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DMZ



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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

Un M4 avait 90 à 104 obus en soute, ce qui donne 50 rechargement complet avant d'arriver à une usure complète du tube (un char ne fait, en général, pas des tirs de barrage comme une batterie d'artillerie). S'il vide ses casier tous les cinq jours en moyenne (et ça me paraît très intensif comme niveau de combat), ça nous donne 250 jours avant de changer le tube. Il ne doit pas y avoir eu beaucoup de remplacements, AMHA.

D'autre part, un tube de rechange est certainement conditionné de manière particulière et ce n'est pas un canon complet qu'on va changer. Ce qui veut dire que le travail pour mettre à disposition le tube de rechange à partir du canon est probablement bien plus important que de renvoyer le canon complet en usine. Sans compter que toutes les autres pièces deviennent inutiles (on doit probablement encore moins changer un frein, une culasse ou un affût qu'un tube, j'imagine).

Ça peut paraître bizarre mais, en termes de logistique, il me semble bien plus rationnel de faire retraverser l'Atlantique aux canons non utilisés que de les dépiauter.
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Finen



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MessagePosté le: Lun Juin 22, 2026 21:16    Sujet du message: Répondre en citant

En réalité, l'ensemble que l'on change est le bloc tube-culasse. C'est du boulonnage, il suffit de le détacher du lien élastique après une dépose tourelle et l'extraction du bloc bouclier-canon.

Les outils sont simples en dehors d'une grue ou d'un pont mobile.
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Le Chat



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MessagePosté le: Mer Juin 24, 2026 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, j'ai essayé d'intégrer les différentes remarques faites par les membres du forum (merci à eux !). Je vous poste le texte ici :
En noir, le texte initial (comme indiqué, il ne s'agit que d'un ajout, je n'ai pas touché au reste de l'annexe).
En rouge, ma proposition initiale
En bleu, les ajouts effectués suite aux commentaires reçus :


Le char M4, armé du canon court de 75 mm M3, est donc produit en très grande série dès le second semestre de l’année 1942.

Les premières confrontations de l’US Army avec les panzers ne sont guère engageantes : la 1st Armored, engagée en Italie, subit à plusieurs reprises de très lourdes pertes. Le problème devient politique avec la mission sur place des sénateurs Truman et Cabot-Lodge. De hauts gradés (dont les commandants de la 1st AD et du IIe CA) sont démis et l’US Army est bien forcée d’admettre que sa doctrine n’a pas résisté à la confrontation avec l’ennemi et qu’elle est inadaptée.
Le pragmatisme des militaires américains reprend alors le dessus : à Savannah, les Français s’apprêtent à lancer la production de leur version du M4 réarmée avec le SA-41, décision est prise au printemps 1943 d’en faire autant avec les matériels de l’US Army. Ce d’autant plus que, dérivé d’un canon de campagne, le SA-41 a l’avantage d’être tout aussi efficace en antichar (grâce aux obus APCBC (1) produits en très grande quantité par une industrie américaine ayant achevé sa montée en puissance) qu’en soutien à l’infanterie. Il est donc susceptible de concilier les différentes doctrines. Ce sera le M4A3 (75-LB) (pour « Long Barrel ») (2) .

La conversion des lignes de production est ordonnée, mais ne peut être que progressive. Ce n’est qu’à l’automne 1943 qu’est actée définitivement la décision de passer toutes les lignes de production à la version “Long Barrel” (avec les tubes SA-41 et SA-42), donc d’arrêter la production des “Short Barrel”.
Toutefois, son application génère des délais supplémentaires, car il faut le temps de convertir totalement l'ensemble des usines.

De même, pour la dotation des unités, si la décision de faire passer les “Long Barrel” en « limited standard » est prise au printemps 1943, il faudra plusieurs mois pour que l’adoption du nouveau modèle soit généralisée à l’échelle de l’US Army. Ces deux raisons expliquent que, durant de longs mois, les “Short Barrel” continueront d’être produits en masse, parallèlement à la montée en cadence régulière de la production des “Long Barrel”.

