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Les Belges, Février 44
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Sep 05, 2021 15:55    Sujet du message: Les Belges, Février 44 Répondre en citant

1er au 5 février


6 février

Front d’Italie
Appui au sol
Solenzara
– Le groupe Roi Chevalier est au repos et ses mécaniciens en profitent pour réviser leurs B-25. Une sacrée machine, pensent quelques anciens qui ont connu les joies des Battle de 1940 !
Au PC du groupe, le major reçoit soudain un message urgent de l’Escadre : « On nous demande de fournir un appui aux Ricains en Italie ! Et dès que possible en plus. Ils ont des problèmes et c’est vraiment urgent. Ils sont vernis qu’on ne soit pas encore partis pour la Provence ! Faites le tour des baraquements et ramenez-moi les pilotes, bombardiers et navigateurs. Je suis à la salle des cartes… et trouvez-moi l’officier Maintenance !
………
Dans son logement, l’équipage du Waarom Niet ? est en plein dans une partie de manille du feu de dieu !
– Tiens, manille, lance Ernould.
– Pfff ! C’est pas possible, à chaque fois, tu en as au moins une ! grogne le copilote.
– Héhé…
– Alors je lui coupe, là ! répond le bombardier.
– Groote Luc, tu m’énerves… et mon partenaire qui n’a jamais rien !
– C’est pas ma faute, se désole Petit Luc.
Les autres membres de l’équipage observent en souriant. Soudain, la porte s’ouvre à la volée.
– Mon capitaine !
– Eh bien Chef ! Que se passe-t-il !
– Le Major veut que vous, le bombardier et le navigateur, vous le retrouviez à la salle des cartes !
– Quand ?
– Tout de suite !
– Bizarre. On arrive. On terminera plus tard, j’emporte la feuille avec les points ! Luc, Pierre, allons voir ce qui se passe.
En sortant, ils remarquent que les rampants préparent les B-25 du groupe. Les chariots à bombes se dirigent vers les avions.
– Je crois qu’on ne finira pas cette partie tout de suite, observe Ernould.
Dans la salle des cartes, les autres équipages sont arrivés… pour la plupart.
– Mon bombardier est sous la douche, rigole le pilote du Fossoyeur, il a demandé s’il devait venir comme il était ou si on lui laissait le temps de s’habiller.
………
– Désolé mon major, mais mes hommes ne savent pas faire de miracle ! Et comme Lourdes n’est pas encore libérée, des prières ne remettront pas en état votre Chevalier en une heure.
– Saleté de Flak, grommelle le major. Capitaine Ernould !
– Mon major ?
– Vous êtes désigné leader pour cette mission !
– A vos ordres !
– Voici l’objectif : Gombitelli, à l'ouest de Florence. Les Allemands ont lancé une attaque dans le secteur et ils ont piégé un bataillon dans ce village. Notre mission : soutenir les Américains encerclés. Météo ?
– Nébulosité cinq dixièmes au dessus de la cible. Les Allemands ont bien choisi leur moment !
– Ça promet, râle Groote Luc.
– Armement !
– Les avions seront prêts d’ici une heure, on fait un maximum mon major.
– Très bien. Messieurs, vous n’aurez pas facile, l’ennemi est tout près des premières lignes américaines, il faudra taper juste. Il est 10h00, décollage à 11h15. Que les navigateurs prennent les marquages. Capitaine Ernould, bonne chance, vous êtes le patron pour ce vol.
– A vos ordres !
…………
Dans le Waarom Niet ?, 11h15 – Les B-25 se dirigent vers la piste.
– Je n’aime pas de trop ces missions improvisées, commente le co-pilote.
– Moi non plus, Michel, répond Ernould, mais que veux-tu, la guerre est une suite d’improvisations. Et rappelle-toi que la première victime d’une bataille est…
– Le plan, je sais ! Mmm… Les températures et les pressions sont bonnes. Ils tournent comme des horloges !
– Parfait ! Ici Chevalier Leader, prêt à décoller.
Fusée verte…
– Equipage de pilote, on y va les gus !
Ernould pousse les manettes à fond et le B-25 s’ébroue, avale la piste et décolle.
– Chevalier Leader à Chevalier, regroupement à 6 000 pieds.
………
Le Groupe Roi Chevalier progresse au-dessus de la Méditerranée.
– Côte en vue !
– Le temps n’est vraiment pas terrible, observe Ernould. Pilote à bombardier !
– Bombardier j’écoute.
– Le temps est bouché, il faudra tirer ton plan pour voir à travers les nuages !
– Reçu. Mais ça ne me plaît pas du tout…
– Radio, signale au sol qu’on est à dix minutes. Qu’ils balancent les fumigènes rouges !
………
– Pilote de radio.
– Pilote j’écoute.
– J’ai eu un contact avec le sol. Pas sûr qu’ils aient compris… Beaucoup de parasites ! A moins que ce soit des explosions…
– M… Essaye encore.
– De navigateur. Cinq minutes de la cible ! Cap au 070.
………
– Deux minutes !
– Bombardier de pilote, à toi la main !
– Reçu ! Ouverture de soute.
– Soute ouverte !
– Comme ça… Verdomme de verdomme ! Ik zie er niks van… Cible non vue ! Je ne vois que des nuages !
– Top verticale !
– Merde ! Chevalier Leader à tous, fermeture des soutes !
– On fait quoi ?
– On refait un passage ! Plus bas ! Navigateur, donne un cap pour refaire un tour. Leader à tous, on va larguer à notre second passage. On descend de 700 pieds !
– On risque d’être pris par la Flak.
– C’est un risque… Mais au sol, les Américains ont besoin de nous et larguer pour larguer ne sert à rien ! On pourrait même leur balancer nos bombes sur la tiésse [sur la tête] !
………
Au sol, les hommes du II/362 ont les yeux levés vers le ciel où des moteurs grondent, mais rien ne se passe. Pourtant, les fumigènes rouges viennent d’être allumés…
………
– De navigateur, virage à gauche, cap au 250.
– Reçu, cap au 250. Chevalier Leader à tous, on se met en descente et on stabilise à 5 300 pieds !
Dans les autres B-25, on comprend la décision malgré le stress et l’inquiétude.
………
– Pilote de bombardier, je vois le sol ! Et je vois même les fumigènes rouges !
– De navigateur. Trois minutes !
– Michel, dès qu’on a largué, vollegas !
– Reçu.
– Bombardier de pilote. A toi la main ! Soute ouverte.
………
Au sol, les GIs entendent à nouveau des avions. Soudain, les silhouettes bien connues des B-25 apparaissent sous les nuages, ranimant les énergies défaillantes des hommes encerclés. Cependant, d’autres qu’eux ont vu les bombardiers.
………
– Vindjeû, la Flak !
L’œil rivé à son viseur, la main sur son mini-manche, le bombardier tente de ne pas prêter attention aux flocons noirs qui éclosent tout autour des avions.
– Attention… Bombes larguées !
– Gaz à fond, Michel ! lance Ernould – mais le copilote a déjà poussé les deux manettes en butée.
Les deux Wright Cyclone crachent leurs 3 400 chevaux. Au sol, les bombes tombent bien comme il faut du côté allemand des fumigènes rouges, sous les hourrahs des GIs.
………
– Mitrailleur de queue à pilote.
– Pilote, j’écoute !
– Le Fossoyeur et le Ketje ont été abattus.
– Merde ! Des parachutes ?
– Oui, plusieurs pour le Fossoyeur. Avec un peu de chance, ils vont même tomber chez les Ricains. Mais le Ketje… il a juste explosé.

