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Janvier 1943 - Asie-Pacifique
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Oct 15, 2014 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Citation:
Au pire avec le déclenchement de la guerre en Chine,on peut imaginer que le régiment d'Onishi subit des pertes suffisamment importante et que son service soit étendu.


Dans l'Armée Française, en cas de mobilisation partielle ou totale, les appelés en fin de service étaient maintenus sous les drapeaux soit le temps du rappel partiel des réservistes soit pour la durée de la guerre en cas de mobilisation totale.

Est-ce que lors de l'incident de Chine, officiellement le Japon n'est pas en guerre en Chine, le Japon n'a-t-il pas procédé à une mobilisation partielle de réserviste, ce qui aurait induit le maintien d'Onishi sous les drapeaux ?Ou alors ne pourrait-il pas après son service avoir souscrit un engagement comme cela était possible dans l'Armée Française du temps de mon service militaire.

@+
Alain
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Fantasque



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MessagePosté le: Mer Oct 15, 2014 15:29    Sujet du message: Répondre en citant

Si Onishi a fait un tour par Khalkin-Ghôl (Nomonhan pour les japonais), il a été TRES chanceux de s'en sortir vivant.
Pertes (tués/disparus) par type d'unités japonaises:
Infantrie = 70,6%
Cavalerie = 51,2 %
Arillerie = 65 %

La principale cause de ces pertes est l'artillerie de l'Armée rouge:
Cause des pertes (tués):
Fusils: 35,9%
Artillerie: 53%
Autres: 11,1%

De plus, l'armée du Kwantung a eu la mauvaise habitude d'exiger des officiers fait prisonniers (et rendus par les soviétiques) qu'ils se suicident. Même l'EM à Tokyo s'en est formalisé (source : A.D. Coox, "Nomonhan - Japan against Russia, 1939"). En tous les cas s'il a été attaché à la 23ème division (IJA) cela a du lui laisser quelques souvenirs...cuisants.
Coox (qui a travaillé sur sources japonaises) et E.J. Drea (qui a travaillé sur sources soviétiques, que j'ai utilisé moi aussi) insistent l'un et l'autre sur l'effondrement de la logistique japonaise, et le fait que les soldats meurent de soif lors des 10 jours de la bataille (du 20 au 30 août). La température, de jour, peut aller au-delà de 36°/38°. L'un des bataillons les plus chanceux fut le 2ème du 28ème régiment, qui réussit à sortir de l'encerclement en perdant (tués) 17 de ses 24 officiers et 311 hommes sur les 854 en début de bataille.
Le 2/28 fut envoyé à Guadalcanal....

Fantasque
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Oct 15, 2014 15:36    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
Si Onishi a fait un tour par Khalkin-Ghôl (Nomonhan pour les japonais), il a été TRES chanceux de s'en sortir vivant.


Mais Onishi EST très chanceux ! Cool
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Parmenion



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MessagePosté le: Mer Oct 15, 2014 15:45    Sujet du message: Répondre en citant

...et il fait partie du 28e de reconnaissance !
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Parmenion



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MessagePosté le: Lun Oct 20, 2014 09:43    Sujet du message: Répondre en citant

Kirishima a écrit:
Celui-ci au lieu de réagir comme aurait du le faire tout bon sujet de l'Empereur, cad tabasser Onishi, l'insulter pour sa couardise et son refus d'assumer ses devoirs envers l'Empereur, la honte qu'il inflige a lui, sa famille ses ancêtres, le Japon, l'Empereur etc, avant de le trainer au bureau de la Kempetai le plus proche


@Kirishima : C'est tellement bien dit que je compte reprendre, avec ton autorisation, une partie de cette phrase dans la prochaine livraison des aventures d'Onishi.

Sinon, pour rebondir sur la mention par Fantasque de la présence du 28e RI à Khalkin Ghôl, ne pourrait-on pas envisager un lien entre Onishi et ce 28e RI ? Il en aurait fait partie en 1939, avant d'être muté d'office, une fois devenu officier, au sein du 28e de reconnaissance (selon la bonne vieille méthode qui veut que l'on se refile les patates chaudes entre services... ou régiments), les deux régiments faisant partie de la 28e DI qui arrive FTL à Guadalcanal fin 42 ?
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cracou



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MessagePosté le: Lun Oct 20, 2014 12:55    Sujet du message: Répondre en citant

Oui c'est possible mais les Japonais n'aiment pas: les divisions d'active ont un recrutement avant tout local et un autre régiment n'accepterait jamais de se voir envoyé le boulet de la division alors qu'il est issu d'un autre centre de recrutement. C'est évidemment possible mais pas trop dans la mentalité.
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Kirishima



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MessagePosté le: Mar Oct 21, 2014 00:21    Sujet du message: Répondre en citant

Parmenion a écrit:
@Kirishima : C'est tellement bien dit que je compte reprendre, avec ton autorisation, une partie de cette phrase dans la prochaine livraison des aventures d'Onishi.
Mais c'est avec grand plaisir !

