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La Résistance
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 18:00    Sujet du message: La Résistance Répondre en citant

Dans les territoires soumis, se constituèrent partout des mouvements de Résistance, destinés à combattre l'occupant et les collaborateurs ou « Quisling » qui par idéologie ou par intérêt, avaient pris son parti. Le risque était énorme : la torture, la prison, le camp de concentration, la mort, d'autant plus que les Conventions de Genève, qui protégeaient de manière relative les prisonniers des armées régulières, ne concernaient nullement les combattants clandestins.

1. Les types d'activités

La résistance revêtit des formes diverses selon les époques de la guerre, les pays, les circonstances. Mais on peut ramener ses activités à un certain nombre de types.

a) La guérilla – Des groupes armés, plus ou moins importants, se constituèrent, notamment dans les régions de montagnes et de forêts. Leur but était de harceler l'ennemi par de petits combats multiples où la surprise, la rapidité des mouvements compensaient l'infériorité numérique et l'insuffisance de l'armement. Lorsque les « partisans » (en France, on disait les « maquisards ») se massaient en groupes trop compacts, ils risquaient d'être submergés par l'ennemi (par exemple au « maquis des Glières » en Haute-Savoie, en 1942, au Mont Mouchet, dans la Haute-Loire, peu avant le débarquement. à noter que ces deux maquis parvinrent à échapper à l'encerclement et à se disperser grâce à la complaisance et au manque de volonté des forces de police françaises engagées dans l'opération) Les armes étaient fournies, soit par les dépôts clandestins des troupes régulières abandonnés au cours de la retraite, soit par la conquête d'armes ennemies, soit par des parachutages opérés – avec parcimonie au début – par les grands alliées.
La guerre de partisans affaiblissait l'ennemi, le démoralisait, l'obligeait à occuper le terrain avec des forces importantes qui ne pouvaient être envoyées sur les fronts proprement dits. En 1943, les partisans yougoslaves, 200 000 hommes (300 000 ?), retenaient ainsi 24 divisions allemandes, 9 bulgares et 3 hongroises, soit 450 000 hommes, auxquels s'ajoutaient 180 000 « collaborateurs ».

b) Le sabotage – Celui-ci, opéré par des groupes beaucoup plus petits que les « maquis » et souvent distincts, consistait à détruire les ressources ennemies (par exemple l'explosion du parc d'artillerie de Grenoble le 14 novembre 1943) et surtout ses lignes de communications : sabotage de voies ferrés, destructions de ponts, de locomotives. EN France, dans les seuls mois précédant l'opération Torch, 600 déraillements eurent lieu. La résistance détruisit 1 846 locomotives contre 2 495 détruites par l'aviation alliée. Le retard des divisions allemandes de renfort en Italie fut de 48 heures au moins. Un sabotage analogue se produisit dans les administrations publiques.

c) Le renseignement – Ce fut l'une des activités les plus efficaces. Des réseaux de renseignement se constituèrent spontanément et, au prix de bien des mécomptes, réussirent à connaître les mouvements de l'ennemi, ses forces, les plans de ses positions. Les services de renseignement alliés essayèrent aussi de recruter directement des agents en territoire occupé. En France, le 2e bureau de l'armée, le « réseau Marco-Polo » qui compta près de 3 000 membres, la « Compagnie Notre-Dame » du colonel Rémy jouèrent un rôle essentiel, en liaison avec le colonel Passy, chef du « Bureau Central » (VCRA), installé à Alger.

d) Les liaisons – Il fallait transmettre les renseignements, faire « passer » des personnes à l'insu de l'ennemi. Des postes de radio clandestins, que les voitures gionométriques ennemies traquaient sans cesse, des liaisons aériennes, voire navales avec l'Angleterre jouèrent un rôle essentiel. Au seul mois d'août 1942, 700 rapports télégraphiques et 3 000 rapports documentaires arrivèrent de France à Londres ou à Alger. Des « passeurs » firent franchir les Pyrénées à des milliers d'aviateurs alliés abattus et à près de 20 000 français cherchant à gagner l'Afrique du Nord.

