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1940 - La France continue la guerre
 
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Novembre 1942 la Revanche. La France reprend la lutte
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Flavien, dit le Colisée



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2026 17:53    Sujet du message: Répondre en citant

Mis à part le style plus ou moins épique et les éxagérations pour le plaisir de la bataille, vous en pensez quoi pour le moment du déroulement des combats ? Je reste dans le juste ou non ?[/quote]
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Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque
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Colonel Gaunt



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2026 22:33    Sujet du message: Répondre en citant

Aucune idée, je suis pas assez calé
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Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net
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Flavien, dit le Colisée



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MessagePosté le: Sam Aoû 15, 2026 22:47    Sujet du message: Répondre en citant

............ Shocked

Et votre collègue Ciaphas commissaire ?

Merci quand même Wink
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Aoû 16, 2026 18:06    Sujet du message: Répondre en citant

Pour ma part, compliqué en congés.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Colonel Gaunt



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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2026 16:07    Sujet du message: Répondre en citant

@Flavien, dit le Colisée
Je veux dire, je ne suis pas en position de juger concrètement le fond et la forme.
J'apprécie le néanmoins le panache.
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Flavien, dit le Colisée



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MessagePosté le: Lun Aoû 24, 2026 23:36    Sujet du message: Répondre en citant

Prière de vous mettre quelques musiques épiques pour la dernière partie du chapitre



Chapitre 4 : Strasbourgine

22 décembre 1944

5h35,
Le général Saravia s'est levé bien tôt. La veille il a passé du temps à se reposer quand il a sut qu'il n'était pas attaqué. Avec les renforts reçus de la part de la 6e il dispose de près de 27 000 hommes sous ses ordres et 200 engins. Ses forces savent par ou se replier et disposent d'un terrain un peu plus favorable à l'artillerie. Le tissu urbain est moins dense, découpé par des champs, parfait pour cueuillir les nazis si ils réussissent à avancer. Car il n'en doute pas, aujourd'hui ce sera son tour. Et il n'a pas tord.
Les SS veulent conquérir la Robertsau pour disposer d'un large front dans leur attaque frontale contre Strasbourg. Pour cela ils ont déplacé leurs divisions et massé un puissant mur mécanisé.

7h38,
Alors qu'il prend un café sans sucre, Saravia est informé que la météo annonce un temps moins brumeux pour aujourd'hui.


8h12,
Toujours aucune trace des Allemands. La brume encore présente cache tout, mais il n'y a même pas de barrage d'artillerie. Les avants postes et les patrouilles qui se sont repliées au dernier moment ne rapportent même pas d'infiltration. Un doute lancinant s'installe dans les rangs. Qu'est ce que les nazis préparent ? Et si...ils allaient attaquer ailleurs ?

8h46,
C'est le lever du soleil et toujours rien. La brume reste très épaisse, on ne voit pas à 20 mètres. On entend bien un peu de bruit, très éttouffé.

8h59,
Des obus se mettent à pleuvoir sur les positions de la 2e Die. Mais ils sont dispersés et imprécis sur toute la zone arrière. Même sur les premières ligne les tirs ne font pas grand mal, surtout du bruit. En parlant de bruit, on entend des chars, qui s'arrêtent et qui repartent. Des patrouilles allemandes qui doivent chercher des mines et ouvrir le gros de l'assaut principal.

9h02,
La purée de poix commence à se lever. Depuis leur tranchées les républicains sont enfin rassurés, on va pouvoir tirer sur l'ennemi. Les rayons du soleil dispersent le brouillard qui s'étiole. Et parfois à moins de 200 mètres des silhouettes d'aciers blanchies se dessinent, pointant leurs sinistres lances vers une muraille bien frêle.

9h03,
Les radios s'affolent, sur tout le front d'un peu plus de deux kilomètres. Les allemands sont la, mais impossible d'en voir plus. Saravia donne ses ordres pour l'artillerie à l'arrière.

9h05,
Un vent puissant arrive et finit de disperser le brouillard. Devant les yeux abassourdis des alliés des centaines de chars et canons d'assauts escortés de milliers de fantassins apparaissent. L'insigne qu'ils arborent ne laisse aucun doute sur la puissance qui se prépare à se déchainer. La plus puissante formation de combat du IIIe Reich et peut être même de la terre à ce moment précis. L'emblême du passe partout de serrurier.
La 1ere panzer-division Leibstandarte SS Adolf Hitler.


9h06,
L'artillerie allemande devient d'un coup beaucoup plus précise et pilone les liens entre la première ligne et la seconde. Plus de 300 engins SS ouvrent le feu et explosent la première ligne pendant que l'infanterie d'assaut se rue, STG 44 en avant, en hurlant "Heil Hitler !"
En face les défenseurs ouvrent le feu sans la moindre retenue. Des milliers de soldats vident leurs fusils, rechargent, tirent, rechargent. Des centaines de roquettes labourent le sol, les bazookas crachent leur feu à la vitesse d'une mitrailleuses. Mais les Espagnols ont été ébranlés et les SS s'infiltrent, leurs fusils d'assauts STG taillant des coupes sombres dans les tranchées.
Il faut une heure de combat pour que les nazis conquièrent la première ligne, qui disparait sans s'effondrer. A de nombreux endroits les chars lourds passent et arrivent dans les champs bordant la ligne suivante où ils sont arrêté par des chasseurs de chars M10 qui tirent à moins de 200 mètres, camouflés dans un bois.

10h23,
Saravia ordonne l'abbandon de la première ligne, mais il est trop tard pour des milliers de soldats qui se font massacrer dans le no man's land. En quelques minutes la première ligne finit de se désintégrer
La seconde ligne est bien aménagée et cette fois la surprise ne jouera plus. Mais le bois au centre permettra uen infiltration de l'infanterie SS quand il sera prit, car il le sera cela ne fait aucun doute. Celui qui borde le Rhin est truffé de pièges et des équipes sont en embuscades.

10h47,
La 17e SS et la 2e SS attaquent depuis le flanc ouest de Saravia. Dans cet endroit le bati est plus important, empêchant les canons antichars de tirer loin, mais donnant de bons atout pour retarder les assaillants. Saravia y engage un régiment de la 6e avec quelques précieux M18. Peut être pourront ils arrêter les maudits stupa.