Capu Rossu a écrit:
Est-ce que lors de l'incident de Chine, officiellement le Japon n'est pas en guerre en Chine, le Japon n'a-t-il pas procédé à une mobilisation partielle de réserviste, ce qui aurait induit le maintien d'Onishi sous les drapeaux ?Ou alors ne pourrait-il pas après son service avoir souscrit un engagement comme cela était possible dans l'Armée Française du temps de mon service militaire.
Pour la première question je ne suis pas arriver a trouver la liste des mobilisations partielles effectuées par le Japon avant 41 (au mieux que les premiers billet de mobilisation en perspective d'un conflit avec les USA furent envoyés dès juillet 41). C'est fort possible, surtout pour un régiment de Mandchourie, mais je n'ai pas trouve la documentation pour pouvoir l'affirmer.

De même je ne peux affirmer avec certitude qu'il était possible de souscrire un engagement dans l’armée japonaise après sa période de conscription. Je pense, sans aucune certitude je tiens a répéter que c’était possible mais que l'on espérais que tu passe les concours de sous-officier a plus ou moins brève échéance et que l'on ne te gardais pas trop longtemps dans le cas contraire.
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Kirishima



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MessagePosté le: Mar Oct 21, 2014 00:30    Sujet du message: Répondre en citant

cracou a écrit:
Oui c'est possible mais les Japonais n'aiment pas: les divisions d'active ont un recrutement avant tout local et un autre régiment n'accepterait jamais de se voir envoyé le boulet de la division alors qu'il est issu d'un autre centre de recrutement. C'est évidemment possible mais pas trop dans la mentalité.
Entre régiments originaires du même district de recrutement les transferts de personnels étaient possible mais souvent "en masse". Les transferts individuels étaient rare et concernaient principalement des transferts d'officiers en cas de très lourdes pertes, pour éviter justement d'avoir a promouvoir des hommes du rang.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Oct 24, 2014 12:34    Sujet du message: Répondre en citant

(Oui je sais, ça n'avance pas vite... désolé ! La Chine est signée Hendryk et le Pacifique Parménion)


9 janvier
La guerre sino-japonaise
Trois tout

Le général Yasuji Okamura, commandant l’Armée de Chine-Région Nord, est chargé par général Shunroku Hata de commencer les préparatifs de l’opération de « nettoyage » de la zone communiste du Shaanxi. Okamura n’est pas un novice en la matière : c’est à lui que l’on doit la mise en œuvre, depuis 1940, de la politique dite des « Trois tout », c’est-à-dire « Tout tuer, tout piller, tout détruire » dans le nord de la Chine.

Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Encore raté
Guadalcanal
– Alors que le XIVe Corps masse ses hommes et ses canons devant la Tenamba, ultime cours d’eau avant la plaine qui débouche sur le Cap Espérance, c’est un général Patch d’humeur toujours aussi exécrable qui commente la disposition de ses forces avec DeCarre, son adjoint. Tous deux sont bien obligés de constater que leur choix de progresser rapidement sur un axe unique grâce à une succession de débarquements sur les arrières ennemis se révèle un échec complet. Alors que Patch voulait concentrer ses forces sur la route du Cap, ses deux (et bientôt trois) divisions sont éparpillées dans toute la partie ouest de l’île et les Japonais ont réussi jusqu’à présent à se dérober, devançant chaque fois les tentatives d’encerclement. Certes, à présent, le gros de l’AmeriCal (132e RI, I et II/182e et II et III/164e) est concentré devant la Tenamba, avec en réserve un 7e Marines à bout de forces. Mais le I/164e continue de musarder à plus de 5 miles du Cap et n’a toujours pas réussi à accrocher l’ennemi, et le III/182e vient d’atteindre, le matin même, la baie de Beaufort sans y trouver les « centaines de Nippons en retraite » prétendument repérés par l’aviation. Quant au 8e Marines, à la fois épuisé et à cours d’effectifs, il garde la Pointe Lunga avec le 35e RI de la 25e DI-US, tout juste arrivé et totalement inexpérimenté.
Tout en affichant extérieurement sa satisfaction devant la progression de ses hommes – il est vrai foudroyante en comparaison des résultats obtenus par les Marines entre août et décembre – Patch a bien conscience de ne pas y être pour grand-chose. Pire, il craint fort de voir ce sentiment partagé par ses supérieurs et par l’opinion publique, au vu de l’accueil triomphal réservé par Washington à Vandegrift, déjà présenté par la presse comme « le vainqueur de Guadalcanal ».

