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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 12735 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Déc 14, 2023 20:21 Sujet du message: |
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| Citation: | | les verrous sautent les uns après les autres comme les poteaux d’une clôture |
Image d'illustration...
| Citation: | | Elle le sera encore plus par la suite, face au Südwall, pour des raisons bien évidentes. |
Ca c'est sur que quand la 1ère armée hongroise va se retrouver face aux roumains ... "Avec un bel élan, qui fait plaisir à leurs parrains respectifs ..."
La chanson de Vasile : https://www.youtube.com/watch?v=Zgi97bb39mo _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11664
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Posté le: Jeu Déc 14, 2023 20:29 Sujet du message: |
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"Life, uuuh, find a way..." Pour les balkans, ce serait plutôt "death" mais bon... _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - vous imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2117 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
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Posté le: Jeu Déc 14, 2023 20:48 Sujet du message: |
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4 juin
Mer Baltique
Commandos navals
Isthme de Courlande – « La nuit du 4 au 5 juin est aussi fraîche que pluvieuse, mais cela n’empêche évidemment pas le capitaine Vladimir Evstigneev de se jeter à l’eau. Désigné pour l’exécution d’une mission de reconnaissance particulièrement risqué, Evstigneev va nager jusqu’à la plage..."
risquée
Pologne désolée
La nouvelle 1ère Armée
Brest-Litovsk – "... L’ancien responsable des troupes de choc de l’Armée Secrète commande désormais officiellement la 1ère Armée polonaise – formée pour l’essentiel de ses compagnons d’armes, puis de ceux qui ont répondus à son appel du 15 avril..."
Ben , non : répondu _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 973 Localisation: U.S.A
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Posté le: Jeu Déc 14, 2023 23:38 Sujet du message: |
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Petit point par rapport a la carte: ou se trouve la 376. ID? _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 12735 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Déc 14, 2023 23:42 Sujet du message: |
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Elle suit le mouvement, le long de la ligne Sud vers Deva, en ne valant plus grand chose... _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 973 Localisation: U.S.A
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 01:38 Sujet du message: |
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Parfait, merci. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1543 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 08:45 Sujet du message: |
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... Evstigneev va nager jusqu’à la plage, sur l’un des points de débarquement repérés au début du mois, en emportant avec lui tout son matériel ainsi qu’un uniforme allemand. Une fois à terre, ce sera à lui de s’infiltrer dans le complexe fasciste – repéré (détecté ?) grâce aux triangulations de l’officier du renseignement Vladimir Borisov – d’obtenir le maximum d’informations, puis de filer. Idéalement, sans se faire repérer (remarquer ?) …
...
Entassés sur la route de Sibiu, 20. PzGr (Georg Jauer), 83. ID (Theodor Scherer) puis 339. ID (Wolfgang Lange), 228. StuG Abt (Hauptman Wilhelm von Markowitz), 321. ID (Wilhelm Thomas) et enfin 342. ID (Heinrich Nickel) puis (,) 95. ID (Gustav Gihr) (à sa suite ?), s’étalent de Cârța à Sâmbăta de Jos en une masse brouillonne, ...
...
Par contre, l’arrivée dans la soirée à Șercaia des premiers éléments du 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin), suivi (suivis ? –ce sont les 1ers éléments qui sont suivis et non le 6e CB dans son ensemble - ) de près par la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov) puis par la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu), achève de convaincre tout le monde qu’il est décidément temps de filer.
...
« ...
Coincée au nord par la glorieuse masse des blindés de l’Armée Rouge (à ajouter ?) des Ouvriers et Paysans surgissant d’URSS, et au sud par la ligne des Carpates, ...
...
Le couplet cité par Vasil Gravil peut ainsi (à supprimer ?) se traduire ainsi (à ajouter ?):
...
... _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15364 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 16:51 Sujet du message: |
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C'est bien le 6e CB dans son ensemble qui est suivi……
et "peut ainsi se traduire" est une joliesse de style parfaitement correcte.
Merci pour les multiples "repéré". _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15364 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 17:06 Sujet du message: |
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5 juin
Mer Baltique
Commandos navals
Isthme de Courlande – « Le capitaine Vladimir Evstigneev est bel et bien revenu. En soi, c’est déjà une performance. Faute d’avoir réussi à pénétrer dans le site par la route, il s’est rendu au complexe ferroviaire attenant, où il a observé un wagon en particulier, rempli de nombreuses “boîtes vertes” en cours de déchargement.
Là-dessus, Evstigneev y est allé au culot : arrivant avec la mine blasée du manutentionnaire fatigué, il a mis une caisse sur son épaule… et a suivi le groupe jusqu’à sa destination : un hall où les fascistes passent visiblement beaucoup de temps à relier des câbles dans ces boîtes. De toute évidence, une usine d’assemblage d’équipements radio ! C’est bien – même si ce n’est qu’un début, assez anecdotique de surcroît, à l’échelle de ce qui se prépare en Prusse Orientale.