Dans le B-25 Le Fossoyeur – Quand le pilote, le lieutenant Guy Hance, et le co-pilote, le sous-lieutenant Albert Hamblenne, ont entendu le message : « Cap au 250, on stabilise à 5 300 pieds », ils ont compris qu’étant le B-25 le plus à droite de la formation, ils se retrouveraient au plus près des lignes allemandes… Mais c’est ainsi. Ils suivent leur leader de box, le Ketje.
– Albert, dès que nous aurons percé la couche, la Flak ne nous loupera pas !
– Je sais, mais je comprends le leader, notre bombardier ne voyait rien…
– C’est sûr…
– Pilote de bombardier, je vois le sol…
– Soute ouverte…
………
– P…, la Flak !
Soudain, un obus touche le Ketje, peut-être en pleine soute à bombes. Le B-25 explose ! Juste derrière, le Fossoyeur reçoit une pluie de débris, peut-être est-il aussi atteint par des éclats d’obus. L’avion est gravement touché.
– Crévindj… Paul, largue les bombes. A tout l’équipage, évacuez l’avion, évacuez l’avion !
Un à un, le pilote en dernier, les membres du Fossoyeur évacuent l’appareil. Par chance, le vent les rabat vers les lignes alliées. Suspendu à son ombrelle, Hance compte les parachutes. Tout l’équipage est là, mais un des hommes semble mal en point.
Au sol, les soldats américains observent l’attaque des B-25, qui fait remonter d’un coup leur moral. Les hommes en première ligne voient l’équipage du Fossoyeur leur tomber presque littéralement dans les bras. Il leur faut quelques insitants pour comprendre que ce ne sont ni des gars de l’Air Force, ni des Français, mais des Belges. Ce qui ne diminue pas la chaleur de leur accueil !
– Mille milliards de… commente Hance. Quand je pense qu’il y a des volontaires pour sauter en parachute !
– Arrête de râler, on est tombé du bon côté, pour le même prix on était prisonniers… ou pire !
– Tout le monde est là ?
– Non, il manque Jules !
– M…, il est où ?
– Je ne sais pas…

Dans le Waarom Niet ? – Le retour vers Solenzara se fait dans une ambiance sinistre.
– Vincent, ce n’est pas de ta faute !
– Si je n’avais pas ordonné un second passage plus bas, ils seraient encore en vie !
– Peut-être. Mais ils seraient de nouveau en sursis, comme nous tous. Et si nous étions restés à 6 000 pieds, nous n’aurions probablement rien touché, ou nous aurions tapé sur les Américains ! Et l’infanterie aurait eu de lourdes pertes qu’on leur a sûrement évitées !
– Je sais ! Mais je vais devoir vivre avec ça maintenant.

Solenzara – Après le débriefing, le major prend Ernould à part.
– Capitaine, la décision que vous avez prise était courageuse. Risquée certes, mais très courageuse. Le but de la mission était de fournir un appui au sol et si on ne voit pas la cible, on lâche à pouf [au hasard] et on ne sait pas fournir d’appui.
– Mon major, je me sens responsable de la mort des gars du Ketje !
– Je sais ce que vous ressentez. Comme commandant de groupe, je dois souvent donner des ordres qui peuvent entraîner la mort de certains de mes hommes. C’est le pire côté du commandement, mais il faut le faire ! Le groupe est en repos jusqu’au 10. Je vous accorde deux jours de permission. Sortez de la base et aller vous aérer l’esprit. C’est un ordre, capitaine !
– A vos ordres, mon major !


