| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13314 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 22:54 Sujet du message: |
|
|
Le panthéon égyptien est plein d'exceptions locales, qui font changer les Divinités selon les villes. Ainsi, l'Horus d'Edfou n'est pas celui de Karnak.
Et Sekhmet avait tout de même des temples bien à elle. Si vous allez au musée egyptien de Turin, vous en aurez un excellent exemple.
Un petit propos introductif ?
Dans le livre de la vache céleste, Hathor est transformée en une divinité appelée Sekhmet (“la puissante”) en tant qu'œil de Ra et vice versa. Donc, dans ce cas, Hathor et Sekhmet pourraient être les mêmes. Cependant, dans d'autres cas, comme la place de Sekhmet dans la triade memphiteµ, elles sont distinctes. Bastet est complètement distincte. Cependant, tous pourraient être considérés comme un aspect de Ra, en particulier son œil.
* La triade memphite était un groupe de trois dieux vénérés dans la ville de Memphis. Dans l'Égypte ancienne, de nombreuses villes avaient un dieu ou un petit groupe de dieux qu'elles adoraient plus que les autres. Souvent, il s'agissait de 'triades', ou d'un groupe de trois dieux comprenant un dieu masculin, sa compagne et leur enfant. Dans la triade memphite, le dieu principal était Ptah, avec sa compagne Sekhmet, et leur enfant Nefertum.
En conséquence, Memphis avait aussi un mythe de création différent de celui des autres villes. Memphis était également connue pour la cosmogonie memphite, où Ptah était le premier être et la grande force créatrice derrière le monde. Ce mythe a ensuite été combiné avec le mythe héliopolitain voisin, de la ville d'Héliopolis, qui adorait Ra, le dieu du soleil, au-dessus des autres, dans lequel Ra était le créateur. Dans ce compromis, Ptah est devenu soit le créateur de Ra, soit l'esprit créateur de Ra.
Bref :
https://www.youtube.com/watch?v=bIpjZB5iTyg _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11901
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 08:21 Sujet du message: |
|
|
En fait, tout est compréhensible, lorsque l'on sait comment le panthéon égyptien s'est créé; l'Égypte pharaonique, n'est pas simplement la Haute et Basse Égypte, c'st surtout une collection de villes vénérant chacune leurs propres dieux. Pour créer le panthéon égyptien, il a fallu que les différentes cités-États 'reconnaissent' dans un dieu secondaire adoré ailleurs leur dieu tutélaire. Un phénomène de syncrétisme.
C'est à peu près ce qui est arrivé avec le culte des dieux du Latium (Jupiter, Minerve, Neptune etc.) qui ont été identifiés par les Romains aux dieux grecs (Zeus, Athéna, Poseidon etc...) ... qui ont dû d'ailleurs rajouter Apollon à leur panthéon puisqu'il n'y avait aucun équivalent, tandis que le dieu des morts Orcus était supplanté par Pluton (Hades renommé). _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 08:41 Sujet du message: |
|
|
Il faut aussi tenir compte du fait que la religion égyptienne a duré plus longtemps que les religions chrétienne et musulmane additionnées…
Durant cette TRES longue période, il y a eu de la place pour des évolutions. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Dernière édition par Casus Frankie le Ven Mai 08, 2026 09:54; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 08:49 Sujet du message: |
|
|
30 août
La Slovaquie, prochaine étape (ajournée)
Fin de programme
Au sud de Gÿor – La situation s’apaise très vite. Hormis quelques ajustements autour de Pápa (les Soviétiques) et de Veszprém (les Allemands), plus grand-chose ne bouge, faute de blindés, de carburant, de combattants… et d’énergie. En plus, il fait lourd, alors ! Reste une forte odeur de brûlé – carburant, véhicules, cadavres…
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Pest (est) – Angyalföld n’est visiblement plus au centre des préoccupations de Tolboukhine : constatant avec plaisir que, désormais, le centre ennemi s’effondre, il décide de limiter la 18e Armée (Andrei Gretchko) à un médiocre grignotage en milieu urbain – médiocre, certes, mais qui permet toutefois à l’infanterie de souffler (un peu). L’enjeu est de coller aux basques de la 72. ID (Hermann Hohn) et de maintenir la pression sur la 330. ID (Georg Zwade) en tâchant d’élargir la brèche déjà ouverte au sud. Mais cela, c’est le travail de la 14e Armée (Valerian Frolov).
