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1940 - La France continue la guerre
 
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Front français, Juin 1944
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Bataille de France
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John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1618
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Mer Sep 11, 2024 13:17    Sujet du message: Répondre en citant


La renaissance de l’Armée française en Métropole
Quels régiments ressusciter ?[/b]

Alors que commençait ce qu’on appelait alors le “Grand Retour” et qui est bien vite devenu la Libération, l’Armée française , et plus particulièrement l’Armée de Terre, commença à caresser un rêve : la résurrection d’un groupe d’armées français (à supprimer ?) entier formé de deux armées françaises (nationales??) complètes, conformément au Plan AT-1 de 1941. Ce dernier avait été abandonné en 1942 devant le manque de ressources humaines. Mais pour pouvoir enfin prétendre le mettre en œuvre, il fallait ressusciter des unités de l’Armée de 1940, formées (reconstituées ?) autour des rescapés des “laissés derrière” ou des maquis FFI.
Très vite, outre le manque d’hommes formés à la nouvelle doctrine interarmes et surtout la rareté des cadres ...
...
Avec un peu plus d’arrière-pensées, des représentants politiques locaux voulurent favoriser le choix de régiments de garnison locaux (autochtones ??), pour une question d’intérêts politico-économiques.
...
On sait à quel point un régiment peut faire vivre une petite ville, et les maires et députés n’hésitèrent pas un seul instant à se tirer réciproquement dans les pattes pour garantir une manne financière stable à leur circonscription d’après-guerre . Ce genre de comportement, très rares au début de la guerre (du conflit ?) alors que le doute était omniprésent et les perspectives bien difficiles, ...
...
A ce triste jeu de concurrence politique, les grandes villes qui ne dépendaient pas autant des garnisons n’eurent aucun scrupule à disputer à leurs petites sœurs le privilège de récupérer “leurs” régiments, sans parler des villes encore occupées qui n’avaient évidemment pas voix au chapitre. Par exemple, Lyon réclama très vite le retour du 153e RI, en mettant en avant non sans raison le fait que la ville (qu'elle ?) avait subi des dommages énormes et aurait besoin de toutes les ressources possibles pour se reconstruire…
...
Les Américains se lavaient les mains de toutes ces bisbilles françaises, et ils laissèrent pourrir la situation jusqu’à ce que Marseille prenne le problème à bras-le-corps. Mais au moment où l’EMGAT rétablit un contrôle ferme sur ce genre de débordements, Paris était en passe d’être libérée et ces doublons, bisbilles (disputes/embrouilles/chicaneries/différends/désaccords ?) ou revendications locales se multipliaient tandis que les nouveaux régiments possédant une filiation légitime étaient bien rares !
...
D’abord, l’Armée de 1940 comptait près de 400 unités de niveau bataillonnaire ou régimentaire de toute sorte : les numéros pouvant être ressuscités étaient nombreux . Ensuite, bien que de nombreux (beaucoup de ?) rapports aient pu éliminer la moitié environ de ces numéros, la question des généraux(un général ne commande pas un régiment, c’est un colonel ou un lieutenant colonnel, non ?) qui tentaient de favoriser le retour des régiments qu’ils avaient commandés n’en était pas moins épineuse.
...
Ainsi, la recréation de la 19e DI provoqua la recréation (celle ?) de régiments qui lui étaient traditionnellement liés, comme le 10e RA. Or, la 19e DI et le 10e RA étaient de tradition bretonne, région encore occupée et loin du front en décembre 1943. Mais la conduite exemplaire de cette unité en 1940 motiva sa recréation(reconstitution ?) malgré l’absence de vétérans de la 19e DI de 1940.
C’est également ce qui motiva la récréation du 152e RI, qui s’était illustré en juin 40 durant les combats qui menèrent à la chute de Lyon, sous l’influence de plusieurs de ses anciens membres, clandestins ou démobilisés restés dans la région par l’impossibilité de rejoindre la région (celle ?) de tradition du régiment, l’Alsace. Trois bataillons de FFI furent amalgamés, la plupart dans la région de Lyon avec quelques Alsaciens déplacés à Clermont-Ferrand au début de la guerre, ...
...
A la fin de la guerre (du conflit ?), son retour sur place avec la nationalité française (reconnue officiellement après la guerre par l’état civil) favorisa les tentatives françaises de mettre la main sur la Sarre. Une des autres raisons, moins avouables, est (était ?) l’influence croissante du général de Lattre de Tassigny. En 1940, le général (il ?) commandait en effet la 14e DI, dont faisait partie le 152e RI. Lors de la recréation de la division, en 1943, un clerc s’était trompé dans le procès-verbal donnant la composition de la division, et le 52e RI (1) avait été ressuscité à la place du 152e ! De Lattre pesa donc pour que le 152e RI, dont le comportement en 1940 l’avait empli de fierté, soit ressuscité (reconstruit ?) à partir d’autres FFI. Et puis, ce régiment était une unité traditionnelle de l’Alsace, il y avait là un beau symbole.
A l’opposé, la recréation du 6e RG (traditionnellement à Angers) fut entièrement motivée par la volonté de satisfaire les FFI des maquis de l’Ouest, qui se sentaient déconsidérés par l’attention donnée à d’autres régiments et d’autres régions.
Ces exemples montrent que, malgré les directives de l’état-major général, d’autres considérations pesèrent tout autant. In fine, ce fut souvent celui qui tapait le plus fort du poing sur la table qui l’emporta (l'emportait ??).
...
Le retour des près de 45 000 hommes internés en Suisse permit également la résurrection du IIe Corps d’Armée, lequel put encadrer les divisions placées sur le front des Alpes, et de créer un embryon d’état-major pour ce qui fut rapidement (très vite ?) appelé “le front de l’Atlantique” avant d’être tout aussi pompeusement rebaptisé “Ve Corps d’Armée” sans en savoir les moyens. Ce “corps d’armée” regroupa rapidement tout ce que l’Armée française avait à sa disposition en France (métropole ?), mais qui n’avait pas le niveau pour rejoindre le corps de bataille : nommément les 1ère, 25e et 23e DI, ainsi que des éléments encore non endivisionnés, unités de servitude et autres unités disciplinaires.
Autrement dit, les efforts de résurrection de l’Armée métropolitaine durent s’arrêter après l’incorporation d’un peu plus de 150 000 hommes et la “militarisation” de près de 100 000 emplois servant au ravitaillement du pays et du front, principalement dans la SNCF. La situation économique et humaine du pays (de la nation ?) interdisait des efforts plus grands. Par exemple, les récoltes en cours nécessitaient un grand nombre de bras, que l’on ne pouvait incorporer sous peine de saigner encore plus (à ajouter? ) l’agriculture française, déjà affaiblie par quatre années d’Occupation et deux campagnes militaires intenses qui avaient ravagé ses champs.
...
A l’été 1944, lors de la dernière grande pause logistique, il put cependant être mis en œuvre en partie, et d’une façon détournée, lorsque l’effondrement du front dans les Balkans et en Italie permit de rapatrier ce qui restait de la 2e Armée, des troupes engagées en Italie et de celles engagées (à supprimer?) dans les Alpes.
..
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loic
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MessagePosté le: Mer Sep 11, 2024 14:58    Sujet du message: Répondre en citant

