| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
abenamar
Inscrit le: 29 Déc 2014 Messages: 12
|
Posté le: Dim Avr 21, 2024 21:30 Sujet du message: |
|
|
| Également, le Nord-Franche-Comté a été marqué en OTL par une multitude d'exactions (comme ailleurs) notamment le massacre de 39 villageois à Etobon fin septembre 44 (sur une population estimée à 260 habitants). Est-ce que vous allez écrire quelque chose sur cette épisode? |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15564 Localisation: Paris
|
Posté le: Dim Avr 21, 2024 22:31 Sujet du message: |
|
|
Corrections prises en compte. Merci Abenamar ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Capu Rossu

Inscrit le: 22 Oct 2011 Messages: 2909 Localisation: Mittlemeerküstenfront
|
Posté le: Dim Avr 21, 2024 22:52 Sujet du message: |
|
|
Bonsoir,
Frank,
Pour tenir compte des remarques de DMZ concernant les horaires de la Lune, il faut remplacer la phrase suivante dans le texte :
| Citation: | | Par contre, Thäter ne pourra pas compter sur la Lune pour prendre ses relèvements car celle-ci n’est qu’un mince croissant dispensant un éclairage anémique (1). |
par celle-ci :
| Citation: | | Par contre, Thäter ne pourra pas compter sur la Lune pour prendre ses relèvements car l'appareillage se fera par nuit noire (1). |
Et la note (1) devient :
| Citation: | | (1) C’est la fin du dernier quartier, la nouvelle lune est pour le 20, et cette nuit un petit croissant de lune ne se lève qu'un peu avant l'aube, la nouvelle lune est pour le 20. |
@+
Capu _________________ Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15564 Localisation: Paris
|
Posté le: Dim Avr 21, 2024 23:21 Sujet du message: |
|
|
OK, bien noté. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1012 Localisation: U.S.A
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 06:35 Sujet du message: |
|
|
Alors que les Alliés s’approchent de Nancy, on s’approche également du lieu du fait d’armes de mon arrière-grand-père, engagé comme officier de liaison au sein de la 35th Infantry Santa Fe.
L’évacuation sous le feu ennemi de pas moins de 80 enfants en bas âge d’un château lorrain!
Voyez plutôt:
http://www.coulthart.com/134/time.htm _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15564 Localisation: Paris
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 09:10 Sujet du message: |
|
|
19 juin, deuxième partie
Wacht am Rhein – Dans les sillons et les chemins creux
First US Army (Lorraine) – Rude surprise pour la 4th Armored de John Shirley Wood. Lui qui s’attendait à tomber sur le dos des panzers tournés vers Verdun voit son 25th Cavalry Reconnaissance Rgt mis à mal par des chars lourds ennemis – les M7 ne font pas le poids face à des Tiger ou des Panther II. Le 103. SS-schw. Pz Abt (Karl Leiner) menace de décimer le régiment quand des blindés plus robustes et mieux armés viennent secourir les engins de reconnaissance et le contraignent à se retirer dans les bois.
Parmi les chars détruits, le M7 du capitaine Stark, du 25th Cavalry. Increvable, le capitaine blessé est transporté dans un hôpital de campagne, alors que le lieutenant Blueberry et le caporal Blutch maudissent sa charge idiote de la matinée, responsable de plus de quinze morts dans l’escadron. Tétanisé par le spectacle des blindés en flammes, les hurlements des tankistes gravement brûlés et les odeurs de chair grillée, le sergent Chesterfield se tait…
Rendu prudent par l’embuscade, Wood donne l’ordre de ne pas poursuivre. Bien lui en prend : la 10. SS-Panzer Frundsberg (Heinz Harmel) lui tombe sur le flanc. Le CCB de la division, faisant face à la plaine au sud, est un peu surpris mais fait face, et l’affrontement s’achève sur un pat coûteux pour les deux camps. Certes, les tankistes SS sont bien plus expérimentés que les Américains (enfin, ces Américains-là…), mais le Panzer IV, quel que soit le modèle, est de plus en plus dépassé, surtout face aux Sherman à 75 long, aujourd’hui majoritaires dans les Armored Divisions. Et alors que la fumée et les flammes dévorent les blindés détruits, Harmel donne l’ordre de rompre le contact en profitant de la faible visibilité pour éviter que son unité, bien moins nombreuse que son adversaire, ne soit annihilée dans l’affrontement. La 10. SS-Panzer se replie donc par la trouée de Villers-en-Argonne. De toutes les divisions lancées dans Wacht am Rhein, elle a été la plus proche d’atteindre Châlons…
………
Déconvenue également pour la 2nd Infantry Indian Head : épuisés par trois jours de combats ininterrompus contre un ennemi fanatisé, le 9th Rgt craque sous la pression de la Das Reich. La cote 304, Avocourt et Esnes-en-Argonne tombent aux mains des SS, ainsi que l’hôpital de fortune monté dans l’église. Walter Robertson a ordonné le repli de son état-major sur Mouzéville, mais avant de les rejoindre, il se retrouve à commander lui-même une compagnie antichar qui approche d’Esnes et détruit deux Panzer IV. Sa bravoure lui vaudra la Silver Star et la Croix de Guerre (5). Cependant, occupé par le feu, il ne peut ordonner au TCT de réserve de sa division de contre-attaquer, alors que la Das Reich commence à être trop étendue.
