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Ah, les Tropiques (Nouvelle-Guinée, 1)

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 05, 2006 13:09    Sujet du message: Ah, les Tropiques (Nouvelle-Guinée, 1) Répondre en citant

Courtesy of Mark: pendant que les divisions blindées se heurtent à Smolensk, en Nouvelle-Guinée, 20 hommes, c'est une force redoutable...

1941

8 décembre
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Le Brigadier Morris, commandant du 8ème District militaire, décide la levée des New Guinea Volunteer Rifles (Fusiliers Volontaires de Nouvelle-Guinée).

1942

21 janvier
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais bombardent Lae et Salamaua. Sept avions civils (dont trois Ju-52) sont détruits à Lae, douze à Salamaua.

27 janvier
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Tous les hommes blancs âgés de 18 à 45 ans sont mobilisés, ce qui provoque une crise entre le Brigadier Morris (bientôt promu Major-Général) et l’Administrateur de Papouasie, M. Murray.

14 février
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Le Cabinet de Guerre australien décide la suppression du gouvernement civil en Papouasie – Nouvelle-Guinée.
A ce moment, la garnison de l’île est principalement composée du 30ème “Brigade Group”, avec le 49ème Bataillon du Queensland (formé en divisant le 9/49ème et en comblant les vides avec de nouvelles recrues, ce bataillon est donc mal entraîné), le 39ème Bataillon de l’état de Victoria (novice, mais bien commandé), le 53ème Bataillon de Nouvelles-Galles du Sud (constitué à la hâte avec des conscrits, médiocrement commandés et mal entraînés), le 13ème Régiment d’Artillerie de Campagne et la 23ème Batterie de DCA lourde (4 x 3,7 pouces et 4 x 3 pouces mobiles). Il faut y ajouter le Bataillon d’Infanterie de Papouasie (un groupe d’éclaireurs) et les New Guinea Volunteer Rifles (NGVR).

8 mars
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais débarquent à Lae et Salamaua (côte nord-est de la Nouvelle-Guinée). De nombreux petits groupes de New Guinea Volunteer Rifles (NGVR), de policiers locaux et de civils fuient à pied lors d’épiques voyages à travers l’île. Jusqu’au 18 mars, peu de Japonais s’aventurent au-delà des villes dévastées.

19 mars
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais occupent Hollandia, sur la côte nord-ouest de l’île (partie hollandaise, aujourd’hui indonésienne).

15 avril
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Le Major-Général Morris signale que les terrains d’aviation de Seven Mile, Kila, Bomana, Rorona et Laloki sont achevés.

15 mai
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les forces japonaises stationnées à Lae, qui se sont mises en route le 10, occupent la zone de Nadzab. En face, les Australiens ont créé la Force Kanga, qui commence à se concentrer à Wau, au sud-est du secteur occupé par les Japonais, mais ses premiers éléments sont débordés : les Japonais repoussent les New Guinea Volunteer Rifles et la Compagnie Indépendante 2/5ème et pénètrent dans la vallée de Markham. A ce moment, les troupes japonaises de Lae comptent 2 000 hommes, plus 300 à Salamaua. Les forces australiennes dans la région totalisent 700 hommes (dont 450 vraiment en état de combattre). On décide pourtant d’attaquer la base japonaise de Salamaua. Mais il faudra faire un gros effort de ravitaillement et de renfort, et le raid est prévu pour fin juin.

28 juin
Papouasie - Nouvelle-Guinée
La première contre-attaque alliée sur ce théâtre est menée par 120 hommes des NGVR et de la Compagnie Indépendante 2/5ème. Ils ont dû faire à pied près de 90 km par des pistes de jungle entre Wau et Salamaua. L’attaque, menée par sept équipes, prend la garnison japonaise par surprise, mais elle réagit rapidement. Cependant, le pont sur la rivière Kela est détruit, l’un des deux mâts radio est abattu, trois camions sont incendiés et 70 soldats japonais sont tués autour de la petite ville de Salamaua. L’attaque du terrain d’aviation est moins réussie, mais 30 Japonais sont tués et trois avions sont détruits.
Ce raid réussi contre une garnison prise au dépourvu est la plus réussie des opérations de la Force. Les semaines suivantes, deux autres tentatives ne rencontreront aucun succès. En effet, Salamaua sera immédiatement renforcée par des troupes venues de Rabaul, qui vont construire un périmètre de défense.

