréchal ministre de la Justice est croate.. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10777 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 13:26 Sujet du message: |
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| Citation: | | quelle valeur avions-nous au juste |
_________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 13:45 Sujet du message: |
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Alors…
OYEZ OYEZ !
La Chrono de Juillet 44 est TERMINEE !
Je vais donc pouvoir transmettre son intégralité à Loïc pour mise en Archives, avant de lancer la publication du mois d'Août, dont une bonne part est déjà rédigée. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 14:02 Sujet du message: |
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Marrant, un général allemand qui s'appelle "Cracovie"...  _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1010 Localisation: U.S.A
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 15:55 Sujet du message: |
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https://youtu.be/OeZ8kcHdwFA?si=nVuc3IeLDg9h8Khp
Toujours pas trouvé comment régler le soucis de qualité vidéo.
Et pour la preview d'Aout 44 en Asie-Pacifique, j'espere que vous aimez les sous-marins. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15558 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 16:01 Sujet du message: |
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Superbe, Wings ! Merci ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1618 Localisation: Ile de France
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 17:07 Sujet du message: |
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| Wings a écrit: | https://youtu.be/OeZ8kcHdwFA?si=nVuc3IeLDg9h8Khp
Toujours pas trouvé comment régler le soucis de qualité vidéo.
Et pour la preview d'Aout 44 en Asie-Pacifique, j'espere que vous aimez les sous-marins. |
MAGNIFIQUE
Je t'ai mis un j'aime, il parait que c'est mieux pour tes droits d'auteur YOUtube.
Petite remarque : tu devrais mettre la date plus haut car la barre youtube la cache. _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13203 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 17:24 Sujet du message: |
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Ah c'est pour ca qu'on avait plus l'ancienne vidéo  _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2162 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
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Posté le: Mar Sep 16, 2025 17:39 Sujet du message: |
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Alors là, Wings, chapeau, bachi, kheffieh, képi, casque, béret, j'en oublie, et même moumoute ! Super boulot ! Et très très parlant ! _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
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