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1940 - La France continue la guerre
 
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Quelle monnaie pour la France Combattante?
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Martel



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MessagePosté le: Jeu Aoû 14, 2008 13:12    Sujet du message: Déménager la république Répondre en citant

Bonjour,

Il n'y a pas besoin d'un vote pour protéger les institutions.

En OTL, le président et le parlement devaient se mettre en dehors des griffes nazies avant que Pétain et Laval n'incitent Lebrun à rester et transforment l'évacuation prévue sur la Massilia en moyen de se débarasser des élus oppposés à la capitulation.

En FTL, Le président et le gouvernement ( dans lequel siègent les principaux responsables des partis représentés à la chambre ) décident de se replier en AFN et préparent l'évacuation des élus.

Quand à la capacité de réunir les chambres pendant la retraite puis le déménagement ne pas oublier qu'un nombre non négligeable d'élus servaient aux armées.

Cf l'annexe 45-6-1 ou le Topic Haute politique française à ce propos.



Martel
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"Enfin le cardinal a terminé son sort.
Français, que dirons nous de ce grand personnage ?
Il a fait la paix, il est mort :
Il ne pouvait pour nous rien faire davantage. "
Epithaphe anonyme du Cardinal de Mazarin.
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Fantasque



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2008 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

En ce qui concerne les évolutions économiques et financières après le « grand déménagement » je crois qu’il faut partir des leçons de la Première Guerre Mondiale, mais aussi des courants intellectuels que l’on a à la fin des années 1930 (en particulier le « planisme »).

L’économie de guerre implique toujours une forte dose de dirigisme et d’étatisation, celle-ci étant d’autant plus importante que les contraintes économiques sont sévères. L’économie allemande entre 1915 et 1918 peut être ainsi considérée comme un « prototype » de la planification soviétique ultérieure.

Les contraintes étant particulièrement fortes pour le gouvernement français à Alger, il faut s’attendre à un dirigisme poussé.

Dans le domaine monétaire, les contraintes sont les suivantes :
- La zone Franc et Franc CFA/CFP va fonctionner en « cours forcé », soit avec un marché des changes administré. Les transactions sont réglées en monnaie nationale (F et F-CFA/CFP) et la Banque de France a le monopole des opérations sur devises. La détention privée de devises convertibles et d’Or sera strictement réglementée (mais une législation en ce sens existe depuis 1939). Le déficit budgétaire sera couvert en partie par des « avances de la Banque Centrale » et en partie par des emprunts à court, moyen et long terme auprès de la population.
- Les transactions avec l’étranger se règleront soit en Or (et devises comme le Dollar US et la Livre Sterling) soit sur la base d’un clearing-troc. Ici la contrainte réside dans les réserves de change de la BdF. Cependant la France n’est pas une importatrice absolue. Les colonies sont une source d’exportations vers les neutres et vers les Alliés. Il y a donc un flux d’entrées pour le poste Or et Devises. Le contrôle sur le stock des réserves de change impose un système de monopole du commerce extérieur, soit une agence (un secrétariat au commerce extérieur) qui centralise toutes les transactions. L’existence d’un crédit international doit être pris en compte (Etats-Unis et GB). Il implique un endettement international de l’État et là aussi une centralisation des mouvements financiers.

Dans ce système, on aura un cours parallèle du Franc (en particulier sur les places neutres) avec une décote qui va s’accélérer en 41 et 42, et se stabiliser ensuite. Le Lend-Lease va progressivement soulager la contrainte sur le poste Or et Devises. Le taux d’inflation devrait être élevé de la fin 40 à l’automne 41, car le déficit budgétaire sera certainement très élevé pour faire face aux dépenses d’installation des administrations, mais aussi au lancement des programmes industriels qui ont été détaillés antérieurement (on devrait avoir une succession de « collectifs budgétaires » entre septembre et décembre 40 et le budget 41 devra certainement être révisé à plusieurs reprises). L’impact du Lend-Lease, et des revenus fiscaux issus des exportations de l’Empire (les cours des matières premières vont monter brutalement avec la mobilisation progressive de l’industrie américaine) devrait contribuer à ralentir les pressions inflationnistes à partir du début 1942. Néanmoins, ces dernières resteront importantes.

