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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 12:32 Sujet du message: 17 AOUT, version INTEGRALE |
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Je n'ai pas résisté à l'envie de replacer tous les événements du 17 août ensemble, à présent que nous avons tout. Il me semble que cela donne une vue plus globale des choses. Cela pose-t-il un problème ?
17 août
Mer des Antilles
Un PBY-5 français de la Flottille 25E, basé à Fort de France, surprend un U-boot en surface au large de la côte du Vénézuela et le coule. La victime est le U-507(un Type IX).
France occupée
La RAF accentue son offensive contre les terrains allemands au nord de la Seine. Dans la journée, on compte 373 missions offensives, mais la Luftwaffe refuse le combat. Seule la Flak répond aux attaquants.
Alger
Une réunion du Conseil de Défense Nationale réévalue la situation après les derniers événements du Pacifique Sud-Ouest. L’Amiral Lemonnier, chef d’état-major de la Marine Nationale, fait le point sur les forces navales dans la région après la bataille des Salomon Orientales (11 au 15 août). « L’engagement de nos forces en Méditerranée, mais aussi dans l’Atlantique, nous interdit d’envoyer d’autres renforts que ce qui a déjà été décidé au mois de juillet » explique De Gaulle, en tant que ministre de la Guerre.
La Flottille AB-8 (bombardement naval, basée à terre) a été pratiquement détruite pendant la bataille des Salomon et doit être dissoute ; elle sera reconstituée en Afrique du Nord début septembre, mais ne pourra être opérationnelle avant la fin de l’année. La Flottille AC-20 (chasse, basée à terre), volant sur Hawk-87, est actuellement notre unité aérienne la plus puissante dans les Salomon, mais il est impossible de lui envoyer des renforts en hommes sans désorganiser l’entraînement des pilotes de chasse de l’Aéronavale. En revanche, il semble possible d’envoyer d’autres hydravions de reconnaissance : si ceux qui s’entraînent actuellement à Djibouti peuvent être redéployés à La Réunion, les appareils de la Flottille E24 actuellement stationnés à La Réunion et à Diego-Garcia pourront être envoyés dans le Pacifique. La Flottille E29, détruite lors de l’invasion de l’Indochine par les Japonais, sera alors reconstituée à Nouméa.
Par ailleurs, la Flottille E1, jusqu’ici équipée de Lockheed Hudson III, va recevoir des Lockheed Vega “type-37” (en fait, d’ex-Ventura II de la RAF), que les Anglais ont cédé à la France quand ils se sont rééquipés en Bristol Beaumont. Ces appareils (qui seront identifiés en service français comme des Lockheed type-37A, les type-37 étant les avions directement achetés par la France à Lockheed) ont été modifiés par les ateliers de l’Aéronavale ; ils ont reçu un radar Mk-IV ASV et un système d’emport pour une torpille. Avec 3 000 livres de bombes, l’avion a un rayon d’action de près de 1 500 km.
Enfin, à la suite de discussions suivies avec les représentants de l’Empire Defence Staff, le CDN décide l’envoi en Nouvelle-Zélande de 100 chasseurs Hawk-87 (P-40E) rendus disponibles par la conversion des groupes de chasse de l’Armée de l’Air sur Mustang II. Les avions seront mis en caisse et chargés sur le paquebot Normandie, qui quittera Casablanca pour Auckland le 20 août. Le Royaume-Uni a déjà envoyé en Nouvelle-Zélande 44 de ses propres Hawk-87 pour équiper les squadrons de chasse de la RNZAF, mais ce n’est pas assez pour équiper les Squadrons n° 14, 15 et 16 et la FOTU (Fighter Operational Training Unit) n°2. De nombreux avions supplémentaires permettront de mettre en ligne plus rapidement les trois squadrons, qui viendront très utilement renforcer la défense aérienne de la région. L’importance de cette défense a été démontrée pendant la bataille des Salomon Orientales, lorsqu’un groupe aéronaval ennemi a été sur le point de percer vers Nouméa ou vers Espiritu Santo. Pour cela, quelques instructeurs expérimentés de plus seraient bien utiles aux Néo-Zélandais.
