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1940 - La France continue la guerre
 
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La course à la bombe
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Archibald



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MessagePosté le: Mar Aoû 28, 2007 20:32    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
l’histoire de la section franco-polonaise de l‘Enigma pourra faire l’objet d’un autre sujet


Bon, je doit lire trop de romans, mais pour info l'histoire d'enigma, des polonais et de Bertrand forme la trame du roman de Dan Frank et Jean Vautrin, "mademoiselle chat" (5eme tome des aventure de Blemia Borowitz, avis aux amateurs...)
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Martel



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MessagePosté le: Mer Aoû 29, 2007 21:34    Sujet du message: Enigma et son simulateur Répondre en citant

Bonsoir,

Lors de mes recherches, je suis tombé sur le site de 2 terminales S dont le sujet était Engima. Outre l'historique j'y ai trouvé un simulateur d'engima équivalent à celui de l'armée de terre de l'air ou la marine allemande, qui pourrait intéresser certains d'entre vous.

Le lien est le suivant :


http://diabo.free.fr/enigma/programme/

Bon cryptage et décryptage Neuneu

Martel
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Français, que dirons nous de ce grand personnage ?
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Il ne pouvait pour nous rien faire davantage. "
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Martel



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 14:45    Sujet du message: La course à la bombe : la réunion de Toulouse (suite) Répondre en citant

Suite et fin de la réunion de Toulouse avec des dès qui roulent et une question pour sa sainteté... Very Happy



Toulouse – Hôtel de France Le 20 Juin 1940 22 h 00

-Le Ministre reprend en s’adressant à son voisin : Le Capitaine Gallois a préparé un point sur l’état de la recherche atomique de la Grande Bretagne et des Etats-Unis et de l’Axe.
-Tout d’abord, mon Général, il faut noter, et les Docteurs Curie vous le confirmeront que beaucoup de spécialistes de l’atome allemands autrichiens, hongrois ou italiens ont émigré en France au Royaume Uni aux Etats-Unis ou en Suède (25) . Cet exode de scientifiques, lié au caractère repressif, raciste et antisemite du gouvernement nazi le prive de fait de compétences dont profitent les pays d’accueil.
-Nos alliés anglais sont probablement arrivés aux mêmes conclusions que nous sur la volonté du régime Nazi de développer un programme de recherche atomique. Ils ont une forte communauté scientifque lié à l’atome et des laboratoires bien équipés et bénéficient de l’apport de scientifiques allemands comme Otto Frisch et Rudolf Peierls qui collaborent avec le docteur Marcus Oliphant . (26)
Selon nos sources, l’équivalent aéronautique du CNRSA anglais l’ « Aeronautical Research commission » et son responsable Henri Tizard travaille actuellement avec une commission chargée d’orienter les efforts de recherche sur l’uranium. (27)
-Nous pensons que Marcus Oliphant et ses équipes sont plus avancées que nous sur les propriétés de l’uranium et de ses isotopes, compléte Fréderic Joliot Curie.

De Margerie demande alors : pensez vous que les britanniques soient favorables à un rapprochement avec nos équipes ?
-Joliot Curie répond, nous pouvons compléter et renforcer les résultats des nos expériences réciproques et une collaboration entre nos deux pays ne peut que profiter à l’effort de guerre. Nous avons des atouts à faire valoir.
Je dois reconnaître que l’objectif de nos recherches était à l’origine de maîtriser une nouvelle source d’énergie. Tout ce qui nous permettra de progresser vers la maîtrise de l’energie de l’atôme sera bienvenu et il faudra le prevoir dans nos négociations avec les britanniques. Cette guerre aura une fin et la maitirse de l’energie atomique sera un enjeu de demain.
Mais maintenant que nous savons que la bombe est possible, nous ne pouvons pas reculer et laisser à d’autres le monopole de cette arme. Nous devons en être.

-Les américains poursuit Irène Joliot Curie possèdent comme les britanniques des scientifiques de haut niveau ( 28 ) et des laboratoires à la pointe de la recherche . Par contre, si leurs scientifiques et notamment la partie ayant quitté l’europe en sont conscients (29) , je ne suis pas certain que le gouvernement américain soit au fait de la menace qu’une bombe atomique nazie pourrait avoir sur le cours de la guerre.
-Je peux vous apporter un complément d’information à ce sujet, complète le capitaine Gallois.
-Nous avons eu connaissance qu’Albert Einstein s’est rapproché du gouvernement américain et du président Roosevelt (30) l’an dernier pour l’avertir des dangers de laisser l’Allemagne prendre la tête de la course à la bombe, sur la nécessité de compléter la recherche essentiellement universitaire sur ce domaine ainsi que sur l’importance d’assurer l’approvisionnement en uranium des Etats-Unis.
-Et ou peut on en trouver ? demande le secrétaire d’état :
-Une des principales sources se trouve être le Congo Belge. Par ailleurs, dès l’année dernière les allemands ont mis l'embargo sur les ventes d'uranium tchécoslovaque…répond Gallois.
-Avons-nous un accord d’approvisionnement avec le gouvernement Belge (31) demande Charles de Gaulle ?
-Non, nous avons précédé à des achats ponctuels pour nos recherches (32) .Un tel accord n’était pas considéré comme utile.Il nous faudra donc approcher le Gouvernement Belge pour assurer un approvisionnement régulier si nécessaire et sur les recommandations de nos scientifiques conclut Raoul Dautry.
-En effet,cela parait prudent. Il faudrait peut être aussi penser, à terme, à un programme de prospection. Vous vouliez ajouter quelquechose Capitaine ?
-Oui, Mon Général. Les mêmes sources américaines ont noté un accroissement de l’activité des laboratoires de recherche Américains, ce qui tendrait à prouver que l’intervention d’Albert Einstein a eu des retombées . (33)
Je voudrais maintenant aborder le cas allemand. Le 2è bureau alerté a réalisé quelques investigations et sommes certains des éléments suivants :
Les recherches allemandes sont menées principalement à Berlin à l’institut Kaiser Willem, là ou beaucoup de découvertes importantes ont eu lieu dans le passé. Ces recherches sont dirigées probablement par le docteur Werner Heisenberg. Nous n’avons de source qui nous permettrait d’évaluer l’état d’avancement de leurs recherches. Cependant les docteurs Curie pensent qu’il est probable qu’il en sont arrivé au même point que l’ensemble des équipes de recherches Françaises anglaises ou américaines . (34)-
Pour le Japon, nous n’avons pas de source d’information, mais il est raisonnable de penser que s’il y avait un programme, son responsable serait le Docteur Yoshio Nishina, qui travaille au Rinken (Institut de recherche en physique et chimie).
-Oui reprend Irène Joliot curie, cette course à la bombe commencée depuis 1938 entre dans phase critique. Tous les concurrents partent avec le même handicap… A nous de nous donner les moyens de la gagner !