e) La neutralisation des agents ennemis et les représailles contre les « collaborateurs » étaient des moyens de défense pour les « réseaux », constamment menacés par la Gestapo, police d'État nazie qui, lorsqu'elle arrêtait les résistants, les torturait pour obtenir des renseignements sur leur organisations.

f) L'action psychologique – Une presse et une littérature clandestine, imprimées secrètement, étaient répandues dans les territoires occupés pour exalter le moral des populations, parfois pour abattre celui de l'ennemi. Par exemple en Pologne, on a compté 1 300 périodiques clandestins dont certains atteignaient le tirage de 50 000 exemplaires par semaine.

g) Les grèves - manifestations de résistance civile : les grèves, menées en dépit de la violence de la répression (l'une des plus marquantes est la grève des 22 et 23 février 1941, à Amsterdam, en signe de protestation contre les mesures antisémites et les arrestations de juifs); la non-exécution des ordres et des circulaires dans les administrations au niveau national ou local; l'infiltration de résistants dans les postes de responsabilité des différents services publics. En France est instauré le NAP, ou noyautage des administrations publiques, et le « super NAP » qui infiltre les ministères du régime de collaboration.


Dernière édition par Redsmosmo le Dim Déc 10, 2006 23:22; édité 2 fois
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 18:04    Sujet du message: Répondre en citant

bon, il y a des fautes, mais c'est le début du travail...
donc voilà
va suivre une partie sur la résistance dans chaque pays
enfin j'ai fait la france, la yougoslavie, la pologne et la grèce tandis que la belgique, les Pays-Bas, l'Italie, le danemark, la tchécoslovaquie, et la norvège sont en cours de finition
je laisse le plaisir à un volontaire de faire un truc sur la résistance soviétique
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 18:28    Sujet du message: Répondre en citant

voilà les pays déjà fait

En Europe, la résistance s'est faite surtout en liaison avec les britanniques et les français. Jusqu'à l'invasion de l'URSS, les communistes n'y ont pas prit une part active, sauf à titre individuel ou en participant à des actions psychologiques. A partir de l'attaque allemande contre les soviétiques, les communistes sont entrés massivement dans la lutte armés, où ils ont joué un rôle important. On voit alors, surtout pour l'Europe de l'est, une ère soviétique succéder à l'ère britannique. Les communistes ayant pour objectif le triomphe de leur système et les autres s'y opposant, on assista à des heurts de divers types.

a) En France, la résistance fut rattachée à l'armée avec un état-major spécifique chargé des actions au niveau national, au traitement des informations fournies par la résistance et au ravitaillement des réseaux. Un « Conseil National de la Résistance » fut créé en 1941. Dès mai 1941, son président (Jean Moulin qui devait mourir en déportation) adressa au gouvernement d'Alger le reconnaissant comme « chef incontesté de la résistance ». Groupé en « Forces françaises de l'intérieur » (FFO) les résistants absorbèrent sans jamais les assimiler complètement, les « Francs-Tireurs et Partisans (FTP) communistes. Les heurts furent réduit au minimum.

b) En Yougoslavie – Le Mouvement de libération nationale, organisé par le leader communiste Josip Broz, qui prit le nom de Tito, s'organisa parallèlement au mouvement « tchetnik » du général Draga Mihaïlovitch (essentiellement serbe). D'abord soutenu par les Anglais, le mouvement tchetnik, par hostilité aux communistes, adopta une attitude d'attente, et certains de ses éléments collaborèrent avec les allemands. Il était en liaison avec le gouvernement du roi Pierre II réfugié à Londres. Tout en s'efforçant d'obtenir un accord entre Tito et Pierre II, les britanniques cessèrent progressivement de soutenir Mihaïlovitch et accordèrent leur appui à Tito (novembre 1942), lorsqu'ils se rendirent compte de l'efficacité de celui-ci dans la lutte. Peut-être étaient-ils aussi satisfaits de voir les partisans de Tito n'entretenir que des relations assez froides avec l'URSS. Les britanniques finirent même par rompre complètement avec Mihaïlovitch. Dans le cas yougoslave, la résistance communiste l'a donc emporté, mais avec le concours des occidentaux, tout autant que des soviétiques.