Bastia
La voiture du Général Carlo Scorza, Gouverneur Militaire de la Corse, arriva sur l’aérodrome de Bastia au coucher du soleil dans un grand déploiement de forces – deux autos blindées la précédaient, deux camions pleins d’hommes armés jusqu’aux dents la suivaient. Le Général était prudent. La Corse était pleine de renégats qui ne mesuraient pas à sa juste valeur le cadeau que faisait l’Italie Fasciste à l’Île de Beauté en lui permettant de rejoindre la nation qui ferait un jour ou l’autre ressurgir de ses cendres toujours brûlantes l’Empire de César et d’Auguste (« Pas mal, les cendres toujours brûlantes de l’Empire, se dit le général. Il faudra que je le replace dans un discours lors d’une réunion du Parti. »)
De plus, des avions ennemis avaient pris ces derniers temps la détestable habitude d’effectuer des reconnaissances armées au-dessus de l’île. Comme il n’avait aucune envie d’en rencontrer et que les défaitistes de la Regia Aeronautica saisissaient le moindre prétexte pour refuser de mettre une escadrille de chasse complète à sa disposition, le Général Scorza s’était résolu à voyager de nuit, avec un Saiman 204 spécialement équipé. Il sourit, satisfait de son astuce qui lui permettait d’éviter à la fois les bandits de grand chemin locaux et la chasse ennemie pour rentrer à son QG d’Ajaccio. Ce n’était pas cet imbécile de Magli qui aurait eu cette idée. Son front se plissa à nouveau, à l’évocation de son adjoint. « Trop doux, Magli, vous êtes trop doux ! venait-il de lui répéter pour la centième fois. Quand des brigands armés par l’ennemi tendent une embuscade à vos troupes, il faut raser toutes les habitations dans un rayon de cinq kilomètres autour du lieu de l’embuscade, et si ça ne suffit pas à éviter qu’ils recommencent, la fois suivante, il faut tout brûler dans un rayon de dix kilomètres ! La trique, Magli ! Le manganello ! C’est comme ça que nous avons maté les communistes chez nous, c’est comme ça que nous materons les Corses ! »
Il descendit de voiture devant l’élégante machine qui l’attendait, le pilote déjà aux commandes. Une escouade de sécurité veillait sur le monomoteur, et les hommes se mirent au garde-à-vous à l’apparition du Chef. Malgré ses préoccupations, Scorza nota que leur tenue laissait à désirer, notamment celle d’un grand escogriffe attifé comme l’as de pique : « Ta vareuse est mal boutonnée, soldat ! Ton arme a l’air plus propre que toi (un Chef voyait tout) ! C’est bien d’avoir une arme bien entretenue (un Chef devait être magnanime), mais un soldat de l’Italie Fasciste se doit d’être en tout un exemple éblouissant ! »
L’escogriffe rectifia vaguement la position : « Oui Signor Général ! A vos ordres, Signor Général ! » dit-il, réussissant à faire passer dans ces quelques mots un accent sarde à couper au couteau. « Un Sarde, évidemment ! songea Scorza. Guère mieux que les Corses, les Sardes. Mais ce gaillard a tout de même l’air plus viril que ce mollasson de Magli. »
Il s’installa dans le Saiman 204, à l’aise sur le siège spécial qui remplaçait les deux sièges arrières normaux, pendant qu’un homme de la Sécurité prenait place à côté du pilote. Magli ! Une bonne partie des problèmes de l’Italie seraient résolus si le Duce voulait bien ne nommer à des postes de responsabilité militaire que des Chemises Noires comme lui, Scorza.
L’avion s’aligna et décolla très vite, dans la nuit qui tombait.
Le général se mit à ressasser des pensées moroses. Le message secret de la veille donnait d’autant plus d’importance à son inspection du jour : « Offensive ennemie proche. Opérations secondaires de diversion prévues en Corse. » Et quand cet animal de Magli avait entendu ce mauvais augure, il avait demandé d’un ton finaud : « Faut-il se réjouir de n’avoir affaire qu’à une diversion, ou se désoler que l’ennemi frappe ailleurs et nous prive de la possibilité de montrer notre valeur ? » Scorza n’avait pas trouvé ça drôle.
Soudain, il se redressa dans son siège : « Que se passe-t-il ? Nous descendons ? Nous ne sommes pas encore arrivés à Ajaccio, il est trop tôt ! » Le pilote ne réagit pas, mais l’homme de la Sécurité se retourna : « En effet, Signor Général. Mais nous n’allons plus à Ajaccio. Nous allons nous poser sur une piste improvisée, en plein maquis, signalée par des projecteurs de fortune, aussi je vous prie de garder votre calme, notre pilote a besoin de se concentrer pour cette manœuvre délicate. » Garder son calme ? Le Général Gouverneur n’en avait pas l’intention : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Pilote ! Pilote ! »
– Silence, Signor Scorza, fit l’homme de la Sécurité, appuyant ses paroles en braquant sur le général un pistolet Beretta. De toutes façons, il ne peut pas vous répondre, il ne parle pas italien, il est de Paris. Vous n’avez pas remarqué, tout à l’heure, c’est moi qui ai répondu à la tour de contrôle de Bastia…
……………
Après un atterrissage mouvementé mais sans casse, une nuit de course à travers le maquis, puis une journée terrés dans une bergerie, ceux que le Général Scorza continuait d’appeler les brigands et leur prisonnier – lui-même – avaient retrouvé le reste de leur bande, un groupe d’hommes déguisés en soldats italiens et parmi lesquels Scorza reconnut avec fureur le grand escogriffe qu’il avait réprimandé pour sa mauvaise tenue sur l’aérodrome de Bastia. « C’est une honte ! C’est un enlèvement digne des criminels de Chicago, et commis par traîtrise ! » s’exclama-t-il.
