Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La sous-marinade française en 1943, par Wings
Aller à la page 1, 2  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Discussions
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15534
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 10:48    Sujet du message: La sous-marinade française en 1943, par Wings Répondre en citant

Wings s'est aperçu d'un grand trou dans les aventures des sous-marins français en 1943 (trou dû pour l'essentiel à l'absence pour de tristes raisons d'un rédacteur). Il a donc décidé de le combler avec une annexe.
Merci à Capu Rossu pour sa relecture et ses conseils.



Entre faste et famine
Les sous-marins français en 1943

Extrait de « Soldats des Profondeurs – Les sous-marins de la Marine Nationale dans la guerre » par le Commandant Henri Vuillez, Paris, 1962, 2e édition complétée par Claude Huan, Paris, 1992, 3e édition mise à jour par le CF Jean-Michel Roche, Paris, 2022.

Alors que les années précédentes avaient été vues comme fastes du point de vue des victoires par l’État-major général de la Marine, l’année 1943 parut décevante. En effet, alors que les sous-marins détachés en Extrême-Orient accumulaient les victoires, la Méditerranée était devenue une sorte de désert du fait du retournement de l’Italie. Les rares bâtiments de l’Axe encore à flot s’étaient réfugiés en Haute Adriatique ou effectuaient de rares rotations entre Barcelone, Marseille et Gênes. Quant à la mer du Nord, les cibles potentielles y étaient rares.
Ce déséquilibre fit de nombreux jaloux dans les équipages de la Marine Nationale, surtout ceux des nouvelles unités, qui se plaignaient de se tourner les pouces en Méditerranée alors qu’on sabrait régulièrement le champagne (ou un équivalent local) en Extrême-Orient.

La flotte sous-marine française au début de 1943
A ce moment, la Marine Nationale disposait de 44 sous-marins de 1ère et 2e classe (1), dont 35 véritablement opérationnels.
– En Méditerranée, les deux derniers sous-marins de classe “Requin”, les Dauphin et Caïman, furent retirés du service dès janvier.
Les derniers “vieux” sous-marins de 630 tonnes : Amazone, Antiope, Atalante, Diane, Méduse, La Psyché et Oréade (2) commençaient à avoir fait leur temps. Ils devaient être progressivement retirés du service pendant l’année.
Ne devaient rester en ligne que les 630 tonnes les plus récents, Iris, Junon, Minerve et Vénus.
Les mouilleurs de mines Nautilus, Saphir et Turquoise étaient un peu plus anciens que les “Amazone”, mais ils furent maintenus en service du fait de leur spécialité.
Ce fut aussi le cas des navires du “2e Groupe Hydrographique”, les Fresnel, Henri-Poincaré et Monge, chargés de missions spéciales.
L’ordre de bataille méditerranéen était très utilement complété par les sous-marins “britanniques”, de classe S (Ariane, Danaé et Thétis), de classe S modifiée (Morse et Narval) et de classe U (Calypso et Circé).
– En Ecosse restaient les 1 500 tonnes Achéron, Redoutable et Vengeur et le mouilleur de mines Rubis.
– Enfin, en Extrême-Orient, la Marine avait mis en ligne ses sous-marins les plus récents. Aux quatre “Redoutable” survivants de ceux déjà présents en Indochine lors de l’entrée en guerre du Japon (Argo, Le Glorieux, Le Tonnant et Pascal) (3) étaient venus se joindre six bâtiments de la même classe, les Archimède, Béveziers, Casabianca, L’Espoir, Sfax et Sidi-Ferruch, deux unités de la classe “Aurore”, les récentes Aurore et La Créole, ainsi que le mouilleur de mines Le Diamant, plus ancien.
En plus de ces sous-marins classiques, le croiseur sous-marin Surcouf opérait dans l’océan Pacifique pour des missions spéciales, principalement au bénéfice de l’US Navy, puis de la Royal Navy.

