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FREGATON

Inscrit le: 06 Avr 2007 Messages: 5182 Localisation: La Baule
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 10:17 Sujet du message: |
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| ChtiJef a écrit: | | je sais bien que "SS" c'est "steamboat" |
En fait, et plus précisément, les steam ship sont à l'origine divisés en 2 catégories:
- PS Paddle Steamer, à roues à aubes;
- SS Screw Steamer, à hélices avec plusieurs subdivisions (TSS twin screw, TrSS triple screw, TS turbine steamer...)
Au fil du temps, SS fut généralisé à tout les vapeurs (Steam Ship) mais ce n'est pas "puriste".
Avec l'arrivée des moteurs à combustion interne (Diesel) on trouvera également MV (Motor Vessel).
Et RMS qu'on trouve généralement pour des paquebots? C'est uniquement chez les anglais pour Royal Mail Ship...
 _________________ La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils. |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11885
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 10:30 Sujet du message: |
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| FREGATON a écrit: | | ChtiJef a écrit: | | je sais bien que "SS" c'est "steamboat" |
Et RMS qu'on trouve généralement pour des paquebots? C'est uniquement chez les anglais pour Royal Mail Ship...
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https://en.wikipedia.org/wiki/Packet_boat _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1010 Localisation: U.S.A
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 10:33 Sujet du message: |
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| Anaxagore a écrit: | | ChtiJef a écrit: |
| Citation: | | Problème : le Hansa est Suédois – donc neutre. Si si, cela existe encore, des neutres ! | Je croyais que les neutres, instruits par l'expérience, déployaient des trésors d'énergie et d'inventivité pour que, même de très loin, d'en haut ou dans un périscope, on les identifie sans équivoque comme tels...
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Bah c'est des Russes, champion incontesté du tir sur cible ami ou neutre. |
Bah oui, Sverige ca sonne allemand. Et puis les gros drapeaux suédois, surement une ruse fasciste.
(Du reste, le Hansa a bien été coulé par le L-21 OTL, et avait bien des gros drapeaux illuminés de chaque coté) _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 11:12 Sujet du message: |
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| Wings a écrit: | Bah oui, Sverige ca sonne allemand. Et puis les gros drapeaux suédois, surement une ruse fasciste.
(Du reste, le Hansa a bien été coulé par le L-21 OTL, et avait bien des gros drapeaux illuminés de chaque coté) | Il faudrait alors préciser que le Hansa est coulé malgré ses marques bien visibles de neutralité.
Tel qu'il est, le texte laisse penser à une simple méprise comme il peut hélas en arriver... _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 11:19 Sujet du message: |
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Mais c'est une méprise !
Dire "malgré ses marques etc" voudrait dire que le sous-marin l'a fait exprès ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 11:48 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | Mais c'est une méprise !
Dire "malgré ses marques etc" voudrait dire que le sous-marin l'a fait exprès ! | Confondre le drapeau bleu à croix scandinave jaune avec le drapeau rouge à svastika noire dans un cercle blanc, c'est une méprise ? _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1720 Localisation: Paris
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 12:29 Sujet du message: |
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| ChtiJef a écrit: | | Casus Frankie a écrit: | Mais c'est une méprise !
Dire "malgré ses marques etc" voudrait dire que le sous-marin l'a fait exprès ! | Confondre le drapeau bleu à croix scandinave jaune avec le drapeau rouge à svastika noire dans un cercle blanc, c'est une méprise ? |
Il y a le bon sous-marinier et il y a le mauvais sous-marinier !
Le mauvais sous-marinier, il voit un truc dans son périscope, eh bien il tire ses torpilles !