Pour le 153e à Lyon, cela semble avoir été sur une période très courte.
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En principe (moi) ...
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Sep 11, 2024 15:43    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Autrement dit, les efforts de résurrection de l’Armée métropolitaine durent s’arrêter après l’incorporation d’un peu plus de 150 000 hommes et la “militarisation” de près de 100 000 emplois servant au ravitaillement du pays et du front, principalement dans la SNCF.

Ah, ça répond à une question que je me posais depuis un moment, la quantité d'effectifs qui pourraient être levés une fois la France libérée.
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Nonoryan



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MessagePosté le: Mer Sep 11, 2024 19:42    Sujet du message: Répondre en citant

la 11e DI, "Division de fer" héroïque en 1940 dans le Centre de la France, et aussi lors du précédent conflit (Division Métropolitaine la plus utilisé de toute la guerre, au sein du XXéme CA, et division parmi les plus décorées, avec :

en 1914 26e, 37e, 69e, 79e RI, 2e et 4e BCP et le 8e RAC (entre autres)

en 1940 26e, 170e RI et 1ere DBCP, 8e RA (entre autres)

bon d'accord c'est la Division de Nancy, avec le régiment de Nancy 26e,
suis peut être pas objectif.
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Le Chat



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Messages: 687

MessagePosté le: Mer Sep 11, 2024 19:42    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
Si je peux me permettre une légère critique, ce texte, très instructif au demeurant, est massif et décourage la lecture.

J'ai demandé à l'IA (Gemini en l'occurrence) de générer une version allégée, en insérant des espaces et des sous-titres, que voici:

Citation:
La renaissance de l’Armée française en Métropole : un casse-tête politique et militaire

La résurrection des régiments : un enjeu politique

La Libération de la France a suscité un vif désir de reconstituer une armée nationale puissante. L’idée de reformer des unités emblématiques de l’armée de 1940, autour des rescapés et des maquisards, a rapidement émergé. Cependant, ce projet s’est vite heurté à de nombreuses difficultés, notamment politiques.

La numérotation des régiments, associée à une tradition de garnison dans certaines villes, impliquait de forts enjeux locaux en termes d’économie et d’électorat. Chaque choix suscitait des mécontentements, comme le soulignait déjà Louis XIV.