………
La 30th Infantry Old Hickory a subi la veille de lourdes pertes. Flairant l’odeur du sang, la 1. SS-Panzer Leibstandarte Adolf-Hitler (Theodor Wisch) tente de l’achever. Leland Hobbs est cependant parvenu à reprendre son unité en main et, épaulée par les deux escadrons du 3rd Armored Group qui ont encore une certaine consistance, elle tient bon. Mieux : elle repousse les SS, foudroyant sur place le 2. SS-PzGr Rgt et reprenant le hameau de Récicourt. On ne trouve là que désolation : les villageois ont été dispersés ou massacrés par des SS qui sont devenus enragés en voyant le tricolore flotter sur l’église. Cette dernière finit de brûler sous la bruine, quelques fils de tissu noircis encore accrochés au clocher en ruine.
………
A Verdun, les derniers éléments d’infanterie allemands sont chassés par la 83rd Infantry Thunderbolt (Robert Macon). Les bombardements assénés la veille par les SturmTiger ont rasé plusieurs pâtés de maison, faisant de nombreuses victimes parmi les civils en plus d’un certain nombre de militaires. Mais alors que les énormes obus étaient censés démoraliser les GI, ils ont eu l’effet inverse ! Assaillie par des Américains furieux, la 327. ID (Rudolf Friedrich) ne compte pratiquement plus que 10 % des soldats qu’elle avait début mai, le restant de son effectif (environ 35 % de sa dotation normale) n’est qu’un amalgame de pauvres hères récupérés sur les routes ou dans les bureaux de la logistique. Ces derniers combats lui font perdre toute cohérence ; dans la soirée, elle doit être retirée du front et renvoyée en Allemagne pour reconstitution… Ce, alors que la 541. VGD (Wolf Hagemann) a toutes les peines du monde à tenir sa ligne, malgré le soutien de la 101. Panzer Brigade.
Seule la route de Metz et les forts au nord-est de la ville sont encore tenus correctement. Le fort de Haudainville, qui commande la rive est de la Meuse au sud de Verdun, a déjà été abandonné par les Landsers… sans en référer aux SS. Von Obstfelder, en effet, compte profiter de leur acharnement pour pouvoir désengager les forces de sa 1. Armee !
Enfin, au Vth Corps, la 29th Infantry Blue and Gray (Charles Gerhardt) s’est ressaisie, elle aussi, et profite de l’avantage du nombre pour reprendre les secteurs cédés la veille aux tankistes SS, ce qui montre encore une fois qu’il est plus facile à des unités blindées de conquérir des positions que de les tenir. La 9. SS-Panzer Hohenstaufen (Sylvester Stadler) est ainsi repoussée jusqu’au pont de Villers-sur-Meuse. La pluie des derniers jours a transformé les routes, pour beaucoup encore en terre battue, en torrents de boue d’où les véhicules non chenillés ont toutes les peines du monde à sortir, et la 29th a bien souffert lors de sa contre-attaque. Elle aussi commence à s’étendre dangereusement.