Rendez-vous est pris
Iles Russell
– C’est avec des sentiments contrastés que le CC Iishi met fin à son dernier échange radio avec la petite troupe de survivants qu’il doit récupérer en baie de Beaufort. Rendez-vous a été pris le 10 janvier, à 23h00 précises, pour évacuer les 68 fantassins qui ont réussi à s’échapper du Seahorse. Iishi s’est bien gardé de révéler à son interlocuteur qu’il ne disposait, dans les installations de fortune aménagées aux îles Russell lors de l’évacuation de Guadalcanal, que de trois vedettes rapides, soit à peine de quoi embarquer une trentaine d’hommes… Une mauvaise surprise en perspective pour nos amis de l’Armée, songe-t-il, mais nul n’est tenu à l’impossible. S’ils sont vraiment aussi nombreux, on fera deux voyages, voilà tout.
Surprise pour surprise, Iishi a failli sursauter – mais seulement failli – en apprenant l’identité de l’officier qui commande ce détachement. C’est donc ce fameux Onishi, à présent capitaine, semble-t-il, qui est honni par tous les officiers de l’Armée Impériale pour ses promotions inexplicables, au point que même la Marine en a eu vent ? Iishi a entendu tout et son contraire à son sujet : critiques, calomnies, voire menaces, au mépris de tout esprit de corps et même de toute politesse – ce n’est pas dans la Marine que de telles choses se produiraient, pense-t-il avec satisfaction. Mais aussi des rumeurs bien plus troublantes. En juillet, il aurait été, dit-on, le premier à pénétrer dans Corregidor à la seule force de son sabre, avant de décapiter MacArthur venu présenter sa reddition. En septembre, c’est encore lui qui se serait introduit dans Singapour avec une baïonnette pour seule arme et aurait égorgé le général Gort et la moitié de son état-major, provoquant la chute de la forteresse. Il n’y a pas de fumée sans feu, songe Iishi en allant donner ses ordres, mais tout de même, c’est beaucoup pour un seul homme… Cela dit, ce doit être un personnage intéressant. Nos amis de l’Armée seraient-ils jaloux ? Nous verrons bien ce qu’il en est… si jamais ce surhomme parvient jusqu’à la baie de Beaufort.
………
Guadalcanal – C’est avec des sentiments contrastés qu’Onishi met fin à son dernier échange radio avec le commandant des vedettes qui doit récupérer sa petite troupe de survivants en baie de Beaufort. Rendez-vous a été pris le 10 janvier, à 23h00 précises, mais les vedettes seront-elles bien là ? Trahissant la confiance que lui accorde si généreusement l’Empereur, la Marine – honte à elle – a déjà plusieurs fois failli à sa mission dans les Salomon, ne serait-ce qu’en laissant lamentablement les Américains débarquer sur Guadalcanal. D’un autre côté, le capitaine a été agréablement surpris en découvrant l’identité de son interlocuteur. Cet Iishi, si l’on en croit la presse, a coulé plus que sa part de navires américains et il sait prendre des risques, ce qu’Onishi apprécie en connaisseur, sachant reconnaître un bon serviteur de l’Empereur, fût-il dans la Marine. Nous verrons bien ce qu’il en est… si jamais cet homme parvient jusqu’à la baie de Beaufort, songe-t-il en allant donner ses ordres.
Mais Onishi remarque immédiatement qu’il se passe quelque chose dans le campement de sa petite troupe. Cinq de ses hommes, installés à l’écart, ont omis de se lever à son approche, et les autres les regardent comme s’ils souffraient d’un concentré de toutes les maladies vénériennes qui ravagent, c’est bien connu, la jeunesse américaine aux mœurs dépravées. Mais, découvre-t-il, la vérité est bien plus horrible : faisant fi de ses ordres, du respect et de l’obéissance qu’ils lui doivent – et, à travers lui, au général Kawaguchi et surtout, surtout, à l’Empereur – ces cinq mutins refusent de se lever. Ils demandent à rester sur place, quoique ne souffrant d’aucune blessure ou maladie les empêchant de marcher.
Estomaqué par tant de lâcheté, qui ne peut que trahir un souhait manifeste de se rendre aux Américains, Onishi a une seconde d’hésitation – et se fustige immédiatement pour une telle faiblesse. S’ils avaient été en garnison ailleurs dans le Pacifique, il les aurait insultés pour leur couardise et leur refus d’assumer leurs devoirs sacrés envers l’Empereur, pour la honte qu’ils s’infligent à eux, à leurs familles, au Japon, à l’Empereur et à tous les dieux, avant de les tabasser puis de les traîner devant un peloton d’exécution, voire de les abattre de ses propres mains. Mais les munitions sont au plus bas, et Onishi sait que cinq cartouches peuvent tuer autant d’Américains et leur ouvrir la route vers les vedettes qui les attendront demain. Alors, le sabre ? Non, il a une meilleure idée.
Ces cinq vermines ne pourront plus jamais servir l’Empereur, leur honte sera éternelle et leur destin est scellé, mais il est reste possible de les utiliser comme boucliers en cas de rencontre avec les Yankees : ils marcheront en première ligne et attireront les balles américaines. Au moins, leur mort permettra de protéger les authentiques serviteurs de Sa Majesté. Et si, par chance, ils atteignent le rivage sans rencontrer d’opposition, il sera toujours temps de leur infliger le châtiment qu’ils méritent et de souiller cette jungle innocente de leur sang impie. Ses ordres claquent donc, et les sept survivants du 28e de reconnaissance, qui se considèrent comme sa garde prétorienne personnelle, passent longuement à tabac les mutins en prenant soin, selon les instructions de leur chef, de ne leur infliger aucune blessure qui les empêche de marcher. Deux heures plus tard, c’est une troupe au complet qui lève le camp, direction la baie de Beaufort.

