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Italie et Balkans, Septembre 44
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Oct 08, 2026 13:31    Sujet du message: Répondre en citant

@ ChtiJef = il me semble que les politiques slovènes se prennent un peu les pieds dans les formules de politesse catholico-réactionnaires.

@ Le Poireau = je confirme la réponse de Demo Dan, le changement de nom sera pour l'après-Agreement : quand le GD approchera du Danube.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 09:31    Sujet du message: Répondre en citant

10 septembre – La campagne d’Italie
Opération Concord – Le défi à transformer, en force
Vers l’Autriche (mais par le sud)
– Les transferts se poursuivent sous la pluie, tandis que les événements se précipitent. A Gorizia, l’affaire parait devoir vite se régler – de force, et grâce à une présence britannique massive. Reste le sud, vers Trieste, cependant… Là, Miles Dempsey ne peut guère qu’appliquer les instructions de son chef, Bernard Montgomery – ne pas s’en mêler, se limiter aux affaires militaires. D’autres s’occuperont de ces contingences. C’est que le maréchal n’en a que trop l’habitude, en Yougoslavie.

Opération Concord – Du côté des Italiens, des Américains, des Brésiliens…
Des Alpes à Udine
– Le Regio Esercito cobelligérant est évidemment troublé par ce qui se passe sur la côte adriatique – mais pas autant qu’on aurait pu le craindre, faute d’informations précises données à la troupe. Certains se méfient peut-être de réactions « inattendues » des Alliés ou, plus encore, des soldats italiens. Et dans le second cas, les éventuelles réactions sont d’autant plus inattendues que l’on redoute des sympathies communistes dans la troupe…
Pour l’heure, les divisions de montagne du général Battisti et l’infanterie du général Magli restent plus ou moins l’arme au pied. Les premières espèrent toutefois continuer de progresser vers le col du Brenner en repoussant toujours plus les Goths en déroute. Malheureusement pour les Alpini, munitions et carburant semblent mettre un temps fou à arriver, ces derniers jours. Les aurait-on détournés, alors qu’on en manque déjà ? Quel dommage, on arrivait à Ponte Nelle !
Au même moment, le général Wade H. Haislip, du XVth US Corps, fait tranquillement la pause près d’Udine. Lui n’ignore rien des événements en cours plus au sud. Tout comme il sait qu’il n’a pas reçu l’ordre de s’en mêler, non plus que l’ordre inverse. En tout cas, il compte bien appliquer à la lettre cette absence d’instructions.

Opération Concord – Vers d’autres cieux
D’Italie en Orient
– La RAF in Italy connait une véritable cure d’amaigrissement : pas moins de trois squadrons la quittent ! Les Sqn 89 (sur Beaufighter X), 55 (sur Beaumont) et 603 (sur Banshee) s’envolent pour l’Extrême-Orient. Il parait qu’il va encore se passer de grandes choses là-bas ! En tout cas, plus qu’ici – et notamment pour les Torbeau, qui n’ont plus vu un navire ennemi depuis un certain temps.

Résistance et répression
Le spectacle continue
Alpes Carniques
– Après la création de la brigade unifiée Ippolito Nievo A, les conciliabules s’enchaînent dans la montagne. Libres de toute contingence sécuritaire, bien à l’abri derrière les divisions cobelligérantes, les responsables des différents groupes posent les bases de la formation de la brigade unifiée Ippolito Nievo B – destinée sans nul doute à renforcer les unités régulières.
Pendant ce temps, en face, l’Occupant rafle et réquisitionne. A Forni Avoltri, des dizaines de femmes se rassemblent avec courage pour protester contre le rationnement alimentaire, qui atteint un tel degré qu’elles ne peuvent plus nourrir leurs enfants ! Les carabiniers ne réagissent pas… évidemment.

(à suivre)
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Archibald



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 09:36    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
C’est que le maréchal n’en a que trop l’habitude, en Yougoslavie.


