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1940 - La France continue la guerre
 
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Martel



Inscrit le: 17 Aoû 2007
Messages: 251
Localisation: Paris, France

MessagePosté le: Mar Avr 08, 2008 17:09    Sujet du message: Aide alimentaire Répondre en citant

Bonjour,

Pour le sujet de l'aide alimentaire, c'est hélas toujours le même problème : aider en sachant que tout ou partie de l'aide sera détournée au profit de potentats et seigneurs de la guerre locaux. ( cf l'actualité récente ).

Il n'y a pas de solution 100% efficace.

Et la propagande allemande et du GPEF s'en saisira de toute façon.

L'intervention de la croix rouge pour gérer et opérer la distribution est la seule idée qui me vienne à l'esprit. (cf l'envoi de colis aux prisonniers ).

On peut imaginer un accord en terrain neutre entre les alliés et l'axe avec la perte tacite d'une partie de l'aide "tombée du camion"...
Cf le cas des productions en suisse.

Cordialement

Martel
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"Enfin le cardinal a terminé son sort.
Français, que dirons nous de ce grand personnage ?
Il a fait la paix, il est mort :
Il ne pouvait pour nous rien faire davantage. "
Epithaphe anonyme du Cardinal de Mazarin.
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Finen



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Messages: 1343

MessagePosté le: Mar Avr 08, 2008 19:49    Sujet du message: Répondre en citant

En imprimant partout sur les contenant: America's aids ou une formule du même genre avec de jolis blasons bien reconnaissables.

OTL cela a été fait sur tout ce qui était munitions, nourriture et fournitures variés à destination des nations alliées et des populations.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

Que dites-vous de ce petit texte (que je place le 19 août, lors de la première réunion des dirigeants freançais à Alger).

– Il me faut à présent, poursuit le lieutenant-colonel Paliole, évoquer une question qui risque de devenir cruciale d’ici quelques mois pour beaucoup de nos compatriotes – tout simplement la nourriture ! En effet, les combats ont gravement perturbé les récoltes dans de nombreuses régions. Dans certaines zones, touchées par un exode massif des populations civiles, la récolte n’a pas pu avoir lieu du tout. Le retour des réfugiés ne pourra se faire au mieux que fin septembre, voire même, étant données les graves destructions qui touchent les voies de communication nationales, en octobre ou novembre. Le niveau de la production agricole 1940 va être historiquement bas et les conséquences pour la population sont potentiellement dramatiques.
– C’est aussi le cas, bien sûr, de la Belgique, dont près de 30% de la population est réfugiée en France, indique Margerie. Son gouvernement s’est déjà ému de la suite des événements auprès de nous.
– Il est vrai que les Belges ont une certaine expérience du problème, commente Reynaud. Durant l’Autre Guerre, les Etats-Unis avaient créé la Commission for Relief in Belgium, présidée par M. Hoover, qui avait pu fournir une aide alimentaire efficace aux populations occupées, belges pour l’essentiel. Cette fois, M. Spaak nous a déjà sollicités, car il paraît que les Britanniques, qu’il a contactés, s’opposent fermement à toute reprise de cette opération.
– Je crains qu’il n’y ait pas de bonne solution, grogne Mandel. Si nous ne faisons rien, Laval et ses sbires ne manqueront pas de prétendre que nous empêchons l’approvisionnement du pays. Favoriser, d’une façon ou d’une autre, l’envoi d’une aide alimentaire à la Métropole, par les Américains par exemple, serait courir le risque que cette aide soit mise au crédit de Laval, voire détournée vers l’Allemagne.
– Les Belges pensent que les Etats-Unis pourraient fournir une aide alimentaire, si nous arrivons à convaincre les Britanniques de la laisser passer, propose Margerie. L’Espagne et le Portugal pourraient jouer le rôle d’intermédiaires, d’autant que le transit de l’aide par la péninsule ibérique provoquerait la relance d’une activité économique dont l’Espagne a désespérément besoin. La reprise des relations économiques avec les Etats-Unis serait une autre récompense pour le régime espagnol, en échange d’un retour à la vraie neutralité (et pas seulement d’une non-belligérance). Les Etats-Unis pourraient même offrir la garantie que nous ne bloquerions pas la vente des phosphates du Maroc dont l’agriculture espagnole a besoin. Quant à la distribution de l’aide, elle devrait se faire sous le contrôle de la Croix-Rouge, qui pourrait en théorie assurer que Laval ou les Allemands ne s’en attribuent pas le mérite.
– Nous essaierons donc d’agir en ce sens, mais autant que possible dans la plus grande discrétion, décide Reynaud.