c) En Pologne – La situation fut beaucoup plus douloureuse. La première organisation de résistance, chronologiquement et par ordre d'importance, fut l'Armée de l'Intérieur (Armia Krajova, AK) dirigée surtout par des officiers de carrière. Parallèlement, le Parti Ouvrier polonais, communiste, créa l'Armée Populaire (vers mai 1942). Dès lors, les deux mouvements agissent parallèlement. l'AK dépendant du gouvernement réfugié à Londres, soutenu par les Anglo-Saxons. L'Armée populaire prit bientôt ses consignes d'une « Union des Polonais patriotes », fondée à Moscou en 1942 et qui devait devenir le Comité de Libération de Lublin puis à la libération de la Pologne, le « gouvernement provisoire » de la Pologne.

d) En Grèce – Le gouvernement du roi Georges II était réfugié au Caire. Les mouvements de résistance contre le gouvernement fantoche établi par les allemands se constituèrent indépendamment de lui en utilisant les armes cachées pendant la retraite. Dès septembre 1941, trois organisations se créèrent : l'EAM-ELAS, dirigée par les communistes, l'EDES, l'EKKA, plus localisées. Toutes trois étaient de tendance républicaine. La tension entre ces organisations et le cabinet du Caire, dirigé par Tsouderos, ne cessa de se développer et aboutit en décembre 1944 à une insurrection des troupes grecques du Caire, favorables à l'ELAS, insurrection réprimée par les britanniques, et à des conflits sanglants à l'intérieur.
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 18:30    Sujet du message: Répondre en citant

des petites précisions s'imposent
les chiffres donnés sont ceux de l'OTL, de même que les exemples que je prends sont ceux de l'OTL arrangés à la sauce FTL ou gardé tel quel.

l'insurrection du Caire en 1944 est historique mais aurait-elle lieur dans la FTL ?
de même, je n'ai pas développé l'après guerre faute d'éléments.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 19:11    Sujet du message: Répondre en citant

Beau travail Redsmosmo.

Il faudra voir avec Fantasque d'éventuelles adaptations à FTL.

Pour la Grèce, je pense probable que, même s'il y a un mouvement communiste, il ne sera jamais très fort car 1) il ne se développe vraiment qu'à partir de mai 42; 2) le Roi n'a pas perdu tout prestige, son gouvernement n'a même jamais quitté la Grèce, puisqu'il est en théorie au moins resté fixé en Crète, et qu'avant même Barbarossa, il avait de nouveau une antenne sur le continent (Péloponnèse). En bref, une après-guerre beaucoup plus consensuelle qu'en OTL est à prévoir.

D'autres commentaires quand je me serai plongé sérieusement là dedans (NON je n'étais pas inoccupé avant)
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Casus Frankie

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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 19:42    Sujet du message: Répondre en citant

à mon humble avis, le gouvernement grecque ne restera pas en Crète. trop près des opérations. Il sera ou au Caire ou tout simplement à Londres, du moins pour le roi. genre la reine d'Angleterre accueillant son homologue méditerranéen.

concernant la Résistance Grecque pendant la Seconde Guerre Mondiale
j'ai trouvé ceci sur wikipédia, dc comme c'est court, je le poste directement sur le forum. cela rejoint ce que j'ai dans mes bouquins....

Un puissant mouvement de résistance anti-nazi, le Front National de Liberation (EAM), fut fondé le 27 septembre 1941. L'EAM organisa une armée de partisans antifascistes, qui prit le nom d'ELAS (Armée populaire grecque de libération). Des membres du Parti Communiste grec, le KKE en furent à l'origine, mais ceux-ci furent vite rejoints par des militants socialistes, syndicalistes ainsi que le parti de la démocratie populaire.
L'ELAS administra certains maquis, procéda à des réformes sociales et mena sans relâche le combat contre les troupes nazies et les gouvernements collaborationnistes grecs. D'autres mouvements de résistance, minoritaires, étaient animés par des officiers et des conservateurs (EKKA, EDES). Ils ne présentèrent jamais un front uni contre l'occupation certains collaborant partiellement avec les allemands en signalant les maquis de l'EAM, ce dernier les inquiétant fortement avec ses projets de réforme sociale et l'influence des communistes.