Comme je le comprends, comme je compatis. Laughing
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."
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John92



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 10:44    Sujet du message: Répondre en citant

Rien à signaler
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Ne pas confondre facilité et simplicité
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 16026
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 10:49    Sujet du message: Répondre en citant

La bombe de la frontière italo-slave
La ville cosmopolite (peut-être trop)
Trieste
– La nuit n’a pas résolu les difficultés du grand port, toujours englué dans des affrontements de chapelle. Signe des temps peut-être à venir, les Yougoslaves arrivent en ville dès l’aube : la 7e Division Banija (Vojislav Djokic, Kluro Kladarin) entre ainsi dans les faubourgs Est, en passant par Basovizza et les quartiers ouvriers. Les Partisans, commandés par le lieutenant Bozo Mandać, sont accueillis par les chefs locaux… des CVL : Fonda Savio et ses adjoints Ernesto Carra (brigade Domenico Rossetti) et Ercole Miani (brigade Giustizia e Libertà). La rencontre est… cordiale, disons, les Yougoslaves n’ayant pas à cette heure d’instructions précises (et urgentes) à propos des « nervis du CLN ». Cela étant, sitôt les présentations faites et le secteur repéré, l’AVNOJ décide qu’elle n’est concernée par aucune démarche ou négociation éventuellement en cours avec les fascistes – toujours la politique du coup de force ! Et les affaires reprennent.
Les troupes yougoslaves se lancent à l’assaut des positions “borghesistes”, avec le soutien de quelques Valentine et Stuart ainsi que de divers half-tracks M3, le tout fourni par le Groupement Blindé Nord (Lazlo Marin). La bataille reprend donc avec violence ; sur les rives du fleuve, l’hôtel Savoia, le plus grand de la ville, s’embrase, tandis que les chars légers yougoslaves pilonnent le Palais de Justice et que les hommes de Borghese ripostent au mortier sur la ville. De leurs redoutes, ils tirent notamment de toutes leurs armes sur les bâtiments de la Piazza Unità (39) pour dissimuler un raid de pionniers destiné à faire sauter plusieurs dépôts de ravitaillement utilisés par les Allemands… mais aussi par la population civile. Ce raid est heureusement déjoué.
Entretemps, la situation politique a évolué. En effet, au cœur de la nuit, Don Marzari a réussi à mettre au point un modus vivendi avec le préfet Coceani. Plus pragmatique que ses prédécesseurs, le prêtre-président du CLN lui a promis l’immunité, si d’aventure ce dernier démissionnait et rendait immédiatement les clés de la ville – quoi que cela veuille dire dans la réalité. D’où il se cache, Coceani a bien constaté la rivalité entre CVL et Garibaldiens. En laissant la main à Don Marzari, c’est à un Italien qu’il offre Trieste ! Et à un curé, en plus ! L’Histoire ne lui en voudra pas… Ainsi soit-il ! L’ultime préfet de la RSI, paradoxalement jamais nommé par Mussolini, rend donc son bureau (40) à un nouveau préfet et à un nouveau commissaire de police. Des édiles dont l’autorité se trouve cependant toute théorique à cette heure…
De fait, tandis que les Partisans yougoslaves déferlent en ville, ils apportent avec eux leurs méthodes et manières, à la pointe de leurs baïonnettes. Sitôt clarifiées les instructions de la hiérarchie, ils ordonnent aux combattants du CVL de retirer leurs brassards tricolores, de les remplacer par l’étoile rouge et, surtout, de se placer sous les ordres du 4e Corps “Croate” ! Quant aux officiers de la Garde civique, aux agents de la Guardia di Finanza et aux policiers, pour l’heure plus ou moins assignés à résidence, ce sont tous des fascistes – et ceux qui les gardent, donc les protègent, sont des traîtres.
Un combattant de la division Banija raconte ainsi son arrivée à la caserne Vittorio Emanuele II, via Rossetti – un lieu de rassemblement pour les prisonniers détenus par le CLN, occupée par un détachement de la brigade Timavo : « À l'entrée de la caserne, j'aperçus un petit homme étrange tenant une Breda. C'était le premier membre du CLN que je rencontrais. Il portait l’uniforme italien et une écharpe tricolore avec l'inscription CLN sur le bras. Je lui ordonnai de se rendre et il me dit avoir reçu l’ordre de combattre les « bandes » qui arrivaient. Je lui demandai s’il les connaissait et lui montrai ma casquette à l’étoile. Il insista : nous étions les bandes. Comme nous n’avions pas de temps à perdre, je tirai deux fois au-dessus de son casque. Il laissa tomber son arme et s’enfuit. Je tirai encore quelques coups de feu en l’air, tandis que je regardais le héros italien courir dans la rue principale. Nous postâmes une sentinelle, exprimant ainsi à ces scélérats que la caserne, ils pouvaient s’assoir dessus. […] La porte principale étant barrée, nous forçâmes l'entrée par un autre chemin. […] Nous n’avions plus envie de jouer avec ces gens-là. S’ils avaient tenté de tirer sur nos hommes, ils auraient dû affronter toutes nos forces, luttant pour l'égalité de tous les peuples de la Terre. Il y avait aussi la soi-disant Garde civique, qui rôdait autour de nous et se trouvait déjà dans la caserne. Comme ils refusaient de rendre les armes, ils payèrent leur obstination de leur vie. ».
Ce genre de comportement ne tarde pas à se multiplier. Pour sûr, les titistes y vont fort, au risque de se disperser…
Cependant, le château San Giusto, où flotte toujours orgueilleusement le tricolore, est désormais franchement assiégé. Mgr Santin n’a pourtant pas renoncé à obtenir sa reddition sans davantage d’effusion de sang. Les négociations se déroulent dans la sacristie de la cathédrale jouxtant le château assiégé. Autour de la table, on trouve d’un côté, le commandant borghesiste Umberto Mario Adriano Bardelli, de l’autre, le commissaire politique Kluro Kladarin et un officier croate partisan « désireux de prendre d’assaut les remparts »… et, entre eux, l’évêque et le directeur des musées municipaux, visiblement terrifié par la possible destruction du patrimoine artistique de la ville. Mais si l’infatigable ecclésiastique s’efforce toujours de rapprocher les points de vue italien et yougoslave, les premiers tergiversent pour on ne sait quelle raison, tandis que les seconds paraissent fort pressés de conclure un accord… qui ne les engagera peut-être que pour quelques heures.

