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26 au 31 AOUT, version INTEGRALE

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Fév 20, 2007 17:55    Sujet du message: 26 au 31 AOUT, version INTEGRALE Répondre en citant

26 août
Sardaigne
Peu après minuit, la Force d’attaque alliée commandée par l’Amiral Rawlings (RN) commence à bombarder le port de Cagliari. Le cuirassé MN Richelieu et les croiseurs lourds HMS Exeter, MN Algérie et USS Tuscaloosa pilonnent le port jusqu’à 02h00.
A l’aube, les B-25 et B-26 des 11ème et 31ème EB, escortés par les Mustang II de la 5ème EC et les P-51A&B des 33ème et 79ème FG attaquent les terrains entourant Cagliari.

Sicile
Comiso et Messine sont attaqués par les DB-73 français de Malte (23ème et 25ème EB) et par des B-25 et B-26 américains (12ème et 340ème BG pour les premiers, 17ème, 319ème et 320ème BG pour les seconds). Des chasseurs français, anglais et américains basés à Malte, Gozo et Pantelleria les escortent.
Ces deux puissantes attaques se heurtent à une réaction désespérée des chasseurs de la Regia Aeronautica. Celle-ci perd 17 avions contre six bombardiers et sept chasseurs alliés. Au sol, les terrains du complexe de Comiso ont beaucoup souffert, peu après ceux de Trapani.

Péloponnèse
Mégare est à nouveau attaquée, cette fois par 36 B-25B/C français de la 12ème EB et 48 Beaumont des 234ème et 237ème Bomber Wings de la RAF, couverts par une escorte massive : 48 Hurricane II des Sqn 3, 335(H), 336(H) et 450 (RAAF), 24 Kittyhawk des Sqn 94 et 260, 24 Spitfire V des Sqn 112 et 250 et 16 Mustang II du GC III/6. La Luftwaffe réagit de toutes ses forces. Les Alliés perdent 3 bombardiers (2 Beaumont et 1 B-25), ainsi que 3 Hurricane et 3 Kittyhawk (les deux types sont en cours de remplacement dans les forces alliées), 1 Spitfire et 1 Mustang. La JG-27 perd 4 Bf-109F.

Grèce du nord
La zone entre Larissa et Volos est assaillie par les NA-73 et les NA-92FGA de la 13ème EC lors de plusieurs opérations “Mandragore”. Onze appareils allemands et italiens sont détruits au sol, ainsi que deux Bf-109F qui tentent d’intercepter les chasseurs de North-American à très basse altitude. La 13ème EC perd trois avions (deux abattus par la Flak et un en combat aérien).

Mer de Corail
Au large de Port Moresby, le sous-marin japonais Ro-33 attaque un convoi australien et endommage d’une torpille le transport Ormiston. Le DD HMAS Arunta contre-attaque et coule l’agresseur.
Dès son arrivée à Port Moresby, l’Arunta reçoit l’ordre de rejoindre Nouméa. En route, il doit retrouver les DD HMNethS Witt de With et Van Nes. Les trois navires se connaissent bien, ayant travaillé ensemble pour escorter des convois entre Brisbane et Port Moresby.

Piste de Bulldog (Papouasie - Nouvelle-Guinée)
Dans une manifestation de bon sens pas si fréquente dans une armée, quelle qu’elle soit, l’état-major australien décide de confier le commandement de la défense de Bulldog au Capitaine Minchin, du fait qu’il en sait plus que quiconque sur l’ennemi et le pays. En face, comme Minchin le pense, les Japonais, qui sont environ 200 (contre peut-être 120 combattants australiens), sont à court de ravitaillement, épuisés et malades.
Ce sont pourtant ces presque agonisants qui attaquent. Leurs premières reconnaissances frontales se heurtent à des feux croisés de mitrailleuses et à deux contre-attaques décidées. Cette réponse énergique déconcerte les Japonais, qui décident de prendre une journée pour se réorganiser.

Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
Après avoir regroupé et réparti les hommes entre les unités, après leur avoir donné une demi-journée de repos et un repas chaud (le premier depuis longtemps pour la plupart d’entre eux), l’avance reprend. Les Japonais vont vite, laissant derrière eux des cadavres mais guère plus.