11h12,
L'assaut sur la seconde ligne commence. L'artillerie allemande décale ses tirs pour neutraliser les républicains alors que des dizaines, puis des centaines d'engins, se découvrent pour appuyer et escorter les fantassins du Reich. Quasiment immédiatemen des chars perdent leurs chenilles sur des mines. Les antichars, ramenés en masse, font un véritable mur. Des deux cotés des centaines d'obus pleuvent chaque secondes. Une fois encore la 1ere SS semble devoir percer quand finalement ils cèdent, incapable de s'approcher d'assez près pour neutraliser les canons antichars. Des centaines de corps, Espagnols comme nazis, couvrent les champs, avec des dizaines de carcasses en flammes dont s'extraient parfois des allemands en flamme.
A l'ouest en revanche l'attaque ne cesse pas. Les républicains contre attaquent dès qu'ils le peuvent et tentent de nombreuses fois de détruire les canons d'assaut lourd a bout portant avec leurs lances roquettes. Les stupa deviennent de véritables forteresses que les SS défendent entre deux anihilation de maison. Les M18 parviennent à endommager les trains de roulement, mais impossible de s'approcher trop près sans se faire également détruire par les panzerfaust. La précision moindre des lances roquettes jetables germanique n'aide pas vraiment dans les rues.

12h30
Après une pause la Leibstandarte retourne à l'assaut, cette fois couvert par un barrage roulant et des fumigènes. Les chars n'avancent pas trop,tirant au hasards sur les emplacement défensif. Les stug eux suivent, prêt à balancers leurs obus explosifs.
Les combats se font au plus près, parfois moins de 10 mètres entre une tranchée alliée et un trou d'obus occupé par des SS. La puissance de feu individuelle des soldats allemands fait lentement pencher la balance et ils réussissent à s'infiltrer

12h49, Quelque part rue de la Lamproie, ou ce qu'il en reste.

-Capitan ! La batterie anti tank se fait attaquer.
-Des chars ?
-Infanterie !
-Ok. On y va, Damien tu restes avec la radio, Henriette avec moi. Blumenstein tu prend l'autre moitié du corps et tu couvres les flancs !

Les francs tireurs répondent tous par l'affirmative et se mettent immédiatement en route. Depuis la veille Vincenzo utilise le Sans-Nom pour lancer des contre attaques vives. La progression le long des maisons se fait rapidement, au pas de courses, abris par abris. Les obus cassent tout. Un cri, pas le temps de vérifier, faut continuer. La deux deux femmes de la logistique se précipitent pour aller aider son blessé.
-BAISSE TOI !

Henriette le jette par terre et la maison a coté d'eux explose, heureusement les vitres avaient déjà pétés. L'ancienne FFI relève son capitaine, elle n'a rien non plus. Ils se remettent en route, croisent des soldats qui transortent du matériel, d'autres qui rejoignent les défenses. On entend même un moteur de char puis une grosse explosion.

Le corps francs s'arrête. Dernière mise au point. Les antichars sont dans deux fermes. Le corps progresse dans un fossé quand un francs tireur voit du mouvement. Un SS, les fermes sont tombés ! Vincenzo n'hésite pas une seconde et donne le signal de l'assaut. Son unité court le plus silencieusement possible...FEUER !

Et merde.

Le corps ouvre le feu. Bazookas, mitrailleuses, grenades. Les SS sont forcés de s'abriter quelques secondes, c'est suffisant pour que Vincenzo atteigne le muret. De l'autre coté Blumenstein improvise aussi et est déjà entré dans la sienne.
-EN AVANT !

Les francs tireurs tirent au jugé, force les SS à s'abriter. Ils ne sont pas nombreux, il y a des corps partout. Il le voit, le note, comme si il pouvait tout embrasser d'un coup. Puis le temps reprend sa marche et déchiquète un SS qui l'alignait avec un STG 44.
Il pénètre dans la ferme et son chargeur claque vide. Il se jette derrière un sac, le change. CLAC, la mitrailette est prête. Un bazooka tir, le toit de la ferme explose, et un mitrailleuse MG 42, plus son équipe, tombe. L'un bouge encore putain ! Vincenzo l'aligne et le termine d'uen rafale. Il regarde du coté des arbres. Du mouvements. Heureusement Henriette l'a vu aussi et fait signe. Les mitrailleuses lourdes se mettent à tirer dans le tas. Le reste du corps nettoie rapidement la ferme et se remet en position pour utiliser les canons.

-Groupe Provence avec moi ! On nettoie ce batiment ! Il montre l'autre partie du corps de ferme. Il y entre à la suite de ses hommes. C'est un garage. Il a plusieurs tracteurs, mais aucun n'a l'air d'avoir bougé depuis longtemps. C'est marrant, pourtant l'alsace étant allemande pour les nazis les fermiers auraient du avoir le...MOUVEMENT !!! Un des hommes est sur le point d'appuyer sur la gachette quand au dernier moment un américain se redresse et lève les mains, terrifié.

-Amis ! Tirez pas !
Une dizaine d'hommes émergent, plusieurs d'entres eux portent des bandages, l'un a même la tête bien enturbané, on ne voit que ses yeux. Il a eu de la chance de pas les perdre.
-Vous foutez quoi ? Demande Vincenzo en faisant signe que tout va bien.
-On était affecté à la position, on est de la 103e. On essayait de se rendre utile, on était une équipe antichar. Notre médecin nous a dit de nous cacher ici.
-Vous avez eu de la chance. Vous pouvez rejoindre l'arrière tout seul ?
-Oui, ça va. Merci. Si vous étiez arrivé deux minutes plus tard...
-L'important c'est qu'on soit arrivé. Allez vous mettre à l'abris les gars. Oh, et tenez.

Vincenzo s'avance et tend son paquet de cigarettes, de toute façon il préfère la pipe. Le soldat le prend. Le chef du corps franc sans nom ne remarque pas que le soldat ne le tasse pas avant de l'ouvrir. L'homme s'allume une clope avec soulagement et en prend une autre pour la donner à Vincenzo qui accepte.
En se penchant pour l'allumer il remarque le regard du blessé au visage, qui détourne immédiatement les yeux. Le pauvre pense t il, la morphine ne doit pas l'aider. Vincenzo salue les hommes d'un geste de la tête et retourne voir son groupe, pendant que les américains blessés prennent la route de Strasbourg d'un bon pas.