7 février
Front d’Italie
Un autre genre d’appui au sol
Gombitelli
– L’équipage du Fossoyeur a été accueilli en héros par les GI’s, qui emmènent ce matin les Belges au PC du commandant du II/362. Ce dernier les remercie, mais n’a pas trop le temps de s’occuper d’eux, d’autant plus qu’il vient de recevoir un message qui l’a mis de méchante humeur.
– Albert, toi qui parle anglais, qu’est qui se passe ?
– Un de leur FAC est mort et ils n’ont personne pour le remplacer !
– Léon, tu saurais faire ça ? demande Hance à son navigateur. Tu sais manipuler un poste et ton anglais est bon, pour ce qui est des communications radio.
– Hum, je devrais pouvoir m’en tirer !
– Très bien. Albert, propose l’idée à leur major.
Après un instant de réflexion, le commandant du II/362 accepte l’idée. Mais il faut équiper le radio/navigateur. Après avoir reçu une arme, un casque et un harnais de combat, Léon se prépare à rejoindre son nouveau poste.
– Dites, je ressemble à quoi ainsi ?
– Euh… Je dirais juste que tu as bien fait de choisir l’Aéronautique, ironise Hance.
– Je voudrais vous y voir !
– Eh bien, Albert, tant qu’à faire, si on peut donner un coup de main, demande si on ne peut pas avoir nous aussi une arme et un casque pour tenir un poste.
Si bien que, peu après, les GI’s se trouvant au sud du village voient arriver un renfort inattendu de trois hommes.

Corps d’Armée Benelux
Otterburn (Ecosse)
– Le lieutenant-général Victor Van Daele observe le ciel gris, froid et peu engageant de ce mois de février. Mais ce n’est pas ce qui va arrêter le programme d’entraînement de son Corps d’Armée Benelux, ainsi baptisé car il comprend, outre une large majorité de troupes belges, la brigade néerlandaise Prinses Irene du colonel de Ruyter Van Steveninck (qui ne compte que 1 500 hommes) et le 1er Bataillon d’Artillerie luxembourgeois, intégré à la Brigade d’Artillerie de Corps d’Armée. Baissant les yeux, Van Daele regarde les bâtiments où il a installé son PC… Que de changements depuis sa prise de commandement de la 7e DI dans des conditions dramatiques, en juin 1940. Suivie de l’évacuation vers l’Angleterre, qui s’est achevée par le sauvetage, à Lorient, des restes du détachement Lorent qui s’était si bien battu à Redon. Il se voit encore, cette nuit-là, sur le pont du Prince Philippe, faire les cent pas en attendant ses hommes !
Aujourd’hui, il commande trois divisions d’infanterie et une division blindée, plus des troupes annexes, le tout très correctement équipé. Bien que Jean-Baptiste Piron marque de façon bien visible son mécontentement quant au manque de puissance du canon de ses chars…
– Mon général !
– Oui !
– Les généraux Piron, Jans, Bruyère et Van Loock vous attendent au PC !
– Mon CEM est revenu ?
– Oui mon général, le général Daufresne de la Chevalerie a fini de vérifier l’installation de l’artillerie et du ravitaillement.
– J’arrive.
Au PC, Van Daele est accueilli par ses divisionnaires et son CEM.
– Bonjour Messieurs. J’espère que le trajet depuis vos cantonnements s’est bien déroulé. Comme vous pouvez le constater, c’est un exercice de grand style que nous organisons. Il permettra aux unités d’affiner leur cohésion et d’apprendre à travailler à l’échelon Corps d’Armée. Tous nos appuis sont là et la semaine prochaine, nous aurons la participation de quatre avions du…
– 348e Squadron, complète son CEM.
– Oui. Grâce à ces avions, nous pourrons améliorer l’entraînement de nos contrôleurs aériens avancés. Ensuite, comme vous avez pu les apercevoir en arrivant, notre artillerie lourde est également présente. Il s’agit de tubes de 5.5 et 7.2 pouces. Pour eux, ce sera leur premier entraînement à grand échelle. Nous pourrons ainsi qualifier les derniers OA de la 3e DI. Avez-vous des observations concernant les trois prochaines semaines ?
– Mon général, commence Piron.
– Oui, Jean-Baptiste.
– Je pense que les superviseurs britanniques vous adresseront quelques remarques concernant l’utilisation des chars de la 1ère DB.
– Pourquoi donc ? interroge Jans.
– Parce que je compte les utiliser comme je l’ai fait en Sicile et en Italie, et comme Rodolphe De Troyer continue à le faire en France. Mais ce n’est pas tout à fait ainsi que les manuels britanniques prévoient leur usage !
– Ma foi, répond Van Daele, le but est de battre les Allemands, non de respecter les manuels de nos hôtes. Vu votre expérience en la matière, je ne vois pas pourquoi nous n’adapterions pas les manuels en question aux réalités du terrain. D’ailleurs, à ce propos, je vous invite à lire très attentivement dans les plus brefs délais les rapports en provenance de France. La Tancrémont et les Ardennais ont eu très chaud dernièrement, et leurs remarques sont très instructives.
– Mon général, intervient Edmond Van Loock, de la 3e DI.
– Je t’en prie, Edmond.
– Ma Division est la dernière constituée, et de plus, elle intègre la… hmm… brigade hollandaise. Je souhaiterais disposer de quelques jours supplémentaires pour compléter son entraînement et améliorer sa cohésion.
– Eh bien, cette première semaine est surtout un camp de tir aux armes lourdes : chars, antichars, artillerie. Donc ton infanterie pourra faire des exercices divisionnaires de son côté pendant ce temps.
– Merci.
– A propos de chars, Jean-Baptiste, tu ne goûtes pas trop les tiens, si j’ai bien compris ?
– Hum… Pour être franc, je les échangerais bien contre des SAV-43… Mais je comprends les raisons logistiques qui m’en empêchent, donc je dois m’adapter. Nous avons reçu des Firefly, et ceux-là ont du punch, mais nous n’en avons pas beaucoup. Les Cromwell doivent être très bons en reconnaissance du fait de leur vitesse, mais face à un Leopard ou à un Panther, ils ne feront pas le poids. Quant aux Churchill, ils sont solides, mais pourquoi diable les Anglais ne leur ont-ils pas donné un meilleur canon ?
– Tu dresses un tableau bien noir, commente le CEM…
– Je parle d’expérience ! Ce problème de matériel souligne l’importance de la tactique. En surprenant l’ennemi, nous pourrons tirer notre plan.
– Nous te faisons confiance pour cela. D’autre remarques ?
– Oui, si vous le permettez, dit Jans, de la 1ère DI. Plusieurs sous-officiers des antichars du 3e Chasseurs se plaignent d’être revenus à un canon tracté. Le canon lui-même n’est pas mal, mais sur le théâtre méditerranéen, ils avaient des half-tracks équipés d’un canon.
– Nous devrions recevoir de nouveaux véhicules antichars, des Achilles.
– C’est que… les Anglais les ont donnés à leur artillerie, indique Jans.
– C’est possible, rétorque Van Daele, mais une fois qu’ils seront chez nous, nous pourrons en faire ce que nous voudrons ! L’infanterie a besoin d’antichars mobiles et efficaces ! Les Achilles seront donc affectés à nos unités d’infanterie.
Cette décision prise, Van Daele marque une brève pause, puis reprend : « Messieurs, nous allons vous fournir les fréquences radio, les points de ravitaillement et le planning des exercices. L’apothéose sera pour la dernière semaine, avec un exercice de grande ampleur et une évaluation par les Britanniques. Demain, j’assisterai au tir de la BACA et j’observerai l’action des OA de la 3e DI. J’irai voir chaque unité en exercice et je viendrai, en tant qu’observateur, dans vos PC. J’ai appris cela des généraux Pire et Keyaerts… Vous ferez comme si je n’étais pas là, je veux vous voir gérer vos divisions ! Pour tout le monde, tenue de campagne, nous ne sommes plus en 40 ! Les inspections avec vérification du cirage des chaussures, ce sera pour quand tout ce brol sera fini ! »