En dépit des difficultés, les Soviétiques ne sont pas trop surpris par les joies du combat urbain. Même s’il faut, comme toujours, un temps d’adaptation au combattant individuel, l’expérience durement apprise par les commandements – notamment à l’échelle du corps d’armée – a conduit à donner rapidement des instructions spécifiques. En pratique, l’Armée Rouge ne cherche plus ici à anéantir l’adversaire par le feu, mais bien à le fractionner en petites poches non ravitaillées, vouées à l’impuissance, la réduction et l’anéantissement. Une sorte de version miniature de la doctrine de l’art opératif, en somme.
Pour ce faire, chaque division a constitué un “groupe d’assaut spécial” constitué de quelques dizaines de fusiliers sélectionnés, renforcés d’autant de spécialistes avec une mitrailleuse lourde, deux mitrailleuses légères, un fusil antichar, un lance-flammes et deux lance-grenades. Un assaut divisionnaire ne doit pas dépasser les 800 mètres de large et doit impérativement suivre au moins deux rues parallèles. Un rapport de force de 4 contre 1 est attendu, avec un commandement positionné immédiatement derrière la première vague – la nature du terrain rendant les communications difficiles. Attendu que les progressions peuvent être aussi rapides qu’inégales, chaque régiment dispose aussi d’une réserve mobile – dont une compagnie d’armes automatiques, un détachement de reconnaissance et un de spécialistes – destinée à rétablir des situations compromises. Enfin, les observateurs d’artillerie doivent être postés sur la ligne de feu – l’absence de visibilité à plus de 100 mètres rendant leur tâche à peu près impossible sinon : si un bâtiment n’obstrue pas la vue, un nuage de poussière obscurcit l’air.
Et ça marche… un peu. Dans cette configuration sans cesse changeante, où les positions ondulent au milieu d’un océan de maisons et où le “front” ne peut être que vaguement situé – tant il évolue constamment au fil des heures comme des opportunités – les unités soviétiques manquent encore et toujours de coordination, en dépit de toutes ces précautions. Elles avancent, certes… mais sans parvenir à leurs fins : la destruction irrémédiable des forces ennemies. C’est que la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) tient fermement – en ce qui la concerne – les voies ferrées donnant sur la gare de l’Ouest (Nyugati pályaudvar), appuyée par les Zrinyi II du 24e Bataillon d’assaut (major Barnabás Bakó).
Au centre, la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) contre-attaque encore de Törökőr vers Rákosfalva, mais échoue à repousser vraiment la 62e Armée (Vladimir Kolpakchi). Elle la déséquilibre toutefois assez pour permettre aux débris de la 2e Brigade de Montagne (Sándor Makray) et au 1er Bataillon d’assaut – renforcés par la Division Szent-Lászlo (major-général Zoltán Szügyi) et par quelques KG de la Maria-Theresa – de relancer en direction du cimetière Kerepesi et de la rue Stefánia. Un nouveau contre qui ne parvient pas non plus complétement à ses fins, mais semble au moins bloquer les assaillants.
