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Invasion de Corse (février 1941) : une défense impossible?
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ladc51



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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 19:48    Sujet du message: Répondre en citant

Finen a écrit:

Il connait par les tables d'artillerie les durées exactes de trajet des ses obus, il sait calculer par marquage sur carte la position de sa cible et donc marquer sur carte son vecteur de déplacement dès la seconde visée, au partir de la il sort une solution de tir à la règle d'artillerie d'un coup de crayon et déclanche sont tir au chronomètre après un rapide coup de règle à calcul.

Tant que l'observateur a une vue sur la cible et une liaison avec la batterie, le tir réglé est très précis d'autant que la cible ne peut changer d'altitude et la position de la batterie est précisément connue.


Je pense que seul les croiseurs à pont blindée et au dela pourrons naviguer sans trop de risques dans les zones du vue des artilleurs français.


Heu... Embarassed j'avoue que j'ai du mal à croire à ce scénario de 155 C causant des dégâts à des destroyers italiens filant 20 voire 30n... Shocked

Avons-nous des exemples, en 1940 OTL, de batteries d'artillerie de campagne, déployées sur la côte, et tirant sur des navires ? avec quel résultat ? pour quel type de tir, avec quel type d'obus, sur quel type de cible (navire de guerre ou de commerce, à l'arrêt ou en amrche...) ?
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Laurent
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patzekiller



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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 19:51    Sujet du message: Répondre en citant

en 44 OTL, les defenses de l'ile d'elbe (des 88 notamment) ont allumé les peniches en avance dans la rade
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www.strategikon.info
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ladc51



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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 20:40    Sujet du message: Répondre en citant

Ok : tir direct, sur des cibles non blindées (donc efficaces avec des obus explosifs classiques).

Je crois (de mémoire) qu'on doit aussi trouver des exemples en juin 40 à St Valery-en-Caux avec du 88 en tir direct aussi...

Mais est-ce extrapolable à notre cas corse ?
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Laurent
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FREGATON



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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 21:17    Sujet du message: Répondre en citant

Juste une parenthése dans cette brillante conversation entre artilleurs: le mobile en question est un navire qui file effectivement 20 à 30 noeuds mais qui, de plus, va suivre des routes et des variations de vitesses erratiques d'évasives (seul ou en groupe) pour justement fausser les résultats de la régle à calcul. Compte tenu du temps que le projectile va passer en l'air sur sa courbe, l'artilleur a fort peu de chance d'avoir anticipé la bonne position du mobile au moment de l'impact en surface. D'autant que sans télémètre optique adapté l'estimation de la distance d'un objet sur la mer relève du coup de chance. C'est encore sans compter les phénomènes dus au variations thermiques du passage terre/eau de mer et les perturbations propres au milieu marin, les risées, les sautes de vents etc...
Je persiste donc à croire que les artilleurs Sad ont un métier qui n'est pas celui des canonniers Angel (à bord ou à terre) et qu'un obusier de 155C n'a que peut de chose en commun avec un 155 long Schneider mle 32 de marine pouvant tirer sur 360° un projectile à V° 900 m/s!
A l'inverse les canonniers pris pour cible auront beucoup plus de facilité, malgré les mouvements du navire, pour effectuer une contre batterie sur une cible fixe grace aux moyens optiques, de calcul (électro-mécaniques, mais aussi le bon vieux "rateau") et de positionnement dont ils disposent à bord !!
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Finen



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MessagePosté le: Jeu Sep 27, 2007 22:30    Sujet du message: Répondre en citant

C'est une question de tactique:

- un navire filant 20-30 noeuds est une mauvaise cible, c'est vrai mais surtout, c'est une cible sans danger pour le territoire: on ne débarque personne à cette vitesse!

- par contre, en phase de débarquement, on joue un tout autre jeu. En plus de cela, il va être dificile pour des navires de frapper une batterie en tir tendu si elle se trouve derrière un mouvement de terrain et pour peu qu'il y ai de la forêt, sa va être chaud pour localiser les départ de coup

C'est comme pour les tuniques bleu, tirez quand vous verrez le blanc des yeux!

Je ne vais pas réouvrir la vielle guerre entre artilleurs et cannoniers d'autant que je fus un temp un bigor ( donc un hybride en quelque sorte )


Pour les références historiques, en 40 il y a dunkerque mais c'estait différent, les artilleurs venaient de débarquer dans le coin. Sinon il y a la norvège éventuellement.