La Méditerranée désertée par les cibles éventuelles
Après la capitulation italienne, il ne restait plus grand-chose comme zone d’opérations en Méditerranée. Les Britanniques s’étaient réservé la mer Égée, et c’était tout juste s’ils toléraient la présence française en Adriatique. La grande majorité des missions furent donc centrées sur le golfe de Gênes et la Provence, afin d’interdire le trafic côtier allemand.
L’année commença bien. Le 1er janvier, le cargo Diana (1 454 GRT) fut torpillé par l’Iris, au large de Marseille. Mais ensuite, on ne trouva plus aucun navire à se mettre sous la dent, même pas une pauvre barge, jusqu’en juin.
Le 23 juin, au large de Port-Vendres, la Minerve tenta de torpiller le dragueur de mines R-215… et le rata. Ce n’était pas vraiment sa faute (4), mais l’Amirauté vit surtout qu’il n’était pas crédible de garder vingt-quatre sous-marins en Méditerranée pour quelques poussières. Il fut donc décidé de retirer les plus vieux des 630 tonnes entre mai et octobre 1943 – ce qui laissait quand même dix-sept submersibles. Nous l’avons vu, les quatre “Minerve” étaient conservés en première ligne, comme les “Britanniques” et les submersibles du “2e Groupe Hydrographique”. Mais plus aucun navire ennemi ne fut coulé en Méditerranée Occidentale cette année.
En Adriatique, l’histoire fut légèrement différente, notamment grâce aux sous-marins poseurs de mines. En février, le torpilleur croate T7 (240 GRT) fut coulé par un champ de mines posé au large de Losinj par la Turquoise. En mars, le 14, le cargo Numidia (5 339 GRT) fut victime des mines du Saphir, au large de Venise. Deux jours plus tard, le petit dragueur de mines R-12 devait y passer.
Mais comme partout, les cibles vinrent à manquer. La plus grande partie du trafic côtier dans l’Adriatique était éliminée par l’action des avions ou des vedettes rapides des Alliés. Dans ces conditions, l’amirauté décida de conserver les “Minerve” pour des opérations spéciales, tandis que les unités “britanniques” seraient mises en condition pour un départ en Extrême-Orient. La dernière victoire française en Méditerranée fut ainsi le petit dragueur de mines R-4, coulé par une mine posée devant Trieste par la Turquoise.

Le Grand Nord : quelques perles rares
Pour le Rubis, l’année 1943 fut décevante. Malgré les nombreux champs de mine posés, aucune victoire ne fut comptabilisée pour le sous-marin. Cette période de malchance ne prendrait fin qu’en septembre 1944.
Les autres sous-marins eurent plus de réussite. Néanmoins, il fallut attendre le 9 juillet, lorsque le Vengeur torpilla le cargo Rauenthaler (3 727 GRT) au large de Trondheim, pour voir un succès. En septembre, le Redoutable torpilla le transport Skramstad (4 300 GRT) au large de Bergen. Dans la même attaque, il endommagea le cargo Topeka (4 991 GRT), qui fut achevé par des appareils du Coastal Command en octobre.
Enfin, en novembre, l’Achéron obtint deux succès : le cargo Arcturus (1 632 GRT) le 12 et le cargo Eisstrom (943 GRT) le 16. Ces victoires furent les dernières des sous-marins français dans les eaux norvégiennes.

Le Pacifique, une mine de proies à partager
(Suite et fin demain)


Notes
1- Ces appellations avaient remplacé les anciennes, “sous-marins de grande patrouille” et “sous-marins de moyenne patrouille” utilisées avant 1922.
2- Tous admis au service actif en 1932/1933. L’Oréade, trop endommagée, fut retirée du service le 8 janvier 1943 et utilisée comme source de pièces de rechange.
3- Les deux autres 1 500 tonnes présents en Indochine en décembre 1941, Le Centaure et Le Conquérant, ainsi que le mouilleur de mines Perle, avaient été perdus par fait de guerre en 1942.
4- Torpiller un R-Boot était quasi impossible : ils calaient entre 1,30 et 1,50 m selon la sous-série. Il aurait fallu l’engager au canon !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1610
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 13:04    Sujet du message: Répondre en citant

...
Entre faste et famine
Les sous-marins français en 1943[/b]
...
La Méditerranée désertée par les cibles éventuelles
Après la capitulation italienne, il ne restait plus grand-chose comme zone d’opérations en Méditerranée. Les Britanniques s’étaient réservé (réservés ???) la mer Égée, et c’était tout juste s’ils toléraient la présence française en Adriatique.
...
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
houps



Inscrit le: 01 Mai 2017
Messages: 2161
Localisation: Dans le Sud, peuchère !

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 13:10    Sujet du message: Répondre en citant

John92 a écrit:
...
Entre faste et famine
Les sous-marins français en 1943[/b]
...
La Méditerranée désertée par les cibles éventuelles
Après la capitulation italienne, il ne restait plus grand-chose comme zone d’opérations en Méditerranée. Les Britanniques s’étaient réservé (réservés ???) la mer Égée, et c’était tout juste s’ils toléraient la présence française en Adriatique.
...


Ben non, ils ne se sont pas réservés, ils ont réservé la Mer Egéee..Damned, encore un coup du gang des participes passés.
_________________
Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin."
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1610
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 13:15    Sujet du message: Répondre en citant

D'où les ???, quand j'en met 3 c'est que j'ai un gros doute.
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10753
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 13:25    Sujet du message: Répondre en citant

Redites :
Citation:
Alors que les années précédentes avaient été vues comme fastes du point de vue des victoires par l’État-major général de la Marine, l’année 1943 parut décevante. En effet, alors que les sous-marins détachés en Extrême-Orient accumulaient les victoires, la Méditerranée était devenue une sorte de désert du fait du retournement de l’Italie. Les rares bâtiments de l’Axe encore à flot s’étaient réfugiés en Haute Adriatique ou effectuaient de rares rotations entre Barcelone, Marseille et Gênes. Quant à la mer du Nord, les cibles potentielles y étaient rares.