En Égypte, la majorité de l'armée régulière grecque en exil au Caire avec le gouvernement royaliste, était en opposition avec son état-major soutenu par les Alliés qui aspirait à restaurer le régime royaliste, alors qu'elle souhaitait mettre en place un régime démocratique d'union nationale. Cette tendance fut réprimée par les Britanniques qui procédèrent à une épuration de tout le corps militaire grec en avril 1944.
L'accord du Liban fut signé en mai 1944, le poids de l'EAM étant devenu primordial dans la résistance, et il prévoyait un gouvernement d'union nationale. Lorsque les troupes allemandes évacuèrent la Grèce, une brigade britannique sous le commandement du général Scobie exigea le désarmement de l'ELAS et sa dissolution.


de ce que j'ai dans mes bouquins, l'EAM a toujours été majoritaire et les communistes, si ils n'ont pas dirigé l'organisation y étaient majoritaires.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Déc 07, 2006 02:18    Sujet du message: Répondre en citant

Sans aucun doute.

Mais en FTL, ce n'est qu'un an après le début de l'occupation allemande que les communistes se lancent dans la Résistance active "officielle" avec le feu vert de Moscou.

De l'autre côté, même si le Roi ne réside pas 100% du temps en Crète, il doit y être souvent, il fait un petit tour symbolique dans le Péloponnèse (on en parle dans la Chrono peu après le débarquement), il a récupéré les îles grecques qui appartenaient à l'Italie - bref, sa popularité est sûrement bien supérieure à celle d'OTL.
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Casus Frankie

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Zarbi



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MessagePosté le: Jeu Déc 07, 2006 15:21    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Pour la Grèce, je suis d'accord que le mouvement communiste reste marginal. Car dans la FTL, le gouvernement grec n'a pas quitté la Grèce. La Crète, le Dodécanèse (Rhodes) et bon nombre des iles des Cyclades et des Sporades restent libres et grecs. De plus en 1942, le gouvernement controle le sud du Péloponèse. Ici, la Résistance Grecque doit se considérer comme l'armée grecque de l'intérieur.

Pour la Yougoslavie, je ne suis pas sur qu'on aide autant Tito que dans notre ligne de temps. La raison est que les Yougoslaves ont un corps expéditionnaire de plusieurs divisions et plusieurs navires de combat dans le voisinage du territoire. De plus, l'armée Yougoslave ne s'est pas écroulé en 1941, elle a fait retraite comme en 1915. Donc les forces royalistes sont beaucoup mieux percues. De ce fait, il est probable que le gouvernement en exil controle plus les Tchetniks et les fassent ouvrir plus aux autres nationalités de la Youoslavie.

Ne pas oublier que les Communistes ne commencent la Résistance que vers mi 42. Bien que je crois que Tito n'attendra pas cette date pour faire quelque chose.
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Dim Déc 10, 2006 20:45    Sujet du message: Répondre en citant

alors les rectifications....

En France - dans le cas de l'hexagone, la résistance est constituée dans l'OTL de 45 mouvements et de 270 de réseaux de La France Combattante. Dans la FTL, il peu y avoir plusieurs options 1) la résistance se forme comme dans l'OTL au sein de plusieurs mouvements et un CNR (Comité National de la Résistance) est créer en France subordonné au BCRA du colonel Passy (si vous avez un autre nom) 2) le gouvernement place la résistance sous autorité directe d'Alger et ne tolèrent qu'un ou deux mouvements de résistance, genre communistes+sympathisants/non-communistes+divers, le tout étant placé sous l'autorité du BCRA. etc.....
d'autres problèmes persistent : rôle des préfets, des haut-fonctionnaires ? question de la capacité de manoeuvre (indépendance) de la résistance ?, le BCRA est-il créer ?, si oui qui le dirige ?, à quoi est-il rattaché ?, les résistants sont-ils admis comme soldats de l'armée régulière ? et si oui quelle organisation est donnée aux différents mouvements ?, question de l'intégration des communistes ? si ils sont intégrés, ils faudra des contre-parties comme un poste au gouvernement...