La conséquence de ces deux phénomènes est qu’il faudra attendre le début de l’été 1944 pour que tous les Sherman sortent de chaîne équipés du canon SA-41, puis SA-42. Ainsi, des milliers de modèles “Short Barrel” ont continué de sortir d’usine de la fin 43 jusqu'à la mi-44 environ. La logique la plus élémentaire commandait évidemment de ne pas laisser ces chars neufs inemployés. Ils seront de ce fait distribués aux unités américaines nécessitant prioritairement un blindé d’appui d’infanterie (notamment celles opérant sur le théâtre Asie-Pacifique (3)
, ainsi que les "petites" formations alliées de la zone, indiennes, néerlandaises, et même ... chinoises), les modèles “Long Barrel” étant prioritairement réservés aux Armored Divisions US (les Français disposant de leur propre ligne de production consacrée aux SAV-43 puis 44 à Savannah).


La solution britannique : une « Luciole » aux griffes très (trop ?) affûtées


Les Shermans “Short Barrel” produits en 1943 prirent également en nombre le chemin des Balkans et de l’Italie, pour servir dans les Armoured brigades britanniques (4). Un choix d’autant plus logique que les Britanniques continuaient de distinguer, aussi bien dans leur organisation que dans leur doctrine, les “Infantry tanks”, destinés à l’appui-feu des unités d’infanterie, des “Cruiser tanks”, davantage voués au combat mobile. Comme on l’a vu pour le théâtre Pacifique, les Sherman SB entraient parfaitement dans la première catégorie.

Cependant, confrontés à des unités allemandes encore mordantes, les Britanniques prirent conscience de la nécessité de doter leurs unités blindées d’engins adaptés à la lutte antichar, tout en restant capable de suivre les “Short Barrel” sur tous les terrains. Les divergences entre Anglo-Saxons sur le plan militaire, mais aussi politico-stratégique, devenant de plus en plus importantes, et alors qu’on s’acheminait visiblement vers la fin de la guerre, le commandement britannique fut désireux de développer une solution limitant la dépendance de l’Army aux modèles américains, d’autant qu’ils disposaient déjà d’une pièce antichar nationale très performante avec l’excellent QF-17-pounder.
Le nombre de modèles “Short Barrel” produits étant finalement supérieur aux besoins, un compromis d’une élégance toute britannique fut trouvé.
Incidemment, la solution retenue présentait aussi l'avantage non négligeable de fournir des commandes à l'industrie nationale, qui cherchait à regagner en autonomie dans la perspective de plus en plus proche de l’après-guerre. Les Américains livreraient au Royaume-Uni des Sherman “Short Barrel” (SB), sur lesquels les arsenaux britanniques se chargeraient d’installer le 17-pounder, en réalisant eux-mêmes les adaptations nécessaires (notamment d’importantes modifications de la tourelle, rendues nécessaires par le calibre et la taille supérieure du canon) (5). De façon à première vue surprenante, il fut rapidement décidé de renvoyer aux Etats-Unis la grande majorité des canons M1 initialement montés sur les « Short Barrels » devant recevoir le 17-pounder. Cette solution s'était finalement révélée la plus rationnelle : au vu de la résistance importante des tubes issus de l'excellente industrie sidérurgique américaine (6), (et du taux de pertes d'engins assez important dans les unités de "Short Barrels " confrontés aux derniers modèles de la Panzerwaffe ou au redoutables antichars germaniques), il était malheureusement probable que les chars eux-mêmes soient mis hors service avant que leurs canons ne doivent être remplacés ! Par ailleurs, l'essentiel des flux transatlantique étant dirigés des Etats-Unis vers l'Europe, une quantité largement suffisante de tonnage se trouvait disponible pour renvoyer les tubes non employés en Amérique (7).

L'initiative britannique donna ainsi naissance au célèbre Sherman Firefly (Luciole).
Redoutable en antichar, cette version pâtissait cependant d’une pièce mal adaptée à l’appui-feu. Décision fut donc prise de ventiler les nouveaux modèles dans les pelotons de “Short Barrel”, à raison d’un Firefly pour trois SB.En théorie, cette solution permettait de combiner les qualités des deux versions, redonnant aux pelotons des Armoured Brigades une réelle capacité dans le combat antichar mobile. Sur le terrain cependant, les formations blindées impériales (les forces du Commonwealth suivant les TOE britanniques) n’auraient jamais la polyvalence et la souplesse de leurs homologues françaises ou américaines (8) . Un état de fait qui contribua sans doute à renforcer le tropisme britannique pour des offensives méthodiques et très rigoureusement planifiées, où leurs qualités traditionnelles et leur remarquable artillerie pouvaient jouer à plein, tout en offrant l’avantage de limiter les situations trop fluides où leurs formations mécanisées se révélaient moins à l’aise (9).