Une petite référence à Sonnenblume (D B1) me semblerait bien bienvenue !

Et sinon, pas de pertes françaises ?
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Wings



Inscrit le: 11 Mar 2022
Messages: 1006
Localisation: U.S.A

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 16:15    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Redites :
Citation:
Alors que les années précédentes avaient été vues comme fastes du point de vue des victoires par l’État-major général de la Marine, l’année 1943 parut décevante. En effet, alors que les sous-marins détachés en Extrême-Orient accumulaient les victoires, la Méditerranée était devenue une sorte de désert du fait du retournement de l’Italie. Les rares bâtiments de l’Axe encore à flot s’étaient réfugiés en Haute Adriatique ou effectuaient de rares rotations entre Barcelone, Marseille et Gênes. Quant à la mer du Nord, les cibles potentielles y étaient rares.

Une petite référence à Sonnenblume (D B1) me semblerait bien bienvenue !

Et sinon, pas de pertes françaises ?


En Méditerranée? Aucune. L'Axe n'a plus rien dans le secteur.

Il y en aura une dans le Pacifique.
_________________
"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10753
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 21:08    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a des tas de raisons pour perdre un s-m...
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monomaker



Inscrit le: 04 Juin 2023
Messages: 394
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 21:25    Sujet du message: Re: La sous-marinade française en 1943, par Wings Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Entre faste et famine
Les sous-marins français en 1943


La flotte sous-marine française au début de 1943
A ce moment, la Marine Nationale disposait de 44 sous-marins de 1ère et 2e classe (1), dont 35 véritablement opérationnels.

L’ordre de bataille méditerranéen était très utilement complété par les sous-marins “britanniques”, de classe S (Ariane, Danaé et Thétis),

– En Ecosse restaient les 1 500 tonnes Achéron, Redoutable et Vengeur et le mouilleur de mines Rubis.

La Méditerranée désertée par les cibles éventuelles
En Adriatique, l’histoire fut légèrement différente, notamment grâce aux sous-marins poseurs de mines. En février, le torpilleur croate T7 (240 GRT) fut coulé par un champ de mines posé au large de Losinj par la Turquoise.

Le Grand Nord : quelques perles rares
Pour le Rubis, l’année 1943 fut décevante. Malgré les nombreux champs de mine posés, aucune victoire ne fut comptabilisée pour le sous-marin. Cette période de malchance ne prendrait fin qu’en septembre 1944.
Ces victoires furent les dernières des sous-marins français dans les eaux norvégiennes.

Notes
3- Les deux autres 1 500 tonnes présents en Indochine en décembre 1941, Le Centaure et Le Conquérant, ainsi que le mouilleur de mines Perle, avaient été perdus par fait de guerre en 1942.


- Il y a 45 sous-marins au début de 1943 avec 36 véritablement opérationnels vu qu'il manque le 630 tonnes Orion basé en Écosse. Celui-ci sera retiré du service en 1re ligne et rejoindra les Antilles pour servir à l'entraînement en mars 1943.

- il manque la Naïade qui est mise en service en mars 43.

- voir 1re remarque. Rajouter le 630 tonnes Orion

- le T7 est coulé par le sous-marin yougoslave Hrabri le 8 décembre 1942.

Appendice 1 Med Mai 1941, La flotte yougoslave face à l’invasion germano-italienne :
Citation:
– Les six torpilleurs T 1, T 3, T 5, T 6, T 7 et T 8 furent intégrés dans la Regia Marina sous les mêmes noms. Assez rapidement remis en service, ces vieilles coques furent cantonnées à des tâches secondaires en Adriatique. Le T7 sera coulé le 8 décembre 1942 par le sous-marin Hrabri.


De tous ceux la, les T1, T5, T6 et T8 rejoignent la Regia Marina dans le sud de l'Italie. Le T3 est capturé par les allemands et renommé TA-8. Et il n'est pas croate. Si on le reprend, il faut enlever les mentions suivantes du navire :
Juin 1943 - 12 - Balkans (appendice) : 1
Juillet 1943 - 12 - Balkans (1-10) : 1
Novembre 1943 - 1 - Italie et Méditerranée Occidentale (appendice) : 1


- Si le Rubis obtient une nouvelle victoire en septembre 1944, cela contredit la phrase d'après qui dit qu'il n'y aura plus de succès de sous-marin français en Mer du Nord après novembre 1943.