En Yougoslavie - bon alors, si je résume. Deux mouvement se forment.
_ Le Mouvement de Libération Nationale derrière les communistes, les socialistes et les républicains. faiblement armé, les anglais font tout pour y développer l'influence des socialistes et des républicains au dépend des communistes. Cission des socialistes et des républicains vers le mouvement "tchetnik" ? ;
_ le mouvement "tchetnik", sous les ordres du général Draga Mihaïlovitch (quelqu'un d'autre peut-être ?). Soutenu par les anglais, essentiellement serbe au départ, il s'ouvre à d'autres nationalités de la yougoslavie sous la pression des alliés.

En Grèce - Le gouvernement du roi Georges II s'est réfugié en Crète. Les mouvements de résistance contre le gouvernement fantoche établi par les allemands se constituent sous son autorité. Dès septembre 1941, trois organisations se forment : l'EAM-ELAS (minoritaire, et dirigée par les communistes) l'EDES et l'EKKA qui fusionnent début 1942 et sont rattachés aux troupes grecques combattants auprès des alliés. l'EDES et l'EKKA sont de tendance républicaine mais très modérée (monarchie constitutionelle). l'EAM-ELAS reste minoritaire et finit par se placer sous l'autorité du gouvernement du roi Georges II, conservant néanmoins un certain degré d'indépendance.
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Ven Déc 29, 2006 20:12    Sujet du message: Répondre en citant

suite des pays européens

En Italie - L'antifascisme avant Torch est venu de différents segments de la population italienne, notamment :
_ le Parti communiste en exil, dirigé par Palmiro Togliatti. Son chef en titre, Gramsci, passe toute la période fasciste dans une prison du Piémont. Soutenu par l'Internationale communiste, le PCI anime d'importantes campagnes d'opinion antifascistes et envoie de nombreux volontaires aux Brigades internationales en Espagne.
_ le comte Carlo Sforza, diplomate libéral, républicain convaincu malgré son titre, qui démissionne en 1922 de son ambassade à Paris pour s'opposer à l'arrivée au pouvoir de Benito Mussolini. Exilé, il deviendra une (voire la) grande figure morale de l'opposition au fascisme italien.
_ le mouvement Giustizia e Libertà, qui regroupe républicains, libéraux et fédéralistes de la gauche non marxiste. Actif en Italie, le mouvement est décapité en 1937 avec l'assassinat en France de ses principaux dirigeants, les frères Carlo et Nello Rosselli.
_ le mouvement Alleanza nazionale, d'inspiration monarchiste-constitutionnelle, entend faire contrepoids aux partis de gauche et a notamment pour objectif de convaincre la monarchie italienne de rompre avec le fascisme. Son principal dirigeant, le poète Lauro De Bosis, trouve la mort en 1931 aux commandes de son avion après avoir lâché sur Rome, du haut des airs, 400 000 tracts antifascistes et des livres d'histoire.

Contexte politique et militaire lors de l'opération Torch
En 1942, compte tenu de l'avance alliée dans le sud de l'Italie, le roi Victor-Emmanuel III renverse (date?) Mussolini, le remplace par le maréchal Pietro Badoglio et l'Italie se range du côté des alliés (armistice du ?). La Résistance prend de l'ampleur en Italie (surtout dans le centre-nord montagneux) après que Mussolini crée un État fantoche, la Repubblica Sociale d'Italia, fabriqué de toute pièce avec l'appui des allemands. Les groupes de partisans ont souvent une orientation politique d'extrême-gauche, mais on retrouve en leur sein aussi bien des libéraux ou des catholiques et même quelques monarchistes. Ils sont groupés au sein du Comité de libération nationale (CLN, date ?) de la Haute-Italie et se rendent maître, lors de la débâcle allemande, des localités de la plaine du Pô.
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Ven Déc 29, 2006 20:24    Sujet du message: Répondre en citant