Du Sherman à SA-41 au Sherman à SA-42

A l'automne 43, les compte-rendu d'unités combattant en Provence font état des premières confrontations contre les Tiger.
Il faut encore renforcer la puissance de feu du M4 avec le canon SA-42 – l’expérimentation a déjà été conduite par les Français. L’utilisation du canon M1 de 76 mm, un moment envisagée, est abandonnée : pas supérieur en antichar et moins performant contre l’infanterie, le M1 a aussi l’inconvénient de tirer des munitions d’un calibre différent, alors que le SA-42 utilise des 75 mm standards, ce qui simplifie la logistique et l’approvisionnement. Il n'y aura donc pas de "Firefly" américain.
Mais monter le SA-42 réclame des modifications substantielles de la tourelle et pour éviter la désorganisation de la production, seule une partie des chaînes (dont l’usine de Savannah) sont converties pour produire cette version. En 1944, deux versions du M4A seront produites en parallèle : celle à canon SA-41, M4Ax(75-LB), et celle à canon SA-42, M4Ax(75-LB2).


1. Armour-piercing, capped, balistic capped shell dans la langue de Patton…
2. Ce qui conduira logiquement à affubler les Sherman armés du canon court M3 de 75 mm initialement prévu du surnom de “Short Barrel”, usage que nous suivrons désormais ici.
3. Désormais nanties d’une solide expérience dans la “guerre des atolls”, les divisions de l’Army et de l’USMC affectées à ce théâtre étaient en effet plus que satisfaites des modèles “Short Barrel”. Cette forme de guerre très particulière nécessitait en effet avant tout des blindés d’accompagnement de l’infanterie capables d’appuyer l’assaut des redoutables bunkers japonais. Les formations de chars japonaises étant peu nombreuses, souvent mal employées par des officiers peu formés à leur emploi et dotées de chars très inférieurs au Sherman, un modèle à forte capacité antichar comme le “Long Barrel” était nettement moins nécessaire. Cependant, dans les tous derniers mois de 1944, les Tank Batallions de l'USMC et de l'Army dans la zone Pacifique commencèrent également à recevoir leurs premiers "Long Barrel".
4. Ainsi que les forces italiennes co-belligérantes, qui commençaient à la même période à remonter plusieurs formations mécanisées, avec l'objectif affiché de remonter un Corps Blindé.
5. En un clin d’œil assez malicieux, plusieurs maisons de modélisme proposèrent après la guerre des modèles réduits de Sherman “Short Barrel”… assortis de kits permettant au maquettiste expérimenté de transformer le modèle de base en son cousin britannique. La qualité, disons… inégale des productions mises sur le marché fut sans doute responsable de sueurs froides et de longues opérations de rectification et d’adaptation dans bien des ateliers plus ou moins improvisés…
6. Une étude de l'Armor Branch de l'US Army avait calculé qu'un M4 pouvait tirer de 4500 à 5000 obus avant d'arriver à une usure complète du tube. En situation de combat, et en considérant qu'un équipage tirait sa dotation complète d'une centaine d'obus en 5 jours (les "Short Barrels" étaient certes destinés à faire de l'appui feu, mais n'avaient pas vocation à réaliser des tirs de barrage!), le canon pouvait supporter 8 à 9 mois d'opérations avant d'être changé.
7. Renvoyés aux Etats-Unis pour y être remontés sur des chars expédiés en Europe, certains de ces canons connurent un destin assez extraordinaire. Après guerre, un journaliste d'un quotidien de Pittsburgh, où les M1 étaient fabriqués, fit ainsi le récit du périple d'un canon qui fit QUATRE aller-retour à travers l'Atlantique avant de sombrer aux derniers jours de la guerre à 250 milles à l'est de New-York, victime d'une rupture de coque d'un Liberty...

