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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16026 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Sep 11, 2026 09:31 Sujet du message: Italie et Balkans, Septembre 44 |
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Nous délaissons un moment le front du Rhin pour retourner au bord de l'Adriatique.
Je vais alterner un jour Italie, un jour Balkans…
Dans les deux cas, l'auteur est Demo Dan.
1er septembre
La campagne d’Italie
Opération Concord – Le défi
Entre les lignes Brenta et Piave – La 6th Armoured Division (SA) (William Poole) a passé la nuit à s’ouvrir la voie de la Piave. Au matin, elle trempe déjà ses chenilles dans le Sile, à la hauteur de Casale sul Sile. Cette localité n’est défendue que par le 190. Panzer Abt (Ernst-Günther Baade) renforcé de quelques éléments d’infanterie, mais sa prise exige une fois encore des combats très violents. Rien, toutefois, que les Afrikaners ne puissent gérer – d’autant que leur but n’est pas de prendre Casale Sul Sile, Lughignano ou même Trévise ! Ils doivent seulement élargir la brèche et passer le fleuve, afin que la 1st Army Tank Brigade (Douglas H. Pratt) puisse avancer à son tour en direction de Fossalta di Piave. Le saillant ainsi formé, de plus en plus profond et aux flancs toujours plus allongés, pourrait sembler très exposé à la moindre contre-attaque – mais avec ce qui se passe de l’autre côté de l’Adriatique, Concord en pleine action et Clearance qui démarre ce jour, ça devient juste audacieux. Percer le dispositif adverse et y semer la confusion – même les tankistes britanniques ont appris la leçon, depuis 1940… Et ça marche !
La seconde ligne de défense de Heinrich von Vietinghoff n’est plus qu’à 15 kilomètres. Et cette ligne est pour ainsi dire virtuelle : la 14. Armee n’a rien de sérieux pour la garnir tant que le III. SS-GAK ne sera pas arrivé du Laibach. Dempsey, lui, dispose encore de la 6th Infantry (Ronald Scobie), venant du sud, et de la 10a Corazzata Piave (Ugo Tabellini) – des Italiens certes, mais des Italiens qui n’aiment guère les Allemands, et ce qui stimule leur engagement sur les lieux mêmes de la victoire dont leur division porte le nom.
Plus à l’ouest, la 3rd Armoured Brigade Latin Dodgers (Otho Prior-Palmer) maintient la pression et progresse vers Quinto di Treviso, sans que personne puisse prétendre l’arrêter jusqu’au Sile. Si Prior-Palmer doit ralentir, c’est qu’il attend les pontonniers ! Mais ce n’est pas bien grave : sa brigade pourra repartir vivement avant la nuit et sa simple présence ici sème déjà la panique dans les arrières allemands. La 14. Armee pourrait redouter que Trévise soit encerclée, voire que toutes les unités de la Heer en retraite soient coupées de la Piave… Mais Prior-Palmer ignore que la 29. Panzergrenadier (Walter Fries) et le 506. schw Panzer Abt (Hauptmann Heligenstadt) arrivent justement vers Paese pour l’arrêter. La rencontre risque d’être sportive – et d’empêcher une percée vers les Alpes, au moins pour l’instant.
En vérité, pour les Allemands, le risque d’encerclement viendrait plutôt de l’action de la 4th Armoured Brigade Black Rats (John Currie) et de la 2nd Infantry Division (SA) (Hendrik Klopper). Celles-ci avancent en pince vers Piombino Dese, donc Castelfranco Veneto, en repoussant la 292. ID (Johannes Gittner), qui achève de se débander. La 263. ID (Alfred Hemmann) – matraquée de tous les côtés par les blindés, les Afrikaners et la 44th Infantry (Ivor Hughes) – tente certes de gagner du temps pour son équipière, mais elle doit finalement disparaître vers Villa Del Conte. Au soir, Klopper n’est plus qu’à une dizaine de kilomètres de mauvais terrain de Castelfranco Veneto, dont la prise sonnerait le glas de tout espoir de rétablissement autour de Trévise – un espoir déjà bien fragile, mais l’espoir fait vivre…
Pendant ce temps, du côté de l’Adriatique, la 78th Infantry (Donald Butterworth) laisse Venise à la 25th Engineer Armoured Brigade et marche sur Quarto d’Altino, également sur la Sile, ce qui rend parfaitement inutiles les efforts de Baade à Casale sul Sile. Arrivés devant la Lagune, les Britanniques envoient des plénipotentiaires le long de la voie ferrée de Santa Lucia pour discuter avec qui voudra de la reddition d’une Venise intacte.
Opération Concord – Du côté des Italiens, des Américains, des Brésiliens…
Au nord de Padoue et à l’ouest de Trévise – C’est désormais vraiment la course – pas encore le sauve-qui-peut, mais la seule menace d’encerclement suffit à accélérer le mouvement.
La 252. ID (Walter Melzer) traverse Castelfranco Veneto en quasi-insurrection – les civils italiens ne comprennent pas qu’en s’agitant de la sorte, ils jouent un peu le lapin sur une route fréquentée… Heureusement pour eux, si les Landsers aimeraient sans doute réprimer cette agitation, le temps file ! Et la 102a Divisione Celere Trento (Umberto Utili), qui a enfin reçu ses moyens de franchissement, avance vers Villa Del Conte, aggravant le cas de la pauvre 263. ID (Alfred Hemmann).
Les autres unités sont devant : 715. ID (Hans-Georg Hildebrandt), 356. ID (Karl Faulenbach), 278. StG Abt (Hauptmann Johannes Stier) et 525. schw PanzerJäger Abt sur Jagdleopard (Major Friedrich Guttmacher) cheminent tous vers Catena en une longue colonne matraquée d’aviation sur 25 kilomètres de route rectiligne. C’est la Via Postumia, l’ancienne voie romaine (1), et les Romains construisaient droit… L’armée allemande laisse bien des victimes le long de ce chemin de croix. Les survivants parviennent à 15 kilomètres de la Piave, certes – mais il faudra passer le fleuve pour prétendre le défendre !
Quant au cas du LI. Gebirgs-Armee-Korps (Valentin Feuerstein), à l’aile droite allemande, il reste encore stoïquement sur ses positions, pourtant déjà tournées par le sud-est, dans l’attente d’un ordre qui ne vient pas. C’est qu’au même moment, Herr Rommel – qui, dans le secteur de Portogruaro, cherche à résoudre un problème insoluble – a bien d’autres soucis. Il y avait déjà la Piave. La Save vient de s’y ajouter, après la Dalmatie. Alors, la Val de la Brenta…
Au même moment, le XVth Corps US (Wade H. Haislip) passe largement la Brenta, derrière les Italiens de la Trento, de Carmignano di Brenta à Nove. Les Brésiliens de la 1ère Division d’Infanterie Cobras Fumantes (Mascarenhas de Morais) sont au nord-ouest et les Colored de la 92nd Infantry Buffalo Soldiers (Edward M. Almond) au sud-est. Le tout, bien sûr, est accompagné de bataillons blindés (chars et chasseurs de chars).