En France - suite à la réunion du gouvernement le 17 juin 1940 à Bordeaux, De Gaulle procède à la création d'un Bureau Central de Renseignement et d’Action Militaire placé sous le commandement du colonel Passy. Cet organisme chargé de coordonné et d'exercer un rôle d'état-major est placé sous l'autorité conjointe du Ministère de la Guerre et du Ministère de l'Intérieur. La résistance est ainsi rattachée à l'armée régulière avec un état-major spécifique chargé des actions au niveau national, au traitement des informations fournies par les agents de liaisons et au ravitaillement des réseaux. Un « Conseil National de la Résistance » est créé en mai 1941. Son président (Jean Moulin qui devait mourir en déportation) adressera mensuellement au gouvernement d'Alger de précieux rapports sur les actions de la résistance ainsi que sur l'évolution de la situation dans les zones occupés. Groupé en « Forces françaises de l'intérieur » (FFI) les résistants absorbèrent sans jamais les assimiler complètement, les « Francs-Tireurs et Partisans (FTP) communistes. Les heurts étant réduit au minimum.
Au moment ou le BCRA est créer, un Bureau des Opérations Spéciales est lui aussi mis sur pied, à l'instar du SOE britannique, avec pour mission d'effectuer les opérations nécessitant des moyens conséquents que les résistants ne sont pas en mesure de fournir.
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Benoit XVII



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MessagePosté le: Mer Jan 03, 2007 04:39    Sujet du message: Répondre en citant

Je vous ai soufflé une petite Bulle sur la Résistance en Belgique. Commentaires bienvenus. Les faits repris sont largement historiques, j'ai adapté certains chiffres pour tenir compte de la libération plus précoce du territoire dans FFO. Autre différence par rapport à OTL, j'ai supposé que les communistes, largement discrédites (surtout après la rupture des relations diplomatiques entre l'Union Soviétique et la Belgique), n'ont pas les moyens dans FFO de maintenir une organisation de résistance distincte.

La Résistance en Belgique.

Le Belgique avait ceci de particulier qu’elle était en 1940 le seul pays qui avait déjà subi une occupation une génération auparavant. Les Belges avaient donc une réelle expérience de l’action clandestine, et on ne s’étonnera donc pas de compter bon nombre de « récidivistes » de la Grande Guerre parmi les dirigeants de la Résistance belge. Comme la topographie et la densité de la population du pays ne se prêtaient guère au combat armé, la Résistance prit en Belgique d’autres formes, non moins utiles aux Alliés :

Tout d’abord, la presse. Comme en 1914, une multitude de journaux (on a compté jusqu’à 600 périodiques) virent le jour pour donner une information objective à la population, soutenir le moral, et, surtout, servir d’exutoire aux sentiments férocement anti-Boches de leurs auteurs. Le premier à paraître, dès le 15 juin 1940 sous le nom de « Chut ! » fut l’œuvre d’Alfred Van de Kerckhove, un avocat bruxellois de 75 ans, récidiviste de la Grande Guerre. L’aventure qui resta dans les annales fut incontestable l’histoire du « faux Soir ». Le journal bruxellois renommé avait été mis sous séquestre par les Allemands, et avait commencé à reparaître avec une équipe à la botte de l’occupant. Le 9 novembre 1943, un groupe de résistants réussit, au nez et à la barbe des Allemands, à faire paraître une édition clandestine du journal qui fut diffusée à 50.000 exemplaires et vendue à la criée dans tout le pays. Les auteurs du canular - les articles étaient tous des pastiches d’un humour dévastateur pour l’occupant et ses sbires, sur lesquels l’étau de la Gestapo n’avait cessé de se resserrer, ne durent leur salut qu’à la libération du pays au début de 1944.

Ensuite, le renseignement, véritable spécialité belge. Churchill n’a-t-il pas affirmé que 80% des renseignements utiles lui parvenant du Continent lui provenaient de Belgique ? L’entreprise la plus connue fut incontestablement le réseau « Clarence », fondé par un autre récidiviste de la Grande Guerre, le Liégeois Walthère Dewé. Il avait fondé en 1916 le réseau de renseignement de la « Dame Blanche », qui fonctionna jusqu’à la fin des hostilités, et comptait plus de 1000 agents couvrant tout le pays. En septembre 1939, anticipant une nouvelle occupation, Dewé fonde avec quelques anciens de la « Dame Blanche » - dont Herman Chauvin et Thérèse de Radiguès - le Corps d’observation belge, qui se transformera en « Clarence » en juin 1940. Le réseau comptera plus de 1500 agents, 800 messages radio seront échangés avec Londres, et 80 courriers terrestres totalisant 150 rapports seront acheminés vers l’Angleterre et l’Afrique du Nord. Dewé fut abattu par la Gestapo le 14 janvier 1944.

