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Les Belges, Avril 44
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 21, 2022 12:36    Sujet du message: Répondre en citant

25 avril
Opération Cobra
Percée
Secteur belge
– Les blindés belges avancent avec méfiance sur une départementale. Les ordres sont clairs : au moindre doute, on s’arrête, on observe, et s’il le faut, on appelle l’artillerie. Les hommes du 19 ACh se souviendront de cette progression dans la vallée du Rhône. Dételer les pièces, les mettre en batterie, tirer, les sortir de batterie, les atteler et faire mouvement ! Et dire que les artilleurs à cheval sont surnommés par certains les artilleurs volants… Ah les c… !
………
Le 2e Cycliste arrive à hauteur de Soyons, il longe la voie de chemin de fer. Dans son véhicule de commandement Dumont, devant la carte, gronde rageusement : « Cette route est un vrai piège à blindés ! Mais nous n’avons pas le choix… Dites à Jockin d’être prudent. »
– Mon colonel ! L’escadron de voltigeurs est à Toulaud, le II/13 Li est dans ses pas.
– Bien, très bien – entre Soyons et Guilherand, ça s’élargit un peu. Ce n’est pas encore l’idéal, mais on fera avec…

………
Sur les positions du 19 ACh, le maréchal des Logis Hembise aide ses hommes à mettre en batterie le 105 : « Allez les gars, on y va, les gars en première ligne ont besoin de nous. »
– Ça va, Logis ?
interroge son chef de peloton.
– On n’a pas le choix mon lieutenant, ça fait quatre ans que nous nous battons, on ne va pas laisser tomber à présent que c’est les Boches qui reculent ! Et croyez-moi, on va leur ôter l’envie de recommencer.
– En effet, cette fois on ne va pas s’arrêter à la frontière… Nous les poursuivrons jusqu’à Berlin, s’il le faut !
– J’espère juste qu’en traversant le pays, on aura le temps d’embrasser nos femmes…
– Nous verrons bien, Logis,
sourit le lieutenant.
………
Au PC du 1er Ardennais, intégré à la 19e DI, Florent Merckx tente de rester en liaison avec les Américains qui se trouvent à sa gauche, mais ce n’est pas simple dans ce secteur boisé et vallonné. Un terrain idéal pour les Chasseurs, mais pas pour les hommes du 7e RCT.
– Mon colonel, le 1er Bataillon doit encore attendre, les Américains ont du mal à rester alignés.
– Que voulez-vous, ils n’ont pas l’habitude d’un terrain comme celui-ci. Alors que nos hommes sont nés là-dedans !

………
Au PC du CA, Bastin et Vandenheede observent l’évolution de la situation. Ils attendent le commandant de la 3e DB, le général Rabanit, qui doit venir prendre ses ordres
– La 3e DB est en train de traverser le Rhône, indique le CEM. Demain elle sera pleinement opérationnelle.
– Ça tombe bien, elle va devoir relever la
Tancrémont. A hauteur de Tournon-sur-Rhône, notre brigade blindée va remonter vers Annonay par la N532. La 3e DB continuera en longeant le fleuve. La progression est relativement lente du côté de la 4e DI.
– Oui, Roger fait de son mieux, mais c’est un secteur cloisonné et boisé, propice à la défense. Les seuls qui sont à l’aise sur ce terrain sont nos Chasseurs Ardennais, le 1er doit même attendre les Américains, qui n’arrivent pas à suivre à leur gauche.
– Bien, nous avons une idée générale du recul allemand. Leur 165e Division recule vers le Puy en Velais et la 255e vers Saint-Etienne.
– Il y en a une troisième, la 243e, intercalée entre les deux.
– Les ordres ne changent pas, Vandenheede : on avance, mais avec prudence. L’aviation et l’artillerie sont là si ça bloque.

Ce disant, Bastin ne peut s’empêcher de penser : « Utiliserai-je aussi facilement l’artillerie et l’aviation quand nous serons en Belgique ?… »
– Mon général ! Le général Rabanit est arrivé.
– Très bien, faites-le entrer.