Les Américains paraîtraient presque timorés… Surtout à gauche d’une masse d’infanterie latine qui traverse le fleuve partout où c’est possible – Sus aux Goths ! Ne les laissons pas aux Anglais ou aux Afrikaners ! – au risque d’une certaine confusion, faute d’avoir été intégrée aux plans de Monty. Les divisions d’infanterie du Regio Esercito organisées par Giovanni Magli n’étaient pas supposées avancer aussi vite…
Toutefois, Dempsey ne va pas reprocher aux “cobelligérants” de montrer tant d’enthousiasme contre leurs anciens alliés. Malgré le flegme un peu méprisant qu’il affiche toujours devant la furia latina, le Britannique veut bien faire preuve d’un peu de bienveillance. Mais pas aux dépens de son plan ! Aussi, avant midi, Giovanni Magli reçoit l’ordre de décaler ses divisions vers le nord pour prendre Bassano del Grappa et Riese, avant de remonter vers Nervesa della Battaglia… en longeant les monts, s’il vous plaît. Le Sicilien, qui considère cet ordre comme un énième bâton que la Perfide Albion lui met dans les roues, soupire d’agacement, il a sa fierté ! Mais ce n’est pas grave. Avanti donc ! La 20a Divisione de Fanteria Friuli (Bartolomeo Pedrotti), quittant Padoue, fermera la marche.
Opération Concord – Dans les cieux
Base aérienne de Trévise – Ce qui reste des forces aériennes de la RSI est désormais commandé par le maggiore Adriano Visconti. Face à l’écrasante activité ennemi, celui-ci doit commencer par l’essentiel : reconstituer ses rangs décimés ! La 1a Squadriglia Asso di Bastoni envoie donc sa poignée de pilotes récupérer des Macchi 205 Veltro quasi-neufs stockés à Udine-Campoformido. Ils étaient paraît-il destinés à recompléter les escadrilles de l’Axe – donc celles de la RSI, non ? Même si d’aucuns se demandent si, en réalité, ils ne devaient pas partir… ailleurs.
Opération Concord – Service personnalisé
Sur les arrières de la Ist Army – Avec l’avance des forces de Dempsey en Frioul, les lignes logistiques alliées connaissent des tensions considérables. C’est qu’il faut ravitailler deux corps d’armées renforcés de quatre grandes unités blindées ! Le réseau routier italien, pour bien fourni qu’il soit – et ce depuis l’empire romain – a ses limites. Surtout quand le conflit en cours a semé destructions, mines et autres petites contrariétés.
Le génie de Sa Majesté tâche bien sûr d’y remédier et fait des merveilles, sans aller toutefois jusqu’à des miracles. Le front sera bientôt à 50 kilomètres de son point de départ. Or, on considère qu’un blindé britannique en situation de combat doit prévoir de ravitailler au bout de 100 à 150 kilomètres – soit à peu près sur les berges du Tagliamento. C’est risquer de tomber en panne sèche juste sur le seuil de la Domus adverse !
Pour éviter ce risque, la RAF in Italy joue alors un atout original : le Squadron 148 (RCAF), sur Halifax. Habitué aux opérations spéciales, ces Canadiens sont tous à fait à même de faire la navette avec les terrains improvisés ou saisis de Trévise et de ses environs, afin de livrer le nécessaire qui permettra aux pointes alliées de continuer à avancer. Certes, il ne s’agit que de quelques dizaines de mètres cubes par jour. En soi, rien de décisif… mais de quoi, tout de même, donner une certaine souplesse aux pointes alliées, que le commandement saura mettre à profit. Grâce à ce service personnalisé, la Ist Army n’a donc pas trop à s’inquiéter pour ses approvisionnements.
De plus, quelques parachutages de commandos près des ponts sur la Piave – réussis ou non – entretiendront une immense confusion sur la ligne de retraite de la 14. Armee. Laquelle n’en a pourtant pas besoin !
En résumé, le spectacle continue.
Résistance et répression
Unternehmen Feuerzange
D’Udine à Trévise – A 12h27, une bombe explose à Udine, via Buttrio, près de la gare, où des troupes allemandes sont stationnées. Puis six Résistants sortent de l’ombre pour mitrailler les soldats, qui ripostent bien sûr. Quand les tirs cessent, tous les membres du commando ont été tués, mais on dénombre en plus 38 morts et 60 blessés, dont de nombreux Allemands.
Outre les représailles habituelles (seulement une centaine d’otages exécutés : les prisons se vident…), la conséquence la plus visible de cet attentat est la fin immédiate de la moindre crédibilité encore accordée par les Allemands à leurs auxiliaires locaux, dont les carabinieri sont parmi les principaux. On murmure d’ailleurs que les terroristes étaient vêtus d’uniformes de gendarmes – ceux-ci étaient donc complices. C’est pourquoi à Cividale, Palamanova et Gemona, comme à Udine, les forces allemandes encerclent la caserne des carabiniers et de la Guardia Civile, désarment les hommes et envoient tout le monde en Allemagne travailler à la Victoire. Évidemment, la criminalité fera sans doute un bond. Évidemment, cela n’intéresse pas les Allemands.
Mais le problème n’est même plus là – avec l’évacuation annoncée de Trévise, voire de tout ce qui reste d’Italie fasciste jusqu’au Tagliamento, le SS-Polizeiführer Karl Wolff pense avant tout à trois choses : la survie de ses troupes, la destruction des « groupes terroristes » et sa collaboration avec l’armée – dans cet ordre. En conséquence, il décide la mise en œuvre du Protokoll Philipp. Celui-ci ne sera fort heureusement pas appliqué avec la même rigueur qu’en Grèce – moins par manque de temps que de volonté, toutefois. Mais le Reich, en partant, entend bien appliquer une véritable politique de la terre brûlée.
Des retombées de l’inquiétude
Vénétie occupée – Les conséquences de la lettre ouverte de Mgr Giuseppe Nogara se font douloureusement sentir sur les mouvements de résistance de la région. En dépit de son caractère profondément religieux – donc, pour certains, réactionnaire – et en dépit du fait que l’évêque se fasse évidemment des illusions sur la nature profonde de l’Occupant, les catholiques de la région se détournent désormais de la Résistance. Et ils sont bien plus nombreux que les Rouges.
De ce fait, non seulement les Corpo Volontari della Libertà voient leur moral baisser… mais surtout leurs effectifs fondre ! A grande vitesse, et plus vite encore dans les régions les plus sujettes à la répression. Concrètement, les Partisans les plus récents, qui voient bien que l’ennemi s’en va et dont les familles les supplient de revenir, plient bagages et abandonnent leurs armes pour rentrer chez eux. Et bien sûr, le Comitato di Liberazione Nazionale della Zona Libera di Carnia du Professore Michele Gortani ne peut rien y faire.
Petite mésentente entre camarades
Entre l’Italie et la Yougoslavie – Signe supplémentaire du fait que la position du PCI en Vénétie est… disons, ambivalente, voire qu’il agit en totale collusion avec l’AVNOJ, le gouvernement italien reçoit ce jour copie d’une missive rédigée par le “Colonel Krieger” – en réalité Vincenzo Bianco, attaché auprès de l’AVNOJ pour les Partisans italiens. Toujours occupé à ce qu’il imagine sans doute être la construction de la Troisième Internationale (2), ce dernier a très récemment pris la plume pour écrire à son chef, Palmiro Togliatti.