– Ho, doucement, gronda le pseudo-Sarde. Si on t’a enlevé en douceur, c’est parce que notre pilote nous a donné l’idée, vu que ça le démangeait de montrer qu’il en avait autant qu’un Corse, bien qu’il soit du Continent. Moi, je t’aurais descendu tout net !
– Tu aurais dû ! hurla Scorza en lâchant une bordée d’injures. Il retrouvait dans la colère ses manières d’antan, quand il tabassait les adversaires politiques du Duce dans les coins sombres. Toute la garnison de Corse est à ma recherche, et ils ne vous feront pas de cadeau. Vous regretterez d’avoir touché à un cheveu de Carlo Scorza !
– A votre place, dit le pseudo-homme de la Sécurité, j’aimerais autant qu’on ne nous retrouve pas. En quittant votre bureau d’Ajaccio, vous y avez oublié un document compromettant, qui prouve que vous n’avez pas été enlevé, mais que vous avez déserté…
Scorza blêmit. « C’est impossible ! Je n’ai jamais eu un tel document ! »
– On l’a pourtant déjà retrouvé, je pense… Il est vrai qu’après votre départ, comme tous les jours, une femme de ménage est passée nettoyer les lieux. Une femme de ménage corse, qui se trouve être une petite cousine à nous…
– Ça, c’était mon idée, se rengorgea le grand escogriffe. Enfin, au départ, c’était une idée de Fratello, quand il nous avait débarrassé comme ça de… concurrents, fin 38…
– Je me disais bien, fit l’autre. Cousin Fratello a toujours eu beaucoup d’imagination. Aujourd’hui, cela devrait mettre encore un peu plus de confusion dans votre état-major, tout le monde va soupçonner tout le monde…
Carlo Scorza était effondré. Ses ravisseurs n’avaient apparemment pas l’intention de le tuer, mais il voyait déjà son nom traîné dans la boue, ses anciens camarades squadristi lui cracher dessus…
– Signor Scorza, ne faites pas cette tête. Après la guerre, les Chemises Noires haut placées comme vous feront mieux, de toute façon, de ne pas rentrer en Italie, sous peine de goûter aux prisons où vous avez envoyé tant de monde. Je vous conseillerais de voyager…
– Mon cousin a raison, ajouta le grand type avec un sourire grimaçant. Voyagez loin. Et choisissez un endroit où il n’y ait pas de Corses, ce sera mieux pour vous.
……………
« J’avais été bien inspiré, pendant la période de creux vécue en Algérie au moment de notre transformation sur Mustang II, de m’amuser à m’entraîner au vol de nuit… Quelques jours après cette histoire peu banale, le sous-marin Henri-Poincaré me récupéra sans incident sur une plage corse et me ramena à Alger en compagnie du Signor Général Scorza, sous bonne garde. Mon seul regret fut alors de ne pas avoir le droit de raconter cet épisode à mes camarades avant la fin de la guerre. J’ignore ce qu’est devenu Scorza, qui pouvait bien aller au diable – l’individu était responsable d’une bonne part des abominations commises en Corse par les occupants, telles que la destruction du village de La Maddalena et le massacre de ses habitants, perpétrés par des troupes allemandes mais sous ses ordres, en novembre 41. Cependant, le Saiman 204 était vraiment très agréable à piloter, et j’ai toujours regretté d’avoir dû l’incendier. Je ne pense pas qu’il en reste un seul en état de vol aujourd’hui. » (Jean-Pierre Leparc, Les Gars du Lafayette)
……………
Article paru dans les pages “Faits divers” du journal El Mundo de Buenos-Aires, le 13 novembre 1949 – Un étrange assassinat
La police a retrouvé dans la nuit du 11 au 12 novembre le cadavre d’un nommé Carlos Aguilera dans une chambre d’un hôtel discret de la capitale. L’individu avait été tué de trois balles de gros calibre tirées par un pistolet muni d’un silencieux : deux balles en pleine poitrine et une dans la nuque, signature du coup de grâce des professionnels. Les employés ont vu deux hommes quitter l’hôtel en hâte vers l’heure du crime : « Un grand brun maigre et un plus petit, un peu enveloppé » – signalement dont il est douteux qu’il permette l’arrestation des coupables.