- Manque les sous-marins Le Héros, Protée et Pégase. Remplacer par « Les cinq autres 1 500 tonnes présents en Indochine en décembre 1941, Le Centaure, Le Conquérant, Le Héros, Pégase et Protée , ainsi que le mouilleur de mines Perle, avaient été perdus par fait de guerre en 1941 et 1942. ».

Pour ce qui est des pertes, on peut peut-être rajouter une perte par mine ou par accident (accident de plongée, abordage). Je veux dire, la FTL est vachement sympa avec la Marine Nationale. En 4 ans de guerre, elle n'a subi aucune perte de navire de guerre plus gros qu'un arraisonneur-dragueur du fait d'un accident ou d'un abordage. Surtout quand on sait que la Marine a perdu ses principaux arsenaux et bases et qu'elle a subi de beaux accidents avant le POD (Maillé-Brézé, Pluton).
_________________
"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Wings



Inscrit le: 11 Mar 2022
Messages: 1006
Localisation: U.S.A

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 22:53    Sujet du message: Répondre en citant

Pour le Rubis, il y a un mot qui s'est perdu. Cela doit lire sous-marin d'attaque car le Rubis va continuer de couler de l'allemand avec des mines.

Citation:
elle n'a subi aucune perte de navire de guerre plus gros qu'un arraisonneur-dragueur du fait d'un accident ou d'un abordage


La Cérès, bien que la FTL dise que l'amirauté pense qu'elle a sauté sur une mine, a probablement été perdue a cause d'un accident. Idem pour l'Aréthuse.
_________________
"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Monomaker



Inscrit le: 04 Juin 2023
Messages: 394
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Ven Déc 19, 2025 23:24    Sujet du message: Répondre en citant

Peut-être pour l'Aréthuse mais pour la Cérès, il plus probable qu'une mine l'ait coulé. En tant que point de passage pour aller dans l'Adriatique, le détroit d'Otrante est bien miné et la Cérès est un des 630 tonnes les plus modernes de la flotte (mis en service en 1939)
_________________
"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Capu Rossu



Inscrit le: 22 Oct 2011
Messages: 2908
Localisation: Mittlemeerküstenfront

MessagePosté le: Sam Déc 20, 2025 00:27    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Le Rubis est un "sous-marin mouilleur de mines".

L'appellation "sous-marin d'attaque" n'a jamais été en vigueur dans la Marine Nationale avant la mise en service des "sous-marins nucléaires d'attaque".

@+
Capu
_________________
Aux Postes de Propreté - Mouillé, c'est lavé ! Lavé, c'est propre ! - Rompre des Postes de Propreté
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15534
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Déc 20, 2025 00:41    Sujet du message: Répondre en citant

Par ailleurs, le paragraphe en question ne concernait que l'année 1943. La précision me semblait superflue, mais je l'ajoute.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 15534
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Déc 20, 2025 09:46    Sujet du message: Répondre en citant

