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Saillant de Smolensk, 6, 7 et 8 août 1942

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 31, 2006 19:16    Sujet du message: Saillant de Smolensk, 6, 7 et 8 août 1942 Répondre en citant

C'est plus le roussi que ça sent... C'est le brûlé...

AUGUST 6th
Front russe
Secteur Centre – Saillant de Smolensk
La 50ème Armée soviétique se tourne maintenant vers la jonction entre les 137ème et 263ème D.I., au sud-est du Saillant, près de la route et de la voie ferrée Roslav-Smolensk. C’est la 279ème Division de Fusiliers qui est cette fois chargée de tester les défenses. L’assaut est moins violent que celui de la veille, mais la 263ème D.I. doit engager toutes ses réserves et perd plus de 700 hommes. Pendant ce temps, l’aviation soviétique bombarde Moghilev et Orsha.
A midi, le Général Vasilevsky rend visite à Joukov, à Yartsevo, pour superviser la préparation de l’offensive et les mesures de maskirovka (leurre) mises en œuvre. Ainsi, plusieurs faux postes de commandement, situés dans la zone du Front en face de Moghilev, vont commencer en fin de journée à émettant un flux continu de signaux radios.
« J’ai tenu parole, Georgui Konstantinovitch, confirme Vasilevsky à Joukov. Nous ne négligerons rien. Les forces aériennes du District Militaire de Moscou vont être mises à la disposition du 1er Front de Biélorussie. » Satisfait, Joukov confirme que son plan est de tenter d’encercler et de détruire les forces allemandes opérant dans le Saillant de Smolensk, tout en repoussant les tentatives prévisibles pour les dégager, et seulement ensuite de percer vers Orsha et Moghilev. « Mais attention, précise Joukov, la Stavka ne doit pas s’imaginer que notre Armée Rouge est déjà capable d’une offensive de grande ampleur stratégique. Nos capacités nous permettent d’envisager la destruction d’une partie notable des forces fascistes, et c’est déjà bien. Nous revenons de loin. » Vasilevsky approuve : « Si les Allemands avaient attaqué seulement un an plus tôt, je ne sais pas comment nous aurions tenu. Par bonheur pour nous, l’an dernier, ils étaient trop occupés avec les Yougoslaves, les Grecs, les Anglais et ces entêtés de Français. »
Joukov et Vasilevsky rencontrent ensuite les chefs des différentes armées engagées, réunis pour l’occasion, afin de répéter une dernière fois les instructions tactiques. « Je répète que les divisions doivent attaquer en un seul échelon ! » martèle Joukov. Le commandement soviétique est décidé à ne pas revoir les erreurs commises lors des offensives précédentes, où les généraux de division avaient conservé un régiment et les colonels un bataillon pour une hypothétique exploitation. La violence du combat moderne et le taux de pertes qu’il implique rend en effet obligatoire que les divisions soviétiques, de taille plus réduite que leurs homologues allemandes, concentrent leurs forces pour obtenir la densité d’hommes nécessaire sur l’axe de l’attaque. « De plus, poursuit Joukov, les bataillons divisionnaires de chars NPP [de soutien à l’infanterie, NDT] ne doivent pas être dispersés entre les trois régiments d’une division, mais doivent être concentrés sur l’axe d’attaque principal. Et ces chars ne doivent pas avancer sans être accompagnés d’infanterie. Compris ? » « Compris ! » acquiescent en écho les généraux d’armée, qui ont à ce moment sûrement plus peur de Joukov que des Fascistes.

AUGUST 7th
Front russe
Secteur Centre – Saillant de Smolensk
L’artillerie soviétique harcèle toute la journée les troupes allemandes déployées dans le Saillant. L’intensité du feu est cependant moindre que les trois jours précédents, et le Général Materna informe le QG de von Bock que l’ennemi semble être un peu à court de munitions.
Cependant, l’aviation soviétique attaque à nouveau Orsha et Moghilev, endommageant sérieusement deux nouveaux ponts sur le Dnepr.