8 février
Front d’Italie
Du bon côté
Gombitelli
– Participant à la défense du village, les membres de l’équipage du Fossoyeur voient enfin arriver les secours : les hommes du 442nd RCT…
– Guy ! Nos gars de la Force Publique, ils ne se battent pas contre les Japonais ?
– Si, pourquoi ?
– Parce que les gars qui viennent d’arriver, ils ressemblent fort à des Japonais ! Heureusement qu’ils portent l’uniforme américain.
– Souviens-toi que les vrais Japonais, ils ont affaire à des Belges noirs, alors cherche pas à comprendre ! Ça vaut mieux…


9 février
Front d’Italie
Un autre genre d’appui au sol
Gombitelli
– Léon, avec sa radio et ses cartes, est d’une aide précieuse pour le soutien aérien et plusieurs passes du 57e FG bien dirigées permettent au bataillon de se replier sans trop de casse. En remerciement, « Léone » reçoit de grandes claques dans le dos de la part des GI’s bâtis en armoire à glace. « Ils vont finir par me blesser s’ils continuent ! » gémit comiquement le radio-navigateur, qui ne dépasse guère 1m60.

Corps d’Armée Benelux
Position de batterie du 3e d’Artillerie d’Armée, Otterburn
– Le major Henrotte a reçu l’autorisation de tir des autorités du camp. Ses hommes vont pouvoir s’en donner à cœur joie.
– Capitaine Baltus, signalez aux batteries que nous pouvons tirer.
– A vos ordres ! Les observateurs du 3e Grenadier et du 28e Li n’attendaient que ça !
Le major sort du PC de tir et regarde les membres de la 1ère Batterie suer sang et eau en manipulant les obus de 183 mm, pesant chacun près de 91 kg. Les munitionnaires préparent les charges et vissent les fusées sur les obus. Un peu plus loin, les tracteurs Pioneer sont camouflés sous les couverts. Les Matador, eux, font la navette entre le dépôt et la position de tir. Les radios commencent à cracher des coordonnées…
– Pièce 4, préparez-vous pour un tir de réglage !
– Pièce 4 prête !
Suit une litanie de chiffres, puis…
– Pièce réglée !
– Attention… 3-2-1-feu !
Dix kilomètres plus loin, les OA du 3e Grenadier entendent l’obus passer au-dessus d’eux puis observent l’explosion.
– Verdomme ! Tu as vu ça !
– Oui, ils sont trop courts de 100 mètres.
– Je parlais de l’explosion, manneke !
– J’ai vu, mais ce n’est pas bon quand même, j’envoie les corrections !
– Rabat-joie…
– Non, juste efficace, sourit l’observateur, je tiens à ce que ça tombe sur les Moffen et pas sur les copains !
Après quelques corrections :
– A toutes les pièces, tir d’efficacité, un coup sur trois fusant ! 3-2-1-feu !
Et durant quinze minutes, la 1ère Batterie fait pleuvoir un déluge de feu sur le stand de tir.
Henrotte écoute les résultats à la radio et remarque que l’entrainement porte ses fruits quand deux jeeps arrivent à son PC. C’est Van Daele, qui vient se rendre compte de visu du résultat des tirs.
– Mes respects, mon général, commence Henrotte, surpris.
– Repos, major. Continuez ! Que pensez-vous de vos obusiers ?
– Mon général, cela nous change du 75 GP que nous avions au 34e d’Artillerie, en 40.
– Je n’en doute pas, répond le général en souriant.
– Ensuite, le fait que les OA sont fournis par les unités nous rend nettement plus réactifs.
– C’est le but, major ! Nous avons payé assez cher nos erreurs en 40. Bien, continuez ainsi, vous faites du bon travail.
– Merci mon général.
Toute la semaine, les unités d’artillerie du CA Benelux poursuivront leur entraînement. La majorité des observateurs avancés vont recevoir sans problème leurs qualifications.