………
Avec le retrait des fantassins allemands, le XIXth US Army Corps peut commencer à remonter vers le nord. La 8th Infantry Golden Arrow (William MacMahon) approche de Bar-le-Duc et du canal Marne-Rhin, sans toutefois y parvenir.
La 5th Armored commence aussi à tâter le LVIII. PzK et plus particulièrement la 14. SS-PzGr Götz von Berlichingen (Werner Ostendorff) : acculée dans le fond de vallée à Noyers-Auzécourt, elle semble une cible facile. Mais c’est un échec : les grenadiers allemands menant une retraite en tiroir ordonnée et… facilitée par leur petit nombre, tandis que la Victory perd une dizaine de chars du 81st Tank Btn. Mais la division blindée américaine est maîtresse du terrain. Ce n’est pas le cas partout…
En effet, s’inquiétant du repli de la 10. SS-Panzer, Fritz Witt ordonne à sa Hitlerjugend de tenir fermement Charmont contre un assaut combiné de la 6th Armored Super Sixth (Robert Grow) et de la 5th Infantry Red Diamond (Stafford LeRoy Irwin). Après le premier assaut, la division allemande semble près de craquer lorsque la 6th est surprise par un ennemi inattendu sur son flanc : la 9. Panzer de l’Oberst Max Sperling, qui n’a aucune envie de se retrouver coincée ici ! La Super Sixth tient le coup mais doit lâcher sa proie et les deux panzerdivisions, bien amoindries, filent dans la pénombre. Elles passent sous le nez de la 5th Armored grâce à une route forestière dans la vallée Gérard, qui permet à la Hitlerjugend de se redéployer pendant que la 9. Panzer monte la garde à Sommeilles (bizarrerie qui ne fait pas rire les Allemands).
………
Enfin, le VIth US Army Corps commence à franchir la Marne. La 3rd Infantry Rock of the Marne est la première (c’est de circonstance après tout), et la 28th Infantry Keystone lui emboîte le pas. Avec la 4th Armored déjà en action, le besoin d’engager la 1st Armored est moins pressant que prévu – tant mieux pour la logistique, qui aura déjà toutes les peines du monde à soutenir correctement deux corps d’armée complets.
Kesselring : pessimisme
QG de Kesselring (Metz) – Les pertes américaines sont visiblement lourdes, mais leurs formations sont bien plus solides qu’espéré, et ces têtes de lard enfermées dans Verdun refusent de déposer les armes ! Wacht am Rhein s’avère bien plus ardue que prévu, et après Fredericus II, les tankistes SS commencent à connaître la chanson et savent comment ce genre de choses finit. En dehors de la division blindée qui vient de débouler comme le proverbial chien dans un jeu de quilles, on n’a pas encore vu de renforts américains d’ampleur, mais ça ne saurait tarder. Et les prévisionnistes météo ne savent pas combien de temps la pluie va encore durer…
Enfin ! Que la SS soutienne le rythme de ses assauts encore deux ou trois jours, et Patton devra bien capituler, faute de munitions ! Ça doit marcher, se dit Kesselring… qui n’est plus aussi certain, cependant, que Wacht am Rhein puisse parvenir à ses objectifs. Or, il le sait, s’il ne parvient pas à sérieusement amputer les armées américaines, la Westheer sera condamnée à essayer de boucher des trous de plus en plus nombreux… et, fatalement, à échouer.
Patch : retour sur le front
Reims – Les GI de la 3rd Armored Spearhead (Doyle Hickey) entrent dans Reims en éruption. Eloignée des préoccupations des stratèges des deux camps, la ville des sacres est en proie à des règlements de compte qui virent souvent à la tuerie depuis le retrait des dernières troupes allemandes, quelques jours plus tôt. Les FFI locales sont souvent incapables de rétablir l’ordre, car elles-mêmes laissent libre cours à leurs rancunes, et le manque d’encadrement (6) ne fait qu’empirer les choses. La gendarmerie essaye bien d’intervenir, mais elle a été désarmée par l’Occupant et elle est bien en peine de maîtriser des hommes souvent mieux équipés qu’elle ! Autant dire que les Sherman de la Spearhead sont des plus utiles pour ramener tout le monde à un certain calme.