Le journal de la 14. PzGr témoigne de la violence des combats. « La bataille de Budapest se joue clairement sur la tête de pont Est. Le combat continue avec une férocité ne diminuant nullement, sous de violentes frappes d’artillerie ou de mortiers. Pertes significatives des deux côtés. Au-delà d’une perte de terrain non décisive, il parait possible, en dépit d’un manque très problématique de munitions, de maintenir nos positions face aux fortes attaques ennemies venant de l’est. Approvisionnement léger. Dotations d’artillerie disponibles encore pour une journée de feu. Certains types de munitions déjà épuisés. »
Les munitions presque épuisées, il reste l’assaut avec des unités ad-hoc et… le corps-à-corps, selon la nouvelle et coûteuse norme en vigueur. Ainsi, le groupe d’assaut du 1er lieutenant István Mányoki perd 70 % de ses 120 hommes en 48 heures de combat.
C’est un fait : l’approvisionnement devient véritablement un problème pour l’Axe. En revanche, il peut encore compter sur un excellent service de renseignement : la population hongroise en terrain occupé, que l’état-major parvient encore à joindre par… les lignes téléphoniques civiles. Que les Germano-Hongrois en profitent, cela ne durera pas.
Présage de la suite, la Wehrmacht édifie frénétiquement en arrière du front pas moins de six lignes concentriques de barricades, cordons de barbelés, barrières électriques, champs de mines, fossés antichars… Le tout est le plus souvent garni par des unités de second rang telles que le 2e Bataillon d’assaut universitaire. Les rares professionnels de la Honvèd survivants sont désormais le plus souvent intégrés dans les unités allemandes, afin de lutter contre le risque de désertion… Mais tous ces travaux n’empêchent pas l’artillerie soviétique d’ouvrir le feu sur les positions germano-hongroises au-delà du cimetière Kerepesi et notamment sur la place Teleki, qu’il faut abandonner sous la pluie d’obus.
Plus au sud, la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu) tente de prendre d’assaut toute seule l’Académie militaire, dont chaque pièce est disputée. Elle n’y parvient pas, mais s’acharne néanmoins, tandis que la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov) passe la rue Haller pour entrer enfin dans le VIIIe arrondissement. La 225. ID (Ernst Riße) et les trois blindés survivants du 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller) ne peuvent guère que ralentir les Rouges, en attendant des renforts venus du nord.
………
Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits – « Je ne pensais pas qu’il fût possible de faire pire que la bataille pour les rues et les voies ferrées. J’avais tort : l’ennemi s’accroche à cette haute bâtisse orgueilleuse cernée d’un parc qu’il nous faut traverser et où se trouve, de plus, un lac envasé qu’il faut contourner. On nous tire dessus de toutes les fenêtres. Chaque porte doit être dégagée à la grenade et plus d’un escalier nous coûte deux camarades ! Il n’y a aucune cohérence, aucune stratégie, aucune tactique. Quelquefois, je soupçonne que nous ne sommes qu’à un mur des autres – j’entends parler en hongrois ou en allemand derrière un placard.
Ce gros monument inutile est mortel ! Mais surtout il rend fou. La nuit, ce sont les planchers défoncés qui grincent, et nous nous déplaçons avec précautions dans des pièces dix mille fois retournées et cent mille fois ravagées, avec la désagréable impression qu’un fantôme nous suit. Et pourtant, nous gagnons. Et pourtant nous avançons. Mais je m’endors le soir sans trop savoir si demain je saurai où je suis, et si je serai vivant ou mort. »
(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)
………
Symbolique
Front de Pest, côté hongrois – Quelques jours à peine après avoir pris les fonctions du colonel Imre Kalándy, désormais hors de combat, le major-général Andor Szöke est à son tour blessé dans les affrontements pour Rákosfalva. Décidément, les jours se suivent et se ressemblent dans la Festung. Bientôt, il n’y aura plus d’enragés sur le front – de là à y voir un symbole… (1)
………
Assistants appréciés
Front de Pest, côté hongrois (l’autre) – Depuis qu’ils sont déployés sur le front et exécutent avec dévotion les pires tâches aux prix des pires pertes (2), les bataillons de volontaires hongrois – comme on se met à les appeler – commencent à gagner le respect de leurs nouveaux camarades. L’état-major de la 42e Brigade de Fusiliers émet ainsi à l’attention de ses responsables un ordre sans aucune ambiguïté : « Donnez-leur des rations complètes, traitez-les en égaux et évitez surtout toute violence ou tout incident. ».