Guadalcanal
Les vedettes d’Iishi sont utilisées pour établir deux postes d’observation d’une douzaine d’hommes chacun sur l’île de Savo.
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MessagePosté le: Mer Fév 21, 2007 09:45    Sujet du message: Répondre en citant

27 août

Nord de la France
Un nouveau sweep de grande envergure vise les terrains des JG-2 et JG-26 au nord de la Seine. L’attaque associe des bombardiers lourds (B-17) et moyens (Beaumont) avec des frappes de chasseurs-bombardiers Tornado. La Luftwaffe se défend énergiquement et les FW-190 abattent neuf avions (cinq Spitfire, deux Tornado et deux Beaumont) mais perdent sept des leurs. Le commandant du JG-2, Walter Œsau, est lui-même abattu et blessé après un duel de cinq interminables minutes avec le commandant du GC II/1, Christian Martell.

Sicile
Agrigente et Porto Empedocle sont les cibles du jour. Les Beaumont de la RAF, les DB-73 de l’Armée de l’Air et les A20C de l’USAAF s’acharnent, escortés par 228 chasseurs. La Regia Aeronautica ne réagit plus. Malheureusement, le bombardement d’Agrigente touche des quartiers résidentiels, et plus de 700 civils sont tués ou blessés.

Italie du Sud
Brindisi est attaqué par 18 DB-73 et 18 Bristol Beaumont venus de Zanthe, escortés par 16 Mustang I, 16 Hawk-87 et 16 Mustang II en couverture haute.

Rome
En fin de soirée, Mussolini rencontre plusieurs chefs fascistes de haut rang (Scorza, Farinacci, Grandi) pour réfléchir à la situation intérieure italienne. En effet, les protestations contre le régime s’amplifient chaque jour davantage. Des grèves locales contre la poursuite de la guerre ont eu lieu dans le nord du pays, même dans certaines usines de la FIAT. Autour de la table du conseil, l’humeur est sombre, mais Farinacci réclame que le gouvernement et le Parti fassent preuve de « la dernière vigueur contre les défaitistes et les communistes. »

Grèce
Les SBD-3 de l’Aéronavale attaquent le port du Pirée, sous la protection des Mustang II du GC III/6 et des Spitfire V du 243ème Wing. Le dragueur de mines italien RD-22 est coulé, ainsi que trois caboteurs et cinq ferries Siebel. La Luftwaffe abat un Spitfire V et un Mustang II, mais perd deux Bf-109F. Cette attaque est la dernière effectuée par les SBD-3 des Flottilles AB12 et AB16. Les deux unités quittent discrètement K1 pour se joindre aux autres forces déployées de Malte en vue de Torch.
Leivadia et Corinthe sont attaquées par la Force Aérienne de Mer Egée, qui perd cinq avions et abat trois chasseurs ennemis (deux Bf-109F et un MC-202).
Les Mustang I français basés à Lesbos poursuivent pendant ce temps leurs raids à basse altitude contre les terrains allemands de la région d’Athènes. Ils abattent cinq Bf-109F et deux MC-200 pour la perte de trois avions.
Dans la soirée, le Major Neumann, commandant du JG-27, lance au Feldmarshall Kesselring un appel à l’aide : « Je n’ai même plus quarante chasseurs opérationnels, et mes pilotes sont épuisés. Les Italiens font ce qu’ils peuvent, mais ce n’est plus grand chose – et encore, ils ne se sont pas gênés pour me dire que leur place serait plutôt en Sicile qu’en Grèce. Il nous faut des renforts ! » Mais Kesselring ne peut rien faire. La plupart des chasseurs de la JG-53 ont été redéployés en Roumanie pour protéger Ploesti – les puits de pétrole et les raffineries ont terriblement souffert sous les attaques des semaines précédentes, et l’OKW a bien précisé qu’il n’était pas question que pareille catastrophe se reproduise. Quant aux 84 chasseurs du JG-77 (Xème FliegerKorps), ils doivent protéger le nord de la Grèce et la Bulgarie.

Piste de Bulldog (Papouasie - Nouvelle-Guinée)
Les Japonais lancent leur habituelle manœuvre d’enveloppement, mais ils se heurtent à des Australiens qui se sont eux-mêmes installés la veille au soir sur les flancs japonais. Désorientés, les Japonais vont devoir nettoyer leurs flancs pendant trois jours, qui verront de féroces combats par petits groupes de deux ou trois hommes. Soudain, ils se retrouvent sur la défensive, juste ce que souhaitait Minchin.

Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
Alola est atteint après treize km de piste éreintants. A cet endroit, la piste de Kokoda se divise en deux : la branche nord-ouest se dirige vers Isurava, Deniki et Kokoda, la branche nord-est vers Fila et Kobara ; Kokoda et Kobara sont reliés par une piste qui part ensuite vers l’est, Oivi et Wairopi. La RAAF bombarde Wairopi, point clé de la ligne de ravitaillement japonaise, où elle détruit les ponts presque aussi vite que les Japonais les construisent. Il semble que les renforts ennemis ne dépassent pas Oivi. Mais avant ce point, il faut encore s’emparer de Kokoda.
Wootten envoie le 2/10ème, précédant le 2/12ème, encore épuisé, vers le nord-ouest. Les hommes traversent Isurava et atteignent Deniki au crépuscule. Le 2/9ème – à peine reposé – marche vers le nord-est et atteint Fila à peu près en même temps. Pendant la nuit, la piste reliant Deniki et Fila est reconnue et les communications établies entre les deux forces. Kokoda est mûre.

Guadalcanal
Les APD USS McKean et Gregory effectuent une mission de ravitaillement et déchargent le matériel transporté à Tetere. Les observateurs japonais embusqués un peu plus à l’est le signalent.
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MessagePosté le: Jeu Fév 22, 2007 19:10    Sujet du message: Répondre en citant

28 août

Italie du Nord
A Turin, les manifestations de colère augmentent. On voit même des militants de tous grades du Parti Fasciste prendre part à une grève à la FIAT.

Sicile
Trapani, Marsala et Palerme sont attaqués par des bombardiers alliés basés près de Tunis (3ème Wing de la SAAF sur Baltimore, 235ème et 237ème Wings de la RAF sur Beaumont, 21ème EB de l’Armée de l’Air sur DB-73, 11ème EB sur B-26, 31ème EB sur B-25, 17ème, 319ème et 320ème BG de l’USAAF sur B-26) sous une dense couverture de chasse. En dehors d’une tentative d’interception symbolique près de Trapani, la Regia Aeronautica ne réagit pas.

Grèce
Charles de Gaulle lui-même participer au plan de leurrage destiné à couvrir l’opération Torch. Le ministre de la Guerre entame une visite de trois jours des forces alliées en Grèce, en compagnie d’un aréopage d’officiers de haut rang. Son voyage commence à Héraklion et se poursuivra à Sparte (où il rencontrera les Généraux Giraud et Ritchie) et Pyrgos.
Pour célébrer l’événement, les avions alliés harcèlent l’ennemi dans le Péloponnèse et autour d’Athènes. Les positions allemandes autour de Tripolis sont attaquées par des DB-73 français pendant que Baltimore, Beaumont et B-25 concentrent leurs efforts sur les terrains d’aviation et les gares de triage de la région d’Athènes. Cette opération massive voit l’engagement de plus de 300 avions et les chasseurs de l’Axe réagissent de leur mieux, mais ils sont débordés par le nombre. De plus, les avions de la JG-27 se heurtent à présent aux Spitfire V anglais et aux Mustang II du GC II/6, qui couvrent efficacement l’escorte rapprochée, encore constituée de Hurricane II et de Kittyhawk. Le journal de marche de la JG-27 en porte témoignage : « La 3/JG-27 a piqué à travers l’escorte et les Lieutenants Stahlschmidt et Schroer ont tous deux revendiqué un bombardier anglais. Mais l’escorte a réagi avec efficacité et elle était composée d’appareils plus efficaces que d’habitude. Le Lieutenant Korner, après avoir revendiqué deux Hurricane à la file, a été abattu par des Mustang français, il a pu sauter. L’avion du Lieutenant Stahlschmidt a été gravement endommagé par les mêmes chasseurs, très agressifs. Le Capitaine Marseilles a été engagé par un pilote de Spitfire très compétent; il lui a fallu pas moins de quinze minutes de combat tournoyant avant de réussir à s’en débarrasser. »
Au total, les Alliés perdent quatre bombardiers et neuf chasseurs en échange de six Bf-109F et de cinq chasseurs italiens.

Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
Wooten ordonne au 2/9ème d’avancer jusqu’à Kobara et de tenir la zone, pour couper de tout renfort d’éventuelles forces japonaises à Kokoda. Pendant ce temps, le 2/10ème progresse vers Kokoda.

