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URANUS-MARS-SATURNE
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Fantasque



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MessagePosté le: Mer Déc 29, 2010 00:54    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, il sortira du bois....

F
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Fantasque



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MessagePosté le: Mer Déc 29, 2010 19:03    Sujet du message: Répondre en citant

Et voilà...

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Nuit du 27 au 28 novembre.

Une réunion de crise se tient au QG de Rastenburg, où Hitler ne décolère pas contre ses généraux. Ayant accepté la démission de Von Brauchitsch, il annonce sa décision d’assumer lui-même le commandement suprême, reléguant le chef d’État-major à un simple poste technique. Guderian, qui s’est restauré, est admis à 22h00 et réitère ses conseils pour un repli général. Hitler le congédie alors, non sans l’avoir au préalable dépouillé du commandement de la 1ère PZA, et lui conseille « de prendre sa retraite s’il ne peut plus supporter le stress du combat ». Il nomme von Hoth à la place de Guderian, et lui enjoint de tenir ses positions « à tout prix » tout en exigeant de lui qu’il perce en direction de la poche de Pyryatyn.
À 23h00 se déroule une réunion au sujet de la « poche de Belaia Tserkhov » et du sort de la 2ème PZA. Goering et Jeschonnek y participent. Hitler s’emporte quand on fait mention de la faiblesse des défenses allemandes à l’Ouest de Kiev. Après avoir parlé par téléphone avec Von Kleist et lui avoir affirmé que « des renforts sont en route », on en vient au sort de la 2ème PZA. Hitler se tourne vers Goering et lui demande si la Luftwaffe est en mesure de ravitailler la 2ème PZA « le temps nécessaire à ce que soit montée une offensive visant à rétablir le contact ». À la grande horreur du chef d’État-major de la Luftwaffe, Goering affirme à Hitler qu’un pont aérien « ne pose aucun problème » compte tenu de la proximité des bases logistiques situées en Pologne. Le Chef d’État-major profite d’une suspension de séance pour tenter d’expliquer à Goering que l’aviation de transport allemande est trop affaiblie après les pertes subies en 1941 (Merkur) et 1942 (Limnos) pour être en mesure de ravitailler une « PanzerArmee », mais rien n’y fait. La nouvelle est câblée à Von Wietersheim vers 01h30 le 28 novembre, en même temps qu’une « instruction du Führer » exigeant que la 2ème PZA se maintienne sur ses positions. De manière significative, la question de la poche tenue par les troupes hongroises n’est abordée que très succinctement, et sous l’angle de la diversion qu’elle pourrait apporter.

À la suite de cette décision, une réunion séparée se tient entre représentants de la Heer et ceux de la Luftwaffe (réunion à laquelle Goering ne se donne même pas la peine d’assister) pour estimer les quantités que devrait acheminer le pont aérien. Un minimum de 300t jour est alors fixé pour la seule 2ème PZA mais les représentants de la Heer indiquent qu’il faut aussi prévoir entre 30t et 50t pour les unités encerclées autour de Pyryatyn. Or, les capacités aériennes sont les suivantes :
Groupe d’armées Centre : KG zbV 101 (44 Ju-52) et IV/KG zbV-1 (24 Ju-52), soit 68 Ju-52 dont 41 sont disponibles.
Groupe d’armées Sud : KG zbV 50 (44 Ju-52) et KG zbV 54 (47 Ju-52), soit 91 appareils dont 53 sont en état de vol.
Ces appareils sont déjà utilisés pour ravitailler pour les premiers la poche de Pyryatyn et pour les seconds la 2ème PZA, et ont subi des pertes sensibles en raison de l’activité de l’aviation soviétique.

Si l’on veut ravitailler en même temps les unités encerclées, le besoin global se monte à l’équivalent de 500 Ju-52 dont 400 devraient être en permanence en état de vol. Il faudra aussi assurer leur escorte, ce qui pourrait impliquer de 250 à 350 chasseurs mobilisés uniquement pour cette tache. Le nombre de transports implique de dégarnir les Écoles de pilotage ainsi qu’une partie des unités de reconnaissance maritime pour pouvoir utiliser les Fw-200 « Condor » dont elles disposent. Vinnitsa est le centre logistique le plus proche, mais il est tombé devant l’avancée des troupes soviétiques et une offensive pour le reprendre ne semble pas possible avant au moins une dizaine de jours. Rovno apparaît comme la seule base possible pour monter une telle opération, en dépit de la distance de près de 300km avec Belaja Tserkhov. Mais, cela implique que la ville soit défendue à tout prix, et que l’on y élargisse d’urgence les aérodromes, afin de pouvoir y faire opérer 400 appareils. Pour Pyryatyn, Nizhin peut être une base avancée, mais Gomel semble la seule solution réaliste.
La Luftwaffe accepte de transférer sur Rovno une division de DCA (Flak) qui assurait jusque-là la défense de Varsovie et de transférer d’autres unités de DCA de la « Défense du Reich » vers Gomel ou la Pologne orientale.
Pour la Wehrmacht, le choix est beaucoup plus difficile en raison de l’éviction de Mussolini en Italie, et de la nécessité de planifier une prise de contrôle de l’ensemble, ou du moins d’une bonne partie, du pays. La seule solution consiste à engager la 8e PzDiv, en cours de reconstitution en Allemagne, ainsi que la PanzerLehr avec 6 divisions d’infanterie et 3 bataillons de chars indépendants. Cette force devrait pouvoir être transporté dans les environs de Rovno dans un délai de 72h, afin d’y stabiliser la situation, voire de pouvoir lancer une contre-attaque pour effectuer la jonction avec la 2ème PZA.