Le Pacifique, une mine de proies à partager
Les étendues du Pacifique étaient bien plus alléchantes pour les sous-mariniers. Cependant, bien nombre d’entre eux furent déçus lorsque leurs missions furent réduites à ce qui était vu comme du “gardiennage” autour des îles Salomon. De plus, les submersibles de la Marine Nationale opéraient généralement en concurrence avec les sous-marins américains ou hollandais, ce qui réduisait leurs chances de victoires. Cependant, c’est bien ici que l’arme sous-marine française enregistra le plus de succès.
– L’Argo. Le sous-marin fit sa première patrouille de janvier à mars, dans l’arc de Banda et aux abords de Timor. Cette patrouille fut marquée par une victoire contre le transport Kuwayama Maru (5 724 GRT), le 21 février.
La deuxième mission de l’Argo dura de mi-mai jusqu’à fin juin. Chargé de patrouiller aux abords de Rabaul, il porta secours à trois hommes de la RAAF, mais ne parvint à intercepter aucun navire.
Son ultime patrouille conduisit le sous-marin devant Mindanao. L’Argo devait patrouiller dans le secteur tout le mois d’octobre. Malheureusement, il n’en revint jamais, probablement coulé par un hydravion en mer de Sulu le 25 octobre.
– Le Glorieux. Ce sous-marin resta en carénage jusqu’au début de 1943. Sa première mission de l’année l’envoya patrouiller au large de Rabaul. Cependant, il dut écourter cette mission lorsque, le 16 février, il fut surpris par un hydravion ennemi et endommagé. Revenu à Brisbane sans trop de mal, il dut passer trois semaines en réparations.
Il repartit en chasse en avril. Pendant un mois et demi, il patrouilla autour de Java, mais sans succès.
Le 16 juin, le sous-marin se mit en route pour la mer de Bismarck, pour une patrouille d’un mois et demi. Opérant de concert avec le Béveziers, il parvint à couler le caboteur Suzuya Maru (901 GRT) le 13 juin, mettant fin à sa période de disette. A la fin de cette patrouille, il fut relevé par le Sfax.
Infatigable, Le Glorieux sortit de nouveau à la fin du mois d’août, cette fois-ci pour une patrouille aux alentours de Palawan. Il rouvrit le tableau de chasse des sous-marins français dans la zone en torpillant le gros cargo Asahisan Maru (9 656 GRT) le 13 septembre, et rentra satisfait à Brisbane le 24.
Mi-octobre, une nouvelle patrouille fut organisée, cette fois en mer de Bismarck. Cependant, Le Glorieux dut rebrousser chemin à la suite d’une fuite de carburant après seulement six jours passés en mer.
Sa sixième dernière patrouille de l’année l’emmena aux alentours de Palau, pendant tout le mois de décembre. Elle fut la plus réussie. En effet, Le Glorieux intercepta, torpilla et coula le pétrolier auxiliaire Azuma Maru (6 646 GRT) et le cargo Fukkai Maru (3 829 GRT). Rentré à sa base le 7 janvier 1944, il fut décidé de l’envoyer aux Antilles pour servir de sous-marin d’entraînement.
– Le Tonnant. Bloqué en carénage jusqu’au 10 mars, il reprit du service en avril, pour une patrouille d’un mois dans la zone du détroit de Balabac. Malheureusement, cette patrouille ne donna rien.
Sa deuxième patrouille commença le 17 mai, pour un mois et demi de chasse autour de Java. Elle se révéla également infructueuse.
Sa troisième patrouille l’envoya en Indochine, de mi-août à fin-septembre. Il avait été décidé de l’utiliser comme le Casabianca, pour un transport d’armes et de commandos vers le delta du Mékong. Il s’en acquitta avec brio. Et pour couronner le tout, sur le chemin du retour, il torpilla le pétrolier auxiliaire Kirishima Maru (8 120 GRT), au large de Saigon !
Au vu du succès de cette patrouille, l’Amirauté décida de renvoyer Le Tonnant de mi-octobre à mi-novembre dans le golfe de Siam. Cette patrouille fut de nouveau couronnée de succès, le sous-marin coulant le pétrolier Ogurasan Maru (5 069 GR), le petit caboteur Tainan Maru (671 GRT) et le cargo Nanka Maru (4 065 GRT). De plus, il endommagea le pétrolier Sydney Maru (5 425 GRT), qui devait être achevé par le Casabianca.
Après cette mission, Le Tonnant fut complètement affecté aux opérations spéciales pour l’Indochine.
– Le Pascal. Ce sous-marin fit deux patrouilles offensives en 1943. La première fut un “tour de garde” de mars à avril autour de Bougainville. Le Pascal ne parvint pas à trouver de cible, mais eut la distinction de participer à un évènement étrange. En effet, le 11 avril, il repéra un radeau, et se mit immédiatement en devoir de secourir les naufragés, pensant que c’était un équipage américain. En fait, c’était trois marins japonais, rescapés du Shinnan Maru. Celui-ci avait été coulé par une mine trois jours auparavant et les marins avaient été depuis à la merci des courants. Ils finiront la guerre dans un camp de prisonniers – un cas plutôt rare pour des sujets de Hiro-Hito !