-Du nouveau Henriette ?
-Oui, les francs tireurs ont ordre de se replier. Saravia abandonne la seconde ligne. Des unités viennent récupérer les canons.
-Et nous ?
-Repli comme force de choc à l'arrière si on est infiltré.
-Les boches vont quand même pas essayer ? On va les tailler en miettes, les rues sont en axes nord-sud, on les verra forcément.
-Parce que c'était moins risqué d'attaquer Lyon ?
-C'était juste Montluc. TOUT LE MONDE ECOUTEZ MOI !

Les frans tireurs se rassemblent pour écouter les ordres. Ils sont assez simples, récupération de ces armes, des STG, puis ensuite repli jusqu'à la jonction de la Carpe. La journée est loin d'être finie.

13h44,
Les SS emportent la seconde ligne dont seule une partie réussit à se replier. Plein ouest les Espagnols doivent décrocher sous risque d'être pris de flanc. Ils ne parviennent pas à détruire les stupa dont les équipes de réparations approchent rapidement. Il ne leur faudra pas trop longtemps pour changer les chenilles.

14h07,
Rojo décide d'abandonner la Robertsau à l'issue de la journée. Il ordonne à Saravia de préparer son repli. Une partie de la 2e Die devra aller défendre le quartier du port du Rhin. Les Allemands ne devraient pas se concentrer trop dessus, en théorie. Le repli des unités non essentielles et d'une partie des combattants de réserve est ordonné rapidement.

15h,
La 1ere SS qui n'a toujours pas décidé qu'elle était épuisée repart à l'attaque ! Les vagues de SS profitent de la dégradation du climat pour tomber de front sur les Républicains et lancer des infiltrations à travers les champs battus par une artillerie à moitié aveugle. Les chars lourds détruisent méthodiquement les maisons qui deviennent les unes après les autres des mini forteresses d'ou partent des déluges de balles et de roquettes. La progression est très lente à l'ouest de l'offensive, avec un tissus urbain mieux propice à la défense. Mais l'est ne tarde pas à devoir décrocher. La défense ne se rétablit qu'à la jonction de la Carpe.
Pendant encore deux heures les SS attaquent et pilonent le quartier qui est réduit à l'état de gravat. Le blizzard continue de souffler fort et impose des combats très raprochés, voire du corps à corps. Bientot c'est une mêlée furieuse. On se bat pour traverser la rue, pour une cour de ferme, pour aller derrière un talus. Les deux camps se battent baionette au canon et s'embrochent, s'égorgent. On se perfore dans un réflexe et taille les veines sans même s'en rendre compte. Les SS se perdent et ne réussissent pas à contourner l'obstacle, manquant de loin les prémices industriels qui annoncent le port du Rhin.

17h32,
Ordre de repli général, la nuit tombe ! Des milliers d'hommes et des centaines de véhicules décrochent. Ils sont protégés par les arrières gardes autour des ponts qui empêchent les SS de poursuivre le fusil aux reins. Les positions défensives sont baignées de flammes que les chutes de neiges ne parviennent pas à éteindre.

Le corps francs sans noms a perdu 37 hommes aujourd'hui. Une sale journée, mais loin des pires. Tout le monde se sépare, les caves ne manquent pas. Le jeune vétéran et la FFI eux ont trouvé une petite piaule, rien de bien sérieux. Ca attendra peut être la fin de la guerre.
Strasbourg est bizarrement vivante. Certes il n'y a pas de queue devant les boulangeries mais l'odeur du pain frais et des croissants ratés est délicieuse.

Le couple s'empifre en marchant quand il voit un poste américain. Vincenzo se dirige vers eux, constatant qu'il y a des médecins parmis eux.
-Salut, vous êtes aussi de la 103e ?
-100e. Vous avez croisé des gars à nous ? Quand ?
-Vers 13 heure. Ils étaient blessés, les survivant d'une équipe antichar.
-Antichar ? Putain ils ont eu du cul.
-Pourquoi ?
-Les équipes antichars étaient les plus en pointes, elles se sont fait défoncer. Ils avaient pu récupérer les plaques de tout le monde ?
-Aucune idée.
-Okay. Tenez, pour les avoir aidé.

Le médecin sort un paquet de cigarette et tasse le paquet avant de tendre deux cigarettes à Henriette et Vincenzo. La FFI remarque le geste.

-Pourquoi vous faites ça ?
-Hmm ? Oh, c'est pour bien concentrer le tabac ou on veut. Truc d'américain, nos filtres nous cassent les..nous emmerdent.
-Marrant, ils avaient pas fait ça.

L'américain lève les yeux.

-Quoi ?
-Leur médecin n'a pas tassé le paquet quand il a prit des clopes.
-Ils parlaient espagnols ?
-Euh...non. Vincenz tu leur a parlé comment ?
-Euh...je leur ai parlé en anglais.
-Et vous êtes nombreux les espagnols à parler anglais ?
-Oh la non ! A part Vincenzo j'ai jamais vu un des républicains parler anglais, rien que l'acc...

La FFI, le médecin, et le capitane, réalisent soudain. Si la compréhension est si difficile, qu'est ce que des mecs d'une équipe antichars auraient foutu dans une position espagnole ? Henriette poursuit le raisonnement.

-Qu'est ce que des putains de blessés américains foutraient dans une position au lieu de se barrer ?
Vincenzo se vérifie son arme par réflexe et enclenche un chargeur.

-Ce n'étaient pas des américains !


17h57,
L'homme marche avec de grands sac, de la bouffe pour ses camarades. Ils sont installés dans une petite cave. L'un d'eux monte la garde, un fusil à la main. On sait jamais qui pourrait venir. Le garde fait un geste de la main envers son camarade qui répond également et montre trois doigts. Il entre ensuite et descend dans la cave silencieuse. Les hommes sont allongés, leurs armes cachés dans les couvertures ou derrière leurs caisses. Leur chef au visage enturbané n'a qu'à le regarder pour poser sa question.
-Je l'ai trouvé. Il a une dizaine de garde, deux en permanences avec lui.
-Tu as vu ça comment ?
-Il revenait d'une tournée en voiture et j'ai vu les gardes être relevés.
-Le bâtiment ?
-Une ancienne cave à vin, large, plusieurs pièces. Facile d'entrer dedans mais j'ai rien pu apprendre de plus. Ca aurait été trop suspect. On tente le coup ?
-On tente. On change rien au plan. Vous vous souvenez tous des consignes pour fuir ?