Il est 22H00, le 20 Juin 1940, les dès de l’histoire viennent de rouler…


Pour quel résultat ?

25- Pour mémoire on peut citer notamment Enrico Fermi (Italie), Leó Szilárd, Edward Teller, Eugene Wigner (Hongrie), Otto Frisch, Rudolf Peierls, Lise Meitner…(Allemagne)
26- Oliphant est également l’un des pères du radar
27- En OTL la commission Maud composée de Sir George Paget Thomson, président, Marcus Oliphant, Patrick Blackett, James Chadwick ,Philip Moon, John Cockcroft
28- Ernest Lawrence (père du cyclotron) et créateur du Radiation laboratory , Enrico Fermi, James Compton…
29- Niels Bohr lors de sa visite aux états unis de Janvier 1939 et de la conférence de la Carnegie Institution de Washington a rapporté les résultats de , Lise Meitner et Otto Robert Frisch sur la fission. Ce faisant lors de cette conférence, le principe de la réaction en chaine a été discuté et à conduit la communauté scientifique américaine a engager le même type de recherche que leurs collègues britanniques et français.
30- La fameuse lettre du 2 août 1939,qu’Einstein regrettera amèrement d’avoir écrite après les bombardements OTL sur le Japon.
31- Une requête pour sa sainteté : je n’ai pas pu verifier ce point, s’il a une idée pour orienter mes recherches ?
32- La aussi je n’ai pas pu revalider ce point, c’est une conjecture personnelle
33- En fait les SR français ne ne sont pas trompés: Roosevelt a crée et fait financer la "commission de l’uranium" pour 6000 $US par la marine américaine.
34- En tout cas pour 1940

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Fantasque



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

Excellent

Il est cependant probable que dans toute réunion à ce niveau, la question du radar sera aussi évoquée, car les physiciens sont sur des domaine strès proches.

Sa Sainteté avait indiqué que les responsables de l'Union Minière du Haut Katanga avaient fourni de l'Uranium aux USA.
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Martel



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 17:14    Sujet du message: Radar et autres programmes de recherche de pointe Répondre en citant

Bonjour,

Merci. Je vais donc essayer de compléter sur les Radars.
Par contre, je ne suis pas au fait des recherches françaises sur le radar à l'époque, je vais creuser et si quelqu'un à des tuyaux, je suis preneur.

Concernant le programme de recherche plausible du CNRS & A lié au "fameux" rapport Dautry, avez vous des idées sur les domaines principaux d'étude d'avant guerre ?

Sinon je vais me rabattre sur les infos que j'ai trouvé et qui concernent l'articulation du CRNS d'après guerre.

Merci pour vos suggestions.


Martel
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 17:17    Sujet du message: Répondre en citant

plusieurs commentaires, les frisch et autre ne sont vraiment que des second couteaux, le vrai cador, l'homme qui fait peur, consideré comme tel, au point qu'en OTL il a meme ete question de l'assassiner, c'est werner heisenberg. c'etait le poulain de niels bohr, pere d'un modele atomique et dans le developpement de ce modele, heisenberg a pondu le principe d'incertitude portant son nom. à ce titre il etait dejà à l'epoque dans le cercle fermé des sommités de physique nucleaire avec les curie, fermi, einstein et bohr d'ailleurs.
je pense donc qu'il doit etre vu dans ces rapports de SR comme le croquemitaine.
dans cette optique, dans la mesure ou avec les curie, ILS sont tous dans le camp allié, celà peut etre un argument pour faire lacher à bohr sa neutralité et le faire quitter son pays ( et integrer manhattan) plus tot qu'en OTL
si dans ce cadre là l'operation est française, bohr pourrait travailler du coté europeen de mahattan
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Martel



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 19:16    Sujet du message: Werner Heinsenberg et le programme allemand Répondre en citant

Bonsoir,

Merci à Patzekiller pour ses remarques.

Je ne me suis pas encore étendu sur Heinserberg. (prix nobel de physique 1932).
La difficulté porte sur le fait qu'il faut prendre position (cf 1er post de patzekiller) sur la position ambigue de celui-ci sur le programme atomique allemand.

A t'il ou non contrbué à retarder le programme allemand ? notamment dans une réunion de Juin 1942 avec Albert Speer ou les conclusions remontées à A Hitler ont conduit de fait à la mise entre parenthèses du programme allemand.

Ou alors les raisons de l'arret du programme allemand est lié à la composante industrielle du projet.

Cf la conclusion d'un article sur des archives anglaises déclassifiées récemment :

As Heisenberg noted in his 1947 Nature article, in 1942 the state of research and knowledge concerning nuclear fission in Germany and in the United States was comparable. But knowledge is not sufficient to build a bomb. A very large, expensive, and far-flung industrial complex must be mounted and managed. The United States decided to make that transition, a decision motivated in part by concern for Germany's progress toward a bomb. Of necessity, U.S. scientists gave up control of the products of their labors and control of how such products would be employed.

In Germany, the authorities decided against the huge effort that an industrial enterprise would require. First, it was inconceivable to the Germans that anyone else would contemplate developing a fission bomb. Second, there is evidence that Werner Heisenberg and possibly other scientists purposely reported bleak prospects to German leadership concerning near-term nuclear technology for war. These scientists also kept information from (and even lied to) colleagues who they knew would have been eager to cooperate with the Nazi leadership. Heisenberg's words from the Farm Hall tapes, "From the very beginning, German physicists had consciously striven to keep control of the project," ring true.

None of this, of course, gives general absolution to Heisenberg and his colleagues nor is it a general defense of their actions or statements before, during, or after the war. The fact remains that Heisenberg and most of his colleagues at Farm Hall never claimed a superior ethical and moral stance during the war. Perhaps the specter of such claims drove Goudsmit, Morrison, and Groves to lash out with such vehemence, with such absolute moral certainty.