Comédie ?
De Miramare à Trieste
– A la mi-journée, un événement change le rapport de forces : l’arrivée d’une colonne motorisée du 57° Reggimento Fanteria Abruzzi. Celle-ci a suivi l’un des deux itinéraires possibles, fonçant tout droit par la spectaculaire route côtière taillée dans la roche. Si les fascistes avaient voulu l’arrêter ici, ils n’auraient eu aucune difficulté : il leur suffisait de faire sauter l’un des tunnels. Toutefois, en apercevant les véhicules, il est venu une autre idée aux quelques soldats italiens retranchés dans le château de Miramare. Vers midi, ils ont levé le tricolore italien sur la tour de la demeure de Maximilien de Habsbourg-Lorraine, face au Golfe, et ont lancé leurs fusils en l’air en chantant Giovinezza ! C’est un beau dimanche, et Siamo tutti Italiani !
Le colonel Giuseppe di Montezemolo, cependant, n’a pas prévu de s’arrêter sur la plage à Miramare. Il est là pour s’emparer de Trieste, en appui du CLN – pour cela, une seule chose importe : aller vite. Et désarmer les troupes de Borghese aussi, afin qu’on ne puisse pas l’accuser de collusion avec les fascistes. Déjà qu’il se doute bien que son supérieur, Ugo Tabellini, va avoir quelques coups de téléphone pénibles à gérer… La villa Geiringer, sur la route entre Miramare et le port, tombe immédiatement, le capitaine de frégate Luigi Carallo, ne faisant aucune manière face à des compatriotes. Et à 13h30, seules deux positions du “Prince Noir” tiennent encore : le tribunal et le château San Giusto.
Pour le premier, c’est un peu délicat – les hommes commandés par Buttazzoni craignent d’être livrés aux Partisans yougoslaves qui infestent les rues. Il faut un assaut rapide – en fait, une démonstration de force – pour leur faire entendre raison. Il y a malheureusement quelques morts – la faute à la Banija qui, voyant les Italiens s’élancer, a décidé de ne surtout pas rester sur le bas-côté. Elle attaque donc avec deux half-tracks, donnant corps aux craintes de Buttazzoni, qui se fait tuer dans l’échauffourée (41). La position est toutefois rapidement réduite et l’affaire réglée.
Au château, cependant, comme on l’a vu, les négociations de reddition étaient en cours dans la matinée. En vérité, elles semblaient même sur le point d’aboutir – les titistes insistant lourdement sur la situation stratégique… et sur la masse d’hommes et de matériels arrivant de Ljubljana. Le château San Giusto, vieille forteresse du XVe siècle tout en parvis et chemins de ronde dégagés, risque d’avoir du mal à supporter un bombardement ! Après, on attendrait que les survivants meurent de soif dans les galeries… De fait, les discussions en étaient à définir le sort des prisonniers.
Mais tout change à 14h00, quand un petit convoi arborant le drapeau italien, quoiqu’équipé de véhicules occidentaux, escalade la colline de San Giusto sous les vivats de certains, tout en klaxonnant vigoureusement ceux qui ne voudraient pas s’écarter… Paradoxe d’une cité traumatisée par les combats d’une ébauche de guerre civile, les engins n’ont pas foule devant eux, et ils roulent vite. Oh, il n’y en a pas tant ! Une automitrailleuse M8 en avant-garde, deux jeeps, un M5A1 Stuart, puis une demi-douzaine de camions pleins de fantassins qui débouchent sur l’esplanade bien dégagée de l’Impero Romano Antico. Mais cela suffit à Borghese qui, observant le spectacle depuis le corps de garde, ordonne de baisser immédiatement le pont-levis. Les jeeps s’y engouffrent, grimpant sur leurs quatre roues motrices, tandis que la M8, le Stuart et les camions bloquent, par leur seul gabarit, l’avancée d’autrui !
Et en haut de l’escalier à chevaux, Montezemolo a la (petite) surprise d’être accueilli par le “Prince” en personne, qui lui tend cérémonieusement son revolver, avant de… lui donner l’accolade : « Consegno a te la città, il castello, la vita dei miei uomini e la mia! » (42). Sur le coup, le colonel du Regio Esercito se demande comment réagir. Il avait prévu plusieurs scénarios, mais pas celui-ci ! C’est trop théâtral, trop rapide, trop… simple. Il va falloir en gérer les conséquences – et ça, ce sera moins simple.
De fait, en bas, les Yougoslaves prennent les choses assez mal. En vérité, on peut même dire qu’ils sont furieux. Porté par les cris de sa troupe et les harangues de ses officiers, le commissaire politique Kluro Kladarin prend sur lui de faire monter « tous les renforts disponibles, pour déloger les fascistes ». La simple tension ne dure pas longtemps. Plusieurs coups de feu sont tirés. Et la colonne motorisée s’enferme dans le château avec ses captifs, les deux blindés défendant l’entrée de leur masse d’acier et de leurs armes l’accès. Giuseppe di Montezemolo, lui, est monté sur la Bastione Rotonda (43). De là, il constate, catastrophé, ce qui se passe en contrebas, avant de devoir regagner le corps de garde à quatre pattes sous les balles. Puis, tandis qu’il donne les ordres appropriés d’urgence – appelez le QG à Udine ! – le colonel a la surprise de sentir qu’on lui tapote gentiment l’épaule. Il se retourne et trouve face à lui un Borghese goguenard, qui vient juste lui signaler : « Moi et mes gars [à ce moment, il s’agit essentiellement du petit bataillon San Giusto], nous serons au Bastione Lalio (44), si on a besoin de nous… ».
L’après-midi se passe ainsi, entre tirs de mortiers épisodiques et coups de feu isolés, auxquels répondent de temps à autres des rafales de mitrailleuses voire un obus de 37 mm. Un blindé yougoslave “bricolé” tente de défier son homologue italien : arrosé de tirs de tous calibres, il doit se retirer avant de sauter pour rien. Mais il en viendra d’autres ! Car les titistes ont visiblement pris leur parti de la situation, et ils se préparent à prendre la citadelle de force, sans craindre les conséquences ni rechigner à la dépense de munitions… et d’hommes. On compte déjà plusieurs morts, et sans doute quelques dizaines de blessés ! Mais aucun assaut pour l’instant.
C’est qu’au même moment, à l’Hôtel de Ville, Vojislav Djokic – qui a pris la place des autorités du CLN, envoyées paître ailleurs – s’arrache les cheveux. Ses moyens sont pis qu’insuffisants : 2 500 combattants et même pas 20 chars, c’est bien trop peu pour tenir une ville de 250 000 habitants. Déjà qu’il arrive à peine à désarmer ces soi-disant résistants des CVL, éparpillés dans les rues ! A ce train-là, il va falloir rafler les garibaldiens ! Les autres unités du 4e Corps “Croate” sont pourtant censées arriver à sa suite. Mais où sont-elles ?