A la veille de l’offensive (voir Annexe 52), la 1ère Armée Aérienne du Major-Général T.F. Koutsevalov, qui soutient les deux Fronts de Biélorussie, dispose de 749 avions de combat. Les deux tiers (500 avions) sont concentrés dans la zone du 1er Front de Biélorussie. Il faut y ajouter les avions de la 6ème Armée Aérienne du Major-Général Stepanov, déployée auparavant autour de Moscou, et qui compte 596 appareils, entièrement consacrés à l’attaque du Saillant. A ces chiffres considérables, il faut ajouter les 121 bombardiers à long rayon d’action du 81ème BAD, basés à Mozhaisk. Le total des forces aériennes ainsi mises en ligne pour l’opération s’élève à 1 217 avions de combat, chiffre considérable, bien que les deux tiers des appareils d’appui au sol soient de très vieux I-153 et la moitié des bombardiers de vieux Il-4 ou DB-3.
En face, la Luftflotte-2 du Colonel-Général von Richtofen, qui soutient le Groupe d’Armées Centre, est à cette époque beaucoup plus faible : elle ne possède que 446 avions, dont 394 avions de combat. La force d’appui au sol ne compte plus que 73 Ju-87 et neuf Hs-123, contre 192 Ju-87 et 24 Hs-123 au démarrage de Barbarossa. En outre, la Luftflotte doit couvrir un front allant de Velikiye Louki au sud de Gomel, et ne pourra jamais engager plus de 280 appareils dans la zone de Smolensk.
Le haut commandement soviétique, utilisant sagement ses réserves stratégiques, a ainsi obtenu autour du Saillant une supériorité numérique considérable, même si une partie des avions soviétiques sont dépassés comparés aux matériels allemands.

AUGUST 8th
Front russe
Secteur Centre – Saillant de Smolensk
De 00h15 à 03h30, Minsk, où se trouve le QG du Groupe d’Armées Centre, est attaqué par plusieurs vagues de bombardiers soviétiques. Von Bock lui-même peut constater que, tout en manquant de précision, ces raids nocturnes provoquent une désorganisation significative.
A 03h15, un barrage d’artillerie d’une extrême violence tombe sur les positions de la 292ème D.I. et à 03h30, un autre se déclenche sur celles de la 7ème D.I. (ces deux divisions se trouvent à la base sud du Saillant, du côté sud). Les soldats s’aperçoivent vite que ces barrages sont bien différents des pluies d’obus des jours précédentes. Cette fois, l’artillerie soviétique “roule” méthodiquement sur leurs positions, avec des changements brutaux d’intensité du feu. A 04h15, de semblables barrages commencent à frapper la jonction des 112ème et 162ème D.I. et les positions de la 15ème D.I. (c’est à dire la bordure nord du Saillant).
Vers 05h10, l’aviation soviétique commence à apparaître en grands nombres au-dessus du Saillant. Smolensk et les arrières des XXème et IXème Corps (respectivement au nord et au sud du fleuve) sont durement bombardés. A partir de 06h00, c’est au tour de Gorki, Orsha et Moghilev.
Au même moment, les barrages d’artillerie changent d’intensité, avec la mise en action des lance-roquettes. Les lignes téléphoniques de nombreuses unités sont détruites, et leurs commandants doivent se reposer sur les communications radio.
A 06h10, le Général Geyer (IXème Corps) parvient à joindre le Général Materna (XXème Corps). Alors que les deux hommes échangent leurs inquiétudes quant à la possibilité d’une offensive soviétique majeure, Geyer est alerté par le Général Fahrmbacher, qui commande le VIIème Corps, situé sur le flanc droit du IXème : la 7ème D.I. est la cible d’une très puissant barrage d’artillerie. Une attaque à la jonction des deux corps semble très probable. Geyer et Fahrmacher décident d’avertir von Kluge. Le chef de la 4ème Armée est déjà debout, réveillé par le raid aérien sur Moghilev. Il décide de signaler à von Vietinghoff-Scheel, commandant du XLVIème PanzerKorps, de tenir ses troupes prêtes à agir – mais ce corps blindé ne possède que deux divisions, la 10ème PzD et la SS Das Reich (le régiment GrossDeutschland est déjà engagé, en soutien de la 7ème D.I.). Au même moment, Materna avertit Strauss, au QG de la 9ème Armée, à Vitebsk. Alors que Strass l’interroge sur l’axe d’attaque probable des Soviétiques, des Vitebsk est bombardé par l’aviation russe.