As Heisenberg had often said, the situations in America and Germany were not comparable. Suppose, for instance, that the United States had worn the black hat. And suppose that American scientists, for one reason or another, had decided they could not emigrate from a fascist regime. We think there is little doubt that many of them would have chosen to walk the same kind of knife-edge that Heisenberg chose--and in such a way as to minimize the damage to themselves and to others.
Vieux Sage

-Pour Niels Bohr, Ok mais après la rencontre de 1941 avec Heisenberg.
Ce pourrait être fin 1941 au lieu de 1943 en OTL et le capitaine Gallois au lieu des SR anglais.


Merci

Martel
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 19:59    Sujet du message: Répondre en citant

je pense qu'on pourrait avoir une certaine similarité avec l'OTL notamment en ce qui concerne "l'abandon" du projet, mais pas pour les memes raisons : bohr disparu plus tot d'europe et un regime nazi aux abois plus tot oeuvent entrainer un scenario de type les SS qui chapeautent le projet à leur maniere, à ce moment là WH refile des couleuvres, non pour tromper le regime mais pour sauver sa peau

c'est romancé, sans trop devier du flou historique sur la question de sa faisabilité de la bombe

en passant : j'ai oublié tout à l'heure dans mes remarques ; quand en 40 à la reunion, on fait dire à l'un des protagoniste "la bombe est possible", c'est un peu trop enthousiaste à mon gout. le mec essaie de vendre son projet au politique et ça se voit!
parler de la bombe en 39, c'est parler d'hypotheses pures demandant chacune à etre prouvees et dont chacune peut remettre en cause tout le concept. c'est un peu comme lorsque aujourd'hui on parle du voyage vers mars : on connait pas les modalités exactes, etc etc et rien ne dit que le projet aboutira dans 10 ans ou dans 100. de plus on ne savait absolument rien de ce qui aller etre possible, se rappeler qu'une hypothese/crainte prevoyait que toute l'atmosphere terrestre s'embraserait avec une telle bombe. donc, à l'empressement des militaire devra repondre dans le debat qq savant qui diront peut etre dans 10 ans...du moins jusqu'à manhattan
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dak69



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour

Quelques mots en vitesse et de mémoire sur le radar en France en 1940.

Les premiers prototypes de magnetrons à cavités résonantes ont été fabriqués en France et envoyés en Angleterre en mai 1940, donc avant le POD. Ils pemettaient des puissances de l'odre du kW en ondes centimétriques (16 cm). La recherche sur le radar en France était à l"époque exclusivement privée (Cie Générale de TSF). On peut imaginer dans la FTL que le flux entre labos français et anglais ne s'interrompra pas, et que les radars à ondes centimétriques sortent avec quelques mois d'avance par rapport à l'OTL.

Par contre, en ce qui concerne les applications, la recherche privée n'en voyait que pour la Marine. Il y avait dès 1935 un détecteur d'icebergs sur le Normandie basé sur un radar "made in France" à ondes centimétriques avec un magnétron primitif de faible puissance. La Royale n'était pas intéressée...

Quand j'aurai un peu de temps j'essaierai d'être plus complet

Amicalement

Jean
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clausewitz



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 21:21    Sujet du message: Répondre en citant

Si je ne dis pas de conneries, un radar à été installé sur le croiseur Algerie mais il me semble que c'est après l'armistice
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Martel



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 21:43    Sujet du message: Radar en FTL Répondre en citant

Le document FTL a été librement adapté sur la base d'un extrait du livre " Les Ondes et les Hommes, Histoire de la Radio " de Maurice (c) Henri Guierre Julliard 1951 (page 183 à 194) en OTL.

L'ensemble des faits indiqués ci-dessous est tout à fait conforme à l'OTl ( annecdotes incluses) Very Happy et apporte s'il était nécessaire de l'eau au moulin de la FTL.



" Le premier Radar est né, a été conçu,construit, et monté par des Français dès 1934. Ou comment une entreprise française envers et contre tous a ouvert la ouvert la voie du radar et contribué à la bataille d’angleterre"
" Les Ondes et les Hommes, Histoire de la Radio " Jacques Henri Julliard 1949 (page 183 à 194)


L'historique de la création et des progrès du radar.

Bien entendu, de telles réalisations ont nécessité de la part des savants, techniciens, constructeurs, des travaux obstinés dont nous allons retracer les étapes.

Hertz démontra expérimentalement la possibilité de faire réfléchir les ondes électromagnétiques par des écrans, comme on sait le faire pour les ondes lumineuses avec des miroirs ; mais de ces constatations scientifiques, il ne chercha pas à tirer les conséquences pratiques.

Un fait beaucoup moins connu, est mis en relief par M.Al.Damaniovitch, professeur à la faculté électrotechnique de Belgrade (voir bulletin de la société française des électriciens, février 1951,) est que, dès 1917, Nikola Tesla détermina les bases physiques du radar. Le monde suivait alors avec angoisse l'évolution de la guerre sous-marine à outrance menée par les Allemands quand, en août 1917, la revue américaine "The electrical experimenteur", publia, sous la signature du grand savant, les lignes que voici : " il est possible de déterminer la position du sous-marin à l'aide des ondes électromagnétique. Si nous émettons pendant une très petite fraction de seconde, un faisceau d'ondes bien concentrées d'un oscillateur de très haute fréquence et si, après la réflexion par l'obstacle que constitue le sous-marin, nous le rendons visible sur l'écran fluorescent à bord du bateau d'où nous venons d'émettre le faisceau, ou d'un autre bateau, nous pouvons alors déterminer l'endroit où il se trouve... Les ondes du faisceau doivent être ultracourtes. Ceci est très important. Et, à part cela, ce faisceau doit posséder une puissance énorme, c'est-à-dire qu'il doit donner des impulsions d'une puissance de quelques milliers de kilowatts, etc. "

Vision prophétique, mais dont la réalisation était alors impossible.

En 1922, des physiciens anglais E.V.Appleton (prix Nobel, 1914) et A.F.Barnett utilise faire l'écho électromagnétique, pour mesurer la distance de la couche d'Heaviside.

En 1927, MM. Camille Gutton et Pierret firent, dans la cour de la faculté des sciences de Nancy, des essais d'écho avec onde de 16 cm. C'est précisément un fils de M. Camille Gutton, M. Henri Gutton, qui fut, au centre de la recherche technique de la compagnie générale de la T.S.F. l'un des brillants radio techniciens qui ont participé à la création du radar. Le chef du laboratoire était alors (1934) M. Maurice Ponte, actuellement directeur général de cette compagnie.