10 février
Front d’Italie
Un autre genre d’appui au sol
Front italien
– Les hommes du II/362 ont rejoint dans les lignes alliées et le commandant du bataillon présente l’équipage du Fossoyeur à son chef de corps. Le colonel commandant le 362e RI, qui ne s’attendait pas à trouver des Belges ici, les remercie chaleureusement pour le raid du 6 février et plus encore pour leur concours des jours suivants ! Les aviateurs ne demandent qu’une chose : rejoindre leur unité. Une jeep leur est fournie avec un conducteur, et sans même s’en rendre compte, ils embarquent en tenue de combat made in USA.


11 février
Visite princière
Hôtel Claridge, Londres
– Hubert Pierlot prend un réel plaisir à ses visites hebdomadaires au prince Charles, qui donne à sa fonction de Lieutenant-Général du Royaume le sérieux qui convient, sans se piquer toutefois d’intervenir dans des décisions sur ce qui ne le regarde pas.
Le Prince a aménagé un coin à peindre près de la fenêtre de son bureau, et c’est face à son chevalet, en tablier, la palette dans une main et le pinceau dans l’autre, qu’il accueille le Premier ministre. Pierlot ne sait trop que penser des talents artistiques du Prince, qui gribouille des aquarelles semi-figuratives dans des tons gris-olive. En homme qui n’a jamais su que faire des hypocrisies mondaines, le Premier ministre n’est jamais plus embarrassé que lorsque le Prince lui demande son avis sur les dernières œuvres qu’il a commises.
Heureusement, aujourd’hui, la conversation entre directement dans le vif du sujet, quand les deux hommes évoquent l’attribution d’un corps d’armée à la Belgique sur le front français.
– L’Etat-Major me l’a signalé. C’est une nouvelle preuve des bonnes décisions que vous et le gouvernement avez prises concernant nos troupes, Monsieur le Premier ministre.
– Je vous remercie, Monseigneur.
– Le moment ne serait-il pas opportun pour que je me rende avec le ministre Delfosse dans le sud de la France, d’abord pour remettre leurs nouveaux grades aux différents généraux, et ensuite pour aller visiter nos troupes sur le front.
– Monseigneur, ce serait faire courir à votre personne un risque considérable.
– Moindre que les risques courus tous les jours par nos hommes. Et puis, j’en ai vu d’autres en mai 40 sous les bombardements allemands !
– Certes, certes… Mais vous représentez une branche du pouvoir exécutif…
– Pas tout à fait…
– Oui, tant que les Chambres ne sont pas réunies c’est, hem… un arrangement officieux.
– Dans la situation actuelle, notre Constitution est la clé de voûte qui nous permet de continuer à gouverner. Tant que nous la respecterons scrupuleusement, rien ne pourra nous être reproché.
– En effet, Monseigneur.
– Alors, me donnez-vous votre accord ? Ma visite montrera à nos troupes à quel point nous pensons à elles.
– Hé bien, je ne suis pas contre, mais je dois en discuter avec le gouvernement.
– Cela va de soi.
Après en avoir débattu, le gouvernement donnera son accord à la visite du prince Charles aux troupes engagées dans le Midi de la France. Il sera accompagné du ministre Delfosse.


12 février
D’Italie en Provence
Promenade
Solenzara
– Après deux jours de voyage, notamment en raison de la difficulté à trouver un avion pour la Corse, l’équipage du Fossoyeur arrive enfin à leur ancienne base, qu’ils découvrent vide de tout Belge.
– Alors ça, elle est forte celle-là ! On tourne la tête une petite semaine et tout le monde en profite pour déguerpir !
Ils se renseignent et, toujours en tenue de combat, grimpent dans un avion pour la Provence.


13 février
D’Italie en Provence
Fin de promenade
Istres
– Les gars du Fossoyeur ont enfin retrouvé leur Groupe. Ils sont accueillis par le major : « Alors Messieurs, on s’accorde quelques jours de congé en Italie ! Et on se promène en tenue non réglementaire ! »
Incontestablement, les quatre hommes ressemblent fort à des GI’s.
Le major reprend, hilare : « J’ai reçu un message du chef de corps du 362e RCT. Il vous propose pour une médaille – et, Léon, tu devrais avoir droit à une citation à l’ordre de l’Armée des Etats-Unis ! Félicitations Messieurs ! »
– Merci major. Hélas, nous avons perdu Jules dans l’histoire.
– Encore une perte de trop… Allons, déposez d’abord vos brols d’infanterie à l’armurerie, vous n’en aurez plus besoin ici. Et puis… Adjudant !
– Mon major ?
– Montrez à ces hommes leur chambre et les sanitaires. Messieurs, vous passez ensuite chez le médecin et vous avez quatre jours de repos ! Dormez, vous avez des têtes de déterrés ! Et on va tâcher de vous trouver un nouvel appareil.