Rabanit entre et salue : « Je vous présente mes respects, mon général. »
– Bonjour, général,
répond Bastin en lui tendant la main. Bienvenue au 2e Corps.
– Merci, mon général,
répond Rabanit, un peu surpris de cette relative familiarité.
– Je vous présente le général-major Vandenheede, mon CEM. Votre 3e DB traverse à Loriol, nous pouvons estimer que demain elle sera prête à monter en ligne.
– Tout à fait, mon général.
– Bien, le général Vandenheede va vous donner les directives.
– Voici : demain, vous monterez en ligne juste derrière notre 1ère Brigade Blindée, qui se trouve actuellement à Soyons et à Toulaud.
– Ce n’est pas un terrain idéal pour mes blindés,
observe Rabanit.
– En effet, mais nous n’avons pas le choix, nous devons remonter vers Lyon le long du Rhône. Si la situation le permet, la Brigade obliquera vers Annonay pour serrer la 4e DI qui se dirige vers St-Etienne.
– Je vois. Devrai-je suivre ?
– Non, vous passerez alors en première ligne et vous continuerez à longer le Rhône en direction de Lyon. Si nous arrivons à saisir Saint-Etienne, ils seront obligés de reculer.
– Voilà, général,
conclut Bastin. Vous avez l’idée de manœuvre pour votre division. Autre chose : les assauts inutiles et coûteux en vies humaines ne servent à rien. Si vous bloquez, appelez l’aviation ou un appui du CA. Et – dernier point, le plus délicat, je dirai…
– Je vous écoute, mon général.
– Quand vos troupes libèreront des villes, méfiez-vous des Résistants de la 25e heure. Que vos hommes préservent l’ordre. Mes hommes ont dû intervenir plusieurs fois pour empêcher des lynchages. Il faudra laisser la Justice faire son travail !
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John92



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MessagePosté le: Ven Oct 21, 2022 13:00    Sujet du message: Répondre en citant

...
– Voilà, général,[/i] conclut Bastin. [i]Vous avez l’idée de la(à ajouter ?? )manœuvre pour votre division.
...
– Quand vos troupes libèreront des villes, méfiez-vous des Résistants de la 25e (25ème??-juste au cas où ) heure.
...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 21, 2022 13:37    Sujet du message: Répondre en citant

1) Oui.
2) 25e en général, mais là je vais l'écrire en toutes lettres.
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Casus Frankie

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solarien



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MessagePosté le: Ven Oct 21, 2022 14:50    Sujet du message: Répondre en citant

Tu indique que le général Rabanit est surpris de la relative familiarité au sein de l'EM du 2ème corps, mais avec toutes les rapides promotions, les mutations, les échanges entre CA de différentes nationalités, les officiers français devraient être plus habitués à cela.

Sans pour autant aller jusqu'à prendre exemple sur les belges, on peut supposer une diminution, du moins un allégement de la discipline strict qui avait cour dans l'armée française en 1940.

Le changement de mentalité de l'armée française après le choc de 1940 a du permettre une familiarité, disons plutôt une ouverture d'esprit pour mieux prendre en compte les avis des autres, dont ceux de grade inférieur.

On en a parfois l'impression quand on lis certains récits FTL, que en privée, les EM, les officiers et les sous-off sont plus libres, moins strict, moins respect de la discipline militaire.
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Archibald



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MessagePosté le: Sam Oct 22, 2022 10:54    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Le changement de mentalité de l'armée française après le choc de 1940 a du permettre une familiarité, disons plutôt une ouverture d'esprit pour mieux prendre en compte les avis des autres, dont ceux de grade inférieur.


Je dirais que a) vu la bêtise crasse et épaisse de 1939 (Huntziger, eeeeerhm, et tant d'autres) et b) vu le cataclysme millénaire de classe Crécy / Azincourt qu'elle a causé - c'était bien le moindre, une petite remise en cause. Non ?