En résumé, après une critique vigoureuse de la politique forcément réactionnaire des Alliés en Italie comme dans les Balkans, suivie de louanges convenus mais sans doute sincères à l’égard de Staline et de Tito, chefs héroïques, le camarade Krieger affirme que la plus grave menace qui pèse à cette heure sur Trieste et le Frioul est représentées par les réactionnaires et leurs complices fascistes supposément repentis, vipères lubriques trop souvent réchauffées dans le sein du CLN (Comité de libération nationale) de la région. La lutte contre le nazisme et le fascisme doit donc être intensifiée, de même que la propagande en faveur de l’URSS, de Tito et de leur « mission de libération internationale ».
A ce propos, il convient d’affirmer que, la Yougoslavie étant désormais démocratique (ce qui n’est pas forcément encore le cas de l’Italie), tout le pouvoir – dont le commandement de l’armée – y appartient au peuple. Or le peuple ne saurait poursuivre d’objectifs impérialistes ! Les forces de l’AVNOJ cherchent donc exclusivement à libérer le peuple de l’oppression fascisto-nazie ainsi que des machinations réactionnaires impérialistes, sans revanchisme ni volonté d’expansion chauvine. Dans ces conditions, il serait bien injuste de refuser au prolétariat d’Istrie et du Frioul son droit à l’unification ou à la réunification avec le reste de la Slovénie, véritable tête de pont destinée à porter la Révolution vers l’ouest. Bien entendu, dans ce cadre, les droits des Italiens sur la côte slovène seront pleinement respectés – comme ils le sont déjà en Dalmatie, les rapports transmis par les titistes sont éloquents à ce sujet.
Par suite, après la glorieuse bataille récemment livrée dans les monts slovènes, il importe que toutes les unités italiennes présentes sur ce théâtre d’opérations se placent immédiatement sous commandement yougoslave, pour d’évidentes raisons d’efficacité et afin d’empêcher tout désarmement par les hypocrites Alliés. Il est tout aussi nécessaire d’éliminer jusqu’au dernier les éléments pro-impérialistes susceptibles de se cacher au sein des unités de Partisans italiens – les purges et arrestations, hélas régulièrement nécessaires, suffisent à attester de l’étendue du problème. De toute façon, le cours des opérations étant ce qu’il est, il est déjà acquis que l’armée yougoslave – celle de l’AVNOJ, mais le camarade Bianco en imagine-t-il une autre ? – occupera la majorité de la région. Mieux vaut donc aménager dès à présent ce qu’on ne pourra éviter.
Ce rapport circulera beaucoup et avec rapidité. Tout comme la lettre de Mgr Nogara, il fera l’effet d’une bombe. Certains s’interrogeront même sur le vrai sens de la déclaration théâtrale de Togliatti, le 29 août, sur le même sujet. C’est que Krieger – Vincenzo Bianco – n’est pas exactement un sous-fifre. C’est carrément un responsable de premier plan, dont la parole même engage l’ensemble du mouvement, surtout face aux royalistes et à tout ce que l’Italie compte encore de démocrates plus ou moins catholiques et plus ou moins socialistes. Visiblement, le PCI joue double jeu avec les intérêts vitaux de la Nation. Ou alors, il ne tient pas ses troupes ! Quoi qu’il en soit, les prochains jours s’annoncent animés…
Notes
1- Aujourd’hui SP 102.
2- Bianco a signé pour le PCI la dissolution de la 2e Internationale en 1943. Il en garde un souvenir ému… voire cuisant. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1771 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Sep 11, 2026 11:25 Sujet du message: |
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1er septembre
La campagne d’Italie
Opération Concord – Le défi
Entre les lignes Brenta et Piave –
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Rien, toutefois, que les Afrikaners ne puissent gérer – d’autant que leur but n’est pas de prendre (capturer/s'emparer/libérer?) Casale Sul Sile, Lughignano ou même Trévise !
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Opération Concord – Dans les cieux
Base aérienne de Trévise – Ce qui reste des forces aériennes de la RSI est désormais commandé par le maggiore Adriano Visconti. Face à l’écrasante activité ennemi (le correcteur ortho de word n'est pas d'accord donc ennemie ??? Mais je pense qu'il à tort, activité de l'ennemi d'où activité ennemi ), celui-ci doit commencer par l’essentiel : reconstituer ses rangs décimés !
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Opération Concord – Service personnalisé
Sur les arrières de la Ist Army –
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Pour éviter ce risque, la RAF in Italy joue alors un atout original : le Squadron 148 (RCAF), sur Halifax. Habitué aux opérations spéciales, ces Canadiens sont tous (tout ?) à fait à même de faire la navette avec les terrains improvisés ou saisis de Trévise et de ses environs, afin de livrer le nécessaire qui permettra aux pointes alliées de continuer à avancer (progresser - voir plus bas). Certes, il ne s’agit que de quelques dizaines de mètres cubes par jour. En soi, rien de décisif… mais de quoi, tout de même, donner une certaine souplesse aux pointes alliées (éléments avancés ?), que le commandement saura mettre à profit.
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Petite mésentente entre camarades
Entre l’Italie et la Yougoslavie –
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..., le camarade Krieger affirme que la plus grave menace qui pèse à cette heure sur Trieste et le Frioul est représentées (représentée ?? grave menace ) par les réactionnaires et leurs complices fascistes ...
... _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16026 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Sep 11, 2026 11:56 Sujet du message: |
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Désolé John, pour une fois le correcteur a raison - l'activité aérienne ennemie. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 4140 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Sep 11, 2026 12:49 Sujet du message: Re: Italie et Balkans, Septembre 44 |
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| Casus Frankie a écrit: | | A ce propos, il convient d’affirmer que, la Yougoslavie étant désormais démocratique (ce qui n’est pas forcément encore le cas de l’Italie), tout le pouvoir – dont le commandement de l’armée – y appartient au peuple. Or le peuple ne saurait poursuivre d’objectifs impérialistes ! Les forces de l’AVNOJ cherchent donc exclusivement à libérer le peuple de l’oppression fascisto-nazie ainsi que des machinations réactionnaires impérialistes, sans revanchisme ni volonté d’expansion chauvine. |
C'est magnifique, cette foi sincère en l'internationalisme prolétarien, a fortiori dans un contexte balkanique. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 14079 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Sep 11, 2026 12:55 Sujet du message: |
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On va y revenir, mais en gros pour les communistes peu importe. Les Nations dans leur configuration actuelle sont dépassées - le salut internationaliste ne viendra que d'une fédération Balkanique, méditerranéenne voire allez d'une URSS étendue.
Dans ce contexte, la Yougoslavie n'est pas un envahisseur. C'est un libérateur, d'une système bourgeois sclérosé de fascisme, soutenu à bout de bras par les capitalistes. Occupée provisoirement par les yougoslaves, le Frioul peut devenir une tête de pont pour la Révolution, une Italie concurrente à Rome point de départ pour quelque chose de grand, avec l'appui des valeureuses forces titistes !