(Note - Les tentatives franco-belges donneront certains résultats – la Croix-Rouge se montrera tout disposée à faire de son mieux, la diplomatie américaine acceptera de renouer avec l’Espagne, Franco et Salazar feront preuve d’une certaine souplesse (c’était au fond leur intérêt) et ni Laval ni l’Allemagne ne mettront vraiment d’obstacles aux opérations (sans toute parce qu’ils avaient d’autres chats à fouetter). Reste qu’en pratique, le résultat fut limité. Les quelques bateaux de nourriture qui traversèrent l’Atlantique sous la bannière de la Croix-Rouge ne purent véritablement éviter que l’hiver 40-41 ne reste dans les mémoires, en Belgique comme dans de nombreuses régions de France, comme l’Hiver de la Faim.)
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Casus Frankie

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Benoit XVII



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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 20:39    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques petites remarques pour rendre la discussion plus plausible:
-quelle sera l'urgence de la situation en aoûtpour que le Gouvernement français aborde le sujet dès son premier conseil? J'aurais plutôt penché poue septembtre, quand les premiers rapport préoccupants commencernt à arriver à Alger
- Du côté belge, Auguste De Schrijver sera associé à la démarche de Spaak. comme Minstre des Affaires Economiques, il était aussi en charge du Ravitaillement
- Je ne crois pas que les Belges se seraient adressés à Reynaud. Ce seriat plutôt passé par le Ministère des Affaires 2trangères, ainsi que, je pense, par Robert Schuman, avec qui les Belges avaient développé d'excellentes relations quand il était sous-secrétaire d'état aux réfugiés.
- Je ne pense pas que Reynaud aurait parlé des Belges avec une telle sollicitude non plus. En août-septembre 1940, il nourrira encore de sérieux griefs par rapport à la politique de neutralité. Je le vois plutôt faire une remarque du style "ils ne l'ont pas volé" avant de de se faire reprendre par qqn qui dirait qu'on pourrait difficilement refuser aux Belges qui ont pris toutes les mesures pour pouvoir poursuivre le combat ce qu'on accorde aux Français.
- On pourrait rappeler que les Espagnols avaient repris la co-présidence du Committee for Relief in Belgium quand les Américains sont entrés en guerre en 1917, et qu'il y aurait donc une forme de tradition
- Les achats pourraient se faire aux Etats-Unis, mais aussi en Amérique du Sud
- Enfin, il faudrait peut-être revoir les déclarations de John Cudahy, l'Ambassadeur US en Belgique, à son arrivé à Londres fin août en fonction de ceci.

Voilà, c'est tout pour l'instant.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Avr 09, 2008 20:48    Sujet du message: Répondre en citant

Fort bonne critique...
En fait, j'avais pensé que les Belges ne s'adresseraient pas à Reynaud, mais c'est lui qui est (aussi) ministre des AE, justement.. Bon, pas grave, je vais vous proposer un échange remanié.
(c'est comme ça qu'on avance ! Wink
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Avr 10, 2008 18:33    Sujet du message: Répondre en citant

Après remaniement...