Pour poursuivre, l’exfiltration – autre spécialité belge. La plus grande ligne d’évasion en Europe, le réseau « Comète », fut fondée en 1941 par une jeune Bruxelloise de 25 ans, Désirée « Dédée » De Jongh. En deux ans et demi d’existence, le réseau permit l’évasion de 650 militaires alliés, dont 250 aviateurs. La tête de Dédée fut mise à pris par les Allemands pour la somme faramineuse d’un million de francs. Suite à une trahison, elle finit par être arrêtée le 15 janvier 1943 et fut envoyée en Allemagne comme « Nacht und Nebel ». Elle en revint vivante, et put consacrer le restant de sa longue vie aux soins des lépreux, réalisant ainsi sa deuxième vocation – celle d’infirmière.

Enfin, l’action armée et le sabotage. Comme déjà exposé précédemment, les combats proprement dits furent limités, ce qui n’empêcha pas les groupes de résistants belges de commettre plusieurs hauts faits. Ainsi, un groupe de résistants, sous la direction du colonel Colson, réussit à déjouer les plans des Allemands pour détruire le port d’Anvers à la Libération. Selon le général Eisenhower, cet exploit permit de raccourcir la guerre de plusieurs mois ! Un autre fait fut l’attaque, le 19 avril 1943, du 20e convoi transportant 1600 Juifs vers l’Allemagne. Cet acte héroïque, entrepris par quatre étudiants de l’Université Libre de Bruxelles, permit l’évasion de 231 personnes, dont hélas 90 furent repris. Deux des quatre étudiants furent arrêtés par les Allemands suite à une trahison et fusillés. Les autres survécurent à la guerre. Une autre opération à mentionner fut la « grande coupure », organisée par les techniciens du « Groupe G ». Par la destruction de 28 pylônes à haute tension soigneusement sélectionnés, les saboteurs réussirent à mettre à plat presque tout le réseau électrique du pays, conduisant de multiples entreprises au chômage technique. On estime entre 15 et 20 millions le nombre d’heures de travail perdues suite à cet exploit.

En terme de structures, la Résistance belge fut d’abord l’œuvre d’officiers démobilisés de l’armée belge. Ils se sont spontanément regroupés en plusieurs réseaux, qui changeront de nom au gré des fusions successives : « Armée belge reconstituée » puis « Légion belge », et enfin « Armée de Belgique ». La coordination avec le Gouvernement belge de Londres est d’abord malaisée, car certains ministres se méfient de ces militaires qui ont la réputation d’être intensément royalistes. Finalement, le capitaine-commandant Claser arrive à gagner la confiance du gouvernement en mars 1942. Plusieurs militaires se succèdent à la tête de l’Armée de Belgique, au gré des aléas des arrestations : le colonel Ivan Gérard, le colonel Jules Bastin, le lieutenant-général Jules Pire. En parallèle, le 15 mars 1941, se crée le Front de l’Indépendance (FI), fondé par le communiste Albert Marteaux, l’abbé André Roland, et le socialiste Fernand Demany. Le parti communiste belge s’était jusque alors cantonné dans une égale condamnation des Allemands et des impérialistes bourgeois en France et en Angleterre. Cependant, notamment lors des grèves de mai 1941, le parti communiste se rend compte qu’il se coupe de plus en plus de sa base, qui voit l’occupant allemand comme l’ennemi principal. Le 10 mai 1941, sous la pression d’Hitler, Staline rompt les relations diplomatiques avec la Belgique, en décrétant que la Belgique n’existe de toute façon plus. Cela conduit le parti à réagir en publiant le « Manifeste aux peuples de Flandre et de Wallonie pour l’indépendance du pays », dans lequel, dans un virage radical, le parti rejoint sa base en désignant la libération du pays des Allemands comme la tâche centrale. Le parti reste toutefois tiraillé entre les fidèles de Staline et les autres, et son action restera hésitante et ambiguë jusqu’à l’entrée en guerre de l’Union Soviétique en mai 1942. Frustrés, de nombreux membres du Front de l’Indépendance se rapprocheront progressivement de l’Armée de Belgique pour ne plus former qu’une organisation unique, l’ « Armée Secrète » en mars 1942. Lorsque le parti voudra former sa propre organisation de résistance à l’été 42, il se rendra compte qu’il a perdu une bonne partie de sa crédibilité, et sera, contraint par le rapport de forces qui s’est fait jour, à s’intégrer également à l’Armée Secrète.