14 juillet
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Alors que l’Armée japonaise commence à progresser le long de la vallée de Markham, la situation du ravitaillement de la Force Kanga devient critique. La RAAF ne dispose que de très peu d’avions de transport, et seules des rotations de Lockheed Lodestar hollandais permettent à la Force Kanga de poursuivre ses opérations d’observation dans la région de Markham et de Wau. Des bombardiers hollandais B-23 et des Blenheim de la RAAF attaquent Lae à plusieurs reprises sans obtenir de résultat notable, mais leurs actions sont bonnes pour le moral allié et commencent à apprendre quelques dures leçons aux aviateurs alliés sur les opérations aériennes au-dessus de la Nouvelle-Guinée. Si un seul avion (un B-23) est abattu par les Japonais, quatre autres sont perdus en raison des mauvaises conditions météorologiques.

24 juillet
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Le cargo rapide Saigon Maru amène des renforts et deux péniches de débarquement à Salamaua. Le transport est attaqué par et deux B-23 hollandais et trois Blenheim de la RAAF (dont un est abattu). Les pilotes rapportent avoir incendié le navire, mais celui-ci sera par la suite observé à Rabaul en bon état.

30 juillet
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les troupes débarquées à Salamaua par le Saigon Maru se sont mises immédiatement en route vers Wau, par la vallée de la Bulolo. La Force Kanga, bien incapable de les arrêter, se replie vers Winima, au début de la piste de Bulldog (qui enjambe la chaîne Owen Stanley jusqu’à la côte sud). Wau est incendié et ses habitants s’enfuient pour la plupart avec la Force Kanga.

31 juillet
Papouasie - Nouvelle-Guinée
La piste de Bulldog (Bulldog Track) court de Wau à Bulldog, d’où des canoës peuvent descendre le Lakekamu jusqu’à la côte sud, à environ 250 km au nord-ouest de Port Moresby. La campagne qui se va dérouler pour le contrôle de cet “axe” sera une copie en réduction des combats de la piste de Kokoda, car les forces engagées sont bien plus réduites.
La région n’est qu’une masse compacte de montagnes escarpées atteignant en moyenne 2 000 à 2 500 mètres et couvertes d’une jungle primitive . Les pistes sont très grossières et les distances sont mesurées en temps de marche, considérant un Européen accoutumé au climat, en bonne forme physique et peu chargé. C’est pourquoi “une heure de marche” peut facilement vouloir dire 2 à 4 heures pour un soldat lourdement chargé. En cas de mouvement tactique, à courte distance de l’ennemi, ce temps peut encore être doublé, ou quadruplé. Pour des hommes malades ou affamés, “une heure de marche” peut signifier des jours d’un voyage infernal. C’est là que des forces microscopiques par rapport à celles qui s’affrontent au même moment devant Smolensk vont livrer un combat au moins aussi acharné, et d’une importance stratégique sans commune mesure avec le nombre des combattants.
A ce moment, la Force Kanga compte environ 600 hommes, mais 300 seulement sont en état de combattre. En dehors des NGVR et de la 2/5ème Compagnie Indépendante, on y trouve des soldats venus de onze autres unités, recrutés pour diverses fonctions spécialisées. L’ensemble forme un groupe surtout capable de missions de reconnaissance. Pour l’instant, sa tâche principale est d’évacuer ses 300 malades et une centaine de civils vers Bulldog.
En face, la Force Horito, qui entre dans les ruines de Wau, est composée de 750 soldats de l’Armée japonaise. Il s’agit là aussi d’une unité composite qui a été reformée à Palau après l’invasion de Bornéo, avec quelques cadres entourés de renforts arrivés du Japon, dont leur chef, le commandant Horito. Elle est très légèrement équipée.