Mais le bon sous-marinier, il voit un truc dans son périscope, eh bien... il tire ses torpilles ! Mais c'est un bon sous-marinier hein !  _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
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ciders

Inscrit le: 16 Sep 2016 Messages: 1206 Localisation: Sur un piton
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 12:38 Sujet du message: |
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Il fait nuit, le périscope est sale et puis, il s'agit peut-être d'une ruse. Et d'ailleurs, il n'avait qu'à prévenir qu'il allait être là, aussi ! _________________ - "I'm sorry. You're a hero... and you have to leave." (Fallout) |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 12:57 Sujet du message: |
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Okayokayokay...
Les sous-mariniers, c'est comme les chasseurs.
"Ben, ça a remué dans le fourré juste à gauche à 50 mètres, j'ai entendu grogner, j'ai tiré... C'est après que j'ai reconnu la casquette..."  _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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mikey1983
Inscrit le: 17 Fév 2010 Messages: 587 Localisation: Helsinki, Finland
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 13:44 Sujet du message: |
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| Wings a écrit: |
Bah oui, Sverige ca sonne allemand. Et puis les gros drapeaux suédois, surement une ruse fasciste. |
The name 'Sverige' is a compound of the words 'Svea' and 'rike,' with the latter having the same meaning as the German 'Reich.' Hence the name translates as "realm of the Swedes", which excluded the Geats (or Goths) of Götaland. |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11885
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 14:49 Sujet du message: |
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| le poireau a écrit: | | ChtiJef a écrit: | | Casus Frankie a écrit: | Mais c'est une méprise !
Dire "malgré ses marques etc" voudrait dire que le sous-marin l'a fait exprès ! | Confondre le drapeau bleu à croix scandinave jaune avec le drapeau rouge à svastika noire dans un cercle blanc, c'est une méprise ? |
Il y a le bon sous-marinier et il y a le mauvais sous-marinier !
Le mauvais sous-marinier, il voit un truc dans son périscope, eh bien il tire ses torpilles !
Mais le bon sous-marinier, il voit un truc dans son périscope, eh bien... il tire ses torpilles ! Mais c'est un bon sous-marinier hein !  |
Théorème universel, tant il s'applique aux chasseurs comme au hard-rock, bons ou mauvais.
| ChtiJef a écrit: | Okayokayokay...
Les sous-mariniers, c'est comme les chasseurs.
"Ben, ça a remué dans le fourré juste à gauche à 50 mètres, j'ai entendu grogner, j'ai tiré... C'est après que j'ai reconnu la casquette..."  |
Me ferait bien un lâcher de galinettes cendrées moi... _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5323 Localisation: Thailande
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 15:53 Sujet du message: |
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| Anaxagore a écrit: |
Bah c'est des Russes, champion incontesté du tir sur cible ami ou neutre. |
C'est dans un épisode du Goulag par le regretté Dimitri; un officier soviétique souligne qu'ils tirent à balles réelles pendant les exercices. C'est dangereux, bien sûr, mais c'est efficace. D'ailleurs, ils ont droit à 15% de pertes. Il explique: "L'est mieux avoir 85% Kamrads éprouvés que 99% l'est pas sûr..." _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13205 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Mar Juil 15, 2025 21:54 Sujet du message: |
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Evidemment, cette histoire suédoise est OTL... _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Mer Juil 16, 2025 12:39 Sujet du message: |
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27 juillet
Opération Hannibal
Infaisable
Mer Baltique – Peu d’actions significatives en mer, sinon quelques dragages de mines et des tirs de torpilles qui n’atteignent pas leur cible. Les “Katjusa”, pourtant récents mais parfois capricieux, ont du mal à peser.
Le K-51 du capitaine de corvette Nikitine observe trois petits navires immobiles à peu de distance les uns des autres. Les prenant pour des dragueurs de mines attendant un convoi, il les attaque sans en toucher un seul. Une fois encore, les torpilles (au déclenchement déjà aléatoire…) sont probablement passées sous leurs cibles, de simples chalutiers.
De son côté, le L-21 poursuit son chemin vers son port d’attache, sa 17e mine toujours accrochée à sa coque. Il devrait arriver à bon port demain… si tout va bien.