Corps d’Armée Benelux
Otterburn
– Au sein du 1er Régiment des Guides, le major de Borchgrave d’Altena continue de pousser ses hommes.
– Lorsque vous serez face aux Boches, ce sera eux ou vous ! Ne l’oubliez pas. Nos collègues du 2e Lancier, en Provence, en savent quelque chose.
– Leurs rapports sont très précis, mais ils parlent d’un char… monstrueux !
– Oui, le char Tigre. Celui-là ne pourra être traité que par nos Firefly ! Donc, quoi qu’il arrive, prudence et surtout ne sous-estimez jamais les Boches. Dans quelques jours, nous aurons l’occasion d’assister à une démonstration d’appui par l’aviation. Continuez à vous entraîner. Souvenez-vous : rapidité et précision !


14 février
Visite princière
Alger Maison-Blanche
– Le général Keyaerts et l’ambassadeur Richard attendent le Dakota qui transporte la « personne de haut rang » dont on leur a signalé l’arrivée la veille – sans préciser de qui il s’agit, sécurité oblige, comme toujours. Un ministre, sûrement, mais lequel ?
Quand la porte de l’avion s’ouvre, deux hommes d’équipage sortent les premiers, se mettent au garde-à-vous et saluent. Puis apparaît le prince Charles, en uniforme de colonel des Guides, dont il assume le commandement d’honneur du 1er Régiment.
– Oh, s’étrangle Keyaerts, le Prince ! Et nous n’avons même pas de détachement d’honneur !
Le FBM et l’ambassadeur se précipitent pour accueillir le frère du Roi.
– Mes respects, Monseigneur.
– Repos, général. Excellence.
– Monseigneur, votre présence nous surprend !
– Oui, en accord avec le Gouvernement, ma visite a été tenue secrète. Mais je ne suis pas venu seul. Le ministre Delfosse m’accompagne, ainsi que les généraux Wahis et Van Daele.
Ces derniers sortent à leur tour de l’avion et saluent Keyaerts et Richard. Le patron du 1er CA belge, stationné en Angleterre, ne manque pas de signaler que ses hommes trépignent d’impatience en entendant le récit des exploits de leurs compatriotes dans le sud de la France.
– Général Keyaerts ! reprend le Prince.
– Monseigneur.
– Le ministre Delfosse en est témoin, le gouvernement m’a autorisé à aller visiter nos troupes en France, y compris celles qui sont sur le front, dans le nord de l’Ardèche.
– Mais… Monseigneur, c’est un secteur dangereux…
– Ne vous faites pas d’inquiétude, général. Comme le disait mon père, les obus se tiennent à distance protocolaire.
– Oui, bien sûr…
– Alors c’est entendu. Nous aimerions d’abord remettre leurs nouveaux grades aux généraux Bastin, Vandenheede et Libbrecht. Puis nous voudrions rendre visite à la Tancrémont et aux Chasseurs Ardennais.
– Comme il vous plaira, Monseigneur.
– Il va de soi que vous ne préviendrez personne de mon arrivée, général.
– Bien entendu.
– Rassurez-vous, les généraux Wahis et Van Daele et moi avons tous pris des tenues de campagne. Mais il faudra peut-être un casque pour le ministre Delfosse, sourit le Prince.
– Nous en trouverons un, Monseigneur.