La ROSNAZ-KBF aura donc à cœur dans les semaines à venir de continuer ses missions d’espionnage sur la Baltique, à la recherche de ces fameuses bombes volantes… ou de toutes autres informations utiles à l’Armée Rouge. Quant à l’usine découverte par Evstigneev, l’officier du renseignement Vladimir Borisov s’assurera qu’elle reçoive bientôt la visite de l’aviation… »
(Commandos in the Baltic and Danube: Soviet Naval Spetsnaz in World War II, Yuriy Strokhnine, Naval Institute Press 1996)
L’art d’utiliser les Slovaques
Opération Dukla-Carpates
QG du 3e Front Ukrainien (Rzeszów) – Les forces du maréchal Ivan Koniev reçoivent l’ordre de relancer au plus vite leur avance vers le centre de la Slovaquie, en direction de Prešov. Dans ce qu’on pressent déjà comme un nouvel exercice aussi pénible que sanglant, la 1ère Armée de Choc et la 61e Armée recevront autant de renforts et de remplacements que les forces destinées à l’offensive Oder – cadeau du Vojd ! Ce n’était pas prévu, mais ça fait plaisir. Et cela complète la mise à disposition du 20e Corps Blindé (P.P. Poluboiarov) – précédemment au 2e Front Ukrainien, mais chacun sait que ce Front va sans aucun doute disparaitre sous peu.
Quoiqu’il en soit, comme d’habitude, Koniev – tout occupé à préparer sa Gloire sur la Vistule, délègue à Vassili Sokolovski. Charge à lui d’être efficace et brillant pour son chef, et vite.
La Hongrie, coûte que coûte
Opération Südwall
QG du HG B (Déri Museum, Debrecen) – Sitôt arrivé en ses nouveaux locaux (lesquels abritent encore ici et là quelques traces de leurs collections d’égyptologie désormais évacuées), Gotthard Heinrici prend acte de l’aggravation sans cesse croissante de la situation de son groupe d’armées face à l’offensive soviétique. Il ordonne donc de détourner le III. PanzerKorps de Cluj-Napoca (localité qu’on ne saurait désormais plus considérer comme sûre) vers sa présente position. Ce n’est pas l’idéal, bien sûr… Les panzers vont devoir faire 120 kilomètres par la route afin de rejoindre leurs nouvelles positions de départ des monts Apuseni et franchir plusieurs petites coupures humides avant d’arriver à destination.
Oui, mais voilà : Heinrici n’a pas vraiment eu le choix. Les chemins de fer hongrois n’offrent jamais que deux voies en direction de la Transylvanie, partant toutes deux de Budapest et empruntant un tronc commun jusqu’à Püspökladány. Celle du sud d’une part : Nagyvárad (Oradea) – Cluj-Napoca (Nagyvárad) – Marosvásárhely (Târgu Mureș). Et d’autre part, celle du nord : Kisvárda – Szatmárnémeti (Satu Mare) – Nagybánya (Baia Mare)… puis encore plus loin Dej et Bistrița, déjà concédées à l’ennemi.
Nagyvárad a un temps eu sa préférence – mais ce secteur sera bientôt encombré (et c’est heureux !) par l’arrivée des deux PanzerDivisions en provenance du lac Balaton. Et avec la présence massive des bombardiers ennemis de toute provenance au-dessus de sa tête, Heinrici tient à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Quant à la route de Kisvárda, elle éloigne les panzers de leur destination, en passant par le nord de la dépression de Guruslau, tout en rapprochant en plus la troupe du front de Galicie. Ce n’est donc vraiment pas la meilleure des idées. Tant pis – le HG B n’est plus à cela près… Et puis on commencera ainsi à décharger les panzers dès demain. Il est temps ! Heinrici le sait bien, la retraite de ses forces devient à chaque heure plus catastrophique.
Opération Cluj-Debrecen
2e Front Ukrainien – Le XLIX. ArmeeKorps de Rudolf Konrad a atteint la vallée de l’Iza en passant par le col de Șetref – qu’il a abandonné à l’ennemi, attendu que le col de Prislop est déjà concédé, ce qui rend cette position sans valeur. Il est désormais hors de portée de l’action ennemie. Les jours suivants, il déploiera donc en défense ses deux divisions molestées (88. ID de Georg von Rittberg et 94. ID de Georg Pfeiffer) autour du col d’Hera, vers Petrova et Barsana, en attendant de prendre le relais de la 8e DI hongroise (Arpád Maltary) au col Yablonitsky. Ce sera sans doute la 94. ID qui s’y collera, en intégrant les survivants de feu le III. Luftwaffen-Feld-Korps, rassemblés ici au hasard des désastres et dont les intitulés d’origine ne recouvrent plus aucune réalité.
Pour la 2. PanzerArmee, Cluj-Debrecen est terminée : il est évident qu’Hans-Jürgen von Arnim, qui devait livrer bataille avec deux corps d’infanterie de second rang, n’a jamais eu aucune chance de vaincre – même sur un terrain des plus favorables. Il n’est même pas certain que la 2. PzA survive à la crise… Cette armée “blindée” n’a plus la moindre PanzerDivision dans ses rangs depuis belle lurette. Pourtant, en dépit de tous ses revers et d’une humeur de plus en plus sombre, von Arnim n’est pas ostracisé par le commandement nazi. L’OKH a peut-être la courtoisie de ne pas le tenir responsable de tout… En tout cas, il faudra sans doute bientôt confier un nouveau commandement au vétéran – un vrai, tant qu’à faire.