Vers 03h00 du matin, une réunion a lieu autour de Hitler et Goering, en présence de Halder, Keitel, Jodl, Jeschonek et Von Paulus pour décider des opérations à venir. Devant un Hitler, qui semble beaucoup plus calme, les grands traits de l’opération « Wintergarten » sont alors tracés. Dans un premier temps, autour des deux divisions blindées disponibles (la 8e PzDiv et la Lehr) et de 4 divisions d’infanterie les deux corps d’armée prendront position autour de Rovno, aidés dans cette tache par la FlakDivision venant de Varsovie. Les avions de transport seront concentrés autour de Rovno, et peut-être de Vinnitsa (opération « WinterAdler » une fois que la ville sera reprise) et de Gomel (opération « Berlin ») avec pour tache de commencer le pont aérien sous 72 heures. Le soutien en chasseurs devrait être fourni par des unités de la « Défense du Reich ».
D’ici 7 à 8 jours, en fonction de la réussite du plan et de l’épuisement des avant-gardes soviétiques l’opération « Wintergarten » commencera réellement, et devrait permettre de rétablir la liaison avec la 2ème PZA qui « restera sur ses positions » comme l’indique Hitler. Reste à désigner le nom du chef de cette opération. Halder, Keitel et Von Paulus tombent d’accord pour désigner soit Reinhardt soit Von Manstein. Hitler s’emporte au nom de Reinhardt et désigne Von Manstein, qui devrait alors abandonner le commandement du PanzerGruppe-2, pour commander « WinterGarten ».
Les ordres sont transmis vers 04h45, et ils atteignent les QG de Von Wietersheim et de Von Manstein vers 05h00.

28 novembre (J+7)

La température baisse à nouveau, et après des pics à -15° / - 12° dans la nuit se stabilise dans les -8°. Le ciel est couvert d’une couche de nuages en altitude, mais sans précipitations, ce qui explique aussi la chute des températures. L’aviation soviétique multiplie les missions (plus de 1600 missions offensives à l’Ouest de Kiev) tandis que la Luftwaffe limite ses opérations soit au ravitaillement des poches encerclées, soit à l’attaque des éléments les plus avancés de l’Armée Rouge.

À l’ouest de Kiev, les troupes de Dovator reprennent leur avance et s’emparent de Olevs’k dans la journée, mais sont arrêtées devant Ostky par un assemblage hétéroclite de troupe du train, d’élément de la Luftwaffe et d’une compagnie de Marder-II. Marchant depuis Novograd-Vol’insky, les troupes de Muzychenko se rapprochent de Rovno. Elles sont elles aussi ralenties par une partie des restes de la 17e Armée de Von Schwedler qui se replient après leur échec devant Kozyatyn dans le cadre de l’opération « Forges de Thor ». ces troupes arrivent à se retrancher devant la petite ville d’Horchtcha. Sur la gauche (soviétique) les troupes de Katoukov prennent Starokonstantiniev et continuent d’avancer devant une opposition très faible, mais sous des bombardements constants qui freinent les troupes. Enfin, à l’extrême gauche du dispositif soviétique, les cavaliers mécanisés de Pliev se rapprochent de Khmelnitskij. La journée est mise à profit par les Allemands pour renforcer les défenses de Rovno où les premiers éléments de la division de Flak venant de Varsovie débarquent des trains vers 17h. Un régiment prendra position devant Rovno dans la nuit. Dans le même temps des officiers d’État-major de la Luftflotte 4 et du Commandement au Transport 1 ((Colonel E. Kühl) arrivent à Rovno pour superviser l’organisation du pont aérien. Ils s’aperçoivent que les aérodromes manquent considérablement de surfaces et de moyens de guidage pour abriter l’immense flotte nécessaire au ravitaillement de la II.e PZA. Cependant, d’ores et déjà, décollent depuis Rovno les Ju-52 des KG zbV 50 et 54 (38 appareils en tout) qui sous escorte fournie par la JG-52. Le convoi aérien atterrit sans problème à Tarachtcha, mais il est attaqué lors de son décollage par 14 Pe-2 escortés par 33 Yak-1. Dans le combat qui s’en suit, 11 Yak et 3 Pe-2 sont abattus, mais les Allemands perdent 7 Bf-109F et surtout 11 Ju-52.
Il devient évident qu’il faut une défense anti-aérienne sérieuse sur Tarachtcha. Dans le même temps, seul 3 He-111 et 2 Ju-52 survolent les unités hongroises encerclées, se contentant de lâcher des containers.