La seconde patrouille du Pascal cette année-là fut une mission d’interdiction autour de Rabaul, entre juillet et août. Le 28 juillet, il coula la MTB Gyoraitei n° 115, qui s’était approchée un peu trop près du sous-marin. Le 29 août, mission terminée, il fut décidé de placer le sous-marin en réserve. Il fut finalement retiré du service le 16 février 1944.
– L’Archimède. Ce sous-marin ne fit pas moins de quatre missions offensives, assez courtes cependant. Sa première (fin mai-début juillet), autour de Timor, lui rapporta un succès, contre le cargo Tenkai Maru (3 203 GRT), le 16 juin.
Sa deuxième patrouille, entre fin juillet et début septembre, se passa dans la même zone. Le 14 août, il attaqua un convoi, mais se heurta à une escorte particulièrement vigilante et agressive. Pour s’en sortir, le submersible lança une salve de quatre torpilles sur ses poursuivants, dont une cassa en deux le petit Cha-109. Endommagé, le submersible rallia Darwin, où il passa un mois en réparations.
Cela n’empêcha pas l’Archimède, obstiné, de partir à nouveau en patrouille durant tout le mois d’octobre. De garde aux alentours de Rabaul, il rentra à Brisbane après avoir repêché 14 aviateurs, 11 américains et 3 australiens, mais sans avoir coulé aucun navire.
Enfin, le vieux sous-marin fit une dernière patrouille en décembre. Exceptionnellement, il fut décidé de l’envoyer au large de Mindanao, où il obtint ses deux derniers succès, le caboteur Himeno Maru (834 GRT) et le cargo Tosei Maru (5 484 GR). Revenu à sa base le 16 janvier 1944, il fut placé en réserve, puis désarmé en avril.
– Le Béveziers. Après un Nouvel an 1943 passé à Brisbane, le Béveziers quitta le port australien pour une patrouille d’un mois et demi au large de Rabaul. Durant cette patrouille, le submersible secourut six équipages de l’USAAF, mais sans parvenir à trouver de cible. Il fut relevé dans la zone par Le Glorieux.
La deuxième patrouille du sous-marin fut effectuée autour de Palau, en mars et avril. Elle fut très réussie, car le Béveziers secourut deux équipages de l’USAAF et coula le cargo Arima Maru (7 389 GRT).
Il fut ensuite envoyé en mer de Bismarck, pour une patrouille de deux longs mois (juin et juillet). Il participa dans ce cadre à la bataille de la mer de Bismarck, coulant le croiseur léger Kiso. Cependant, ce ne fut pas la seule victoire du sous-marin durant cette mission. Il obtint un autre succès, contre le transport auxiliaire Hide Maru (5 256 GRT), le 11 juin.
Après quelques semaines de carénage, le Béveziers repartit vers Rabaul en septembre et octobre, notamment pour servir de “secouriste” pour des aviateurs abattus. Une mission qu’il accomplit avec succès, en compagnie de l’Archimède. Il repêcha six équipages de l’USAAF, mais ne remporta aucune victoire.
– Le Casabianca. Après une période d’adaptation prolongée par divers incidents mécaniques, il se vit attribuer plusieurs missions spéciales vers l’Indochine . Ce qui ne veut pas dire qu’il en revint chaque fois totalement bredouille. Ainsi, le 30 mai, il torpilla le cargo Eisho Maru (2 486 GRT), au large de Tourane. Le 28 novembre, au large de Saigon, il acheva le pétrolier Sydney Maru (5 425 GRT), qui avait été gravement endommagé par Le Tonnant plus tôt dans la journée.
– L’Espoir. Arrivé dans le Pacifique début février 1943, le sous-marin commença sa première patrouille fin avril, après une période d’acclimatation. Cette patrouille dura jusqu’à mi-juin, à patrouiller aux abords de la Nouvelle-Géorgie. Cette mission peu enviable ne donna absolument rien.
Sa seconde patrouille dura une bonne partie de juillet et quasiment tout le mois d’août. Cette fois-ci, la zone de chasse était les approches de Mindanao, mais cette mission fut de nouveau infructueuse.
La dernière patrouille opérationnelle de L’Espoir dura une bonne partie du mois de septembre et tout le mois d’octobre, au large de Java. Mais son équipage commença à se croire maudit, car il ne parvint pas à obtenir une seule victoire, alors que les Hollandais en patrouille dans la région pendant ce temps annonçaient six navires coulés (en fait, les Hollandais avaient un peu exagéré, car sur les six, il y avait deux dragueurs auxiliaires et deux barges, en plus de deux cargos). Revenu à Brisbane le 8 novembre, L’Espoir fut placé en réserve et désarmé le 18 avril 1944.
– Le Sfax. Le sous-marin quitta Brisbane le 13 décembre 1942 pour une croisière peu enviable de garde autour de la Nouvelle-Géorgie. Cependant, la patience de son équipage fut récompensée lorsque, alors qu’il lui restait deux jours de patrouille, il torpilla le transport Tacoma Maru (5 072 GRT). Le transport avait la peau dure : il ne coula pas d’emblée, mais il était irrécupérable et fut sabordé par son escorte.
Le 10 mars, le Sfax partit pour une deuxième patrouille au large de Mindanao. Hélas, les cibles se révélèrent trop bien escortées, et la patrouille ne donna rien.