En fait, à cette époque les commandants de navire évitaient de rentrer dans les zones battus par de l'artillerie préparé et non reconnu.

Ce sera différent en 44, les positions étaient connus, l'aviation était écrasante et en normandie, il n'y avait aucune contre pente possible pour mettre des batteries à l'abri. Malgré tout cela, il y a eu de nombreux coups au but à Omaha Beach.

En fait, il faudrait jouer vraiment le débarquement pour avoir une bonne idée de ce que l'on peu attendre.
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loic
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MessagePosté le: Mer Oct 03, 2007 08:12    Sujet du message: Répondre en citant

Juste un petit mot transmis par Fantasque depuis Moscou, qui vous transmet ses amitiés.

Pour la Corse, deux hypothèses avaient été faites (*) :
1) de nouveaux aérodromes sont construits (dont Zara) pour une offensive contre les centres industriels italiens en Lombardie (planning Franco-Britannique de l'hiver 1940, mais pas mis en oeuvre a cause de l'attaque de février).
2) une partie de l'artillerie en Corse a été déployée en Sardaigne après la conquête de celle-ci (pour éviter de dégarnir l'AfN).

(*) faudra penser à mentionner ceci dans la chrono !
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fanaMO



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MessagePosté le: Jeu Oct 04, 2007 20:57    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rectificatif de ma part : en OTL les parachutistes allemands utilisent des canons sans recul pour la première fois lors de l'attaque de la Crète en 1941. Par conséquent leur emploi en Corse en février 1941 est tout à fait possible.

Une observation : pour y voir plus clair sur les opérations en Corse et en Sardaigne, une annexe donnant l'ordre de bataille des forces françaises au début des opérations serait très utile.
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loic
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MessagePosté le: Jeu Oct 04, 2007 22:24    Sujet du message: Répondre en citant

Pour l'OdB, absolument d'accord. On pourra le faire une fois les opérations en Libye, AOI et Dodécanèse terminées.
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DMZ



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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 07:48    Sujet du message: Répondre en citant

En creusant une nouvelle tranchée, j'ai mis à jour cette antiquité que je vais me faire un plaisir de compléter avec mes réflexions, ça me paraît l'endroit idéal pour ça.

L’opération MerkurMercurio telle que décrite dans la chronologie de la FTL se heurte à plusieurs difficultés qui ne m’ont pas semblé réellement prises en compte et me font douter de sa possibilité de réussite. Certes, cette opération a été « jouée » mais ce sont surtout ses présupposés qui pêchent, à mon sens. J’imagine qu’un certain nombre des points que je vais développer a déjà été traité mais je n’en ai pas trouvé trace dans les discussions et je suis curieux de toutes les critiques que vous pourriez retourner à l’exercice qui suit.

I. Renseignements et stratégie

Il faut tout d’abord parler du renseignement qui va conditionner toutes les décisions stratégiques, les événements du 10 au 14 mai 1940 sont encore bien frais dans les mémoires et personne ne veut être responsable d’un nouveau Sedan. Les sources sont diverses entre les missions de reconnaissance aérienne, les rapports de la résistance en France et l’écoute et le décryptage des communications radio par le PC Bruno ou Ultra à Bletchley Parck. À l’automne 1940, il est évident que l’effort principal des Allemands porte sur l’Angleterre et que les Italiens n’ont pas les moyens de menacer à eux seuls la Tunisie, la Corse ou la Sardaigne, ayant déjà fort à faire dans le Dodécanèse et devant récupérer des campagne des Alpes et de Libye, même si cette dernière a pompé moins de ressources que OTL, et renforcer l'Albanie. À partir de mi-janvier 1941, les préparatifs de MerkurMercurio ne peuvent échapper à la vigilance alliée. La concentration d’avions en Sicile peut laisser planer un doute raisonnable sur la Tunisie ou Malte mais l’absence de navires ou de concentration de troupes doit faire considérer cet objectif comme très peu probable. Certes la Tunisie est atteignable depuis Naples mais pas Malte et la concentration d’avions et surtout de Ju 52 au Nord, plus les interceptions Enigma ne peuvent pas vraiment laisser place au doute.