Après avoir fait ses études au Prytanée militaire, entré premier à l'École normale supérieure, M. Maurice Ponte obtint son agrégation de physique en 1924. Il travailla alors avec M. Maurice de Broglie sur les associations des ondes à l'électron et réussi l'expérience par laquelle est confirmée matériellement la théorie de cet illustre savant sur la coexistence de l'électron avec son onde d'accompagnement.

Il fait ensuite un stage à Londres, au laboratoire Faraday, sous la direction de Sir William Bragg et revient en 1929 à Paris, où il est nommé ingénieur en chef des services des lampes de TSF à la Sociétés Radiotechniques et à la Société Française Radio-électrique, puis directeur du centre de recherche technique de la Compagnie Générale de TSF.
S'il est vrai qu'entre le technicien et le but qu'il choisit, existe un lien de prédestination, peut-être même une relation physique, on peut affirmer que M. Maurice Ponte est l'homme des électrons. Mince, le pas vif, toujours en alerte, l'esprit lumineux et le geste prompt, il semble jongler sans cesse avec que ces petites balles auquel il aime à comparer les électrons.

Un troisième technicien de premier plan fut bientôt associé aux travaux concernant le magnétron: M.R. Warneck, docteur ès sciences physiques, actuellement directeur du département des recherches concernant les tubes électroniques à la même compagnie.
Le principe du magnétron a été découvert vers 1928 par un Japonais qui n'en tira qu'un tube de laboratoire.
Ici la technique de la lampe à trois électrodes est complètement bouleversées : nous retrouvons bien la cathode qui émet des électrons, mais les anodins (les plaques) sont constitués par des segments d'un cylindre de cuivre, le creux est interrompu par un certain nombre d’évents qui débouchent dans des alvéoles cylindriques, formant des cavités résonantes.
Les électrons projetés par la cathode, tournent autour d'elle sous l'effet d'un champ magnétique parallèle à l'axe, fourni par un électro-aimant. L'image suivante nous est donnée par Monsieur Ponte lui-même : " le magnétron représente une sorte d'alternateur électrostatique ou un anneau d'électrons cannelés (pôles de l'inducteur) tourne à une allure vertigineuse devant les lèvres de multiples cavités qui représentent les pôles de l'induit. " (Le radar, par Maurice Ponte et Pierre Grivet, (Science et vie).
L'énergie haute fréquence est prélevée au moyen d'une boucle placée dans une cavité.
Les recherches faites au laboratoire de la compagnie générale de TSF, conduite depuis 1930 par magnétrons, jusqu'à 70 cm de longueur d'onde, et par lampes à champ de freinage (sur le 16 cm) ont permis, en 1934, de sensibles progrès quand M. Henri Gutton, soumet à Monsieur Ponte l'idée de pousser plus avant les travaux entrepris en 1927 par son père, sur la propagation des ondes ultra-courtes.
Une expérience fortuite vint confirmer leurs premiers espoirs. Au cours d'essais, le fait dans la cour de l'usine de la SFR à Levallois, du réglage d'un émetteur à magnétron sur 80 cm, une réception parasitaire se révéla qui troublait l'expérience en cours sans que l'on pût tout d'abord en déceler l'origine. Une observation plus attentive permit de constater la concordance entre ce phénomène et des coups de vent qui faisaient tourner les nombreuses bicyclettes du personnel suspendu sous le toit d'un abri...
Intrigués par cette coïncidence, les techniciens, furent conduits à conclure à un phénomène tournent écho sur les pièces métalliques des bicyclettes ; en même temps que celles-ci tournaient sous l'action du vent, tournait l'écho. Un moyen s'offrait donc de mesurer un gisement un comité de direction, réunis aussitôt, décidant la réalisation d'un équipement spécial de détection pare écho. Quelles ondes employer ? Métriques ou centimétriques ?. Après discussion, ces dernières furent retenues. Et fort heureusement car tout l'avenir du nouveau détecteur (que l'on appelait pas encore " radar ", mais détecteur d'obstacles) allait en dépendre. Nous allons désormais voir la compagnie générale de TSF travailler avec obstination à l'utilisation des ondes centimétriques tandis que d'autres s'attarderont aux ondes métriques.

A priori, on eût dû lui donner raison. D'abord pour la nécessité que nous avons signalé de concentrer les ondes en un faisceau assez fin pour que la mesure du gisement soit précise ; ensuite parce que, pour une surface donnée d'embouchure des projecteurs et récepteurs, la portée est inversement proportionnelle à la racine carrée de la longueur d'onde. (Monsieur Ponte).
Mais la difficulté était de faire reproduire une puissance suffisante par un magnétron sur ondes ultracourtes. Elle sera résolue pourtant : nous voyons aujourd'hui , après les ondes centimétriques, employé par les Anglais et les français, les ondes millimétriques et la puissance du générateur de tendre vers dix mégawatts (10 000 kW). Mais pas d'anticipations actives ! Examinons, étape par étape, les progrès réalisés au prix de quelles difficultés !
Après un premier essai dans la banlieue parisienne, l'équipement d'un navire fut proposé à la compagnie générale transatlantique dont la direction, toujours à l'affût des perfectionnements capables d'aider à la navigation et à la sauvegarde des vies humaines en mer, prit la décision d'accueillir les appareils sur le cargo Orégon (novembre. 1934).
Les émetteurs, a émission modulée continue, furent installés l'un sur 80 cm de longueur d'onde et l'autre sur 16 cm, donnant un faisceau plus aigu ; les antennes donnaient des ouvertures très larges (90 degrés). Émetteurs et récepteurs étaient munis de miroir cylindro paraboliques.

Le premier Radar était né, conçu, construit, monté par des Français (1934).

Les essais mirent en évidence l'efficacité du système. Les seuls incidents notables concernant les dispositifs mécaniques de l'installation, dont la robustesse n'était pas suffisant pour résister aux mauvais temps. Défaut auxquelles les constructeurs remédièrent dans l'équipement du paquebot Normandie monté en août 1935, avec ondes de 16 cm et aériens paraboliques de 83 cm d'ouverture, entraînés par commandes automatiques. La puissance de l'émetteur n'était que de quelques dixièmes de watts, suffisante pourtant pour détecter à 10 km des navires de 5000 à 6000 tx.
À la même époque, des observations d'écho sur avion avec emplois dont deux métriques pour la détection éloignée, inciter à Monsieur Ponte à établir (le 10 mars 1935) une note " sur le repérage d'objets mobiles par ondes ultracourtes et sur ses applications immédiates à la Défense Nationale ". Cette note confidentielle, destinée aux services de la défense nationale, prévoyait des bases terrestres et maritimes pour la localisation exacte des obstacles à l'aide des ondes de 4 à 6 cm et des puissances de plusieurs kW en crête. Elle resta sans effet...