En ce qui concerne les banques, avant même une nationalisation (probable) de certains établissements en 43/44 on devrait avoir un système les mettant de fait sous contrôle du Ministère des Finances et de la banque de France (dont la nationalisation devrait être rapide, sans doute en 1941).
Les banques devront détenir dans leur actif une certaine proportion de titres publics (bons du Trésor, mais aussi titres émis par des sociétés publiques et des agences de développement). Le refinancement des banques se fera à travers deux mécanismes :
- le réescompte des effets privés auprès de la BdF.
- La « prise en pension » des titres publics et assimilés.

Dans les deux cas la BdF dispose à travers l’instrument du taux d’intérêt mais aussi celui des volumes d’effets réescomptés ou pris en pension d’un contrôle puissant sur la liquidité des banques. Dans la mesure où la BdF sera sous contrôle du Ministère des Finances (via la Direction du Trèsor) ceci équivaut à un contrôle très strict sur les opérations bancaires dans la mesure où les institutions financières ne peuvent opérer avec l’étranger. La politique du crédit sera ainsi coordonnée par la DT, sous direction du responsable de la planification économique (de fait ou de droit). Les directeurs des principales banques auront une réunion hebdomadaire avec le DT et le Gouverneur de la BdF pour déterminer les opérations de crédit prioritaires et les volumes accordés.

Le marché des valeurs mobilières sera suspendu (il l’était de fait depuis l’entrée en guerre). Des cotations fictives pourraient cependant avoir lieu pour les emprunts d’État (marché obligataire). Ce dernier a un rôle plus important que le marché des actions, car il est la base du marché interbancaire et assure la circulation des liquidités injectées par la banque Centrale au sein des établissements de crédit et des compagnies d’assurance. Ce marché sera cependant fortement encadré (d’où la formule de « cotations fictives ») et la Caisse des Dépôts et Consignations jouera le rôle de « grand régulateur » sur ce marché.
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dak69



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2008 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour

Pour le nom de la monnaie utilisée par la France combattante, le "Franc libre" pourrait s'imposer. On peut imaginer une réflexion de CDG lorsque le problème monétaire sera évoqué en conseil des ministres "- La monnaie de la France combattante va devoir être séparée de celle de la métropole
- Mais cela restera le Franc, le Franc libre !"

Un autre aspect à prendre en compte est la masse de francs en circulation (ainsi que dans les banques et les bas de laine) en France occupée. Ces francs-là ne sont plus échangeables que contre des marks (à un cours imposé par l'occupant) et ils ne vaudront plus grand-chose à la fin de la guerre.

Le gouvernement aura donc un gros problème à régler lors de la libération : celui de la parité entre le Franc libre, et "l'ancien franc" utilisé en territoire métropolitain.

Ensuite, on pourra toujours encore inventer le "nouveau franc".

Bien amicalement
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Fantasque



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MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2008 17:58    Sujet du message: Répondre en citant

Le problème de l'accumulation des moyens de paiements (le "surplomb monétaire" ou "monetary overhang") s'est posé en 44-45.

Il y a grosso-modo deux stratégies:
soit on procède à un échange de billets avec undécote importante des anciens (du genre 1000 Francs en anciens billets pour un billet neuf de 100 francs) en annonçant que les anciens billets seront retirés de la circulation rapidement (ce que fit la Belgique), soit on laisse l'inflation régler le problème...

Il ne faut pas confondre l'échange de billets avec le passage de l'ancien au nouveau franc, qui était une pure astuce comptable pour éviter des chiffres à rallonge.

F
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JMT



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MessagePosté le: Jeu Aoû 28, 2008 07:32    Sujet du message: Répondre en citant

dak69 a écrit:
Pour le nom de la monnaie utilisée par la France combattante, le "Franc libre" pourrait s'imposer. On peut imaginer une réflexion de CDG lorsque le problème monétaire sera évoqué en conseil des ministres "- La monnaie de la France combattante va devoir être séparée de celle de la métropole
- Mais cela restera le Franc, le Franc libre !"

JMT: absolument excellent!!! Sigle FL?(y a déjà le florin?)