Ces renseignements ne feront que renforcer la perception de l’énorme importance stratégique de ces îles, elles contrôlent la mer Tyrrhénienne et une bonne partie de la Méditerrannée Occidentale, elles font peser une menace aérienne et navale sur l’Italie et le Sud de la France, elles forment un glacis pour l’AFN et en particulier l’Algérie. L’importance symbolique est à prendre en compte également, la Corse est le dernier territoire « métropolitain » tenu par la France, la Sardaigne la plus importante des prises de guerre. Un effort particulier sera donc fait pour répondre aux menaces et garder ces territoires.
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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 07:55    Sujet du message: Répondre en citant

II. La défense aérienne
1. La RAF

Pour la chasse, du côté britannique, Malte devrait être défendue début 1941 par quelques six squadrons de Hurricane à effectifs pleins. OTL, il y eu plusieurs renforcements : en juin, quatre avions sont envoyés via la France ; le 4 août avec douze avions lancés depuis le porte-avions Argus (opération Hurry), tous arriveront à Malte ; le 18 novembre, la Royal Navy et la RAF tentent de rééditer l’opération mais seuls quatre des douze Hurricane atteignent Malte (opération White), les autres sont perdus en mer avec leurs pilotes ; les convois MC4/MW.5½ de l’opération Excess livrent douze Hurricane en caisse le 10 janvier ; les 7 et 14 mars, un total de douze Hurricane est envoyé par voie des airs de Cyrénaïque à Malte ; le 3 avril, douze Hurricane sont lancés de l’Ark Royal (opération Winch) ; il y en aura ensuite vingt-quatre le 27 avril (en vol de l’Ark Royal, opération Dunlop), vingt-et-un le 29 avril (en caisse, opération Temple) ; quarante-huit depuis l’Ark Royal et l’Argus le 21 mai (opération Splice). En parallèle, cinq Hurricane sont arrivés en caisse au Ghana le 5 septembre et trente débarqués de l’Argus le lendemain à destination de l’Égypte (une semaine de vol à travers l’Afrique). Un flux faible mais constant de renfort continuera par cette route. FTL, avec la continuation de la lutte, l’AFN reste du côté allié (dixit La Palisse), les Hurricane en renfort peuvent être transportés à Casablanca, Oran ou Gibraltar (ce dernier port de préférence pour ne pas encombrer les ports français) et poursuivre en vol par étapes vers Malte (Gibraltar, Oran-La Sénia (430 km), Alger-Maison-Blanche (ou Boufarik ou Blida) (360 km), Philippeville (330 km), Sousse (350 km), Malte (350 km)). L’Argus peut faire de rapides rotations depuis la Grande-Bretagne qui ne nécessitent pas de préparation spéciale comme les opérations Hurry, White, Winch, Dunlop ou Splice et ne font pas prendre de risque particulier (avec toute l’escorte de protection nécessaire pour s’aventurer dans des eaux contestées). La fin des opérations en Libye en septembre permettra de transférer dès octobre un, voire deux squadrons et, plus important, économisera de nombreux appareils et leurs pilotes qui avaient été envoyés en renfort OTL via le Ghana. Avec une bataille d’Angleterre plus courte et moins destructrice pour la Grande-Bretagne, encore plus d’avions pourront être transférés à Malte ou en Extrême-Orient. Donc il est plus que probable que l’intégralité des envois cités auront été faits début février, soit plus de cent Hurricane permettant de disposer de six squadrons de seize appareils dont douze opérationnels, peut-être même des Spitfire, les pertes ayant pu être remplacées avant le début du blitz (après, c’est une autre histoire mais on peut imaginer un volant de réserve à Tripoli, par exemple).
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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 07:57    Sujet du message: Répondre en citant

2. La chasse de l'Armée de l'Air

Les Français n’ont donc pas à aider les Anglais à Malte, autant de groupes de chasse disponibles en plus. Mais il y a un autre élément à prendre en compte : OTL, l’Armée de l’Air n’a pas constitué de volant de réserve générale tant que les GC n’étaient pas à effectif nominal (rappel : deux escadrilles de douze appareils, deux appareils de commandement et huit de volant, soit vingt-quatre à vingt-six appareils opérationnels et trente-quatre au total et non vingt comme indiqué à un endroit dans la chrono), ce qui n’est jamais arrivé de toute la guerre jusqu’à l’armistice ; le 10 mai, les GC étaient en moyenne à trente appareils. Elle a privilégié, dans l’ordre, la création de nouveaux groupes, la mise à l’effectif nominal, le remplacement des Morane (sources SHD). Compte tenu du nombre de chasseurs donné dans la chrono, il est possible de constituer six ou sept GC complets de Dewoitine D.520/520M/523, cinq ou six de Curtiss H-81 et neuf ou dix de Curtiss H-75. Les autres GC à rééquiper le seront dans un premier temps avec des MS.406/410 et seront tenus en réserve entre Oran et le Maroc. Ce qui nous donne donc quatre GC sur D.520 en Corse (96 appareils opérationnels), deux sur D.520 et deux sur H-75 en Sardaigne (96 appareils), cinq sur H-81 et quatre sur H-75 (216 appareils) en Tunisie, trois sur H-75 en Algérie (72 appareils) pouvant servir de réserve immédiatement disponible vers l’un ou l’autre théâtre. Avec un tel nombre de chasseurs en Tunisie, il n’y aura aucun besoin de ramener des GC de Corse ou de Sardaigne. Pour mémoire, on parle, côté Axe, de 260 chasseurs (dont 85 Bf 109 E et F) et 440 bombardiers en Sicile.
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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 08:02    Sujet du message: Répondre en citant