Les Anglais et américains ne furent pas longs à saisir tout l'intérêt de la détection par écho électromagnétique.
L'équipement radar du Normandie n'avait pas manqué de retenir leur attention.
En cette même année 1935, en Angleterre, le comité constitué pour l'étude des moyens de défense aérienne a reçu de Sir Robert Watson-Watt -- alors chef de la section radio -- du laboratoire national de physique, une suggestion pour le signalement a distance des avions par la détection électromagnétique. Ce comité retint l'idée qui, après une première expérience, aboutit : le 5 décembre 1935, le ministère de l'air britannique décidait la construction sur la côte Est d'Angleterre de cette station espacée de 25 en 25 milles pour protéger l'estuaire de la Tamise ; c'était les premiers maillots de la chaîne et qui allaient sauver Londres en 1940. Au printemps 1937,15 autres stations allaient être montées pour protéger les côtes Est et sud-est. Pour la détection des navires, ce n'est qu'en septembre 1938 que les premiers détecteurs anglais -- A.S. V. -- furent expérimentés ; en juin 1939, de nouveaux détecteurs d'avions (A.I.) fonctionnèrent sur ondes de 1 m 50. Aussitôt est apparu la nécessité d'ondes plus courtes.

Ce fut en 1935, également, que les autorités navales américaines s'attaquent au problème : l'amiral Bowens obtint du congrès, dans ce but, un premier crédit de 100 000 dollars ; si l'on se rapporte alors au document officiel, et notamment au rapport du 15 août 1945, établi par l'intercommité " des informations de l'office des recherches scientifiques ", ce n'est qu'en avril 1937 que les Américains firent leurs premiers essais de radar, à bord du vieux destroyer Leary, essais effectués à l'embouchure de la Cheasepeake, en présence du secrétaire adjoint à la marine et de l'amiral Leahy, alors chef des opérations navales.
À la même époque, le ministère de la guerre et la commission parlementaire de l'armée assistaient à Fort Monmouth, à des expériences de détection d'avions et de télé pointage asservi des projecteurs de DCA . Quand, en décembre 1938, le steamer New York fut à son tour doté d'un radar, ce fut sur ondes de 1 m 50. Dans aucun pays autre que le nôtre n'avait été établi, à cette époque, un équipement radar sur ondes ultracourtes, équipement qui devait précisément assurer l'efficacité de la détection et la localisation des objectifs. (c'est en janvier 1941 que le Radiation Laboratory obtint des échos de son premier équipement radar à ondes centimétriques sur la base des travaux et des appareils communiqués par la mission franco-britannique. -- rapport de l'inter-comité des informations de l'office des recherches scientifiques).(FTL)

De tout ceci ressort nettement que l'honneur revint à une équipe française (Compagnie Générale de TSF et Société Française Radio-électrique -- SFR --) d'avoir créé le premier radar.
Mais il est au moins aussi important de souligner -- autant que la justesse de vue de ses créateurs -- leur obstination a triomphé de l'indifférence.
Dans le courant de 1938, la SFR avait installé aura voit une station fixe expérimentale équipée avec un émetteur à impulsion.
Au vrai, le principe en était connu depuis longtemps. En 1925, le docteur Grégory Breit et le docteur Merle A.Tuve, de l'institut Carnegie, l'avaient utilisé pour mesurer l'auteur de l'ionosphère par la méthode de l'écho sur les couches supérieures atmosphériques.
L'émetteur concentre son énergie pendant la plus grande partie du temps pour lancer en pointe, brusquement, pendant un instant très bref, mais avec une énorme intensité ; si l'écart entre deux pulsations -- de tente -- est de quelques millièmes de seconde, l'émission ne durera qu'un millionième de seconde. Un générateur qui, en émission ordinaire, fournirait dix Watt peut ainsi donner des pointes de plusieurs dizaines de kilowatts.
Le récepteur est mis en service pendant les émissions, mais fonctionne pendant les intervalles, en sorte que les échos peuvent lui parvenir entre deux impulsions.
Le mérite des ingénieurs français fut de réaliser un générateur qui, utilisant cet artifice, a permis l'accroissement de la puissance d'écho sur des ondes beaucoup plus courtes.
Le premier émetteur à impulsion montée au Havre fournissait une puissance de crêtes de dix Watt assure 16 cm de longueur d'ondes ; à la suite des perfectionnements apportés au manier tronc par M. Maurice Ponte et Robert Warneck, la puissance de créateurs atteignit 50 watts.

Arrivent les années cruciales 1939 et 1940 ou tout aurait pu basculer et ces travaux ne pas être reconnus.

Que faisions-nous, en France, en matière de radar ?