Chaque homme acquiese et répète ce qu'il doit faire. Parfait.

-Messieur, en route, après ça....on verra.

18h14
Vincenzo court vers e QG de Rojo. Il y a pas un putain de doute, c'est lui la cible. Darnand aurait fait la même chose. Il dérape en glissant mais se ratrappe. Derrière lui une vingtaine de soldat, récupérés dans la course, le suive. Il faut qu'ils arrivent à temps..il faut qu'ils..putain !

Il voit deux hommes, ils sont appuyés contre le mur, mais ils sont morts. Le capitaine n'écoute pas les avertissements derrière lui en fonçant dans le bâtiment. Par contre il entend la rafale qui le rate de peu. Santorini se jette au sol et arrose en l'air avec sa mitraillette. Un type s'effondre mais d'autres tirs retentissent et bloquent les autres combattants.

-Fonce capitan ! On te rejoint !

Il se relève et descend. Ses sens sont exacerbés, le moindr..TATATTATATA ! Il crible un kommando nazi et évite de justesse de se prendre des balles. Il trébuche sur un corps, un républicain, il a encore un air surpris. Debout ! Il est où le bureau de Rojo ? Merde merde merde ! La ! Il fonce et tourne à un angle. Un kommando va lancer une grenade ! Santorini tire une longue rafale. L'homme s'effondre. Un des tueurs à le réflexe de se jeter dans l'autre pièce avant qu'elle ne pète et que le souffle ne tue les autres.
Santorini fonce vers l'autre partie de la cave.

Skorzeny lache sa mitraillette et se saisit de son pistolet, un colt 45. Rojo est tombé dans un coin en évitant sa rafale. Il est concentré sur sa mission, tout est clair. Tuer Rojo, se débarasser du gêneur et fuir. Il perçoit quelque chose du coin de l'oeil.

Et, dans cet instant, le monde change à jamais.

Ses réflexes se mettent en route. Prioriser la menace. Rojo n'a rien pour se défendre. Celui qui arrive si surement. Sa main se décale, son regard aussi. Son corps fait pour la guerre pivote, se prépare à appuyer sur la détente. Il s'attend à tout, il est prêt à tout. La mort est sa raison d'être, la tuerie ce talent si particulier qu'il cultive comme un poète sa prose. Il tire avant même d'en avoir conscience, la balle s'enflamme, remonte dans le canon, tournoie. Elle tuera.
Vincenzo n'a pas le temps de réfléchir. Il court, il n'a pas le temps de viser, il ne faut pas qu'il s'arrête, pas le moindre temps mort. Le temps est un absolu. Il doit le chevaucher ou périr. Une grande table d'état major, solide, le sépare du kommando. Il ne sait pas quoi faire, il agit. Il lache sa mitraillette et saute par dessus la table, s'équilibre en appuie avec ses main. Son pied droit se détend pendant le saut. Sa botte atteint le colt au moment même du tir. La balle se perd dans le plafond et Skorzeny la lache sous le coup. Vincenzo n'a pas terminé son mouvement qui se poursuit pour aller frapper à la poitrine. Les bras de Skorzeny font barrage au dernier moment.
Le choc est violent, comme un coup de fouet. Le kommando est projeté en arrière comme frappé par un coup de tonnerre. Dans un fracas il écrase des meubles derrières lui mais ne tombe pas. Son dos heurte le mur de pierre. Il a mal. Il est debout. Il est en garde.

Le poing gauche de l'Espagnol file déjà, serré, droit vers la machoire. Darnand le lui a apprit. La guerre le lui a apprit. La vitesse est la clé. Mais son ennemi encaisse et pare, réplique à son tour par un coup plus bas, vers le plexus. Vincenzo se jette en arrière tout en faisant un mouvement du bras pour dévier le coup de poing qu'il évite de justesse.
Puis l'unique spectateur n'arrive plus à suivre.

Les deux comabattants frappent et enchaient à une vitesse stupéfiantes. Leurs bras, leurs jambes, tout devient flou. Des têtes s'écartent pour éviter des coups, des jambes se lèvent pour frapper des flancs exposés après un coup. Le franc tireur réussit à placer deux coups dans les cotes, mais un revers le percute à la tempe. Il ne perd pas contenance et bloque le coup suivant, donne des coups de jambes dans les flancs.
Assez de ça. Skorzeny est un géant de presque deux mètres. De son seul bras il soulève Vincenzo et l'abat sur la table. Le jeune homme lache. Il le balance de l'autre coté. Santorini roule, tombe par terre, puis se relève aussitot. D'un puissant coup de pied l'allemand lui envoie la table droit dessus. Dans un réflexe à peine conscient Il saute et écarte les jambes. La table lui passe dessous et heurte le mur. Il ressere les pieds, prend appui dessus, s'aide de ses mains, et se propulse dans un coup de pied semi sauté qui pousse Skorzeny à reculer. Deux mètres séparent les deux hommes.

La lame de Skorzeny quitte son foureau dans une fluidité parfaite. C'est une américaine, modèle 1942, 40 centimètres. Parfaite pour tuer. Il est un escrimeur de talent, ses cicatrices sont la marque de ses combats. Avec une telle arme aucun homme ne peut se mesurer à lui. Il frappe dans le même geste, une attaque fluide, parfaite même. Droit vers le coeur. Même un bretteur confirmé aurait du mal à parer.
Vincenzo est déjà en train de tirer sa baionette quand Skorzeny commence son attaque. Une baionette ? Non. Un sabre baionette. 52 centimètres d'acier. Modèle Rosalie, 1886. Ancien propriétaire ? Joseph Darnand. Le plat de la lame dévie in extremis l'acier américain. Il a le temps d'être ébloui par un éclair quand elle passe devant ses yeux. Puis il contre attaque.

Aucun combat n'aurait pu être si époustouflant. Un maitre épéiste, formé à la Mensur allemande. L'art du sabre n'a pas de secret pour lui. Il connait les traités, connait tout par coeur. C'est inscrit dans ses bras. Le parangon de l'Ubermensch nazi incarné dans un seul homme. Il a 37 ans et toute sa puissance physique.
Lui est un gosse des rues, formés par la guerre sale, l'apprentissage à la vie à la mort. Il s'est fait seul pendant les trois années de la guerre d'espagne. Il a tué au couteau dans le noir quand il allait poser des bombes chez les franquistes ou quand il fallait se battre dans les villages en ruine. Son escrime est celle des retors, des tueurs nés. Il a perfectionné son art avec le maitre le plus impitoyable. Il n'a que 25 ans, mais son corps ne sera jamais aussi vif. La fatigue n'existe pas. Il est l'héritier du plus grand soldat de france. Il le devient à son tour.