La défaite de 1940, sur un millénaire comme équivalent y a vraiment que Azincourt ou Crécy avec les anglois.
Le genre de défaite qui va bien au delà du militaire et te désintègre le pays entier: avec occupation de la capitale, humiliation absolue par le vainqueur, quasi- guerre civile entre collabos et résistants - bref: la grande misère, au fond du trou. Même 1870 ne joue pas dans cette catégorie, mais en dessous.
Pas étonnant que De Gaulle se soit pris pour Du Guesclin ou Jeanne d'Arc. Les parallèles sont assez troublants.
Passons...
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"I fight for you Albuquerque. Better call Saul !"

"Ya basta de negocios. TRAIGAN LAS CHICAS !!"
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Chabert



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MessagePosté le: Sam Oct 22, 2022 11:32    Sujet du message: Répondre en citant

Si je poursuis sur cette voie, nous vivons dans un climat "étrange défaite" au moins depuis COVID 19.
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FREGATON



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MessagePosté le: Sam Oct 22, 2022 13:40    Sujet du message: Répondre en citant

Ouais, c'est pas faux!
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Oct 22, 2022 16:40    Sujet du message: Répondre en citant

26 avril
Opération Cobra
Annonay
Secteur belge
– Le I/2 Gr continue d’avancer, bien que le secteur ne se prête pas aux grandes cavalcades. Les Mouflon et les scout-cars du 2e Chasseurs cherchent des itinéraires à peu près sûrs et praticables. Il faut emprunter de nombreuses pistes forestières, au grand dam des grenadiers dans les half-tracks.
– Verdomme, ce n’est pas confortable, ces brols !
– Leur but n’est pas d’être confortable, mais efficaces.
– Ouais, ben j’invite celui qui les a inventés à venir faire un trajet avec nous…

Soudain, à l’avant, une explosion !
– Section, débarquez !
Les grenadiers sautent et se mettent à couvert tandis que le bruit typique des .50 se fait entendre. Quelques minutes plus tard, des obus de 155 mm passent au-dessus des soldats et tombent quelque part devant eux…
La routine, pour les hommes du 2e Grenadiers.
………
Balleger discute avec Naessens : « Cette affaire n’est pas facile, Bernard ! »
– Oui, ils reculent en créant des embuscades que nous ne savons pas contourner. Le terrain ne se prête guère aux larges déploiements !
– De plus, d’après les reconnaissances aériennes, les Allemands évacuent Saint-Etienne. Ce qui va causer d’autres problèmes !
– La Résistance s’en mêle ?
– Oui, on risque des représailles sur la population, puis des vengeances sur les Collaborateurs ou supposés tels.
– J’ai l’impression que nous devrons encore jouer aux gendarmes…

………
Herbiet rejoint son état-major de brigade au PC : « Notre objectif est Saint-Etienne, notre brigade est en tête du dispositif. A notre droite, la Tancrémont va nous coller en passant par Annonay, sur notre gauche il y a la 3e Brigade et ses Carabiniers, et en réserve la 2e Brigade et ses Lignards. Mais prudence, même s’il semble que les Boches soient en infériorité, le terrain leur est favorable. »
………
Un peu plus à l’ouest, les hommes de Lambert sont dans leur élément. Un terrain pour lequel les Chasseurs Ardennais ont été créés… Au 1er et au 7e Ardennais d’exploiter cet avantage. Ce qu’Arthur Lambert ne se prive pas de faire : « Continuons de harceler les Boches, la 4e DI est à notre droite et Saint-Etienne est à notre portée. »
– Nos gars n’ont pas l’habitude d’un tel dénivelé… C’est “légèrement” plus élevé qu’au Pays ! remarque son officier Opérations.
– Je sais, mais je n’ai pas encore le don d’aplatir des montagnes…
– La foi les soulève bien, dirait notre aumônier !
– Mouais… Continuons d’avancer, on s’habituera à la géographie !
conclut Lambert.
………
A l’avant de la Tancrémont, le 2 Cy progresse le long de la route qui longe la Cance en direction d’Annonay. Les blindés avancent de manière prudente. Les hommes savent que, venant du sud, la 4e DI assure le flanc. Annonay est l’objectif du jour ! Dans l’après-midi, le Mouflon de tête stoppe et signale par radio qu’il aperçoit les premières maisons.
– Que le I/13 Li entre dans la ville et la sécurise. Que le 2 Cy et les chars de Javaux passent par ce chemin forestier pour contourner la ville par l’est, ordonne De Troyer.
– Le 19 ACh s’est déployé à Vernosc, les pièces sont en position ! signale l’officier Opérations.
– Ils vont finir par battre des records de vitesse de mise en batterie !