Les autorités ne semblaient pas avoir compris l'urgence d'une solution. Nous en restions aux tâtonnements. Pourtant l'horizon politique se chargeait de menaces. Ce que voyant, l'Angleterre travaillait fébrilement à réaliser le programme conçu par le ministère de l'air, tandis que les États-Unis perfectionnaient leur prototype et passaient la première commande de série à l'industrie.
Assez déçu de l'accueil tout à fait réservé des services officiels a appeler à utiliser la radio détection, les directeurs de la CSF et de la SFR (Émile Girardeau et son équipe ) organisèrent , le 25 mars 1939, une séance de démonstration à laquelle furent conviés tous les dirigeants des services techniques de télécommunications des divers ministères ; un train spécial transporta tout le monde au Havre où le radar de 16 cm établi à Sainte Adresse permit de détecter les navires au large et dans la rade : les cargos de 3 à 6000 tonnes apparaissaient à 8 km ; les barques de pêche à 3 ; la distance était mesurée avec un écart probable de 200 mètres et la direction indiquée à deux ou trois degrés prêts. À la fin de mai, grâce à un magnétron plus puissant, les distances étaient presque doublées et la précision des mesures augmentées. De tels résultats ne se comparent pas, bien sûr, à ce que l'on obtient aujourd'hui ; mais l'important n'était-il pas de prévoir l'avenir ? Les seuls représentants de la marine furent vivement impressionnés. Le commandant en chef des forces maritimes se serait même écrié : " qu'on mette le croiseur Strasbourg à la disposition des constructeurs pendant un mois. " Quoi qu'il en soit, un programme de construction fut mis à l'étude auxquelles participaient le professeur d'hydrographie Mesny et l'ingénieur en chef G.M. Ragonnet.
La réaction du ministère de l'air fut nulle, soit que ses représentants n'eussent pas compris l'intérêt du système, soit qu'ils ne fussent pas suivis par leurs chefs.
La direction des transmissions dollars B. ne comprit pas davantage : au directeur de la CSF qui exposé des possibilités devenues peu après des réalités, il le fut répondu : " ce sont là des vues utopiques ! "
Mais en septembre 1939, le coût de théâtre : les Anglais nous mettent au courant de leur réalisation. Elles étaient d'importance !
Depuis 1938, dès l'époque de Munich, la défense aérienne britannique avait plus armé toues les postes de radar prévu sur la côte Est. Dès ce moment, l'Angleterre avait dépensé 2 millions de livres sterling -- plus d'un milliard de nos francs d'aujourd'hui -- pour sa défense par radar. Depuis l'invasion de la Bohême par les armées allemandes, la Grande-Bretagne avait organisé un service de veille permanente radar sur les côtes de la mer du Nord est désormais les avions rapprochant la côte Est d'Angleterre ne cesseraient d'être détectés et suivis sur la carte.
Les laboratoires britanniques météo. Deux autres équipements radar destinés à être monté à bord des avions, un équipement aérien contre vaisseaux (A.S.V), un autre destiné à l'interception des avions ennemis par les chasseurs nocturnes (A.I.). Le prototype de ce dernier devait être achevé fin juin 1939 et essayé en présence de M. Churchill lui-même. Les chasseurs détecteront les bombardiers sur le radar de bord de 500 à 4000 mètres.
Le 1er août, le général commandant en chef du Fighter Command demandera pour la fin du mois la réalisation de 30 équipements de bord.

Devant tant de déficience, le responsable de l’inertie d’hier, la direction des transmissions réalise non sans quelque confusion s'être laissé distancer.
C'est un fait que de 1935 à 1939, les travaux de recherche et de réalisation concernant le radar effectués en France ont été poursuivi par le groupe industriel et qu'il avait créé, sans aucune commande, ni subvention des services officiels, alors qu'au 31 décembre 1939 le gouvernement britannique avait dépensé dans ce but plus de 3 millions de livres sterling.
Après contact avec les services britanniques, la direction des transmissions se borna à demander aux Anglais des radars d'alerte analogues à ceux qu'ils avaient installé sur leurs côtes ; une faible partie en fut livrée avant mai 1940.

Les dirigeants de CSF se récrièrent alors : " les équipements britanniques sur un mètre cinquante conviennent sans doute à une détection approximative à distance relativement longue ; ce sont des installations qui conviennent à la protection des côtes mais qui ne donneront pas des résultats satisfaisants sur le continent ; le radar, tels que nous l'avons conçu, pourra rendre bien d'autres services et notamment permettre d'établir instantanément les coordonnées de tir sur des objectifs mêmes invisibles, à la condition d'utiliser des ondes ultracourtes, seules capables de donner la direction et la distance avec précision. "

Tout cela, qui fut considéré par les spécialistes militaires comme vues d'esprit aventureux, c'était exactement, formulée en 1939, par des industriels français, le programme qui devait être établi en commun au mois de septembre 1940 par le " comité américain des ondes ultracourtes " (Microwave Comittee), présidée par le docteur Alfred L.Loomis, au cours de conférences avec la mission franco-britannique dirigée par Sir Henry Tizard, envoyée à Washington pour échange d'information scientifique concernant la défense nationale.

La marine nationale, à la fin de 1938, avait adopté l'émission par impulsion pour la détection des avions et commandé à la société de matériels téléphoniques un émetteur d'essai de 1 kW. La société Radio Industrie avait construit pour le ministère de l'air un camion de télévision fonctionnant sur l'onde de cinq mètres. Ces appareils avaient été essayés à Villacoublay vers le milieu de 1939. On décida de les modifier et de leurs adjoindre un générateur d'impulsions. Ceci fait, on expédia le camion à Toulon où il fut expérimenté au cap Sicié. Avec une puissance de crêtes de 15 kW, il donna des portées de 100 km.
En septembre et octobre 1939, une maquette établie par la Sadir fut envoyée à Carqueiranne près de Toulon ; sur ondes de six mètres, avec une puissance de crêtes de 12 kW, la portée atteignit 50 à 60 km.
À la fin de 1939,1 station expérimentale montée avec un matériel analogue au cap Sicié; sur ondes de 6,1 m, avec une puissance de crêtes de 25 kW, la portée sur avions atteignit 60 à 130 kilomètres.
Des commandes de série furent lancées chez les deux constructeurs précités pour des matériels utilisant les ondes de cinq à six mètres.
Entre février mai 1940 la société L.M.T installera dans l'île de Port Cros un émetteur qui, sur 6,25 mètres de longueur d'onde atteindra une puissance de 350 kW en crêtes ; la portée sur avions dépassera largement 130 kilomètres et les échos sur la Corse, à 210 km, se révéleront très forts. Mais toutes ces installations d'alerte, analogues au dispositif Anglais, ne répondaient pas au programme qui devait permettre de réaliser les radars sur ondes centimétriques. Constatant le manque absolu de protection antiaérienne de la capitale, et informé des travaux de l'équipe industrielle française CSF -- SFR, comme aussi de l'indifférence de ce qui aurait dû les encourager, le général Héring, gouverneur militaire de Paris, prit le 20 septembre 1939 l'initiative de convoquer Monsieur Émile Girardeau. Son exposé du problème suscita un intérêt tel qu'il le pria de le refaire devant quatre généraux, dont le chef de la défense antiaérienne au grand quartier général. Après quoi la décision fut prise de faciliter par tout moyen l'étude et la réalisation d'une station radar, fonctionnant sur ondes de trois mètres, pour la détection d'alerte, et sur ondes ultracourtes (16 cm) pour la détection destinée aux réglages du tir des batteries d'artillerie ceinturant la capitale. Le ministère de la guerre accorderait elle les crédits ? Peu importait ! L'industrie concernée acceptait de prendre tout frais et risques à sa charge ; elle demandait seulement un ordre d'exécution et les facilités d'action.
Un deuxième signal du reveil des autorités françaises est l’intérêt du ministère de l’armement dirigé par Raoul Dautry et le CRNSA de Henri Longchambon dès octobre 1939.
Tout fut mis en branle pour essayer de regagner le temps perdu avant la guerre : les détecteurs furent construits et montés. Au premier essai, le magnétron se révéla d'une puissance insuffisante pour la détection à bonne distance d'un avion isolé ; mais dès les débuts de 1940, le magnétron à impulsions, utilisant la résonance et la cathode oxydée, sera créé et augmentera la portée.
D'autres essais furent faits sur ondes décimétriques, avec le matériel SFR, à La Pointe St Mathieu à côté de Brest , de septembre 1939 à juin 1940 ; outre les constatations sur la portée, il en ressortit ceci : les rochers et balises situés dans le champ de l'appareil était bien détectés, ce qui ouvrait des horizons nouveaux.
A ce moment, l'installation de Sannois, près de Paris, pour détection d'un avion, commencait ses essais avec les deux appareils : l'un pour la détection éloignée, comportait un émetteur donnant 25 kW, sur trois mètres de longueur d'onde ; l'autre, pour la détection rapprochée émettait sur 16 cm.
Les résultats se révélaient fructueux, après dix mois de travail, délais court pour de telles réalisations, mais hélas ! Nous étions déjà en juin 1940...