Tragédie
Entre Opicina et Fernetti
– Revenons une poignée d’heures en arrière. Sur la route de l’est, plus ou moins parallèle à celle suivie par la colonne du colonel Giuseppe di Montezemolo, une autre formation cobelligérante descend en direction de Basovizza, afin de fermer l’accès à Trieste jusqu’au Val Rosandra. En tête se trouve un détachement du 67° Reggimento Fanteria Legnano, dont la devise est “Ubi gloria, ibi sum” et dont le colonel Vincenzo Cesare Dapino est réputé pour son allant comme pour sa capacité d’improvisation. C’est d’ailleurs pour cela que la colonne dispose d’un peloton de Sherman “short barrel”.
Et voilà que, sur la gauche des Italiens, descend de Fernetti une masse de réfugiés, repoussés par la 39e Division “de Bosnie” (Vojo Todorovic Lerer, Pavle Goranin) et plusieurs dizaines de gardes nationaux slovènes, lesquels ont juste pris la peine de changer de brassard…
La misère pousse sa charrette vers Opicina. Femmes, enfants, adolescents y sont alors rattrapés par une foule à fusils et couteaux, montée sur des voitures ou des semi-chenillés, et qui encercle les réfugiés. Cris, pleurs, terreur. Des mères serrent leurs enfants dans leurs bras, futile abri… quand surgit de l’ouest un peloton formé d’un Sherman et de plusieurs Jeeps, qui force l’anneau de mort.
Ça risque de déraper. La tension est assez épaisse pour la découper à la machette. On se toise, chacun derrière son pare-brise ou son arme.
Ça pourrait bien déraper. Un officier yougoslave crie quelque chose en serbo-croate avec un grand geste de la main. Le chef de colonne italien monte sur le capot de sa Jeep pour répondre en italien avec un autre geste du bras, sinon du majeur.
Ça ne peut que déraper. Tout le monde s’énerve parce que personne ne comprend. Ou ne veut comprendre ce que dit l’autre dans sa langue. Ce qui revient au même, dans l’esprit comme dans la lettre.
Ça va forcément déraper. Le ton n’en finit pas de monter. Les regards sont toujours plus sombres. Les index chatouillent toujours plus les détentes. Un chat aux allures de lion rit sur sa branche…
Ça dérape ! Une rafale de mitrailleuse balaye la route et une salve adverse lui répond immédiatement. Le short barrel tire, tandis que la première Jeep italienne fonce parmi la foule qui s’écarte – quand elle le peut. La bataille promet d’être hargneuse.
A Trieste, Djokic l’ignore, mais ses forces comme celles d’en face font bel et bien monter des renforts. Et au soir, la Piave est fortement engagée sur toute sa ligne de front, qui va de Gorizia jusqu’au sud de Trieste.