À l’est de Kiev, la situation évolue elle aussi défavorablement. Guderian rentre à Nizhyn en fin de matinée pour passer le commandement à Von Hoth. Von Manstein, avant de passer le commandement du LVIe AK au général Langraf a le temps de donner l’ordre aux unités combattant au sud de la poche de se replier sur Nizhyn, qui est attaqué de deux côtés par les troupes soviétiques. Guderian et Von Manstein s’envolent vers 14h30, le premier mis à l’écart et le second pour prendre la tête d’une hypothétique contre-offensive au départ de Rovno.
La poche de Pyryatyn est alors à près de 100 km. Cependant, les attaques de l’aviation soviétique se multiplient (plus de 2200 sorties) et la Luftwaffe a beaucoup de mal à fournir une assistance aux forces allemandes. Tandis que le général Nehring prend le commandement du XLVIIe PanzerKorps qui se bat aux côtés du LVI.e son précédent chef, le général Lemelsen prend la direction du Panzergruppe-II, tandis que Reinhardt est rappelé en Allemagne.
Seul le XXIV AK, désormais sous le commandement de Model, continue à repousser les attaques soviétiques devant Tchernigov, mais il ne peut empêcher le rétrécissement du couloir qui relie la I.e PZA à Gomel. C’est à Gomel justement que se regroupent les KG zbV 5 et 20, équipés de vieilles versions du He-111, qui doivent aider les Ju-52 à ravitailler la poche de Pyryatyn.

Plus au nord, les combats font rage autour d’Orsha, que les troupes soviétiques encerclent désormais au trois-quart.

29 Novembre (J+Cool

La nuit bruisse du côté allemand des efforts désespérés pour faire converger sur Rovno les renforts. Un léger redoux ramène les nuages bas, qui rendent l’engagement de l’aviation difficile, de part et d’autres. Le nombre de sorties chute de manière spectaculaire du côté soviétique (moins de 900 au total) mais aussi allemand (moins de 280).

À l’ouest de Kiev, les troupes de Dovator font sauter le bouchon d’Ostky et s’emparent dans la foulée de Rokytne. Les forces de Muzychenko se heurtent elles au 99e régiment de Flak et, si elles prennent Horchtcha après de violents combats sont incapables d’avancer vers Rovno. Au contraire, les troupes de Katoukov pivotent vers le nord-ouest et prennent dans la journée Chepetyvka et Iziaslev. Quant aux troupes du général Pliev, elles sont incapables de prendre Khmel’nitsky. Les opérations de ravitaillement de la poche de Belaja Tserkov commencent à monter en puissance, mais sont gênées par le ciel très bas. Près de 52 Ju-52 atterrissent sur l’aérodrome de Tarachtcha où ils livrent en particulier des canons de Flak (20-mm et 37-mm) ainsi que des munitions. Néanmoins 8 Ju-52 sont perdus du fait de la chasse soviétique sur le chemin du retour.
Dans l’après midi, les 8e PzDiv et PzLehr arrivent à Varsovie et sont immédiatement transférées vers l’Ukraine occidentale. La division de Flak en provenance de Varsovie finit de débarquer à Rovno ainsi qu’une division d’infanterie composée de troupes fraîches.

À l’est de Kiev, la pression sur Nizhyn est telle que von Hoth obtient de Hitler ce que ce dernier avait refusé à Guderian, soit un replis « provisoire » sur Tchernigov. Mais, le redoux a fragilisé la glace qui s’est formée sur les marécages et nombre de véhicules allemands s’y embourbent et doivent être abandonnés. Par ailleurs, l’étroitesse de la poche allant de Gomel à Tchernygov impose d’utiliser pour le ravitaillement des forces allemandes engagés devant cette ville une partie du soutien aérien et des transports destinés initialement à la poche de Pyryatyn.
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MessagePosté le: Mer Déc 29, 2010 19:55    Sujet du message: Répondre en citant

Tien, on dirait que Guderian va devoir se chercher un nouveau poste. Peut-être inspecteur-général de la Panzerwaffe?
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MessagePosté le: Mer Déc 29, 2010 20:06    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, mais pas avant le printemps 1943....
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MessagePosté le: Mer Jan 05, 2011 01:19    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé du retard.
Nous avons déménagé nos bureaux et la rentrée a été un peu chaotique....
F
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30 novembre (J+9).

Dans la nuit du 29 au 30 novembre se tient une nouvelle réunion de crise autour de Hitler, Halder, Jodl, Keitel et Jeschonnek. Le repli sur Tchernigov menace de tourner en déroute. La décision est alors prise d’envoyer à Gomel les 25e et 27e PzDiv. Si la première de ces deux unités a été formée en France à partir de février 1942, la 27e PzDiv. Est de formation beaucoup plus récente (début août 1942) mais sert d’unité « test » du matériel. Sur l’insistance de Hitler elle est donc aussi envoyé à l’est.

Au matin, la température est à nouveau basse, et elle n’atteindra -6° que dans la journée. Le temps est couvert avec quelques chutes de neige de ci de là. Von Hoth continue son repli mais tente de tenir la ville de Tchernigov, qui est désormais attaquée sur 3 côtés par les Soviétiques. L’aviation essaye de ravitailler la poche de Pyryatyn, mais elle doit aussi assurer en partie le ravitaillement des troupes sur Tchernigov, car la route Gomel-Tchernigov est constamment sous le feu des unités soviétiques. Beaucoup de matériel est perdu, parfois sur de simples pannes, car il est impossible de remorquer les chars vers Gomel.

À l’ouest de Kiev, les troupes du Général Dovator atteignent Sarny qu’elles prennent en fin d’après-midi après avoir passé la Shich d’assaut. Tandis que les troupes de Muzychenko sont arrêtées devant Rovno, celles de Katoukov continuent d’avancer et, à partir d’Iziaslev, s’avancent vers Dubno.
Stoppées devant Khmel’nitsky, les troupes du Général Pliev n’ont d’autre choix que de monter un assaut dans les règles. En soirée, on se bat dans les rues de Khmel’nytsky !