Vincenzo attaque le premier après cette ouverture de duel. Il sabre et taille de toute part, sans même chercher à atteindre son adversaire qu'il a reconnut. Il sait qu'il ne peut pas l'emporter, l'initiative est sa seule chance. Tête, bras, tête, tête, cuisse. Chaque passe est contré par la maitrise de Skorzeny. Le vétéran économise ses mouvements, reste lucide et froid dans ses réflexes. Ce n'est plus une mission, c'est un duel qui ne permet aucune erreur.

Le premier sang est pour le héraut du Reich. Il dévie un coup vers sa jugulaire et réplique en taillant vers l'épaule. Le sabre revient vers sa jambe, il recule d'un pas, l'évite, se fend d'un coup coup droit dans le flanc du champion de France. La lame fait couler le sang, le tissu s'imbibe. La blessure est impressionnante. Superficielle.
Le champion donne un coup vicieux, vers le biceps. Il fait légèrement glisser sa lame. Le héraut recule vivement pour ne pas se faire trancher, sa lame est bloquée, crochetée. Par réflexe il raffermit sa prise et tire. Ne pas perdre son arme. Mais le champion l'avait prévu, et porté par la force des siens, lance son pied gauche. Celui ci remonte et percute la main du héraut. Sa lame s'envole et retombe. Le champion resserre sa prise et abaisse son sabre en un coup descendant. Il visa la jugulaire. C'est un coup pour tuer, un coup parfait.

La volonté des trois guide le héraut et saisit sa main. La lame n'arrive jamais pour porter le coup fatal, suspendue dans un mouvement infini par sa non finitude.

La dernière passe commence. Plus de technique élaborée, plus de cette science du combat qui aurait fait pleurer les maitres d'armes du genre humain. Le héraut frappe le champion à la tête. Il est plus grand, plus fort, il ne craint pas son poing plus faible. C'est un pugilat brutal qui ne sied pas aux regards des dieux.
Le champion a pour lui son agilité. Il saute et frappe la tête du héraut de la ruine. Il chancelle sous le coup et sous le poid qui soudainement pèse sur son bras, mais il est fort, il tient bon. Assez ! Il saisit le champion par le cou et court vers la table, l'y plaque. Il l'abat comme il martèlerait une enclume avec un marteau. Un coup, deux coups, trois coups, la table tient toujours, le champion aussi. Il a la lèvre en sang, l'air qui s'assèche dans sa gorge. Il n'a pas la force, plaqué contre le bois épais.
Mais cela n'a jamais été une question de force. C'est la manière de s'en servir.

Le champion enroule ses jambes autour du bras qui lui sert le cou et les serre. Le bras tendu s'affaisse, le héraut ploie. Le genoux du champion heurte son visage dans un craquement. La poigne du héraut se relâche quand la jambe du champion le happe par la nuque et l'abat contre la table. Le bois se fissure, les pieds tremble, mais elle est encore debout. Le héraut est sonné, pour quelques instants.
Le champion se dégage, remet pied sur le sol et fait face. Déjà la puissance du héraut lui revient, sa main se raffermit et saisit le bord de la table pour se redresser. Le champion lui plante sa baionette jusqu'à la garde. Le hérat hurle, la saisit, et commence à la tirer. Il n'a besoin que d'un instant tant sa force est grande. Mais cet instant est celui dont le champion a besoin.

Il saute en criant en tournoyant sur lui même, il est l'ange, il est le faucon, il est le prétorien de la légion. Sa jambe se tend en plein élan, son pied s'abat et frappe. Tout la puissance d'un corps sur la nuque du héraut. Il ne hurle pas, la table le fait pour lui. Le claquemement du bois précède d'une micro seconde la fissure qui court sur toute la largeur. La table se rompt et brise, entrainant avec elle le corps sans vie.

Santorini tombe à genoux et se redresse. Pas Skorzeny. L'ultime étincelle de vie quitte ses yeux. Il voit le jeune homme qui l'a vaincu. Il voit le général qu'il n'a pas réussit à tuer. Il voit les témoins muets de cette lutte. Il n'y a plus rien.
Le plus dangereux commando de l'axe est mort.
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Colonel Gaunt



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MessagePosté le: Mar Aoû 25, 2026 07:28    Sujet du message: Répondre en citant

Très épique. Mais pour pinailler, la Mensur ne forme pas vraiment au duel proprement dit. Je ne sais pas si tu as vu des reconstitutions sur le net, m'enfin il s'agit plus d'un échange de coup d'épée codifié, à moitié à l'aveugle.
Pour l'infiltration, les commandos SS parlaient anglais avec un force accent germanique... Ce qui a fait qu'OTL pendant la bataille des Ardennes, beaucoup se sont fait prendre comme ça aux Check-Points. De plus, le peu qui parlait anglais correctement, de plus se sont fait avoir par des questions de culture générale.
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Dernière édition par Colonel Gaunt le Mar Aoû 25, 2026 15:05; édité 2 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Aoû 25, 2026 08:56    Sujet du message: Répondre en citant

Détail chiant : Skorzeny n'avait rien d'un Ubermenschen et sa première mission commando derrière les lignes date de février 45 en OTL.
Mais bon, je suis un peu de partie pris ...
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Colonel Gaunt



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MessagePosté le: Mar Aoû 25, 2026 15:15    Sujet du message: Répondre en citant

Pas faux, rien dans sa bio montre que c'était un Commando tel que l'on entend. En tout cas pas de formation au corps-à-corps comme dans les centres de formation Britannique. Il a organisé mais pas participé à la libération de Mussolini, par exemple.
Et physiquement, il faisait 1m92 et était plutôt massif. Dans le combat, il aurait plutôt joué sur la force brute que la dextérité et la rapidité.
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Flavien, dit le Colisée



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MessagePosté le: Dim Aoû 30, 2026 19:11    Sujet du message: Répondre en citant

Je vais reprendre le combat pour rendre plus claire les action. Et j'ai prévu ce petit encart de fin.