Drame
Gorizia
– Au même moment, dans la ville qu’on aurait sans doute mieux fait de dénommer Gurize (45), un autre genre de drame se joue. Ici, la 10a Corazzata Piave (Ugo Tabellini) n’a pas à affronter les Slovènes. Enfin… Pas directement.
En effet, le front est ici renversé par rapport à Trieste. En effet, les Partisans garibaldiens qui défendent l’italianité de la ville, aiguillonnés par certains responsables un peu plus sagaces que d’autres – et surtout moins liés à l’AVNOJ, notamment Bogdan Pesich “Boro”. Ce dernier écrivait encore récemment au Comité central du PCI : « Je crains que les camarades yougoslaves n’appliquent mécaniquement la ligne du Parti yougoslave en Italie et que, sous leur influence et par sectarisme, nos camarades se rallient facilement à leurs positions. Si cela se produit, intervenez avec autorité pour rectifier la situation. Rappelez à tous que le drapeau tricolore est celui des volontaires italiens, et non le drapeau rouge. Il est plus que jamais nécessaire de parvenir à l'unité dans l’action de tous les Italiens, et cette union dans la guerre d’indépendance et de liberté ne peut se réaliser qu’autour du drapeau tricolore. »
Car Gorizia a été l’hiver dernier le théâtre d’un événement sordide : le massacre d’une partie de la brigade Osoppo (démocrates catholiques) à Porzûs, par les camarades (!) communistes des Gruppi di azione patriottica (Mario Toffanin “Giacca”), eux-mêmes très probablement missionnés par l’OZNA. Deux mois plus tôt, les Slovènes avaient annoncé : « Les territoires de la Vénétie julienne et de la soi-disant Venise sont légitimement des territoires slovènes, sur lesquels le commandement du 9e Corps “Slovène” a donc plein droit de juridiction ». La réponse des Osoppos avait été claire : « [La brigade n’est pas] obligée de mener une quelconque propagande en faveur de l’annexion par la Yougoslavie d’un territoire italien depuis 1866, ni en faveur du recrutement de ses habitants par les formations slovènes ».
A l’époque, on avait parlé de négociations entre les Osoppos et les fascistes de la Decima pour justifier la purge… C’est possible – pas certain. En revanche, il y a un fait : à Porzûs, 25 cadres réputés d’inspiration catholique ont été massacrés à la mitraillette, leurs corps mutilés puis abandonnés aux carrefours afin de servir d’exemple. Et cet exemple, tout comme l’ambiance délétère de délation et de représailles, a sûrement sa part dans la situation actuelle…
En résumé, les Yougoslaves sont ici en difficulté, repoussés en direction d’Aidussina par des Italiens très remontés, non loin d’Anglais n’ayant eux-mêmes aucune envie de jouer. Impossible de taper fort comme à Trieste.