Des deux côtés l’aviation est active. Mis, pour la Luftwaffe, il faut diviser ses forces entre les missions d’assaut et les missions de ravitaillement des forces encerclées. 131 Ju-52 et He-111 se posent dans la journée à Tarachtcha, mais les attaques constantes de l’aviation soviétique, en dépit de lourdes pertes tant dues à la Flak qu’à la chasse allemande, coûteront 21 transports. Au total, la Luftwaffe aura fait 487 sorties offensives dans la journée, ce qui fait pale figure devant les 1456 sorties offensives des VVS.
Cependant, seules les forces allemandes sont ravitaillées. Seulement 2 He-111 larguent des containers sur la poche où sont enfermées les troupes hongroises dont le moral baisse rapidement.

Par ailleurs, il faut aussi défendre Orsha, où les troupes allemandes et soviétiques s’affrontent au corps à corps.
Dans l’après-midi, Von Manstein appelle Rastenburg pour demander que les troupes roumaines (3e, 4e et 11e DI et 4e Brigade de Cavalerie (motorisée, équipée de 44 chars LT-35)) envoyées en renfort se massent entre Ternopol et Khmel’nistky.

1er Décembre (J+10)

Le temps s’améliore, mais la température descend brutalement, elle ne dépassera pas -10° dans la journée, et atteindra -16° à -18° dans la nuit.
Von Hoth est obligé d’abandonner Tchernigov, ce qu’il fait non sans procéder à des destructions systématiques afin de retarder le plus possible les Soviétiques. Cependant, la route Tchernigov-Gomel étant coupée, il faut passer par des chemins de fortune, très souvent sous le feu de l’artillerie soviétique. La Luftwaffe intervient massivement (à son échelle…) et réalise 201 missions d’assaut dans le secteur mais les VVS vont en faire près de 4 fois plus, avec certes des pertes importantes (53 avions détruits par la chasse ou la Flak) mais les Allemands en perdent 27, ce qui, en proportion du nombre de sorties correspond à un pourcentage bien plus élevé. La poche de Pyryatyn ne reçoit que 31 avions.

À l’ouest de Kiev, tandis que Von Manstein et Von Kleist mettent au point la contre-offensive prévue, les troupes de Dovator poussent au-delà de Sarny mais sont arrêtées par des feux de PAK et de FLAK très intenses. Plus au sud, les troupes de Katoukov prennent dans la journée Dubno et Kremenets. Katoukov, considérant l’état de ses troupes avancées demande cependant à ce que l’offensive s’arrête pour 24h ou 48h et propose de pivoter son axe vers le Nord afin de compléter l’encerclement de Rovno.
Enfin, à Khmel’nitsky, les combats de rues se poursuivent, mais les troupes allemandes et roumaines reculent et, en soirée, ne tiennent plus que quelques faubourgs de la ville.
Pendant ce temps, les troupes soviétiques ont le dessus à Orsha et, à la fin du jour, la ville est repassée sous le contrôle soviétique.

En fin de journée, Von Manstein peut confirmer à l’OKH que la 8e PzDiv et la Panzer Lehr sont en train d’occuper leurs positions d’attaque, à l’est de Dubrovytsa.
Les opérations aériennes sont aussi relativement intenses dans ce secteur, où la Luftwaffe va effectuer 507 missions offensives comprenant 147 vols de ravitaillement sur Tarachtcha plus leur escorte. Ces vols donnent lieu à plusieurs batailles aériennes dans lesquels les Soviétiques perdent 67 appareils, mais les Allemands 39 dont 27 Ju-52 et He-111.

2 Décembre (J+11)

Un temps anticyclonique s’installe (provisoirement) et la température tombe en moyenne à -11° mais peut atteindre -18° à -20° dans la nuit. Les opérations aériennes vont se dérouler sans encombre du point de vue de la météo. Cependant, si la Luftwaffe réalise au total 634 missions offensives (dont 181 vols de ravitaillement se répartissant en 153 vols vers Tarachtcha et 28 vers Pyryatyn) l’aviation soviétique en effectue pas moins de 1985 et continue de pilonner les forces allemandes qui se replient vers Gomel, mais aussi à l’Ouest de Kiev. Les pertes sont élevées des deux côtés avec 65 appareils de la Luftwaffe abattus (dont 29 transports) et 87 appareils soviétiques.

La journée commence par un fait lourd de symboles. Les troupes hongroises encerclées, soumises à la propagande soviétique (qui habilement joue de l’antagonisme entre Hongrois et Roumains) se rendent. Elles n’ont pratiquement pas été ravitaillées depuis 8 jours et les réserves de munitions et de carburant sont épuisées. Leur reddition libère cependant des troupes soviétiques qui vont en fin de journée se mettre en route vers Vinnitsa.
Sur le reste du front, un calme précaire s’établit. Les forces soviétiques sont épuisées après 11 jours d’offensive continuelle. Quant aux Allemands, ils préparent l’offensive qui, dans leur esprit, doit les ramener à Jitomir et offrir à la 2ème PZA la possibilité de percer tout en maintenant ses positions les plus à l’est. Cependant, Von Wietersheim signale que le pont aérien est très en deçà de ce qui avait été prévu et que la 2ème PZA reçoit moins de la moitié des 300t/jour qui étaient considérés comme le strict minimum nécessaire pour maintenir sa capacité combative.