La troisième patrouille du sous-marin l’emmena près de Palau, où il prit position pendant le mois de juin. Alors que son équipage pensait que ce serait une patrouille monotone, elle se révéla fructueuse. Deux transports auxiliaires, le Kahoku Maru (3 350 GRT) et le Genoa Maru (6 785 GRT) furent ainsi coulés les 8 et 13 juin.
Repartant de Brisbane le 4 août, le Sfax fut envoyé en mer de Bismarck, pour une patrouille qui dura jusqu’en septembre. Le 18 août, il attaqua un convoi, mais ne parvint qu’à couler le chasseur de sous-marins Cha-21 et dut pour sa peine fuir la réaction des autres escorteurs pendant huit heures. Le Sfax parvint à s’en sortir, mais il était endommagé et fut obligé d’écourter sa patrouille pour un mois et demi de réparations en Australie.
Son ultime patrouille de l’année commença fin novembre. Pour cette patrouille, le sous-marin mit le cap sur Truk, devenant le premier sous-marin français à patrouiller dans cette zone. La mission commença bien, avec le torpillage du pétrolier auxiliaire Soyo Maru (6 081 GRT), le 7 décembre. Cependant, le 16 décembre, il fut victime d’un incident étonnant – et inquiétant ! Repéré de nuit par l’USS Pogy, le Sfax fut pris un Japonais et le Pogy lui lança une salve de six torpilles. Le Sfax en évita cinq, mais la dernière le toucha. Par pur miracle, elle n’explosa pas ! Mais c’en était trop pour le commandant du sous-marin français (LV Lhostie de Kerhor), qui prit la décision de revenir à la base, alors que la fin de sa patrouille avait été fixée au 15 janvier 1944. Le Sfax fut relevé en avance par l’USS Silversides.
L’incident fit des remous des deux côtés. Les Américains étaient assez embarrassés (certaines mauvaises langues diraient qu’ils étaient surtout irrités par le fait que la torpille n’ait pas explosé) et ils firent leur possible pour calmer les Français. Cet incident conduisit à tracer des zones de patrouille limitées de façon assez précise à partir de début 1944, afin d’éviter les erreurs de ce genre. Le secteur destiné à la Marine Nationale fut limité à une zone s’étendant de l’Indochine à Bali, en passant par Palawan et le détroit de Makassar. Seule la partie au sud de Mindanao devait se voir partagée entre sous-marins français et américains. De fait, il n’y eut plus d’incidents de ce genre… avec l’US Navy, du moins.
– Le Sidi-Ferruch. Considéré par la Marine Nationale comme la star de sa flotte sous-marine, le « tueur de porte-avions » n’eut pas à s’occuper de tâches de garde. En effet, l’Amirauté voulait absolument qu’il continue d’améliorer son palmarès !
Sa patrouille de décembre 1942 à janvier 1943 l’emmena en mer de Bismarck. Les convois japonais vers Rabaul étaient alors nombreux, mais le Français eut du mal à trouver une cible, car les USS Greenling et Shad, opéraient dans la même zone. Néanmoins, le Sidi-Ferruch enregistra tout de même un succès : le 4, il torpilla le cargo Myoko Maru (5 087 GRT), qui coula avec presque tout son équipage. Ce fut le seul succès de sa patrouille. Il rentra à Brisbane le 29 janvier.
La deuxième patrouille de l’année commença le 16 février, pour un mois et demi de chasse dans la zone du détroit de Balabac. Malgré le passage de nombreux convois, le submersible ne parvint jamais à se mettre en position de tir et revint bredouille à Brisbane.
Après un long carénage, le Sidi-Ferruch ne reprit du service qu’en septembre. Le 24, il partit pour une patrouille d’un mois et demi aux alentours de Saipan. Celle-ci fut de loin la plus réussie de l’année. Il inscrivit en effet à son tableau de chasse pas moins de cinq navires : les cargos Chicago Maru (5 866 GRT) et Tairin Maru (1 915 GRT), les transports Goshu Maru (2 211 GRT) et Nissho Maru (1 276 GRT) et le transport auxiliaire Nanman Maru (6 550 GRT). Victoires obtenues les 5, 18, 21, 25 et 27 octobre. Le sous-marin rentra à Brisbane un peu plus tôt que prévu, ayant tiré toutes ses torpilles.
La dernière patrouille de l’année pour le Sidi-Ferruch commença en décembre pour un mois et demi de patrouille aux alentours de Palawan. Le champion français obtint un triplé, coulant les pétroliers Hakko Maru (6 046 GRT), Kiyo Maru (7 251 GRT) et Fushimi Maru n° 3 (4 292 GRT). A la fin de l’année, le Sidi-Ferruch était loin devant au palmarès par tonnage des sous-marins français et commençait à titiller les leaders américains.
………
L’Aurore. La première mission de l’année du petit sous-marin fut effectuée dans les eaux de Java et de Bali. Il enregistra une victoire le 15 mars, contre le cargo Meigen Maru (5 434 GRT).
De mi-juin à fin juillet, l’Aurore fut de garde devant Rabaul, sans succès.
Fin août, elle quitta Brisbane pour une mission au large de Bornéo. Malheureusement, le 16 septembre, si elle parvient à intercepter un convoi se dirigeant vers le port de Tarakan, elle fut violemment contre-attaquée par plusieurs escorteurs – « un destroyer et deux torpilleurs » selon son commandant, le LV de Mareschal. Pour s’en sortir, l’Aurore dut plonger à 110 m (10 de plus que recommandé). Le submersible se retira vers Darwin et sa patrouille fut écourtée, mais finalement les dommages subis se révélèrent mineurs.