Quant au S-13 du capitaine de 3e classe Alexander Marinesko, il devrait bientôt finir sa patrouille et rentrer à Kronstadt – sans rien avoir accompli de notable pour l’heure.
Enfin, à Kiel, la Kriegsmarine analyse le combat de la veille et la perte du Weserberg. Il faut espérer que les Rouges ne renouvellent pas trop souvent ce genre d’expérience… Mais au cas où, on cherche de la Flak, beaucoup de Flak, des barges et des barges de Flak.
Après l’opération Oder
Face à la Baltique
Prusse orientale – Front de la Baltique – Après deux jours et trois nuits de bataille autour de Talpacken, la Heer entame un retrait ordonné vers la Deime, à hauteur de Tapiau. Les défenseurs s’alignent ainsi avec la 61. ID (Gunther Krappe), elle-même à la lutte à Labiau face à la 4e Armée (Nikolai Gusev). Cependant, celle-ci n’a guère d’élan, sinon de tonus, et ne progresse que fort peu.
Ce retrait était inévitable ! Avec, à droite, les menaces incessantes de débordement par la 1ère Armée (Aleksei Kourkine) et, à gauche, les crochets lancés à travers l’Angerapp, par la 7e Armée (Alexey Krutikov) – sans parler de la situation autour de Nordenburg ! – Talpacken a perdu tout intérêt stratégique. Pis, y rester serait dangereux.
A gauche, les forces allemandes sur la rive nord – 19. Waffen-Grenadier-Brigade (lettische) (Nikolaus Heilman) et 217. ID (Friedrich Bayer) pour l’essentiel – reculent ainsi vers Ershovo, sous une ébauche de parapluie fournie par le III/JG.54 Grunhertz (tout arrive…). Ce Gruppe isolé est bien en peine d’arrêter tout seul la 13e Armée Aérienne (Sergei Rybalchenko), mais cette fois, la Luftwaffe ne peut plus esquiver. Il lui en coûte 14 Fw 190 A, contre 21 assaillants de tous types. Malheureusement, les nouveaux “Dora” sont réservés au front Ouest, pour intercepter les raids terroristes anglo-américains. Au sol, les frappes font quelques centaines de morts, blessés ou disparus. La routine… Sur le papier, les troupes visées passeront bientôt la Deime, en dehors de leurs arrière-gardes, des égarés et de quelques KG sacrifiés pour le bien commun.
Pendant ce temps, sur le flanc droit, la 13. SS-Grenadier Kurland (Carl-Friedrich von Pückler-Burghauss) abandonne elle aussi des positions chèrement tenues – dont le fameux pont d’écluse n° 2, toujours pas effondré (1) ! – pour se retirer vers Wehlau. Elle maintient ainsi la liaison avec le I. ArmeeKorps (Otto Wöhler), qui combat désormais en plaine. Les SS baltes risquent d’aller bientôt servir de brigades de pompiers plus au sud…
Et pourtant, Talpacken tenait ! Tout ceci n’est donc point trop glorieux. Mais l’alternative eût été de laisser le Rouge encercler trois grandes unités, et ouvrir ainsi la porte de Königsberg – un désastre absolu que Georg von Küchler a eu à cœur d’éviter. Malheureusement pour lui, il doit encore s’en expliquer.
Pendant ce temps-là, sur des terres marquées par des souvenirs napoléoniens, la 42e Armée (Ivan Morozov) continue à charger en direction de Friedland in Ostpreußen – quoique pour l’instant, son objectif soit toujours Allenburg. L’infanterie soviétique, mal soutenue par l’aviation (Rodion Malinovski envoie surtout les Faucons plus au Nord, sur la voie directe !), accompagné par une faible 15e Corps Blindé (Alexandre Lozovsky) – déjà parti en sous-effectif, et ça ne s’est pas amélioré – pousse contre la 11. ID (Siegfried Thomaschki). Celle-ci peut toujours compter sur la 21. ID (Gerhard Matzky) dans les bois au sud-ouest de Paterswalde… mais un peu moins sur la 226. Volksgrenadier (Franz Sensfuß), naturellement absorbée par les combats sur sa droite. Du coup, les Russes progressent de 5 à 6 kilomètres et approchent enfin d’Allenburg – première étape, qu’ils comptent bien avaler avant de poursuivre vers la Baltique, en prélude à une percée décisive.