Plus au sud, encore en train de franchir la Montagne de Reims, le reste du IVth US Corps est encore en retrait. Willis Crittenberg montre déjà ici qu’il n’est pas aussi expérimenté que Patch et qu’il lui sera plus difficile de manœuvrer ses unités.
1ère Armée française – Opération Marguerite
Ier Corps d’Armée (Vesoul) – Alphonse Juin, dont les premières troupes commencent à aborder le sud des Vosges, demande l’autorisation de mener une opération pour secourir les populations locales, une fois les rives de la Moselle sécurisées. Il ne saurait laisser les Nazis massacrer de bons Français en restant l’arme au pied ! C’est l’origine d’une inimitié marquée entre De Lattre et Juin, surtout que ce dernier reprend textuellement les arguments utilisés la veille par Hauteclocque…
Juin en profite d’ailleurs pour faire main basse sur la 2e DB, ce que De Lattre laisse faire (autant en être débarrassé), mais également sur la 1ère DIM, qui lui était effectivement destinée, mais pas aussi tôt. A son grand dam, lorsque De Lattre essaye de contacter l’état-major de la 1ère Armée, le chef d’état-major, Charles Raoux, entérine l’action de Juin. En effet, Raoux, ancien de l’armée des Alpes, comprend parfaitement l’intention de Juin et l’approuve.
IIe Corps d’Armée polonais (Lorraine) – Un moment inquiété par le brusque repli des Landsers du LXXXVI. AK par Bar-le-Duc, Anders est rassuré lorsque les reconnaissances des deux brigades blindées lui assurent que l’Allemand fuit vers le nord. Stanislas Maczek reçoit en retour des remerciements et sa nomination comme chef de la 1ère Division Blindée polonaise, censée regrouper les deux brigades. Sans doute, cette “division blindée” n’existera qu’en théorie, pour l’affichage : les deux brigades sont trop différentes en organisation comme en équipement pour opérer vraiment ensemble. Cependant, le gouvernement polonais continue de pousser – avec discrétion mais constance – pour l’expansion d’une armée polonaise d’ampleur en Europe de l’Ouest. Une armée dont chacun a bien compris qu’elle aurait une rivale, voire un adversaire. En tout cas, Maczek avait bien droit à son nouveau grade. Avec son état-major personnel, il pourra orienter les manœuvres des deux brigades, en fonction des ordres du IIe CA.
………
Mais l’attention du commandant du corps polonais est surtout tournée vers Toul : le premier assaut, lancé depuis l’ouest et Pagny-sur-Meuse, donne un résultat mitigé.
Il faut passer le seuil de Foug, série de reliefs parallèles, plissés et abrupts séparant la vallée de la Meuse de celle de la Moselle, distantes de 7 km à cet endroit. Le site est traversé par la Nationale 4, la voie ferrée de Paris à Nancy et le canal de la Marne au Rhin. Normalement, ce sont autant de couloirs de mobilité permettant pénétration et concentration des feux dans les lignes ennemies. Seulement, route et voie ferrée passent par de nombreux tunnels qui servent d’abris aux troupes allemandes, heureusement hétéroclites et peu motivées. La commune de Foug est prise, mais pas les tunnels, et sans les contrôler, hors de question de franchir la Moselle.
Au nord, plus de succès : les forts du secteur nord-ouest de Toul sont tous emportés malgré le soutien d’artillerie du fort de Domgermain, tout comme les positions de Trondes, Brûley et Lucey, non défendues. En revanche, le fort d’Ecrouves, dominant les accès ouest de Toul, tient toujours.
Dans la soirée, après de nombreux échanges de tirs, les défenseurs des tunnels de Foug se rendent, à court de munitions et partiellement enfumés à travers des bouches d’aération découvertes par la Résistance.
Un deuxième assaut emporte alors les dernières positions fortifiées d’importance. Le fort de Blénod-Les-Toul ainsi que les reliefs sont tournés et occupés. Le fort de Domgermain se rend après un intense pilonnage, sa garnison absolument à bout de nerfs. La 2e Brigade Blindée soutient de manière efficace les fantassins de la 5e DI et les troupes allemandes ne peuvent que s’accrocher temporairement à deux forts, celui du Chanot, et celui du Tillot, avant de passer la Moselle.