De leur côté, les Soviétiques n’ont à cette heure aucun projet particulier pour la 2. PanzerArmee, ni pour le secteur de Sighetu Marmației. Laissant à la 16e Armée (Leonty Cheremisov) – qui a beaucoup donné, elle mérite bien une sinécure – le soin de tenir seule son flanc à Dej et Mosei (deux localités qu’elle atteindra vite, faute de défenseurs !), Ivan Bagramian continue de porter plutôt son regard sur ce qui se passe au centre comme au sud. Le couple infernal formé par le 2e Corps Blindé et la 47e Armée continue de cavaler et s’empare de Cluj-Napoca. Les engins d’Ivan Lazarev surgis cette nuit dans les faubourgs s’emparent de cette ville de cent mille habitants en moins d’une journée, et sans trop de difficultés, car ils sont renforcés par un flot continu de frontovikis que Filipp Zhmachenko cravache tout le long de la route depuis Beclean ! Le centre de l’ancien dispositif du HG B est donc tombé : la veille au matin encore, le QG de la 17. Armee était pourtant toujours à Târgu Mureș – soit, à vol d’oiseau, 65 kilomètres plus à l’est. Depuis, bien sûr, Karl-Adolf Hollidt s’est hâté d’évacuer vers Déva, ayant largement anticipé sur les ordres qu’il attendait… Il est d’ailleurs déjà à Aiud, après avoir passé le Raul Aries au sud de Turda avant de risquer de tomber sur des T-34 en maraude.
Cluj-Napoca (de Clus, la clé) est une position stratégique depuis sa première colonisation en des temps immémoriaux – le site est occupé depuis la période néolithique ! C’est la porte de la dépression de Guruslau, le fort romain Napoca des guerres daciques, la forteresse du Comté, la ville marchande libre de la Couronne hongroise, la citadelle baptisée Klausenburg par les Habsbourg, l’enjeu des guerres roumano-hongroises de 1918 (15).
C’est donc un excellent point de départ vers le cœur de la plaine du Danube. Les deux formations soviétiques reçoivent l’ordre d’y consolider leurs positions. Seuls les T-34 sont autorisés à s’avancer vers le col de Poic, afin de semer le chaos chez l’ennemi : perçant déjà les monts Apuseni, coupant les forces en retraite au sud des probables renforts venant du nord et étudiant aussi un éventuel prochain bond vers Oradea. La destruction des forces nazies n’est pas leur mission : à Moscou, on voit large. Bien plus large que la seule 17. Armee – quitte à la laisser se débattre encore un peu.
De fait, les forces allemandes ont encore de l’espoir ! Après leur futile tentative de Sărățel, la 328. ID (Joachim von Tresckow) et le 560. schw. PzJ. Abt (Major Rudolf Markowz) passent Cămărașu pour poursuivre vers Luduș – perdant en chemin un certain nombre de blessés et de retardataires, sans parler de leur matériel lourd. La faute à des routes de campagne qu’il faut bien prendre pour éviter Cluj-Napoca, déjà occupée par l’ennemi ! Mais en fuyant le marteau au nord, ces unités se rapprochent de l’enclume au sud…
Quant à la 13. Luftwaffen-Feld-Division d’Hans Korte, elle traverse Târgu Mureș, éperonnée par la panique : la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) est déjà à Reghin et, surtout, les blindés soviétiques surgissent sur sa gauche ! Ce qui devait arriver arrive… En l’absence de tout soutien de la 14. PanzerGrenadier d’Erich Schneider – occupée à filer vers Târnăveni pour ensuite obliquer au sud vers Mediaș – les colonnes de retardataires se font broyer par la 5e Armée de Chars. L’aile droite du 4e Corps Blindé (M.G. Fomichkov), descendant de Reghin à la poursuite de l’ennemi, taille en pièces les malheureux fantassins de la Luftwaffe. Et pour aggraver les choses, avec l’amélioration de la météo, les Faucons de Staline frappent de nouveau ! Si Korte parvient à s’échapper, sa division cesse d’exister.
Walther von Seydlitz-Kurzbach, lui, est pris à Reghin, avec tout l’état-major du XLVIII. AK, coincé entre les colonnes du 4e Corps Blindé (M.G. Fomichkov) derrière lui et celles de la 38e Armée devant. En remettant son arme, von Seydlitz-Kurzbach – qui ignore que son grade le met à l’abri de la majorité des représailles frappant régulièrement les prisonniers de l’Armée Rouge – ne peut cacher une certaine amertume. Lui qui n’a eu de cesse de demander une évacuation vers l’ouest, d’alerter sur le caractère intenable de sa position, se voit ainsi abandonné comme un chien au bord de la route. Il ne tardera pas à rejoindre le Nationalkomitee Freies Deutschland… « Ah ! La première prise de la journée ! » commente simplement un Kravchenko de plus en plus ravi devant la tournure des événements.