Nouméa
Les DD Arunta, Witt de With et Van Nes rejoignent les forces du Contre-Amiral Crace (CA HMS Shropshire et MN Duquesne, CL HMAS Brisbane, HMNZS Achilles et HrMs Tromp, DD HrMs Isaac Sweers et Van Ghent) qui faisaient partie de l’écran de Mitscher. La force ABDF existe à nouveau, ce que salue Crace dans son fameux message : « La Force d’Attaque de l’ABDF est reconstituée. Nous avons reculé pour la dernière fois. A partir de maintenant, nous n’irons plus qu’en avant. »
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MessagePosté le: Jeu Fév 22, 2007 20:01    Sujet du message: Répondre en citant

Bien sûr, tout ça n'est pas encore Intégral, puisqu'il manque le Front Russe. Patientons. Ah, il y a dans cette livraison un de mes coloriages. Comme d'hab', il n'est pas impossible qu'il y ait une petite rectif, vous savez ce que c'est, les journalistes...

29 août

Méditerranée
L’U-213, rentrant de patrouille, est coulé au large de Toulon par le sous-marin français La Sultane.

Grèce
Les positions des Italiens occupant l’île de Céphalonie sont attaquées à de multiples reprises par les avions alliés basés à Zanthe, tout près de là. D’abord, les Vengeance yougoslaves, escortés par leurs compatriotes sur P-39D. Puis viennent Bleinheim, Beaumont et DB-73, couverts par des Mustang I et II français et par des Hawk-87 yougoslaves.
Autour de Tripolis et de Stavrodomi, les attaques continuent. Les Alliés perdent 17 avions (6 bombardiers et 11 chasseurs) mais les défenseurs perdent douze chasseurs (neuf Bf-109F et trois Macchi MC-200). Le journal de marche de la JG-27 n’est pas au bout de ses peines : « Nouvelle journée de durs combats au-dessus de nos lignes, sans cesse attaquées par l’aviation ennemie, avec des avions dont la qualité continue de s’améliorer. Chez les Anglais, les Spitfire sont des adversaires bien plus durs que les Hurricane et les chasseurs Curtiss, qu’ils remplacent progressivement. Mais le plus dangereux est le nouveau chasseur américain qui équipe les unités françaises et qui, sous un certain angle, ressemble étonnamment à notre vieil “Emil”. Le Schwarm du Lieutenant Schroer s’est fait coiffer par quatre d’entre eux ; Schroer a été touché et a pu sauter de justesse, mais son ailier, tout juste arrivé de Wiener-Neustadt, s’est fait tuer. Le ciel de Grèce n’est pas un endroit pour les jeunes pilotes qui sortent à peine de l’école. »
En fin de journée, le Feld-Maréchal Kesselring transmet à Berlin que « … après plusieurs jours d’opérations continues, nos unités de chasse atteignent l’extrême limite de leurs capacités de résistance. Le manque de réserves oblige nos pilotes expérimentés à accomplir trois à quatre missions par jour. »
Pendant ce temps, à Sparte, Donald Lincoln fait partie du groupe de journalistes qui accompagne le Général de Gaulle dans son voyage. « Nous avons été très touchés de l’amabilité du ministre (que presque tous les Français appellent “le Général”, tout court). Il semble avoir un certain goût pour les relations avec la presse, malgré un anglais épouvantable (encore que je le soupçonne d’avoir fait depuis deux ans de grands progrès, mais de les cacher avec soin). Lors de la petite conférence de presse qui s’est déroulée à l’état-major allié dans le Péloponnèse, il a répondu à nos questions avec la facilité d’un vieux politicien, avant, pour conclure, de faire semblant d’avoir entendu une question que nul ne lui avait posé, et d’y répondre, histoire de faire passer le message qu'il souhaitait…
Cette aisance avec la presse semble agacer fortement le Général Giraud, qui l’appelle curieusement “Gaulle” . Il semble penser qu’il aurait pu lui aussi faire un très bon ministre de la Guerre s’il n’avait pas été, aux heures dramatiques de juin 1940, en train de chercher à fausser compagnie aux Allemands qui l’avaient capturé. Ce n’est pas l’avis d’un jeune capitaine de l’état-major, qui m’a soufflé : “Le vieux Giraud est un très bon patron et il se bat comme un lion, mais si Pétain lui avait dit de mettre bas les armes, il aurait claqué les talons et obéi aux ordres, quitte à le regretter, peut-être, par la suite.” »

(Note : Giraud croit appliquer une règle du français en ne conservant pas la particule lorsqu’il s’adresse à De Gaulle (ou lorsqu’il parle de lui) d’une façon relativement familière, comme son grade le lui permet. En fait, cette règle ne s’applique que pour les noms de plus de deux syllabes (Lafayette, par exemple). Et bien sûr, ce point est historique.)