La progression polonaise est un moment contrariée par des tirs du fort Saint-Michel, sur le mont du même nom. Une contre-batterie efficace des artilleurs alliés muselle les pièces et tourelles, permettant aux troupes d’assaut d’entrer dans Toul. Des pointes de reconnaissances passent la rivière sur des écluses oubliées par les troupes allemandes et non sabotées. Le pont routier de Dommartin-lès-Toul, saboté, est impraticable, mais pas détruit. Moyennant une intervention du génie, il pourra servir de nouveau.
Au bout de 36 heures d’assaut, seuls subsistent deux forts ainsi que le secteur nord-est, autour des ouvrages et forts du Vieux Canton. Toul, déjà bombardée et endommagée à 40 % en 1940 (lorsque le 227e RI et le Groupement Dubuisson ont tenu cinq jours face à un corps d’armée six fois plus nombreux) n’a subi que peu de dégâts supplémentaires. A la fin de la journée, la 266. ID a été rejetée sur une ligne allant de Villey-Le-Sec (et son fort) à Gondreville, tenue par deux Kampfgruppen. De son côté, la 334. ID prépare déjà la défense de Nancy même.
IVe CA (Alsace) – La 9e DIC arrive en fin de bond : engoncée entre, à l’est, les restes de la 39. ID, au nord-ouest, la 232. VGD et, au sud, la 363. ID retranchée dans Belfort, la division est contrainte de passer en flanc-garde et de devenir passive pour quelques jours. Non que les marsouins s’en plaignent…
La 83e DIA est donc la principale unité à mener l’assaut : appuyée par l’artillerie du corps depuis Faymont, elle parvient enfin à déloger les Landsers du Mont-Vaudois et de son impressionnant dispositif fortifié. L’étape suivante sera le fort d’Essert, dernière position d’importance tenue par la 363. ID à l’ouest de Belfort.
Dans la citadelle de la ville, le baron von Hirschberg se rend bien compte qu’il est en train de perdre pied, mais il tient encore tous les forts de l’est de la ville et peut s’appuyer sur la Savoureuse pour entraver la progression ennemie. Il prend sa décision dès que les premiers tirs commencent à encadrer le fort d’Essert. Plus petit, moins bien armé que le mont Vaudois, sa garnison n’a aucune chance. Dans la nuit, ses réserves d’explosifs sont vidées pour faire sauter l’intégralité des ponts sur le fleuve, et Hirschberg attend de pied ferme les “Africains” (ce surnom garde encore une certaine pertinence, s’agissant de deux divisions d’infanterie coloniale).
Au sud de Belfort, encadrée par les nombreuses positions de tir et équipes antichars dispersées entre Belfort et Delle depuis la veille, la 3e DB est incapable d’agir pour soutenir le 2e RSA, qui est déjà en Alsace même.
En effet, après leur coup d’éclat de la veille, les spahis commencent à s’éparpiller dans la plaine. L’unité est trop faible pour libérer Mulhouse à elle seule, mais les cavaliers commencent à agglutiner autour d’eux les membres du Groupement Mobile d’Alsace-Sud. Il y a sans doute un coup à tenter… Le chef de corps, le colonel Lecoq, prévoit déjà de prendre Altkirch, qui fournira une excellente base de départ. En même temps, le 113e RI, qui s’est également glissé par Delle dans la plaine d’Alsace, approche de Huningue et de Kembs, non défendues : l’objectif est de faire main basse sur le pont ferroviaire de la ville et sur la centrale hydroélectrique de Kembs, dont les turbines permettent de rejoindre l’île du Rhin, et de là des rapides sur le fleuve qui pourraient, le cas échéant, autoriser la pose d’un pont.
Notes
5- Décoration étendue après la bataille à toute la 2nd Infantry, « pour son esprit de sacrifice et sa magnifique tenue au combat », ce qui explique que Robertson portera à la fois la décoration et la fourragère.
6- La Champagne n’était pas tout à fait en queue des priorités pour l’encadrement des maquis, mais pas loin. Hélas, contrairement aux maquis du Sud, de Paris ou d’Alsace-Moselle, il n’y avait pas dans la région beaucoup de cadres démobilisés disponibles. Ce qui a évidemment produit une Résistance plus brouillonne qu’ailleurs et entraîné des erreurs plus nombreuses, donc une répression plus efficace.