Mais tout ceci est peu de choses en comparaison des événements en cours à Mediaș. Cette localité se trouve être aussi – malheureusement pour elle – un carrefour stratégique entre Nagyszeben (Sibiu), Gyulafehérvár (Alba Iulia), Kolozsvár (Cluj-Napoca), Marosvásárhely (Târgu Mureș) et Székelyudvarhely (Odorheiu Secuiesc). Ce rôle en fait tout naturellement le point de convergence de plusieurs formations blindées présentes dans la région.
Venant de l’est, le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev) arrive en premier de Sighișoara. Il percute alors, arrivant du sud, la 13. Panzer (Helmutt von der Chevallerie), qui est suivie de près par l’infanterie de la 12. Luftwaffen-Feld-Division (Herbert Kettner). Heureusement pour les Allemands, la présence des chars de Savelyev leur avait été signalée par les reconnaissances hongroises de la veille. Le choc est rude… Toutefois, bien soutenu durant toute la matinée par la 17e Armée Aérienne (V.A. Sudets), et en dépit des quelques morsures de l’aviation magyare, Savelyev peut espérer tenir solidement dans la vallée du Târnava Mare, au droit de Târnava – ce d’autant plus qu’il sait qu’au moins une partie du 4e Corps Blindé (M.G. Fomichkov) arrive derrière lui.
Le problème, c’est qu’avant Fomichkov, une autre formation surgit du nord, de Târnăveni : la 14. PanzerGrenadier d’Erich Schneider, poursuivi par le 8e Corps Mécanisé de Vladimir Baskakov. Schneider n’a absolument pas anticipé la présence de cet adversaire, mais ce dernier est plus surpris encore ! Les JadgPanzer IV fracassent littéralement le flanc du 9e CM, lequel se retrouve pratiquement coupé en deux par un assaillant qui cherche à percer à tout prix vers Târnava ou vers Moșna ! Une partie du corps de Savelyev se retrouve vite en grave danger de destruction, faute de soutien…
L’arrivée des premiers chars de Fomichkov permet de rétablir l’équilibre. Schneider – qui a cru un temps pouvoir anéantir ce nouvel ennemi – relâche sa proie pour disparaitre vers Moșna et une route alternative vers Nagyszeben. Quant à Chevallerie et Kettner, l’entrée en lice des premiers IS-2 du 8e Corps Mécanisé de Vladimir Baskakov les convainc de lâcher le morceau – Mediaș ne présente de toute façon plus aucun intérêt. Leurs deux divisions reculent vers Copșa Mică, tâchant de défendre en priorité la route de Blaj – donc de l’ouest – tout en prévenant les défenseurs de Sibiu qu’un très gros morceau arrive vers eux ! Et encore, ils n’ont pas vu le 16e Corps Blindé d’Andrei Getman…
………
4e Front Ukrainien – Il est plus que temps d’abandonner toutes les positions à l’ouest des monts Apuseni. La masse des Allemands en retraite se presse dans la vallée de l’Olt.
Pour la 306. ID de Karl-Erik Köhler, c’est déjà trop tard : arrivée au matin à Șercaia – essorée et exsangue après tant d’efforts – elle se retrouve coincée par la 9e Armée de Vasily Glagolev (derrière elle) et la 62e Armée de Vladimir Kolpakchi (qui l’a devancée). La division est encerclée et détruite en terrain découvert, aux environs de Părău – il n’y aura que peu de survivants. Köhler n’en fait pas partie.
Mais par son bien involontaire sacrifice, la 306. ID gagne tout de même un peu de temps pour autrui. De fait, les autres divisions en fuite de la 17. Armee arrivent à Nagyszeben (Sibiu). Elle y retrouve l’aile droite du XXX. ArmeeKorps (Philipp Kleffel) de la 11. Armee, qui retraite lui-même depuis ses positions du col de Turnu Roșu face à une 14e Armée (Valerian Frolov) rendue prudente par ses expériences passées. Et surtout, elles sont couvertes sur la droite par le XVI. ArmeeKorps (Horst von Mellenthin), lequel recule vers Bradu. En mettant à profit le relief autour de Sibiu, la 11. Armee semble pouvoir sauver la 17. Armee de la destruction… pour peu qu’on maîtrise ce monstre d’acier venant du nord.
Mais dans toutes les histoires héroïques, il faut des sacrifiés, et la 306. ID ne suffit pas. Le L. ArmeeKorps de Wilhelm Wegener va y passer aussi… Martelé toute la matinée par l’aviation soviétique, poursuivi par les pointes du 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin), le Corps Blindé roumain (David Popescu), le reste de la 3e Armée roumaine et la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov), le corps d’armée subit des pertes terribles entre Făgăraș et Sâmbăta de Jos – notamment du fait des TACAM et des T-34, qui tentent toute la journée de le doubler par le sud et Recea. Wilhelm Wegener est tué dans un raid de Sturmovik – le commandement échoit alors à Fritz Becker, dont la 370. ID est la moins abîmée des deux divisions… A lui de tenter de ramener tout son monde vers Sibiu par Avrig – sans pouvoir pour autant s’écarter du chemin ennemi en franchissant l’Olt, faute de ponts disponibles.