De plus, l’occupation avait laissé des traces : des maquis avaient attribué des numéros à leurs unités, et des politiques locaux cherchaient à favoriser les régiments de leurs circonscriptions pour des raisons électoralistes. La rapidité de la Libération a accentué ces rivalités, chaque ville souhaitant récupérer "son" régiment.

Des enjeux opérationnels et tactiques
Les enjeux ne se limitaient pas aux considérations politiques. Des intérêts opérationnels et tactiques ont également complexifié la situation. Par exemple, certains chefs de maquis ont attribué des numéros à leurs unités pour des raisons stratégiques, afin de s'approprier des territoires ou d'influencer les décisions militaires.

L'état-major général de l'armée (EMGAT) a dû arbitrer entre ces différentes revendications, en tenant compte de critères tels que le prestige historique des unités, leur attachement à des villes libérées, et leurs capacités opérationnelles.

La construction d'une armée à partir des FFI
La création de nouvelles divisions à partir des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) a posé de nombreux défis. Les FFI étaient organisées en unités de petite taille, sans structure de commandement hiérarchisée. Il a fallu trouver des cadres compétents pour former et diriger ces nouvelles divisions.

De plus, la pénurie d'officiers et de spécialistes a limité les ambitions initiales. Le plan AT-1, qui prévoyait la formation de deux armées complètes, n'a pu être mis en œuvre dans son intégralité.

Des cas particuliers et des solutions de compromis
La reconstitution de certains régiments a été motivée par des considérations historiques, politiques ou personnelles. Par exemple, le 152e régiment d'infanterie a été recréé en partie grâce à l'influence du général de Lattre de Tassigny, qui en avait été particulièrement fier en 1940.

D'autres unités ont été créées pour répondre à des besoins spécifiques, comme le 1er bataillon d'infanterie légère de France (BILF), qui a regroupé des éléments considérés comme peu fiables ou subversifs.

Un bilan mitigé
En définitive, la renaissance de l'armée française en métropole a été un processus complexe et lent. Les contraintes politiques, militaires et économiques ont limité les ambitions initiales. Si certaines unités emblématiques ont été reconstituées, la construction d'une armée moderne et efficace a pris du temps.


J'ai voulu imposer a Gemini le respect integral du texte original, mais l'IA a refusé de s'y atteler, probablement parce que trop complexe. Mais la version allégée reste respectueuse du texte original, je crois.


Des goûts et des couleurs... moi, c'est justement l'aspect un peu hâché de ta proposition qui me perd ! J'ai l'impression de devoir m'arrêter dans ma lecture toutes les 3 lignes pour commencer quelque chose de nouveau, et cela nuit un peu au confort de lecture je trouve... Mais l'idée est intéressante !
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 08:47    Sujet du message: Répondre en citant

je serais curieux de voir la meme chose pour les Belges FTL....
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 09:28    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour vos remarques.
@ John : les généraux favorisaient les régiments qu'ils avaient commandé du temps où ils étaient colonels !

Lisibilité = Rappelez-vous que la version originale, en word, qui sera archivée, est bien plus lisible que celle que nous avons sur le Forum. Cela dit, c'est vrai, des intertitres sont utiles… et je suis arrivé à 5, comme l'IA (quoique pas tout à fait aux mêmes endroits) !
Bref, l'IA… n'a pas mal travaillé, je dois l'admettre.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 09:40    Sujet du message: Répondre en citant

29 juin
Libération et Libérateurs
Les Festungen de Bretagne
Brest
– L’assaut sur la Festung se poursuit, sous les obus et sous la pluie. Aujourd’hui commence par une bonne nouvelle : la 82nd Airborne All American (Matthew Ridgway) – dont les hommes jouent les voltigeurs au profit des deux autres divisions – s’est emparée des deux éminences au nord de la ville, ainsi que du fort du Questel. Le tout grâce à un audacieux coup de main qui livre 370 prisonniers, dont un commandant de bataillon.
C’est bien… Mais partout ailleurs sur la rive droite, les hommes de la 79th Infantry Cross of Lorraine (Ira Wyche) rencontrent toujours une résistance considérable, et ne gagnent qu’environ 600 mètres. Du côté de la 90th Infantry Tough Ombres (Jay MacKelvie), c’est un peu mieux. C’est à dire qu’on revendique 900 mètres… La route paraît encore longue.

Dernières corvées
Trouée d’Aix-la-Chapelle
– La 1st Armoured (Alexander Galloway) entre dans Verviers. Comme contraint par les règles d’un gigantesque jeu de dames que lui imposent les reliefs, l’Allemand semble avoir abandonné l’ensemble du territoire belge dans le secteur pour se retirer sur une ligne Maastricht-Raeren.
C’est l’occasion pour les Britanniques de rencontrer leur nouvel adversaire : le LXXXVIII. ArmeeKorps (Hans-Wolfgang Reinhard). Encore relativement intact, embusqué dans des retranchements déjà respectables et qu’il s’affaire à consolider, pareil adversaire ne semble pas être du genre à se laisser faire. Pour éviter trop de pertes humaines, il faudra des obus et des munitions ! L’avenir de Nuance se joue décidément bel et bien autour d’Anvers.

