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Février 43 - Méditerranée
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ChtiJef



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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 11:00    Sujet du message: Répondre en citant

Etrange Rolling Eyes

Dès que j'ai lu que "Sant-Ambroggio" était un nom d'emprunt, j'ai pensé à cette histoire Della Rovere...
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la violence est le dernier refuge de l'incompétence. Isaac Asimov
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 13:00    Sujet du message: Répondre en citant

17 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Au lendemain de la conférence de La Valette, le calme règle toujours, mais ce genre de situation ne saurait durer bien longtemps.
Les Italiens en profitent pour faire monter en ligne le 21e RI de la 44e DI Cremona, arrivant de Corse, qui s’insère près de la Friuli. Le Raggrupamento Zingales, lui, est mis au repos pour être réorganisé et renforcé afin de constituer la nouvelle 10e Division Motorisée Piave, qui sera confiée au général Ercole Roncaglia (1). Avec la Trento, elle reconstituera le XXIe CA (général Francesco Zingales), qui conservera pour unités de corps d’armée le 16e Groupe d’Artillerie, le 10e Bn du Génie et le 31e Bn du Génie d’Assaut. Toutes ces unités ont été plus ou moins touchées par les combats du début de l’année ; les plus amaigries seront renforcées par l’inclusion d’éléments du Commandement de Défense Territoriale de Rome.


18 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans le secteur de la 14e DI française, le front se réveille. Un puissant barrage d’artillerie est suivi d’une attaque lancée du secteur de Rieti vers Cantalice, menaçant de tourner le Monte Terminillo (qui domine sur leur gauche les positions britanniques). L’opération “Tambourin” démarre enfin.
En plus de la 14e DI, “Tambourin” doit impliquer la 3e DB et les Belges de la Tancrémont. Au départ, l’idée était de coordonner cet effort avec celui des Anglais (lors de l’opération Violin), mais l’état du ravitaillement des unités françaises ne l’a pas permis.


19 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Le lancement de l’opération Tambourin a donné des idées aux Italiens, qui ont décidé de mettre la pression sur Montefiascone. La Trento entame une progression de Viterbe vers Tuscania, appuyée par des éléments de la Testa di Ferro, venant de Vetralla. A l’est, le 88e RI de la Division Friuli avance grâce à un puissant appui d’artillerie. Au sud, le 21e RI de la Division Cremona (qui a remplacé le Groupement Zingales) atteint le lac de Bolsena, à l’est de Marta.
Mais le plus important aujourd’hui est que l’opération Tambourin se déploie pleinement.
A l’ouest du 4e CA français, les Belges de la Brigade Tancrémont avancent jusqu’à Sipicciano. Au cours de leur avance, ils se heurtent pour la première fois à des éléments de la 29. Panzergrenadier Division, pendant que les Français ont à subir les contre-attaques d’un Kampfgruppe de la Division SS Hohenstaufen, centré sur le 20e Rgt de Panzergrenadiers.
Au centre, avec un fort appui aérien assuré par les Mustang FGA des 4e et 39e EC et par les B-26 du 17th BG de l’USAAF, la 3e DB force les défenses allemandes dans le secteur de Narni, au nord sur la Route 205 et autour de Foce. Au sud, la Brigade Touzet du Vigier passe rapidement Stroncone. En fin de journée, Terni est prise et les faubourgs de San Gemini sont atteints.
Enfin, à l’est du front français, après avoir feinté en direction de Cantalice, la 14e DI lance son 6e RI, appuyé par le 5e Chasseurs d’Afrique et le 4e Spahis, vers Poggio Bustone. La progression est méthodique et il est fait appel à l’artillerie de corps d’armée et à l’aviation aussi souvent que nécessaire. L’attaque est un succès complet. Les Allemands sont fixés à l’ouest par les Belges et la 3e DB, tandis que, plus à l’est, ils ont surtout dirigé leurs efforts de défense du côté des Anglais : du coup, ils n’ont aucun renfort à envoyer dans cette cuvette qui ne serait qu’un cul de sac… si ses sorties étaient tenues. Or, en fin de journée, la cuvette est traversée et deux sorties sont aux mains des Français : Morroreatino et Piediluco.


20 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans le secteur italien, la Trento et la Testa di Ferro se heurtent à la 252. ID, renforcée par le 29. Artillerie Rgt et par un bataillon de nebelwerfers. La progression vers Tuscania est lente. Plus fraîche, la Friuli parvient à compléter l’encerclement de la ville de Montefiascone, avec l’aide du 21e RI de la Cremona.
Plus à l’est, l’opération Tambourin continue. Les éléments de pointe de la Tancrémont font preuve de mordant. Ils atteignent une ligne Celleno – Graffignano [4].
………
4 – Jouer en finesse
En fin d’après-midi, le peloton Jockin, du 2e Cycliste, avance prudemment vers Alviano sur la Via Montepimpio. Il doit vérifier si le pont qui se trouve sur le Tibre n’a pas sauté. Le véhicule de tête s’arrête juste à l’orée d’un bois – devant lui, la route traverse des champs jusqu’au pont, apparemment à portée de la main.
Jockin grimace : « La bonne nouvelle, c’est que le pont est debout. La mauvaise, c’est que sur ce terrain bien dégagé, les Boches vont nous voir arriver et ils auront le temps de le faire sauter, il est sûrement déjà miné ! Pour une fois, il va falloir le jouer en finesse et en discrétion. Bon, on fait remonter l’info, on se déploie et on observe. »
L’information parvient au major Dumont, qui la transmet à la Brigade. Celle-ci répond très vite : ordre est donné aux Cyclistes de s’emparer du pont. Mais ils devront se débrouiller sans appui aérien, ça chauffe du côté des Américains et des Italiens…
Et voilà, dès qu’on a besoin d’eux, nos aviateurs ne sont plus là ! lance Dumont avec pas mal de mauvaise foi. Bon, je rejoins Jockin et on fait le point.
Sur place, le major constate qu’en effet, entre la sortie du bois et le pont, le terrain est une vraie peau de fesse… De plus, on peut observer, bien qu’il soit camouflé, un SdKfz 251/10 qui couvre le pont. « Oh, ça part mal » pense Dumont.
Mon major, j’ai peut être une solution.
– Je vous écoute, Jockin.
– Mes hommes ont repéré un chemin perpendiculaire à la rivière. Tout le long, ce chemin est bordé d’une haie qui nous permettrait, à pied et de nuit, d’arriver sur la berge. Si nous savons traverser à gué, nous pourrions prendre les Allemands à revers et neutraliser la mise à feu…
– Cela me convient, mais vous oubliez le blindé ?
– Nous pouvons poster un de nos chasseurs de chars à l’orée du bois, juste dans l’axe du pont. Au signal, il pourrait neutraliser la cible du premier coup.
– Bon, je vois que je ne dois pas chercher de volontaires…