De fait, au nord de Nordenburg, la situation se fait chaque heure plus tendue et le drame parait proche de son dénouement. Depuis Nowo-Bijskoje, appuyés par la 226. Volksgrenadier (Franz Sensfuß) et par quelques survivants de feue la 1. LFD (Rudolf Petrauschke), le 505. schw. Pz. Abt (Werner Freiherr von Beschwitz) et le 655. schw. PzJ. Abt (Karl-Max Freiherr von Hofenfels) jouent leur va-tout pour stopper le 10e Corps Mécanisé (Nikolai Vedeneyev), au mépris du bourdonnement incessant des Sturmovik de la 14e Armée Aérienne (Ivan Zhuravlev), que n’équilibrent guère quelques frappes du II/SG.1 (Fw 190 F et quelques antiques Stuka G, pilotés par Rudel et ses équipiers). Les pertes sont nombreuses et le spectacle dantesque…
« La bataille de Nordenburg – une indication géographique impropre, mais l’Histoire aime parfois à simplifier – devait être l’ultime engagement majeur de la Panzerwaffe en Prusse Orientale. Le résultat fut pour le moins indécis. Certes, Nikolai Vedeneyev fut stoppé, ses T-34/85 incendiés, ses (rares) IS-2 dispersés, ses chasseurs de chars SU-85 réduits à l’impuissance. Mais il faut bien convenir que le 10e Corps Mécanisé soviétique n’avait pas été engagé conformément à sa doctrine d’emploi : en l’absence d’infanterie apte à exploiter derrière lui, au lieu de privilégier l’enveloppement et la frappe en profondeur, Vedeneyev avait couru à l’affrontement direct pour anéantir un adversaire agaçant, dont l’état-major du Front estimait avec justesse qu’il fallait le faire taire une fois pour toutes.
Ce qui fut fait, globalement. Pour les Allemands, Nordenburg fut sans doute un succès défensif, oui – mais sans le lustre des opérations en Transylvanie ni l’ampleur de Friedericus II. En vérité, ce fut à peine une victoire ! Certes, le major Werner Freiherr von Beschwitz y récolta sa Croix de chevalier en Or pour les 95 engins à l’étoile rouge revendiqués par ses blindés en deux jours – une part non négligeable de ceux-ci était cependant à mettre au compte du 655. schw. PzJ. Abt, mais Karl-Max Freiherr von Hofenfels n’avait visiblement pas les appuis de son collègue… Mais dans l’affaire, le 505. schw. Pz. Abt avait perdu 23 panzers et se trouvait désormais réduit (de l’aveu même des mémoires de Beschwitz !) à 8 Tiger et 5 Löwe. En cherchant bien, on pourrait sans doute rafistoler quatre ou cinq épaves… Et du côté de Hofenfels, le Nashorn avait une fois encore montré ses faiblesses face aux avions d’appui et à l’artillerie mobile de Vedeneyev : il n’en restait que… 6. Le Rhinocéros était décidément déjà une espèce en voie de disparition, plus encore que celle de ses équipiers félins.
Désormais, les rares unités blindées allemandes de Prusse Orientale encore mentionnées dans les pages suivantes ne pourraient plus prétendre peser qu’à l’échelle tactique, sous la forme d’une poignée de blindés roquant d’un côté ou de l’autre, mais toujours en manque de carburant, voire de munitions (car il ne fallait pas oublier que la région restait assiégée !) et réduits à l’état de bunkers sur roues, antithèse parfaite du char de combat. Un appui héroïque, sans doute utile, mais absolument pas décisif. Un peu comme les canons automoteurs hongrois jetés dans les combats de rue de Budapest… »
(Robert Stan Pratsky, Fin de partie : la destruction de l’Ostheer (juin à novembre 1944) – LGF, 2012).