Préparatifs : Marouette
Plat pays
– Après 72 heures de travail acharné, l’état-major belge unifié rend ses premières propositions – à soumettre au QG de Ritchie, bien sûr, mais avec copie au gouvernement rentré d’exil, pour la forme.
Globalement, l’opération Marouette (1) se divise en deux phases :
– Une offensive terrestre depuis Nijlen, visant Essen, afin d’envelopper l’estuaire d’Hoogerheide jusqu’à Berg-op-Zoom en évitant les bois piégeux de Kalmthoutse Heide. Pour ça, les Belges estiment qu’il leur faudra deux divisions – a priori, la 3e DI (Edmond Van Loocke) et la 2e DI (Charles Bruyère). La Brigade Princesse Irène devrait être en tête du dispositif.
– Une opération amphibie, comprenant un assaut depuis Hoogerheide et un débarquement vers Borseele – autant pour contourner les probables défenses allemandes que pour éviter tout envoi de renforts depuis Schouwen (on ne sait jamais). Cette opération engagera le 1er Chasseurs Ardennais (le 7e étant gardé en réserve), ainsi que – par voie aérienne bien sûr – le 1er Bataillon Parachutiste et le 2e Bataillon Commando.
Le 1er CA – donc Victor Van Daele – dirigera la manœuvre. L’artillerie lourde des deux CA et le régiment de 7.2 pouces prêté par la Royal Artillery seront déployés sur la rive gauche de l’Escaut. Comme l’a promis le général Ritchie, l’ensemble des formations aériennes belges et hollandaises seront affectées à l’opération, et l’escadre du contre-amiral Patterson, autour du Warspite et du Ramillies (2), sera mise à la disposition du QG belge.
Il est par ailleurs prévu que la 1ère DB et le reste du IIe CA, en particulier la Brigade Tancrémont, maintiennent une forte activité dans les jours précédant Marouette, afin de faire douter l’adversaire quant à une potentielle action mécanisée en direction d’Eindhoven.
C’est bien. Mais le temps de valider tout cela, et avant même de préparer l’opérationnel – et pourtant, les services de la logistique anticipent déjà ! – il ne faut pas compter pouvoir lancer Marouette avant juillet. Juillet, par ailleurs mois de la fête nationale belge !