Quant aux Soviétiques, ils n’ont même pas fini de se déployer ! Derniers à passer le col de Perșani, la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu), le 12e Corps Mécanisé (Dimitri Ryabyshev) – qui a eu quelques pertes mais est mais toujours vaillant – et surtout le 3e Corps Blindé de la Garde (Mikhail Panov) se dirigent désormais vers Șercaia. Quoiqu’à cette heure, ces deux dernières formations traversent à peine la périphérie de Brașov, arrivant d’un secteur où la 14e Armée progresse pourtant désormais… Hélas, l’échec des opérations dans la vallée de l’Olt les a contraintes à un large détour, suivi d’une attente pas moins pénible. Il est donc douteux qu’elles puissent jouer véritablement un rôle dans les événements à venir.
La saison russe
Hongrie – Dans la foulée de son sweep de la veille, et sachant qu’il s’agit sans aucun doute d’heures critiques pour l’action des aviateurs hongrois, le haut commandement de la Magyar Királyi Honvéd Légierő renvoie vers la Transylvanie la 101e Pumas Rouges – cette fois-ci renforcée des douze Me 210-Ca du 103/2 század Sas (capitaine László Pottyondy).
L’aviation magyare se dirige comme la veille vers le secteur de Sighișoara, avant de dériver assez logiquement vers Mediaș, au fil des appels du commandement allemand. Les appareils frappés de la croix blanche sur fond noir se présentent en fin de matinée sur leur objectif, alors que les VVS sont déjà en train de se retirer. Les Bf 109 du colonel Heppes Aladár filent s’expliquer avec les MiG - ils en revendiqueront un, mais l’appareil de l’officier pilote András Huszár (à la 101/3) devra se dérouter vers Gyulafehérvár pour ne pas s’écraser.
Quant aux Me 210 de Pottyondy, ils attaquent – malgré un intense tir anti-aérien qui gêne notablement leur approche. Un appareil s’écrase dans les lignes de la 13. Panzer (équipage récupéré). Leur charge n’est certes pas inefficace, mais elle reste très insuffisante face à l’enjeu – de fait, elle n’arrêtera pas les chars soviétiques qui foncent vers Nagyszeben.
ÖstHeer
Pompiers suppléants
Brastislava – Après un premier départ avorté vers le Front de l’Ouest afin d’y renforcer un peu les lignes de l’Axe, la 548. VolkgrenadierDivision (Erich Sudau) est déclarée opérationnelle au bénéfice de l’ÖstHeer. Après tout, n’a-t-elle pas déjà été utilement éprouvée dans les combats contre le soulèvement de Slovaquie ? Cependant, au lieu de descendre vers la grande plaine hongroise comme d’abord annoncé par Hitler, cette formation se dirige vers le front de la Vistule et le HG Mitte.
En effet, Walter Model a fait valoir auprès du Guide qu’il a déjà dû céder un de ses PanzerKorps pour aider Kluge en Hongrie. Il ne peut tout de même pas se départir de toutes ses forces – on a vu ce que cela donnait en Biélorussie au début de l’année… C’est pourquoi la division de Grenadiers du Peuple fait désormais route vers le nord et Radom. Cela dit aussi quelque chose de l’état du Reich : deux commandants majeurs en sont réduits à se disputer une division d’infanterie de second ordre, tels deux chiens affamés pour un même os.
Prolétaires aviateurs de tous les pays, unissez-vous !
Fraternisation franco-soviétique
Maison Igoumnov (ambassade de France à Moscou) – « A l’heure fixée, nous sommes tous au garde-à-vous à l’ambassade de Son Excellence Charles Corbin. Dehors, il fait humide. Le ministre Charles Tillon fait son entrée. Il est suivi du général Petit et du colonel Vallin. La cérémonie commence à toute allure. Depuis le grade de Commandeur de la Légion d’Honneur jusqu’à la modeste Croix de Guerre en passant par la Croix de la Libération et la médaille Militaire, il y a tant de monde à décorer !
Comme disait Albert : « Les bananes, ça pleut, on se croirait à Constantine ! »
Et dans ce salon qui étincelle et qui fait briller de mille feux l’or des galons et l’argent des glaces, Tillon passe, visiblement très à l’aise, tend la main, a un mot pour chacun. Même si tous ne l’apprécient pas forcément de par sa… réputation, nous le regardons parce qu’il apporte un peu de la patrie lointaine mais déjà en partie libre.