Pour être franc, y a 4 semaines, je voyais pas les choses comme cela, moi non plus. Mais le livre de M. Pupo est passé par là.
PS : à cela, on peut ajouter que la paysannerie est majoritairement slovène, et le prolétariat ouvrier travaillé par le PCI. La classe moyenne, elle, a disparu intellectuellement après 25 ans de fascisme et 2 ans d'occupation allemande. En vérité, seuls les commercants et militaires bourgeois, trempés jusqu'au coup dans le mussolinisme, ont la volonté à cette heure de revenir à l'irrédentisme. Alors... _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16026 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 09:10 Sujet du message: |
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1er septembre – La campagne des Balkans
Agreement – Clearance : Pour de bon !
Vallée de la Save, 07h15 – Un orage d’acier – enfin, une grosse averse, mais il s’agit quand même de salves de bons calibres – s’abat sur le XV. GAK (Rudolf Lüters) quand le 107e RALCA et l’artillerie divisionnaire franco-gréco-yougoslave ouvrent le feu. Le XV. GAK, retranché le long de la Save sur une trentaine de kilomètres de la Save aux abords de Čazma, n’espérait sans doute pas pareil traitement. Et, calfeutrés dans leurs fortifications de campagne, Landsers, Jägers et… Hiwis qui font ici le rang du Reich attendent avec fatalisme l’assaut que ces obus annoncent.
Car cette fois-ci, le 18e GAA repart à l’assaut, le Groupement divisionnaire des Balkans (Camille Caldairou) ouvrant la voie – noblesse oblige ! – à la 1ère Armée grecque renforcée. Et cette fois-ci, il ne s’arrêtera pas avant Zagreb, au minimum. Les effectifs engagés peuvent certes apparaitre modestes – une division, deux régiments de spahis ou de tabors, un régiment d’artillerie lourde. Mais c’est mésestimer, et la qualité des troupes coloniales françaises (alors que celle des unités allemandes n’a cessé de baisser), et la sévère saignée des effectifs de l’Axe. De fait, si la 12. Armee a concentré tout le XV. GAK (Rudolf Lüters) sur 30 km, c’est sans doute parce que le secteur est stratégique, mais aussi parce que ses divisions tiennent de la brigade… dans le meilleur des cas. La stratégie d’attrition infligée par la Wehrmacht à son ennemi a tout autant usé ses propres troupes (bien obligé !) et elle aboutit aujourd’hui à sa conclusion logique. Les premiers résultats sont à l’avenant.
Partie de Velika Ludina, la 192e DIA (Paul Jouffrault) tombe brutalement, mais avec maîtrise, sur la jonction entre la 277. ID (Albert Praun) et la 114. Jäger (Hans Bölsen), à Novoselec. Cette articulation donne assez vite des signes de faiblesse ! Surtout que les Osttruppen de Praun, au centre, sont aussi sollicités par les spahis de Georges Guillebaud (4e RST)… Une fois encore, aucun secours n’est à espérer ! Sur le flanc droit, vers la Save, la 117. Jäger (August Wittmann) – seule unité supposée disponible, mais qui a beaucoup donné face à Goodwill – se retrouve férocement engagée par les tabors d’Augustin Guillaume (2e GTM), qui lui infligent une redoutable petite guerre d’infanterie en direction d’Okolin avec l’aide du 3e Corps Prolétarien (Kosta Nađ, Osman Karabegovic). Et si l’entente reste difficile entre coloniaux et prolétaires, la communication – voire la coordination – a fait, quant à elle, beaucoup de progrès.
Face à cette épreuve de force, la ligne allemande ne se dérobe pas. Mais elle n’en cède pas moins peu à peu et l’on passe assez vite les rives de la Česma pour approcher Križ – jadis emportée par les Grecs avant d’être reprise par les Jägers – et Johovec. Le saillant ainsi formé par les Algériens fait déjà 4 kilomètres de profondeur sur 3 de largeur, en plaine. Rien qui ne soit rattrapable ! Il suffit de dépêcher des renforts. Par ici, l’Axe a sous la main la Division Spéciale Stephan (Stephan Bether), les engins bigarrés du 105. SS-StuG Abt (Johannes Mühlenkamp), du 1007. StuG Abt Paleta (Hauptsturmführer Paleta) et bien sûr les “divisions de choc” croates Hela, Odin et Nora. Des étiquettes impressionnantes, mais en réalité, rien de flamboyant ! Il faudrait que le XXI. GAK ou le XXII. GAK (qui, lui, fait partie de la 2. SS-GA), détachent des renforts, de la gauche ou de la droite. Mais ces deux corps sont déjà étirés à l’extrême et soumis à une la pression des terroristes… Alors, il faut tenir.
En face, du côté français, Caldairou est serein. Ses forces progressent avec maîtrise, sans trop de casse… et dès qu’on sera en vue d’Ivanić-Grad, il a ordre de laisser passer les chars grecs. De lâcher les fauves, oui, aurait dit Alexandros Othonaios en souriant.
………
« Nikos observait une espèce d’officier français franchir la rivière, fier comme un paon en tête de son unité. La marque des niais, des imbéciles – il ne durerait pas longtemps. Il me semblait le connaitre… Peu importe : si on le faisait passer devant nous, ça ne voulait dire qu’une chose. “Préparez-vous, Delta, quand il faudra foncer, ça sera pour nous !” »
(Markus Amynthe – [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
Entretien avec un Oustachi
« – Clearance… Oui, l’offensive finale sur Zagreb. Comment l’avez-vous vécue ? Quel impact pour vous ?
– Au début, aucun. Nos forces sont soigneusement restées sur la rive ouest de la Save, à surveiller des marais face à de possibles infiltrations terroristes. Lesquelles, hélas n’ont pas tardé. Nous avons cependant reçu assez rapidement instruction de nous préparer à nous porter vers le nord, afin de couvrir la rive est contre une éventuelle pointe adverse. Lijevi Dubrovčak, les canaux du coin… de la mauvaise campagne boueuse, comme de coutume.
– Rétrospectivement, le fait qu’on fasse appel à vous pour ça aurait pu vous inquiéter…
– Et ça m’a inquiété ! Mais une fois encore, quel choix avais-je ? En face de nous, c’était les prolétariens de Nađ, des chiens enragés qui nous auraient pendu par les parties en cas de capture. L’Allemand faisait feu de tout bois, et ce qui restait de notre commandement aussi. C’était évident. Je tentais de ne pas faire de même. Un dicton de chez vous dit, je crois, qu'il faut savoir reculer pour mieux sauter. L’inverse est sans doute assez vrai. Il faut savoir sauter pour reculer ensuite – mais il est vrai que cela sonne moins bien. »
(Robert Stan Pratsky, Dans la tête du monstre – Conversation avec un officier oustachi, Flammarion 1982)
Agreement – Union : Diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie – Avec tout ce qui se passe ce matin dans la vallée de la Save, la 2. SS-Gebirgs-Armee en oublierait presque les opérations en Dalmatie. En vérité, on pourrait même dire que Walter Krüger s’en moque complétement ! Et c’est un tort, car ici aussi, les choses ne vont pas trop bien pour l’Axe et en particulier pour le V. SS-GAK (Georg Keppler).