Unità italiana!
Rome
– Évidemment, l’interposition valeureuse de la Piave est une surprise pour l’ensemble du gouvernement italien. Et évidemment, les responsables militaires de l’ancien régime – et du nouveau, ce sont les mêmes ! – sont lorgnés d’un œil soupçonneux par les ministres de tous bords… Le débat s’anime très vite.
De Courten, dans ses petits souliers, se laisse aller à commenter : « J’attendais bien quelque chose de ce genre de la part du Prince Junio. C’est un égaré, sans doute, mais c’est un patriote et un grand soldat ». A l’écouter, Borghese tient seul Trieste face aux Bolcheviques slaves, faisant de son corps le rempart de l’Occident contre l’Orient barbare. L’image est tout de même un peu grosse. Nouvelle bronca autour de la table : « Ce traître a déshonoré l’uniforme italien en restant du côté des Goths, pour commettre les pires crimes. Cette tentative grossière de réhabilitation ne trompe personne ! » – ça, c’est Togliatti, bien sûr. « Mais heureusement qu’il est là ! Et nos soldats aussi ! Parce que, si l’on en croit vos propres rapports, le patriotisme est plutôt tiède dans les rangs de votre parti ! » – on a connu Badoglio moins bruyant… Mais c’est qu’il s’imagine sans doute que ce qui se passe aujourd’hui pourra faire pardonner demain ce qu’il a commis hier. Alors, il poursuit : « Votre lettre, nous devrions vous la mettre sous le nez pour que vous nous disiez si elle est vraie. Nous devrions aussi la publier dans la presse, en Italie comme à l'étranger ! Pour montrer à tous que le Parti communiste italien a décidé du transfert de la Trieste italienne à… un pays étranger. Et que le chef de ce parti a approuvé ce transfert sans même avoir osé l’aborder ouvertement en Conseil des ministres ! » Togliatti s’empourpre : « Jamais nous n’avons vendu Trieste ! Le camarade Bianco a pris des initiatives… indéfendables. L’enquête montrera pour quelles raisons (46). Et s’il a fauté… s’il a fauté, il paiera. En attendant, à Gorizia… ».
Oui – en attendant, les affaires continuent. Et faute de pouvoir discuter en direct avec Belgrade, ou d’être considérée par Londres, la nouvelle Rome (plus ou moins) démocratique s’enferre dans un jeu politique qui pourrait bien l’éloigner des enjeux du moment.