Règlement de compte, a-t-on supposé au départ. Mais les premières investigations ont révélé que, si l’homme n’était pas connu des services de police, ses papiers étaient faux. Il s’agirait d’un certain Carlo Scorza, ressortissant italien, arrivé en Argentine en 1946, venant des Etats-Unis et qui serait un repris de justice. Enfin, le mobile du crime pourrait être passionnel : sur le mur de la chambre d’hôtel, une main avait tracé en grosses lettres : “Ricorda Maddalena”. Souviens-toi de Madeleine ?
Rome
Mussolini nomme le Général Ambrosio chef d’état-major de l’Armée italienne.
Malte
L’Amiral Sir Andrew Cunningham et ses adjoints, les Amiraux Godfroy et Michelier (MN), Rawlings (RN) et Hewitt (USN), décident la réorganisation de l’Escadre de Mer Egée. Elle est maintenant placée sous le commandement du Contre-Amiral Sir Philip Vian, chef de l’Allied Naval Command-Greece/Commandement Naval Allié-Grèce (ANCG/CNAG), qui inclut :
– Sous le contrôle direct de l’ANCG :
ML(fast) HMS Welshman
– Escadre de Mer Egée
(i) Force principale (Captain Guy Grantham, RN)
CL HMS Aurora
CLAA HMS Cleopatra et Dido (amiral)
DD HMS Isis, Maori, Paladin, Partridge, Sikh et Somali
DE (classe Hunt-III) MN L’Impérieuse, L’Iphigénie et La Résolue
(ii) Flottille sous-marine de Mer Egée (basée à Chios)
HMS P-48, Ultimatum, Ultor, Umbra, Unbending et Urchin (tous sous-marins de classe U)
(iii) Forces légères (toutes de la Marine Royale Grecque)
1er Escadrille de vedettes rapides : 6 MTB Vosper
2ème Escadrille de vedettes rapides : 7 MTB Fairmile type B et 8 MTB HDML de classe VP-1 type Royal Navy (équipées pour chasser les mini-sous-marins)
2ème Escadrille de dragueurs de mines (6 MMS Admiralty de type Royal Navy et 2 MMS de classe D-100 française)
Flottille de caïques armés (32 bateaux de pêche convertis en patrouilleurs légers)
– Groupe de Soutien du Péloponnèse (Capitaine de Vaisseau Perzo, MN)
(i) Force principale
CL MN Montcalm (amiral) et HMS Manchester
DD MN Le Fantasque, Le Terrible, L’Indomptable et MRG Psara et Kondouriotis
TB MN L’Incomprise, La Poursuivante et Branlebas
(ii) Forces légères basées à Zanthe
Escadrille de vedettes rapides de la marine yougoslave : Kajmakcalan, Suvobor, Triglav (MTB Lürssen) et 3 MTB Vosper
Escadrille de chasseurs de sous-marins de la marine yougoslave : 8 CH-50 type français (les ex-CH 76, 77, 79, 80, 84, 86, 88, 89)
Escadrille de vedettes rapides III/2 (MN) : VTB-107, 109, 112, 114, 116, 117 (6 MTB Higgins type 76-ft)
(ii) Forces légères basées à Githion et Kalamata
Escadrille de vedettes rapides III/4 (MN) : 8 chasseurs de sous-marins (type US SC-110ft)
Escadrille de patrouilleurs I/3 (MN) : CH-58, 59, 60, 62, 63, 64, 65 (chasseurs de sous-marins de classe CH-50)
Escadrille de patrouilleurs III/3 (MN) : VGB-112, 119, 122, 124, 129 (MTB Fairmile type B) et VP-18, 19, 23, 25, 26, 27, 29, 30 (MTB HDML de classe VP-1)
1ère Escadrille de dragueurs de mines de la marine grecque (8 MMS de classe D-100 française)
Mer Egée
Pour empêcher les Allemands de renforcer la chasse stationnée dans les Balkans durant l’opération Blowlamp, la Force Aérienne de Mer Egée lance plusieurs raids contre les terrains allemands de la région d’Athènes. Les pertes ne sont pas négligeables, notamment du fait que beaucoup de chasseurs alliés opérant dans la région sont encore d’anciens modèles : deux Bristol Beaumont du 234ème Wing et un Martin Baltimore du 232ème Wing sont abattus, ainsi que quatre Kittyhawk, trois Hurricane II et deux Spitfire V de l’escorte. Cependant, sept Bf-109F sont éliminés (trois abattus et quatre trop endommagés pour être réparés).
Roumanie – Blowlamp III
A midi, les photos prises le matin par un Mosquito de reco photo sont développées. Elles montrent que le complexe Standard Petrol et Unirea Speranta est détruit à 80% et que le complexe Astra Romana et Unirea Orion, plus vaste, est détruit à 50%. La Columbia Aquila est moins endommagée (10%).