Un autre aspect à prendre en compte est la masse de francs en circulation (ainsi que dans les banques et les bas de laine) en France occupée. Ces francs-là ne sont plus échangeables que contre des marks (à un cours imposé par l'occupant) et ils ne vaudront plus grand-chose à la fin de la guerre.
JMT: suggestions
a) limiter au maximum la circulation de billets (cout d'impression et problème de fraudes car les allemands vont surement se faire un plaisir d'essayer d'inonder la FL de faux billets)
b) renoncement à l'étalon or : puisqu'on en est dans les symboles, et pour répondre au franc libre gaullien, je verrai bien Reynaud(?) continuer avec un couplet du genre "La France libre est en train de bâtir un nouvel avenir en luttant de toutes ses forces pour se débarrasser de la barbarie nazie. L'occupant pille notre territoire et nos compatriotes et a voulu prendre le Franc en otage de ses manigances.
Le gouvernement de la France libre a pris ce jour deux décisions historiques:
premièrement, la France libre ne peut partager sa monnaie avec l'occupant: notre nouvelle unité monétaire s'appelle désormais "Franc Libre"
deuxièmement, pour manifester cette liberté, la France Libre renonce à gager sa monnaie et donc à l'étalon or. Monnaie des Français qui luttent pour la renouveau du pays, le Franc Libre ne sera gagé que sur la solidarité entre français. Cette solidarité est en voie d'organisation par le gouvernement, le parlement et les administrations réinstallées sur les terres non occupées. Elle permettra notamment de garantir les droits de chacun."

Le gouvernement aura donc un gros problème à régler lors de la libération : celui de la parité entre le Franc libre, et "l'ancien franc" utilisé en territoire métropolitain.
JMT: On peut le réduire et même faire d'une pierre deux coups:

a) si pendant toute la guerre l'information est donnée que les anciens billets seront totalement démonétisés car "souillés" par le contact avec l'ennemi

b) que les seules "dettes" que la république reconnaîtra à la fin de la guerre seront matérialisées par les comptes bancaires des banques libres, les billets et pièces en francs libres et les titres du trésor nominatifs qui seront placés en métropole par les réseaux de résistance (ce qui devrait inciter du monde à y participer rapidement et favoriser le contrôle de ces réseaux par les autorités légales)

De toute manière en zone occupée, une grande partie des transactions, en OTL comme en FTL s'effectue en troc.

Ca permet aussi de limiter les incidences du marché noir et de la collaboration. Chacun sera en effet dûment et sûrement prévenu par le bouche à oreille de ce qui lui pend au nez en cas de "dérive" collaborationniste. Il faudrait d'ailleurs que des opérations d"élimination des collabos les plus voyants soient organisées très rapidement dans ce but. La métropole doit devenir un véritable boulet pour l'Allemagne, il faut que ce soit clair pour tous les métropolitains on collabo qu'il s'agira là de leur manière de participer aux opérations militaires, manière tout aussi vitale que les opérations sur les théâtres extérieurs!

Ensuite, on pourra toujours encore inventer le "nouveau franc".
JMT: oui mais sûrement dans de meilleurs conditions qu'en 1959!


Modif Loïc : j'ai mis en gras les phrases originelles de dak69 ; pensez à citer correctement pour rendre les réponses lisibles
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Catalina



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Messages: 83
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MessagePosté le: Ven Oct 10, 2008 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

J'exhume ce vieux post pour apporter quelques éléments au niveau monétaire tirés de mes recherches pour un autre forum.

1- Taux de change:

Le 01/09/39, le taux de change du dollar a été gelé à 43,80 francs. Le 04/12/39 l'accord financier anglo-français fixe le cours de la Livre Sterling à 176,625 francs pour la durée de la guerre et les six premiers mois après son achévement. La stabilité des changes est donc assurée et il n'y a pas lieu de revenir dessus avant les accords de Bretton Woods. Cela fixe la valeur du franc à 20,289 milligrammes d'or fin.

2- Banque de France, Fond de stabilisation des changes et stock d'or:

La Banque de France conserve son privilége d'émission pour la Métropole sans pouvoir l'appliquer du fait de l'occupation. Avec l'évacuation du siège de la BdF dans la foulée de son or, cela signifie que les francs émis en France occupée seront sans valeur sur le marché international (sauf auprés des pays de l'Axe, Allemagne en tête).

Le rôle de la BdF sera désormais de surveiller les opérations génératrices de l'émission de billets, achats d'or et de devises, avances à l'Etat et crédits à l'économie. C'est également elle qui fixera le plafond d'émission des banques d'état disposant d'un privilége d'émission sur lesquelles je vais revenir.