1er août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Des éléments de la Force Horito explorent les premiers kilomètres de la piste de Bulldog, le long de la rivière Bulolo. Ils tombent dans une embuscade de la Force Kanga, tendue à trois heures de marche vers le nord-est en direction de Kaisenik, et perdent huit hommes. Horito ordonne alors à 200 hommes de faire mouvement dans la nuit et d’attaquer dès l’aube les positions de la Force Kanga.

2 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les 80 soldats de la Force Kanga qui barrent la route à la Force Horito repoussent la première attaque, tuant une vingtaine d’assaillants, mais perdant douze hommes. Les survivants se replient lorsque leurs éclaireurs leur apprennent que les Japonais ont entamé un mouvement tournant. Ils vont rejoindre le “gros” de la Force Kanga trois heures de marche plus loin, à une heure de marche au sud-ouest de Winima. Harcelés par quelques tireurs isolés (des Papous engagés dans les New Guinea Volunteers Rifles), les Japonais vont mettre plus de deux jours pour regrouper leurs forces et rejoindre leurs adversaires.

5 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
La plupart des hommes en état de combattre de la Force Kanga – environ 280 – barrent la piste de Bulldog sur une position dominant un gué du cours supérieur de la Bulolo. Les Japonais s’approchent avec précautions et passent la journée à reconnaître la zone. Ils découvrent que la position n’est pas facile à flanquer, et une attaque frontale par le gué de la Bulolo est hors de question.

6 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais transportent à grand-peine deux mortiers en première ligne et commencent à bombarder les positions australiennes – une tâche des plus aléatoires dans la jungle. Cependant, leurs éclaireurs découvrent un autre gué, trois km en amont des positions adverses.

7 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Une soixantaine de Japonais traversent la rivière en amont de la position australienne et tentent de la prendre de flanc. Douze hommes des NGVR s’y opposent, bientôt renforcés par trente autres. Les deux groupes s’affrontent alors dans une série de combats au corps à corps au cœur d’une jungle “de quatre à dix pieds” (l’expression indique la visibilité : 1,50 à 3 mètres…). En fin de journée, les deux camps ont perdu une vingtaine d’hommes. Le commandement de la Force Kanga décide d’évacuer la position dans la nuit.

8 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
La Force Kanga compte maintenant plus de 30 blessés. Les blessés légers ont besoin de deux personnes, les “Fuzzy-Wuzzy Angels” pour les aider à marcher, et dans le “pays de Baum”, il faut jusqu’à douze brancardiers qui se relaient pour porter les blessés sur civière. Les hommes de la Force Kanga doivent pourtant continuer à couvrir les civils, les malades et les blessés qui battent en retraite à une vitesse d’escargot dans une contrée sauvage, par une piste à peine marquée.
L’officier en état de combattre le plus gradé, le Capitaine Minchin (2/5ème Compagnie Indépendante), rassemble alors ses hommes les plus en forme – environ 150 – et leur explique la situation : « La Force Kanga doit se replier en combattant pour couvrir les civils, les malades et les blessés, mais les hommes qui seront chargés de ralentir les Japonais doivent savoir qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes s’ils sont blessés. Chacun de vous a donc le choix : rester en arrière-garde ou escorter le gros de la troupe. » Jusqu’au dernier, les cent cinquante hommes décident de rester en arrière-garde. Un coureur est envoyé avertir la tête de la colonne principale de leur décision, et lui demander de déposer des réserves de munitions et de nourriture à différents endroits convenus..
A l’aube, la position sur le gué de la Bulolo est abandonnée et les hommes se replient le long de la piste de Bulldog jusqu’à une autre position devant Kudjeru, près de la piste d’aviation.