De son côté, le major-général Ivan Zamertsev (11e Corps de Fusiliers) se pique d’inviter régulièrement des officiers hongrois à sa table et de faire garder ses PC par des escouades magyares ad-hoc. C’est courtois, ça ne coûte rien et puis… ça fait tellement couleur locale !
Dans le fond, il ne reste plus grand chose…
Rajka – La 12. SS-Grenadier Galizien (Fritz Freitag) reçoit quelques centaines d’hommes en renfort alors qu’elle fait face aux Soviétiques en appui de l’Armee Abteilung Ungarn. Il s’agit pour l’essentiel de transfuges ukrainiens et de membres de l’Organisation nationaliste Ukrainienne de Stepan Bandera, souvent venus avec leurs familles et dont leurs parrains allemands ne savaient plus quoi faire. Un signe éloquent ! Si les SS étaient au courant, ils diraient sans doute que les fameux volontaires ukrainiens (pourtant jadis loués pour leur courage) ne valent pas mieux pour leurs maîtres que les Français recrutés – raflés ? – par le NEF.
Cependant, le bon côté d’une communauté minoritaire et persécutée, c’est qu’elle est soudée. Et puis, parmi les quelques trois cents nouveaux, il y a sans doute l’un ou l’autre ancien responsable ayant gardé des contacts utiles pour la suite…
Note
1- Szöke sera fait prisonnier lors de la chute de Budapest. Il serait mort l’hiver suivant dans un camp en URSS.
2- Le 1er Bataillon du capitaine Kázmér Várady, premier à monter au front, connaitra un taux de pertes de 100 % ou presque ! A la fin du siège de Budapest, il n’en restera que deux blessés graves… |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 08:51 Sujet du message: |
|
|
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Retour au bercail
Un bois près de Nemesszalók – « Une preuve s’il en fallait une que le régiment avait la salade : j’étais encore vivant après ma petite bravade de la veille. Les types en question étaient des recrues récentes, tout juste arrivées de leurs bureaux de Berlin. Je fais donc toujours peur aux pousse-crayons. Déjà ça !
Je retrouve mon IV. Abteilung, avec une étonnante satisfaction. La vie n’est pas une ferme de poneys, mais au moins je sais à qui j’ai affaire. Le groupe a encore été remanié. Olaf est mort, Spitzeder aussi. Weiss… est toujours là hélas, mais par chance Kurt n’est pas loin. Valeska et Youcef sont là aussi. En plus ou moins bon état, et en plus Valeska a raflé on ne sait comment son pote Nurtas. Karl… ben le Pandur s’en sort toujours. Et Charles ?
– Il est mort, Alasid.
– Comment ? Je l’ai vu filer avec vous,
– On est tombé sur une patrouille de Russes dans les bois. Ils ont tiré au-dessus de nos têtes pour qu’on se rende. On s’est jetés à terre pis on a riposté, oui ! Pas des chèvres ! Mais le Français… Je l’ai vu rester debout entre ombre et lumière, comme tenu bien droit par une force immense. Il regardait l’ennemi devant lui, sans bouger, et une rafale l’a cueilli.
– Je ne sais pas pourquoi, ça ne m’étonne pas trop de lui,
– Oui. Il en avait marre. Tu sais, Alasid, en se mettant à couvert, quelque part, on respecte l’ennemi. On le salue d’un geste (il mime un coup de chapeau en inclinant légèrement la tête) avant le combat. Lui a préféré crever debout. C’est respectable. J’en attendais pas moins d’un Français. » |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 08:55 Sujet du message: |
|
|
Une question : est-il utile de définir "avoir la salade" ?