Entre Orsha et Gomel, les premiers éléments des 25e et 27e PzDiv commencent à débarquer des trains et viennent renforcer les défenses de Gomel.
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Tyler



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MessagePosté le: Mer Jan 05, 2011 11:34    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
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30 novembre (J+9).

Dans la nuit du 29 au 30 novembre se tient une nouvelle réunion de crise autour de Hitler, Halder, Jodl, Keitel et Jeschonnek. Le repli sur Tchernigov menace de tourner en déroute. La décision est alors prise d’envoyer à Gomel les 25e et 27e PzDiv. Si la première de ces deux unités a été formée en France à partir de février 1942, la 27e PzDiv. Est de formation beaucoup plus récente (début août 1942) mais sert d’unité « test » du matériel. Sur l’insistance de Hitler elle est donc aussi envoyé à l’est.

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Bonjour,

La 25e PzDiv semble OTL avoir été crée en février 42 en Allemagne puis envoyé de février 42 à aout 43 en Norvège pour entrainement et comme troupes d'occupation(et ensuite envoyé au Danemark puis en France d'ou elle partira fin 43 pour rejoindre le front russe, contre l'avis de Guderian).

Peut etre y'a t-il eu confusion avec la 26e PzDiv, formée en 42 dans le Nord de la France (à partir des restes de la 23e Infanterie-Division)?

Après ce sont des sources wikipedia donc il peut y'avoir des approximations Wink
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Fantasque



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MessagePosté le: Mer Jan 05, 2011 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Non, la 25e PzDiv a bien été créée en France. Par contre elle est envoyée en Norvège à partir de septembre 1942. Nous avons supposé avec les collègues russes que cette division ferait partie des "réserves stratégiques" de l'OKH compte tenu de ce qui se passe en Russie.

La 27e elle est crée en Allemagne, et OTL est envoyée avant d'avoir terminé son entraînement en Russie - Son sort est ici identique. Elle a effectivement servi d'unité "test" pour certains nouveaux matériels.

Voici la liste des constitutions des PzDiv FTL

25ème Panzer Division (formée à partir de février 42 en France)
26ème Panzer Division (Formée à partir de juillet 1942 en France)
27ème PzDiv (Formée en France et à Berlin à partir d’Août 1942)

1943
2ème SS PzDiv « Leibstandarte AH »(formée à partir de Janv. 1943)
3ème SS PzDiv « Totenkopf » (Formée à partir de janvier 1943)
4ème SS PzDiv « Wiking » (formée à partir de février 1943)

24ème PzDiv (formée à partir des survivants de la 1ère Gebirgs à partir de février 1943).

Les 4 divisions formées en 43 le seront àpartir des (rares) survivants des unités engagées dans "Typhon".

La 26e est à l'entraînement sur du matériel français (H-39 et R-35). Elle deviendra disponible (sur matériel allemand) à partir de février-Mars 1943.

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patrikev



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MessagePosté le: Mer Jan 05, 2011 21:49    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
Bonjour,

24ème PzDiv (formée à partir des survivants de la 1ère Gebirgs à partir de février 1943).

F


Une Panzer à partir d'une Gebirgs? Je ne suis pas expert en recyclage, mais ça me semble un peu bizarre. Et puis la 1e Gebirgs, j'y tiens: elle est dans le Péloponnèse et il y a peu de chances que Rommel la laisse partir, avec la pression des Franco-Anglo-Greco-Yougos dans le secteur. C'est même probablement elle (ou sa consœur la 3e) qui va devoir reconquérir la Grèce centrale au moment de la défection italienne. En commettant au passage une série de massacres d'Italiens et de Grecs.

Je ne vais pas dire que c'est sentimental, mais dans les Balkans, j'ai beaucoup moins de divisions à gérer et je commence à connaître un peu le palmarès de chacune. Je serais gêné de devoir attribuer des crimes de guerre dans les Balkans à un général qui, OTL, n'aura fait que manger du sable dans le désert.
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MessagePosté le: Jeu Jan 06, 2011 00:06    Sujet du message: Répondre en citant

Je me rends à ces bonnes raisons.

Mais OTL ce fut le cas.

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MessagePosté le: Jeu Jan 06, 2011 00:30    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai mis dans le sujet À voir et à entendre un très bon lien sur les forces armées allemandes. Je pense qu'il faut revoir un peu l'historique de la 24e PzD, elle est dispo vers juin 42 à Koursk (OTL bien sûr).
Qui veut un peu s'occuper de l'OdB allemand, mmh ? Razz
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MessagePosté le: Jeu Jan 06, 2011 22:34    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne vais pas faire tout l'OdB allemand (désolé) mais j'ai commencé à dégrossir le travail pour les divisions de montagne. Comme plusieurs seront engagées dans les Balkans et en Italie, je tiens à les garder à l'œil.

http://www.axishistory.com/index.php?id=31

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?p=15099#15099
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MessagePosté le: Sam Jan 29, 2011 18:05    Sujet du message: Répondre en citant

Une mention à ne pas oublier: 8 novembre, anniversaire de la révolution d'Octobre ( Rolling Eyes oui, c'est comme ça), discours musclé du Petit Père Staline et sans doute quelques actions des résistants communistes en Europe.
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Fév 12, 2011 00:40    Sujet du message: Répondre en citant