Les renforts de la compagnie de soutien du II/2L arrivent à la nuit tombée. Sous le couvert de l’obscurité, le Sav-AU-41 est positionné juste dans l’axe du pont. A l’aube, son canon devrait faire la différence… si tout va bien.
Les hommes de Jockin se préparent. Il faut vérifier que l’on ne fait pas de bruit avec son matériel, que la radio fonctionne et que l’on a assez de munitions…
Vers 22h00, ils se mettent en marche, presque sur la pointe des pieds. En longeant la haie, ils arrivent à la rivière sans trop de mal. Ils vont mettre plus d’une heure à trouver un passage guéable. Enfin, trempés et gelé, ils arrivent de l’autre côté et Jockin envoie deux hommes en reconnaissance vers le pont. Deux heures plus tard, ils sont de retour.
Alors ?
– Une vingtaine d’hommes, un de leurs half-tracks avec un petit canon, un camion et un véhicule de liaison. On a aussi repéré un poste avec une MG, bref une bonne petite équipe, mais…
– Mais quoi ?
– Eh bien, tout le monde regarde du côté du pont ! On les prendra vraiment à revers.
– Bien, il n’y a plus qu’à attendre. On attaquera à l’aube.

………
En fin de journée, la Brigade Touzet du Vigier, bien appuyée par l’aviation en dépit d’un ciel âprement disputé par la Luftwaffe, contrôle le terrain entre Acquasparta et Farnetta. Dans la vallée voisine, partie de Terni, la brigade Rabanit fait sa jonction avec la 14e DI et pivote vers le nord, en direction de Spoleto.

Note
1- Ses éléments principaux seront le 34e Rgt Blindé Italia (ex-Littorio II), le 9e Rgt de Bersaglieri et le 57e RI Abruzzi (de l’ancienne division Piave).
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loic
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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

Remarques concernant la conférence de La Valette :
1) Le passage suivant pourrait être allégé de la partie en rouge, il faudrait juste récupérer la partie en bleu.
Citation:
– En AFN, la 7th Army (US) (général Bradley) s’organise en vue du débarquement dans le sud de la France. Elle devrait pouvoir y engager deux divisions blindées et trois divisions d’infanterie, appuyées par la 82e Airborne Division.
La 7th Army (US) sera composée des 2nd et 3rd Armored Divisions et des 1st et 3rd Infantry Divisions, auxquelles viendront s’ajouter la 7th Infantry Division (arrivée en AFN prévue en avril 1943), puis les 28th et 45th Infantry Divisions (affectées à la 7th Army mais maintenues aux Etats-Unis, elles seront débarquées directement dans le sud de la France dès qu’un port aura été libéré et réparé, soit en octobre ou novembre 1943). La 7th Army sera organisée en IVe et VIe Corps US après le débarquement.

2) L'expression suivante pourrait soulever une incompréhension, surtout chez les Américains :
Citation:
chasser les Tedeschi

3) Il y a des redites sur la composition de plusieurs armées qui alourdissent l'ensemble.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 17:22    Sujet du message: Répondre en citant

Le général Sant'Ambroggio peut ajouter "les Allemands, je veux dire..."
(on pourrait aussi considérer qu'il l'oublie, mais bon.)

Le texte Word contenait des enrichissements pour éviter les impressions de redites. Mais mieux vaut que le texte soit lisible sans ces enrichissements.
Ce qui nous donne :