Et lorsque la cérémonie est terminée, le même cri sort de toutes les poitrines : « Monsieur le Ministre, comment ça va là-bas ? Qu’est qu’ils pensent de nous ? C’est vrai que la guerre sera bientôt finie ? »
Mais Petit, à qui cette cérémonie un peu protocolaire peut-être parait peser, se mêle familièrement à nos groupes : « Alors, les gars, les filles russes, farouches ? Gentilles ? Ou les deux ? »
On lui explique, il rit. Enfin, jusqu’à ce qu’un toussotement, et même une toux à faire trembler les lustres nous rappelle la présence, certes féminine, mais pas vraiment affriolante de la sergente Kormanov. Dressée de toute sa petite taille, avec la jupe de grand uniforme réglementaire et la mâchoire carrée sous sa coupe brune, elle asticote notre visiteur : « Farouches ? Je ne sais pas. Enfin, avec les Boches, sûrement ! Gentilles ? Peut-être, ça dépend comment vous l’entendez, mon Général. Mais courageuses ça oui, la preuve, elles ont des régiments d’aviation complets, elles ! »
Avant que la situation ne dérape, nous voyons surgir Charles Tillon, avec le sens de l’opportunité de l’animal politique qu’il est.
– Ah mon général ! Vous avez rencontré Mme Kormanov, l’une de mes protégées – je n’ose dire de mes Tillonnettes, ce serait présomptueux, même si ce surnom me plaît énormément ! Ahah ! Les temps changent et pour le meilleur, nous avons beaucoup à apprendre de nos amis soviétiques en certaines matières. D’ailleurs, sergente, que diriez-vous de venir m’en parler ? Vous savez, la situation dans l’armée de l’Air a bien évolué en France aussi, ces derniers mois…
Nous observons le politique éloigner le fauve, et Petit nous glisse : « Sacré animal. »
– Une victoire confirmée, plus deux autres probables.
– Si ce sont des Boches, ça va !
A notre tour, on l’interroge.
– Est-il vrai que le colonel Vallin est reçu au Kremlin ce soir ?
– C’est exact. Il est invité au banquet offert par le maréchal Staline à l’occasion de la signature d’un nouvel accord diplomatique.
En effet, à 20h25, le ministre Tillon, le colonel Vallin et M. Charles Corbet font leur entrée au Kremlin au son du canon fêtant les victoires que l’Armée Rouge vient de remporter en Hongrie. Ils entrent par la porte de Borowiski où les soldats du NKVD montent la garde. Des projecteurs suivent et éclairent les voitures. Celles-ci s’arrêtent devant le palais italien construit au XVe siècle par des architectes florentins et remanié sous la Grande Catherine puis sous Nicolas 1er. Un tapis rouge recouvre le monumental escalier décoré d’un tableau “kolossal”, diraient les Allemands, tableau qui représente la bataille d’Irtych.
Au premier, à gauche de l’escalier, le groupe des Français s’avance, traversant d’abord les appartements d’Ivan le Terrible puis la salle des séances où siège le Conseil suprême des Soviets. Les murs sont lambrissés en noyer du Caucase. De hauts lustres paillettent les murs d’éclats de lumière. On s’achemine par deux salons illuminés jusqu’à la pièce où attend le gouvernement soviétique.
A 20h30, le maréchal Joseph Staline fait son entrée. On le voit déboucher d’un pas calme et assuré, le visage serein et puissant. Il est vêtu d’un uniforme beige qui tire sur le rose. Sa tunique ne porte qu’une seule décoration : l’étoile d’or des “Héros du Travail”. Sur chacune de ses épaulettes d’or luit une grande étoile. Son pantalon, à larges bandes pourpres, est pris dans de courtes bottes. Il donne une impression de force et de malice. Ses gestes et sa démarche, souples en même temps que simples, rappellent ses origines paysannes. Derrière ses paupières bridées et qui filent en biais vers les tempes, ses yeux brillent d’un éclat jeune et malin. Il salue le ministre Tillon qui lui présente ses collaborateurs. Vallin est ému mais ne le laisse pas voir. Et sur un signe du maître d’hôtel, le maréchal Staline s’écrie joyeusement : « Passons à table ! ».
Chaque convive a devant lui un échantillonnage complet de verres de vin et de vodka, et d’assiettes contenant des hors-d’œuvre. Les serveurs circulent, offrant une variété de plats de poisson, de caviar, de viandes fumées ou salées.
Les toasts commencent. C’est Molotov qui ouvre le feu. Le maréchal Staline lève à son tour son verre à la victoire, à Churchill, Roosevelt, à De Gaulle, aux Alliés et à l’amitié retrouvée entre tous les peuples. Vallin ne se souviendra plus très bien, mais il nous racontera que plus de trente toasts se sont succédé avec une telle rapidité qu’on ne savait plus qui on saluait. Staline se lève enfin et parle de l’Armée Rouge et de ses exploits. Il conclut : « La force d’assaut de notre armée, c’est notre artillerie. Nous l’avons encore vu : il faut avoir de l’artillerie. Une artillerie de tous les calibres. Un véritable orchestre d’artillerie. »
Et il lève une fois encore son verre à la santé du grand maréchal Voronof, père de l’artillerie. Celui-ci s’et approché de Staline et choque son verre contre celui du maréchal qui continue en désignant Voronof du doigt : « C’est lui qui a dirigé l’artillerie. Il a étouffé l’Allemagne par le feu de nos canons. »
Les Français sont médusés. Toujours debout, Staline boit à la santé de l’aviation et de son commandant, le Maréchal Novikov. Puis aux fameux ingénieurs aéronautiques, les généraux Yackovlev et Migoyan. Le grand moment arrive. Le colonel Vallin le sent. Staline le regarde fixement. Puis il dit : « Je me mêle peut-être d’affaires qui ne me regardent pas, et je m’en excuse si c’est le cas, mais je veux boire à la santé du Colonel Vallin, commandant de l’escadre Franche-Comté/Vistule, que nous espérons pouvoir bientôt appeler la Division Franche-Comté/Vistule. »
Là-dessus, on voit le maréchal marcher d’un pas ferme, le verre haut, vers le Colonel Vallin. Celui-ci va à sa rencontre ; le maréchal Staline le regarde dans les yeux, puis croise son bras sous le sien et ensemble ils vident leurs verres, unis par cette chaîne.