Et une précision : l'ultime réflexion de Youcef est évidemment très FTL… (pour moi en tout cas) _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11901
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 09:52 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | Il faut aussi tenir compte que la religion égyptienne a duré plus longtemps que les religions chrétienne et musulmane additionnées…
Durant cette TRES longue période, il y a eu de la place pour des évolutions. |
Des fouilles dans le "Sahara vert" a permis de découvrir des cavernes datant de - 6000 ans montrant des dieux à têtes d'animaux et le dernier texte religieux égyptien a été écris en 350 après J.C.
Je connais bien les dieux égyptiens, je suis gnostique, de la gnose égyptienne..; bien que chrétiens mon école est proche des dieux égyptiens et certains récit de recherche de la Sophia comme l'Ogloade où les manuscrits de Nag Hammani regorgent de dieux égyptiens venus aider les humains dans leur quête. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1645 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 12:58 Sujet du message: |
|
|
30 août
…
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Pest (est) –
…
En pratique, l’Armée Rouge ne cherche plus ici à anéantir (annihiler ?) l’adversaire par le feu, mais bien à le fractionner en petites poches non ravitaillées, vouées à l’impuissance, la réduction et l’anéantissement . Une sorte de version miniature de la doctrine de l’art opératif, en somme.
Pour ce faire, chaque division a constitué (formé ?) un “groupe d’assaut spécial” constitué de quelques dizaines de fusiliers sélectionnés (si j’en crois J. Lopez, à Stalingrad, c’était des volontaires) ), renforcés d’autant de spécialistes avec une mitrailleuse lourde, …
…
Un nouveau contre qui ne parvient pas non plus complétement (complètement) à ses fins, mais semble au moins bloquer les assaillants.
…
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Retour au bercail
Un bois près de Nemesszalók –
RAS _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 13:59 Sujet du message: |
|
|
@ John - Le 2e "constitué" aurait dû disparaître, désolé.
- sélectionnés… parmi les volontaires. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13314 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 15:06 Sujet du message: |
|
|
On est pas a Stalingrad et tu es volontaire _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 16:13 Sujet du message: |
|
|
Et pour le 8 mai (anniversaire du 2e Débarquement en France), re-double ration !
31 août
La Slovaquie, prochaine étape (ajournée)
Fin de programme
Pápa – En reconnaissance de services rendus exceptionnels, le général Andrei Kravchenko obtient un congé tout aussi exceptionnel pour aller se recueillir sur la tombe de son fils, tombé pour l’Union Soviétique.
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Pest (est) – La 72. ID (Hermann Hohn) recule désormais visiblement vers Újlipótváros, tout en s’attachant à tenir le Róbert-Károly körút (1), donc l’approche de l’île Marguerite. C’est là que survient un exploit qui va un peu remonter le moral des défenseurs : l’arrivée, depuis Bratislava, d’une barge chargée de munitions et manœuvrée par des volontaires SS hongrois et ukrainiens. Utilisant volontiers de faux pavillons, elle est parvenue par miracle à descendre le Danube jusqu’ici, après un périple de 225 kilomètres ! Seule la faiblesse des moyens nautiques soviétiques en amont, ainsi qu’une certaine négligence de la part des troupes sur les berges, ont permis que l’affaire ne tourne pas au désastre. Le chargement sera vite débarqué sous le couvert des arbres. C’est bien ! Mais toutes les autres tentatives échoueront, évidemment.
De son côté, la 330. ID (Georg Zwade) s’efforce de tenir sa position contre la 14e Armée (Valerian Frolov), laquelle fait tomber calmement bloc après bloc en dépit des interventions régulières de la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) et du 24e Bataillon d’assaut (major Barnabás Bakó). Les Zrinyi II tiennent leurs lignes, sous les flammes immenses d’une scierie en feu. Ils ne roulent plus que par bonne volonté – la dernière usine en état de fonctionner, la Hofherr-Schrantz Werken, est depuis une bonne semaine aux mains des rouges.