Il est 06h30.
A cet instant commence l’attaque des 29ème et 43ème Armée soviétiques (Maslennikov et Eremenko). Les 223ème et 227ème Divisions de Fusiliers (29ème Armée) frappent la 7ème D.I. à l’est de Gorki, mais l’attaque principale tombe un peu au nord-est, sur la 292ème D.I. Celle-ci est assaillie par trois divisions d’infanterie, les 262ème, 265ème et 274ème, soutenues par deux brigades blindées, dont une lourde (43ème Armée). Les lignes allemandes sont vite percées tandis que les défenseurs découvrent de grandes différences entre cet assaut et l’attaque qu’ils ont subie fin juin. Les soldats soviétiques avancent juste derrière le barrage d’artillerie, qui “roule” vers l’avant, et le plus souvent, chars et infanterie opèrent en étroite collaboration. Une chose cependant n’a pas changé : les chars russes, y compris les petits T-50 équipant les bataillons NPP, sont bien difficiles à détruire avec des 37 mm PAK.
A 08h30, les troupes de la 43ème Armée se sont enfoncées de 5 km dans les positions de la 292ème D.I. La violence du barrage d’artillerie a si sévèrement désorganisé les communications allemandes que le commandement ne réalise pas tout de suite l’importance de la menace que représente cette avance en direction du Dnepr. Sur la gauche soviétique, l’attaque de la 29ème Armée en direction de Gorki progresse moins bien, surtout parce qu’elle n’est pas soutenue par des brigades blindées. Maslennikov doit engager une autre division (la 243ème) pour tenter de maintenir le rythme de l’attaque. De plus, le fait que Gorki soit visée est bien signalé et von Vietinghoff-Scheel ordonne à la division SS Das Reich de se mettre en route pour soutenir la 7ème D.I. et le régiment GrossDeutschland.
Sur la partie nord du Saillant, le barrage d’artillerie soviétique a brutalement diminué d’intensité vers 07h00, pour se transformer en un tir de harcèlement. A 08h00, les troupes soviétiques de ce côté n’ayant pas bougé, les commandants des 256ème, 15ème, 162ème et 112ème D.I. indiquent au Général Materna (XXème Corps) qu’une attaque leur semble peu probable.
Pendant ce temps, l’aviation soviétique reste très active sur tout le Saillant. La Luftwaffe réplique, mais les aviateurs allemands se voient vite débordés par le nombre. Il leur est bientôt impossible de couvrir les unités terrestres allemandes, attaquées par des foules d’appareils ennemis, tout en attaquant les chars et les soldats soviétiques.
A 10h00, le Général von Gablenz, qui commande la 7ème D.I., avertit son chef de corps, le Général Fahrmbacher, que les troupes soviétiques se rapprochent de Gorki. Fahrmbacher appelle Vietinghoff-Scheel et lui demande d’engager la Das Reich au plus vite. Cependant, la division est ralentie par les attaques continuelles d’Il-2 et d’I-153. Les pilotes soviétiques ne sont pas très efficaces, mais leur nombre compense quelque peu leur manque de précision. Le journal de marche de la Das Reich montre qu’entre 08h00 et midi, durant son mouvement vers Gorki, la division a été attaquée par 150 avions. Ce n’est qu’à partir de 11h00 que la Das Reich entre vraiment en action, et principalement à la limite sud de Gorki.
A 10h30, le Général Dehmel, qui commande la 292ème D.I., ayant enfin réussi à joindre ses chefs de régiments, appelle à l’aide le Général Geyer. Sa situation est devenue très sérieuse. Les troupes soviétiques se sont enfoncées de 10 km dans les défenses allemandes et approchent de Gusino (sur le Dnepr, à l’ouest de Smolensk). Elles sont à mi-chemin de la route Orsha- Smolensk, sur la rive gauche (sud). Geyer rappelle von Kluge, qui ordonne au XLVIème PanzerKorps d’engager la 10ème Panzer et au XLIIIème Corps (Général Heinrici) de diriger la 134ème D.I. (von Cochenhausen), déjà déployée à l’est du Dnepr, vers la 292ème D.I.