Staline invite alors l’assistance à voir un film réalisé en 1938 et qui montre l’attaque de l’URSS par… une coalition capitaliste. Après diverses péripéties, l’URSS sort vainqueur du tournoi et le film se termine par cette phrase : « Et voici comment une agression contre la République des Ouvriers et des Paysans peut amener la fin du monde capitaliste. »
Staline demande ensuite à l’assistance de goûter le champagne russe et se tourne à nouveau vers Vallin : « J’aime les Français, ils se battent ! »
Il fait signe à Yackovlev et Migoyan et entre eux quatre commence une discussion, debout, sur l’emploi tactique de l’aviation. Vallin fait l’éloge du MiG 9 qui, dit-il, surclasse tous les appareils allemands. Il émet des doutes quant à l’intérêt de l’armer plus puissamment, comme sur les Yak. Au canon de 37, il préfère le canon de 20 mm, qui offre à l’appareil une plus grande maniabilité et une plus grande souplesse. Staline, qui vient de faire l’éloge de l’artillerie, croit en l’avion “Artillerie de l’Air”. Il presse Vallin de questions. Le Français est têtu. Il revient toujours à la maniabilité de son MiG, qui interdit d’augmenter la puissance de feu de son appareil.
– Nous tenterons quand même l’expérience, lui répond Staline,
– Je parle évidemment en spécialiste de la chasse, s’écrie Vallin.
– Ce que je voudrais réaliser, continue Staline, c’est une concentration de feu de l’aviation avec trois étages d’avions différemment armés qui empêcheraient la chasse ennemie d’approcher.
Vallin évoque un court instant l’expérience du GB 30, puis convient de bonne grâce que cette conception dépasse ses compétences.
La soirée offerte par le maréchal Staline se termine à 4h30.
Quelques instants plus tard, un nouvel accord diplomatique franco-soviétique relatif à la coopération en matière d’aviation et d’industrie aéronautique est signé par les ministres Molotov et Tillon. »
(Capitaine François de Geoffre, Escadre Franche-Comté/Vistule, Charles Corlet éd. 1952, rééd. J’ai Lu, 1996)
Note
15- Cluj-Napoca était aussi habitée par de nombreux Juifs. Enfermés dans son ghetto, 16 148 d’entre eux ont été déportés depuis avril 1944. Seuls 468 parviendront à en réchapper, en dépit de l’action courageuse de l’évêque catholique romain Mgr Áron Márton et du diplomate Valer Pop (qui avait fait partie de la délégation roumaine lors de l’arbitrage allemand de 1940). Avec trois autres personnes, ils seront faits Justes parmi les Nations. |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1543 Localisation: Ile de France
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 18:29 Sujet du message: |
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L’art d’utiliser les Slovaques ...
Quoiqu’il en soit, comme d’habitude, Koniev – tout occupé à préparer sa Gloire sur la Vistule (manque la mise en valeur, italique si ma mémoire est bonne), délègue à Vassili Sokolovski.
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La Hongrie, coûte que coûte ...
Il ordonne donc de détourner le III. PanzerKorps de Cluj-Napoca (localité qu’on ne saurait désormais plus considérer comme sûre) vers sa présente position (localisation ?). Ce n’est pas l’idéal, bien sûr… Les panzers vont devoir faire 120 kilomètres par la route afin de rejoindre leurs nouvelles positions de départ des monts Apuseni et franchir plusieurs petites coupures humides avant d’arriver à destination.
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... par l’arrivée des deux PanzerDivisions en provenance du lac Balaton.
Et avec la présence massive des bombardiers ennemis de toute provenance (toutes origines ?) au-dessus de sa tête, Heinrici tient à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
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Opération Cluj-Debrecen
– Le XLIX. ArmeeKorps de Rudolf Konrad a atteint la vallée de l’Iza en passant par le col de Șetref – qu’il a abandonné à l’ennemi, attendu que le col (celui ?) de Prislop est déjà concédé, ce qui rend cette position sans valeur.
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Le couple infernal formé par le 2e Corps Blindé et la 47e Armée continue de cavaler et s’empare de Cluj-Napoca. Les engins d’Ivan Lazarev surgis cette nuit dans les faubourgs s’emparent de (libèrent ?) cette ville de cent mille habitants en moins d’une journée, et sans trop de difficultés, ...