……….
Pendant ce temps, la 7e Armée de la Garde (Nikolai Berzarine) continue de marteler Nordenburg – localité que la 59. Volksgrenadier (Rudolf Sperl) commence à envisager d’évacuer pour se retirer vers les bois à l’est de Zarechenskoe, en liaison avec la 64. Volksgrenadier (Fritz Warnecke), restée dans les marais et qui n’aura qu’à s’étirer jusqu’à Kałki. Pourquoi, en effet, s’accrocher à un carrefour déjà tourné par des engins qu’on ne sait pas encore stopper ? Et quel intérêt de conserver un tas de gravats au milieu de la plaine, vestige d’une cité disparue (2) ?
Quant à la 254. ID (Alfred Thielmann), elle s’attache désormais à conserver la liaison avec la 96. ID (Ferdinand Nöldechen), elle-même à la lutte vers Kruklanki – perdue – et qui a grand besoin de renforts pour défendre les approches de Lötzen à hauteur de Sołdany ou Spytkowo. Bon, au pire, la Mauersee fera un bon point d’appui…
Transition
Prusse orientale et Pologne – 1er Front de Biélorussie – Avec l’avalanche qu’inflige en ce moment le front de la Baltique aux fascistes, Kyrill Meretskov sent qu’on va bientôt lui demander d’agir. Soit pour achever la bête, soit (plus improbable, mais sait-on jamais) pour frapper dans le dos un sanglier acculé. C’est très bien – mais n’en déplaise à la Stavka et en dépit des meilleures volontés, son Front n’est toujours pas prêt, entre fatigue, dispersion et modestie du recomplétement.
Face aux Festungen
Vers la Poméranie – 2e Front de Biélorussie – Finalement, le verrou de Baldenburg n’aura pas duré bien longtemps. Quarante-huit heures à peine. C’est peu – quoiqu’au vu des circonstances, c’était sans doute déjà inespéré. La 15. Panzer (Willibald Borowitz) s’est retirée des positions qu’elle a fait mine de tenir un moment. Elle se retire désormais rapidement en combattant vers Rummelsburg, passant de couvert en couvert afin d’éviter les frappes aériennes. La Panzerdivision compte peut-être remonter vers la Baltique pour un baroud d’honneur à Stolp… ou une évacuation vers Köslin qui lui permettrait de ne pas se retrouver coincée comme tout le monde. Derrière Borowitz, la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) poursuit son excursion sanglante, en n’oubliant pas d’éliminer toutes les poches de résistance de la ville, comme autant de Golgotha. Quant au 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich), il atteint déjà Bublitz et progresse sur la route de Köslin, suivi par la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) – laquelle nettoie bien plus qu’elle ne sécurise. De cette cavalcade ne subsistent en pointe que 30 ou 40 blindés opérationnels.