Apprendre par l’image
Pearl Harbor
– Si le commandant en chef de la flotte du Pacifique a l’habitude de se voir réclamer des navires, il doit cette fois-ci faire face à une demande peu commune provenant du Bureau of Aeronautics. Ce dernier demande la mise à disposition d’un destroyer, d’un porte-avions d’escorte « et, si possible, d’un croiseur et d’un cuirassé » – bref, d’un petit task-group – pour réaliser un film de démonstration sur l’évacuation de différents types de navires.
Tout en songeant que John Ford (avec lequel il s’est rapidement entretenu après son rapatriement de Guadalcanal) aurait été parfait pour réaliser une œuvre pareille, Nimitz tique quelque peu devant l’ampleur de la demande – mais il est bien forcé d’admettre qu’il est probable qu’un certain nombre de navires américains devront encore être évacués d’ici la fin de la guerre. Aussi donne-t-il son accord de principe, en exigeant même que le film évoque également les évacuations nocturnes. Toutefois, il conditionne la mise à disposition de ces navires à l’évolution de la situation dans les Salomon jusqu’à la fin janvier.
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Parmenion



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MessagePosté le: Ven Oct 24, 2014 15:12    Sujet du message: Répondre en citant

Certes, ça n'avance pas vite (ça va s'accélérer après le 11 janvier, toutefois, la suite est déjà bien avancée jusqu'au 18 janvier), mais les rédacteurs - qui ont quand même quelques obligations IRL, entre autre un travail et une famille, et qui doivent veiller à la cohérence passée et future de la chrono - acceptent volontiers toute contribution des membres du forum pour accélérer le rythme : parties rédigées, suggestions, anecdotes à exploiter...
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Oct 24, 2014 17:58    Sujet du message: Répondre en citant

pendant qu'on y est..
quand on arrivera à la nouvelle guinée où parait il, des unité hollandaises sont engagées : j'aimerais avoir un ob à l'occasion car j'aurais besoin de l'équivalent d'un régiment pour octobre 44
merci
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 12, 2014 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

Ah, les aléas de la Vraie Vie...
Désolé ! voici la suite de janvier 43 dans le pacifique (N-Guinée exclue, Anaxagore s'en occupe par ailleurs)
Merci (entre autres) à Parménion pour le SOPAC et à Hendryk pour la Chine.


10 janvier
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Evacuation
Guadalcanal
– Pour une fois, le général Patch est d’excellente humeur : ses troupes ont enfin réussi à accrocher les Japonais ! Dès le matin, les rapports du 132e RI signalent que les combats font rage sur la Tenamba. Tout en faisant harceler l’ennemi par d’incessantes reconnaissances en force pour découvrir les points faibles de ses positions, Patch ordonne à l’artillerie de pilonner sans discontinuer la ligne de front. L’attaque décisive est prévue pour le lendemain, à 04h00.
Cependant, les projets américains ne surprennent en rien le commandant du 28e Régiment du Génie, principale force japonaise organisée encore sur l’île, qui entend bien se trouver loin de la Tenamba le 11 janvier. Quoiqu’en infériorité numérique depuis le départ de Kawaguchi, il a réussi le tour de force de préserver l’essentiel de son unité, qui comprend encore près d’un millier d’hommes – il est vrai que tout ce qui reste sur l’île de la 28e Division (et même d’autres formations) y a été amalgamé. Quelques blessés graves ont été évacués par les vedettes d’Iishi, mais les forces japonaises sur Guadalcanal représentent encore près de 1 500 hommes – c’est beaucoup pour les destroyers qui doivent arriver dans la soirée, et il faut de toute façon conserver une arrière-garde. Le grand honneur de mourir pour la gloire de l’Empereur sur la Tenamba est alors attribué à des éléments disparates, plus ou moins réorganisés en compagnies de fortune. Sans espoir de quitter l’île, ces hommes vont pouvoir racheter les échecs successifs de leurs offensives en résistant avec acharnement et en se faisant décimer jusqu’au dernier par les obus et les balles des Marines.
………
Loin de là, la petite troupe d’Onishi force le pas toute la journée. Cependant, en dépit de la volonté de son chef de ne pas être en retard au rendez-vous fixé avec les vedettes – question d’honneur, il n’est pas pensable d’être moins qu’irréprochable vis-à-vis de la Marine – quelques pauses restent nécessaires. Onishi décide alors de profiter d’une de ces pauses pour remplir une ultime obligation envers son régiment. En effet, lorsque, après la bataille de la Poche, il a reçu le commandement des restes du 28e de Reconnaissance, il a également hérité du drapeau de son unité, qui l’a accompagné depuis leur départ du Seahorse. La fière étoffe a certes beaucoup perdu de son lustre : maculée de boue et de crasse, en partie lacérée, dégageant une odeur fétide, elle n’en reste pas moins le symbole de leur lien avec l’Empereur, et Onishi ne peut permettre qu’elle tombe entre les mains des Yankees si jamais la Marine n’était pas au rendez-vous. Aussi décide-t-il de l’enterrer au pied d’un imposant bloc de rocher, en plein milieu de la jungle.
La bannière est d’abord emmitouflée dans deux vestes encore en bon état, puis l’ensemble est empaqueté dans un poncho imperméable. Ces vêtements ont été spontanément offerts par trois des cinq mutins, pendant que les deux autres creusaient une fosse profonde. Le précieux paquet est alors inhumé et un grand X est gravé à la baïonnette sur la roche en surplomb. Au cas où il tomberait au combat, Onishi rédige rapidement un procès-verbal au dos de l’étiquette d’une boîte de conserve et en informe les derniers survivants de son régiment, avant de se remettre en marche vers la baie de Beaufort.
………
En début de soirée, quatre destroyers du 10e Escadron, les Maikaze, Samidare, Tanikaze et Tokitsukaze, survivants de la dernière rencontre entre Goto et Crace, arrivent en vue du Cap Espérance. Pour une fois, la chance est avec eux : ils ont échappé à l’œil des coastwatchers et le ciel très nuageux les a protégés des reconnaissances aériennes en provenance d’Henderson Field. Abandonnant tout leur équipement collectif et ne conservant qu’un paquetage léger et une arme individuelle chacun, les survivants de la 28e Division se précipitent avec fort peu de dignité pour embarquer. Des incidents éclatent, plusieurs hommes tombent à l’eau, certains se noient. Iishi, dont les vedettes couvrent l’opération, voit avec inquiétude le désordre s’installer et l’heure tourner. Ce n’est que vers minuit que les destroyers s’éloignent, leurs ponts couverts d’hommes, et qu’Iishi, déjà très en retard, peut mettre le cap vers la baie de Beaufort...
………
Au même moment, Onishi et ses hommes arrivent enfin en vue du rivage. Malgré leurs efforts, ils ont environ trois quarts d’heure de retard – rien de scandaleux, sur pareil terrain ! Hélas, leurs espoirs de départ sont immédiatement douchés. Les bruits de voix qui s’élèvent entre eux et le Pacifique ne leur laissent aucun doute : les Américains sont là !