A midi, deux batailles font rage au sud du Saillant, sur le front de la 4ème Armée : l’une dans la zone du VIIème Corps, autour de Gorki, l’autre plus à l’est, dans la zone du IXème Corps, à l’ouest de Smolensk. L’attaque en direction de Gorki est brisée la première. Les forces soviétiques sont incapables de dépasser la limite est de Gorki. La situation est bien plus difficile devant Gusino. Face à deux brigades blindées, la 292ème et la 134ème D.I. plient. La 10ème Panzer, en marche vers les positions de la 292ème D.I., tombe à 12h30 sur la 296ème Brigade Blindée. Celle-ci, l’une des nouvelles unités soigneusement mises au point par Joukov, uniquement équipée de chars modernes, couvre le flanc gauche de l’attaque. Une bataille indécise s’ensuit, qui empêche cependant la 10ème Pz-D de faire sentir son poids immédiatement au cœur de la lutte.
Il est 12h30.
A cet instant se déclenche au nord du Saillant un barrage d’artillerie d’une violence qui, selon des officiers allemands dans leur rapports rédigés les jours suivants, « n’a jamais été égalée dans cette guerre » et « surpasse celle des pires bombardements de la Première Guerre ». Les obus frappent la 15ème D.I. et la jonction des 162ème et 112ème D.I., plus à l’ouest. Les canons soviétiques, concentrés dans cette zone à raison de plus de 80 canons et mortiers de plus de 76 mm par km, tirent à leur cadence maximale. Survenant après le barrage matinal et alors que les troupes allemandes n’attendaient plus d’attaque à grande échelle, cette tempête de feu a un effet dévastateur, d’autant plus que le barrage commence par une gigantesque salve de roquettes, dont le hurlement glace le sang dans les veines même des soldats soviétiques qui les entendent passer au-dessus de leurs têtes.
A 13h30, les hommes des 49ème et 24ème Armées s’élancent. La 49ème Armée (Zakharkin) attaque la 15ème D.I., avec les 247ème et 251ème Divisions de Fusiliers, soutenues par la 212ème Brigade Blindée lourde. La 24ème Armée attaque à la jonction des 162ème et 112ème D.I., avec trois divisions d’infanterie fraîches (les 100ème, 103ème et 120ème) soutenues par la 214ème Brigade Blindée.
A 14h30, le Général Materna, chef du XXème Corps, est informé que les Soviétiques ont percé les lignes de défense. La pénétration la plus profonde semble être survenue sur le front de la 15ème D.I., où les Soviétiques ont avancé de plus de 6 km en un point, mais la menace la plus grave est bien l’attaque entre les 112ème et 162ème D.I. A 14h50, Materna joint le Colonel-Général Strauss, et le chef de la 9ème Armée comprend alors que les Soviétiques ne cherchent pas à couper la route Vitebsk-Orsha, mais à piéger les forces allemandes occupant le Saillant de Smolensk.
A 15h15, Strauss appelle von Kluge, mais le chef de la 4ème Armée ne peut rien faire pour son collègue, car il a largement sa part de difficultés. Si, devant Gorki, la Das Reich, la 7ème D.I. et le Régiment GrossDeutschland tiennent les Soviétiques en respect, le GrossDeutschland a subi de lourdes pertes et son commandant, le Général von Stockhausen, a été sérieusement blessé par un obus soviétique – il semble que l’artillerie de l’Armée Rouge cible tout particulièrement les postes de commandement. Plus à l’est, le Feld-Maréchal doit faire face à une situation très confuse. La 10ème Panzer est durement engagée et la 134ème D.I. a du mal à rejoindre la 292ème. La seule chose que puisse faire von Kluge, comme il l’a accepté quelques jours plus tôt, est de laisser la 9ème Armée disposer de la 252ème D.I. (von Böhm-Bezing). Cette division est encore à Orsha, sur la rive droite du Dnepr, et se met aussitôt en route pour rejoindre le XXème Corps, sur la rive gauche. Cependant, l’aviation soviétique attaque continuellement les ponts et les routes du Saillant. Ses pertes sont lourdes, à cause de la chasse allemande et de la flak, mais les mouvements des forces allemandes sont ralentis.