Les Lignards progressent calmement dans les rues d’Annonay. Au loin, on entend le bruit sourd de l’artillerie. Les rues sont calmes : d’après les reconnaissances, les Allemands ont fui. Soudain, des cris et quelques coups de feu. Les hommes se déploient et renseignent les chefs de peloton.
– On poursuit vers la place de la mairie, ordonne le chef du peloton de pointe. Qu’un half-track avance à hauteur de la section de tête. La .50 fera réfléchir !
A l’arrivée du véhicule, la progression reprend par la route Levert, qui serpente à flanc de colline. Des habitants commencent à sortir des maisons, mais les hommes leur font signe de rester à l’abri… Nouveaux coups de feu… La tension monte, pourtant, aucun Allemand n’est en vue !
Finalement, les hommes débouchent sur une place et découvrent un spectacle inquiétant : une douzaine de civils en armes, arborant des brassards tricolores rutilants, tiennent en joue d’autre civils, désarmés, dont certains sont blessés. Tout ça ressemble fort à la préparation d’un peloton d’exécution.
– Lieutenant ! Lieutenant ! C’est un lynchage !
– Nom de Dieu ! Faites des sommations à la .50 ! Désarmez-moi ces cons là ! Et appelez-moi les gendarmes français qui nous accompagnent !

Sur la place, le half-track fait rugir son moteur et le servant balance une rafale de mitrailleuse. Les soi-disant Résistants sont surpris de voir une trentaine de Belges les encadrer et les mettre en joue ! Ce qui les fait réfléchir, et plus encore quand ils constatent que le servant de la mitrailleuse lourde braquée sur eux n’a pas du tout l’air de plaisanter.
– Lieutenant Gossens, 13e Régiment de Ligne, Armée Belge. Pouvez me dire ce qui se passe Messieurs ?
– Ce sont des traîtres, mon lieutenant,
commence celui qui semble être le chef.
– Je vois. Connaissez-vous les mots justice, procès et légalité ?
– Un procès, pour quoi faire ? Une balle ou une corde suffira pour rendre la justice avec ceux-là, lieutenant. De toute façon, ce n’est pas aux Belges à s’occuper de la justice en France,
tonne un des hommes à brassard.
– Soldats, désarmez ces hommes ! ordonne le lieutenant.
– Mais…
Un mouvement d’armement de la .50 fait comprendre aux prétendus Résistants qu’ils n’auront pas le dernier mot. L’un après l’autre, ils mettent bas leur arsenal quand arrive une Citroën 11 Légère.
– Ah, chef Cruchot ! Ces gens-là sont pour vous. Lynchage en bande pour les uns, ça c’est sûr, et pour les autres, trahison, mais à vérifier ! Nous avons désarmé tout ce beau monde et nous les remettons avec plaisir entre les mains de la Justice française !
– Merci, mon lieutenant !

Les Lignards observent sans mot dire… Une ville libérée de plus sur la route de la Belgique. Mais quelle situation découvrirons-nous au Pays, s’interrogent certains…
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John92



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MessagePosté le: Dim Oct 23, 2022 10:49    Sujet du message: Répondre en citant

….
A l’arrivée du véhicule, la progression reprend par la route de/vers( ???)Levert, qui serpente à flanc de colline. Des habitants commencent à sortir des maisons, mais les hommes leur font signe de rester à l’abri… Nouveaux coups de feu… La tension monte, pourtant ,( à supprimer ?) aucun Allemand n’est en vue !