De Rákosfalva au cimetière Kerepesi, la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) doit abandonner le terrain pour courir au sud secourir le VIIIe arrondissement. Du coup, la division Szent-Lászlo (major-général Zoltán Szügyi) et le 1er Bataillon d’assaut se retrouvent quelque peu esseulés – sans bien sûr que la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö) puisse compenser ce départ. Évidemment, la 62e Armée (Vladimir Kolpakchi) constate ce vide, qu’elle ne tarde pas à tenter d’exploiter. Le capitaine Sándor Hanák observe les événements depuis son blindé : « Sitôt que nous avons pris position, on nous a informé que les Russkis approchaient en chantant. Et c’était vrai : ils arrivaient vers nous, en terrain découvert, en chantant, main dans la main. Ils attaquaient, vraisemblablement dans un état second lié à l’alcool (2). J’ai ordonné d’ouvrir le feu. Faisant tomber la clôture du cimetière devant nous, nos engins ont tiré des obus à fragmentation et des volées de mitrailleuses dans la masse. Ils ont couru derrière les pierres tombales, il y a eu un bain de sang terrible quand nos canons d’assaut se sont mis à tirer sur une rangée après l’autre. Les Allemands m’ont dit plus tard qu’ils avaient décompté 800 morts. »
Cela étant, les quelques gains réalisés ici par l’Axe ces derniers jours sont objectivement instables. Les Hongrois ne peuvent que se préparer à se retirer vers la place Teleki… Déprimant ! Ils l’ignorent, mais Kolpakchi non plus n’est pas content – au point qu’il a demandé – et obtenu – de Tolboukhine la remise en ligne de la 3e Armée roumaine (Petre Dumitrescu). Elle ne sert pas à grand-chose, certes. Mais un peu quand même ! Et le Soviétique a grand besoin d’auxiliaires pour remplumer ses premières lignes décimées par les mitrailleuses… ou les pillages.
Mais les pertes allemandes sont au moins aussi sévères en proportion. Schneider, en chemin vers le sud avec sa 14. PzGr, se souvient : « Notre esquisse de contre-attaque s’est effondrée au bout d’une heure à peine, sous un véritable ouragan d’artillerie russe. L’unité de reconnaissance n° 14 a pu à peine nous ouvrir la route. De très braves montagnards hongrois tenaient toujours à l’Académie militaire, mais nous n’avons pu les rallier. Au soir, nous avons simplement pu improviser une défense destinée à couvrir le Grand Boulevard [le Nagykörút]. ».
Pendant ce temps, la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu) achève justement de se saisir de la bâtisse symbolique, repoussant vers le nord-ouest les débris de la 1ère Brigade de Montagne hongroise (Ferenc Lóskay) – désormais quasiment anéantie. De son côté, la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov) progresse toujours douloureusement dans Ferencváros et vers le centre-ville, sans que la 225. ID (Ernst Riße) et les trois engins survivants du 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller) puissent rien y faire, hormis livrer une énième (grosse) petite guerre perdante.
………
Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits – « Avant le soir, la cour et le corps de logis principal de cette académie de malheur sont enfin dégagés. Ce qui ne veut pas dire que le bâtiment est sûr. L’ennemi s’est retiré, mais il reste sans doute au moins des pièges à idiots : mines, portes piégées, escaliers sciés. Sans parler, bien sûr, des fanatiques et autres erreurs de la nature quelque part dans des sous-sols ou des annexes.