Otto Skorzeny (1908-1944)
Ayant fait des études d'ingénieur durant sa jeunesse, il intègre la SS après avori été refusé dans l'armée allemande en raison de son age. Il fait une première partie de carrière notable comme officier dans la 1ere SS. En 1943 il prend la tête de l'unité commando Friedenthal et planifie et dirige plusieurs opération commando. Il a comme fait d'armes la libération de Bénito Mussolini et d'avoir infligé de lourdes pertes aux partisans yougoslaves lors d'une tentative raté de capturer Tito.
Contrairement à la légende il n'a pas mené d'opération commando derrière les lignes ennemis avant l'opération Greif pour tuer Rojo à Strasbourg. Il n'était pas non plus un combattant hors pair comme ce qui a été parfois dit, La mensur n'étant pas réellement une escrime utile, et il n'a pas apprit les combats au dela du nécessaire mais il était d'une force physique impressionnante. Le combat entre les deux hommes devait être mit en scène de manière assez fantaisiste en 1988 dans le film Bloodsoldier, où son rôle serait tenu par Dolph Lundgren et celui de Santorini par Jean Claude Van Damme.

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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Lun Aoû 31, 2026 09:59    Sujet du message: Répondre en citant

Le combat entre les deux hommes devait être mit en scène de manière assez fantaisiste en 1988 dans le film Bloodsoldier, où son rôle serait tenu par Dolph Lundgren et celui de Santorini par Jean Claude Van Damme.

Je veut le scénario du film! Ou au moins l'affiche!
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"La véritable obscénité ne réside pas dans les mots crus et la pornographie, mais dans la façon dont la société, les institutions, la bonne moralité masquent leur violence coercitive sous des dehors de fausse vertu" .Lenny Bruce.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Aoû 31, 2026 10:15    Sujet du message: Répondre en citant

Ah mais je veux bien Street Fighters version FTL moi.
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Flavien, dit le Colisée



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MessagePosté le: Lun Sep 07, 2026 15:44    Sujet du message: Répondre en citant

Et vouala. Prochain chapitre, les échos de la République.
L'avancée allemande est rapide, mais vu la puissance de feu de dingue des sturmtiger, ça me semble pas déconnant. Hâte d'avoir vos avis et vos corrections !




23 décembre,

02h53,
Pendant que Rojo déménage son PC et tente de remettre sur pied un état major efficace les forces allemandes se préparent pour un nouvel assaut contre les positions républicaines. Ceux ci sont bien retranchés derrière les canaux et franchir les ponts s'annonce comme impossible, surtout si ils ont été piégés (ce qui est le cas bien sur).
Comme à son habitude Student a décidé de changer d'axe d'attaque. Il va attaquer au nord ouest avec la 2e SS Das Reich qui tentera de franchir le fleuve...ou du moins le tentera t elle. Car l'homme devine que cette combine, qui lui a valut de bons succès à Rome, ne marchera plus ici. Et c'est pour cela que la 3e SS Totenkopf lancera une attaque depuis le nord est, avec le soutient des engins les plus lourds. Une poignée de Sturmtiger, l'arme ultime pour le combat urbain. La perte des ponts est prévu, le génie allemand est prêt, et le matériel américain capturé aussi.
Une fois la brèche ouverte, les forces du reich pourront progresser dans la ville au rythmes des torpilles de 380 mm...

04h36,
Un frémissement secoue le monde. Les batailles titanesques qui se jouent se préparent à monter un dernier cran dans la puissance.


08h32,
A la surprise des soldats républicains c'est un brouillard très léger qui recuvre la région. Le soleil qui se lève ensuite est plus net que d'habitude et sa chaleur se fait sentir en dépit des paquets de neige tombés la veille. Le beau temps revient !

8h45,
Le soleil apparait sur les champs de bataille de l'europe de l'ouest. Des centaines de milliers de morts et de blessés émergent de l'ombre de son absence. Wacht am Rheim est sur un fil. Le IIIe Reich est au bord de la victoire, une grande partie de ses unités ont traversé la Meuse. Liège et Namur sont détruites, Gembloux et Hannut sont des cimetières de blindés. Les forces anglo-canadiennes luttent désespérement au sud de Hasselt. La 1ere armée de Hodges, enfin en mesure de lutter, contre attaque avec acharnement la 5e armée panzer de Manteuffel au sud de la Meuse, tandis que la 3e armée de Patton échoue à percer la 7e armée de Model en dépit d'assaut puissants. Et frontalement, la 9e armée de Simpson recule contre la 6e armée SS de Hoth autour de Louvain.
Depuis Anvers des milliers d'hommes arrivent sans interruption pour combattre, avec un flux tendu sans fin de matériel moderne, représentés par les lours M26 Pershing, seuls chars pouvant tenir le choc face aux fauves allemands. L'alliance jette toutes ses forces dans la balance mais pourtant cela ne suffit pas.
Jusqu'à ce matin. Car le soleil amène avec lui des rayons brulants. L'ouranocratie alliés envoie quelques 10 000 chasseurs, 5000 bombardiers stratégiques et 4000 bombardiers tactique. Une force de trois contre 1 face aux Allemands, mais 2/1 seulement en ce qui concerne les chasseurs. Avec toutefois une chose qui pourrait faire la différence. 500 chasseurs à réaction Gloster Meteor.

Au niveau des avions de combat la France quant à elle aligne 400 chasseurs, sur P-51, 1800 chasseurs-bombardiers P-47 République et 400 bombardiers tactiques. Les forces anglo-saxonnes d'appoint des mois précédents ont reçu l'ordre de se redéployer sur l'angleterre.

Au total, près de 30 000 appareils vont s'affronter dans ce qui est déjà qualifié de plus grande bataille de tout les temps.


8h59,
La bataille de Strasbourg reprend avec l'assaut très décidé de la Das Reich, mais la 6e DIe tient fermement et empêche les allemands d'établir des têtes de ponts, mais à un prix croissant entre l'appui direct des panzers et l'artillerie qui laboure tout. Le beau temp met le moral au beau fixe, car on s'en doute, dès que l'aviaton interviendra, le combat sera bien plus rééquilibré.
Le général Ibarolla informe Rojo qu'il a la situation bien en main. Il demande toutefois des renforts pour faire des roulements avec ses unités et ne pas les épuiser pour rien. Saravia lui cède bien volontier un de ses régiments pendant que la 5e DIe reste en réserve.