De son côté, le 2e Corps de Cavalerie de la Garde (I.A. Pliev) est arrivé à Zuckers, soit sur la route de Stolp – il est donc près de fermer la porte à Borowitz, qui devra s’extraire de ce guêpier par les petits chemins forestiers de la région de Pollnow. Ici, le Soviétique n’a plus d’adversaire, hormis les embuscades tendues par de petits groupes isolés… et ses propres difficultés de ravitaillement. La 52. Volksgrenadier (Konrad Purucker) a été rabattue vers Lupow, une trentaine de kilomètres plus à l’est, et se trouve poursuivie par l’aile droite de la 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev). Quant aux reliquats de la 4. PanzerArmee, ils se retranchent dans cette même ville…
………
Au même moment, au centre, la garde du Führer montre qu’elle ne manque ni de courage, ni d’allant – du moins pour une troupe d’apparat. Peut-être parce qu’elle est composée de nazis fanatiques. Peut-être aussi parce que son matériel est le meilleur possible dans la Wehrmacht – Löwe et Tiger parmi les derniers sortis d’usine, prestige oblige. Et il faut reconnaître que leur action déterminée – à deux brigades seulement, la Panzer-Brigade Führer Begleit (Gustav Streve) et la Panzergrenadier-Brigade Führer Grenadiers (Hans-Joachim Kahler), contre deux armées soviétiques ! – permet de ralentir l’avance rouge, au moins pour un temps. La 54e Armée (Sergei Roginski) s’empare néanmoins de Fledenburg. Son flanc couvert par la 29e Armée (Alexander Gorbatov), à la manœuvre dans Ratzebuhr, elle pourrait bien pousser demain vers Deutsch Krone, menaçant les défenseurs de Schneidemühl.
Ceux-ci, voyant venir le coup, entament avec rage, malgré leur épuisement, un décrochage logique en direction de la Küddow.
………
Pendant ce temps, leurs adversaires du jour comme de la veille – la 15e Armée (Georgiy Zakharov) et la 63e Armée (Vasiliy Kuznetsov) – poursuivent leur pression… Mais sans rien réussir de décisif. Le créneau n’est pas large (moins de dix kilomètres), le terrain boisé sert les Allemands et les difficultés logistiques gênent les Soviétiques. Il est donc probable que l’ensemble des forces de la Heer parviennent à se retirer vers l’ouest, bon gré mal gré et non sans pertes, pour s’étirer ensuite vers Jastrow, où l’on a grand besoin de renforts.
De toute façon, Carl Hilpert n’a pas d’instructions très détaillées, sinon celle de « résister fanatiquement » – son chef, Walter Model, a le monocle fixé plus au sud, en direction de Francfort. Du coup, il est probable que les Rouges ne s’arrêtent qu’où ils le souhaiteront… ou le pourront.
………
Festung Marienburg – Après leur nouvel échec de la veille, les hommes de la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) – pour le coup tous réunis dans l’adversité – se demandent comment ils vont forcer cet irritant verrou. Il ne leur faudra pas deux mois, tout de même, comme leurs (glorieux) ancêtres de 1410 ? Et pourtant, les assaillants sont pour l’heure à court de solutions rapides dans cette guerre de siège. Et les obus tombent, tombent…
Silésie polonaise – 3e Front de Biélorussie – Pendant que le maréchal Joukov pousse ses troupes vers l’Oder, le siège de Posen se poursuit…
………
Festung Posen – La 69e Armée (Mikhaïl Kazakov) prend enfin d’assaut le fort II Stülpnagel – mais si les Russes ont pénétré dans ses murs, le combat continue et même s’éternise dans les couloirs comme devant les casemates.
En attendant son inévitable reddition, Kazakov ordonne aux unités de seconde ligne de s’acharner sur les ouvrages situés immédiatement à droite – le IIa Thümen et le III Graf-Kirchbach. Ce sont des entrepôts, équipés d’armes obsolètes ou partiellement démantelés. Ils ne devraient pas tenir bien longtemps. Soyons patients, soyons méthodiques !
De son côté, Vasily Chuikov, à la tête de sa 10e Armée de la Garde, se gratte toujours la tête pour savoir comment faire tomber le fort Winiary ! Cette muraille de presque deux kilomètres de long, qui couvre particulièrement bien l’ensemble du flanc nord depuis la Warta jusqu’à la Ziegel Flesche, lunette en briques passant sur la Wierzbak et servant de limite entre son secteur d’opérations et celui de Konstantin Golubev.