8. Ou même des “petits” alliés opérant des unités blindées suivant les TOE français et américains, telles que la Brigade belge Tancrémont ou la 1ère Brigade blindée polonaise. Le général Piron, qui avait dirigé la Tancrémont avant de prendre le commandement de la 1st Armoured Division (Belgian) devait d’ailleurs se plaindre souvent, à (très) haute et intelligible voix, des choix britanniques, qui aboutissaient à des unités moins souples d’emploi que les redoutables formations blindées françaises.
9. Un état de fait qui n’avait pas échappé aux premiers concernés, les tankistes de Sa Gracieuse majesté ! De fait, les remarques de plus en plus acerbes remontées du terrain de la part d’équipages que le manque de souplesse de leurs machines mettaient en difficultés finirent par filtrer dans les hautes sphères de l’Army et du War Office. Ces critiques, alors même que les « Long Barrels » équipant les unités américaines montraient chaque jour leur polyvalence, finirent par infuser jusque dans les bureaux d’études, qui depuis l’été 1944 planchaient sur un nouveau modèle de blindé. N’étant pas à un paradoxe prêt, les champions de la spécialisation qu’étaient les Britanniques finirent ainsi par donner naissance au premier véritable « Main Battle Tank » (Char de bataille universel) de l’après guerre, le remarquable Centurion, dont certains auteurs n’hésitent pas à faire le rejeton un peu honteux du Sherman Long Barrel…


Casus, si cette version fonctionne, je te transmettrai une version propre pour mise en ligne quand tu en auras la possibilité (je ne veux pas que, par ma faute, tu te fasses clouer à une porte par les oreilles par des rédacteurs enragés... ) Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juin 24, 2026 09:59    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne m'inquiète pas.
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Casus Frankie

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le poireau



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MessagePosté le: Mer Juin 24, 2026 10:22    Sujet du message: Répondre en citant

Merci beaucoup Le Chat pour ton enrichissement de l'annexe.

Quelques ultimes remarques :

Puisque tu évoques les obus APCBC il serait peut-être de bon ton d'évoquer aussi les APDS ? Ils sont déjà cités dans les textes existants et c'est un domaine dans lequel la présence française fait une vraie différence par rapport à l'OTL. Certes ils resteront complexes et couteux à produire, donc relativement rares, mais il seront néanmoins bien plus répandus qu'OTL.

Pour la présence de M4 Sherman dans l'armée chinoise je ne suis pas sûr. Est-ce qu'on n'avait pas écrit quelque part que c'étaient plutôt les M3/M5 Stuart qui se retrouveraient en dotation chez les Nationalistes ? Avec peut-être quelques M7 à la toute fin du conflit.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juin 24, 2026 10:23    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
Pour la présence de M4 Sherman dans l'armée chinoise je ne suis pas sûr. Est-ce qu'on n'avait pas écrit quelque part que c'étaient plutôt les M3/M5 Stuart qui se retrouveraient en dotation chez les Nationalistes ? Avec peut-être quelques M7 à la toute fin du conflit.


En effet !
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Juin 24, 2026 10:42    Sujet du message: Répondre en citant

j'ai repris le front chinois pour avril mai 45 +, j'ai utilisé le 1st rgt à 3bn : un bn sur stuart et deux bn sur M4 short barrel ( A1?), dois je donc effectuer des modifs dans le texte :

-M4A1 (pareil) en expliquant l'origine des machine : stock, récup des ex marines/army qui à cette date ont du recevoir leur long barrel

-100% M7

- un mix, dénotant pour cet allié que l'on fait feu de tout bois dans la récup

ps : les brit ont aussi qq bn mais ils peuvent assurer je pense à partir des stock/rechange arrivant d'europe (+2co KNIL)

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Le Chat



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MessagePosté le: Mer Juin 24, 2026 10:46    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
Merci beaucoup Le Chat pour ton enrichissement de l'annexe.

Quelques ultimes remarques :

Puisque tu évoques les obus APCBC il serait peut-être de bon ton d'évoquer aussi les APDS ? Ils sont déjà cités dans les textes existants et c'est un domaine dans lequel la présence française fait une vraie différence par rapport à l'OTL. Certes ils resteront complexes et couteux à produire, donc relativement rares, mais il seront néanmoins bien plus répandus qu'OTL.