Autour de Karlovac flotte désormais un détestable air de Sarajevo – les montagnes en moins, l’odeur de mort estivale en plus. L’arrivée des renforts descendus en courant des monts Žumberak n’a pas permis de faire beaucoup plus que contenir la progression ennemie. Au centre, la 162. ID (Ralph von Heygendorff) est toujours plus rudement sollicité par les blindés titistes et la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas). On se bat désormais pour les rives de la Korana.
Plus grave encore : le 11e Corps “Croate” (Pavle Jaksic, Artur Turkulin) a envoyé plusieurs détachements renforcés en direction d’Husje, soit plus à l’est sur le flanc gauche, par-delà la Kupa. Le terroriste cherche visiblement à contourner les défenses… Bien sûr, il n’y parviendra pas ! Du moins, pas tout seul – ses effectifs ne dépassent pas 12 000 combattants. Mais il fait perdre du temps et surtout, il détourne la SS-Handschar (Desirius Hampel), dont Krüger aurait préféré voir les effectifs en ville. Déjà que ces mercenaires ne sont pas sûrs… Et la 1. Gebirgsjäger (Hubert Lanz) ne pourra pas les surveiller, de là où elle est ! Quant au Corps du Poglavnik (Ante Moškov), personne ne compte sur lui –même pas en seconde ligne.
Sur le flanc droit, la SS-Freiwilligen PzGr Brigade Nederland (Helmut Scholz) défend désormais l’approche de Donja Jelsa, avec l’aide théorique de la 1ère Division de Montagne (Matija Čanić), contre la 1ère Brigade yougoslave (Marko Mesić), renforcée de quelques éléments de la 7e Division Banija (Vojislav Djokic, Kluro Kladarin). Certes, la troupe de traîtres ralliés aux bolcheviques n’est pas des plus impressionnantes. Mais elle dispose hélas de plus d’effectifs et même de moyens que précédemment : les Waffen-SS combattent – c’est nouveau – à quasi-parité de puissance de feu. Quand on sait ce que les Hollandais ont déjà beaucoup donné récemment… Keppler ne peut qu’espérer que l’arrivée de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt), annoncée pour cette nuit, calmera tout ce monde. A défaut, la question de l’évacuation de Karlovac se posera.
Plus à l’ouest, la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen) défend désormais la Kupa entre Preloka et Vinica, désespérant de s’étirer suffisamment pour au moins tenter de tendre la main aux Bataves à Netretić. Les titistes sont à leur aise sur pareil terrain et ils multiplient les infiltrations… En face, Lungerhausen ne peut plus compter sur personne – et surtout pas sur les débris de la 369. ID Vražja Divizija (Eduard Aldrian), en état de décomposition complète. Il est évident qu’elle ne pourra jamais se reconstituer : les hommes désertent en masse. Beaucoup se rendent, quand ils ne retournent pas leurs armes contre leurs officiers. Mais la plupart se contentent de se retirer vers le nord, sans autre but que de rentrer chez eux.
C’est dans ce contexte de dislocation absolue que la 13e DI (Charalambos Katsimitros) atteint Bosanci et commence à franchir les eaux vers Vinica. C’est évidemment une amorce de mouvement tournant vers Črnomelj puis Novo Mesto. C’est vrai : depuis ce matin, les choses ont changé. Et le 2e CA grec (Dimitrios Papadopoulos) n’a plus besoin de faire semblant. Foin de diversion, il doit à présent exploiter toutes les opportunités pour accélérer l’inévitable effondrement allemand ! De quoi inquiéter la 264. ID (Otto Lüdecke), désormais bien seule à Vrbovsko et qui va peut-être devoir se retirer plus vite que prévu vers Fiume… Tant que la 5e DI grecque (Georgios Stanotas) et le 13e Corps de l’AVNOJ (Ljubo Vuckovic, Vasilije Smajević) ne bousculent pas encore trop fort le 173. Infanterie Rgt (Oberst Hans-Georg Schramm) à Klenovica.
Agreement – Clearance + Union = Beaucoup trop pour les Allemands !
Château de Ljubljana – Après la préoccupation, après la contrariété, c’est l’inquiétude franche pour Walter Krüger (2. SS-Gebirgs-Armee). L’offensive de ce matin dans la vallée de la Save frappe les meilleures troupes d’Alexander Löhr (12. Armee), dont il sait parfaitement qu’il ne dispose d’aucune réserve. C’est donc à lui qu’on réclame des renforts ! Non qu’il ait grand-chose à dépêcher à son voisin…
Sur le papier, tout tenait pourtant parfaitement debout : à la 12. Armee la défense de ce qu’il reste de Slavonie et de Hongrie jusqu’au lac Balaton, à la 2. SS-GA celle de la Croatie jusqu’à l’Adriatique – la Save servant de limite évidente entre les deux. Le problème, c’est que la partie praticable de la vallée de la Save, qui commande la route de Zagreb puis de Ljubljana – soit la quasi-totalité des arrières de Krüger – se trouve justement à l’est du fleuve, donc chez Löhr…
Bien sûr, le HG E puis l’OB Donau n’ont pas manqué de gérer cette vulnérabilité potentielle. La preuve : le secteur attaqué est défendu par le XV. GAK tout entier (pas la plus mauvaise formation de la 12. Armee), avec le XXI. GAK en appui éventuel.
Alors, Lothar Rendulic lui-même (HG E) a appelé, bien sûr, pour une rapide conférence à trois avec Löhr. Mais Krüger – un soldat de métier depuis 1908, d’une famille de militaires – n’a jamais fait confiance à cette espèce d’aviateur, ancien pionnier reconverti revenu sur terre à la faveur d’on ne sait quoi. Et à tous les niveaux, la stratégie reste la même : « Tenir, envers et contre tout, avec fanatisme. Saigner l’ennemi, qui disperse ses troupes et ne saurait prolonger indéfiniment son effort. » Et en cas de percée adverse ? « Céder la région au sud de Zagreb pour combattre en ville, la 12. Armee se rabattant vers le massif des Medvednica – les montagnes aux ours. Il s’agit de gagner, au pire, 7 ou 8 jours. Le temps pour Rommel de stabiliser la situation en Italie. »
Ainsi soit-il… Mais n’empêche ! Le Waffen-SS a la désagréable impression d’être suspendu à une corde très usée… Et de se trouver entouré de vautours cerclant au-dessus de sa tête. Au fond, c’est tristement clair : Herr Rommel n’a pas de stratégie. Il gagne du temps, ou il essaie. Comme tout le monde, du reste.