10h23,
Les forces nazies se mettent à bouger face à la 2e de Saravia et la 3e de Gonzales. Le bouillant général communiste ordonne à ses troupes de déchainer leur feu et de se préparer à contre attaquer dès que l'ennemi franchira le canal. Il n'a strictement aucun doute sur l'attaque qui l'attend.

10h39,
L'attaque de la Totenkopf débute, mais aux barrages classiques d'artilleries s'ajoute de monstrueuses explosions qui détruisent les bâtiments autour de l'orangerie et réduisent les défenses en cendre. Peu après les SS se ruent à l'assaut et franchissent le canal. En quelques minutes une grande tête de pont est sécurisé.

10h57,
"Asalto !" La 3e division un temps sonnée contre attaque avec le soutient d'une artillerie de plus en plus puissante. Des dizaines de chars accompagnent les milliers de fantassins qui se ruent à travers le parc de l'orangerie et prennent les nazis à la gorge. De l'autre coté du canal les engins de la totenkopf répliquent et aident du mieux possible, jusqu'à ce que des obus fumigènes tombent sur leurs positions.
Mais cela ne suffit pas. Les SS sont armés de STG et de panzerfausts en masse. Les shermans espagnols brulent les uns après les autres ou doivent se replier devant des murs de roquettes. L'infanterie souffre également mais l'arrivée de nouveaux bataillons de la division permet d'alimenter l'assaut constant.

11h03,
Un avion passe au dessus de Strasbourg ! Un avion à croix gammé...La luftwaffe se montre la première avec ses redoutables wunderwaffens Do 335. Une masse de plus de 200 bombardiers arrive pour foudroyer les fantassins républicains. Cette fois la 3e Die décroche et abandonne le parc de l'orangerie, écrasé en même temps par les monstrueues explosions qui percent de gigantesques cratères.

11h22,
Le général Gonzalez prend la supériorité par rapport au général Saravia, Rojo compte sur sa dureté impitoyable. Le siège entre dans sa phase finale. Après l'approche, le siège, voila le temps des chiens.

11h30,
Radio Berlin annonce en grande pompe que les forces du Reich ont pénétré dans Strasbourg elle même.

11h36,
Des avions sont aperçus au dessus de la poche de Mulhouse par les allemands. Des centaines d'avions qui remontent plein nord.

11h47
Les SS terminent de déployer plusieurs pont Bailey qu'ils ont prit aux américains dans les jours précédents. Les panzers et les stug commencent à passer. En même temps un autre pont est posé, et très renforcé, pour permettre le passages des sturmtiger super lourd. A la Totenkopf se mêle un autre étendard, la 17e SS Das Reich.

11h54,
Les Allemands poursuivent leurs assauts. Plusieurs panthers et stug accompagnent des centaines de fantassins et détruisent méthodiquement les immeubles d'ou pendent des drapeaux républicains.

11h56,
Le commandant le Gloan est à 4000 mètres au dessus des lignes alliés. Son P47 hurle de tout les diable, rue. La machine a sentit l'odeur de l'ennemi et veut charger. Et il va lui accorder cela. Il aperçoit des avions allemands en patrouille. Ces bimoteurs qui ont chassé les alliés du ciel. Fourmilliers qu'ils s'appellent.
Il donne les ordres dans sa radio. Son escadrille attaque la première, billet en tête. Il est dans le dos d'un Do. Ils sont rapide. Mais il fait feu avant d'être détecté. L'armée de l'air française se jette tout entière dans la bataille de Strasbourg.

12h03
Des centaines de chasseurs s'affrontent dans les cieux clairs soudain pollués de noir. Les soldats au sol ne peuvent pas savoir qui gagne la guerre dans les cieux. Mais ils voient très bien les P-47 armés de bombes et de roquettes qui se succèdent sans cesse pour les larguer sur les allemands soudain bien exposés dans le parc de l'orangerie. L'attaque est brusquement réduite, ce que Gonzales, El Campiseno (Le Paysan), remarque vite.

12h24,
Les bombardiers tactique DB-7 passent au dessus de Strasbourg et larguent des centaines de tonnes de bombes sur la Robertsau. La coordination est parfaite car au même moment Gonzales redonne un ordre d'attaque général avec le soutient des renforts blindés qu'il a reçut.

12h26,
Raté ! Et pourtant il l'a touché ! Mais le Do fume soudain. Son ailler a réussit à ratrapper le coup. Il se concentre, fait un tonneau pour éviter un chasseur qui l'a prit pour cible, évite, il est dans la trajectoire. Les huits mitrailleuses de son avion crachent et crible le Do endommagé. Enfin il décroche ! Le bimoteur s'embrase et soudain le siège ejectable jaillit. L'avions en flamme comme le pilote en parachute tombent sur Strasbourg.
BAMBAMBAMBAMBAM !
Le Gloan est viollement projeté dans son siège. Son avion fume, le moteur pisse de l'huise et il lui manque la moitié d'une aile. Comment ?! Soudain un autre Do 335 passe, comment ne l'a t il pas vu ?! Un coeur rouge percé d'une flèche...que..MERDE !
Quelques instants de surprise, micro instant même. Mais il évite le P-47 en feu qui manquait de le percuter. Ses 3 ailiers sont en feu. Ils ont tous été descendus par ce pilote !?!
Pendant un temps Le Gloan oublie tout, il ne voit que ce pilote hors pair, cette menace...

-Capitaine arrêtez de faire le con et rentrez !

C'était Closterman. Il sort de cette brume guerrière. Oui; il ne peut pas combattre, pas avec cet appareil. Le Gloan met le cap plein sud vers les aérodromes français. Il a obtenu aujourd'hui sa 41e victoire. Clostermann sa 34e.
Le démon noir du sud, terreur des cieux soviétiques et maintenant alliés, Eruch Hartmann, a obtenu ses 355e, 356e, 357e, et 358e victoire. A la fin de la journée il sera à 361...

13h12,
Le quartier des Quinze est anéantit méthodiquement par les stupas et un sturmtiger achève le boulot. Les bâtiments s'effondre et des centaines de soldats fuient comme ils peuvent sous une averse de balles et d'obus. La rue du Général Conrad est abandonnée aux SS.
Le front s'étend de l'avenue de la Robertsau jusqu'au canal du Rhin au Rhône. Au nord ouest l'angle de la place Lenôtre résiste mieux mais les Espagnols ne parviennent pas à avancer. Et les allemands continuent d'affluer. Le général Baum, qui commande la 17e SS, entend bien attaquer avec le maximum de puissance de feu.