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 23, 2022 15:21    Sujet du message: Répondre en citant

C'est bien la route Levert, elle s'appelle toujours comme ça aujourd'hui.


27 avril
Opération Cobra
Percée
Secteur belge
– La Tancrémont, ayant terminé de sécuriser Annonay, reprend sa progression.
– Suivant les ordres du CA, nous devons prendre la direction de Saint-Chamond, dit De Troyer. La 4e DI à notre gauche se dirige vers Saint-Etienne.
– Je vois,
répond Laebens, son CEM. Les routes que nous devons prendre vont encore ravir Jean et son 2e Cy !
– Je sais, mais nous n’avons pas le choix. Une fois en vue de Saint-Chamond, qu’ils restent en observation. D’après les rapports du renseignement, il y a eu du grabuge dans le coin entre les Boches et la Résistance. Mais que l’on évite d’utiliser l’artillerie sur la ville… Je n’ai déjà vu que trop de destructions !

………
En tête de la 1ère Brigade/4e DI, les Mouflon de l’escadron A du 1er GE/4e Chasseurs progressent en direction de Bourg-Argental depuis Burdignes. Derrière eux, le I/2Gr avance également. Le commandant Du Bois d’Haisches observe le secteur accidenté et la route qui serpente le long des montagnes : « Des endroits propices aux embuscades… Radio, que l’on soit prudent. Au pire, si on tombe sur un os, l’infanterie est derrière nous. »
Les troupes arrivent à Bourg-Argental. Ordre est donné d’entamer l’ascension du col de Grand Bois (ou col de la République), par la RN82. Balleger observe aux jumelles quand la jeep du major arrive.
– Tu as l’air soucieux, Bernard.
– Voyez la route que nous devons prendre : d’un côté un aplomb, de l’autre une paroi ! Si le blindé de tête se fait avoir, on sera bloqués.
– Je sais, ce n’est pas le terrain idéal pour des mécanisés… Mais l’objectif est Saint-Etienne, et la brigade nous signale que ça barde par là-bas.
– Comme d’habitude dans chaque ville que nous libérons.
– J’ai demandé un renfort de l’unité médicale à notre arrivée.
– Major ! Les blindés ont entamé l’ascension, le commandant d’escadron demande que nous ne soyons pas trop loin derrière.
– Que la 1ère Compagnie leur emboite le pas. Bernard, prends les antichars avec toi et suis les Chasseurs.
– Bien reçu. Au fait, vu que c’est mon rôle de second Major, les pleins de carburant et le re-complètement en munitions ont été faits !
– Parfait, Bernard, comme toujours !

En début d’après-midi, les premiers blindés franchissent le col de Grand Bois. Demain, Saint-Etienne sera en vue.
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John92



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MessagePosté le: Dim Oct 23, 2022 16:00    Sujet du message: Répondre en citant

Rien à signaler
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Oct 23, 2022 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

Amusant, j'aurai presqu'envie de faire des clins d'oeil... Je démoli un vieil hôpital à Annonay, et une vieille usine sous la RD à l'entrée de Bourg-Argental ... Les belges doivent passer devant.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Oct 24, 2022 11:10    Sujet du message: Répondre en citant

28 avril
Opération Cobra
Libération
Secteur belge
« Joseph, que tes hommes progressent et occupent Saint-Etienne. Les Brasseurs restent en réserve, à toi de nettoyer la ville. N’utilise l’artillerie qu’en tout dernier recours ! » ordonne le général Gérard.
– A vos ordres mon général. On va prendre Saint-Etienne.
– La 2e Brigade est sur ton flanc gauche, elle arrive par la Ricamarie, mais vu l’étroitesse des routes, il faudra du temps pour tout déployer.

………
En tête de colonne, le I/2 Gr avance, précédé par les Mouflon. A la radio : « Bernard, nous passons en tête, Adrien et son 2e Bataillon nous suivent, les blindés doivent éviter de rentrer en ville. Le 12e de Ligne arrivera du sud-ouest. Notre objectif à nous, c’est la mairie de Saint-Etienne et la place de l’Hôtel de ville. »
– Bien compris.