Indochine
Vingt-quatre Hawk-87 de la 40ème EC décollent de la base Epervier (Dien-Bien-Phu) et vont attaquer les terrains japonais de la région autour d’Hanoï et de Haïphong. Surpris, les Japonais perdent quinze avions. Un seul Hawk-87 est perdu, abattu par la DCA.

Iles Salomon
Le sous-marin de transport (SST) USS Bass effectue une opération de ravitaillement des coastwatchers près de Kolombangara. Après une escale à Port Moresby, son sister-ship l’USS Bonita part pour sa première mission de ce genre, vers les eaux au sud de la Nouvelle-Bretagne. Le temps est très favorable à cette mission – c’est-à-dire très pluvieux.

Guadalcanal
Les vedettes du Capitaine Iishi ravitaillent les postes d’observation.

Nouméa
Sur l’ordre de Ghormley, les navires de l’ABDF sont envoyés renforcer Scott. Après avoir ravitaillé, les deux formations s’entraînent. Scott évalue la formation en “longue ligne” qu’il souhaite utiliser en cas de combat de nuit.
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MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 00:43    Sujet du message: Répondre en citant

Frank,

Une question et une suggestion.
La question :
Les huit sous-marins allemands présents en Méditerranée au 1er septembre 1942, c'est bien une fois défalqué le U-213 que coule le 29 août La Sultane?

La suggestion :
L'un des sous-marins italiens à couler avant le 1er septembre est l'Antonio Sciesa, un "Balilla" comme l'Enrico Toti. On peut supposer que, avant de disparaître, il était en escadrille avec ce dernier et l'Atropo à Tarente. Il aurait pu être malencontreusement détaché à Palerme ou Trapani et être victime des bombardements aériens alliés du 28 août.
Qu'en dis-tu ?
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MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 01:16    Sujet du message: Répondre en citant

La question : Euh oui, je pense, mais il faut demander à Fantasque.

Hou Hou FANTASQUE !... Ah zut, il est parti en vacances pour huit jours. Patience.
(je vais partir aussi pour une semaine, à partir de samedi. Que ça ne vous empêche pas de phosphorer sur les divers projets, garnements, je crois que Loïc reste pour vous surveiller Smile )


La suggestion : très bonne idée. Je vais l'inscrire de cette façon. Là, je crois pouvoir engager le Maître (76) Wink
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MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 13:14    Sujet du message: Répondre en citant

30 août
Je n'ai pas replacé ici la première partie du récit de la 2e bataille de Savo


Nord de la France
Les Tornado des Squadrons n° 56, 174, 245, 266, 400 (RCAF) et 609 (Belge) effectuent une série de missions “Rhubarb” au nord de la Seine. Ils s’en prennent à toutes les cibles qu’ils rencontrent.