Dernière édition par Casus Frankie le Lun Avr 22, 2024 12:28; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2162 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 11:08 Sujet du message: |
|
|
19 juin, deuxième partie
Wacht am Rhein– Dans les sillons et les chemins creux
First US Army (Lorraine)
Rude surprise pour la 4th Armored de John Shirley Wood....
Rendu prudent par l’embuscade, Wood donne l’ordre de ne pas poursuivre. Bien lui en prend : la 10. SS-Panzer Frundsberg (Heinz Harmel) lui tombe sur le flanc. Le CCB de la division, faisant face à la plaine au sud, est un peu surpris mais fait face (fait front) , et l’affrontement s’achève sur un pat coûteux pour les deux camps...."
"...Déconvenue également pour la 2nd Infantry Indian Head : épuisés (épuisé) par trois jours de combats ininterrompus contre un ennemi fanatisé, le 9th Rgt craque sous la pression de la Das Reich.
"A Verdun, les derniers éléments d’infanterie allemands sont chassés par la 83rd Infantry Thunderbolt (Robert Macon). Les bombardements assénés la veille par les SturmTiger ont rasé plusieurs pâtés de maison,...
S'il faut un seul cochon (ou une seule encre) pour faire des pâtés, il faut plusieurs maisons pour obtenir le même résultat.
"...Seule la route de Metz et les forts au nord-est de la ville sont encore tenus correctement. Le fort (Celui) de Haudainville, qui commande la rive est de la Meuse au sud de Verdun, a déjà été abandonné par les Landsers… sans en référer aux SS. Von Obstfelder, en effet, compte profiter de leur acharnement pour pouvoir désengager les forces de (à supprimer) sa 1. Armee !"
"...Avec le retrait des fantassins allemands, le XIXth US Army Corps peut commencer à remonter (supprimer "commencer" ) vers le nord. La 8th Infantry Golden Arrow (William MacMahon) approche de Bar-le-Duc et du canal Marne-Rhin, sans toutefois y parvenir.
La 5th Armored commence aussi à tâter le LVIII.et plus particulièrement la 14. SS-PzGr Götz von Berlichingen (Werner Ostendorff) : acculée dans le fond de vallée à Noyers-Auzécourt, elle semble une cible facile..."
La 5th Armored commence aussi à tâter le LVIII. PzK et plus particulièrement la 14. SS-PzGr Götz von Berlichingen (Werner Ostendorff) : acculée dans le fond de vallée à Noyers-Auzécourt, elle semble une cible facile. ...
...En effet, s’inquiétant du repli de la 10. SS-Panzer, Fritz Witt ordonne à sa Hitlerjugend de tenir fermement Charmont contre un assaut combiné de la 6th Armored Super Sixth (Robert Grow) et de la 5th Infantry Red Diamond (Stafford LeRoy Irwin). Après le premier assaut, la division allemande semble près (donne l'impression) de craquer lorsque la 6th est surprise par un ennemi inattendu sur son flanc : la 9. Panzer de l’Oberst Max Sperling, qui n’a aucune envie de se retrouver coincée ici ! ..."
Enfin, le VIth US Army Corps commence à franchir (entame son franchissement) la Marne. La 3rd Infantry Rock of the Marne est la première (c’est de circonstance après tout), et la 28th Infantry Keystone lui emboîte le pas. Avec la 4th Armored déjà en action, le besoin d’engager la 1st Armored est moins pressant que prévu – tant mieux pour la logistique, qui aura déjà toutes les peines du monde à soutenir correctement deux corps d’armée complets.
Kesselring : pessimisme
QG de Kesselring (Metz) – Les pertes américaines sont visiblement lourdes, mais leurs formations sont bien plus solides qu’espéré, et ces têtes de lard enfermées dans Verdun refusent de déposer les armes ! Wacht am Rhein s’avère bien plus ardue que prévu, et après Fredericus II, les tankistes SS commencent à connaître la chanson et savent comment ce genre de choses finit...."