Traînée de poudre
Londres
– La nouvelle des “troubles” de Trieste – pratique, ce mot, tiens – atteint Winston Churchill en fin de journée. Les versions les décrivant sont des plus contradictoires… Mais le gouvernement de Belgrade, lui, n’a pas attendu longtemps pour convoquer Sir Reginald Leeper et pour lui enjoindre de « faire taire ces fascistes italiens et leurs complices soi-disant repentis, inadmissibles opposants à l’avancée de nos valeureuses forces selon un plan arrêté de longue date. » Sur le terrain, bien sûr, Miles Dempsey a joint ce Tabellini pour lui ordonner d’arrêter de jouer. Et c’est d’ailleurs ce qu’il a promis, mais pas de la bonne manière : « Nous sommes attaqués. Nous nous défendons. ». C’est sans doute une façon autrement orientée de voir les choses. Bien sûr, le Britannique lui a immédiatement coupé les vivres – mais ça ne veut pas dire que ce fichu Sicilien va se retirer comme ça.
« Complices soi-disant repentis » – ça ne manque pas de sel, pour qui connait la Yougoslavie. Mais Churchill, s’il est bien sûr déçu par Broz – qu’il tente de contacter depuis la fin de l’après-midi – devine déjà sa réponse. Tito est en position de force. En tout cas, il s’estime en position de force – ce qui revient au même, si ce n’est pire. Il va pourtant falloir le convaincre d’arrêter les frais. Impossible de dépêcher des troupes de la Ist Army pour calmer le jeu, Monty ne lui pardonnerait pas ce coup-là ! Et puis – Churchill veut bien en convenir – si par mésaventure l’armée britannique devait jouer les forces d’interposition, la toute proche campagne d’Autriche tomberait sans doute à l’eau. Ce serait quand même triste d’en arriver là, après tant d’efforts ! Si seulement ce foutu paysan croate répondait au téléphone… Le Bulldog ne va quand même pas passer par Pierre II !
Alors, que faire ? Vers qui se tourner ? Ah, oui… peut-être que… Il se verse un nouveau verre avant de demander à joindre ce Grec… Alexandros Othonaios, c’est ça. Il doit être quelque part vers Zagreb…

Belgrade – Au même moment, dans un salon enfumé mais point trop discret, plusieurs hommes font le point, un cigare à la main. Pour sûr, la situation est contrariante. Cette minable petite bravade italienne n’était pas prévue. Mais pour le chef du groupe, il n’est rien d’irrémédiable…
« Ils ont des blindés ? Bien, nous aussi. Les nôtres, bien sûr ! Car les Tchetniks ne nous aideront pas là-bas. Enfin… Eux serviront toujours en Carinthie. Ordonnez au camarade Koča Popović de relancer sans tarder ses opérations, avec toutes les forces disponibles. Nos objectifs restent les mêmes ! La victoire ne nous échappera pas. »
Pour sûr, l’homme qui discourt de la sorte derrière un nouveau havane n’est pas inquiet. Des renforts vont venir de partout : Istrie, Croatie, Slovénie. Le peuple prolétaire se soulèvera avec ses libérateurs, contre les fascistes ! Et la nouvelle fédération yougoslave gagnera une nationalité de plus. Malgré tout, Tito considère son téléphone d’un œil un peu trop vif. Cela fait des heures que Londres appelle… Mais c’est de Moscou qu’il attend un signe !


Note
39- Les marques des tirs sont encore clairement visibles sur l'hôtel de ville…
40- Réfugié chez des amis, il réussira effectivement à se faire oublier, pour finir directeur administratif du journal économique Il Sole. Il mourra dans son lit à Trieste, en 1978…
41- Sa tombe au cimetière militaire de Redipuglia est le lieu de pèlerinages politiques réguliers.
42- "Je te remets la ville, le château, la vie de mes hommes et la mienne !"
43- Fondations d’une extension vénitienne du début du XVIe siècle, jamais achevée du fait de la prise du port par l’Autriche.
44- Sous-sol assez humide mais très bien protégé. Il servait alors notamment de garde-manger…
45- En frioulan. Gorica en slovène et Görz en allemand.
46- Pour pimenter un peu cette tragi-comédie, précisons que le camarade Bianco avait aussi des raisons très personnelles d’agir comme il l’avait fait. En effet, il s’était entiché en 1943 d’une jeune femme de vingt ans, Mariuccia Laurenti, estafette partisane déjà divorcée et courtisée par de très nombreux responsables de la région – dont le commissaire politique de la brigade Garibaldi Trieste ou le secrétaire du KPS ! Bianco avait raflé la mise et avait fini par demander “la Laurenti” en mariage. Grosse erreur : la jeune femme était une espionne. Arrêtée par la Gestapo, elle avait craqué sous la torture et dénoncé de très nombreux camarades avant d’être libérée pour servir d’indic. La Laurenti finit par s’effondrer sous le poids de sa culpabilité et fut fusillée… Mais cette relation faisait peser sur Bianco les pires soupçons ! Le fait qu’il lui ait communiqué des informations qu’elle avait ensuite transmises aux Allemands constituait un “crime objectif” passible de la peine capitale. L’ex-amant de l’espionne s’attacha alors à dissiper un éventuel doute en adoptant toutes les positions des camarades slovènes, devançant les moindres de leurs attentes et prenant publiquement parti pour le Progrès Fédéraliste…