La dernière patrouille de l’année fut effectuée de début novembre à mi-décembre, entre Java et Timor. C’est lors de cette patrouille que l’Aurore fut, bien involontairement, responsable de l’un des épisodes les plus sinistres de la guerre du Pacifique.
Le 25 novembre, le submersible repéra et coula le cargo Suez Maru (4 646 GRT), sans savoir, évidemment, que ce navire transportait 550 prisonniers de guerre malades et 200 blessés japonais. Une partie des prisonniers, entassés dans une cale de la partie arrière du navire, furent tués instantanément lorsque la torpille toucha de plein fouet ce compartiment. Cependant, environ 300 prisonniers réussirent à évacuer le navire, mais ils furent brutalement repoussés par les escorteurs japonais qui secouraient l’équipage. Le commandant de l’escorte, le CF Kawano Osumu, décida, en accord avec celui des soldats japonais transportés, le lieutenant Masaji Koshio, d’exécuter les prisonniers. Ceux-ci furent massacrés sans merci dans l’eau. Il n’y eut aucun survivant. Lorsque le convoi atteignit Sœrabaya, Osumu fit son rapport, mais affirma que tous les prisonniers avaient péri dans le naufrage. Ce crime de guerre ne fut rapporté qu’en 1949, lorsque l’un des Japonais blessés ce jour-là se décida à parler. En tout, 22 d’entre eux témoignèrent et Osumu fut arrêté (Koshio avait été tué sur Ambon lors de la libération de l’île). Pourtant, pour une raison inconnue, le gouvernement britannique refusa de le poursuivre, et il fut relâché…
La Créole. Envoyée mi-décembre 1942 patrouiller autour de Timor, la jumelle de l’Aurore rentra fin janvier à Brisbane. Elle avait obtenu une victoire le 17. Ce jour-là, le « miraculé du Grand Déménagement » avait torpillé le cargo Hasshu Maru n° 2 (1 873 GRT) au large de Kupang.
Après un petit carénage, le submersible mit le cap sur Mindanao pour une patrouille d’un mois et demi, de mi-mai à fin juin. Mais cette fois, la chance ne fut pas avec La Créole, qui rentra bredouille à Brisbane.
De mi-juillet à mi-août, La Créole patrouilla autour de Palau. Le 11 août, elle coula le cargo Nishiyama Maru (3 016 GRT).
De mi-septembre à fin novembre, le sous-marin fut positionné en mer de Bismarck. Il obtint trois victoires : le 8 octobre, contre le pétrolier auxiliaire Goyo Maru (8 496 GRT), le 25 novembre, contre le cargo Shiranesan Maru (4 739 GRT), et le 28 novembre, contre le cargo Hokko Maru (5 347 GRT).
La dernière patrouille de La Créole en 1943 commença le 14 décembre. Elle obtint une victoire en mer de Banda contre la canonnière auxiliaire Okuyo Maru (2 904 GRT) et revint sans encombre à sa base début février 1944.
………
– Le Diamant. Ce sous-marin passa la plus grande partie de cette année en carénage ou en réparations. Malchanceux, il fut en effet endommagé à deux reprises par des avions nippons (en février, au large de Bougainville, puis en mai, au large de l’Indochine). Cependant, ses mines réclamèrent trois navires : le cargo Ikuta Maru (1 972 GRT) et les transports auxiliaires Dover Maru (3 212 GRT) et Katsuragisan Maru (2 427 GRT), tous entre Hainan et Haiphong.
………
– Le Surcouf. Basé à Trincomalee, le “croiseur sous-marin” accomplit en mars-avril plusieurs missions spéciales sur les côtes de Birmanie. Il en revint fin avril.
Sa deuxième patrouille commença en août, à nouveau en soutien des opérations en Birmanie. Mi-septembre, il put faire une petite pause, avant de reprendre ses activités en octobre. Il mènera à bien plusieurs autres missions en novembre et décembre. Si ces patrouilles étaient plus courtes que celles des autres sous-marins, elles n’étaient pas moins utiles !

Notes
7- Il sera affecté de façon permanente à ce type de missions lors de la création du nouveau “2e Groupe Hydrographique” le 1er avril 1944, avec les Tonnant et Sidi-Ferruch.
8- Vétérans pour la plupart de la bataille de Singapour, la grande majorité étaient britanniques ou indiens et quelques-uns étaient hollandais. Ils étaient acheminés d’Ambon (où ils étaient contraint à un travail forcé) vers Sœrabaya, pour y être remis en état de travailler.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 4020
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Déc 20, 2025 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Mais c’en était trop pour le commandant du sous-marin français (LV Lhostie de Kerhor)

Surnommé Lhostie de Kalisse par ses collègues québécois Wink
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
Messages: 11879

MessagePosté le: Sam Déc 20, 2025 12:49    Sujet du message: Répondre en citant

L'Archimède c'est vraiment un nom parfait pour un sous-marin, d'ailleurs il faut pas le pousser. Arrow
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Discussions Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page 1, 2  Suivante
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com