Verrons-nous l'épisode du général Sponeck?
_________________
- Votre plan comporte un inconvénient majeur.
- Commençons par le plus facile: capturer la bête.
- Le voilà, l'inconvénient majeur.
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loic
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MessagePosté le: Sam Fév 12, 2011 10:51    Sujet du message: Répondre en citant

Intéressant personnage, à développer dans un sujet à part si besoin.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Fantasque



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MessagePosté le: Jeu Avr 21, 2011 10:22    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous,

Voici la suite.
Amitiés
F
-------


3 Décembre (J+12)
Le temps se caractérise par un léger redoux (-3,7°) avec de faibles précipitations.

À 5h30 du matin, dans une nuit noire, commence l’opération « Wintergarten » dans le fracas de la préparation d’artillerie. Des marges des marais du Pripet ainsi que de Rovno, s’élancent trois CA allemands. La Panzer Lehr, assistée de la 336e et de la 385e ID, occupe les positions les plus à l’est, pratiquement en face de Korosten. Plus à l’ouest, la 8e PzDiv et la 384e ID (appuyée par la 15e Luftwaffe Division) attaquent en direction d’Olevsk. De Rovno, ce sont deux divisions d’infanterie (la 60e ID et la 7e LD) qui attaquent vers l’axe Novograd-Volynsky.
Plus au sud, à la hauteur de Khmel’nitsky, ce sont les 262e et 295e ID, appuyée par la 20e Division d’Infanterie Légère Hongroise qui passent à l’attaque. Mais, cette opération commence sur un quiproquo, peut être pas complètement involontaire. Le Corps d’Armée Roumain (3e, 4e et 11e DI ainsi que la 4e Brigade de Cavalerie motorisée, équipée de 36 chars LT-35) ne sont pas encore en position au sud de Khmel’nitsky et ne peuvent soutenir l’attaque.

Les troupes de Katoukov et de Dovator, épuisées après dix jours d’offensive, plient sous la poussée allemande, mais les combats sont acharnés et Von Manstein presse les commandants des deux corps d’armée situés plus au sud d’accentuer leur pression. La Luftwaffe acquiert la supériorité aérienne au nord de Korosten et les unités de Ju-87 et de Bf-110 d’assaut multiplient les missions. Par contre, au sud de Rovno, l’attaque piétine.
Rokossovsky quant à lui multiplie les coups de sonde sur le « poche » de Tarachtcha tandis que les avions de transports allemands dûment escortés ravitaillent à hauteur de 120t les combattants de la dite poche.

4 Décembre (J+13)
Le temps anti-cyclonique s’installe à nouveau, marqué par des températures froides (-15° dans la nuit, -7,5° le jour) mais un temps sec.

Avec l’amélioration du temps, les attaques aériennes se multiplient autour de Korosten. Qui est atteinte à la fin de l’après-midi par les éléments précurseurs de la Lehr. Devant le risque d’un effondrement du front se tient une importante réunion d’État-major à Kiev en présence des envoyés de la Stavka (Joukov et Antonov). Le général Kirponos demande désespérément des renforts et, devant la gravité potentielle de la situation, il est décidé de transférer la 5ème Armée Blindée de Tchernyakovsky sur la rive droite du Dnepr. Cependant, ce dernier insiste sur le fait qu’un tel mouvement prendra de 3 à 5 jours avant que ses forces ne soient en état de lancer une contre-offensive.

Pendant ce temps, au sud de Rovno, les troupes roumaines sont enfin entrées en action. Mais elles se heurtent à une défense résolue des Soviétiques. Pliev et Lukin ont eu le temps de se retrancher et les blindés affectés à cette partie de la contre-offensive sont décidément trop légers face aux défenses des Soviétiques. La 4ème brigade de Chars roumaine perdra plus de la moitié de ses engins dans la journée. Sous l’impulsion de Novikov, les VVS offrent une meilleure résistance, mais la Luftwaffe a toujours l’avantage sur la partie nord de la contre-offensive.
Cependant un problème épineux se pose. La concentration des forces aériennes sur le soutien aux troupes implique une diminution notable des missions d’escorte au profit des avions de transport affectés au pont aérien en direction de la « poche » de Tarachtcha. Devant les protestations de Von Wietersheim, qui signale que le pont aérien est très en deçà de ce qui avait été prévu, le commandement décide de reprendre les vols d’avions de transport non escortés.

5 Décembre (J+14)
Le temps se maintient, avec des pointes à -20° dans la nuit et une température moyenne de -9,1° dans la journée. Le temps reste sec.

La baisse des températures commence à affecter les troupes allemandes, mais moins celles qui mènent la contre-offensive (et qui ont pu être rééquipées en partie lors de leur transfert) que celles se battant dans la poche de Tarachtcha.
Appuyé par la 8ème PzDiv. La Lehr et la 336 ID prennent Korosten en fin de matinée. Les forces venues de Rovno s’emparent de Novograd-Volyns’ky. Von Manstein, après une conférence qu’il tient avec Von Kleist, peut affirmer au Quartier Général qu’il sera bientôt en mesure de prendre Zhitomir et de percer jusqu’à la poche. Il réitère sa demande pour que l’ordre soit donné à Von Wietersheim d’effectuer une sortie pour qu’il puisse faire sa jonction avec ses propres forces, dont il ne sous-estime pas la faiblesse. Dans la soirée arrive de Rastenburg une réponse négative.