FUSAG – La bataille pour Metz
IVth US Corps, Ardennes
– Crittenberger est un organisateur accompli, et la planification du prochain assaut sur les positions du I. SS-PzK est rapide sinon tout à fait parfaite. La journée se passe en une lente progression érodant progressivement l’appui des positions SS. Crittenberger montre qu’il a parfaitement compris comment vaincre un ennemi blindé forcé à la défensive et qui ne peut pas se retirer : il faut y aller secteur par secteur, de façon méthodique et organisée. Certes, ce n’est pas aussi rapide que le style Patton, mais ça évite bien des ennuis. La première étape est donc d’entrer dans Luxembourg pour encercler virtuellement la poche de Metz. Cela devrait prendre une semaine, peut-être moins.
………
VIIIth US Corps, Sedan (Ardennes) – Keyes, de son côté, doit marquer le pas. La logistique est tout juste capable de lui permettre de rejoindre le front, ne parlons pas de se ruer sur des positions fortifiées ! Le Supply Service a déjà commencé à mettre l’effort sur l’essence plutôt que sur les munitions, c’est dire s’il faudra rationner…
………
VIth US Corps, Meurthe-et-Moselle – La 3rd Infantry Rock of the Marne est toujours coincée devant la ligne de forts occidentale de Metz et ses positions avancées. La 88th Infantry Fighting Blue Devils, pour sa part, parvient à retirer ses hommes imprudemment lancés sur la rive est de la Moselle, malgré des pertes sensibles. La 1st Armored Old Ironsides, qui essaye de déborder l’ennemi, doit s’arrêter devant Thionville, car la ville est couverte par ses propres forts, en particulier par celui de Guentranges. Devant leur puissance, une action de bombardement est prévue pour le lendemain ; elle engagera l’ensemble des formations tactiques de l’USAAF appuyant la First Army. Enfin, la 28th Infantry Keystone, insérée entre la 1st Armored et la 3rd Infantry, ne peut que jouer les utilités : en face d’elle, les obstacles laissés par l’ennemi obstruent complètement le passage. Patience !
………
XIXth US Corps, Moselle – La 6th Armored Super Sixth, en meilleur état que la 5th Armored Victory, parvient à franchir la Moselle à Pont-à-Mousson, et la 5th Infantry Red Diamond la suit de près. Troy Middleton peut enfin commencer à circonvenir les fortifications de la ceinture sud-est de Metz, au prix de pertes sensibles tout de même : nombre de fortins ont été érigés ou rénovés par les Allemands depuis 1940, ils sont donc mal connus et surprennent souvent les blindés qui croyaient pouvoir avancer sans trop de mal. L’un des plus redoutables est le fort de Verny, ou Feste Wagner, complètement remis en état et qui couvre l’intégralité de la plaine avec ses pièces dont le calibre va jusqu’à 150 mm ! Le XIXth Corps doit donc manœuvrer avec prudence pour éviter tant bien que mal les tirs du fort, qui peuvent se révéler dévastateurs : combinées, les pièces peuvent tirer jusqu’à deux tonnes d’obus à la minute.
En fin de journée, les blindés de la Super Sixth sont à Solgne, mais évitent soigneusement les cinq kilomètres séparant la Feste Wagner de leurs positions. Seules quelques compagnies d’infanterie, appuyées par des mortiers légers, essayent de déloger les éléments allemands en sonnette à Louvigny. C’est un cuisant échec : appuyés par les mortiers du fort, les Allemands repoussent l’assaut.
………
QG de Felix Schwalbe, fort de Flappeville, Metz – La Festung Metz tient pour l’instant, et l’ennemi est bien incapable d’y détecter la moindre faiblesse, constate Felix Schwalbe avec satisfaction. Cependant, il est bien placé pour savoir que les Américains s’adapteront, et que la présence des Polonais sur ses arrières condamne à moyen terme la survie de ses hommes, d’autant plus que s’y ajoute la progression des Américains vers le Luxembourg.
Alors, en bon chef, et comme il n’a pas besoin de la 182. ID (Richard Baltzer), Schwalbe lui ordonne, après avoir mobilisé tout ce qui traînait encore dans Metz et ses alentours, d’évacuer ses hommes et les convalescents, puis de se mettre à la disposition de Karl Sachs (LXIV. AK), à qui il manque une division. Il conserve en revanche précieusement le 38. SS-PzGr Rgt, dont il aura besoin pour saigner les blindés alliés lorsqu’ils essaieront de passer au sud. Il a pour cela l’accord de Wilhelm Bittrich. Au fond, celui-ci avait déjà sacrifié ce régiment pour son repli vers la Sarre.