Paris
La Légion des volontaires français contre le bolchevisme (dite LVF), présidée par Eugène Deloncle, est créée un peu plus de trois mois après le déclenchement de l’Opération Barbarossa. Bien que plusieurs ministres du gouvernement Laval, à commencer par Jacques Doriot et Marcel Déat, en soient les inspirateurs, l’initiative ne reçoit qu’un soutien du bout des lèvres de Laval lui-même, jusqu’à son approbation officielle par l’ambassadeur allemand Otto Abetz. Même ensuite, Laval interdira aux fonctionnaires de l’Etat de s’engager dans la LVF. Au demeurant, Hitler ne veut pas d’une collaboration militaire avec le “Nouvel État Français” et le statut extra-gouvernemental de la LVF convient donc parfaitement aux Allemands. Les organisateurs disent attendre cent mille combattants, mais 13 000 seulement vont s’enrôler.
Pour préciser l’ampleur de la collaboration militaire directe avec l’Allemagne nazie, on doit ajouter à ce chiffre celui des Français engagés directement sous l’uniforme allemand, notamment au sein de la Waffen SS. Ils constituent ainsi la Division Charlemagne (33ème Waffen-Grenadier-Division der SS Charlemagne), composée de la Sturmbrigade SS Frankreich (forte de 6 000 combattants et commandée par le SS-Brigadeführer Dr Gustav Krukenberg) et d’unités logistiques, d’artillerie et de transport (1 000 hommes en tout, dont beaucoup sont Suisses, Italiens, Norvégiens et même Suédois). On verra aussi près de 2 000 Français dans le Corps Automobile des Volontaires Antibolcheviques (der NSKK Transport Regiment Luftwaffe), qui est rapidement transformé en unité combattante, 4 000 dans l’organisation Todt et même 200 dans la Kriegsmarine. Mais dans ces trois cas, les motivations paraissent beaucoup plus diverses et en tout cas moins politiques qu’en ce qui concerne la LVF et la Division Charlemagne.
La collaboration avec l’occupant allemand dépasse cependant le cadre militaire, mais le nombre précis de personnes concernées reste aujourd’hui inconnu. On trouvera en annexe une évaluation, sans doute sujette à caution, mais qui propose des ordres de grandeur relativement fiables, d’après les rares documents écrits issus de cette période, des procès qui ont suivi la fin de la guerre et des archives de la résistance, FTP compris (voir annexe 51).

Sardaigne
Cagliari est bombardé dans la nuit par des Wellington basés à Malte.

Sicile
Les aérodromes de Comiso sont durement attaqués par 144 B-26 et 108 B-25 français et américain, escortés par près de 300 chasseurs. En dehors de deux B-25 détruits par laDCA, les Alliés ne souffrent aucune perte. Les installations italiennes subissent de graves dommages ; 21 sont détruits au sol.
Pendant ce temps, les Baltimore de la SAAF et les Beaumont de la RAF basés près de Tunis attaquent Marsala et Agrigente, sans plus d’opposition.

Rome
Le Ministre-Comte Cini rencontre Mussolini pour discuter de la situation politique intérieure. « Je suis très inquiet, explique Cini, et je ne suis pas le seul. Les défaites que nous avons subies pourraient déstabiliser la situation sociale du pays. Déjà, les Communistes tentent de mettre le feu aux usines. Le monde des affaires, l’industrie, la banque… en un mot, tous ceux qui comptent en Italie sont en faveur d’un compromis avec les Alliés, Duce. » Mais Mussolini ne réagit pas à ce discours.

Grèce
A l’aube, des bombardiers alliés venus de Zanthe attaquent Patras et Missolonghi, infligeant de sérieux dommages aux entrepôts et aux matériels.
A midi, Mégare est à nouveau attaqué par une importante formation alliée. Dans l’après-midi, c’est au tour de Corinthe. Dans les deux cas, le JG-27 n’arrive à envoyer que deux éléments de huit avions. Le journal de marche décrit la seconde tentative d’interception et ses suites, qui seraient relativement banales sans la personnalité de la victime :
« Une formation du 3/JG27 menée par le Capitaine J. Marseilles avait décollé de Tatoi pour intercepter trente bombardiers ennemis. Le Capitaine Marseilles avait décidé de voler vers l’ouest et de traverser le golfe d’Alkyonides à l’ouest de Corinthe pour surprendre l’ennemi en arrivant du soleil. Mais il n’y a eu aucun contact, car l’alerte avait été transmise avec retard et les nouveaux bombardiers américains [NDT – des B-25 d’une escadre française] étaient plus rapides que les bombardiers britanniques habituels. Le Capitaine Marseilles s’est alors dirigé vers le sud mais, ne voyant aucun ennemi, a décidé de rentrer à Tatoi. La formation était au-dessus du golfe de Saronikos quand le Sergent Poettgen, l’ailier de Marseilles, commença à voir de la fumée venant du moteur de l’avion du Capitaine. Quelques secondes plus tard, celui-ci rompit le silence radio et signala que son cockpit était envahi de fumée. Moins d’une minute après, Marseille indiqua qu’il n’y voyait plus rien. Le Sergent Poettgen commença à l’orienter vers l’île de Salamine, car tous les pilotes avaient pour instructions de tenter de sauter au-dessus de la terre et de ne jamais tenter de se poser sur l’eau avec leur Bf-109. Le vol prit moins de cinq minutes, mais cela suffit pour que des flammes deviennent visibles du côté bâbord du moteur. Le Sergent Poettgen avertit son chef qu’ils étaient au-dessus de Salamine et Marseilles répondit “Il faut que je saute maintenant.” Il passa sur le dos et la verrière tomba, suivie par son corps. Mais, sous les yeux horrifiés de ses sept équipiers, le parachute ne s’ouvrit pas et le Capitaine Marseille tomba comme une pierre, heurtant le sol à 17h54 à l’est de Karakiani. Le Capitaine Ludwig Fransizket prit un Storch et réussit à se poser entre Karakiani et Alantio vers 19h10. Avec l’aide d’habitants du lieu, il put retrouver le corps de Marseilles. La commande d’ouverture du parachute n’avait pas été tirée et le corps avait une large blessure à la poitrine ; le Capitaine Marseilles a probablement été frappé par la dérive de son propre avion au moment où il a sauté. »