Enfin ! Que la SS soutienne le rythme de ses assauts encore deux ou trois jours, et Patton devra bien capituler, faute de munitions ! Ça doit marcher, se dit Kesselring… qui n’est plus aussi certain, cependant, que Wacht am Rhein puisse parvenir à (puisse atteindre) ses objectifs. Or, il le sait, s’il ne parvient pas à sérieusement amputer les armées américaines, la Westheer sera condamnée à essayer de boucher des trous de plus en plus nombreux… et, fatalement, à échouer...."
Patch : retour sur le front
Reims "...Les FFI locales sont souvent (à supprimer) incapables de rétablir l’ordre, car elles-mêmes laissent libre cours à leurs rancunes, et le manque d’encadrement ne fait qu’empirer les choses. La gendarmerie essaye bien d’intervenir, mais elle a été désarmée par l’Occupant et elle est bien en peine de maîtriser des hommes souvent mieux équipés qu’elle ! ...
Plus au sud, encore (toujours) en train de franchir la Montagne de Reims, le reste du IVth US Corps est encore en retrait. ..."
1ère Armée française – Opération Marguerite
Ier Corps d’Armée (Vesoul) Alphonse Juin, dont les premières troupes commencent à aborder (abordent / abordent à peine / abordent enfin) [color] le sud des Vosges..."
IIe Corps d’Armée polonais (Lorraine)
Un moment inquiété par le brusque repli des Landsers du LXXXVI. AK par Bar-le-Duc, Anders est [color=blue]rassuré lorsque les reconnaissances des deux brigades blindées lui assurent (apprennent / confirment / certifient) que l’Allemand fuit vers le nord..."
Il faut [color=blue]passer le seuil de Foug, série de reliefs parallèles, plissés et abrupts séparant la vallée de la Meuse de celle de la Moselle, distantes de 7 km à cet endroit. Le site est traversé par la Nationale 4, la voie ferrée de Paris à Nancy et le canal de la Marne au Rhin. Normalement, ce sont autant de couloirs de mobilité permettant pénétration et concentration des feux dans les lignes ennemies. Seulement, route et voie ferrée passent par [color=blue](utilisent) de nombreux tunnels qui servent d’abris aux troupes allemandes, heureusement hétéroclites et peu motivées. La commune de Foug est prise, mais pas les tunnels (ouvrages) , et sans les contrôler, hors de question de franchir la Moselle...."
"Au nord, plus de succès : les forts du secteur nord-ouest de Toul sont tous emportés malgré le soutien d’artillerie du fort (celui) (voire carrément à supprimer) de Domgermain, tout comme les positions de Trondes, Brûley et Lucey, non défendues. En revanche, le fort d’ (à supprimer) Ecrouves, dominant les accès ouest de Toul, tient toujours.
Dans la soirée, après de nombreux échanges de tirs, les défenseurs des tunnels (souterrains) de Foug se rendent, à court de munitions et partiellement enfumés à travers des bouches d’aération découvertes par la Résistance.
Un deuxième assaut emporte alors les dernières positions fortifiées d’importance. Le fort de (à supprimer) Blénod-Les-Toul ainsi que les reliefs sont tournés et occupés. Le fort de (à supprimer) Domgermain se rend après un intense pilonnage, sa garnison absolument à bout de nerfs. La 2e Brigade Blindée soutient de manière efficace les fantassins de la 5e DI et les troupes allemandes ne peuvent que s’accrocher temporairement à deux forts (ben non, on garde) , celui du Chanot, et celui du Tillot, avant de passer la Moselle.
La progression polonaise est un moment contrariée par des (les) tirs du fort (à supprimer) Saint-Michel, sur le mont du même nom.
…Des pointes de reconnaissances passent la rivière sur des écluses oubliées par les troupes allemandes et non sabotées. Le pont routier de Dommartin-lès-Toul, saboté ( en partie dynamité) , est impraticable, mais pas détruit...."
Au bout de 36 heures d’assaut, seuls subsistent deux forts ainsi que le secteur nord-est, autour des ouvrages et forts (des aménagements) du Vieux Canton.
