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Balkans et Italie, Août 44
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Finen



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 09:09    Sujet du message: Répondre en citant

Un raport avec les agrégats?

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loic
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 10:23    Sujet du message: Répondre en citant

Rapide recherche Internet :

divertir
verbe transitif

1.
vieux ou Droit
Détourner.
Divertir de l'argent.
2.
vieilli
Détourner (qqn) d'une préoccupation, etc.
Divertir qqn de ses ennuis.

Bref, z'êtes ringards (ou juristes) les gars Very Happy
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 10:38    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Détourner (qqn) d'une préoccupation, etc.


Ben c'est précisément ca. Et j'assume.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Monomaker



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Non, en effet, c'est le nouveau.


Ok du coup, il y a aussi deux mention de RSFY à corriger dans la chrono en :
Avril 1944 - 8 - Pays occupés (appendice) : 1 - RSFY -> RFSY
Avril 1944 - 12 - Balkans (appendice) : 1 - à la RSFY -> au RFSY
_________________
"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 15:44    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:

vieilli
Détourner (qqn) d'une préoccupation, etc.
Divertir qqn de ses ennuis.

Bref, z'êtes ringards (ou juristes) les gars Very Happy


Est-ce que le mot "divertissement" est vieilli, selon ton site ?
Ça ne veut pas vraiment dire "rigolade", mais ce qui nous écarte (du quotidien)…

Cela dit, dans la phrase considérée, il s'agissait de "divertir" au sens presque économique ou juridique.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:02    Sujet du message: Répondre en citant

2 août
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – En finir, mais sans revers
Au sud-est de Zagreb
– Les Allemands lancent désormais un assaut massif et concentrique sur le secteur Velika Ludina – Potok – Stružec. Sans instructions véritablement contraires de leurs chefs (dans l’expectative face à ce succès apparent et inattendu) et profitant de ce que la météo leur reste pour l’instant plus ou moins favorable, les troupes de la 12. Armee visent, non plus à encercler l’adversaire de façon décisive, comme elles l’ont tenté devant Zagreb, mais bien à le repousser le plus loin possible. Ce qui, en soi, n’est pas vraiment un objectif – mais qui, dans l’armée du Reich Millénaire, peut encore prétendre avoir une stratégie pour gagner autre chose que la prochaine bataille ?
Le long de la Save, dans le secteur d’Okoli, le XXII. Gebirgs-Armee-Korps (Gustav Fehn) continue de s'acharner à lancer ses fantassins contre la brigade blindée Unité (Milutin D. Stefanović) – laquelle persiste de son côté à refuser de céder le moindre pouce de terrain, en dépit des prises de flanc incessantes venues de Stružec. Irrémédiablement usée, la 1. GebirgsJäger (Hubert Lanz) doit céder la place à la 104. Jäger (Hartwig von Ludwiger), qui attaque en terrain difficile par-delà la Česma, avec la 4. GebirgsJäger (Julius Braun) sur sa gauche à Vezišće. Face à cette marée humaine, les Yougoslaves royalistes tiennent bon. Ils ne sont plus guère impressionnés par la tactique de ces Allemands, autrefois si doués tactiquement. Un officier parlera de « vagues de moutons dociles conduites à l’abattoir par leurs officiers ». C’est un fait… même dans les divisions de montagne, autrefois réputées d’élite, la qualité du recrutement et de l’entraînement a beaucoup baissé. Et les SAV-43 de Stefanović, bien couverts par les Dragons portés serbes, font un carnage.
Plus au nord, vers Novoselec et Konšćani (sur la route de Križ), le XXI. Gebirgs-Armee-Korps (Ernst von Leyser) se rue à nouveau sur ses adversaires de la veille : la Brigade blindée grecque (Socrates Demaratos) et le Groupement Blindé Nord (Lazlo Marin). Mais cette fois, les blindés grecs et titistes sont renforcés de la 192e DIA (Paul Jouffrault), qui arrive enfin de Popovača. Au centre de la nouvelle ligne de front, la 2. GebirgsJäger (August Krakau) et la 42. Jäger (Walter Jost) se retrouvent en grande difficulté face à l’irruption sur le champ de bataille de cette infanterie de qualité. Elles bénéficient toutefois de l’appui de la SS-Nederland (Jürgen Wagner). Nettement amoindrie, mais qui a l’avantage de se trouver du bon côté de la Česma, celle-ci attaque de Kompator dans le massif du Moslavina, au mépris du risque d’une prise de flanc. Les Landsers parviennent ainsi à s’infiltrer jusqu’à Velika Ludina… mais s’avèrent incapables d’aller plus loin, tant l’usure se fait sentir. La 297. ID (Otto Gullmann) et la 118. Jäger (Josef Kübler) doivent prendre le relais, ce qui prend du temps. Et leurs hommes montant en ligne croisent, au milieu des tirs de l’artillerie adverse, de longues files de blessés qu’on évacue… ou de morts recouverts d’un drap (dans le meilleur des cas). Ce qui n’est jamais bon pour le moral. En face, Franco-Algériens, Grecs et Yougoslaves sont toujours sur la défensive, certes. Mais c’est une défensive relativement confortable.
Quant au XV. Gebirgs-Armee-Korps (Rudolf Lüters), il descend vers Križ par des routes croates bien encombrées. Si tout va bien, il sera engagé dès demain. Sauf contre-ordre, bien sûr ! Un contre-ordre que certains espèrent peut-être ! Même si, dans les rangs, on est plus qu’optimiste. Devant des civils croates, un officier s’enflamme : « Nous serons de retour à Belgrade avant Noël ! ».
………
« Notre halfitrackos bringuebalait son repli, en se méfiant des tirs d’artillerie et avec l’excité serbe qui nous suivait toujours en Bren Carrier. Sur les sièges en face de nous, on avait réussi à entasser quelques Français raflés au passage. Enfin, Français… Leur chef, oui. Les autres…
Nikos : « Markus, c’est qui ces guignols d’après toi ? »
– Aucune idée, mais leur chef a l’air gradé.
– S’il est gradé, qu’est-ce qu’il fout ici avec nous au juste ?
– Écoute, c’est la vie.
– Ouais, en tout cas, il se prend pas pour de la merde. »