Pour la présence de M4 Sherman dans l'armée chinoise je ne suis pas sûr. Est-ce qu'on n'avait pas écrit quelque part que c'étaient plutôt les M3/M5 Stuart qui se retrouveraient en dotation chez les Nationalistes ? Avec peut-être quelques M7 à la toute fin du conflit.


@Le Poireau :
1. Pour les APDS, je te propose la modification suivante (en note de bas de page, pour ne pas alourdir inutilement un texte déjà bien copieux):


Ndbp 1. Armour-piercing, capped, balistic capped shell dans la langue de Patton… Par ailleurs, les travaux d'ingénieurs Français en pointe avant-guerre dans le domaine des munitions sous-calibrées avaient grandement facilité le développement et la production des remarquables obus APDS (Armor Piercing Discarding Sabot). Cet apport tricolore, souvent méconnu mais bien réel, permit de doter les "Long Barrels" d'une quantité limitée mais néanmoins suffisante d'excellentes munitions antichars leur permettant jusqu'à la fin de la guerre d'affronter les "monstres" nazis avec de bonnes chances de succès... ce d'autant plus que les "monstres" en question se retrouvaient souvent entre les mains d'équipages bien moins expérimentés que leurs adversaires !

2. Pour les blindés chinois, aucun problème pour retirer la mention, sous réserve de l'accord de Patz qui l'avait proposée.
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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 05:43    Sujet du message: Répondre en citant

Ok, dernière vérification avant que je ne voie avec Casus pour la mise en ligne…

@Le Poireau : l’ajout sur les APDS te convient ?
@Pat : est ce qu’on garde les Chinois ?

Bonne journée !
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Colonel Gaunt



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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 09:22    Sujet du message: Répondre en citant

Bah si on considère que les M3/M5 sont fournis en dotation aux armées chinoises dès leurs retraits des TO Européens, dans l'absolu qui dit que les chinois ont réellement besoin d'un char plus moderne ? Rien de ce que peut proposer l'armée japonaise en terme d'engin blindé, n'est capable de tenir la comparaison.
Le seul char produit en catastrophe en 44 pour contrer le sherman, le Type 3 Chi-Nu n' a été produit qu'à 166 exemplaire et n'a jamais quitté l'archipel.
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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 09:45    Sujet du message: Répondre en citant

Ton analyse me plaît Colonel. Je prends ! Cette formation te conviendrait ?

ainsi que les "petites" formations alliées de la zone, indiennes, néerlandaises (2),


(2) Il fut un temps envisagé de fournir des "Short Barrels" à l'armée chinoise, pour équiper l'un de ses bataillons. Cependant, la mesure fut rapidement abandonnée, les chars légers M3 puis M5 fournis en dotation au 1er régiment blindé dès leur retrait des TO Européens suffisant amplement, sur un théâtre où l'état et le faible développement du réseau routier rendait problématique l'emploi d'engins trop lourds.
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le poireau



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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 10:49    Sujet du message: Répondre en citant

Colonel Gaunt a écrit:
Bah si on considère que les M3/M5 sont fournis en dotation aux armées chinoises dès leurs retraits des TO Européens, dans l'absolu qui dit que les chinois ont réellement besoin d'un char plus moderne ? Rien de ce que peut proposer l'armée japonaise en terme d'engin blindé, n'est capable de tenir la comparaison.
Le seul char produit en catastrophe en 44 pour contrer le sherman, le Type 3 Chi-Nu n' a été produit qu'à 166 exemplaire et n'a jamais quitté l'archipel.


OK pour les APDS ; ils sont de plus déjà évoqués dans différentes annexes.


Sur le sujet des chars en Chine il faut également tenir compte du contexte et des contraintes du théâtre d’opérations chinois.