Crépuscule aérien
Au-dessus des Balkans – La force aérienne du NDH, seule désormais à représenter l’Axe dans les cieux de la région, tente encore vaguement de participer aux opérations, à défaut de pouvoir peser sur leur cours… Encore faut-il le vouloir. Le Sat Bencétić décolle ce matin de Zagreb Borongaj avec une Schwarm de Bf 109 péniblement rassemblée, pour un vol de chasse libre du côté d’Ivanić-Grad. Il semble que l’ennemi attaque par là…
Cependant, sitôt sur zone, la paire de tête fait demi-tour, visiblement effrayée par la foule d’appareils alliés qu’elle aperçoit. La seconde Rotte, quant à elle, met cap au sud, vers l’Adriatique, jusqu’à risquer la panne de carburant. Toutefois, les deux Gustav ne tardent pas à trouver un terrain dans la région de Zadar – ils font leur approche train et volets descendus, battant frénétiquement des ailes et tirant des fusées rouges ou blanches, tout en tâchant de contacter par radio le contrôle aérien allié pour acquiescer docilement à toutes les instructions qu’on voudrait leur donner… Les “3 Noir” (Str Josip Helebrant) et “5 Noir” (Str Vinko Tatarević) peuvent ainsi se poser et tombent entre les mains de l’aviation alliée. C’était couru d’avance, comme le raconte Helebrant lui-même…
« J’avais critiqué le fait d’envoyer une paire de jeunes gars inexpérimentés contre de grandes formations de bombardiers alliés fortement escortés. Pour cela, j’étais passé en cour martiale, avant d’écoper d’une condamnation plutôt légère de 30 jours de prison – merci à l’officier judiciaire, qui avait partie liée avec les titistes. J’ai donc décidé de déserter vers les Partisans. Depuis longtemps déjà, j’étais convaincu que la cause de l’Allemagne était perdue, autant que celle de ses alliés.
Le 1er septembre, on m’a sorti de mon cachot pour une mission inhabituelle pour des Gustav : le mitraillage d’unités alliées qui auraient rompu le front de la Save en direction d’Ivanić-Grad. En arrivant à mon appareil, j’ai été très surpris quand mon mécanicien m’a expliqué qu’il avait dû démonter mes réservoirs auxiliaires, sur l’ordre de Bencetić. J’ai appris bien plus tard qu’il me suspectait déjà de vouloir déserter – surtout que je m’étais présenté entièrement équipé, contrairement à mon habitude. Les quatre chasseurs ont décollé ; j’étais le leader de la 2, avec Vinko Tatarević comme ailier. La première paire était menée par Jakov Petrović. Une fois près du front, j’ai signalé à Petrović que mon appareil avait une panne. Il nous a donné l’ordre de faire demi-tour, ce que nous avons fait tous ensemble avant que je glisse d’un coup au ras du sol vers la mer. J’ai atteint Zadar, Tatarević m’avait suivi tout du long. Nous avons atterri sur nos dernières gouttes de carburant. Tatarević a carrément calé sur la piste et j’ai réussi à rouler jusqu’aux hangars. »
Il semble bien aujourd’hui que Tatarević n’avait aucune idée des intentions de son leader, lequel avait eu largement le temps d’échanger avec le fameux Boj Ivan Cvenček – désormais passeur clandestin presque officiel vers l’est. Du coup, quand son jeune ailier vit les soldats alliés (et titistes) s’approcher, il sombra dans une véritable crise de panique. Mais Helebrant ne manqua pas de faire savoir à tous que Tatarević, lui aussi, était venu volontairement – évidemment ! La ZNDH digérait ainsi sa ration quotidienne de défections.
………
Croatie – On pourrait même parler de double ration, aujourd’hui, alors que le conflit s’achemine vers sa fin, et l’État indépendant de Croatie avec. Lors d’un simple transfert de Črnomerec vers un autre aérodrome secondaire de Zagreb, le Dornier 17 K n° 0107 effectue un atterrissage forcé dans la région de Prijedor, bien en vue du QG du 1er CA grec. Les deux passagers – les aspirants Sulejman Kulenovic (pilote) et Zvonko Švigir (mitrailleur) sont fait prisonniers. Ce qui était assurément le but de la manœuvre !
………
Borongaj-Zagreb – Trois avions perdus en une seule journée – et sans doute aucun du fait de l’ennemi. Pour les rares Allemands encore présents sur les terrains de Croatie, c’est impossible à avaler et ne saurait continuer ! Et de fait, beaucoup pensent, en ricanant sous leur casquette, qu’effectivement, ça ne durera pas encore longtemps.
Grappillages partisans
Chien chaud
Ile de Krk – L’infanterie titiste tente une nouvelle fois de percer en direction d’Omišalj. Va-t-elle devoir poursuivre sa lente reptation parmi les pins ? C’est probable… à un détail près, mais un gros : les destroyers Themistokles et Vassilissa Olga II, désormais bien visibles au large de la péninsule de Porat. Et même si les vaisseaux hellènes ne s’approchent pas trop (on ne sait jamais, entre mines oubliées et batterie côtière positionnée à Fiume…), leurs 4 et 5 pouces portent largement assez loin pour faire plaisir aux fantassins…
Assez loin – et assez fort. Non que le tir soit particulièrement précis. Mais il est visuellement spectaculaire et déclenche au surplus de nombreux incendies dans la pinède surchauffée de cette fin d’été. Les membres de la garnison du Reich, déjà peu motivés, n’en demandaient pas tant… Avant la nuit, ils sont franchement en retraite vers le nord de Krk, les flammes retardant bien davantage la poursuite titiste que leurs arrière-gardes.
Hongrie écrasée
La saison américaine (oubliée)
Ouest de la Hongrie – Engagement massif de l’USAAF au-dessus de l’Autriche : 630 Viermot, couverts par plusieurs centaines de chasseurs, visent un vaste éventail de cibles allant de Graz à Svitavy. La Luftwaffe, qui ne se montre plus guère que pour tenter de protéger les centres industriels, réagit en masse et engage les JG 4, JG 27 et JG 300. De plus, elle a la courtoisie de demander à son sympathique allié local de bien vouloir intercepter les assaillants quand ils passent sur ce qui reste de territoire hongrois supposé indépendant.
Les Pumas décollent à huit, pas plus – mais pas moins – pour tenter d’intercepter les quadrimoteurs à l’aller. Peine perdue : une fois encore, les aviateurs hongrois réussissent à ne pas trouver l’ennemi, faute d’un contrôle de la chasse compétent. Au retour, en revanche, c’est autre chose. Attirés par les explosions et les cris de pas moins de 90 chasseurs allemands de tous types, six Gustav hongrois plongent dans la mêlée. Les sergents Lajos Buday et László Dániel revendiquent chacun un B-24 et le pilote Dezső Szentgyörgyi un B-17. Pas mal, pour un baroud d’honneur ! Mais le pilote Tibor Hoy, arrosé de .50 par des Mustang énervés, doit se parachuter, blessé. Quant au major Pál Kovács, on le voit pour la dernière fois encadré par les traçantes des bombardiers, avant que son chasseur ne disparaisse dans un grand nuage de fumée… Certes, la Luftwaffe revendiquera 30 Viermot et 9 chasseurs. Revendiquera – et sans mentionner ses pertes.
Dernière édition par Casus Frankie le Sam Sep 12, 2026 16:07; édité 2 fois |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 16026 Localisation: Paris
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 09:14 Sujet du message: |
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2 septembre, suite et fin
De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Cliquetis
Sur la route de Novoselec (vallée de la Save) – « Les obus pleuvaient et leur tonnerre grondait sans discontinuer sur la Croatie, le son se réverbérant et se fracassant de relief en relief pour revenir vers nous avec un effet des plus spectaculaires. « Écoutez mon capitaine, laissez-moi faire, si vous voulez bien. J’ai l’habitude ! » Le lieutenant Paul Jourdier partit donc avec le groupe de tête, dans son VTT41 Diamant. Je restais pour ma part en retrait avant une éventuelle action.