(Markus Amynthe –  [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
………
Vallée de la Save (nord) – Le regroupement des titistes autour de Čazma n’a pas échappé à Walter Krüger (II. SS-GAK). Ce dernier est pleinement conscient de la faiblesse de ses forces de ce côté – donc de la fragilité de son flanc. Aussi, puisque Löhr monte courageusement à l’abattoir, Krüger commence à renforcer sa gauche contre un risque de contournement.
Faute de renforts notables dans le secteur et les combats empêchant tout transfert de forces à travers la vallée de la Save, le SS s’en tient toutefois, pour l’heure, à des pis-aller disponibles : Division Spéciale Stephan (Stephan Bether), 162. ID (Ralph von Heygendorff)… et aussi le fameux Sonderkommando Dirlewanger. Celui-ci n’a pas vraiment brillé lors des derniers engagements et sa réputation, comme celle de son chef, n’est plus franchement à faire. Et encore moins auprès de Krüger ! Que Dirlewanger se rende utile, pour une fois.
En face, le 8e Corps “Dalmate” (Vicko Krstulović, Ivan Kukoč) et le 15e Corps “Macédonien” (Tihomir Milosevski, Naum Naumovski) continuent de se rallier et de tester l’ennemi – le 14. SS-Gebirgsjäger Rgt Reinhard-Heydrich (Michael Groß) et la 1ère Division d’Assaut oustachie (Ante Moškov). Quant au 6e Corps “Slavon” (Mate Jerković, Otmar Kreacic), il ne sera véritablement capable de peser dans le secteur d’Ivanska que dans deux jours au mieux.
………
Vallée de la Save (sud) – Il est des évidences qu’il faut savoir admettre : la ligne de front ne bouge absolument pas à Stružec. Enfin, d’aucune façon digne d’être mentionnée sur une carte d’état-major. Ici, les mêmes causes qui permettent le relatif succès de la 12. Armee dans la Save sont la cause d’un évident échec de la 2. SS-Gebirgs-Armee (Walter Krüger), dont les troupes épuisées ou de second rang attaquent sous la pluie, sur du mauvais terrain et dans les pires conditions.
En nette perte de vitesse et incapable d’organiser ses deux régiments usés mais engagés au fil de l’eau, la 4. SS-Polizei-PzGr (Karl Schümers), du V. SS-GAK, doit céder la place au moins provisoirement à la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen), du XVIII. GAK. Cette gymnastique aggrave le flottement, sans parler du fait que les réservistes de Lungerhausen ne sont pas les vétérans de Schümers (même si eux aussi savent brûler un village). La situation n’évolue donc pas sur la gauche, vers Okoki, contre le 2e GTM (Augustin Guillaume). Et pour ce qui est de la droite, dans le secteur de Veliko Svinjičko, le 4e RST (Georges Guillebaud) et les deux corps “Prolétariens” titistes sont largement à même de faire face à la 264. ID (Otto Lüdecke), du XVIII. GAK. Surtout avec le 5e Corps “Bosniaque” (Slavko Rodić, Velimir Stojnic) qui arrive en remontant le fleuve depuis Čigoč pour se retrouver carrément sur le flanc de Lüdecke, déclenchant une énième guérilla sans merci.
Ici, le Reich n’a visiblement plus ses chances. Et la situation semble en passe d’être stabilisée, ou peu s’en faut.
………
Centre-ouest de la Croatie – Toujours rien, hormis des reconnaissances, des explorations de ruines et des plaintes des Yougoslaves contre leurs alliés grecs. Disciplinés, ceux-ci ne veulent toujours pas bouger sans en avoir reçu l’ordre. Pourtant, les titistes en sont persuadés : l’opportunité est là, il n’est qu’à la saisir !
………
Dans les airs – Comme la veille, les conditions de vol sont plutôt mauvaises au-dessus du champ de bataille. La Balkans Air Force garde ses avions au sol. Les mécanos les chouchoutent pendant que les équipages se reposent. Mais les experts sont formels : ça ne durera plus très longtemps. Et là, on pourrait bien rire !