Le général Olry détaille la répartition des forces françaises.
L’essentiel de ces forces est gardé en réserve en vue des débarquements : dans le sud de la France, en septembre – opération Dragon (1ère Armée), et dans le nord-ouest de l’Europe, au printemps 1944 – opération Overlord (3e Armée).
(i) Stationnée en AFN, la 1ère Armée française (général Montagne) comprend trois divisions blindées (1ère, 3e et 5e DB), une brigade mécanisée de la Légion Etrangère (4e BMLE), deux régiments mécanisés (4e RSM, 1er RCA), quatre divisions d’infanterie (10e DI, 14e DI, 9e DIC, 3e DM), deux divisions de montagne (4e DMM, 27e DIAlp), deux demi-brigades de la Légion (14e et 15e DBLE) et de forts éléments d’artillerie (11e et 12e BACA, 104e et 121e RALCA, 3e RAC). L’équivalent d’une division aéroportée appuiera le débarquement.
Après celui-ci, la 1ère Armée française sera organisée en deux corps d’armée, les 1er et 3e CA ; un autre corps, le 5e CA, doit être activé trois à quatre mois après le débarquement avec les personnels d’active et de réserve mobilisés dans le territoire libéré et une partie des officiers du 2e CA, venus de Grèce, où ils seront remplacés par des officiers polonais.
(ii) Progressivement rassemblée en Grande-Bretagne pour être engagée en Europe du nord-ouest en 1944, la 3e Armée française (dont le chef reste à désigner ) comprend deux divisions blindées (2e et 4e DB) et trois divisions d’infanterie (1ère DI, 7e DIC, 84e DIA) .
En Italie, la présence française restera réduite à un corps d’armée, le 4e CA (général Kœltz). Les unités actuellement engagées seront peu à peu remplacées par d'autres : la 3e DB par la 83e DIA, la 14e DI par la 86e DIA, la Brigade Blindée belge Tancrémont par la 6e BMLE ; la 4e DI belge sera acheminée en renfort au fur et à mesure de sa réorganisation.
En Grèce, la 2e Armée française (général Dentz), forte actuellement de deux corps (2e CA et 1er Corps yougoslave) comprenant trois divisions et plusieurs brigades, ne recevra dans l’immédiat que peu de renforts, en dehors d’une deuxième DI yougoslave en mai-juin. La 192e DIA sera renforcée pour en faire une vraie division de montagne selon le TOE 1942.
En juillet-août, la 5e DI polonaise viendra renforcer le 2e CA. Celui-ci deviendra alors un corps polonais, la 192e DIA passant en réserve d’armée et le 3e GTM pouvant, selon les besoins, repartir pour l’AFN en réserve générale. Il est prévu qu’une 6e DI polonaise soit formée au début de 1944 .
– Un faible volant de réserve générale est conservé, à la fois pour surveiller l’Espagne franquiste et pour alimenter si nécessaire la bataille en France. Il s’agit, en AFN, de la 1ère DM, des 1er et 2e GTM et de la 13e BACA, et, en Corse, de la 10e DBLE. Cette réserve peut paraître faible, mais Olry est serein : la 1ère Armée ne sera pas totalement déployée en France avant fin octobre et d’ici là, les risques pour l’AFN auront beaucoup diminué, l’Espagne s’éloignant peu à peu de l’Axe. Au demeurant, il dispose en AFN de quatre divisions de l’armée territoriale, auxquelles il faut rajouter une ou deux divisions américaines qui se succèdent à l’entraînement.
Enfin, plusieurs régiments de tirailleurs sénégalais sont disponibles pour sécuriser des territoires libérés ou occupés. Laisser planer le doute sur leur utilisation permettra de faire croire à l’ennemi que la “Force Noire” va être lancée dans une grande offensive ailleurs qu’en France, peut-être dans les Balkans…
………
Le général Bedell Smith indique alors que l’US Army a achevé son désengagement de Grèce. Son effort se portera en Méditerranée sur l’Italie et le sud de la France.
– En Italie, la 5th Army (US) (général Devers) comprend, outre le 4e CA français, le IIe Corps US avec une division blindée (1st Armored Division) et deux divisions d’infanterie (34th et 36th Infantry Divisions). Ce corps est actuellement renforcé par quatre divisions italiennes : la 102e Division Motorisée Trento, la 2e Division Rapide Testa di Ferro, la 20e DI Friuli (récemment arrivée de Corse) et le Groupement Zingales (éléments de l’ex-XXIe Corps regroupés autour du 34e Rgt Blindé Italia). En pratique, ces quatre grandes unités équivalent (jusqu’à réorganisation et réarmement) à deux ou trois divisions alliées normales.
– En AFN, la 7th Army (US) (général Bradley) s’organise en vue du débarquement dans le sud de la France. Elle sera composée des 2nd et 3rd Armored Divisions et des 1st et 3rd Infantry Divisions, appuyées par la 82e Airborne Division pour le débarquement.
A ces unités viendront s’ajouter la 7th Infantry Division (arrivée en AFN prévue en avril 1943), puis les 28th et 45th Infantry Divisions (affectées à la 7th Army mais maintenues aux Etats-Unis, elles seront débarquées directement dans le sud de la France dès qu’un port aura été libéré et réparé, soit en octobre ou novembre 1943). La 7th Army sera organisée en IVe et VIe Corps US après le débarquement.

Pour les Britanniques :

– En Grèce, la 8th Army (général O’Connor) comprendra trois corps dès fin mars : le XIIIe Corps britannique, l’ANZAC [australo-néozélandais] et le 1er Corps Grec, plus des unités de réserve d’armée. A partir de juin, un second corps grec pourra être formé.
– En Italie, la 1st Army (général Alexander) comprend deux corps britanniques : le Ve et le Xe Corps.
– En réserve générale, Auchinleck conserve une division blindée, une brigade blindée, deux divisions d’infanterie et deux brigades spécialisées dans les opérations amphibies. Il s’agit de la 6th Armoured Division, la 3rd Armoured Brigade, la 78th Infantry Division, la 6th Indian Division et des 233rd et 234th Brigades (toutes deux stationnées à Malte).

A la fin, le texte devient :

Pour le front italien, le général Clark dispose de deux armées.
(a) La 5th Army US (général Devers) comprend :
– le IIe Corps US (Dawley) : 1st Armored Division, 34th et 36th Infantry Divisions, plus au moins deux divisions italiennes ;
– le 4e CA français (Kœltz) :
en février, 3e DB, 14e DI, Brigade Blindée Tancrémont, 3e RSM, 108e RALCA ;
fin mars, 14e DI, 83e DIA, 4e DI belge, 6e BMLE, 3e RSM, 108e RALCA ;
fin avril : 83e DIA, 86e DIA (montagne), 4e DI belge, 6e BMLE, 3e RSM, 108e RALCA.
(b) La 1st Army britannique (général Alexander) comprend :
– le Ve Corps (Allfrey) : 6th Infantry Division, 1st Canadian Division, 1st South-African Division ;
– le Xe Corps (Dempsey) : 44th et 46th Infantry Divisions, 5th Indian Division, 1st Army Tank Brigade, 6th AGRA ;
– des unités de réserve d’armée : 2nd South-African Division, 4th Armoured Brigade et 231st et 232nd Brigades, spécialisées dans les opérations amphibies.

...................

Pour la Grèce (et les Balkans…), le général Montgomery dispose lui aussi de deux armées formant le 18e Groupe d’Armées alliées (premier adjoint : général Sylvestre Audet, second adjoint : général Panagiotis Spiliotopoulos).
(a) La 8th Army (général Richard O’Connor) comprendra fin mars :
– le XIIIe Corps (Lt-général Brian Horrocks) : 4th Indian Division (Messervy), 51st Infantry Division (Wimberley) et 32nd Army Tank Brigade ;
– l’ANZAC (Lt-général John D. Lavarack) : 2nd New-Zealand Division (Freyberg), 6th Australian Division (Vasey), 1st Australian Armoured Division (Robertson) ;
– le 1er Corps grec (Lt-général Giorgios Kosmas) : 1ère DI grecque (Batas), 5e DI grecque, 1ère Brigade Blindée grecque (Stanotas), 3e et 6e Brigades de Montagne grecques (colonels Tsakalotos et Katsotas) ;
– des unités de réserve d’armée : 10th Armoured Division, 5th AGRA.
A partir de juin, la constitution d’une nouvelle division grecque (la 13e DI) permettra de former deux corps grecs : 1er Corps (1ère DI, 1ère Brigade Blindée, 3e Brigade de Montagne) et 2e Corps (5e DI, 13e DI, 6e Brigade de Montagne).
(b) La 2e Armée française (général Henri Dentz) comprendra en juin :
– le 2e CA français (général Paul Beynet ) : 192e DIA (Jouffrault), 3e DI polonaise (Bohusk-Szusko), 1ère Brigade blindée polonaise (Maczek), 3e GTM ;
– le 1er CA yougoslave (général Ilija Brašić) : 1ère DI yougoslave (Krstic), 2e DIY, 1ère Brigade blindée yougoslave (Stefanović) ;
– des unités de réserve d’armée : 3e BMLE (général Le Couteulx de Caumont), 13e DBLE (général-prince Amilakvari), 4e RST, 107e RALCA.
En juillet-août, cet ordre de bataille deviendra :
– 2e CA polonais : 3e DIP, 5e DIP, 1ère Brigade blindée polonaise ;
– 1er CA yougoslave : 1ère DIY, 2e DIY, 1ère Brigade blindée yougoslave ;
– unités de réserve d’armée : 192e DIA, 13e DBLE, 3e BMLE, 4e RST, 107e RALCA et (peut-être) 3e GTM.
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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 20:17    Sujet du message: Répondre en citant