Cependant, les avions de Blowlamp III ont déjà décollé. Les deux Groups de l’USAAF et l’Escadre française engagent chacun 24 avions. Ces 72 appareils, escortés par 72 P-38, visent la raffinerie Romana Americana à Ploesti. Trois bombardiers et six chasseurs doivent rentrer prématurément pour ennuis mécaniques.
Bis repetita!
Ce nouveau raid provoque la consternation aux QG de Gerstenberg et de Kesselring. Les attaques de la veille n’ont pas seulement causé de sévères dommages, elles ont aussi sévèrement atteint les défenses de Ploesti. Les Gruppen de Bf-110, durement éprouvés, reçoivent l’ordre de n’intervenir qu’au retour des bombardiers, que l’on espère alors un peu désorganisés.
Près de Ploesti, les deux flottilles de chasse roumaines lancent à elles deux seize Bf-109E et 22 IAR-80. Cette fois, les chasseurs roumains tentent d’éviter les P-38, plus rapides mais moins maniables, et de se concentrer sur les bombardiers, mais ils sont trop peu nombreux. Cinq Bf-109E et neuf IAR-80 sont abattus par l’escorte, en échange de quatre P-38 (deux du 1er FG, un du 14ème FG et un de la 2ème EC). A 28000 pieds, les Roumains n’ont qu’un faible avantage de vitesse sur les B-24 et doivent chasser longuement pour les rattraper. Un seul des bombardiers est abattu, et les feux croisés des mitrailleurs détruisent trois IAR-80.
Au-dessus de l’objectif, les bombardiers découvrent qu’une couche de nuages et de fumée de 4/10 obscurcit partiellement les cibles, et le bombardement n’est que moyennement réussi. La Romana Americana est atteinte à 20% et une flak nourrie abat un B-24.
Sur le chemin du retour, alors que la formation alliée survole les monts du Rhodope, elle est attaquée par 22 Bf-110 (dont huit chasseurs de nuit du 7/NJG , qui espèrent tomber sur des isolés). Un peu à court d’essence, les P-38 se contentent d’abattre sept bimoteurs allemands (dont trois des précieux chasseurs de nuit) au prix d’un seul chasseur du 14ème FG, mais les bombardiers sont bien protégés. Seuls deux traînards, endommagés et incapables de suivre le train, sont abattus par les Bf-110. Deux autres B-24 se posent en urgence, l’un à Limnos, l’autre à Chios ; ils sont irréparables.
Ce nouveau raid de jour a donc coûté six B-24 et cinq P-38, en échange de 21 chasseurs ennemis détruits par l’escorte (qui en revendique 32) et trois par les mitrailleurs (qui en réclament au moins 16).
Roumanie – Blowlamp IV
La nuit, les villes ont l’air de raffineries
Trois heures après l’atterrissage à Rhodes du dernier B-24, la RAF lance 72 bombardiers (36 Stirling, 18 Manchester et 18 Wellington). Les quadrimoteurs visent la Columbia Aquila et les bimoteurs la Romana Americana.
A ce moment, la confusion la plus grande règne chez les défenseurs de Ploesti. Jamais, dans ses plus sombres cauchemars, le Général Gerstenberg n’a envisagé des raids répétés d’une telle intensité. Ses canons de flak lourde ont désespérément besoin d’entretien, car ils ont en moyenne tiré 700 à 950 coups dans les dernières 24 heures. Ses chasseurs de nuit représentent son dernier espoir, mais sur les 32 avions des 7 et 8/ NJG 1, six ont déjà été abattus et huit endommagés. En y ajoutant les besoins de l’entretien habituel, seuls 14 peuvent décoller. Ils détruisent cinq Stirling, quatre Wellington et trois Manchester, mais perdent un Bf-110F et un Ju-88C6 sous les ripostes des mitrailleurs.
Les équipages britanniques sont plutôt surpris par la faible réaction de la flak. En revanche, ils sont trompés par des feux d’essence allumés sur l’ordre de Gerstenberg pour les égarer. Du coup, si la Romana Americana est frappée (surtout par des Manchester), la Colombia Aquila échappe à de nouveaux dommages. Revers de la médaille : la ville de Ploesti est violemment touchée, on compte cette nuit 89 morts et 271 blessés civils.
Malaisie
Un régiment japonais parti de Kota Tinggi, au sud-est de Johore, attaque Calder Harbour et la zone de défense de la batterie de Pengerang, sur la côte de la presqu’île qui forme la pointe sud-est du Johore.
Piste de Kokoda (Nouvelle-Guinée)
Le Brigadier Wootten sait maintenant qu’il va devoir prendre le Bowl, puis détruire la principale position japonaise bloquant la piste de Kokoda, au bord d’Eora Creek. La tâche est redoutable… et c’est à ce moment que Wootten reçoit un message du Général Blamey, qui vaudra à celui-ci une rancune durable de la part de toute la 18ème Brigade.