Goodwill côté allemand – Quand le Renard n’est pas là
Vrbovec, vers 21h00
– La communication est mauvaise avec la Slovaquie et la pluie qui résonne sur les toits n’arrange rien – mais Lothar Rendulic (HG E) et Walter Krüger (2. SS-GebirgsArmee) tendent l’oreille avec application pour saisir ce que leur chef, le glorieux Feldmarschall Erwin Rommel, a à leur dire. Pas d’excellentes nouvelles, d’évidence.
– Très bien ! Dans ces conditions, vous allez prolonger l’offensive vers la Save, afin de rejeter les forces adverses au-delà de Kutina et si possible sur leurs positions de départ.
Rommel ne précise pas de quel départ, donc de quelles positions il s’agit.
Rendulic, sourcils froncés sous ses lunettes, ne contredit pas frontalement son chef : « Jawöhl Herr Feldmarschall. Aurons-nous des renforts ? »
– En aucun cas. La situation ici est… en voie de rétablissement, et je compte régler l’affaire des Russes d’ici le 10. Pendant ce temps, il faut impérativement que nous progressions de votre côté. Les Russes et les Anglais se coordonnent pour avancer à gauche et à droite du lac Balaton, c’est évident ! Il nous faut donc…
[crrr…] Oui donc, il nous faut repousser chacune de leurs tentatives individuellement, afin de casser cette dynamique. Une nouvelle jonction serait catastrophique.
Cette fois-ci, c’est Krüger : « Et une fois l’objectif intermédiaire de Kutina atteint ? »
– Vous vous retranchez et vous attendez. Deux défaites coup sur coup devraient calmer nos adversaires. Voire provoquer quelques dissensions entre eux ! Rendez-moi compte demain soir. Terminé.

Après les “Heil Hitler” de rigueur, le téléphone redevient silencieux et le combiné retombe sur sa fourche. L’Obergruppenführer Walter Krüger ne cache pas une moue dubitative : « Vous croyez qu’il pense vraiment qu’une offensive réussie en Croatie va faire peur à ces animaux de Slaves ? »
Il parle des Slaves du Nord, des Russes, bien sûr. Face à lui, Rendulic n’en pense pas moins. Mais il le garde pour lui : « Laissons le maréchal décider. Après tout, il a la confiance du Führer et sa réputation n’est plus à faire. »
C’est vrai. En fin renard, Rommel sait que deux demi-victoires peuvent parfois faire oublier une défaite. Mais il devrait toutefois se souvenir que si deux positifs n’ont jamais fait un négatif, l’inverse est toujours vrai.