Les grenadiers remontent la rue Robespierre ; à la radio, les lignards signalent qu’ils sont au lieu-dit La Béraudière. L’avance est lente, prudente, le silence est pesant, seul le bruit du White 6 Cylindres des M3 se fait entendre. Soudain, un groupe de civils arrive en poussant des cris de joie : « Vive les Américains ! »
– Vous trouvez que nos insignes ressemblent à des drapeaux américains ?
– Vous êtes Belges ! Ça alors… Enfin, merci, mais dépêchez-vous, les Allemands sont partis mais ils ont fait des dégâts, les FFI les ont accrochés et il y a pas mal de morts et de blessés.
– Les FFI ? Ah, la Résistance ! Où sont-ils ?
demande le lieutenant qui est venu en tête de peloton.
– Sur la place de l’Hôtel de ville, ils empêchent les Collabos de la ville de s’enfuir.
– Nom de Dieu ! Embarquez dans les blindés et que les .50 se tiennent prêtes ! Je commence à en avoir marre de devoir jouer au gendarme, comme si on n’en avait pas assez avec les Boches ! Vous, grimpez là-dedans et guidez-nous vers la place. Radio, signale à la compagnie qu’on fonce, les Chleuhs ont décampé !

Le rugissement des moteurs et le claquement des chenilles se répercutent sur les bâtiments. Arrivés sur la place, le lieutenant saute de sa jeep. En effet, des hommes porteurs de brassards tricolores entourent plusieurs personnes qui ont les mains sur la tête. Certaines ont l’air d’avoir subi un passage à tabac.
– Lieutenant Van de Velde, 2e Régiment de Grenadiers de l’Armée belge. Bas les armes, Messieurs. Je prends en charge les prisonniers !
– Heu… Lieutenant Gentgen, adjoint au commandant Marey, mon lieutenant. Bienvenue, mais… vous êtes Belges ? Vraiment ?
– Ou, vraiment, et oui c’est étonnant. Mais je vous demande de ne pas bouger tant que mon commandant de bataillon n’est pas arrivé.
– Dites lieutenant, pourquoi vos mitrailleuses sont-elles tournées vers mes hommes ?

Par bonheur, le major arrive dans la foulée.
– Bonjour, je suis le major Naessens, commandant le I/2 Gr. Je vais mettre tout de suite les chose au point, Monsieur. Saint-Etienne n’est pas la première ville que nous libérons. Et nous ne voulons plus voir ce que nous avons vu ailleurs. D’où les précautions que nous prenons !
– Et qu’avez-vous vu ailleurs ?
– Nous avons vu rendre la justice par des exécutions sommaires et autres lynchages. Si vous êtes le responsable de la Résistance, faites passer l’ordre, oui vous avez bien compris, l’ordre, de ne pas exercer de violences sur les supposés collaborateurs. Dans le cas contraire, vous serez désarmés par mes hommes. Et rassurez-vous, étant Belges, nous sommes totalement neutres concernant votre situation intérieure ! Me suis-je bien fait comprendre ?
– Oui major, mais je proteste contre votre façon d’agir !
– Désolé, vous n’y êtes peut-être pour rien, mais l’expérience d’autres libérations de villes françaises nous a appris à nous méfier des Résistants de la 25e heure. La gendarmerie française nous suit, et je suppose que votre gouvernement va désigner quelqu’un pour remplacer votre bourgmestre…
– Votre maire,
toussote Balleger, qui vient d’arriver.
– Oui, votre maire, merci Bernard.
– Bien… Mais que doivent faire mes hommes ?
– Vous sauriez nous guider vers les sorties nord de la ville ?
– Mais… Nous sommes d’ici…
– Vous pourriez nous guider ? intervient Balleger.
– Ah ! Oui, bien sûr !
– Major !
– Oui radio.
– Le colonel demande que nous tenions nos positions et que nous trouvions un PC pour l’EM du Régiment.
– Dites-lui que l’hôtel de ville est disponible.
– A vos ordres.
– Bernard, avec les Brasseurs, sécurise le nord de la ville.
– Ils arrivent justement, je prends contact avec eux et on y va.
– Laisse-moi deux sections ici, j’attends le colonel.