3. L'alerte

Deuxième point important concernant la bataille aérienne, la détection électromagnétique. La France a commandé au printemps 1940, entre autres, soixante-sept stations RDF AMES Type 2 CHL aux Anglais, il serait pour le moins étonnant qu’au moins six d’entre elles, soit dix pour cent, n’aient pas encore été livrées en AFN, et on peut sans exagération compter que ça atteigne le double. Ceci permet d’en mettre au moins deux en Corse (Calvi et Bastia), deux en Sardaigne (Olbia et Cagliari) et deux en Tunisie (Bizerte et Tunis), ce qui va permettre d’augmenter considérablement l’efficacité de la chasse, ne serait-ce qu’en donnant l’alerte à temps, les stations CHL, quand elles sont situées à plus de 60 m d’altitude, ayant une portée d’une centaine de kilomètres sur les avions volant bas (à partir de 150 m d’altitude) soit une vingtaine de minutes de préavis au minimum. Une station DEM française au moins est opérationnelle à Bizerte (OTL). Si quelques stations RDF ou DEM supplémentaires sont disponibles (very likely), Aléria, Ajaccio, Hammamet et Alger seront également équipés, éventuellement Villacidro, Macomer, Alghero, Sfax et Gfasa.

Troisième point déjà cité : le renseignement du PC Bruno qui permettra, comme pendant la bataille d’Angleterre, de largement prévoir les attaques de la Luftwaffe et donc de planifier les interventions des groupes de chasse en complément du radar.
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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 08:17    Sujet du message: Répondre en citant

4. La DCA

Le point noir vient de la DCA. Si on considère qu’il faut une batterie de canons lourds (4 x Vickers 3.7-inch 94 mm) par terrain important (Ajaccio, Calvi, Bastia, Ghisonaccia, Olbia, Alghero, Villacidro, Cagliari) et par port (Ajaccio, Alghero, Cagliari), il en faut 132 pour la Corse et la Sardaigne ; une batterie de canons légers (4 x Bofors 40 mm) par terrain (12) et par station radar (4 à 6) représentent 216 pièces, ce qui représente la dotation de trois à quatre brigades AA britannique (typiquement 96 pièces chacune). La Tunisie et Alger en ont besoin d’à peu près autant et il en faudrait au moins deux douzaines pour avoir une vraiment bonne protection sur chacun des ports importants (Portsmouth ou Southampton avaient une quarantaine de canons lourds à l’automne 1940, par exemple). Il est impossible que les Britanniques livrent assez de pièces aux Français pour assurer une défense suffisante (ils ne disposent que de 850 canons lourd et 650 canons légers en Grande-Bretagne), le déficit sera très important, ces derniers pourraient s’estimer heureux de pouvoir déployer deux 94 mm et deux 40 mm par site, ce qui sera mieux que rien. En janvier 1941, OTL, Malte dispose de 12 batteries lourdes (théoriquement 96 pièces) et 7 batteries légères (théoriquement 56 pièces), on peut penser que les Britanniques vont quand même en fournir à peu près autant à la France au total pour Tunisie, Corse et Sardaigne. Il faut se souvenir que la DCA française a été créditée d’une centaine d’avions abattus OTL pendant la campagne de France, ce qui contraste avec sa prétendue inefficacité. Le principal problème venait des calculateurs de tir qui ne pouvaient prendre en compte la vitesse des appareils modernes. Si les batteries sont fournies par les Britanniques, les calculateurs seront à la hauteur, les Bofors n’en nécessitent pas à basse altitude et les résultats de la campagne de France font état de bien moins de cent obus tirés par avion abattu pour ces pièces servies par de bons équipages. En comparaison, il n’y avait OTL en Crète que huit canons anti-aériens lourds QF 3-inch (76 mm), vingt Bofors et une batterie de 20 mm en tout et pour tout. En complément, on déploiera autant de mitrailleuses de 12,7 que possible pour interdire les bombardements et mitraillages à basse altitude et on rappellera à la troupe que toutes les armes légères doivent être utilisées contre les avions volant bas.
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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 10:04    Sujet du message: Répondre en citant