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Le problème, c’est qu’avant Fomichkov, une autre formation surgit du nord, de Târnăveni : la 14. PanzerGrenadier d’Erich Schneider, poursuivi (poursuivie ?) par le 8e Corps Mécanisé de Vladimir Baskakov.
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4e Front Ukrainien ...
De fait, les autres divisions en fuite de la 17. Armee arrivent à Nagyszeben (Sibiu). Elle y retrouve (Elles y retrouvent ??) l’aile droite du XXX. ArmeeKorps (Philipp Kleffel) de la 11. Armee, qui retraite lui-même depuis ses positions du col de Turnu Roșu face à une 14e Armée (Valerian Frolov) rendue prudente par ses expériences passées. Et surtout, elles sont couvertes (confirmation de la correction précédente) sur la droite par le XVI. ArmeeKorps (Horst von Mellenthin), lequel recule vers Bradu.
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Derniers à passer le col de Perșani, la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu), le 12e Corps Mécanisé (Dimitri Ryabyshev) – qui a eu quelques pertes mais est mais (à supprimer) toujours vaillant – ...
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Prolétaires aviateurs de tous les pays, unissez-vous !
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Et lorsque la cérémonie est terminée, le même cri sort de toutes les poitrines : « Monsieur le Ministre, comment ça va là-bas ? Qu’est qu’ils pensent (Qu’est ce qu’ils pensent / Que pensent-ils ) de nous ? C’est vrai que la guerre sera bientôt finie ? »
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En effet, à 20h25, le ministre Tillon, le colonel Vallin et M. Charles Corbet font leur entrée au Kremlin au son du canon fêtant les victoires que l’Armée Rouge vient de remporter en Hongrie. Ils entrent (passent/pénètrent ??) par la porte de Borowiski où les soldats du NKVD montent la garde.
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C’est Molotov qui ouvre le feu. Le maréchal Staline lève à son tour son verre à la victoire, à Churchill, à (à ajouter ? FDR est le seul à ne pas vaoir droit à son « à » ; oubli volontaire ? ) Roosevelt, à De Gaulle, aux Alliés et à l’amitié retrouvée entre tous les peuples. Vallin ne se souviendra plus très bien, mais il nous racontera que plus de trente toasts se sont succédé (succédés) avec une telle rapidité qu’on ne savait plus qui on saluait.
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Celui-ci s’et (s’est) approché de Staline et choque son verre contre celui du maréchal qui continue en désignant Voronof du doigt : ...
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Puis aux fameux ingénieurs aéronautiques, les généraux Yackovlev (Yakovlev ?) et Migoyan.
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Il fait signe à Yackovlev (Yakovlev ?) et Migoyan et entre eux quatre commence une discussion, ...
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... _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 3944 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 18:33 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | | Au premier, à gauche de l’escalier, le groupe des Français s’avance, traversant d’abord les appartements d’Ivan le Terrible puis la salle des séances où siège le Conseil suprême des Soviets. |
On apprécie la continuité. Meet the new boss...
| Casus Frankie a écrit: | | Il fait signe à Yackovlev et Migoyan |
Est-ce qu'on orthographie pas plutôt Yakovlev et Mikoyan?
Mikoyan qui est, d'ailleurs, le petit frère d'Anastas Mikoyan, l'un des plus proches collaborateurs de Staline. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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houps

Inscrit le: 01 Mai 2017 Messages: 2117 Localisation: Dans le Sud, peuchère !
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 18:43 Sujet du message: |
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5 juin
Opération Cluj-Debrecen
2e Front Ukrainien
"...Le XLIX. ArmeeKorps de Rudolf Konrad a atteint la vallée de l’Iza en passant par le col de Șetref – qu’il a abandonné à l’ennemi, attendu que le col de Prislop est déjà concédé, ce qui rend cette position sans valeur. Il est désormais hors de portée de l’action ennemie...."
Evidemment, ce ne peut être l'ami. L'adversaire, peut-être ? _________________ Timeo danaos et dona ferentes.
"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin." |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15364 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 18:44 Sujet du message: |
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| Hendryk a écrit: | | Casus Frankie a écrit: | | Il fait signe à Yackovlev et Migoyan |
Est-ce qu'on orthographie pas plutôt Yakovlev et Mikoyan? |
Oui, mais l'auteur (le capitaine de Geoffre) l'écrivait différemment. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Hendryk

Inscrit le: 19 Fév 2012 Messages: 3944 Localisation: Paris
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 20:58 Sujet du message: |
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Heinrici est sans doute l'un des généraux de la Wehrmacht les moins antipathiques. Ni un fanatique ni un lèche-bottes, et pas une diva dans le genre de Rommel. FTL comme OTL, on voit qu'il est bon en défense. _________________ With Iron and Fire disponible en livre! |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 12735 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Ven Déc 15, 2023 21:24 Sujet du message: |
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Oui oui. Un bon technicien...  _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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