A 17h00, il est clair que les lignes de la 15ème D.I. ont été percées. La 212ème Brigade Blindée lourde avance vers la partie de Smolensk située sur la rive droite du Dnepr. Le Général Materna n’a plus d’autre recours que la Luftwaffe, mais les bombes se montrent peu efficaces sur les chars KV. Entre la 112ème et la 162ème D.I., la situation n’est guère meilleure.
Sur la rive gauche du Dnepr, la bataille sur le front de la 292ème D.I. est très dure. La 10ème Panzer s’est regroupée et, avec la 134ème D.I., frappe durement le flanc gauche de la 43ème Armée. Cependant, en fin de journée, la 215ème Brigade Blindée lourde parvient à quitter le flanc droit soviétique pour venir aider la 296ème Brigade Blindée et contre-attaque la 10ème Panzer. Une bataille de chars se déclenche le long de la route Orsha-Smolensk et les Panzers subissent de lourdes pertes, car le 50 mm long des Pz-III n’a que peu de chances de percer le blindage d’un KV-1. A la tombée de la nuit, la contre-attaque allemande s’épuise et la 43ème Armée reprend l’offensive, engageant à présent la 291ème Division de Fusiliers.
Ce n’est que devant Gorki que l’offensive soviétique est franchement bloquée.
Dans la journée, les VVS ont perdu 97 avions au-dessus du Saillant de Smolensk et de la zone Vitebsk-Orsha-Moghilev. Beaucoup plus ont été endommagés. Cependant, la Luftwaffe a perdu 37 avions et 70 ont été endommagés.
En début de nuit, Strauss, von Kluge et von Bock se retrouvent à Vitebsk pour discuter de la façon d’arrêter l’offensive soviétique. Vers 22h00, les Généraux Materna et Geyer les rejoignent. Tous s’accordent pour estimer qu’il faut absolument garder le contrôle de la route Orsha-Smolensk, sur la rive gauche (sud) du Dnepr. Cependant, Materna fait remarquer que si la 15ème D.I. s’effondre, les divisions tenant la pointe du Saillant seront menacées. Von Bock accepte de mettre immédiatement le LIIIème Corps (qui ne compte qu’une division, la 293ème D.I.) sous les ordres de Materna. Il décide aussi de demander à l’OKH d’affecter le XXXVème Corps (composé des 52ème et 197ème D.I., en réserve) à la 4ème Armée de von Kluge. Les deux divisions devraient arriver à Orsha dans les quarante-huit heures.
A l’OKH, Halder et von Brauchitsch sont tout surpris par l’appel de von Bock. « Etes-vous sûr que les officiers sur le front n’exagèrent pas l’importance et les objectifs de l’attaque ennemie ? demande Halder. Il n’est pas possible qu’après les pertes monstrueuses qu’ils sont subies en juillet, les Soviétiques soient en mesure de lancer une offensive de ce genre. »
Pendant ce temps, Joukov réunit son état-major après avoir passé la journée à rendre visite aux armées engagées dans l’opération. « Méfiez-vous, Camarades ! Les Fascistes vont certainement réagir dès demain avec énergie. Il faut que la 43ème et la 24ème Armées achèvent l’encerclement qui se dessine en parvenant au Dnepr le plus vite possible. Camarade Eremenko, Camarade Rakoutine, je compte sur vous ! Vous avez déjà bien marché, continuez ! » Mais Joukov n’a pas que des motifs de satisfaction : « Camarade Maslennikov ! Comment est-il possible que ta 29ème Armée n’ait pas encore atteint Gorki ! Cette attaque est capitale, elle doit interdire aux Fascistes de concentrer assez de forces sur le flanc gauche de la 43ème Armée pour bloquer sa percée vers le fleuve ! Demain, tu dois prendre Gorki ! Compris ? »
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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