Golubev, justement, annonce que sa 50e Armée ne pourra reprendre véritablement l’assaut sur la ceinture extérieure que demain au mieux, fortes pertes et faible ravitaillement obligent…
Silésie – 3e Front d’Ukraine – Le lieutenant-général Vassili Alexandrovitch Mishuline, à la tête du 3e Corps Blindé de la 4e Armée de chars (Dimitri Lelioushenko, sous Ivan Koniev) est remercié pour « lacunes majeures dans le commandement des troupes ». Il faut dire que sa formation, en tête lors des opérations sur la rive droite de l’Oder, n’a pas donné entière satisfaction face aux panzers. Non que la troupe se soit mal comportée, non – mais elle aurait pu, donc elle aurait dû mieux se comporter. Cet ancien commissaire politique, tout communiste irréprochable qu’il soit, sera donc assurément plus utile ailleurs.
Restait à trouver le prétexte : un stupide accident lors d’une manœuvre à l’arrière (une explosion de carburant a provoqué la destruction de quelques engins et fait plusieurs morts) vient de le fournir. Mishuline retourne ainsi en formation (3). Quant au 3e Corps Blindé, il échoit au lieutenant-général Nikolaï Matveïevitch Teliakov, communiste depuis octobre 1918, mais aussi expert en blindés depuis 1931, lui.
………
Festung Breslau – Après les frappes aériennes massives de la veille, la 5e Armée de Choc (Ivan Chernyakovsky), que des éléments de la 9e Armée de la Garde (Nikolai Pukhov) commencent à renforcer, relance ses assauts en direction des douves. Celles-ci couvrent le centre-ville donc le QG du Gauleiter Hanke. La résistance sur leur chemin est donc particulièrement féroce ! La 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke) a été renforcée par de nombreux miliciens locaux et par le XXXIX. PanzerKorps (Otto Schünemann), qui compte quelques StuG III (4). La 23. Panzer (Vormann) suffira pour tenir le canal Nord.
Aussi, à peine passé un talus meurtrier, coincée entre gravats et ruines au milieu de tas de briques couverts par des mitrailleuses et des mortiers, l’infanterie soviétique souffre le martyre. Le même qu’elle infligea naguère aux troupes allemandes quand elles assaillaient ses propres villes. Les frontovokis savent que ce sera long…
Notes
1-Plus ou moins restauré à des fins de gestion fluviale, c’est aujourd’hui une (petite) attraction locale. Il est couvert d’une peinture antirouille dont le carmin ne fait absolument pas sinistre. A moins que ?…
2- Le “château fort du Nord”, fondé par les chevaliers teutoniques en 1303, a été complètement rasé lors des combats – d’abord par l’artillerie, puis par une infanterie soviétique frustrée et vengeresse, qui en incendia les restes. Les maisons, l’église évangélique du XVIIe siècle et son retable peint, le château, les routes même… Tout disparut. Des anciens édifices, seuls subsistent aujourd’hui l’ancien donjon des chevaliers teutoniques et quelques maisons de chaque côté des anciennes routes d’Insterburg et de Gerdauen. Le village actuel de Nordenburg (désormais Krylovo) se trouve un peu à l’ouest de l’ancien centre-ville. Il compte 500 habitants, contre les 3 000 d’avant-guerre.
3- Cette formation durera jusqu’à octobre 1945 ! Mishuline est alors nommé commandant des troupes blindées et mécanisées du district militaire de Tauride (Sibérie orientale). En juin 1953, le Lt-général des forces blindées V.A. Mishuline est mis à la retraite. Élu président de la société militaro-scientifique de la Chambre des Officiers du district, il écrit ses mémoires (non publiés de son vivant) et meurt en 1967 à Rostov-sur-le-Don.
4- Ce sont ses seuls blindés, malgré son appellation de Panzerkorps.
(épisodes 2 et 3 sous peu) |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Mer Juil 16, 2025 13:34 Sujet du message: |
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Inconnu au bataillon...
Les recherches sur le Net renvoient toutes à "Katyusha" ou "Katioucha", ce qui est nettement plus compréhensible, si l'on parle bien du submersible surnommé "Cathie" (Катю́ша) _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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