10 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Trois cents Japonais environ rejoignent près de Kudjeru les 150 hommes de l’arrière-garde de la Force Kanga. Leur premier assaut est repoussé, et le commandement japonais ordonne de faire venir en première ligne un canon de 70 mm et trois mortiers.

11 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais de la Force Horito, soutenus par le tir de leurs canon de 70 mm et de leurs mortiers, repartent à l’attaque. Bombardés et débordés, les hommes du Capitaine Minchin sont obligés de se replier. Les deux camps ont perdu 20 à 25 hommes.
Pour Minchin et ses soldats, la prochaine étape est le lieu-dit “Dead Chinaman”, un petit col situé à 20 heures de marche, où des positions de défenses élémentaires auront été préparées.

15 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les hommes du Capitaine Minchin reculent lentement à travers la jungle dans une sorte de cauchemar éveillé. Ils s’arrêtent à chaque détour de la piste pour ralentir les Japonais, et des hommes meurent parfois en défendant une vielle souche en travers du chemin. De Kudjeru au col du Dead Chinaman, il y a en théorie 20 heures de marche, mais les 130 hommes de Minchin retardent si bien les Japonais qu’ils vont mettre dix jours pour faire le trajet. C’est pas à pas, centimètre par centimètre, que les hommes du Commandant Horito progressent, semant le long de la piste de Bulldog les cadavres de dizaines des leurs, près de ceux de soixante Australiens.

20 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
En arrivant au “col du Chinois Mort” (Dead Chinaman), ce qui reste du groupe du Capitaine Minchin rencontre les premiers renforts de l’AIF (Australian Imperial Force) à atteindre la région : des éléments d’une compagnie de la 6ème Division. Ceux-ci sont des soldats professionnels qui ont l’habitude de prendre de haut les volontaires et autres “amateurs” de l’AMF (Australian Militia Force), mais ils changent brutalement d’avis en voyant arriver les “Squelettes Combattants de Minchin”, comme les 70 survivants se sont baptisés. Minchin lui-même jette un coup d’œil aux positions occupées par les hommes de l’AIF et comprend immédiatement qu’ils ignorent tout des tactiques de l’infanterie japonaise. Sous les yeux du Major de l’AIF, il se met à leur donner des ordres afin de redéployer les défenseurs de façon à faire face à une attaque japonaise standard “engagement de face et prise de flanc”. Quand il a terminé : « Voilà, dit-il au Major sidéré, comme nous sommes sur une crête, nous devrions tenir 24 à 36 heures. Ont-ils du ravitaillement, à Bulldog ? » Informé qu’en effet, Bulldog a reçu une bonne quantité de ravitaillement, Minchin y envoie un coureur avec l’ordre de transporter vivres et munitions jusqu’à une position située à une heure de marche du terrain d’aviation de Bulldog et se retourne vers le Major, carrément médusé : « Finalement, nous devrions pouvoir les arrêter là-bas. Vous comprenez, nous sommes maintenant tout proches d’un point de ravitaillement, tandis que celui des Japonais est à 20 heures de marche d’ici. Or, ils sont dans un état de forme qui n’est pas très différent du nôtre… »

21 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
La “bataille de Dead Chinaman” se déroule peu après l’arrivée des Japonais et se passe comme Minchin l’a prévu. Ses hommes tiennent le centre et rejettent deux attaques japonaises, mais les soldats de l’AIF couvrant les flancs ne s’en sortent pas aussi bien : les Japonais ont bien plus d’expérience du combat dans la jungle et les repoussent aisément, avec de lourdes pertes. Les survivants du groupe de Minchin – à présent moins de 50 – se fraient un chemin vers l’arrière. La performance des hommes de l’AIF consterne l’état-major, mais peut-être moins que la publication par la presse, quelques temps plus tard, d’un reportage illustré de photos, miraculeusement rapportées par deux journalistes qui avaient suivi les troupes de l’AIF.