Inefficacité
Salomon Orientales
– Revenu en hâte des Shortland, le sous-marin I-20 lance vers Guadalcanal le HA-38 du lieutenant Tsuji. Le mini-sous-marin pénètre dans la Baie au Fond de Ferraille, aperçoit un gros transport immobile et met ses deux torpilles au but ! Or, ce transport n’est autre que l’Alchiba, déjà torpillé le 31 décembre par le HA-10 et échoué depuis sur Red Beach. Le commandant Freeman trouve la plaisanterie saumâtre, mais ni lui ni son équipage ne se laissent abattre. Renfloué au bout de plusieurs semaines d’efforts, l’Alchiba ira se faire réparer et participera comme transport d’assaut à la fin de la guerre.
Quant au HA-38, tout comme le HA-10, il va disparaître sans laisser de traces avec ses deux hommes d’équipage.
………
Il reste à ce moment trois mini-sous-marins à la base des Shortland : les HA-14 (Lt Chuman), HA-17 (Lt Ban) et HA-21 (Lt Matsuo). Les I-16, I-20 et I-24 sont disponibles pour les transporter mais, quelque peu refroidi par les échecs répétés, le commandement japonais décide d’attendre une meilleure occasion.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 12, 2014 11:51    Sujet du message: Répondre en citant