1ère Armée française – Opération Marguerite
QG de la 1ère Armée, Lyon
– La pause approche : le IVe CA a déjà fait plus que son devoir en libérant l’intégralité de l’Alsace en une poignée de jours, alors qu’on pensait encore devoir se battre pour Mulhouse début juillet, mais il est éreinté. Le Ier CA patine dans les Vosges en raison d’un terrain humide et peu propre à l’offensive, le IIIe CA est également en bout de course, seul le IIe CA polonais a encore quelques opportunités tout en étant bien moins fatigué que les autres. Quant aux unités de la Légion, elles sont en plein recomplètement d’effectifs, parfois même avec des prisonniers allemands !
Montagne ordonne donc l’arrêt des opérations offensives dans la poche de Gérardmer, ainsi que le passage en défense ferme du IVe CA dès la frontière atteinte – celle de 1939, bien sûr.
………
IIe Corps d’Armée polonais (Sarre) – Les maigres réserves de munitions du fort de Teting sont épuisées, et les canons antichars de la 4e DI(P) ont du mal à se mettre en place face aux blindés allemands. Ce serait inutile, de toute manière : déporté sur Boulay puis Villing, Wilhelm Bittrich fait passer presque l’intégralité du II. SS-PzK en Sarre, ainsi que la 9. Panzer et la 101. PzBrigade. Seule exception : le 38. SS-PzGr Rgt, de la 14. SS-Panzer Gœtz von Berlichingen, est laissé en arrière pour gêner le plus longtemps possible la manœuvre du XIXth Corps. C’est ainsi que la 9. SS-Panzer Hohenstaufen arrête dans le sang une tentative de la 2e Brigade Blindée polonaise de s’emparer de Volklingen.
Tandis que la 5e DI revient sur le front après sa relève par le XIXth Corps, Anders parvient à faire franchir la Sarre par des éléments de la 3e DI. Des combats de rue contre la 334. ID ravagent le centre-ville de Sarrebruck. Devant le rétablissement allemand le long de la Sarre, Anders ordonne l’arrêt des opérations offensives une fois achevée la conquête de la cité.
C’est alors qu’il comprend la profusion de gendarmes et d’administrateurs français sur ses arrières : ils préparent l’occupation du territoire allemand ! Cependant, en vieux renard, Anders réalise que les Français vont sans doute essayer de repousser la frontière, d’au moins quelques kilomètres. Déjà, à Grossrosseln, des affiches commencent à apparaître sur les murs, encourageant les gens du cru – dont la plupart sont des femmes, les hommes étant partis – à ne pas s’opposer à la présence militaire alliée (sous-entendu : c’est une libération, pas une occupation), mais les Polonais ne sont pas dupes. Un correspondant de guerre auprès de la 1ère Armée française, dépêché sur place par sa rédaction après le discours d’Eisenhower, ne peut d’ailleurs cacher sa surprise : « Bien que les vêtements soient sensiblement les mêmes en Moselle et en Sarre, il était clair que nous avions effectivement passé la frontière : les locaux avaient les joues rondes et roses, contrairement aux Français émaciés par quatre ans de privations. C’était si net que c’en était surprenant. Après, se faire tirer dessus au bazooka, ça surprend aussi. ».
………
IIIe Corps d’Armée (Moselle) – La frontière est atteinte sur toute sa longueur, et de Lattre ordonne la pause. La 3e DB du IVe Corps devrait bientôt remplacer sa 5e DB en Alsace, et la 14e DI devrait aller appuyer le Ier CA dans la réduction de la 19. Armee.
………
Ier Corps d’Armée (Vosges) – La 1ère DIM et la 36e DI nettoient la vallée de la Moselle et leurs éclaireurs commencent à sonder la solidité du bouchon de Travexin. Las, les Allemands s’y sont déployés en force, il va falloir faire preuve de patience. La 2e DB, trop étirée pour l’instant, ne pourra se reconcentrer qu’une fois que la 14e DI aura effectué la jonction et remplacé la brigade pour l’instant immobilisée à Saint-Dié. Enfin, la 10th Mountain parvient à repousser la 84. ID jusqu’aux Gémeaux.
Deux bataillons du 1052. Grenadier Rgt empêchent tout de même d’exploiter la percée vers Vagney, mais le mal est fait : la poche de Gérardmer, comme on commence à l’appeler, est désormais vulnérable dans les trois vallées qu’elle contrôle.
………
IVe Corps d’Armée (Alsace) – Avec Wissembourg et sa région, 5e DB libère les derniers arpents d’Alsace occupée. Elle pousse même jusqu’à occuper une série de villages de l’autre côté de la frontière.
Lorsque le “maire des réfugiés”, Charles Frey, descend d’un fourgon militaire à Strasbourg, place Kléber, une foule de Strasbourgeois lui fait un triomphe ! L’homme est un très bon connaisseur de la politique alsacienne : alors que la mairie de la ville était dominée par un baroque appareil constitué de communistes, de socialistes et de cléricaux (!) uniquement réunis par la cause de l’autonomisme (3), il est parvenu à regrouper suffisamment de modérés pour leur arracher la mairie en 1935. Son fondé de pouvoir, Emile Federlin, envoyé sur place quelques semaines plus tôt pour préparer le retour du maire en son office, lui présente le soir même les corps constitués de la ville. Et notamment les archives de Robert Wagner, que le maire nazi de Strasbourg “germanisé”, le SS-Standartenführer Robert Ernst (voir appendice 4), cueilli au saut du lit par des soldats du 344e RI, n’a pas eu le temps de détruire. Parmi ces archives, un décompte détaillé des colons allemands installés par le Troisième Reich sur ces terres ces quatre dernières années. Ainsi – bien plus incriminant pour Wagner – qu’un certain nombre de documents sur la déportation et l’exécution de tout ce que l’Alsace comptait de pro-Français.


Notes
1- Du nom d’un oiseau des marais du Benelux.
2- Outre les deux vieux cuirassés, les croiseurs HMS Arethusa, Caledon et Carlisle, les destroyers HMS Saumarez, Scorpion, Scourge et Serapis et les escorteurs (type Hunt II) HMS Tetcott et ORP Slazak.
3- Jusqu’à l’élection de Charles Frey, la mairie de Strasbourg arborait le Rot und Wiss alsacien et non le tricolore français.