L’armée chinoise nationaliste est relativement peu moderne (comparativement aux armées opérant en Europe), très peu motorisée et sa logistique rudimentaire.
Tout cela ne va pas avec le déploiement ni d’un nombre significatif de chars, ni avec des engins trop peu rustiques ou trop gros (selon les critères du théâtre d'extrême Orient le Sherman serait à considérer comme un char "lourd").
S'ajoute la question de la doctrine d’emploi : utiliser les chars en soutien d’infanterie serait vraisemblablement un gâchis ; L’armée chinoise ne manque pas de fantassins, qui sont plus ou moins sacrifiables à l'envie !
Si les chinois emploient des blindés ce serait alors pour des atouts dont est dépourvu leur infanterie et leur artillerie ; soit vraisemblablement la vitesse et la mobilité.
Il y a de fortes chances pour que les Chinois emploient leurs blindés comme unités de Cavalerie, à des fins d'exploitation principalement.
Ce qui va dans le sens d'utilisation de chars légers et mobiles (qui ont par ailleurs une bien moindre empreinte logistique pour une armée très limitée en la matière.).

En outre leur adversaire japonais est assez peu motorisé, dispose de peu de moyens de lutte antichar et de peu de blindés (qui sont qui plus est assez légers, relativement médiocres, et n'ont pas de doctrine d'emploi claire).

Enfin dernier point et non des moindres il faut aussi considérer la problématique très concrète de la livraison de ce matériel aux Chinois ! Si on ne peut pas les débarquer directement dans un port il faut acheminer ces blindés par voie terrestre ; ce qui n’est pas simple et l’est d’autant moins que le blindé est lourd ; auquel il faut aussi ajouter le déplacement à l'intérieur même du vaste territoire chinois. Et je ne parle même pas de l’état des routes !


Tout ceci plaide donc pour un emploi par L’armée chinoise de blindés plutôt légers et en nombre relativement limité. Le M3/M5 Stuart est parfait pour cela, d’autant qu’il est dépassé sur le front européen où le M7 a pris sa place.


Sur le développement et l'emploi des blindés chinois pendant et juste après la guerre il me semble d’ailleurs que ce point est évoqué dans un encart dans l’annexe sur l’avenir de la Panzerwaffe ?
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Monomaker



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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 11:26    Sujet du message: Répondre en citant

l'équipement des forces blindées chinoises est décrit dans l'annexe 1941 B C1 L’aide occidentale à la Chine et les premières victoires dans la lutte contre le Japon :
Citation:
Quels chars choisir ?
Les équipes d’évaluation de l’ANR furent d’accord pour estimer que le M3 Stuart “medium” (pesant 14,2 tonnes) était le véhicule qu’il leur fallait pour leurs bataillons blindés, en raison de l’importance de sa production, de sa simplicité et de sa relativement petite taille, mais le véhicule qui leur plut le mieux était britannique. Le Mk-VII (plus tard baptisé Tetrarch) fut en effet considéré supérieur au Stuart, notamment parce qu’il pouvait être équipé d’un obusier de 3 pouces pour appuyer l’infanterie. Il était loin d’être disponible en quantité suffisante, mais un petit nombre d’engins furent effectivement livrés.
Le char “moyen” étant donc le M3 Stuart, le seul char “lourd” disponible étant le Valentine, il fallait résoudre l’irritante question du char “léger” de la NRA. La question était délicate, car ce qu’il fallait vraiment aux Chinois était une tankette des années 1930 : bon marché, 5 tonnes de poids maximum, armée de mitrailleuses et dotée d’un blindage résistant aux mitrailleuses lourdes japonaises. Mais en 1942, personne chez les Alliés ne voulait construire un véhicule aussi dépassé, qui ne serait qu’un piège mortel sur d’autres champs de bataille que ceux de Chine. Cela ne laissait qu’une possibilité. Les Britanniques avaient déjà livré à l’ANR diverses variantes du char Mk-VI et eux-mêmes utilisaient largement ce véhicule pour l’entraînement et pour des tâches de sécurité des lignes arrière et des zones éloignées du front (en Birmanie par exemple). Plus important : la production de l’engin était toujours en cours chez Vickers. Le Mk-VI, bon marché à fabriquer et facile à entretenir, était donc le seul candidat réaliste pour le rôle de char léger chinois, dans sa variante Mark-VIC. Ce modèle pesait 5,2 tonnes au lieu de 4,8 pour la version de base. Il avait un Besa de 15 mm et une 7,62 co-axiale. Cet armement le rendait supérieur aux tankettes standards de l’IJA (avant l’arrivée du Ha-Go), car le Besa de 15 mm avait une capacité de perforation de blindage. Le Mk-VIC assuma sa tâche et resta en ligne jusqu’à la fin de la guerre.