Goodwill côté allié – Et maintenant ?
Kutina, dans la caravane de Montgomery
– La pluie cogne fort et en rythme sur le toit d’un camion Bedfort aménagé bien connu, mais ce n’est pas pour autant le tonnerre que l’on entend dans le lointain. Nous ne sommes jamais qu’à une vingtaine de kilomètres du front. Pas de quoi faire trembler le maréchal Montgomery – entre climat insulaire et Premier conflit, il en a vu d’autres, et puis ce ne sont pas quelques mauvaises nouvelles – pas si mauvaises d’ailleurs – qui vont l’empêcher de dormir.
Goodwill est un succès tactique et un échec opérationnel. Et alors ? D’abord, Montgomery n’a jamais voulu cette opération, qu’on lui a… fortement suggéré en haut-lieu. Si demain, les faits donnent raisons à ses réserves, ce n’en sera que mieux pour sa crédibilité. Quant aux Allemands, puisqu’ils ont fait passer des forces en Croatie afin de défendre du rien – ou du pas grand-chose – ils ne sont pas près d’avoir des troupes en nombre suffisant pour faire face à Epsom, en direction de Vienne ! Alors, bien sûr, c’est dommage pour les pertes subies par l’armée franco-grecque. Très dommage, même si ce sont des Continentaux. Mais avant tout, il convient de faire un bilan et de tirer les conclusions qui s’imposent.
Et le Britannique se tourne vers ses adjoints, Sylvestre Audet et Panagiotis Spiliotopoulos, puis vers Alexandros Othonaios, encore pour quelques minutes chef d’état-major d’Audet pour la 2e Armée française.
– Messieurs, je ne compte pas faire massacrer nos forces – vos hommes – pour un bout de Croatie voué à tomber un jour ou l’autre. Vous continuerez donc à replier nos unités chaque fois que la pression des Huns deviendra trop forte, mais toujours avec maitrise et en leur faisant payer aussi cher que possible. Nous bénéficions de la supériorité tactique, humaine et en armement. Alors profitons-en, en attendant le retour de l’aviation, qui nous fait défaut, comme de coutume !
Un silence, puis il reprend, tout sourire, pour son adjoint français : « Mon cher Sylvestre, vous qui nous quittez – sachez que je ne vous en veux pas. Notre ami Alexandros prendra parfaitement le relais. Et j’espère que vous garderez un bon souvenir, malgré tout, de votre passage parmi nous. »
Beau joueur, l’intéressé incline la tête en souriant, mais ne relève pas l’ambiguïté toute britannique du propos de son bientôt ex-chef – pourquoi lui en voudrait-il ? Parce qu’il s’en va ou pour les résultats de Goodwill ? Quant au souvenir qu’il gardera des Balkans, il est sans doute à la fois personnel… et encore à préciser. Mais le plus important n’est pas là : la 2e Armée française a vécu, avant de rentrer en France pour y renaître. Désormais, les forces tricolores terrestres sur ce théâtre ne seront représentées que par le Groupement Divisionnaire des Balkans de Camille Caldairou, placé de fait sous le commandement du général Alexandros Othonaios, même si ce dernier ne commandera officiellement qu’une 1ère Armée grecque (deux corps grecs et une réserve blindée gréco-yougoslave). Braves Hellènes, si disciplinés et courageux – contrairement à certains de leurs voisins, quoique tout aussi indubitablement courageux, certes…
Les impératifs de la future campagne d’Allemagne auront eu raison de l’influence française ici – même si, paradoxalement, ce sont les Français qui ont aidé l’armée grecque, équipée par le Commonwealth, à se restructurer et à se remettre sur pied. La France a beau être victorieuse, elle aurait grand besoin d’un parrain aussi généreux : son armée est encore l’ombre de ce qu’elle fut en 1918, et si elle est incomparablement plus performante que celle de 1940, elle est aussi terriblement moins nombreuse. Au point que l’on murmure que le maintien du GDB et de ses quelques troupes pourtant coloniales – trois régiments et une seule division, pas même un vrai corps d’armée – n’est dû qu’à l’obstination d’un certain général assez bien placé et revenu récemment à Paris. La Grandeur de la France, tout ça…
Montgomery, pour sa part, ne va pas réfléchir aussi loin. Il sait que la Croatie n’est sans doute pas au menu des importantes discussions interalliées à venir, sauf à titre d’accompagnement. Epsom, voilà la priorité. C’est pourquoi il espère bien que le petit revers de Goodwill ne portera pas trop de tort à son 18th AAG. Tout de même, le fait que ces gentlemen de Londres lui aient enlevé la division tchèque n’a certainement pas facilité la tâche de Sylvestre Audet, des Franco-Grecs et des Yougoslaves !
Il faudra trouver une solution… Montgomery ne désespère pas, à terme, de dépêcher dans la Save l’une ou l’autre des deux divisions du corps yougoslave royaliste – elle remplacerait heureusement la division tchèque, hélas partie le mois dernier. Pour l’heure, Belgrade fait la sourde oreille, mais Monty ne désespère pas : les retours de Kiev devraient finir par tranquilliser une fois pour toutes le turbulent et baroque gouvernement tito-royaliste… La politique aux politiques, la guerre au militaires… En plus, il aura alors d’autant moins à s’inquiéter de la possibilité d’incidents catastrophiques entre le corps de Brašić et l’Armée Rouge… Sur ce sujet, donc, encore un peu de patience !
Par ailleurs, Montgomery compte bien utiliser aussi la soudaine résistance de l’Axe contre Goodwill pour obtenir enfin la subordination de la 1st Army d’Alexander (enfin, d’Alexander pour le moment), dans le cadre d’une prochaine vaste offensive, coordonnée et planifiée cette fois à la perfection par ses soins. De quoi démontrer de sa supériorité personnelle, comme celle des troupes de l’Empire.
« Ces Continentaux, tout de même – incapables de gagner une bataille tout seuls. » conclut Monty (mais pour lui seul) à la fin de ce cordial pot de départ. Il s’occupera plus tard, avec Freddie De Guingand, de Peko Dapcevic et de sa 2e Armée de l’AVNOJ. Une entrevue peut-être moins amicale, mais les bolch… les comm… bon, les Partisans de Tito ont montré qu’ils tenaient plus qu’honorablement leur place au combat.