11 janvier
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Thalassa, thalassa (version japonaise…)
Baie de Beaufort, Guadalcanal, 00h15
– Après quelques instants de découragement bien compréhensibles, la petite troupe d’Onishi resserre les rangs autour de son chef – lequel les harangue à voix basse, le sabre à la main, tandis que les hommes du 28e de Reconnaissance sont à l’affût du moindre signe de défaitisme… Tout en pestant contre les obstacles que les Yankees s’ingénient à dresser entre les hommes de l’Empereur et leur objectif – obstacles évidemment voués à être renversés, mais qui n’en demeurent pas moins irritants – Onishi ne peut s’empêcher d’apprécier en connaisseur la performance des Américains. Ces derniers ont réussi à les dépasser et à les couper du front de mer en dépit de l’avance qu’il avait cru s’être ménagée en quittant le Seahorse : à n’en pas douter, ils sont dirigés par des officiers de valeur. Et même si cela ne fera pour eux aucune différence au bout du compte, Onishi sait reconnaître la compétence, d’où qu’elle vienne. Il n’envisage même pas que la présence des Américains à cet endroit puisse relever du hasard, tant il est persuadé d’être l’unique préoccupation de chaque Yankee sur Guadalcanal.
Vers 01h00, malgré la nuit profonde, les reconnaissances qu’il a diligentées (et auxquelles il a lui-même participé, bien sûr) lui ont offert une vision à peu près complète du dispositif ennemi. Sans être au repos, ces amateurs de base-ball et de pancakes ne sont pas réellement en état d’alerte – et l’estime toute récente d’Onishi pour leur commandant disparaît aussitôt. Onishi décide alors d’attaquer sans plus attendre et de profiter de l’effet de surprise pour forcer l’ennemi à un corps-à-corps qui tournera inévitablement à l’avantage des glorieux combattants du Soleil Levant. Puis, sur le rivage enfin conquis, ses hommes allumeront des feux en guise de signal pour les vedettes de la Marine, en espérant qu’elles n’aient pas déjà battu en retraite sous le futile prétexte du retard de leurs passagers.
Quelques instants suffisent à Onishi pour donner les instructions nécessaires et disposer sa maigre troupe. Il se félicite d’avoir gardé en vie les cinq mutins que l’honneur lui commandait d’envoyer rejoindre leurs ancêtres ; ils feront de parfaits boucliers en tête de l’assaut. Mais il était dit que rien de bon ne sortirait de pareille lâcheté. Au moment où les hommes d’Onishi s’avancent, l’un des mutins qui ouvrent la marche – ému, peut-être, par la mission suicide qu’on vient de lui confier – fait un faux pas, roule au sol et, confirmant sa faiblesse de caractère, se met à pousser des hurlements stridents, prétendant s’être au moins cassé la jambe. Un coup de crosse le réduit au silence, mais le mal est fait : les sentinelles crient aux armes, une fusée éclairante est lancée, puis une autre, et les Américains ouvrent le feu, d’abord au hasard, puis en concentrant leur tir sur les Japonais surpris à découvert.
Alors que les rafales ennemies commencent à tracer des sillons sanglants au milieu de ses hommes, Onishi réagit en donnant le seul ordre pouvant éviter leur anéantissement : à l’assaut, et au pas de course ! Néanmoins, les Banzaï pleins d’ardeur qu’il lance à pleins poumons sont couverts par le staccato des mitrailleuses et par l’explosion des grenades, dont les Américains semblent disposer de réserves inépuisables. Moins de la moitié des survivants du Seahorse réussissent à atteindre les lignes ennemies.
Sabre en main, Onishi entreprend alors de découper avec entrain tout ce qui s’interpose entre lui et le rivage, tout en regrettant que son arme, insuffisamment entretenue faute de temps et du matériel nécessaire, soit moins tranchante qu’elle ne devrait. Elle l’est cependant assez pour éviscérer une silhouette qui surgit brusquement devant lui. A ce moment, Onishi constate, scandalisé, que sa victime n’est autre qu’un des mutins censés attirer le feu des Américains et qui, profitant de la confusion, essayait sans doute de sortir de la mêlée. Quelle leçon, songe le capitaine, plus jamais je ne retarderai l’exécution d’un traître, pour quelque raison que ce soit ! De plus, non seulement le traître en question est venu s’empaler sur son sabre, mais il en a coincé la lame entre deux de ses vertèbres et l'arrache des mains de son propriétaire en tombant en arrière, une expression de surprise ridicule gravée sur le visage. Avant qu’Onishi puisse le récupérer, un Américain se jette sur lui ; le capitaine parvient à esquiver en partie, mais la baïonnette qui visait son abdomen lui déchire le bras gauche jusqu’à l’os. Alors que son adversaire dégage son arme pour lui porter le coup de grâce sans pour autant cesser de mâcher un chewing-gum, ce qui agace Onishi au plus haut point, le capitaine renonce à se battre de manière honorable. Laissant temporairement son sabre plongé dans les intestins de son compatriote, Onishi décoche un violent coup de pied dans l’entrejambe du Marine (lequel est en réalité un soldat de l’US Army, mais cette distinction byzantine importe peu à Onishi). Le choc a raison à la fois de la couture de sa botte, bien éprouvée par son séjour prolongé dans cette jungle putride, et des ardeurs de son adversaire, qui s’effondre à genoux en couinant comme un porcelet. Onishi, qui constate avec satisfaction que sa riposte a eu pour effet secondaire de faire cracher son chewing-gum au Yankee, lui arrache son fusil et lui loge une balle dans la tête à bout portant. Puis il récupère son sabre, se déchausse pour ne pas trébucher et se jette derechef dans la mêlée.
Cependant, malgré les exploits de leur chef, la situation des Japonais est critique. Inexorablement, l’un après l’autre, ils tombent sous les coups de soldats plus nombreux, mieux nourris et mieux entraînés qu’eux. Ils ont beau avoir atteint la plage, ils ne sont plus qu’une poignée, sans munitions, épuisés, à se battre dos à la mer, sous la lumière des fusées éclairantes. La fin semble proche quand, soudain, des explosions éclatent au milieu des Américains, les forçant à se mettre à couvert et neutralisant l’une de leurs mitrailleuses. Ce sont les deux vedettes d’Iishi qui, à quelques encablures du rivage, criblent les Yankees d’obus de 57 mm et de rafales de mitrailleuses lourdes ! Les Japonais survivants, voyant leurs adversaires rompre le combat, se jettent à l’eau, mais la plupart, blessés, épuisés ou touchés par les tirs américains qui n’ont pas cessé, se noient avant d’atteindre les vedettes.
Seuls quatre d’entre eux parviennent à se hisser à bord avant qu’Iishi, peu désireux d’exposer davantage ses hommes au feu de l’ennemi, qui se fait de plus en plus précis, n’ordonne le départ. Quelques instants plus tard, un grand gaillard portant un uniforme en lambeaux orné des galons de capitaine, le bras rouge de sang, pieds nus mais le sabre au côté, se présente à lui dans les formes les plus réglementaires.
Le reste de la nuit est une course épique pour échapper aux patrouilles américaines qui croisent au large de Guadalcanal. Mais lorsque les vedettes atteignent les îles Russell, où elles vont faire relâche jusqu’à la nuit suivante, Onishi et Iishi ont appris à s’estimer – sinon à sympathiser…