IVe CA (Alsace)
Dans la citadelle de la ville, le baron von Hirschberg se rend bien compte qu’il est en train de perdre pied, mais il tient encore tous les forts de l’est de la ville et peut s’appuyer sur la Savoureuse pour entraver la progression ennemie. Il prend sa décision dès que les premiers tirs commencent à encadrer le fort (l'ouvrage) d’Essert.
... En effet, après leur coup d’éclat de la veille, les spahis commencent à s’éparpiller (s'éparpillent) dans la plaine. L’unité est trop faible pour libérer Mulhouse à elle seule, mais les cavaliers commencent à agglutiner autour d’eux les membres du Groupement Mobile d’Alsace-Sud...." _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
LaMineur
Inscrit le: 12 Oct 2009 Messages: 471
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 11:32 Sujet du message: |
|
|
| A quoi renvoient les notes 5 et 6 ? |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 12:13 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | il ne peut ordonner au CCR de contre-attaquer |
CCR ?
| Citation: | | C’est l’origine d’une inimitié marquée entre De Lattre et Juin, surtout que ce dernier reprend textuellement les arguments utilisés la veille par Hauteclocque… |
ll faudrait expliciter, ce n'est pas très compréhensible.
| Citation: | | Au sud de Belfort, encadrée par les nombreuses positions de tir et équipes antichars dispersées entre Belfort et Delle depuis la veille |
| Citation: | | En même temps, le 113e RI, qui s’est également glissé par Delle dans la plaine d’Alsace, approche de Huningue et de Kembs, non défendues : l’objectif est de faire main basse sur le pont ferroviaire de la ville et sur la centrale hydroélectrique de Kembs, dont les turbines permettent de rejoindre l’île du Rhin, et de là des rapides sur le fleuve qui pourraient, le cas échéant, autoriser la pose d’un pont. |
Comme vu hier, plutôt évoqué le pont de bateaux, mais que les Allemands ont mis hors service (et on peut indiquer que le pont ferroviaire n'existe plus depuis 1937). _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4148 Localisation: I'am back
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 12:20 Sujet du message: |
|
|
CCR combat command R(eco?eserve?), 3e brigade des div US auquel sont normalement administrativement attachés la reco, l'AT, les services...
les français otl, utilisant les modèles US, ont utilisé le titre de Groupement Tactique : la 2e DB otl avait ainsi le GTL(anglade), le GTD(io)... _________________ www.strategikon.info
www.frogofwar.org
Dernière édition par patzekiller le Lun Avr 22, 2024 12:47; édité 2 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1725 Localisation: Paris
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 12:24 Sujet du message: |
|
|
| loic a écrit: | | Citation: | | il ne peut ordonner au CCR de contre-attaquer |
CCR ?
|
Combat Command Reserve.
Une division blindée américaine dispose de trois combat command : le CCA, le CCB et le CCR. Ce dernier étant souvent moins bien doté que les deux premiers (en gros il amalgame toutes les capacités de combat restant à la division après l'engagement des forces principales des deux autres CC). _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1725 Localisation: Paris
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 12:28 Sujet du message: |
|
|
| patzekiller a écrit: | | les français otl, utilisant les modèles US, ont utilisé le titre de Groupement Tactique : la 2e DB otl avait ainsi le GTL(anglade), le GTD(io)... |
Et FTL les Français n'ont pas de groupements tactiques mais des brigades. Elles sont à la fois plus grosses et plus polyvalentes que les Combat Command US mais, revers de la médaille, il n'y en a que deux par division. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15564 Localisation: Paris
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 12:42 Sujet du message: |
|
|
@ Loïc
CCR = erreur, sans doute, puisqu'il s'agit d'infanterie. RCT de réserve, je pense.
Arguments de Hauteclocque la veille pour lancer son "rezzou".
Belfort : c'est la répétition qui gêne ?
Pont : je pense que Heorl répondra pour régler une fois pour toutes cette histoire. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4148 Localisation: I'am back
|
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
|
Posté le: Lun Avr 22, 2024 12:53 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | Belfort : c'est la répétition qui gêne ?
Pont : je pense que Heorl répondra pour régler une fois pour toutes cette histoire. |
Belfort : oui
Pour le pont, c'est on ne peut plus clair (cf. ce que j'ai écrit précédemment à partir du site de la ville d'Huningue). _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|