Dernière édition par Benoit XVII le Mer Jan 03, 2007 23:30; édité 2 fois
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Jan 03, 2007 07:04    Sujet du message: Répondre en citant

je m'incline une fois de plus devant la masse d'information dont votre sainteté nous abreuve à chaque intervention.....

concernant les communistes, je ne connais pas très bien l'histoire du parti communiste belge, mais je doute qu'un parti communiste dans les années 1930-40 s'incline aussi facilement et intègre de manière homogène une quelconque structure non contrôlé par un communiste. Je pencherai plutôt pour une grande similitude avec la situation française, c'est à dire, un affaiblissement parti communiste belge comme l'expose votre sainteté à cause de l'ambiguïté de sa ligne de conduite face aux allemands, un ralliement à l'Armée Secrète pour bénéficier du soutien allié moyennant une relative indépendance au sein de la résistance. La scission avec la base devrait s'opérer après-guerre voir dans les années 60. Il ne faut pas oublier qu'on ne passe pas du jour au lendemain d'un "stalinien convaincu" à un autre type de sujet politique. Les communistes et les sympathisants communistes belges mèneront des actions de propagandes comme leur homologues français, (Création de l'OS, etc...)
avant de passer à la lutte armée individuellement puis en masse après l'invasion de l'URSS.
Pour résumer mon propos un peu fumeux du matin :
1/ des tensions, quelques militants et sympathisants s'éloigne du parti,
2/ un ralliement à l'Armée Secrète mais avec une indépendance totale tant au niveau de la structure, des types d'actions, etc...,
3/ pas d'organisation distincte, soit, mais pas d'amalgame avec les royalistes, la droite,etc... peut être à la rigueur avec les socialistes et les catholiques "rouges"....
4/ avec le cassage de reins que les allemands sont en train de subir en URSS, le parti va certainement récupérer les "brebis égarés"
5/ bon à la rigueur, d'accord, je faisais ces remarques dans l'optique de piéger votre sainteté, qui originaire de belgique devrait avoir le fin mot de l'histoire....
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Jan 03, 2007 09:01    Sujet du message: Répondre en citant

y'a l'air d'avoir pas mal de trahison dans tout ça, à la liberation, il va y avoir de la tonte et des proces à grand spectacle.
sinon je ne sais pas ce qui est arrivé au PCB OTL, mais le FTL ne devrait pas s'en remettre : le probleme avec les endoctrinés staliniens, c'est qu'il y a une relation de type haine amour, le fait de se sentir trahis par le petit pere des peuples devraient vraiment les faire basculer.
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Redsmosmo



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MessagePosté le: Mer Jan 03, 2007 23:23    Sujet du message: Répondre en citant

mouais.... en OTL, quelques centaines de sympathisants et quelques dizaines de militants se sont véritablement éloignés du PC, en France... Je penche plutôt pour une intégration des partis communistes dans le paysage politique européen (genre entré de communistes dans le gouvernement d'Alger). Un peu comme en italie après guerre avec le PCI qui est devenu le premier parti du pays mais qui a été intégré dans le système politique italien pour devenir une de ses courroies de transmission. En gros, les partis vont s'éloigner du stalinisme plus rapidement qu'en OTL tout en gardant leur influence locale, on va assister à l'émergence d'un communiste national en fonction des pays. En gros, en 56, il y aura rupture directe avec Moscou contrairement à l'OTL (comme en Italie, dans l'OTL) et cela nous promet des décennies 60 et 70 d'enfer....
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