Les grenadiers restant avec Naessens sécurisent la place et l’hôtel de ville. Quand le colonel Herbiet arrive, il affiche un large sourire : « Ah, Dirk ! Il paraît que cette fois, les Français étaient de vrais Résistants ! Leur chef est un capitaine d’infanterie nommé Jean Marey, il fait partie des officiers qui ont préféré rester sur place en 40 pour organiser la lutte. Mais enfin, vos hommes ont eu raison d’être prudents, on ne sait jamais sur qui on va tomber. »
Pendant ce temps, la nouvelle de la libération de la ville s’est répandue comme une traînée de poudre et les habitants commencent à sortir. Les grenadiers sont pris au milieu d’une foule enthousiaste.
– Non monsieur, vous ne pouvez pas grimper sur mon char ! Et madame, lâchez mon chauffeur, j’en ai encore besoin… Et c’est bien gentil mais je ne peux pas prendre un coup avec vous… Non, boire un coup non plus…
– Orval de Mort Subite, en avant !
– Mort Subite de Orval, je voudrais bien, mais la foule ne veut pas bouger et je vais quand même pas leur rouler dessus !
– Bon, nous voilà bloqués, non par les Boches mais par les Français… Heureusement que les grenadiers ont déjà sécurisé une partie de la ville !

A l’EM de la 4e DI, les ordres sont donnés pour s’assurer du reste. Le génie a déjà neutralisé plusieurs pièges et l’antenne médicale apporte son soutien à la population. Celle-ci a beaucoup souffert.
– Qu’on fasse remonter du ravitaillement pour les habitants, ordonne Libbrecht. Mon cher Charlier, préviens le Corps que nous sommes bloqués au débouché nord de la ville par la population…
………
Au nord-est, Saint-Chamond est libéré sans coup férir par la Tancrémont. Lignards et lanciers ont pénétré dans la ville – elle est vide d’Allemands, par contre, il y a beaucoup de civils tués et les dégâts aux installations sont importants. Les Taureau sont en défensive pendant que le reste de la Brigade s’assure qu’il n’y a plus aucun Allemand sur place.
………
Au PC du Corps d’Armée, Bastin comprend l’attitude de ses subordonnés : « Vandenheede, on fait une courte pause. On s’assure de Saint-Etienne et de Saint-Chamond. Que les unités gardent leurs positions jusqu’à demain matin. »
– Très bien Jules. L’Armée nous a donnés l’ordre de nous diriger vers Roanne. Je propose que la Tancrémont progresse sur un axe parallèle à la 4e DI.
– D’accord, fait passer l’ordre. Et nos Ardennais ?
– Ils sont ici, le 7e à Boisset Saint-Priest et le 1er à Brioude. Ils ont rejoint la vallée de l’Allier.
– Hum, Clermont-Ferrand va bientôt être à notre portée… Bien, vu que la 4e est bloquée, que les hommes de Lambert avancent sur un axe Montbrison – Trelins. S’ils ne trouvent rien, qu’ils continuent en direction de Roanne.

………
Au PC du 7e Ardennais : « Les hommes de Libbrecht sont coincés dans Saint-Etienne. C’est à nous d’avancer. Direction Montbrison, et s’il n’y a rien, on continue ! »
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Oct 24, 2022 11:41    Sujet du message: Répondre en citant

Je croyais qu'il n'y avait que les Japonais pour confondre Belges et Américains Laughing
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Pendjari



Inscrit le: 06 Juin 2018
Messages: 893
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Lun Oct 24, 2022 13:12    Sujet du message: Répondre en citant

Orval et Mort Subite qui refusent de boire un coup, c'est exceptionnel Very Happy

Et Cruchot... je revois Galabru houspiller De Funès Wink
_________________
"J'ai glissé Chef !"
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