Mes lépreux étaient dispersés dans différents véhicules autour de moi – moins par charité ou méfiance que pour ne pas perdre tout le monde d’un seul coup d’antichar ou de mortier…
Peu importait. Jourdier ne fut pas long à revenir dans sa Daimler. Le temps pour moi de recevoir de nouvelles instructions par radio : « Le barrage a visiblement bien fonctionné. Le 1er Bataillon a donné l’assaut et l’emporte, mais… ».
Mais l’état-major nous ordonnait de rester en réserve, pour ouvrir la voie aux forces blindées qui suivraient sans doute pour exploiter. C’est eux qui avaient les plus belles voitures, évidemment !
Après tout, servir de bouche-trou, c’était bien le rôle des escadrons “hors rang”. Et avant minuit, nous passions la Česma, suivant les traces d’une lutte féroce : multiples cratères, corps éparpillés, quelques engins calcinés face à des tranchées remplies d’une bouillie humaine que je devinais à la lueur des flammes. « Ça a douillé ici, mon capitaine ! » En effet, Achraf, en effet.
Je me doutais bien que le calme qui nous était imposé ne durerait pas. A la coudée de mon Diamant, je ne mentirai pas en écrivant qu’une part de moi l’espérait : enfin de nouveau une noble action, comme du temps des combats en Grèce ! Fini l’arrière-cour et les intrigues, place à l’acier froid du métier des armes ! Tous ne partageaient pas mon visible enthousiasme – et notamment pas Augagneur, qui grommelait derrière. « Sergent, mauvais Français, un peu de cran ! » – « Y’a des coins où vaut mieux être un mauvais Français qu'un bon Allemand. » Évidemment, ce serait dur – et pour eux aussi. »
Slovénie plus ou moins occupée
Retour aux vieilles méthodes
Sur les murs de Slovénie – Une proclamation en lettres capitales apparait, portée par des placards qu’on pose plus ou moins discrètement… « Slovènes ! Moi, Edvard Kardelj, président de la République Fédérale de Slovénie, je vous parle ! Les camarades en terre encore occupée ont commencé la Révolution ! Ils combattent et meurent pour vous alors que vous lisez ces lignes ! Trouvez les membres de l’AVNOJ parmi vous, rejoignez-les et frappez le fasciste ! Ensemble nous pouvons… » Le reste s’entend et se passe de commentaires.
Voilà : un discours qui s’arrange quelque peu avec la réalité opérationnelle, un pieux mensonge, en fait, mais c’est aussi cela le jeu politique. De fait, la principale conséquence du lancement de la bientôt fameuse « insurrection slovène » se fera sentir, non point dans les rues ou les campagnes de Slovénie – ça viendra plus tard – mais plutôt du côté du château de Ljubljana.
Croatie plus vraiment dans l’Axe
Tentative de bascule
Palais du gouvernement (place Ban Jelačić, Zagreb) – L’offensive dans la vallée de la Save a une conséquence politique notable. Ante Pavelić relance son âme damnée Ante Moškov avec une urgence nouvelle : il faut négocier au plus vite, au nom de la Croatie, un cessez-le-feu avec les Alliés occidentaux – c’est-à-dire, espérons-le, essentiellement les Franco-Grecs, voire les Britanniques, allez…
De fait, les Oustachis ne se font aucune illusion sur la capacité à tenir de leur parrain allemand, et encore moins sur ses intentions. Le centre du pays sera bientôt, lui aussi, un champ de bataille. Il faut limiter les dégâts – persister serait totalement inutile. Raison de plus, évidemment, pour changer rapidement de camp, dans l’intérêt de tous.
Istrie encore occupée (mais déjà disputée)
Plus temps de reculer
Istrie et région de Trieste – Pour les Italiens aussi, il est désormais évident que les événements se précipitent : offensive en Dalmatie, offensive en Frioul, offensive en Croatie (semble-t-il) et insurrection en Slovénie (peut-être…). Ça sent décidément la fin. Et c’est dans ce contexte de trahisons et de complots que le préfet Coceani rencontre les représentants du Comité de Libération Nationale (objectivement séparés des communistes (1), quoique tenus par des accords avec eux), dont le président est Don Edoardo Marzari, le prêtre de Capodistria. Bien sûr, le préfet arrive avec une offre que le CLN ne pourra refuser… croit-il.
Le plan de Coceani a l’avantage de la simplicité : sitôt actée la déroute des Allemands – inévitable, au vu des opérations en cours – les institutions encore en place formeront un Comité de Salut national d’Istrie-Trieste, dirigé par le préfet. Celui-ci aura pour tâche de coordonner les actions des forces armées de la RSI, de la Guardia Civica et des divers mouvements partisans (dont, éventuellement, les Collectivistes). Tous devraient collaborer pour contrôler la ville face aux forces allemandes, puis sans doute yougoslaves.
On le comprend, les Résistants sont plus que circonspects : s’allier avec des fascistes alliés des nazis contre des camarades communistes, même largement acquis à la cause titiste ? On les accuserait vite de vendre leurs âmes aux fascistes ! Pour les démocrates-chrétiens, c’est évidemment non – aucun accord maintenant en place les institutions ! La crédibilité de la défense de l’italianité de la région est à ce prix. En revanche, ils veulent bien d’un Comité exécutif antifasciste italo-slovène, aux contours aussi flous que ses pouvoirs effectifs.
Le préfet et son équipe repartent dépités. Ces démocrates sont décidément toujours aveugles (2) ! Mais fort heureusement, ils ne sont pas (totalement) seuls à lutter contre les Tudesques et pour l’Italie – en tout cas, pas autant qu’ils le paraissent. En dehors des garibaldiens communistes, il y a en effet d’autres troupes en train de se constituer – par exemple les “Corps des Volontaires pour la Liberté”, organisation locale ad-hoc constituée de plusieurs éléments regroupés par parti, et qui infiltre de longue date l’ensemble des forces existantes, tant militaires (garde civile, pompiers, police financière et défense antiaérienne) que civiles (comme les cheminots), le tout grâce à la bienveillante entremise du maire de Trieste, Cesare Pagnini. Ces jeunes gens sont patriotiquement sincères. En tout cas, ils sont attachés à leur ville. Mais seront-ils prêts à temps ?
Notes
1- Et des pan-yougoslaves… Il est aussi dramatiquement isolé de Rome. Les Allemands – donc les fascistes – sont parfaitement au courant de tout ceci, ayant travaillé de longue date à aggraver leurs dissensions.