Et là malgré la débacle de nos armées, l’ensemble des prototypes et systèmes opérationnels, les équipes de CSF-SFR ont pu être évacuées lors du grand déménagement.


De l'autre côté du canal, une vingtaine de stations fixes, constituant une chaîne de défense, était en action ; d'autres stations souterraines de réserve, en cours de construction.
Nous n'y rayons pas jusqu'à prétendre que cette organisation fut sans lacune. Nom du fait du personnel, remarquablement entraînés. Personnel entièrement féminin, d'ailleurs ! Mais, matériellement, le système était encore bien loin de la perfection. Les radars anglais de 1938 -- 1939 était en quelque sorte des phares hertziens balayant l'horizon, mais dont le faisceau ne pouvait explorer utilement le voisinage de la mer parce que celles-ci renvoyées des échos flous. De sorte qu'un avion rasant les flots à quelque cent mètres d'altitude ne pouvait pas être détecté.
On le vit bien au cours du minage des ports du Nord par les avions allemands.
Il a fallu en venir à l'emploi d'ondes plus courtes et de réflecteurs paraboliques -- la technique même des créateurs français du radar. Les recherches nécessaires avaient été entreprises par l' amirauté Britannique, en liaison avec le War Office ; au début de l'été 1939,un prototype avait été réalisé et essayé à la station de Bawdsey : il donnait la précision remarquable de quelques minutes d'arc ; il écumait littéralement la mère et ne laissait échapper ni le moindre navire ni un avion volant bas. Aussi furent ils construits en série à la déclaration de la guerre.
Ce modèle utilisait l'onde décimétrique et le magnétron ; mais la puissance de celui-ci était trop faible et l'usure de sa cathode était trop rapide.

Les radaristes Anglais n'en attendaient pas moins avec une entière confiance en leur matériel face à la probable attaque aérienne allemande .

Or, qui virent-ils arriver tout d'abord ?

Un ingénieur français, porteur d'un générateur d'ondes courtes à impulsions, très supérieur à tout ce que les Anglais avaient fabriqués : un magnétron dont la défense nationale française n'avait pas su tirer tout le parti possible, qui contribuerait cependant pour une bonne part à la victoire. M. Ponte, mobilisé, venait de recevoir l'ordre de transporter en Angleterre quelques exemplaire du magnétron à résonance et à cathode à oxydes qui venait d'être mis au point dans les laboratoires de la CSF par le ministre de l’armement Dautry.
Le voici donc, à bord du Calais Douvres, avec des papiers en règle, mais porteur d'une mystérieuse petite boîte que le douanier de service se refusa à laisser passer. " Des magnétrons ? Connais pas ! Je ne trouve pas cet article sur les listes ... "

Tant il est vrai que dans les circonstances les plus dramatiques de l'histoire, un fait burlesque surgit parfois, l'opposition de ce modeste fonctionnaire anglais eût pu changer le cours de maints événements n' eussent été l'autorité et l'obstination du " délinquant ".

Les petits tubes ayant franchi le barrage douanier, furent remis, le 9 juin 1940, au laboratoire anglais de Wembley. M. Ponte n'eut pas le temps de rallier la France. Il devait rester en Angleterre pour travailler avec ses homologues anglais dans le cadre des accords Concorde .
Il retrouva ultérieurement les équipes CSF-SFR dans leurs locaux d’Alger.
Les techniciens Anglais reconnurent fort loyalement par la suite que la remise de ces nouveaux générateurs " leur avaient ouvert de larges horizons et permis de gagner au moins six mois " dans la création de leurs radars à ondes ultracourtes qui ont apporté une contribution si importante à la victoire des alliés.
Ce magnétron figure actuellement dans le musée de la société britannique General Electric & C°.


Voila bonne nuit

Martel
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FREGATON



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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

dak69 a écrit:
Par contre, en ce qui concerne les applications, la recherche privée n'en voyait que pour la Marine. Il y avait dès 1935 un détecteur d'icebergs sur le Normandie basé sur un radar "made in France" à ondes centimétriques avec un magnétron primitif de faible puissance. La Royale n'était pas intéressée...

La Royale Question Hummm, aaah oui j'y suis, cette vieille dame qui se nomme ausi la marine nationale et qu'il ne faut pas bousculer Exclamation
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Martel



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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2007 12:29    Sujet du message: Réponses et précisions Répondre en citant

Bonjour, et merci pour vos posts


Patzekiller :

-D'accord pour l'approche sur le programme allemand.
-Un deuxième projet plus axé sur la bombe et moins sur la "chaudière atomique" a fini par être contrôlé par la SS. On pourrait s'en inspirer pour la FTL.

-Quand à l'enthousiasme des interlocuteurs de la réunion de Toulouse, on était effectivement à cette époque plus sur des potentialités prometteuses que des certitudes.
Je vais creuser ce point et ajuster le cas échéant.

Dak69 et Clausewitz :


Merci pour vos infos :

Dans le document sur lequel je suis tombé et que j'ai retravaillé, seules les mentions concernant l'intervention du CNRSA, l'évacuation des équipes CSF et le stage prolongé en juin de Mr Ponte dans le cadre du projet concorde sont différentes de la réalité. Pour le reste je me suis contenté d'ajustements.