je reviens sur un ch'tite erreur du texte :
depuis janvier j'ai précisé que le V et le Xe corps anglais échangeaient la 5e indienne et la 1SA

le Xe corps comprend donc : 44 et 46 DI, 5e indienne
le Ve corps : 6DI, 1SA, 1CA

et je réitère ma demande auprés de l'état major pour avoir la 3rd armored brigade pour fin avril (ce sera les seuls renforts british que je demanderai, je laisse le reste à monty) et éventuellement un lot de LCI/LSI suffisant pour débarquer une brigade
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 20:24    Sujet du message: Répondre en citant

Euh, Pat, peux-tu lire quelques lignes plus haut (post juste avant le tien) ?
Sauf erreur, les V et Xe Corps ont la bonne composition. Wink
(bon, OK, l'ancien texte était en partie erroné, une bonne raison de plus de le simplifier)
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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 21:01    Sujet du message: Répondre en citant

ooops, effectivement.
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Tyler



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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
13e DBLE (général-prince Amilakvari), 4e RST, 107e RALCA..

Général-prince? Si c'est pour une DBLE, ne devrait-il pas être "seulement "colonel?
Il n'est seulement que capitaine au moment du PoD...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 21:27    Sujet du message: Répondre en citant

Il est colonel en janvier, et nommé à ce moment général de brigade par Giraud, histoire d'embêter Montgomery (cf la chrono).
Bon, tu me diras : et de capitaine à colonel ?
Eh bien, disons que les opérations désespérées et chaotiques de 1940 (puis les opérations moins dures de 41 et 42) aident à monter en grade... commandant dès 40, Lt-colonel en 41, colonel en 42.
C'est peut-être (un peu) plus facile dans la Légion... et c'est (nettement) plus facile quand on est prince, même dans la République française !
En fait, son ascension suit une courbe semblable à celle de Leclerc.
Il ne commande qu'une DBLE, mais vu les conditions d'engagement souvent particulières de son unité, il pourrait commander en même temps d'autres éléments.
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Urbain Mukanga



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MessagePosté le: Lun Fév 16, 2015 22:08    Sujet du message: Répondre en citant

Monter en grade dans la Légion Étrangère n'est pas facile,c'est même plus dur que dans le reste de l'Armée même en 1940 mais c'est vrai qu'il faut prendre en compte les opérations de 1940,41,42,je pense que c'est surtout le fait d'être prince qui a aider en cette rapide montée en grade.
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Finen



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MessagePosté le: Mar Fév 17, 2015 00:32    Sujet du message: Répondre en citant

En fait la carrière du prince Amilakvari est à peine accéléré par rapport à l'OTL où il est promu lieutenant-colonel le 25 septembre 1941.

La plus grande différence FTL est qu'il y a des places de général à prendre pour des commandants de brigade du fait du Waterloo des étoiles et du format plus important de l'armée.

Et puis rien de tel qu'un quasi prétendant (par son mariage) au trône de Géorgie pour rallier les fils d'immigrés du sud de l'URSS au sein de la Légion! Et en plus il porte par son nom la charge héréditaire de commandant de la cavalerie cosaque!
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dado



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MessagePosté le: Mar Fév 17, 2015 01:24    Sujet du message: Répondre en citant

16 février
4ème partie, avant-dernier paragraphe:
Citation:
– En réserve générale, Auchinleck conserve une division blindée, une brigade blindée, deux divisions d’infanterie et deux brigades spécialisées dans les opérations amphibies.
Ce sont la 6th Armoured Division, la 3rd Armoured Brigade, la 78th Infantry Division, la 6th Indian Division (4) et, à Malte, les 233rd et 234th Brigades, à Malte.
-> répétition de "à Malte".

5ème partie, 2ème réplique:
Citation:
Enfin, je ne ferai que citer pour mémoire la 33e Division d’Infanterie de Montagne Acqui, du général Luigi Mazzini – comme vous le savez, il a été décidé qu’elle continuerait d’assurer la garde des îles Ioniennes, avec d’aide d’un petit contingent français, jusqu’à ce que des unités grecques puissent la relever.
avec l'aide et non avec d'aide
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solarien



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MessagePosté le: Mar Fév 17, 2015 02:57    Sujet du message: Répondre en citant

C'est un contexte particulier, on rajeunit les cadres et on va donc promouvoir plus vite les officiers qui paraissent les plus compétents ou qui ont montré leur valeurs au feu.

C'est aussi un moyen de motiver les soldats et les officiers.