Fin de partie
Cours de la Tenamba
– À 02h00, plus saoulés encore par les bombes et les obus qu’ils reçoivent depuis plus de quinze heures que par l’absorption de ce qui leur restait de saké, les derniers défenseurs de la Tenamba se lancent dans une charge banzaï suicidaire, brisée en quelques minutes par le mur de feu des Américains. Les heures suivantes sont consacrées par les vainqueurs au nettoyage des positions japonaises. Après les mauvaises surprises des semaines précédentes, les GI ne prennent plus aucun risque : les blessés japonais (et même les cadavres) sont systématiquement truffés de plomb avant de s'en approcher.

Grande victoire
Guadalcanal
– Lorsque, à l’aube, les premiers éléments du 182e RI atteignent le Cap Espérance et le trouvent vide d’ennemis, la nouvelle provoque une explosion de joie au sein des troupes américaines. Au PC de Patch, chacun se congratule, mais le commandant du XIVe corps garde la tête froide : si le gros des forces japonaises a rembarqué, de petits groupes de saboteurs ou, plus simplement, de retardataires, sont encore susceptibles de se trouver sur l’île. Aussi maintient-il ses hommes en alerte maximale. La sécurité des aérodromes est confiée aux 7e et 8e Marines, dont le rembarquement était de toute façon prévu à brève échéance. Le 182e RI doit terminer de sécuriser la zone du Cap, pendant que le 164e est chargé de nettoyer la côte sud-ouest, y compris la baie de Beaufort. Le 132e, quant à lui, va être ramené par bateau jusqu’à la Pointe Koli pour nettoyer l’est de l’île, avec le renfort du 35e RI de la 25e DI-US.
Dans le message qu’il adresse à ses supérieurs, Patch se montre néanmoins plus expansif, saluant la « grande victoire » obtenue par « l’Armée, les Marines et la Navy » – délicate attention dont Nimitz et l’USMC lui sauront gré. Il demande également l’occasion de lancer, le plus rapidement possible, un assaut contre les îles Russell, que les Japonais sont susceptibles d’utiliser comme relais pour leurs vedettes rapides et leurs sous-marins.


12 janvier
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Prochaine étape : les Russell
Nouméa
– La proposition de Patch (prendre le plus rapidement possible les îles Russell) reçoit le plein soutien de Halsey, dont les services ont déjà étudié la faisabilité de cette opération.
Les îles Russell se composent de deux îles principales et d’une multitude d’îlots. La plus grande, Pavuvu, est de forme irrégulière et fait moins de 15 km de long. Sa côte nord offre plusieurs mouillages abrités en eau profonde. Seul un étroit canal sépare Pavuvu de sa voisine orientale, Banika, à la géographie surprenante dans les Salomon puisqu’elle est presque complètement plate. Selon Halsey, un bataillon de Raiders (le 3e, par exemple) ou même de Marines “normaux” aguerris, renforcé d’un bataillon de défense côtière, ferait parfaitement l’affaire face à une garnison japonaise estimée à deux cents hommes. L’île principale serait transformée en base pour vedettes rapides et elle pourrait servir de relais dans la perspective d’une attaque contre Munda. De plus, la prise de ces îles renforcerait la sécurité d’Henderson Field, car elles sont situées à moins de 30 milles de Guadalcanal. On pourrait même envisager d’y installer une piste pour les chasseurs.
Ces îles présentent également un autre grand avantage : elles sont à la limite entre le SOPAC et le SWPA, mais côté SOPAC. De ce fait, Halsey est en mesure de les attaquer sans avoir à obtenir l’accord préalable de Blamey, son homologue du SWPA, ce qui aurait sans doute pris quelques semaines, avec les complications politiques. Par courtoisie, Halsey fera tout de même prévenir le commandant australien.