Dernière édition par Casus Frankie le Ven Oct 09, 2026 11:31; édité 3 fois
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houps



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 11:06    Sujet du message: Répondre en citant

Quel m...ier ! Chapeau, Dan, pour nous conter les délices de ce petit coin.
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"Les étudiants entrent à l'université persuadés de tout savoir. Ils en ressortent persuadés de ne rien comprendre. Où est passé le savoir ? A l'université, où on le sèche pour l'entreposer et en prendre soin."
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

On comprend de mieux en mieux qu'imbroglio soit un mot italien.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

Ca vous plait ? Allez quelques vues pour la forme du château San Guisto, que vous compreniez de quoi il est question. L'entrée est très étroite. J'y suis allé.



L'entrée s'effectue sous le bastion vénitien non achevé. Le Forum romain est bien visible à droite.



Autre vue du parvis, effectivement dégagé. Le Bastione Lalio est à gauche, avec le bâtiment aux deux baies vitrées qui descend ...



Autre ambiance: Castel Miramar. On va en reparler.



Et sinon ... Pour ceux que ca intéresse. Le passage Tragédie se lie parfaitement bien avec cette bande son. Il est même un peu conçu dessus ...

https://www.youtube.com/watch?v=H3yoDhv5cgg

On entend clairement la tension qui n'arrête pas de monter à partir de 0:40 avec l'arrivée des italiens. 0:50 tout le monde s'excite parce que tout le monde s'excite. 1:02 explosion.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 11:31    Sujet du message: Répondre en citant

Et maintenant l'instant cruauté (amusant - mon correcteur a écrit croate) : la suite est en cours de rédaction ! Vous attendrez donc ... mais un peu seulement, rassurez vous, car c'est bien avancé.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 11:34    Sujet du message: Répondre en citant

J'applaudis la formule
Citation:
Mais c’est qu’il s’imagine sans doute que ce qui se passe aujourd’hui pourra faire pardonner demain ce qu’il a commis hier.

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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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John92



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Messages: 1771
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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

...
La bombe de la frontière italo-slave
La ville cosmopolite (peut-être trop)
Trieste
–
...
Cependant, le château San Giusto, où flotte toujours orgueilleusement le tricolore, est désormais franchement assiégé . Mgr Santin n’a pourtant pas renoncé à obtenir sa reddition sans davantage d’effusion de sang. Les négociations se déroulent dans la sacristie de la cathédrale jouxtant le château assiégé (la citadelle encerclée ?).
...
Comédie ?
De Miramare à Trieste
–
...
Et la colonne motorisée s’enferme dans le château avec ses captifs, les deux blindés défendant l’entrée de leur masse d’acier et de leurs armes l’accès (à supprimer).
...
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
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Finen



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Messages: 2281

MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 14:19    Sujet du message: Répondre en citant

Magnifique exemple d'architecture militaire italienne, on comprend sans peine la difficulté d'emporter une telle position dès lors qu'il y a des moyens un peu sérieux à l'intérieur même par une troupe en sur nombre mais sans artillerie lourde ni aviation d'assaut.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 14:30    Sujet du message: Répondre en citant

Ouais. Enfin comme j'ai écrit, faut pas trop que Borghese fasse le beau, le pied virilement posé sur le créneau. Et c'est pas pour rien que Giuseppe di Montezemolo rejoint le corps de garde à 4 pattes.
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Finen



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 15:05    Sujet du message: Répondre en citant

Il est sur que le sang bleu ne peut rien face au saturnisme par injection rapide Wink
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Oct 09, 2026 15:30    Sujet du message: Répondre en citant

Puis c'est une belle cible à mortiers aussi !
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