« Ces deux dernières semaines, critique Blamey, vous n’avez pratiquement pas avancé contre un ennemi inférieur en nombre. Vos attaques semblent avoir été conduites par des compagnies isolées sur des fronts étroits. L’inertie de l’ennemi montre qu’il n’est pas assez fort pour vous menacer. Vous devriez agir avec plus de hardiesse et effectuer un large mouvement tournant pour détruire l’ennemi. »
La réponse de Wootten est un exemple de froideur offensée – et offensante. « Sept de mes neuf compagnies sont en action en même temps. Il me semble que les difficultés spécifiques aux opérations dans cette région demeurent un mystère impénétrable pour un état-major situé à un millier de miles. De larges mouvements tournants sont tout simplement impossibles à effectuer dans une zone non cartographiée, inhabitée et sur un terrain constitué de lignes de crêtes entrecroisées qu’aucune piste ne parcourt, où les pentes dépassant 35 degrés sont la norme et où la visibilité ne dépasse jamais quarante pieds, le tout sous une pluie glaciale continuelle poussée par un vent violent. De larges mouvements tournants ont autant de place ici qu’à Gallipoli. Cependant, nous nous frayons pouce par pouce un chemin à travers la position défensive la plus solide jusqu’à Wairopi. Une visite des officiers de l’état-major serait très appréciée. Ils auraient vraiment beaucoup à apprendre sur le front. Qu’ils pensent seulement à apporter leur arme personnelle, avec autant de grenades qu’ils pourront en porter. Et qu’ils prévoient de subir cinquante pour cent de pertes. »
Milne Bay (Nouvelle-Guinée)
La bataille du détroit de Chine (China Strait), nuit du 16 au 17 août 1942 (extrait de B. Marcus – Les Forces Armées Australiennes dans la Seconde Guerre Mondiale)
« Les quatre destroyers australiens, tous endommagés, les Warramunga, Vendetta, Vampire et Voyager, décidèrent de reprendre la route la plus courte pour accéder à Milne Bay, à travers le détroit de Chine.
En face, le Tama et deux DD gardaient le Passage Jomard. La bouche du détroit de Chine était surveillée par le CLTT Ooi, le gros mouilleur de mines Okinoshima et les DD Okikaze et Sawakaze. L’Ooi, qui avait utilisé 8 torpilles quelques jours plus tôt, en avait encore 32. Les DD en avaient respectivement deux et trois.
Une fois de plus, les vigies de nuit de la Marine Impériale montrèrent leur supériorité, repérant la formation australienne à 23h51, à près de 9 000 mètres de distance, malgré une forte nébulosité et de nombreux grains. L’Ooi observa les quatre destroyers trois minutes avant de tirer huit torpilles ; une minute plus tard, les Australiens changèrent légèrement de cap, mais les Japonais continuèrent à retenir leur feu.
Le Warramunga repéra la formation japonaise à 23h56 et ouvrit le feu immédiatement, touchant d’emblée l’Okinoshima, dont la massive silhouette dominait les navires voisins (les Australiens le prirent d’ailleurs pour un croiseur lourd). L’Okinoshima répondit tout de suite, du tir précis de ses deux tourelles doubles de 5,5 pouces.
A 23h57, le Voyager, dernier de la formation australienne, fut frappé par une torpille juste en avant de la passerelle. L’impact provoqua une explosion digne d’un croiseur de bataille (la torpille avait dû courir en surface, et aucune épaisseur d’eau n’amortit la détonation). Une grosse boule de feu s’éleva, faisant croire aux Japonais qu’ils avaient coulé un croiseur de classe Arethusa. Le Voyager ne fut pas brisé en deux, mais sa blessure était mortelle. Il sortit de la ligne de bataille, l’avant enveloppé de flammes qui montaient à trente mètres.
Pendant ce temps, la bataille se transformait en une série de duels. Le Vendetta engagea l’Ooi et le Vampire l’Okikaze. Le Sawakaze, un moment engagé par le Voyager, se trouvait libre de tout adversaire et choisit de s’en prendre au Vampire.
Le Warramunga soutint pendant dix minutes un échange inégal avec l’Okinoshima et fut durement touché. A 00h08, il dut finalement rompre le combat quand deux obus de 5,5 pouces mirent hors service sa chaudière avant. Il avait déjà reçu cinq autres obus et n’avait plus qu’une tourelle de 4,7 pouces opérationnelle. Peu après, à 00h09, une de ses torpilles frappa son adversaire en avant de sa tourelle A, ouvrant un trou béant dans sa proue. Le gros navire se replia de son côté pour panser ses plaies.
A ce moment, le Vampire était stoppé et en flammes, ayant reçu une pluie d’obus des deux destroyers japonais auxquels il faisait face. Il avait réussi à toucher et à endommager sérieusement l’Okikaze, mais à un contre deux, il était perdu. Une torpille du Sawakaze finit par l’achever à 00h40, mettant un point final à la bataille.