Enfin, quand tu as 3 millions de soldats, des officiers médiocres peuvent commandé, quand tu en as que 300 000 soldats, tu leur donne se que tu as de meilleurs car chaque soldats est importants et tu ne peux pas te permettre d'en perdre 100 parce que l'officier commandant est "médiocre"
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Fév 17, 2015 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Dado (même si la première correction a disparu avec la refonte postée un peu plus haut).
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Fév 17, 2015 11:41    Sujet du message: Répondre en citant

21 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Les Allemands réagissent dans le secteur italien. Avec l’aide du 136. Sturmgeschutz Abteilung, la 252. ID mène une contre-attaque sur le flanc nord de la Division Trento, entre Campo Nuovo et Tuscania. Le 21e RI de la Cremona est obligé d’aller prêter main forte au 7e Rgt de Bersaglieri. Ce dernier s’accroche, mais l’étau autour de Montefiascone s’est desserré, permettant aux défenseurs encerclés dans la ville de se dégager pour se rétablir un peu plus loin, sur les rives du lac di Bolsena, à Marta.
Les Belges de la Brigade Tancrémont s’emparent dans la journée du pont menant à Alviano [5]. Ils ne sont plus séparés des Français de la 3e DB que par une zone de terrain accidenté.
………
5 – En finesse, mais énergiquement
Le reste de la nuit passe lentement… Aux premières lueurs du jour, les hommes gagnent leurs positions, préparent leurs grenades et mettent les BAR en position. Tout est prêt ! Par radio, Jockin demande la neutralisation du blindé.
Le tireur de la MG-42 postée à l’entrée du pont remarque du coin de l’œil une lueur de départ dans le bois en face de lui, mais il n’a pas le temps de tourner la tête que le SdKfz 251/10 derrière son poste encaisse un obus qui le transforme en tas de ferraille, puis un autre, pour être sûr ! En même temps, des explosions se font entendre, on les attaque, mais pas de face, de la gauche, presque dans le dos ! Il n’a pas le temps de faire pivoter son arme avant qu’une grenade le tue net.
Nom de Dieu, repérez-moi la commande de destruction, vite ! hurle Jockin.
De l’autre côté du pont, vers le bois, il entend déjà l’accélération des M3F qui se précipitent.
Lieutenant, je l’ai, j’ai coupé le câble !
– Bon, alors on nettoie, il faut les empêcher de fuir !

La voiture de liaison arrive quand même à se dégager. L’Opel Blitz tente de l’imiter, mais il est moins agile ; le tireur de l’AU-41 l’ajuste et un nouvel obus incendie le camion. Enfin, les M3F passent le pont et font comprendre au dernier carré allemand qu’il est temps de penser à baisser les armes.
Le lieutenant se hâte d’aller faire rapport au major. « Je sais, répond Dumont, vous pensiez que je dormais peut-être ? J’ai tout suivi aux jumelles. Bien joué, lieutenant, c’était de la belle ouvrage ! Bon, fini de rire, on attend l’infanterie, puis on repart vers le nord. »

………
A la 3e DB, la Brigade Touzet du Vigier passe la journée à nettoyer son secteur tout en essayant d’élargir son front vers l’ouest. Elle s’efforce en effet de faire la jonction avec la Tancrémont. Pendant ce temps, la Brigade Rabanit, Chasseurs Portés en tête, remonte la vallée vers Spolète, laissant pour une fois ses chars à l’arrière dans un rôle d’appui d’infanterie.


22 février
La campagne d’Italie
Front italien
– A leur tour, les Américains reprennent l’offensive. La 36e DI-US attaque dans le secteur de Tarquinia, soutenue par l’artillerie navale. Un raid de Do 217 armés de bombes guidées est lancé d’Istres contre les navires en action, mais il est détecté assez tôt pour être intercepté avant que les bimoteurs ne soient en vue de la flotte. Les attaquants doivent se débarrasser de leurs bombes et faire demi-tour ; aucune perte n’est à déplorer.
Dans l’après-midi, l’infanterie US pénètre dans Tarquinia, mais elle se trouve entraînée dans des combats de rue face aux Panzergrenadiers du 2e Rgt de la Hermann-Göring. La progression est surtout retardée par les nombreux tireurs embusqués laissés en arrière. Ces derniers s’en prennent systématiquement, non seulement à tout ce qui ressemble à un officier, mais aussi aux infirmiers.
Pendant ce temps, après un nouveau bombardement des bois et collines autour de Monte Romano, les hommes de la 34e DI-US arrivent à s’infiltrer dans ce secteur. Appuyés par une artillerie efficace, ils encerclent et fractionnent peu à peu les poches de résistance.
Chez les Italiens, les divisions Trento et Testa di Ferro continuent leur progression vers Tuscania. Les Allemands évacuent la ville en fin de journée en laissant derrière eux leurs habituels éléments retardateurs.
Plus au nord, le 3e Rgt de la Friuli s’empare du village de Bagnoregio par un coup de main audacieux à travers les collines. Les derniers fantassins de la 252. ID dans ce secteur, coupés de leur division, sont menacés d’un nouvel encerclement et n’ont d’autre choix que de reculer sur une ligne Bolsena-Orvieto, où ils s’amalgament au dispositif du 15e Rgt de la 29. Panzergrenadier Division. Du coup, le reste de la 20e DI Friuli, appuyée par le 21e RI de la Cremona, peut reprendre sa marche en avant au nord de Montefiascone.
A l’est, la Brigade Tancrémont perce jusqu’à Baschi et commence à pousser en direction du lac de Corbara. En fin de journée, avec l’aide d’éléments du Génie du 4e CA français, les Belges ont posé un pont de bateaux sur le Tibre.
Sur le front français, les Dragons Portés ne sont plus qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau de Spolète. Mais alors que depuis quatre jours, les Allemands avaient semblé fuir le combat, ils lancent une contre-attaque inattendue qui tombe sur le secteur de par la Brigade Touzet du Vigier. Tout commence par un puissant barrage d’artillerie, avec la participation de l’artillerie divisionnaire de la SS-Panzer Hohenstaufen, revenue du front anglais, de celle de la 29. Panzergrenadier Division et de l’artillerie de la Xe Armée. Les unités en pointe sont d’une part un Kampfgruppe SS formé autour du 20. SS-PzGr Rgt avec un Pioneer Abt et un Aufklärung Abt, d’autre part le 71. PzGr Btn et le 179. Pzr Abteilung, le tout appuyé par le 190. Panzer Abteilung de la réserve de corps d’armée. Les combats font rage toute la journée et, au coucher du soleil, la situation a peu évolué. Malgré des pertes notables, les Français ne reculent pas d’un pouce, avec l’aide d’un soutien aérien sans faille. En plus des unités de l’Armée de l’Air, les P-40 de la 41e EC belge, des P-40 et des P-51 américains et des Hurribomber sud-africains interviennent.
Les combats aériens de la journée, pour la plupart dans la région de Spolète, voient la perte de 5 P-40, 3 Hurricane et 2 Mustang, en échange de onze appareils allemands.