III. La défense au sol
1. Le support aérien

Les moyens aériens offensifs seront fournis par l’Armée de l’Air et l’Aéronavale, la première avec quatre GB sur Lioré et Olivier en Corse (80 appareils), un GB sur DB-7 en Sardaigne (20 appareils), deux GB sur Glenn-167 en Sardaigne (40 appareils). En Algérie se trouve le reste du bombardemet soit 4 GB sur Lioré et Olivier, 6 sur DB-7 et 4 sur Glenn-167 plus un GB sur Glenn-167 à Malte. Mais la Corse étant déjà bien occupée par les GC et proche des terrains allemands et italiens, les GB seront repositionnés en Sardaigne avec un groupe de DB-7 (20 appareils) à Cagliari-Elmas (piste en dur) et deux groupes de Glenn-167 (40 appareils) à Alghero et Villacidro (dont le terrain devra être amélioré). Le reste du bombardement doit être localisé au Sud-Ouest de la Tunisie et dans l’Est de l’Algérie sur les terrains prévus de longue date à cet effet, la RAF se chargeant de Malte ici aussi. Le tout est supporté par des groupes de renseignement et des groupes aériens d'observation en quantité suffisante.

L’Aéronavale stationnera deux flottilles d’hydravions bombardiers-torpilleurs Latécoère 289 (24 appareils), deux de bombardiers en piqué Chance V-156F (24 appareils) et deux de torpilleurs Fairey Swordfish (24 appareil), moitié en Corse (Ajaccio) et moitié en Sardaigne (Cagliari-Elmas) pour couvrir les approches des îles.
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MessagePosté le: Mer Aoû 27, 2025 10:12    Sujet du message: Répondre en citant

2. Artillerie

Ensuite vient le sol. La Corse et la Sardaigne sont des régions stratégiques vues comme des objectifs majeurs pour l’Axe, ne serait-ce que parce que la Sardaigne ferait peser une menace considérable sur les arrières d’une opération vers la Tunisie. La Corse a dû être renforcée pendant la fin de la campagne de France pour éviter une opération de conquête dans la foulée et la Sardaigne sécurisée immédiatement après sa prise. Quels moyens sont disponibles pour ça ? Premièrement, les mille canons de 75 envoyés par les États-Unis avec un million d’obus. Ils sont obsolètes et peu mobiles mais il s’agit de fortifier les îles et non de faire une guerre de mouvement. Ceci étant, une partie de ces canons (un groupe sur trois, si possible) pourrait être montés sur camion (en retraite ou sur affût crinoline tous azimut sur des ACKWX 3 t (l’ancêtre du fameux GMC CCKW 2,5 t) livrés par les États-Unis ou en chasse sur châssis de blindés légers américains M2A). Ces montages ont été fait OTL durant la campagne de France (sur châssis Lorraine, par exemple, voir « Les folles improvisations du terrible été 40 »), les responsables auront à cœur de les pérenniser en l’absence d’autres moyens de mobilité. Le rééquipement des grandes unités nécessite environ cinq cents pièces, on peut en prélever un tiers pour la Corse et la Sardaigne, ce qui en laisse de l’ordre de deux cents face au Maroc espagnol (une densité moyenne d’un canon tous les deux kilomètres, de quoi en dissuader plus d’un). On assignera trois groupe (à trois batteries de quatre pièces) pour protéger chaque cible potentielle : Bastia et le terrain de Borgo, le Nord de la plaine d’Aléria, Ghisonaccia et Casabianda, Bonifacio et Porto-Vecchio, Ajaccio et Propriano, Calvi et L’Île-Rousse en Corse (total dix-huit groupes) ; Olbia et le Nord-Est, Sassari et le Nord-Ouest, Oristano et le Centre (une batterie à Arbatax), Cagliari et le Sud en Sardaigne (total douze groupes), soit 360 pièces au total. Cette artillerie nécessite environ dix mille hommes, ceci sans compter les unités d’artillerie organiques des divisions déployées et les défenses côtières existantes.
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