Corps d’Armée Benelux
Appui au sol
Acklington, base de la RAF
– Un Dragon Rapide en provenance de Manston atterrit, suivi par cinq Typhoon du 348(B) Sqn. Le major Lamarche, accompagné des lieutenants Wilmet, Engelen, Brahy et Bladt, sont venus participer aux exercices du CA Benelux.
– Déjà que l’hiver dans le sud de l’Angleterre n’est pas triste, voilà qu’on nous envoie dans le nord, commente Engelen dès qu’ils sont installés.
– Allons, “Smoke”, répond Lamarche, c’est presque une semaine de repos. Nous sommes là pour donner un coup de main à nos gars au sol. La plupart d’entre eux n’ont pas encore vu le feu et les anciens de 40 ont toujours une assez mauvaise image de nous autres, aviateurs.
– Et c’est à nous de les faire changer d’opinion… A vos ordres, major !
– Et puis, ils doivent aussi entraîner leurs FAC, complète Wilmet.
– J’ai appris qu’une Brigade néerlandaise était intégrée à notre 3e DI, dit Brahy.
– Amaï… avec eux, on ne va rien comprendre, ironise Bladt. Leur accent est à couper au couteau !
– Bah, à la radio tout se fait en anglais, ça devrait passer, conclut Brahy.
– Bon, ce soir, Wil et moi avons rendez-vous au PC du Corps d’Armée pour leur donner des explications sur nos capacités. Wil, soigne ta tenue, on va chez des terriens !
………
Otterburn – Le soir, les deux aviateurs arrivent au PC du Corps d’Armée. Ils sont reçus par l’officier de liaison de l’Aéronautique Militaire (qui n’est pas encore devenue officiellement la Force Aérienne belge).
– Vous aurez droit à tout le gratin du CA. Seul le général Van Daele ne sera pas là, mais il nous fait confiance pour vous écouter avec attention.
– Eh bien ! commente Lamarche. Enfin, on fera avec.
– Le général Piron sera là, bien sûr, mais lui, il est déjà convaincu de votre apport. Il a souvent fait appel à la 53e Escadre en Sicile et en Italie, et il en a été très satisfait.
Peu après, Lamarche, avec Wilmet un peu en retrait, prend la parole devant une assistance attentive.
– Mon général, Messieurs, lors de futures opérations, c’est le 2e Wing Belge et surtout ses 347e et 348e Squadrons qui assureront l’appuis à votre Corps d’Armée. Le 11e Groupe nous l’a confirmé.
– Et vous vous occupez aussi d’éloigner la Luftwaffe ? interroge Van Loocke.
– Ça, c’est surtout le travail de notre 1er Wing, qui est entièrement équipé de Spitfire. Nous, notre spécialité est l’appui tactique.
– Comme les Stuka en 40, donc, commente Wilmet.
– Et à l’époque, vous n’étiez pas souvent là… On aimerait éviter de revivre ça, complète Bruyère.
– Nos liaisons fonctionnent nettement mieux qu’à l’époque, remarque Van Loocke. Et il me semble que les Allemands n’auront plus la supériorité au-dessus de nous.
– En effet, mon général, confirme Lamarche. La maîtrise du ciel a changé, nous le constatons tous les jours en opération. Et pour vous aider, cette fois, nous n’avons plus des biplans mais d’excellents avions. Nos Typhoon sont équipés de quatre canons de 20 mm et ils peuvent emporter 450 kg de bombes.
– Mais déjà, en 40, au-dessus de Chartres, vous vous êtes bien débrouillés avec des CR.42, n’est-ce pas ? remarque Piron, qui a vu les états de service du commandant du 348e.
– Euh, oui, répond Lamarche, surpris, mais j’ai eu beaucoup de chance ce jour-là ! Et je ne tiens plus à devoir uniquement compter sur la chance, mon général.
– Vous avez raison, major. J’ai beaucoup apprécié l’appui des P-39 en Sicile. Ils ont plus d’une fois permis de sortir la Tancrémont d’un mauvais pas. Ils ont su nous renseigner et nous dégager le passage quand on les appelait.
– Nous serons là nous aussi, mon général. Et si ce n’est pas nous, ce sera un squadron anglais ou américain.
– Quelles sont vos recommandations les plus importantes, major ? demande Piron.
– Tout d’abord, lorsque vos unités feront appel à un appui aérien, vos FAC devront être précis. Nous volons à plus de 500 km/h, nous n’avons que quelques secondes pour voir la cible. Cela peut faire la différence entre une intervention efficace et… une erreur catastrophique.
– Nous ferons passer cela à nos Unités. Autre chose ?
– Toujours pour les mêmes raisons, les troupes au sol doivent signaler leurs positions au moyen de fumigènes rouges chaque fois que c’est possible quand elles demandent un appui.
– Je vais prévoir une note là-dessus, c’est primordial, commente Daufresne de la Chevalerie.
– Et… hésite Wilmet.
– Allez-y, lieutenant.
– Eh bien, mon général, vous avez reçu les rapports en provenance des troupes en Italie ou en France. Donc, vous avez dû lire que nos alliés américains font volontiers passer la puissance avant la précision. Il faut le savoir et agir en conséquence.
– Je vois…
– Par ailleurs, reprend Lamarche, dans votre Corps d’Armée, je crois qu’il y a une brigade néerlandaise.
– Oui, intégrée à la 3e DI, pourquoi ?
– Nous n’avons jamais travaillé avec eux. Il faudrait tester leurs guidages.
– Très bien, demain après-midi, les premiers tests de la 3e DI seront pour eux.


Dernière édition par Casus Frankie le Sam Nov 27, 2021 12:59; édité 2 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Sep 05, 2021 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Gombitelli, au nord-ouest de Florence


Au nord-Ouest de Florence ... C'est plutot 50 kilomètres à l'Ouest et juste au Nord de Pise !

Citation:
On refait un passage ! Plus bas !


Ca me rappelle Menphis belle cette histoire ...
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Dim Sep 05, 2021 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Les deux notes de bas de page pour expliciter les expressions belges "tiésse" et "a pouf" ont disparu dans cette nouvelle mouture.

@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Sep 05, 2021 19:43    Sujet du message: Répondre en citant

Mais non mais non… quand il y en a peu, que je suis un peu distrait… j'oublie de les rajouter, or elles ne se rajoutent pas toutes seules. Je corrige.
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Casus Frankie

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Bob Zoran



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MessagePosté le: Dim Sep 05, 2021 21:12    Sujet du message: Répondre en citant

Le 6 Février
Citation:
Il leur faut quelques insitants pour comprendre que ce ne sont ni des gars de l’Air Force, ni des Français, mais des Belges. Ce qui ne diminue pas la chaleur de leur accueil !
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solarien



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 02:06    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Au sol, les soldats américains observent l’attaque des B-25, qui fait remonter d’un coup leur moral. Les hommes en première ligne voient l’équipage du Fossoyeur leur tomber presque littéralement dans les bras. Il leur faut quelques insitants pour comprendre que ce ne sont ni des gars de l’Air Force, ni des Français, mais des Belges. Ce qui ne diminue pas la chaleur de leur accueil !


Je pense qu'il n'est pas nécessaire de voir les écussons des équipages aux GI pour comprendre qu'ils ne sont pas de l'Air Force, le simple fait que les avions aient fait un deuxième passage plus bas et que les bombes tombent bien sur les allemands fait que l'escadrille ne peux pas être américaines.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 04:34    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:

Les deux notes de bas de page pour expliciter les expressions belges "tiésse" et "a pouf" ont disparu dans cette nouvelle mouture.