23 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans la plaine côtière, la journée est relativement tranquille puisqu’en dehors du nettoyage de Tarquinia par le 142e RI de la 36e DI-US, le seul mouvement majeur est celui de la Division Testa di Ferro, chargée de garder le contact avec la 34e DI-US pendant que la Trento entre dans Tuscania.
Plus au nord, les Italiens de la Friuli et de la Cremona se redéploient pour prendre la place des Belges qui entament leur rocade le long des berges du lac de Corbara, en direction de Todi [6]. La 44e DI Cremona voit dans la journée monter en ligne son 22e RI, ainsi que son artillerie divisionnaire. En trois semaines, les troupes qui occupaient la Corse sont presque toutes revenues au pays.
Les Mustang FGA sont appelés à plusieurs reprises pour neutraliser les antichars allemands positionnés sur l’autre rive, pendant que l’infanterie se charge de prendre Civita del Lago et les collines environnantes. Les Allemands ne semblent cependant pas trop s’accrocher au terrain dans ce secteur, conscients du risque d’être coupés de leurs arrières par les Français qui arrivent de l’autre côté.
………
6 – Autour du lac
Près du lac de Corbara
– La Tancrémont va longer le lac par la rive sud en direction de Todi. Piron déploie son unité sur deux routes ; la première suit le rivage, la seconde passe par les hauteurs.
Près du lac, les M3-F des Cyclistes sont de nouveau en tête, mais au détour d’un virage, le premier char se fait allumer. Pendant que son équipage tente de l’évacuer, les autres blindés profitent des bâtiments qui se trouvent là pour se cacher et repérer l’origine des tirs. Ce sont des Pak allemands qui tirent de l’autre côté du lac. Un appui aérien est demandé. Quatre Mustang FGA en patrouille répondent à l’appel et neutralisent la cible.
Dans la journée, le scénario se répète à plusieurs reprises. Vers 15h00, la compagnie de M3-F, qui a perdu un peu trop de monde, est remplacé en tête par la compagnie mécanisée du 2 Cy. Les chars restants passent en appui.
Sur les hauteurs, ce sont les scout-cars du II/13 Li qui ouvrent la route. Mais ils ne trouvent pas grand-chose car les Allemands reculent pour éviter d’être pris au piège. En vue de Civita del Lago, les hommes se déploient prudemment – ils ont compris que l’adversaire aimait laisser en arrière de petits détachements pour retarder l’avance alliée. Mais cette fois, des Sav-AU-41 accompagnent l’infanterie. Le premier barrage découvert est démoli à coups de 75 mm. Un peu plus loin, un nid de mitrailleuse est repéré, mais les Teutons ne voient pas l’infanterie monter à l’assaut, car elle reste à l’abri d’un chasseur de char qui pointe vers la MG-42 la gueule de son canon. Soudain, on s’adresse à eux en allemand ! Le sergent Schmitz, du 13 Li, originaire de Saint-Vith (dans les cantons rattachés à la Belgique par le Traité de Versailles), leur fait comprendre qu’ils ont le choix entre se rendre et discuter avec quelques obus de 75. Après brève réflexion, les défenseurs décident d’aller profiter du soleil de l’Afrique jusqu’à la fin de la guerre. Après quelques épisodes du même genre, Civita del Lago passe sous le contrôle des Belges.
Le soir, Piron et son état-major pensent que la jonction avec les Français est pour demain. Mais, en regardant la carte, ils savent que ce ne sera pas une partie de plaisir. En effet, après le lac, il va falloir passer par un resserrement qui favorisera les embuscades. Cela fait, il faudra penser à faire une pause, car aussi bien les hommes que le matériel commencent à fatiguer. Le colonel le signale au corps d’armée ; les réserves des 2 Cy, 13 Li et 2 L vont commencer à rejoindre la Brigade.

………
Les Français repartent à l’attaque ce matin. Le général du Bois de Beauchêne fait monter en ligne la Brigade Touzet du Vigier, gardée jusque-là en réserve. Après le coup d’arrêt de la veille, les Allemands semblent se retirer pour limiter leurs pertes. En dépit des bouchons et barrages plus ou moins légèrement tenus laissés sur place pour la ralentir, la brigade de la 3e DB avance jusqu’au sud de Todi et prend Marsa Martana en début de soirée. Dans les collines à l’est, la Brigade Rabanit débouche sur Spolète, pendant que la 14e DI termine son redéploiement entre Castel San Felice et Eggi.