Ce sera l’affaire de quelqu’un d’autre. A la Vladimirescu Kecskemét, nous avons fait notre part. De mes camarades tombés pour cette victoire, je n’oublierai aucun nom – ils sont cités, tous les 17, à la fin du présent ouvrage. »
(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)
………
Mesures sacrificielles
Forteresse de Buda (sous le mont Gellért) – Karl Pfeffer-Wildenbruch commence à envisager l’évacuation des services non essentiels de Pest – un repli qui aurait peut-être dû être prévu quelques jours plus tôt. Ce faisant, afin de rationaliser quelque peu l’organisation du commandement allemand – et de tenir compte des effectifs réels en jeu – le chef de la Festung nomme Philipp Kleffel responsable de l’ensemble des forces de l’Axe sur la rive gauche. Un chef de corps d’armée, pas plus… Comme les Français de 40 peut-être, Pfeffer-Wildenbruch tâche de limiter le grade des responsables voués à la capture.
L’ancien chef du défunt XXX. ArmeeKorps a donc une rude tâche, et l’honneur qu’on lui fait est des plus douteux. D’abord, il doit faire le point sur les besoins – alimentaires par exemple. Et notamment ceux de la Honvèd, dont les régiments rapportent des effectifs ne dépassant plus les… 200 hommes, dont au mieux 5 mitrailleuses légères, une mitrailleuse lourde et quatre ou cinq mortiers. Les pièces de tout calibre sont de moins en moins nombreuses. Quant à la 20. PzGr, son effectif de combat s’établirait à 865 hommes. En vérité, les unités de l’Axe de ce côté du Danube ne dépassent sans doute pas 7 684 hommes en ligne au total – ce qui veut dire que toute la garnison de Pest vaut… deux divisions soviétiques ! Et encore…
Pareil tableau pourrait en décourager plus d’un… Du coup, pour aider Kleffel, Pfeffer-Wildenbruch lui adjoint l’Oberführer Helmut Dörner. Un officier politique, avec des responsabilités de combat. Supposé assister son chef, il aura tôt fait de l’encadrer – d’ailleurs, sa première tâche sera de forcer l’intéressé à placer son QG à Pest, sur la rive Est.
………
L’ombre d’une armée
Festung Budapest – Le Bataillon Táncsis Mihály, officiellement 1er Bataillon de Reconnaissance de l’université hungariste, fait en réalité partie du Front de Libération des étudiants hongrois (une organisation antifasciste). Après plusieurs semaines de faux-semblants entre gardes feintes, vrai trafic de faux papiers, voire authentique attentat contre des responsables Croix-Fléchées, ses 350 hommes tentent de déserter en masse. Mal leur en prend : le régime nazi comme ses affidés de seconde ligne ont encore quelques griffes et les étudiants doivent se disperser et prendre les égouts (à défaut de maquis !) sous les balles qui abattent quelques camarades.
Ainsi va la vie dans la Festung : plus personne n’y croit à la victoire de l’Axe, sauf ceux qui ont décidé que d’autres doivent y croire pour eux.
Notes
1- Un segment du périphérique Hungária, construit en 1896 et inspiré des boulevards de ceinture parisiens.
2- Nous ne pouvons écarter ici une tentative de guerre psychologique fort naïve (et coûteuse) destinée à pousser les Hongrois à la reddition. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15627 Localisation: Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 16:17 Sujet du message: |
|
|
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Soirée au coin du feu
Un bois près de Nemesszalók – « Notre patrouille est un peu en retrait, pour une fois – c’est-à-dire qu’elle est en seconde position derrière un nid d’éclaireurs cantonnés dans un village. Impossible d’allumer du feu. La soupe est froide. Le schnaps manque. Mais ça n’empêche pas Karl et Youcef de se lancer en un curieux duo dans une chanson trop bien connue. Et dans de bien trop grandes circonstances.