Il fallait pourtant suppléer le Mk-VI dans le rôle de char léger (qu’il ne pouvait pas vraiment remplir). Il n’y avait guère d’autre choix que le M22 Locust. Cet excellent petit engin produit par Marmon-Herrington devait être commandé en série (500 exemplaires) par l’US Army pour une utilisation aéroportée en avril 1942. Cependant, pour pouvoir le transporter en planeur, il fallut l’alléger au point qu’il devint mécaniquement peu fiable. Corriger ce problème fit remonter son poids à 7,5 tonnes, mais si les parachutistes firent la moue, les Chinois trouvèrent le résultat tout à fait à leur goût. La minceur de son blindage et le faible calibre de son canon n’étaient pas un problème sur le front chinois, où la fiabilité était en revanche une nécessité absolue. Le Locust corrigé devint un char léger très fiable et puissant (pour la Chine), qui commença à parvenir aux unités de l’ANR en 1943, où il devait remplacer le Mk-VI sur les fronts les plus importants, sans jamais faire disparaître tout à fait la vieille machine.
Faute de Tetrarch pour l’appui d’infanterie, les Britanniques envoyèrent à la place des Valentine équipés d’un obusier de 3 pouces (Valentine ICS). Ce véhicule devint le char d’appui d’infanterie standard de l’ANR, voisinant avec son frère armé d’un 2 livres. Finalement, la production canadienne fut entièrement consacrée à ce client.
A la fin de la guerre, les unités de l’ANR étaient essentiellement équipées de Mk-VI, de Locust, de Stuart et de Valentine (ICS ou 2 livres), avec quelques Tetrarch. Les quelques Grant et Sherman livrés à la fin de la guerre se révélèrent bien trop lourds pour l’infrastructure chinoise à distance des ports. Ils furent limités aux zones desservies par des voies ferrées (où ils furent très efficaces contre ce qui restait des unités japonaises).


il y aussi un passage en septembre-octobre ou novembre 1943 évoquant la rationalisation du parc blindé chinois notamment celui de la 200e division blindée.
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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 11:40    Sujet du message: Répondre en citant

Voila le passage en question, 28 novembre Asie-Pacifique, suites de l'opération Zhulin :
Citation:
Par contre, Tchang obtient satisfaction en ce qui concerne sa 200e Division Blindée, dont le parc allait du Stuart M3 au Fiat L6/40 de prise en passant par le Valentine fabriqué au Canada et le Marmon-Herrington CTLS sud-africain (encore les quelques T-26 à bout de souffle qui restaient à l’inventaire avaient-ils rendu l’âme avant l’opération). Cet échantillonnage attendrissant mais peu pratique sera intégralement remplacé par des engins américains neufs. Le blindé standard sinon unique sera le Stuart en version M5, avec ses dérivés, dont des obusiers automoteurs de 75 mm M8. Les Stuart M5 seront associés à toute la famille des half-tracks M3 – transport d’infanterie, anti-aérien, anti-char, reconnaissance, etc.