Croatie encore dans l’Axe
Waldrausch – Encore quelques morts, pour la route
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie)
– Mauvais temps prolongé sur le terrible champ de bataille entre nazis et titistes. En dépit de plusieurs tentatives dans la matinée de la part du 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej) pour reprendre quelques positions autour de Sopote et de sa cascade (1), la situation reste figée par la pluie.
Côté allemand, Hans Brandt et Karl-Gustav Sauberzweig n’y voient pas malice : si les Slaves sont fébriles, c’est que le temps qui passe les dessert. Bientôt, avec des troupes à peu près ravitaillées et à peu près reposées, on pourra taper fort, et sans trop de pentes à escalader cette fois-ci.
………
Entretien avec un Oustachi
« – Lekenik était un coin médiocre, dans un sale coin médiocre – tout aussi sale et insignifiant, en un mot, que Jasenovac. En plus, à ce moment, il pleuvait tout le temps. Bref, nous avons tâché de nous faire oublier. Le front avait avancé par rapport à notre position précédente et on n’attendait plus de nous que de simples patrouilles de sécurisation dans la forêt de Turopoljski, voire la plaine d’Odransko.
Il s’arrête, parait réfléchir un court instant, puis reprend.
– Un curieux coin, d’ailleurs, que Turopoljski. Forêt ancienne, pleine de souvenirs et de colères. Enfin, nous nous sommes installés le long de l’Odra, un peu à l’écart des grands axes, derrière la gare…
– Je crains de ne pas connaitre l’endroit.
– Moi je le connais. Et malheureusement, les cosaques allaient le connaitre aussi.
»

(Robert Stan Pratsky, Dans la tête du monstre – Conversation avec un officier oustachi, Flammarion 1982)