24 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Les Américains ont monté une attaque concertée entre les 36e et 34e DI-US. La première débouche du sud et la seconde de l’est sur Montebello pour prendre le relief dit “il Canelone”, dont les hommes de la Hermann-Göring ont fait un môle défensif.
Cette attaque est précédée par un violent bombardement effectué au lever du jour par des A-20 des 84th et 85th Bomber Squadrons (47th BG), couverts par les P-38 du 82th FG. La chasse allemande réagit et dans la bataille, un jeune lieutenant de la promotion 1942, William “Dixie” Sloan, obtient ses deux premières victoires contre deux Bf 109 : « J’ai eu mon premier lors d’une manœuvre en ciseau pour dégager mon équipier. Tout est allé très vite : j’ai vu mes obus poivrer le Kraut au niveau du cockpit, il a basculé et quelques secondes plus tard il percutait la planète. Pour le deuxième, ça a été un peu plus dur, mais le Lightning tient vraiment le coup en accélération pure face au 109. J’ai pu ainsi me dégager quand il a essayé de s’enrouler et replonger sur lui. Je l’ai aligné et j’ai vu un morceau d’aile se détacher tandis qu’il commençait à brûler. J’ai aperçu un parachute. ».
Du côté des Italiens, la Trento se réoriente vers Marta et Piansano pendant que la Testa di Ferro passe sa journée en opérations de nettoyage dans les collines et les bois au nord-ouest de Tuscania. De son côté, la Friuli prend contact avec la ligne de défense allemande entre Bolsena et Orvietto, mais n’arrive pas à franchir.
En fin d’après-midi, la Brigade blindée Tancrémont effectue sa jonction avec les troupes françaises, après avoir passé sa journée à se battre au resserrement dalla Roccardia [7].
………
7 – Jonction !
Près du lac de Corbara
– Après une nuit de repos, les hommes du 2 Cy reprennent la route. Ils ont vu arriver six M3-F de réserve : un renfort bienvenu, d’autant plus que les équipages ne sont pas des novices, car il s’agit de blessés de Sicile qui rejoignent leurs camarades. Ils vont enfin prendre leur revanche sur les Boches, dit un chef de char déçu de n'avoir combattu jusque là que des Italiens. Le commandant de compagnie résume la situation : « Messieurs, les Français ne sont plus très loin. Normalement, d’ici ce soir, nous aurons fait la jonction avec eux, mais entretemps, il faut nettoyer le resserrement dalla Roccardia, après le lac. On avance prudemment, 20 mètres entre les véhicules. Si vous avez un doute, on recule. Pas de question ? On y va. »
Les premiers véhicules démarrent sous les yeux du CEM de Piron, qui tient à être au plus près de l’action pour parer au plus pressé. La 2e Batterie du 19 ACh est en position de tir, prête a appuyer de ses feux les Cyclistes.
Les premiers kilomètres se déroulent sans problèmes mais soudain, en arrivant à un carrefour, le char de tête est manqué de peu par un tir de Panzerfaust. Il ouvre le feu un peu à l’aveugle et réussit à s’abriter derrière un éboulis rocheux. Grâce à la distance séparant les véhicules, le deuxième char est hors de vue. Un appui d’artillerie est demandé et le 19 ACh fait de nouveau preuve de précision, mais ça risque de ne pas suffire.
Le chef du premier char, isolé, ébauche une solution : « Si nos amis artilleurs pouvaient leur balancer des fumigènes, nous pourrions foncer à toute vitesse pour les surprendre. »
– Bien reçu
, répond le commandant de compagnie. On s’en occupe.
La demande est répercutée vers la batterie qui remplace les obus explosifs par des fumigènes. Dès que l’écran semble assez dense, les M3-F se lancent à l’assaut et tombent sur une position… vide de tout allemand. « La journée va être longue, conclut le chef du char de tête. Je pense que ça va être leur tactique : un tir pour nous stopper, puis ils dégagent. »
En effet, à plusieurs reprises, les Cyclistes doivent s'arrêter et se déployer pour ne trouver qu’une position déserte.
Le major Dumont commence à comprendre, il s’en ouvre à De Troyer : « Mon Colonel, s’ils font du harcèlement en évitant le contact, c’est qu’ils commencent à perdre pied. Sinon, nous nous heurterions à des positions lourdement défendues. »
Oui, c’est vrai, je vais remonter vers l’état-major pour le signaler. Dites à vos hommes qu’ils font du bon boulot.
– Merci mon Colonel. Justement, avant que vous ne partiez, j’ai un document à vous remettre, ainsi qu’au Commandant de Brigade. C’est une demande de citation pour le lieutenant Jockin. C’est grâce à lui que nous avons pu prendre intact le pont près d’Alviano.

Les pelotons se succèdent en tête par roulement pour éviter la fatigue nerveuse. Le 3e Peloton ouvre la marche quand on lui signale qu’un avion d’observation a découvert un pont intact sur le Tibre. Il serait opportun de le prendre en bon état. Un peloton d’infanterie est appelé en renfort et les Belges sont en vue du pont quand le premier char saute sur une mine. Aussitôt, plusieurs mitrailleuses se déchaînent contre la tête de colonne.
Bon, ici c’est un gros morceau. Demandez à l’artillerie de les secouer un peu !
Aussitôt, l’observateur avancé transmet les coordonnées de tir. Les artilleurs effectuent leurs réglages et un feu d’enfer tombe sur les positions allemandes – une salve sur trois fusante, les autres percutantes. Pendant ce temps, les Cyclistes déploient leurs propres mortiers, mais eux tirent des fumigènes.
Peloton, prêt pour l’assaut. Que l’artillerie cesse le feu.
– En avant !

Et les hommes montent vers les lignes allemandes. L’ennemi ne recule pas, il défend le pont, mais il plie quand même sous le nombre. Hélas, au moment où les Belges enlèvent le dernier nid de mitrailleuse, une puissante explosion retentit et le pont se retrouve au fond de l’eau.
Et merde… Tout ça pour rien, soupire Dumont.
On soigne les blessés, on compte les trop nombreux morts et on repart en longeant le Tibre, faute de pouvoir le traverser.
En fin de journée, lors d’une pause, des bruits de moteurs se font entendre. Tout le monde se déploie en défense, les chars sont prêts à ouvrir le feu, l’attente commence – soudain le major Dumont ordonne : « Retenez le feu ! ». Dans ses jumelles, il a identifié des blindés alliés. Il se tourne vers le radio : « Signalez au QG que nous avons fait la jonction avec les Français… et donnez-moi la bouteille que je vous ai confiée hier. ».
Les blindés en face se sont également arrêtés et des hommes en descendent pour saluer ceux de la Tancrémont. Enfin, la liaison est faite !
Dumont s’adresse à un officier qui descend d’un Humber : « Bonjour Capitaine, c’est qui vous commandez ? ».
Euh, oui mon… mon Major [les officiers français ont eu quelques cours sur les grades alliés]. Capitaine de la Rache, Brigade Rabanit.
Major Dumont, 2e Carabiniers Cyclistes. J’ai gardé une bouteille de cognac pour les grandes occasions, c’en est une, donc trinquons !
– A vos ordres et avec joie, mon Major – du Cognac, ici ! C’est vraiment une belle journée !


Les Dragons portés français de la Brigade Touzet du Vigier passent la journée en opérations de nettoyage dans la petite ville de Todi et ses environs. Plus à l’est, ce sont les Dragons portés de la Brigade Rabanit et les fantassins de la 14e DI qui doivent s’assurer de leurs arrières et se réorganiser avant le prochain bond en avant.