Le Fond de stabilisation des changes, créé le 1er octobre 1936, est géré par la BdF pour le compte de l'état. En raison de la fixation des changes son rôle est réduit à l'achat et à la vente des devises correspondants aux opérations envisagées. Il est autorisé à investir en bons du trésor ses avoirs en francs.

Le stock d'or de la BdF s'élevait au moment de l'armistice OTL à 1.777 tonnes (2.180 tonnes en septembre 1939), soit 87,584 milliards de francs, auxquels il faut ajouter les 270 tonnes - 13,307 milliards de francs - du Fond de stabilisation des changes. Ces 2.047 tonnes représentent représentent le double de l'encaisse métallique français en 1914. Une première avance de 25 milliards de francs a été consentie par la BdF au Trésor à la déclaration de guerre. Une seconde avance, de 20 milliards de francs, l'a été le 29 février 1940. Ces avances expliquent la baisse de l'encaisse métallique depuis septembre 1939.

L'évacuation des stocks d'or de la BdF est déjà résumé dans l'annexe 40-6-7. Il y a cependant lieu de modifier un point. Du fait de la poursuite des combats, l'or évacué sera intégralement stocké à la Federal Reserve Bank de New-York et à la Royal Bank of Canada d'Ottawa au lieu d'être dispersé entre Casablanca, Dakar ou Fort de France. De ce fait, le siège de la Banque de France sera fixé aux Etats-Unis ou au Canada. Je crains qu'il y est quelques erreurs sur les chiffres avancés puisque le total évacué dépasse l'encaisse métallique de la BdF. Shocked C'est peut-être du à une confusion avec les 200 tonnes d'or belge, les 75 tonnes d'or polonais et les quelques tonnes d'or suisse qui seront évacuées en même temps. Quoiqu'il en soit, l'évacuation des stocks d'or de la BdF n'était pas achevé à l'armistice OTL puisque de l'or (ou des devises???) sera encore évacué le 26/11/40, le 30/08/41, le 06/10/41, le 24/11/41 et le 03/04/42.

En prévision de la fin des hostilités, et de la reprise du marché des changes, il n'est pas souhaitable de puiser dans ce stock d'or jusqu'à épuisement et préférable de conserver autour de 430 tonnes d'or - 21 milliards de francs - pour assurer la stabilité du franc aprés-guerre.

3- Banques d'état avec priviléges d'émission:

La Banque de l'Algérie et de Tunisie, la Banque d'Etat du Maroc, la Banque d'état de l'A.O.F. et la Banque de Madagascar ont le privilége d'émission du franc en Afrique. La Banque d'Indochine a le privilége d'émission de la piastre indochinois et du franc danc la zone pacifique. La Banque de Syrie et du Liban a le privilége d'émission de la livre syro-libanaise au Levant (pour toutes ces banques c'est déjà le cas avant-guerre). Quelque soit le lieu d'émission, le franc a la même valeur, fixée par rapport aux accords de 1939 avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. La piastre indochinoise est utilisée pour les échanges commerciaux en Indochine avec une parité de 10 francs pour 1 piastre. La livre syro-libanaise est utilisée pour les échanges commerciaux dans les territoires sous mandat du Levant. Je ne connais pas le cours de la livre syro-libanaise en 1940 mais il doit tourner autour de 20 francs.

Chaque banque bénéficiant du privilége d'émission a un plafond d'émission tenant compte des besoins économiques locaux. Ainsi, le plafond d'émission de la Banque de l'Algérie et de Tunisie a été porté à 5 milliards de francs le 1er septembre 1939 avec une avance à l'Etat de 1 milliard. En FTL l'ont peut le faire passer à 15 milliards au 1er septembre 1940. Le plafond d'émission des autres banques pourrait être fixé à cette date comme suit:
Banque d'Etat du Maroc: 5 milliards de francs
Banque d'Etat de l'AOF: 4 milliards de francs
Banque de Madagascar: 1 milliard de francs
Banque d'Indochine: 400 millions de piastres
Banque de Syrie et du Liban: 50 millions de livres

La masse monétaire totale en circulation à partir de septembre 1940 s'établirait donc à environ 30 milliards de francs. Pour rappel, le plafond d'émission de la BdF avant-guerre était de 60 milliards.