De plus en FTL, il est probable que Emile Girardeau Directeur de CSF, après avoir détruit le système de contrôle de la DCA de Paris, fait évacuer ses équipes et va en AFN plus tot qu'en OTL et on peut donc logiquement par exemple considérer qu'il participe à la mission Tizard en FTL aux USA.

Cf sa biographie

Aussitôt l’invasion, il crée une nouvelle usine hors de la zone occupée à Lyon (1940) et, dès janvier 1941, il établit à Alger une entreprise de construction et d’entretien de matériel de transmissions, dont l'usine entre en service au début du mois de Juillet 1941. Cette usine a rendu de grands services aux Forces de la France libre. A la même date, étant Directeur général de la Société Radio-Orient, il met à la disposition de la France Libre, par un ordre transmis par voie anglaise, le personnel de Radio-Orient à Beyrouth.

En 1944, s’étant mis en rapport dès le 7 juin avec les Forces Alliées de débarquement, il reçoit du Commandement ( SHAEF ) la mission de préparer le rétablissement des radiocommunications. Il y parvient dans un très court délai grâce à l’utilisation d’un important matériel dissimulé à l’ennemi pendant l’occupation.

Comme suggéré par Fantasque, je vais compléter la réunion de Toulouse en ajoutant une mention sur le Radar et la mission de Ponte et en rendant moins "enthousiastes" nos physiciens.


Et Laissons à Maurice Ponte et EMile Girardeau le mot de la fin :

L’extraordinaire mutation technique provoquée par le radar dans l’électronique s’est bien entendu accompagnée d’une abondante floraison de mémoires, dont la légende et le nationalisme technique n’ont malheureusement pas toujours été absents. Le principe fondamental du radar appartient au patrimoine commun des physiciens : ce qui demeure en fin de compte au crédit réel des techniciens se mesure à la réalisation effective de matériels opérationnels. (Maurice Ponte)
La création des radars a été revendiquée par des Anglais qui ont réussi à répandre cette idée en Amérique, ce qui leur fut facilité par les circonstances de la guerre et de l’occupation de la France par l’ennemi. Cependant la vérité est autre. (Émile Girardeau)

Dans ce domaine comme dans d'autres en OTL, l'initiative reste partiellement dans les mains de la France. En FTL ce pays est beaucoup moins "à la remorque" de ses alliés anglo-saxons et sa contribution à l"effort de guerre mieux reconnue avec toutes les conséquences prévisables pour l'après guerre.

Bonne journée

Martel
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Benoit XVII



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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2007 19:36    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques informations sur l'uranium du Congo belge. Comme beaucoup de sources sont en néerlandais, je vous en offre une synthèse.

Le personnage central dans cette histoire est Edgar Sengier, l'administrateur-délégué du l'Union Minière du Haut-Katanga. L'UMHK exploitait la mine de Shinkolobwe, le principal gisement d'uranium au monde, dont le minerais titrait jusqu'à 65%!!!! L'UMHL avait établi une unité de raffinement de l'uranium à Olen, dans la banlieue anversoise. Toutefois, les applications étant encore limitées à l'époque (recheche scientifique, médecine avec le radium et certains colorants pour céramique), et l'UMHK ayant accumulé des stocks importants. L'exploitation de la mine de Shinkolobwe était donc devenue non rentable, et elle fut abandonnée en 1939.

Sengier était un ingénieur, très bien connecté avec les milieux scientifiques. Il avait eu en 1938 connaissance des potentialités liées à la radioactivité pour des fins de production d'énergie ou militaire par des scientifiques britannique, qui l'avaient averti que ce serait une catastrophe si l'uranium tombait entre des mains ennemies. Sengier avait aussi des contacts avec Joliot-Curie, à qui l'UMHK avait fourni en 1939 5 tonnes d'oxyde d'uranium, une assistance technique pour la construction d'un réacteur et un million de francs, en échange du brevetage conjoint des découvertes qui seraient faites par le CNRS et du partage des profits qui en auraient résulté. Il est donc très probable que cela soit évoqué lors de la discussion de Toulouse. A noter que Félicien Cattier, le Président du Conseil d'Administration de l'Union Minère, se trouvait à Bordeaux le 18 juin 1940 (voir chrono), et qu'il pourrait donc facilement se trouver impliqué dans les discussions.

Sengier avait pris des précautions supplémentaires en vue du conflit qui s'annonçait, en faisant transférer 1200 tonnes d'uranium congolais vers les Etats-Unis au cours de l'hiver 1939-40. Lui-même s'installa aux Etats-Unis en octobre 1939 pour pouvoir continuer à superviser les opérations de l'UMHK à l'abri d'une invasion éventuelle du pays. Il y prend la tête d'une filiale de commercialisation de l'Union Minière, sous le nom d'African Metals.

L'uranium transféré aux Etats-Unis était entreposé sur l'île de Staten Island. Dans le cadre du projet Manhattan, le Général Groves prit contact avec lui le 18 septembre 1942, et apprit avec surprise que ce qu'il cherchait se trouvait déjà sur le territoire américain. Dans le mois qui suivit, Sengier conclut une série de contrats avec le Gouvernement américain pour la livraison d'une trentaine de tonnes de minerais, représentant 3800 tonnes d'UO. Le Gouvernement belge n'en a rien su à l'époque.

Le reste du stock de l'UMHK fut catpuré par les Allemands à Olen, où il fut retrouvé par les Américains à la Libération. Il semble que les Allemands n'en aient rien fait de particulier.


Dernière édition par Benoit XVII le Dim Sep 02, 2007 10:56; édité 1 fois
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Martel



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MessagePosté le: Sam Sep 01, 2007 21:00    Sujet du message: Belgique, Recherche et Uranium Répondre en citant

Votre Sainteté,

Quand j'ai émis ma supplique, je ne doutais pas de votre réponse éclairée. Mais je dois avouer que j'ai été entendu au dela de mes prières.
Grace à votre Sainteté, j'ai enfin vu la voie. Je me conformerai scrupuleusement à la bulle "Belgique Recherche et Uranium".
Je ferai parvenir à votre Sainteté le résultat des mes travaux corrigés et espère votre "indulgence" sur le rendu de ces derniers.

Je vous prie d'agréer, très Saint Père, l'expression de mon immense et profonde dévotion.

Martel

Ce sont les formules exactes si d'aventure vous deviez écrire à Rome... Pray
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