Note en passant, a propos de "tiésse" (qui se prononce "tchèsse" et signifie tête). Tchantchès, le personnage mythique des spectacles de marionnettes traditionnelles liégeoise, en fait un usage fréquent et décisif. Son arme secrète et fatale pour vaincre un adversaire est un côp d'tiésse épwèzoné (coup de tête empoisonné). Son épouse, Nanesse, qui n’est pas commode non plus, n'est pas en reste avec ses coups de poêle à boûquètes (crêpes liégeoises à la farine de sarrasin).

Pour ce qui est de « a pouf », je soupçonne que ce soit un anachronisme pour la FTL, et plutôt une expression contemporaine. Mais on imagine aisément que les gens de l’époque utilisaient une expression similaire.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 09:20    Sujet du message: Répondre en citant

Hum… Pour être franc, je les échangerais bien contre des SAV-43… Mais je comprends les raisons logistiques qui m’en empêchent, donc je dois m’adapter. Nous avons reçu des Firefly, et ceux-là ont du punch, mais nous n’en avons pas beaucoup. Les Cromwell doivent être très bons en reconnaissance du fait de leur vitesse, mais face à un Leopard ou à un Panther, ils ne feront pas le poids. Quant aux Churchill, ils sont solides, mais pourquoi diable les Anglais ne leur ont-ils pas donné un meilleur canon ?



Il me semble, qu'a l'époque de la parution de ce texte nous avions eu un échange concernant les Churchill... Et que nous avions remplacés ceux ci par des Cromwell et des Fireflys.
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FREGATON



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Il me semble, qu'a l'époque de la parution de ce texte nous avions eu un échange concernant les Churchill... Et que nous avions remplacés ceux ci par des Cromwell et des Fireflys.

On en a également parlé lors de l'élaboration des ORBAT et, effectivement, dans les TOE anglais les Churchill ne sont pas endivisionnés. Ils opèrent au sein de brigades indépendantes et/ou spécialisées.
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 10:42    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
« Messieurs, nous allons vous fournir les fréquences radio, les points de ravitaillement et le planning des exercices. L’apothéose sera pour la dernière semaine, avec un exercice de grande ampleur et une évaluation par les Britanniques. Demain, j’assisterai au tir de la BACA »


On parle ici de "BACA" par facilité de compréhension (entre francophones!) mais l'abréviation doit être différente dans un ORBAT anglais?
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FREGATON



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 11:16    Sujet du message: Répondre en citant

Bob Zoran a écrit:
On parle ici de "BACA" par facilité de compréhension (entre francophones!) mais l'abréviation doit être différente dans un ORBAT anglais?

AGRA: Army Group Royal Artillery (Cf. le remarquable travail de GUY2LUZ dans son lexique). 8)
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solarien



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 17:27    Sujet du message: Répondre en citant

Pour les SAV-43 à l'armée belge, le problème peux se résoudre après le débarquement en Normandie et la réunion des 2 fronts.

Si je me trompe pas, il y a un groupe d'armée belge en Provence, et un autre à l'entrainement en Angleterre, l'un équiper à la française, l'autre à l'anglaise.

Quand les front de Provence et de Normandie vont être réunifier, le gouvernement et les militaires belges vont surement demander à ce que leur 2 groupes d'armée soient réunie en une armée belge.

A se moment la, les belges, pour simplifier la logistique pourrait passer en tout français.
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 18:45    Sujet du message: Répondre en citant

au niveau logistique, les belges vont opérer tout à gauche, le long de la cote, à gauche des canadiens, il n'auront donc aucun mal à se faire équiper en grizzly, la version sous licence du sherman...
... et comme en ftl le sherman aura un fort accent français avec sa pièce de 75 AT et que en 41-42 le canadiens ont souvent aidé les français (et donc les belges par contrecoup) grâce à leurs lignes de production (cf belier) ; moi en tout cas, je peux imaginer sans peine que la DB belge, bien que formée "à l'anglaise", dispose de ce genre de matos. cela en fait donc une unité plutot équipée comme les français et pour laquelle la jonction nord sud posera un minimum de problème.
on peut imaginer au passage que le gvt belge anticipera ce genre de problème en prenant une solution similaire
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GUY2LUZ



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MessagePosté le: Lun Sep 06, 2021 20:42    Sujet du message: Répondre en citant

FREGATON a écrit:
Bob Zoran a écrit:
On parle ici de "BACA" par facilité de compréhension (entre francophones!) mais l'abréviation doit être différente dans un ORBAT anglais?

AGRA: Army Group Royal Artillery (Cf. le remarquable travail de GUY2LUZ dans son lexique). 8)


Embarassed Merci Frégaton

Ah ! Non ! C'est un peu court, Fregaton !
On pouvait dire... de ce lexique c'est comme...
Un marche pied pour qui a de courtes jambes
Que dis je un chausse pied pour qui les a longues.
D'abréviations FTL, c'est donc l'index !
Enfin parodiant Rostand au jeu de langue :
« Le voilà donc ce lexique qui ne peut être
Que l'ombre, ou la trace, des pas de ses maîtres ! »

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solarien



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MessagePosté le: Mar Sep 07, 2021 01:46    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de relire l'annexe sur les chars français.

Annexe B Y-2 page 7.

Il y est dit que le Ram est un SAV-42 dotée d'un canon de 6pdr, plus ou moins dérivé du Sherman américain.

D'ailleurs, vus que les Sherman et les SAV utilisent tout les deux du 75 mm et que les chars britanniques manque de punch niveau canon, ne peut on pas imaginer les canadien faire comme les américains et passer au 75, surtout que leur char étant quasi des copie du SAV, l'installation d'un canon de 75 sur la tourelle ne devrait pas être si compliquer et long ?
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