Note
1- Des Partisans ont tenté de profiter du bruit de la chute d’eau et de la pluie pour s’infiltrer, cachés sous des flottins !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:05    Sujet du message: Répondre en citant

De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Sur la ligne de feu
Front de la Česma (vallée de la Save)
– « Cette fois-ci, pas de doutes, ça cognait devant. Comme jadis avec Gashi, sur la route après Athènes. Notre groupe est engagé parmi d’autres au fil de l’action, non pas comme brigade de choc – on n’estimait pas assez mes lépreux pour cela – mais bien en appui d’unités de valeur incertaine, par exemple avec les blindés communistes yougoslaves, manquant notoirement d’expérience, voire de discipline.
Plutôt qu’en appui, on aurait même pu dire “en encadrement”. Charmant cadeau ! Je me retrouvais donc une fois de plus à faire le tampon entre des locaux exaltés et nos forces plus pragmatiques. Avec une nouveauté cependant : la présence de la Brigade blindée grecque du colonel Socrates Demaratos. Une unité de très bonne tenue, de très bonne réputation, très professionnelle, mais dont le parler me causait bien du souci. Je croyais me débrouiller avec mes années de grec au lycée et mon petit séjour au Pirée, mais j’ai découvert que le grec moderne de la troupe ne ressemblait guère à celui de Xénophon !
Avant l’honneur vient l’humilité, a dit un grand esprit [Proverbes (la Bible, 15 :33).]. Il me fallut donc beaucoup d’humilité pour aider à organiser tout cela, surtout au milieu des frappes d’artillerie. Près de moi, Augagneur – visiblement nerveux – guettait le moindre signe d’infiltration.
« Contact ! » Alerte ! Des tirs de partout. Un gars en uniforme camouflé coiffé d’une belle casquette à tête de mort apparait devant moi, MP40 à la main. Il va pour m’aligner mais un coup de feu retentit et il part en arrière, comme repoussé par l’impact d’un bélier au creux du ventre. A côté de moi, Baumann, le fusil fumant. Nous plongeons au sol de concert. Une fois à terre, il me sourit : « M’ont dit que c’était des pieds-plats. M’en fout ! »
Les Bataves, donc, n’ont visiblement pas les moyens de leurs ambitions. Ils n’insistent pas et décrochent. Augagneur, qui prétend en avoir eu deux : « J’ai jamais aimé ces clowns en noir – même si, aujourd’hui, ils sont bariolés. J’ai un cousin un peu débile, peintre en bâtiment. Fin 42, à Paris, il refaisait une façade près d’un de leurs QG, un gradé est passé et… »
– Oui, une autre fois. Il y a plus urgent !

En effet. L’offensive adverse ne faiblissait pas et nous devions décrocher en bon ordre et surtout en bonne intelligence avec nos voisins. Donc en s’assurant que Grecs et Yougoslaves se couvraient mutuellement, pour le bien de notre chère 192e DIA, qui était elle aussi de la fête…
Dur à expliquer à certains, dont un sergent grec particulièrement désagréable. Je n’oublierai jamais son regard virilement méprisant, entre son couvre-chef pas du tout réglementaire (un simple tissu, variation fatiguée et sale de la coiffure des evzones) et sa barbichette taillée ras. Enfin, il nous avait tout de même accordé une place dans son M3. Son caporal faisait plus latin, sa peau mate et sa courte barbe noire n’arrangeant rien. Les Grecs, peuple courageux, inventeur de la civilisation… mais parfois un peu revenu en arrière – la longue occupation turque, assurément. Une explication plus tard, je revins sur l’histoire d’Augagneur.
– Sergent. Votre cousin peintre en bâtiment.
– Oui ?
– Il s’en est sorti ?
– Il a eu du mal, surtout qu’il devait fuir en compagnie d’un musico accusé d’avoir préparé un attentat anti-boche. Mais finalement ils ont rencontré le pilote d’un avion anglais abattu, ils ont volé un petit avion et ils ont filé vers la Corse avec en janvier 43, les cons !