“Nachts steht Hunger starr in unser'm Traum
Tags die Schüsse knallen her vom Waldessaum
Elend hält mit den Kolonnen Schritt
Und in Frost und Nebel zieh'n die Wölfe mit
Noch fliegt Russlands heiliger Adler
Mütterchen unser Blut gehört nur dir
Mag das rote Heer uns auch jagen
Leuchtend steht noch immer das Panier!” »
………
Note de l’éditeur – Ces vers sont une version retravaillée et personnalisée d’une chanson écrite par le compositeur et animateur de jeunesse silésien Erich Scholz à destination des mouvements de jeunesse allemands. Originellement, elle évoquait l’Armée des Volontaires de Russie occidentale, vaincue par les Rouges, qui avait combattu les Communistes au côté des Freikorps à la fin du Premier conflit.
La traduction de ces deux versets pourrait donner :
« La nuit, la faim hante nos rêves,
Le jour, des coups de feu retentissent à la lisière de la forêt.
La misère suit le rythme des colonnes
Et dans le froid et le brouillard, les loups avancent,
Mais l’aigle sacrée de la Russie vole toujours,
Et le sang de notre Mère-Patrie n’appartient qu’à nous.
Même si l’Armée rouge nous traque,
Notre étendard brille encore. » |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Wings

Inscrit le: 11 Mar 2022 Messages: 1013 Localisation: U.S.A
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 17:01 Sujet du message: |
|
|
| Monomaker a écrit: | | Casus Frankie a écrit: | 30 août
Opération Hannibal
Infaisable
Mer Baltique – Mauvaise journée pour les Allemands.
Tout d’abord, aux aurores, un nouveau raid aérien frappe Pillau. Malgré la flak de la Niobe, le ravitailleur de sous-marins Ammerland est coulé. Le cargo Nordfahrt, gravement endommagé, est considéré comme irréparable. Une dizaine de bombardiers ont été abattus.
Pire, vers midi, le sous-marin S-4 (Cpt Alexei A. Klyushkine) intercepte un convoi longeant de très près les eaux territoriales suédoises. Le S-4 manœuvre en violant la limite des eaux suédoises et lance deux torpilles qui touchent le paquebot Steuben. Le navire coule en vingt minutes, emportant avec lui plus de 4 000 personnes. L’escorte ne pourra sauver qu’environ 870 survivants.
30 août
Opération Hannibal
Infaisable
Mer Baltique – Le K-55 (capitaine de 3e rang Yunakov E. Gavrilovich) tente de s’approcher d’un convoi en route vers Königsberg. Repéré et grenadé par les navires d’escorte, il doit se replier piteusement, faute du moindre soutien (10). Les Loups rouges doivent encore apprendre les tactiques de meute ! |
- le S-4 a été coulé le 23 février 1944 éperonné par le torpilleur T-12 dans le cadre de l'opération Beowulf. On peut avoir le S-9 à la place.
- le K-55 est normalement réservé aux expérimentations et à l'entraînement des forces spéciales soviétiques d'après l'annexe 1942 C A6. On peut le remplacer éventuellement par le K-60 |
S-9 aussi coulé en '42 - on peut mettre le S-8 a la place. _________________ "It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1645 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 18:18 Sujet du message: |
|
|
[ 31 août
…
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Pest (est) –
…
De Rákosfalva au cimetière Kerepesi, la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) doit abandonner le terrain pour courir au sud secourir (défendre ?) le VIIIe arrondissement.
…
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Soirée au coin du feu
Un bois près de Nemesszalók –
RAS _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13314 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Ven Mai 08, 2026 18:51 Sujet du message: |
|
|
Ce qui conclut deux mois considérables et haletants, depuis ... oh le 22 juin et le démarrage de l'opération Oder, laquelle a vu la destruction du HG Mitte (enfin, ce qu'il en restait) l'encerclement du HG Nord. Avec en sus la quasi destruction du HG B dans Budapest, le match est bien plié. Il n'est qu'à voir la carte que va nous produire notre estimé ami ... Les progressions sont dantesques - en proportion des pertes.
Un petit retour en arrière ? Ces deux mois font 747 pages. Deux petits poches. On arrive enfin au bout vous me direz ... faute de combattants. Et je m'inclue aussi dedans ! _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|