25 février
La campagne d’Italie
Front italien
– La journée est relativement calme au sud-ouest, où Américains et Italiens passent la journée en nettoyage, consolidation et réorganisation de leurs dispositifs. De leur côté, les Belges terminent de nettoyer leur secteur.
Au nord-est, les chars de la 3e DB tentent de reprendre leur progression en direction de Marsciano. Mais ils sont bloqués par les Allemands, solidement retranchés derrière un méandre du Tibre, avec plusieurs champs de mines couverts par des antichars de 75 ou de 88, qui allument de loin les chars qui tentent de passer. En fin de journée, il faut accepter (provisoirement) l’échec et se replier sur les positions de départ. Plus à l’est, les troupes françaises ne peuvent déboucher dans la plaine, face à une véritable avalanche d’obus et de roquettes de tous calibres.
En revanche, ça bouge à nouveau sur le front anglais, en prélude à l’opération “Piano”.
Profitant du retour du beau temps, la 44e Division d’Infanterie britannique reprend sa progression vers le lac de Campotosto, malgré l’opposition de troupes de la GrossDeutschland, de la SS-Hohenstaufen et parfois, vers l’est, de la 6. Gebirgs Division. Pendant ce temps, les hommes de la 46e DI britannique avancent sur la Route 471 jusqu’au sud de Monteleone di Spoleto.


26 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Près de la côte, le 141th Infantry Rgt de la 36e DI-US attaque vers Montaldo di Castro. Pendant ce temps, une task-force composée du 143th IR de cette même division et des 752th Tank Btn, 601th Tank Destroyer Btn et 91th Cavalry Btn attaque et perce le long de la route côtière. Montaldo di Castro est évacuée par les Allemands qui se rétablissent un peu plus loin. De con côté, la 34e DI-US en profite pour se réorienter vers le nord-est.
La progression reprend pour les hommes de la Division Testa di Ferro, qui avancent peu à peu au sud de la ligne Canino – Arlena di Castro. Ceux de la Division Trento arrivent au contact du dispositif allemand sur les rives du lac de Bolsena, à Marta et, plus à l’ouest, à Piansano.
De leur côté, les Français tentent une deuxième attaque en direction de Marsciano, mais aussi dans la plaine au nord de Spolète, sans plus de succès que la veille : les Allemands sont trop bien installés sur leurs positions. Les bombardements de B-25 et de B-26 et l’appui aérien direct n’y changent rien. En fin de journée, l’état-major français met un terme à l’opération Tambourin. C’est une victoire tactique, mais aussi un échec stratégique : si les Allemands ont reculé et si les Français ont atteint de bonnes positions de départ pour l’offensive suivante, il faudra attendre le printemps pour espérer prendre Pérouse. Les Allemands, avec une grande économie de moyens et quelques contre-attaques ciblées, ont su freiner l’attaque et éroder ses fers de lance. Les Français n’ont pu exploiter suffisamment, ni profiter à fond du retrait de la Division SS Das Reich et de la réorganisation consécutive à l’arrivée de la 29. PzGr Division, la SS Hohenstaufen ayant bien joué son rôle de réserve mobile.
Pendant ce temps, les Anglais de la 44e Division d’Infanterie continuent leur attaque dans les paysages enneigés entourant le lac de Campotosto. Pendant que la 131th Infantry Brigade se bat pour Montereale, la 132th avance en direction des collines à l’est de la ville. Les progrès sont lents et si la ville est atteinte en fin d’après-midi, on se bat toujours sur les hauteurs à la nuit tombante.

La campagne de Grèce et des Balkans
Plus de bombes, plus de répression
Sofia
– La capitale bulgare est de nouveau bombardée par les Alliés. Le bombardement, effectué de nuit par des quadrimoteurs de la RAF, vise la gare et les ponts de l’Iskar, mais il est très imprécis et fait plusieurs centaines de victimes dans la population civile.
La radio grecque émettant de Sparte et la presse clandestine des régions grecques occupées se réjouissent sans vergogne de cette punition infligée aux oppresseurs bulgares. Ceux-ci ripostent en redoublant de brutalité contre les populations grecques des régions que l’Allemagne les a chargés d’occuper, la Thrace et la Macédoine (où ils ont succédé aux occupants italiens).


27 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Les Américains apprennent assez vite, comme l’a montré leur mouvement tournant et leur petite percée mécanisée de la veille. Pendant que la progression continue avec prudence le long de la côte, le reste de la 36e DI-US et la 34e DI-US s’occupent de nettoyer et de sécuriser les deux cours d’eau qui remontent vers le nord, l’Olpetta et le Timone. Ce faisant, le 135e RI de la 34e DI-US coupe la Route provinciale 109 et prend position au sud-ouest de Canino, pendant que les Italiens de la Testa di Ferro arrivent par l’est et le sud. Dans la soirée, deux P-40 larguent des tracts prévenant la population d’un bombardement pour le lendemain.
La Trento, de son côté, connaît des fortunes diverses : elle bute devant Marta, où les fantassins de la 252. ID ont eu tout leur temps pour se retrancher, tandis qu’elle perce à Piansano, bien que les combats continuent aux abords du village à la tombée de la nuit. Profitant des nombreux chemins qui serpentent à travers champs, elle coupe la Route 312 venant de Canino, au sud-ouest. Plus au nord, la 20e DI Friuli passe la journée en patrouilles pour reconnaitre le dispositif ennemi, sans trouver la faille.
Pour les Belges et les Français, après une semaine de combats incessants, cette journée de consolidation des défenses est perçue comme une détente bienvenue. La Tancrémont et la Brigade Rabanit se rejoignent à nouveau vers Firenzuola. La 14e DI, elle, se heurte aux éléments avancés de la 112. ID au sud-est de Trevi et à l’ouest de Cascia, dans les monts Coscerno.
Enfin, dans le secteur anglais, on se bat toujours dans les collines au sud-ouest du lac de Campotosto. Les troupes de la Grossdeutschland roquent vers l’ouest pour prendre la place des SS de la Hohenstaufen, laissant la place aux montagnards de la 6. GD.


28 février
La campagne d’Italie
Front italien
– Les Américains continuent d’avancer dans la plaine côtière.
Après que l’USAAF ait copieusement bombardé Canino et ses abords, les Allemands tentent une percée vers le nord, qui réussit avant de se heurter au bouchon installé par la Trento. En fin d’après-midi, les hommes de la 34e DI-US reprennent leur avance pendant que les Italiens de la Testa di Ferro s’emparent de la petite ville.
Le long du lac de Bolsena, les Allemands abandonnent Marta en y laissant pièges et snipers, et se replient en direction de Valentano.
En revanche, il n’y a pas de progrès notables dans ce que l’état-major anglais surnomme maintenant la bataille du Lac (de Campotosto).
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