Le Vendetta avait vécu un moment passionnant. Il avait engagé l’Ooi pendant près d’une demi-heure, ne recevant que deux obus et touchant cinq fois le croiseur lance-torpilles, mais sans lui infliger (ni subir) de sérieux dommages. Réalisant qu’il était dangereusement isolé, il finit par se replier, en couvrant le Warramunga.
Cette âpre petite action fut le dernier soupir offensif de la Royal Australian Navy dans ces eaux jusqu’à l’arrivée d’Europe de ses nouveaux destroyers modernes. L’entrée à Port Moresby du Warramunga, noirci et sanglant, accompagné du Vendetta, fut une vision saisissante pour les soldats massés sur le rivage en demandant ce que faisait la Navy. Le Warramunga dut repartir pour six mois de réparations en Australie. Le Vendetta rejoignit le Thracian, à peu près réparé, et l’aviso Swan, pour des courses régulières jusqu’à Dahuni Bay, préservant un lien vital pour l’AMF de Milne Bay. »
La RAN ayant échoué à nettoyer la baie, Clowes n’a plus le choix. Il ordonne à ses hommes épuisés de se replier aussi lentement que possible vers Gurney pendant que ceux de la 15ème, qui marchent sans arrêt depuis deux jours, sous de fréquentes attaques aériennes, les rejoignent en titubant le long de la piste de Kalobi. Alors, durant toute une sanglante et sinistre journée, les hommes de la 7ème Brigade luttent pour donner à ceux de la 15ème une chance de s’en tirer. Ils y parviennent de justesse…
Pendant ce temps, les unités du génie et du train travaillent jour et nuit pour transporter le ravitaillement et le matériel vers Baraga, tandis que l’unité de construction américaine prépare frénétiquement des positions de défense le long de la rivière Kalobi, d’Halfway Creek et de Flying Fox Creek.
La RAAF envoie tout ce qu’elle peut pour soutenir les troupes au sol. Malgré une météo abominable, les bombardiers réussissent à passer, mais le prix est élevé. Huit appareils sont abattus par les chasseurs japonais (qui perdent trois A6M2-N), six par la DCA lors d’attaques à très basse altitude, et treize (!) parce qu’ils s’écrasent dans les montagnes en essayant de trouver leur chemin à travers les nuages jusqu’à Milne Bay. Aujourd’hui encore, avec toutes les aides à la navigation moderne, le trajet reste dangereux si la météo est mauvaise…
Rabaul
La RAAF tente de nouveau de prendre des photos de Rabaul, avec deux Hudson. Tous deux sont perdus.
Le petit convoi de Tanaka atteint Rabaul sans avoir fait de mauvaise rencontre.
Le Capitaine Iishi examine les G-351 et G-352. Il les trouve un peu grands pour leur tâche, trop voyants et équipés de moteurs trop bruyants. Il ordonne donc de les repeindre en couleurs peu visibles, leurs ponts notamment, et de fabriquer des bâches pour masquer leurs formes au mouillage. Les moteurs doivent être équipés de silencieux, sous la forme d’étouffoirs et d’un tambour mélangeur, où de l’eau de mer est pulvérisée dans l’échappement pour refroidir les gaz avant de les expulser. Iishi apprécie la puissance de feu des nouvelles vedettes, mais estime qu’on peut faire mieux. Une mitrailleuse de 13,2 mm Type 93 est ajoutée de chaque côté du poste de commandement et un 3-livres Hotchkiss à l’arrière. Quatre des six grenades ASM sont supprimées pour ne pas alourdir le bateau. Ce travail doit être exécuté en priorité par l’équipe de l’Asahi.
Guadalcanal
Poursuite des activités de patrouilles.
Les Japonais renflouent le LCM échoué à Pointe Cruz et déchargent le char Stuart qu’il contient. Celui-ci vient s’ajouter à la petite collection de Stuart plus ou moins endommagés capturés par les Japonais. Les plus abîmés sont enterrés pour servir de bunkers sur le bord est du terrain d’aviation, couvrant les zones dégagées. Le LCM, lui, sera par la suite chargé d’un LVT très endommagé et envoyé à Rabaul, où sa conception soulèvera un grand intérêt.
De l’autre côté de la baie, la 28ème Brigade de l’AMF achève la redistribution de ses forces sur Tulagi, Gavutu et Tanimbogo, et établit de petites garnisons sur Florida, à Halavo et Halita. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Dernière édition par Casus Frankie le Lun Fév 19, 2007 17:36; édité 1 fois |
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Fantasque
Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 1335 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 12:57 Sujet du message: |
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Quand tout est mis bout à bout, c'est assez impressionant....