Appendice 4
Un Alsacien dans la SS


« Robert Ernst, 1897-1980, officier de la Waffen-SS… mais pas criminel de guerre. Né en Alsace d’une famille alsacienne “mixte” (mère pro-française, père pro-allemand) durant la période wilhelmienne, Robert Ernst participe à la Première Guerre Mondiale comme volontaire dans l’armée allemande.
Après cette guerre, il devient l’une des principales figures des Alsaço-Allemands exilés en Allemagne après le retour de l’Alsace-Moselle à la France. Engagé politiquement en faveur de ces exilés et du souvenir de l’Alsace allemande, il est financé par la république de Weimar. Ses tentatives pour publier ses écrits en Alsace sont considérées comme une forme de sédition par les tribunaux français. Condamné à 15 ans de prison par contumace et interdit de séjour en Alsace dès les années 20, il s’engage en 1933 au NSDAP et devient en même temps l’un des principaux cadres du Volksbund für das Deutstchum im Ausland ou VDA, une association de propagande pangermaniste. Il démissionne cependant en 1935 en raison d’une concurrence entre le VDA et le NSDAP/AO, le “Gau de l’Etranger”.
En 1939, il s’engage dans la Luftwaffe et devient officier d’état-major à la SS avec le grade de Standartenführer, avant d’être promu Oberstadtkommissar et Generalreferent de Strasbourg par Robert Wagner en 1940. Il quitte ses fonctions en 1943, désapprouvant le décret de mobilisation des Alsaciens-Mosellans, et rejoint le front sud comme aviateur. Moins d’un an plus tard, il est rappelé sur ordre de Berlin.
En juin 1944, devant l’avance alliée, il essaye de créer une Volksturm alsacienne et ne récolte qu’un cuisant échec.
Arrêté lors de la libération de Strasbourg, il passe près de neuf ans en prison avant son procès. Il est condamné à huit ans de prison. Sa peine étant déjà effectuée, il est libéré à la sortie du tribunal, mais interdit de séjour en France. La clémence des juges est due à plusieurs témoignages en sa faveur, soulignant par exemple le fait que, reconnaissant que sa région était bien plus francophile que lui, il n’a jamais poursuivi un seul Alsacien qui avait fait le choix de la France – et notamment son propre frère, Edouard, officier de réserve en 1940, puis Résistant actif dans le Périgord. De plus, plusieurs Juifs de Strasbourg ayant pu éviter la déportation ont affirmé qu’Ernst leur avait fourni des papiers pour franchir la frontière suisse. Enfin, la charge de haute trahison n’a pas été retenue contre lui, puisqu’ayant quitté la France en 1918 et ayant acquis la nationalité badoise, il fut jugé en tant que citoyen allemand et non français.
Robert Ernst s’est éteint en 1980 en Allemagne de l’Ouest. »


Dernière édition par Casus Frankie le Jeu Sep 12, 2024 11:27; édité 1 fois
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fhaessig



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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

s'il a quitte l'Alsace en 1918 (comme environ 120 000 autres, si je me souviens bien) et qu'il est ne en 1897, il n'a jamais eu la nationalite Francaise. Donc, on peut difficilement l'accuser de trahison, en effet.
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loic
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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 10:23    Sujet du message: Répondre en citant

Avons-nous des nouvelles de Heorl et de cette affaire de Sarrebruck ?
Cela reste à mon sens beaucoup trop optimiste pour les Polonais, comme si les fortifications allemandes au sud de la ville n'avaient pas existé ou n'avaient pas de défenseurs.

PS pour Casus : tu prévois mon passage pour Strasbourg (le chantier fluvial) d'ici quand ?
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John92



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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 11:03    Sujet du message: Répondre en citant


29 juin
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C’est l’occasion pour les Britanniques de rencontrer leur nouvel adversaire : le LXXXVIII. ArmeeKorps (Hans-Wolfgang Reinhard). Encore relativement intact, embusqué dans des retranchements déjà respectables et qu’il s’affaire à consolider, pareil adversaire (opposant ?) ne semble pas être du genre à se laisser faire.
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Le 1 (I ?) er CA – donc Victor Van Daele – dirigera la manœuvre.
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La première étape est donc d’entrer dans Luxembourg (si c'est le pays: le - à ajouter ?) pour encercler virtuellement la poche de Metz. Cela devrait prendre une semaine, peut-être moins.

XIXth US Corps, Moselle
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Le XIXth Corps doit donc manœuvrer avec prudence pour éviter tant bien que mal les tirs du fort, qui peuvent se révéler dévastateurs : combinées, les pièces peuvent tirer (sont capables d'envoyer ?) jusqu’à deux tonnes d’obus à la minute.
En fin de journée, les blindés de la Super Sixth sont à Solgne, mais évitent soigneusement les cinq kilomètres séparant la Feste Wagner de leurs positions.
...
QG de Felix Schwalbe, fort de Flappeville, Metz
...
Cependant, il est bien placé pour savoir que les Américains s’adapteront, et que la présence des Polonais sur ses arrières condamne à moyen terme la survie de ses hommes , d’autant plus que s’y ajoute la progression des Américains (Amis/troupes US ) vers le Luxembourg.
Alors, en bon chef, et comme il n’a pas besoin de la 182. ID (Richard Baltzer), Schwalbe lui ordonne, après avoir mobilisé tout ce qui traînait encore dans Metz et ses alentours, d’évacuer ses hommes (les valides ?) et les convalescents, ...
...
IVe Corps d’Armée (Alsace) – Avec Wissembourg et sa région, la (à ajouter ?) 5e DB libère les derniers arpents d’Alsace occupée . Elle pousse même jusqu’à occuper (s'emparer d' ?) une série de villages de l’autre côté de la frontière.
Lorsque le “maire des réfugiés”, Charles Frey, descend d’un fourgon militaire à Strasbourg , place Kléber, une foule de Strasbourgeois (d'habitants ?) lui fait un triomphe !
...
Et notamment les archives de Robert Wagner, que le maire nazi de Strasbourg “ germanisé (germanisée ?) ”, le SS-Standartenführer Robert Ernst (voir appendice 4), ...
...