Comme quoi, les rencontres improbables, ça arrive. »
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Archibald



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:11    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
« J’ai jamais aimé ces clowns en noir – même si, aujourd’hui, ils sont bariolés. J’ai un cousin un peu débile, peintre en bâtiment. Fin 42, à Paris, il refaisait une façade près d’un de leurs QG, un gradé est passé et… »


Oh bon sang - il s'appelait pas Augustin Bouvet ? c'était un buveur d'eau ferrugineuse, parce que dissous... à 10 sous, c'est pas cher, détail important en ces temps troublés pour la France.

Citation:
– Il a eu du mal, surtout qu’il devait fuir en compagnie d’un musico accusé d’avoir préparé un attentat anti-boche. Mais finalement ils ont rencontré le pilote d’un avion anglais abattu, ils ont volé un petit avion et ils ont filé vers la Corse avec en janvier 43, les cons !


Ils ont faillit prendre un planeur, mais c'était trop loin. Et vu qu'il n'y pas d'hélice, hélas...

Le plus beau, c'est que c'est arrivé en vrai... https://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/evasions-du-so-90.html

Je vous adore, les FTL-istes.
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
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Archibald



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:19    Sujet du message: Répondre en citant

In fine on pourrait dire que la fuite du SO-90 n'existe pas FTL... sauf dans La grande vadrouille.

Dit comme ça, ça en jette.

https://www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_nTL0_zoV5Bxu3u-JjR8_XzsCfBe32C8Uk
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

L'une de mes plus grandes fiertés est d'avoir piloté un planeur du même type que celui du film (et, incidemment, d'avoir survécu : la bête était susceptible de partir en vrille à plat, ce qui n'est bon pour aucun engin volant désireux de continuer à voler).
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:46    Sujet du message: Répondre en citant

La référence était évidente. Je regretterai toujours de ne pas avoir pris ces planeurs, au 72e et quand je les avais sous la main. Ca aurait fait un chouette diorama. Avec une traction et une nonne, vous imaginez ?

Bref !
Au-delà de l'évidence, des points Racoon à ceux qui :
- Ont trouvé les vraies citations OTL intégrées FTL,
- Ont trouvé l'autre référence ciné dans le texte,


Et tout le monde aura deviné qui le Hasard fait voyager en compagnie de Markus et de ses amis. Dont les versions futuristes sont peut-être effectivement éloignées de l'idéal saint-cyrien.


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Dernière édition par demolitiondan le Ven Oct 17, 2025 17:13; édité 2 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

A propos de cinéma… Augagneur, on sait qui c'est. Quel acteur, je veux dire.
Mais Percay ???
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 17:10    Sujet du message: Répondre en citant

Aucune inspiration en particulier. C'est comme dans Yakuza - deux personnages de fiction cheminant dans un monde d'acteurs nippons connus.
Si tu veux le fond de l'envers du décor, Pierre parce que commun chrétien et Percay parce qu'il a commencé en Grèce et que je cherchais un nom à référence mythologique. Percay, Persée,...
De même, Dennis Kolte, l'esprit de guerre, a peut-être (peut-être) un vague lien avec un certain Denis Colt, dit 'The Spirit', un superhéros de Will Eisner datant des années 40.

Enfin, tout ceci tient de la référence. Il y a bien longtemps que ces deux là (ces trois là, avec Ratko) ont leur identité propre.
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Jilos



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 17:19    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
[b]De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Il va pour m’aligner mais un coup de feu retentit et il part en arrière, comme repoussé par l’impact d’un bélier au creux du ventre. A côté de moi, Baumann, le fusil fumant.


Désolé d'être rabat-joie, mais une balle, en vrai, ne peut pas projeter en arrière une personne. Ce n'est pas parce qu'elle peut perforer un corps et y faire d'affreux dégâts qu'une balle de quelques grammes peut projeter un humain de plusieurs dizaines de kilos en arrière ; tout au plus le stoppe-t-elle. On voit ce genre de scène dans des films, mais pas dans la réalité. Si ce récit est censé être un véritable souvenir, il ne doit pas comporter cette projection en arrière, spectaculaire sans doute, mais irréaliste. Il faudrait écrire : "mais un coup de feu retentit et il se fige, puis s'écroule".
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 17, 2025 17:21    Sujet du message: Répondre en citant

Et avec une carabine M1, qui l'arme de ce cher alsacien ?
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