22 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les défenseurs du col du Chinois Mort se replient vers Bulldog. Là, grâce au terrain d’aviation, se trouve ce qui est (selon les critères de la jungle) une abondante réserve de ravitaillement, surveillée par une petite compagnie improvisée de l’AMF et une escouade de l’AIF, entre lesquelles règne la plus cordiale inimitié. Cependant, les ordres de Minchin ont été suivis, et des positions de défenses ont été préparées le long d’un torrent, à 3 km du terrain.

23 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Tous les réfugiés de Lae et Wau (du moins, tous ceux qui ont survécu à la marche jusqu’à Bulldog) ont été évacués les jours précédents en canoë vers la côte sud (les blessés, les enfants et les femmes ont même pu être évacués par air, grâce aux inestimables Lodestar hollandais).
Les Japonais approchent, mais Minchin leur prépare une surprise. Il détache ses douze hommes les moins épuisés et huit des soldats de l’AIF les plus expérimentés sur une piste en direction de Yagi. Ces hommes doivent contourner les positions japonaises en passant à travers la partie la plus sauvage de la jungle pour aller attaquer le dépôt de ravitaillement installé par les Japonais à Middle Camp, situé à quatre heures de marche du Dead Chinaman en direction de Kudjeri.

26 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Dans une manifestation de bon sens pas si fréquente dans une armée, quelle qu’elle soit, les Australiens décident de confier le commandement de la défense de Bulldog au Capitaine Minchin, du fait qu’il en sait plus que quiconque sur l’ennemi et le pays. En face, comme Minchin le pense, les Japonais, qui sont environ 200 (contre peut-être 120 combattants australiens), sont à court de ravitaillement, épuisés et malades.
Ce sont pourtant ces presque agonisants qui attaquent. Leurs premières reconnaissances frontales se heurtent à des feux croisés de mitrailleuses et à deux contre-attaques décidées. Cette réponse énergique déconcerte les Japonais, qui décident de prendre une journée pour se réorganiser.

27 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais lancent leur habituelle manœuvre d’enveloppement, mais ils se heurtent à des Australiens qui se sont eux-mêmes installés la veille au soir sur les flancs japonais. Désorientés, les Japonais vont devoir nettoyer leurs flancs pendant trois jours, qui verront de féroces combats par petits groupes de deux ou trois hommes. Soudain, ils se retrouvent sur la défensive, juste ce que souhaitait Minchin.

30 août
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les Japonais apprennent que leur dépôt de Middle Camp a été attaqué et incendié. En pratique, leur ligne de ravitaillement est coupée et il ne leur reste plus qu’à battre en retraite. Minchin pousse ses hommes à la limite de leurs forces pour poursuivre l’ennemi, mais ils sont au bout du rouleau – sur les 150 hommes qui ont choisi de l’accompagner le 8 août, il n’y en a plus que 30 qui soient capables de marcher. Ses troupes fraîches (les hommes de l’AIF) font de leur mieux, mais ils ne sont pas encore vraiment acclimatés. La poursuite durera pourtant dix jours !

10 septembre
Papouasie - Nouvelle-Guinée
Les hommes du Capitaine Minchin poursuivant les Japonais en retraite parviennent au col du Chinois Mort, où ils s’arrêtent. Là, ils ont la grande et heureuse surprise de voir se présenter les vingt hommes partis le 23 août attaquer le dépôt de ravitaillement japonais. Tous sont malades et épuisés, mais, aussi incroyable que cela paraisse, ils sont tous vivants !
A ce moment, la Force Kanga et la Force Horito, sont séparées par 25 à 30 km de montagnes – une distance presque astronomique sur ce terrain.
Au total, cette campagne menée par des effectifs minimes a empêché les Japonais de sécuriser la région de Wau, donc de Salamaua, où elle permettra le retour de la Force Kanga en 1943. L’Armée Impériale japonaise a ainsi une région de plus à garder, et Salamaua devient une nouvelle plaie pour ses troupes en Papouasie - Nouvelle-Guinée. Le Capitaine Minchin sera décoré pour le courage et la maîtrise dont il aura fait preuve à Kudjeri, au Dead Chinaman et à Bulldog.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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