Notes
...
2- Outre les deux vieux cuirassés, les croiseurs HMS Arethusa, Caledon et Carlisle, les destroyers HMS Saumarez, Scorpion, Scourge et Serapis /i] (à ajouter ) et les escorteurs (type Hunt II) HMS [i]Tetcott et ORP Slazak.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 11:59    Sujet du message: Répondre en citant

Heorl est très occupé en ce moment, mais il répondra sûrement de façon détaillée. En attendant, précisons qu'il s'agit seulement de la rive gauche de Sarrebruck, que les combats y sont rudes et surtout que nous ne sommes pas en fin d'année 44 OTL, mais en fin juin 44 FTL, et que les conditions sont incomparablement plus favorables aux attaquants (du moins sur la rive gauche), tant pour ce qui est des fortifications que des défenseurs.

Pour le chantier fluvial, j'ai un passage prévu… demain, et qui est pour l'essentiel dû à Capu Rossu, ou je m'embrouille ?
A ce sujet, je m'interrogeais : faut-il le placer dans la rubrique Campagne de France, ou dans la rubrique "Préparer l'avenir", avec les autres textes sur les sous-marins futuristes ?
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Imberator



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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 12:42    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
En 1939, il s’engage dans la Luftwaffe et devient officier d’état-major à la SS avec le grade de Standartenführer, avant d’être promu Oberstadtkommissar et Generalreferent de Strasbourg par Robert Wagner en 1940.

On pouvait à la fois être dans la Luftwaffe et être SS ?
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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 12:58    Sujet du message: Répondre en citant

En termes de déroulement général, fin juin 44 FTL = fin d'année 44 OTL, à la météo près.

Comme OTL, il n'y a absolument aucune raison qu'ils aient laissé inoccupées les fortifications, à savoir :
- la Spichern-Stellung (à Spicheren) : réseau de bunkers (sur une hauteur appelée Spicherer Berg qui est à cheval sur la frontière), intégré au Westwall, cf. Wiki)
- installations aussi à Petite Rosselle
Source : http://www.memotransfront.uni-saarland.de/westwall.shtml

=> C'est cela qui explique que le front allant de Petite Rosselle à Spichern, en passant par Stiring-Wendel, ait tenu aussi longtemps. Ces fortifications constituent le verrou qui protège Sarrebruck.

Deux infos OTL :
- alors que St Avold (à peine quelques kilomètres en arrière) a été libérée le le 27 novembre 1944, les Américains ont libéré Forbach le 22 février 1945, mais les combats dans le secteur Sarrebruck/Neunkirchen ne prennent fin le que 21 mars 1945, après des bombardements et du pilonnage démentiels, toute la zone est ravagée. Ces fortifications ne sont donc pas une plaisanterie.
- le 16 décembre 1944, une escouade spéciale des « Panthères Noires » (je ne sais pas de quelle unité allemande il s'agit), en provenance de Forbach, encore sous occupation allemande, tente de contourner les lignes américaines afin de faire exploser un dépôt d'essence dans la gare de Saint-Avold. Les « Panthères Noires » ont fait plusieurs tentatives similaires dans la partie du front entre Echternach (Luxembourg) et Saint-Avold.

Attendons le retour d'Heorl, mais il faut être clair : là où les Américains ont patiné pendant 1 mois (en hiver, certes), malgré une supériorité artillerie/aviation énorme, il n'y a aucune raison que les Polonais y a parviennent en 1 jour.

St Avold me fait penser au film Le Train (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Train_(film,_1964). On pourrait adapter la chose...
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ChtiJef



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MessagePosté le: Jeu Sep 12, 2024 13:26    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Citation:
En 1939, il s’engage dans la Luftwaffe et devient officier d’état-major à la SS avec le grade de Standartenführer, avant d’être promu Oberstadtkommissar et Generalreferent de Strasbourg par Robert Wagner en 1940.

On pouvait à la fois être dans la Luftwaffe et être SS ?
Oui. La Waffen SS est la branche purement militaire de la SS (qui du fait de la naissance de sa propre armée, est désormais "Allgemeine SS" ou SS générale) Soljenitsyne l'appelle dans Le premier cercle la SS "civile", ajoutant : "la pire"...
De plus, dans le cas de R Ernst, c'est un ancien des Luftstreitkräfte du Kaiser. Il est donc logique qu'il rejoigne la Luftwaffe.
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