Au sud de Rovno, les forces germano-hongroises entrent dans Khmel’nitsky, mais sont arrêtées à la sortie de la ville. Elles n’avancent que très peu en direction de Vinnitsa.
Le général Pliev décide cependant, après en avoir conféré avec Bagramyan et avec la Stavka, de replier ses troupes sur Slavuta pour raccourcir son front.
La journée est marquée par une recrudescence des combats aériens, que ce soit au-dessus du front, où les VVS contestent désormais la supériorité aérienne de la Luftwaffe au nord, ou au-dessus de la poche de Tarachtcha, où la les allemands perdent encore 37 appareils de transports dans une succession de combats aériens mais aussi d’attaques au sol.

6 Décembre (J+15)
Même temps que la veille (-8,2° en moyenne dans la journée) avec un temps sec.

Von Manstein supervise la contre-offensive et ses forces, désormais unifiées, avancent sur la route qui va de Korosten vers Zhitomir. Elles se heurtent à une très forte résistance du 1er Corps de Cavalerie (Maj.Gen. L.M. Dovator) et du « Groupe Mobile Katoukov ». En regroupant les chars disponibles, les Soviétiques sont arrivés à constituer une masse supérieure en nombre à celle des Allemands. L’appui de la 11ème division d’artillerie, approvisionnée en priorité, se traduit aussi par des tirs d’interdiction massifs et meurtriers.
Dans cette nouvelle « bataille de rencontre », la décision est souvent indécise, avant que l’entraînement des tankistes allemands ne fasse peser la balance en leur faveur. Dans la fin de l’après-midi, le général Dovator est tué au combat au milieu des survivants de la 25ème Brigade de chars, mais l’avance allemande est stoppée bien Zhitomir et les deux divisions blindées allemands n’ont plus que 84 chars disponibles à elles deux.

Au sud, les forces germano-hongroises arrivent à passer le Bug, tandis que les forces roumaines avancent lentement en direction de Vinnitsa. Mécontent de la performance de Pliev, Bagramyan vient prendre la direction des opérations, mais il doit vite reconnaître que les forces de Pliev (et celles de Lukin) sont dans un grand état de faiblesse.

Les VVS continuent d’affronter dans ciel dégagé la Luftwaffe et, tout en subissant des pertes lourdes (pas moins de 87 avions détruits dans la journée) infligent cependant des pertes qui sont insupportables à l’adversaires (42 appareils). L’État-major allemand doit alors se résoudre à concentrer toutes ses forces sur le front et annonce à Von Wietersheim que le pont aérien est « provisoirement suspendu ».

7 Décembre (J+16)
La température de réchauffe quelque peu (-5° dans la nuit,-1,5° dans la journée), mais avec la fin du temps anti-cyclonique on retrouve un plafond très bas, qui va handicaper l’aviation des deux côtés. Des chutes de neige éparses ont lieu durant la journée.

Ce jour voit une nouvelle bataille se dérouler autour d’Andriuvka. Les forces soviétiques, désormais passées sous le commandement de Katoukov, opposent une résistance désespérée aux troupes allemandes, qu’elle finissent par arrêter. À la fin de la journée les allemands sont à 37 chars pour les deux divisions blindées réunies, et les unités rassemblées sous la houlette de Katoukov ont tenu bon. De plus, les informations indiquant l’arrivée d’une grande unité (il s’agit de la 5ème Armée Blindée) sur la gauche des troupes allemandes engagées devant Zhitomir n’est pas sans inquiéter von Manstein. Dans la nuit, ce dernier tente de joindre Von Wietersheim pour obtenir que ce dernier, de sa propre initiative, décide de réaliser une percée le lendemain ou le surlendemain. Mais, Von Wietersheim se retranche derrière les instructions formelles d’Hitler. Aussi, Von Manstein se décide pour une ultime attaque, contournant Zhitomir.
Au sud de Rovno, si les forces roumaines ont enfoncé un petit coin dans la défense soviétique à l’ouest de Vinnitsa, elles restent loin de cette ville et Bagramyan peut communiquer à la STAVKA que la situation est désormais sous contrôle


8 Décembre (J+17)
La température reste modérée avec une moyenne de-3,2°, mais on assiste à des chutes de neige importantes.

Von Manstein repart à l’offensive, mais, en dépit d’efforts surhumains les équipes de réparation de la 8ème Panzer et de la Panzer Lehr n’ont pu réparer qu’une trentaine de chars, et l’attaque ne reprend que vers 11h du matin. Contournant Zhitomir, où les forces soviétiques sont solidement retranchées, les troupes allemandes avancent vers le sud-est et atteignent en fin d’après-midi la route reliant Kiev à Zhitomir.
Kirponos bat le rappel de ses troupes et donne l’ordre à la 6ème Armée (Ltn.-Gen. N.I. Muzychenko) d’arrêter l’avance allemande. Tchernyakovsky pour sa part communique à la Stavka que le déploiement de ses forces est maintenant achevé. Mais, tant Joukov qu’Antonov lui intiment l’ordre de ne pas bouger tant qu’il n’aura pas reçu 50 T-34 supplémentaires en provenance de Kiev. Ces chars commencent à arriver dans la nuit et sont affectés en priorité au « Groupe Mobile Rybalko ». Cependant, la Stavka autorise Tchernyakovsky à placer la 429ème Brigade Anti-char entre Kiev et les forces allemandes.