13 janvier
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Des généraux pour l’USMC
Washington
– À peine installé dans ses nouvelles fonctions, Vandegrift est obligé de se pencher sur un dossier qui réveille chez lui des souvenirs douloureux : le choix d’un nouveau commandant pour la 3e Division de Marines, son chef désigné, Marston, ayant été tué sur Guadalcanal début décembre. Après réflexion, Vandegrift propose de confier le poste à celui qui a mis sur pied la division, le major-général Charles Dodson Barrett.
Vandegrift apprend par ailleurs que le major-général William Rupertus, l’un des membres de son état-major, qui assurait de façon transitoire le commandement de sa chère 1re Division USMC, au repos en Australie, est confirmé à ce poste.
Quant à la 2e Division, en mai, au terme de sa période de remise en état, elle sera confiée au major-général Julian Smith.
Enfin, le brigadier-général Alphonse DeCarre, commandant adjoint de la 2e Division et principal collaborateur de Vandegrift sur l’île, reçoit l’ordre de rentrer aux États-Unis avec quelques officiers et sous-officiers expérimentés de sa division, afin de lancer la création de la 4e Division de Marines. Pour accélérer la mise en place de cette Division, le 23e Régiment de Marines, qui fait partie de la 3e Division, en est détaché afin de servir de noyau à la nouvelle unité (il va falloir trouver un remplaçant au 23e Rgt pour maintenir la 3e Division à effectifs plein !). Dans le même temps, un bataillon d’artillerie est prélevé sur le 12e Marines pour servir de base au 14e Marines et, selon le même principe, des éléments du génie du 19e Marines doivent donner naissance au 20e Marines.

Stratégie américaine
Pearl Harbor
– Message “très secret” du CINCPAC (Nimitz) au COMSWPA (Blamey) et au COMSOPAC (Halsey) : « Quoique très désireux de soutenir les différentes guérillas qui luttent contre les Japonais dans le Pacifique, je considère que la mission prioritaire de nos sous-marins est de couler des navires ennemis. Cette mission est cruciale pour le succès de nos opérations dans le Pacifique. Or, malgré le concours de sous-marins de la Royal Navy et de la Marine Nationale, qu’il faudra remercier pour l’effort accompli fort loin de leurs bases européennes [voir note], nous ne sommes pas en mesure de couvrir efficacement les zones de la mer de Chine et de la mer des Philippines. Aussi suis-je très réticent à distraire nos sous-marins de leurs patrouilles pour les employer à des opérations de ravitaillement de ces guérillas.
Etant donné l’impact des sous-marins actuellement déployés dans les différents secteurs du Pacifique, je me propose de demander un réexamen de la répartition de nos ressources sous-marines afin d’augmenter le nombre des sous-marins consacrés à l’attaque du trafic maritime japonais »
.

Note - Façon élégante de rappeler aux alliés européens que le Pacifique est le domaine réservé des Etats-Unis.


14 janvier
Campagne du Pacifique Sud-Ouest
Prochaine étape : les Russell
Nouméa
– Devant les réticences de l’amiral King, peu convaincu de l’intérêt de prendre les îles Russell, Halsey revient à la charge. Il développe son plan et propose de combiner la prise du petit archipel avec l’arrivée du 27e RI de la 25e DI-US (qui compte aussi le 35e RI, qui achève le nettoyage de la partie est de Guadalcanal, et le 161e RI, son troisième échelon). La 25e DI serait chargée d’occuper les Russell après leur prise. Halsey propose également d’envoyer aux Russell deux unités de Sea-Bees pour commencer le plus rapidement possible la construction d’une piste pour chasseurs.
Envoyer la 25e DI-US dans les îles Russell offre également, toujours selon Halsey, la possibilité d’accueillir rapidement sur Guadalcanal la 43e DI-US, actuellement dispersée entre la Nouvelle-Calédonie, Espiritu Santo et la Nouvelle-Zélande, et de porter ainsi le XIVe corps à son effectif théorique de trois divisions.
La proposition est soutenue par Nimitz, pour lequel elle présente l’avantage de libérer les précieuses divisions de Marines pour des opérations dans d’autres secteurs du Pacifique. En fin de journée, King se laisse fléchir et autorise la prise des îles d’ici la fin du mois.

Aménagement à l’américaine
Guadalcanal
– Pendant que les opérations de nettoyage de l’île se terminent et que l’assaut contre les îles Russell commence à s’organiser, ingénieurs et planificateurs sont déjà à pied d’œuvre et peuvent enfin se mettre sérieusement au travail. Leur objectif : transformer Guadalcanal en base avancée de l’US Navy et de l’USMC. L’île doit devenir le principal centre d’entraînement des futurs Marines. L’installation d’une base navale à Tassafaronga est décidée, de même que la création d’un port à Pointe Cruz et l’installation de plusieurs jetées en dur. Tulagi, quant à elle, doit devenir la principale base américaine du Pacifique Sud pour les hydravions et les vedettes lance-torpilles.

(à suivre... dès demain)


Dernière édition par Casus Frankie le Ven Déc 12, 2014 13:51; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven Déc 12, 2014 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
[voit note],
=> voir note
Toujours aussi bien écrit !
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En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Déc 12, 2014 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Corrigé.

Par ailleurs, il est apparu qu'à la suite de micmacs de transmission, je n'avais pas la version finale du 13 janvier. J'ai corrigé.
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