Piste de Bulldog (Papouasie - Nouvelle-Guinée)
Les Japonais apprennent que leur dépôt de Middle Camp a été attaqué et incendié. En pratique, leur ligne de ravitaillement est coupée et il ne leur reste plus qu’à battre en retraite. Minchin pousse ses hommes à la limite de leurs forces pour poursuivre l’ennemi, mais ils sont au bout du rouleau – sur les 150 hommes qui ont choisi de l’accompagner le 8 août, il n’y en a plus que 30 qui soient capables de marcher. Ses troupes fraîches (les hommes de l’AIF) font de leur mieux, mais ils ne sont pas encore vraiment acclimatés. La poursuite durera pourtant dix jours !

Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
Le 2/10ème atteint Kokoda en début de matinée. Il y a encore dans le secteur une cinquantaine de Japonais, qu’il faut tuer jusqu’au dernier, et six hommes vont y perdre la vie. A midi, Kokoda est aux mains des Australiens.
La nouvelle atteint très vite Port Moresby, et elle est annoncée par le bulletin d’informations du soir à la radio dans toute l’Australie. La population est littéralement électrisée. Enfin, les Australiens ont infligé aux Japonais une défaite nette et sans bavure ! Un bulletin de victoire rédigé par Wootten est largement diffusé. Il souligne que les efforts de l’AMF pour arrêter les Japonais ont permis la victoire offensive remportée par l’AIF, et ces propos sont très appréciés par la population. Sa dernière phrase sera reprise par de nombreuses affiches de propagande : « Ce n’est pas l’AIF ou l’AMF qui combat le Jap. Pas ici. Ce sont des soldats australiens. »
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MessagePosté le: Ven Fév 23, 2007 13:17    Sujet du message: Répondre en citant

31 août
Je n'ai pas replacé ici la 2e partie de Savo 2, ni l'important passage sur l'organisation de la Résistance.


Corse
Le sous-marin français Monge dépose 15 tonnes d’armes destinées à la Résistance.

Sardaigne
Les terrains de Cagliari-Elmas and Decimomanu sont attaqués par des B-26 américains et français escortés par des Mustang II et des P-51A&B. Les bombardiers-torpilleurs des 105° et 130° Gruppi Aerosiluranti subissent de gros dommages.

Italie du Sud
La ville de Lecce est la cible de DB-73 basés à Zanthe, escortés de Mustang et de Hawk-87. La Regia Aeronautica s’efforce d’intercepter, mais perd sept chasseurs en échange de deux 2 bombardiers, un Mustang I et un Hawk-87.

Rome
Le Ministre-Comte Cini rencontre des conseillers du roi Vittorio-Emmanuel III. La réunion se prolonge une partie de la nuit. Le Maréchal Badoglio prend part à la dernière partie.

Benghazi
Les 98ème et 376ème BG, qui ont été intensivement (et avec succès) engagés lors de l’opération Blowlamp, commencent à se regrouper à Benghazi pour entraîner de nouveaux membres d’équipage arrivant des Etats-Unis. Il est prévu qu’à la mi-septembre, les deux unités iront s’installer sur le nouvel ensemble d’aérodromes de Bône, où elles rejoindront le 93ème BG, fraîchement arrivé (Colonel Edward Timberlake), pour constituer la branche de bombardement lourd de l’opération Torch.
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Casus Frankie

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