9 septembre 1940 – Il faut manger pour vivre
Le troisième Conseil des ministres de l’Exil aborde, entre bien d’autres, une question fort terre à terre, mais qui risque de devenir cruciale d’ici quelques mois pour beaucoup de Français – tout simplement celle de la nourriture !
– Les combats ont gravement perturbé les récoltes dans de nombreuses régions, explique Paul Thellier, ministre de l’Agriculture. Dans certaines zones, touchées par un exode massif des populations civiles, la récolte n’a pas pu avoir lieu du tout. Le retour des réfugiés ne pourra se faire au mieux que fin septembre, voire même, étant données les graves destructions qui touchent les voies de communication nationales, en octobre ou novembre. Le niveau de la production agricole 1940 va être historiquement bas et les conséquences pour la population sont potentiellement dramatiques.
– C’est aussi le cas, bien sûr, de la Belgique, dont près de 30% de la population est réfugiée en France, indique Roland de Margerie, secrétaire aux Affaires Etrangères. Son gouvernement s’est déjà ému de la suite des événements auprès de nous.
– Si nos chers voisins ne s’étaient pas enfermés dans leur politique de neutralité, il en serait peut-être autrement, grimace Reynaud. Ils sont bien bons de venir à présent pleurer misère, la situation actuelle est en partie de leur fait.
– Je comprends et je partage votre amertume quant à l’orientation de la politique belge jusqu’à l’invasion allemande, Monsieur le Président du Conseil, tempère De Gaulle, qui se souvient de la visite que plusieurs ministres belges lui ont rendue en juin. Mais ce temps est derrière nous et les Belges ont fait de leur mieux pour pouvoir reprendre le combat. Et de fait, ils l’ont déjà repris, que ce soit en Angleterre, avec la RAF, ou en Afrique Orientale. Par ailleurs, quelles que soient les responsabilités, nous avons affaire à un problème tout aussi préoccupant pour beaucoup de nos propres concitoyens. Le gouvernement belge pourrait peut-être nous aider à le résoudre, au moins en partie.
– Il est vrai que les Belges ont une certaine expérience de ces problèmes de ravitaillement, commente Robert Schuman (sous-secrétaire d’état à la vice-présidence du Conseil, il a eu d’excellents rapports avec le gouvernement Belge alors qu’il était sous-secrétaire aux Réfugiés). Durant l’Autre Guerre, les Etats-Unis avaient créé la Commission for Relief in Belgium, présidée par M. Hoover, qui avait pu fournir une aide alimentaire efficace aux populations occupées, belges pour l’essentiel. Cette fois, M. Spaak et M. De Schrijver, leur ministre des Affaires Economiques, qui se trouve aussi en charge du Ravitaillement, ont sollicité notre aide. Il paraît que les Britanniques, qu’ils ont contactés, s’opposent fermement à toute reprise de l’opération de 14-18.
– Je crains qu’il n’y ait pas de bonne solution, grogne Mandel. Si nous ne faisons rien, Laval et ses sbires ne manqueront pas de prétendre que nous empêchons l’approvisionnement du pays. Favoriser, d’une façon ou d’une autre, l’envoi d’une aide alimentaire à la Métropole, par les Américains par exemple, serait courir le risque que cette aide soit mise au crédit de Laval, voire détournée vers l’Allemagne.
– Les Belges pensent que les Etats-Unis et l’Argentine pourraient fournir une aide alimentaire, si nous arrivons à convaincre les Britanniques de la laisser passer, propose Margerie. L’Espagne et le Portugal pourraient jouer le rôle d’intermédiaires, d’autant que le transit de l’aide par la péninsule ibérique provoquerait la relance d’une activité économique dont l’Espagne a désespérément besoin. La reprise des relations économiques avec les Etats-Unis serait une autre récompense pour le régime espagnol, en échange d’un retour à la vraie neutralité (et pas seulement d’une non-belligérance). Les Etats-Unis pourraient même offrir la garantie que nous ne bloquerions pas la vente des phosphates du Maroc, dont l’agriculture espagnole a besoin. Et puis, en 1917, l’Espagne avait déjà repris la co-présidence du Comité Hoover à l’entrée en guerre des Etats-Unis, il y aurait là une sorte de continuité. Quant à la distribution de l’aide, elle devrait se faire sous le contrôle de la Croix-Rouge, qui pourrait, au moins en principe, assurer que Laval ou les Allemands ne s’en attribuent pas le mérite.
– Bien. Nous essaierons donc d’agir en ce sens, mais autant que possible dans la plus grande discrétion, soupire Reynaud.
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