Les plafonds d'émission, en AFN nottamment, seront bien sur relevés au cours de la guerre. En OTL le plafond d'émission de la Banque de l'Algérie et de Tunisie passera ainsi de 5 milliards en 1939 à 7 milliards en décembre 1940, 10 milliards en septembre 1941, 15 milliards en décembre 1942 et atteindra finalement 32 milliards fin 1944.

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Psichari



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MessagePosté le: Ven Oct 10, 2008 14:48    Sujet du message: De la monnaie en situation de conflit Répondre en citant

bonjour à tous,

je suis ce sujet avec intérêt ayant quelques compétences en ce domaine.

Je pense que le personnel politique français des années 40 avait déjà abandonné le "fétichisme de l'or" cher à Keynes. Les expériences déflationnistes de Tardieu et Laval ayant été invalidé historiquement par la victoire du Front Populaire, rien ne compte plus pour un parlementaire même ignorant de ce type de sujet que sa réélection après-guerre.

Néanmoins, étant donné les volumes de commandes de guerre auprès des USA + les nécessité pour nourrir l'AFN, une fuite naturelle de métaux précieux vers nos alliés US est inévitable, pour la France comme pour les autres européens dépourvus de matières premières.

Dès lors la seule solution pour les alliés européens est de créer un pré-système de Breyton Woods durant le conflit. L'or parti pour Fort Knox étant remplacé par des USD dès la montée en puissance de l'industrie outre Atlantique. En outre ce système (fortement inflationniste mais pratique) permettrait le maintien d'un Etat et d'une Armée forts "à crédit". Il ne peut y avoir dans notre scénario de recours à l'emprunt comme en 14-18 (les rentiers sont en métropole).

Pour l'aspect "romanesque" , je verrai bien PMF dans son nouveau rôle pronant l'abandon de l'étalon Or et une nouvelle monnaie à cours forcé (voir ses prises de postions en OTL 1945-1946).
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loic
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MessagePosté le: Mer Mar 04, 2009 13:03    Sujet du message: Répondre en citant

Je reviens sur ce sujet car je suis en train d'enrichir et de corriger l'annexe 40-6-7 (grâce au site www.anac-fr.com).
Il est difficile d'estimer l'encaisse-or de la Banque de France, car les chiffres se contredisent. L'annexe indique actuellement 2340 tonnes en septembre 1940, mais http://www.anac-fr.com/2gm/2gm_25.htm indique 2180 tonnes. L'encaisse est réévaluée 29 février 1940, mais à combien ?
Par ailleurs, aucune mention n'est faite d'un transfert de 300 tonnes vers les USA avant le déclenchement de la guerre.

Concernant le gros convoi venant de Brest, je pense qu'il s'élève à moins de 1000 t, les "1200 t arrivées à Dakar" comptant les 200 t belges et les 71 polonais. J'ai aussi vu le chiffre de 736 t au départ de Brest (http://www.anac-fr.com/2gm/2gm_77.htm).
Il est possible qu'il y ait confusion entre le poids du métal seul et celui du métal + les caisses. Exemple : il semble qu'il y ait 254 t d'or à la Martinique (chiffre quasi-certain), mais 350 t de poids total en comptant les caisses. Evidemment, vu le fantasme que représentait ce magot, il était commode de parler de tonnes d'or sans se préoccuper du détail.

Donc : 1420 (USA+Canada+Martinique) + 57 (Turquie) + 736 (Brest) = 2213, chiffre cohérent avec les 2180 ci-dessus.

Concernants les dépôts, je pense qu'on aura :
- La Federal Reserve
- la Royal Bank of Canada pour le chargement du Pasteur ; à ce sujet, une source (http://cdigarches.free.fr/pdf/051122_L'or-la-marine-et-la-guerre_site.pdf) indique que le Pasteur a fait 2 voyages et qu'il était le 18 à Halifax avec l'Emile-Bertin, mais n'a pas pu repartir. Ca me paraît bizarre !
- Thies au lieu de Kayes, car en OTL c'était le menace anglaise qui a imposé le choix de Kayes

Enfin, où devait être déposé le chargement de l'Emile-Bertin avant son "évasion" ? À la Fed' ou à Ottawa ?
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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