Pour ce qui est de l'avenir des forces blindées chinoises, il est notamment évoqué dans l'annexe D Z2 Projets avortés de l’arme blindée allemande :
Citation:
Le E-10 était une version plus lourde du E-5, qui récupéra toutes les attributions de son prédécesseur malchanceux et devait également devenir un canon automoteur et un char de DCA. Il était censé remplacer le Panzer 38(t) et ses dérivés à partir de l’automne 1944. L’armement variait en fonction des modèles. La version char était dotée d’un canon de 75 mm/L48, la version chasseur de char d’un canon de 75 mm/L70 ou de 88 mm/L56, la version canon automoteur d’un canon de 105 mm/L28 et la version DCA de deux canons jumelés Mk 103 de 30 mm. Une MG 34 télécommandée de l’intérieur était prévue pour toutes les versions. Le blindage devait faire 60 mm d’épaisseur à l’avant, 50 mm à l’arrière et 30 mm sur les côtés pour 60° d’inclinaison maximum. Son poids atteignait 12 tonnes, avec un moteur Maybach HL 101 de 550 Ch capable de le propulser à une vitesse de 80 km/h sur route et 48 km/h en tout-terrain avec trois hommes d’équipage à bord.
Le E-10 comportait deux innovations importantes. La première était une suspension réglable dotée de vérins hydrauliques, qui faisaient varier la hauteur du char d’une trentaine de centimètres entre 1,40 et 1,75 mètre. Cela devait lui permettre d’opérer en embuscade avec un net avantage sur ses adversaires. L’autre innovation était que la caisse était fixée au châssis avec le moteur, ce qui permettait en cas de besoin de les changer en quelques heures.
Des essais eurent lieu en mai 1944, mais le programme fut suspendu à cause de la pénurie de matériaux qui touchait l’industrie du Reich. Le E-10 aurait dû être produit en série à une cadence théorique de 1 000 unités par mois à partir de l’hiver 1944-45, mais au moment de l’armistice, une seule usine était avait été adaptée et elle n’avait permis d’assembler qu’une poignée d’exemplaires. Ces derniers furent testés par les Alliés occidentaux fin 1944, mais sans suite.
En revanche, les Chinois se montrèrent vivement intéressés, en la personne de l’attaché militaire de leur ambassade à Paris. Le E-10 correspondait bien aux particularismes du théâtre d’opérations chinois, avec un poids limité, un moteur puissant, un blindage à l’épreuve des armes légères, un armement puissant et de grandes facilités de maintenance (selon les normes de l’époque). Les Américains acceptèrent de relancer le projet et remirent au travail les ingénieurs et les techniciens allemands. Les premiers E-10 sortirent d’usine au début de 1946, trop tard pour être utilisé contre les Japonais, mais à temps pour participer à la lutte contre les communistes chinois. La production fut progressivement ralentie en 1949, puis stoppée à la fin de l’année après la sortie du dernier des 3 645 exemplaires fabriqués dans trois versions : char, canon automoteur et blindé de DCA (ou anti-infanterie).
Considéré de nos jours comme le père de tous les blindés chinois, le E-10 est connu en Chine sous le nom de “Petit-Scarabée”, qui lui fut attribué par les Chinois en raison notamment des changements d’allure qu’il doit à sa suspension à vérins.


Pour ce qui est des blindés japonais, il a été évoqué à plusieurs reprises le développement de blindés plus performants (c'est-à-dire plus que le Chi-Ha voir le Chi-Ha Shinhoto) plus précocement surtout après la rencontre en Indochine de Sav-41 et en Malaisie avec des Matilda dont les seules armes qui permirent d'en venir à bout furent des canons anti-aériens de 75 mm utilisés en antichar (comme le 88 mm allemand), des canons de campagne lourds (100 mm au moins) utilisés en tir direct, des bombardiers en piqué et surtout des équipes suicides antichars. Il est donc probable que les japonais (avec les conseils des allemands peut-être) tendent à rationaliser leur parc blindé et se concentrent sur certains chars par exemple en ne produisant pas le type 1 Chi-He pour réserver la production au Type 3 Chi-Nu.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Jeu Juin 25, 2026 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

Certes, mais les contraintes OTL (priorité de l'allocation de l'acier pour la production de navire de guerre) se poseront aussi plus vite et de manière plus aiguë à l'Empire du Japon FTL. Donc même si la construction d'un char plus puissant est planifiée dès 1942 FTL et que la fabrication dudit Tank commence dès 1943 FTL, à ce moment la quantité d'acier fabriqué au Japon aura chuté dans de telles proportions qu'elle sera comparable à la production d'acier de 1944 OTL... et, historiquement, les Japonais ont abandonné à ce moment la production Type 1 Chi-He tout simplement parce que ses performances restaient inférieur au Sherman et que 'gâcher' de l'acier pour un blindé qui reste inférieur à ceux de l'ennemi ne changerais rien au cours de la guerre. Autant faire plaisir aux marins et fabriquer davantage de navires, le Japon est un archipel. Les navires sont un meilleur moyen de défense que les chars. CQFD!
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