Rokossovsky lance une série d’attaques sur la poche de Tarachtcha qui, quoique repoussées à chaque fois, épuisent un peu plus les défenseurs et les obligent à déplacer leurs forces vers le sud. Von Wietersheim doit donc faire face aux attaques incessantes de Rokossovsky et il est douteux qu’il ait pu, en tout état de cause, constituer une masse de rupture suffisante pour tenter une sortie avec quelques chances de succès.

9 Décembre (J+1Cool
La température remonte subitement et redevient positive avec 1,9°, mais neige et pluie tombent en quantité importante en empêche l’activité de l’aviation.

L’attaque de von Manstein, soumise sur ses flancs à de multiples contre-attaques, a bien du mal à percer au-dela de la route Kiev-Zhitomir. Vers 14h, Von Manstein tente une dernière fois de joindre Von Wietersheim par radio. Il lui fait le point sur la situation des plus précaires dans laquelle il se trouve et l’enjoint de se décider. Mais, Von Wietersheim qui sait que Hitler a donné un ordre formel de ne pas abandonner Tarachtcha se refuse à agir tant que cet ordre n’a pas été révoqué. Une demande en ce sens a d’ailleurs été rejetée dans la nuit par Jodl.
Quant à Von Manstein, il ne veut pas prendre le risque d’inciter ouvertement un de ses camarades à désobéir au Führer. La conversation par radio oscille entre le comique et le tragique, mais Von Manstein, à la fin des fins, ne cache pas à son interlocuteur qu’il a atteint le point le plus avancé de son offensive et que, selon toute vraisemblance, il devra se retirer le lendemain ou le surlendemain. Ceci est avertissement pour Von Wietersheim mais les capacités de ce dernier, alors que depuis le 6 décembre au soir le « pont aérien » est suspendu, sont limitées par manque de carburant.
De plus, Rokossovky maintient sa pression sur les flancs de la poche, ce qui limite les possibilités d’action de Von Wietersheim. Quant à Bagramyan, il se prépare à passer lui aussi à la contre-offensive.

Le 2ème Armée de Choc (Udarnye) du Général K.S. Moskalenko commence à se rassembler dans la zone opérationnelle du Général Tcherevitchenko, au nord d’Odessa. Dans cette ville commencent à affluer les hommes et le matériel des 29ème et 59ème Corps d’infanterie (trois divisions chaque, plus les unités de soutien), et celui de deux brigades indépendantes anti-chars.

10 Décembre (J+19)
Le temps redevient froid (-15 dans la nuit, -9,3° le jour) et sec, mais avec une couverture nuageuse.

Les forces de Von Manstein subissent l’offensive de Tchernyakovsky, qui se déclenche dès 7h00 le matin.
Des combats très violents ont lieu sur la route qui va de Kiev à Zhitomir ainsi qu’en direction de Radomyshl. Von Manstein est obligé d’utiliser ses chars en appui-feu. Des affrontements indécis se dérouleront pendant une bonne partie de la journée. Il est cependant clair, pour Von Manstein, qu’il ne pourra se maintenir sur sa position avancée, et qu’il devra se replier derrière la route Kiev-Zhitomir.
La Luftwaffe, épuisée par les combats des dernières semaines, jette toutes ses forces dans la bataille mais se heurte à d’importantes masses d’avions des VVS. Les pertes se montent à 31 avions allemands (hors transports) et 64 soviétiques. Devant les appels de Von Wietersheim elle décide cependant de reprendre les convois non escortés en direction de Tarachtcha, mais y perd 28 Ju-52 et 7 He-111.

Rokossovsky ne laisse guère de répit à Von Wietersheim et ses attaques reprennent depuis le sud, cette fois ci avec plus de succès. Bohuslav doit être abandonné par les forces encerclées, qui arrivent cependant à éviter une avancée ultérieure des forces soviétiques.

11 Décembre (J+20).
Le temps est inchangé par rapport à la veille avec des températures nocturnes de –18° et de -9,9° dans la journée et un temps sec, mais couvert.

Tchernyakovsky redouble d’efforts et lance Rybalko au nord de l’attaque de la veille, sur Malyn. Rapidement, cette attaque prend l’allure d’une percée. À partir de 12h00 elle se conjugue avec une attaque de la part des forces de Katoukov devant un front que Von Manstein a bien dû dégarnir. La menace est claire pour les forces allemandes, qui risquent d’être encerclées dans le saillant qu’elles contrôlent. Après en avoir conféré avec Von Kleist, Von Manstein commence à décrocher en fin de journée tout en cherchant à contenir Rybalko qui a pris, à 15h30 Malyn. La 8ème Panzer et la Panzer Lehr jouent les pompiers mais avec très peu de chars (environ 45 pour ces deux unités confondues) et des groupes de 3 à 4 canons automoteurs harcèlent les forces soviétiques, évitant que la retraite qui s’amorce ne tourne à la déroute. La Lutwaffe tente de mener à bien deux missions, le ravitaillement de la poche et l’appui-feu sur la ligne de front, mais se voit rapidement dépassée par sa tache. Elle va perdre dans la journée 21 avions sur la ligne de front contre 34 pour les Soviétiques, mais perdra en plus 13 transports (9 Ju-52, 4 He-111 un Ju-86) dans ses tentatives pour ravitailler Tarachtcha.

Au sud, partant du sud-est de Vinnitsa, Lukin lance une contre-offensive sur les troupes roumaines qui, rapidement, prend de l’ampleur.
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