2- En 1943, de premières discussions avaient tourné court : le CLN refusait a priori tout accord, précisant même aux membres de la RSI qu’ils devraient rendre des comptes pour leurs actes, ce qui avait jeté comme un froid. Si les Collaborateurs avaient tenté de jouer la solidarité affairiste triestine, c’était raté. Quelques mois plus tard, début 1944, toute la direction du mouvement avait été arrêtée dans des circonstances peu claires, créant un vide impossible à combler. Pourtant, ses cadres étaient alors de vieux notables tel Giovanni Tanasco, avocat démocrate-chrétien, ancien président du Parti populaire (sans aucune antenne à Trieste !) et dont l’expérience politique remontait aux Habsbourg. |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2788 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 10:14 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | On va y revenir, mais en gros pour les communistes peu importe. Les Nations dans leur configuration actuelle sont dépassées - le salut internationaliste ne viendra que d'une fédération Balkanique, méditerranéenne voire allez d'une URSS étendue.
Dans ce contexte, la Yougoslavie n'est pas un envahisseur. C'est un libérateur, d'une système bourgeois sclérosé de fascisme, soutenu à bout de bras par les capitalistes. Occupée provisoirement par les yougoslaves, le Frioul peut devenir une tête de pont pour la Révolution, une Italie concurrente à Rome point de départ pour quelque chose de grand, avec l'appui des valeureuses forces titistes !
Pour être franc, y a 4 semaines, je voyais pas les choses comme cela, moi non plus. Mais le livre de M. Pupo est passé par là.
PS : à cela, on peut ajouter que la paysannerie est majoritairement slovène, et le prolétariat ouvrier travaillé par le PCI. La classe moyenne, elle, a disparu intellectuellement après 25 ans de fascisme et 2 ans d'occupation allemande. En vérité, seuls les commercants et militaires bourgeois, trempés jusqu'au coup dans le mussolinisme, ont la volonté à cette heure de revenir à l'irrédentisme. Alors... |
Oui m'enfin j'attends de voir la réaction de Churchill, comme OTL, qui a pesé de tout son poids politique, menacant Tito et rameutant Truman pour stopper le rattachement du Frioul, de Trieste, de la Vénétie Julienne à la Yougoslavie. Pour que l'Autriche, qui a va tomber dans l'escarcelle des ploutocrates, ai un accès à la mer facilité. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 14079 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 11:31 Sujet du message: |
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Oui et rappelle moi où nous en sommes FTL ? FTL, Churchill s'appuie sur Tito contre Pierre II pour, imagine-t'il, obtenir un pouvoir ploutcrate facile à satisfaire, afin de sortir la Yougoslavie du futur orbite russe. Pour sûr, ca fera des étincelles. Mais comme OTL, la position britannique est bien plus ambiguë qu'on n'a souhaité s'en souvenir. Savais tu, par exemple, que les Anglais ont proposé Trieste en 41 à Belgrade contre une entrée en guerre contre l'Axe ?
FTL, bien sûr, les moyens anglais sont supérieurs. Mais pas infinis. Quant à OTL, qu'il me soit permis d'écrire ici que le seul qui ait In Fine arrêté Tito, c'est Staline. On y reviendra, c'est dans ces moments là que la FTL est passionnante ! _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 11090 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 15:03 Sujet du message: |
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Le poids de la France aidant, peut-être ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 14079 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 15:20 Sujet du message: |
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La France, combien de divisions en Yougoslavie ? (Réponse : 2). Mais ceci étant, Paris a d'autres sujets. CE QUI NE VEUT PAS DIRE QUE L'ITALIE VA ...
(Vous verrez bien. C'est en pleine rédaction. Pour votre information, j'ai passé 3 soirs à scanner, traduire et faire retranscrire deux livres par IA). Ca sert, ca, au moins ... _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12230
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 16:38 Sujet du message: |
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Et c'est reparti pour le MSB - merdier sanglant balkanique
| Citation: | | Pour votre information, j'ai passé 3 soirs à scanner, traduire et faire retranscrire deux livres par IA). Ca sert, ca, au moins ... |
Bel effort, surtout sur un sujet aussi ingrat. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2788 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 16:46 Sujet du message: |
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La grosse différence ? Aucune, c'est à ce moment là que Churchill prend encore plus conscience de l'appétit des soviétiques. Et pour moi la question est d'autant plus brulante puisque l'on risque d'avoir l'Autriche et une partie de la Hongrie dans l'escarcelle de l'Ouest. OTL, c'est ce que cherchait W, ne pas isoler l'Autriche en lui donnant un débouché maritime à travers un pays "Allié". Et non pas se retrouver totalement enclavée ou bien à la merci d'un chantage sous toutes les formes... de la part des Yougoslave pour le passage de marchandises. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 14079 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Sam Sep 12, 2026 17:43 Sujet du message: |
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Mais si immense Colonel - comme l'ensemble de ce théâtre en fait, qui est purement FTL. Ici, la Yougoslavie est un point de jonction entre la Grèce, la Hongrie, l'Italie ... Il faut donc se l'accommoder. Eventuellement au prix d'autrui (sic). Surtout que le gouvernement yougoslave est légal, légitime, soutenu par les alliés .. Et pas forcément aligné vers Moscou.
Est-ce à dire que cette stratégie est pérenne ? Ca c'est autre chose.
Au risque de me répéter, ne sautez pas du coq à l'âne pour les conclusions. Car d'autres acteurs aussi disposent de moyens absents OTL. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1771 Localisation: Ile de France
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Posté le: Dim Sep 13, 2026 18:04 Sujet du message: |
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…
1er septembre – La campagne des Balkans
Agreement – Clearance : Pour de bon !
Vallée de la Save, 07h15 –
…
Car cette fois-ci , le 18e GAA repart à l’assaut, le Groupement divisionnaire des Balkans (Camille Caldairou) ouvrant la voie – noblesse oblige ! – à la 1ère Armée grecque renforcée. Et cette fois-ci ( ), il ne s’arrêtera pas avant Zagreb, au minimum.
…
De fait, si la 12. Armee a concentré tout le XV. GAK (Rudolf Lüters) sur 30 km, c’est sans doute parce que le secteur est stratégique (vital ?), mais aussi parce que ses divisions tiennent de la brigade… dans le meilleur des cas. La stratégie d’attrition infligée par la Wehrmacht à son ennemi …
…
Mais ces deux corps sont déjà étirés à l’extrême et soumis à une (à supprimer ?) la pression des terroristes… Alors, il faut tenir.
…
Agreement – Union : Diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie –
…
Au centre, la 162. ID (Ralph von Heygendorff) est toujours plus rudement sollicité (sollicitée ) par les blindés titistes et la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas).
…
Du moins, pas tout seul – ses effectifs ( ) ne dépassent pas 12 000 combattants. Mais il fait perdre du temps et surtout, il détourne la SS-Handschar (Desirius Hampel), dont Krüger aurait préféré voir les effectifs (troupes/éléments ?) en ville.
…
Quand on sait ce (à supprimer ??) que les Hollandais ont déjà beaucoup donné récemment… Keppler ne peut qu’espérer que l’arrivée de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt), …
…
Crépuscule aérien
Au-dessus des Balkans –
…
« …
En arrivant à mon appareil, j’ai été très surpris quand mon mécanicien m’a expliqué qu’il avait dû démonter mes réservoirs auxiliaires (au singulier : sur les 109 il est ventral ), sur l’ordre de Bencetić.
… »
…
[b]2 septembre, suite et fin
…
RAS
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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