Notez ma tentative à "introduire la discorde chez les collègues..." en proposant des avions aux Neo-Zélandais pour calmer les ardeurs australiennes.
Cependant, le geste est politiquement très logique (bon retour politique pour un investissement minime) et le P-40E est maintenant obsolète aux standards français.
Quant à la Marine Grecque, elle va recevoir des "Hunt" et des corvettes, comme en OTL.
Notez l'escadre de Grèce, qui a même pris un peu de poids avec l'arrivée du Manchester réparé. On voit aussi que les grecs sont à la manoeuvre pour les unités légères. La flotille de caïques armés est à la fois historique et une référence filmographique bien connue....
F _________________ Fantasque |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 13:08 Sujet du message: |
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| Fantasque a écrit: | | Notez ma tentative à "introduire la discorde chez les collègues..." en proposant des avions aux Neo-Zélandais pour calmer les ardeurs australiennes. |
Noté 8)
Bon, Fantasque... petit problème de maths : soit le U-162, coulé le 17/8/42. Quel est le n° du dernier U- coulé le 19/8/42 ? Pas encore le 162, non ?  _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Fantasque
Inscrit le: 20 Oct 2006 Messages: 1335 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 15:52 Sujet du message: |
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Gaasp...
le 17 août c'est le U-507...
Par ailleurs, quid de l'idée de Clausewitz d'une Brigade de Fusiliers Marins? _________________ Fantasque |
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clausewitz
Inscrit le: 04 Fév 2007 Messages: 164 Localisation: Nantes
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 16:09 Sujet du message: |
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Je te remercie fantasque de cet honneur mais c'est pontus qui à eu cette idée mais je trouve cette idée très interessante mais il faudrait d'abord savoir quel but aura cette brigade : garde des bases navales ? opérations speciales ? opérations amphibies ? _________________ Ma nouvelle uchronie
http://clausuchronia.wordpress.com/ |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10781 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 16:24 Sujet du message: |
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La pénurie de main d'oeuvre (à part les trouffions de base) ne va-t-elle pas imposer de convertir un maximum de gens appartenant à la Marine Nationale en marins purs et simples ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15561 Localisation: Paris
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 17:36 Sujet du message: |
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| clausewitz a écrit: | | Il faudrait d'abord savoir quel but aura cette brigade : garde des bases navales ? opérations speciales ? opérations amphibies ? |
Opérations Spéciales !
Genre, enlèvement de Hiro-Hito
(j'en connais un qui en ferait une tête) _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
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Pontus
Inscrit le: 15 Déc 2006 Messages: 80 Localisation: Port-au Prince
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Posté le: Mar Fév 20, 2007 00:14 Sujet du message: |
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Loic a écrit
| Citation: | | La pénurie de main d'oeuvre (à part les trouffions de base) ne va-t-elle pas imposer de convertir un maximum de gens appartenant à la Marine Nationale en marins purs et simples ? |
Que veux tu dire ?
En fait ce qui va vous manquer ce sont des officiers de manoeuvre, ingénieurs machines, des spécialistes des transmissions ou de la detection.
Vous pouvez résoudre ce problème ne piochant dans la marine marchande.
En Otl, devant le manque de personnel, certains navires marchands français avaient des équipages mixtes, français/anglais, d'autres ont tout simplement été confiés à des compagnies anglaises et armés par des équipages alliés (Anglais, Norvégiens, Hollandais).
La flotte marchande française de 1940 est énorme, je suis en train de recenser les navires c'est vraiment très impressionnant...
Pour les fusiliers marins :
Tout d'abord les marins pourraient fournir dès juin-juillet 40 des unités d' artillerie, DCA, anti-chars (à partir des effectifs de défense du littoral rapatriés de France). sure que cela renforcera bien les français en Libye et en Sardaigne à un moment ou il y aura tension sur les effectifs de l'armée de terre. Les premiers marins évacués de Brest arrivent à Casablanca à la fin juin...
En juin 40, 200 canonniers du dépot de Toulon ont combattu les Allemands dans les Alpes, équipés de canons de marine ou de 47 Anti-Char...
Enfin ce sont juste des propositions...  |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10781 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Mar Fév 20, 2007 07:43 Sujet du message: |
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Je veux dire que plus ou moins tout le monde sur un navire est spécialisé, mais il faut quand même une formation initiale de marin. La France va connaître à partir de fin 42 et tant que la Métropole n'est pas libérée un problème de main d'oeuvre spécialisée. Donc à partir de là, tous ceux qui ont une formation de marin de base seront utiles et tant pis s'il faut sacrifier des corps de métier spécialisés.
Et puis la débâcle n'arrange rien. Comme tu le dis, mas mal de marins ont combattu dans les Alpes, ils peuvent tout aussi bien fraterniser et rester dans l'Armée de Terre  _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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