13h26,
Un franc parachutiste saute au sud de Strasbourg. Il est récupéré quelques minutes plus tard et emmené d'urgence auprès de Rojo.

14h03,
Les Allemands ont maintenant 300 engins, dont leurs lourds automoteurs, dans Strasbourg, avec près de 9000 fantassins, et la priorité absolue pour le soutient d'artillerie. Et le flux ne se tarit pas. En face Gonzales prépare lignes de défenses et pièges dans la ville.
Les immeubles explosent littéralement sous la violence du choc. La ville elle même est blessée sous les tirs des blindés. Mais les gravats et ruines deviennent d'autant plus de lieu de contact. Le combat s'atomise. On ne se bat plus pour tenir une rue, mais un bâtiment. Les Républicains attendent le dernier moment pour tirer avec leurs bazookas, les SS chargent baionette au fusil pour tenter, sans succès, d'emporter leurs ennemis dans leur élan. Il n'est pas besoin de creuser des tranchées, les cratères dans les pavés réduits en poussière suffisent bien.
On se retrouve comme on peu. On hurle en Allemand, on hurle en Espagnol. On indique une positon tenue par un drapeau, républicain ou nazi. Et on tient. On réussit à les arrêter. On se dit à chaque fois qu'ils ne reculeront pas. Gonzales contre attaque partout, chaque fois que l'élan nazi faiblit il envoie une compagnie à l'attaque avec quelques chars. Les 2e et 3e Die saignent comme des boxeurs surclassés mais n'abandonnent pas.
Et ça ne suffit pas. Les stupas et les sturmtigers détruisent les pâtés d'immeuble, les gravats, les ruines. Il ne reste rien pour se défendre, les défenseurs sont brisés par les souffles des explosions. On ne recule pas. On meurt. Et les SS avancent.

14h11
Le franc para est dirigé vers le corps franc sans nom pour se battre. Il a accomplit sa mission, maintenant il veut se battre. Le général Rojo ouvre l'énorme sac qu'il a apporté avec lui. Il tombe en premier sur une lettre manuscrite. Il reconnait l'écriture de Verneau.

"Rojo, tenez bon. Nous ne pouvons pas nous coordonner par radio car cela est trop risqué, mais nous allons attaqué. Le retour du beau temps nous apporte un soutient bienvenue. La France entière prie pour vous et vos soldats.

Notre attaque aura lieu dans la nuit du 24 au 25. Vous aurez ici tout les détails. Faites comme bon vous semble. Quel que soit le prix à payer, il nous faut vaincre.

Votre ami, Verneau."

L'homme repose la lettre et lit les plans. Puis il convoque les généraux Casado, 1ere DMCe et Granell, 7e Dcre.

15h27,
Les SS ont avancés de 200 mètres. Les attaques des P-47 ne permettent plus de les ralentir. Le tissu urbain est trop épais. Mais ils passent quand même et tirent pour soutenir les soldats au sol. En dépit de tout leurs effors les Espagnols ne parviennent pas à détruire les sturmtiger et les stupa. Le Boulevard d'Ypres tombe, derrière lui des champs et des potagers. Ils ont été abondament minés mais les Républicains ne peuvent pas s'y battre. Gonzales charge Saravia de tenir le quartier Vauban, désormais en première ligne. Il se charge du reste.
Les nazis profitent de la situation pour lancer une attaque de flanc après un repositionnement. La coordination et l'expérience de la 17e, acquise entre autre après la bataille de Paris, ne laisse aucune marge à la 3e Die qui est contrainte de se replier petit à petit. Le Pont de la Dordogne est détruit par sécurité et la division établit une nouvelle position loin en arrière, le long de la rue Geiler et du boulevard d'Anvers, tout en se défendant bien sur au maximum en amont. La Place Sebastien Brant est transformé en forteresse et reçoit des effectifs substantiels.
La situation devient critique pour la 6e Die qui tenait très bien face à la Das Reich. Les SS prennent d'assaut ses positions par l'Ill à travers les terrains ouverts, propices au soutient de leurs chars. La division reçoit l'ordre de se replier. Nouvelle ligne de défense, Avenue des Vosges et en avant. La Das Reich franchit le cours d'eau en suivant le replit espagnol et entre à son tour dans Strasbourg. Avec l'effondrement de la défense sur le nord, la Leibstandarte pénètre aussi dans la ville.

16h52,
Radio Berlin annonce en grande pompe que la moitié nord de Strasbourg a été libéré. Les quartiers Kable et Contades sont aux mains du Reich.


17h14,
Fin des combats. Les SS sont épuisés après leurs efforts et les Espagnols ne comptent pas contre attaquer de nuit. Rojo convoque ses généraux.


18h05,
Dans le QG l'ambiance est fébrile. Ils n'ont pas été convoqués pour s'entendre parler de défaite ou d'épreuve. Mais d'attaque et de victoire. Vincente Rojo Lluch regarde ses camarades. Tant de temps depuis la Guerre d'Espagne. Ils ont été amis, ils ont luttés ensemble, ce sont déchirés dans une guerre interne stupide. Et ils sont la, réunis. Ils sont plus soudés qu'ils ne l'ont jamais été. Il pose sa tasse de café et dévoile une des cartes qu'il a reçut. Le plan de contre offensive.

"Camarades" commençe t il. Puis il leur explique tout. Dans les premières heures du 25 décembre, en pleine nuit, le général Montsabert et le général Mast lanceront leurs division dans et autour de la Trouée de Saverne pour la dégager et permettre dès que possible l'envoie de troupes Les 16e et 17e attaqueront de leur coté également. Le SCC de Koenig chargera ensuite billet en tête à travers les Vosges. Une fois déployé dans la plaine il agira selon les circonstances pour rallier Strasbourg et repousser les Allemands.

"Mais nous, nous n'allons pas rester passif", poursuit Rojo. L'Allemagne a employé des forces substantielle et d'élite dans son offensive ainsi qu'un matériel considérable. Tenir Strasbourg serait une victoire. Mais il y a moyen d'obtenir LA victoire. Une fois en ordre de combat, le SCC recevra l'ordre de foncer non pas sud-est vers Strasbourg, mais nord-est vers Haguenau puis le Rhin. La destruction pure et simple du corps de bataille nazi.
Mais le SCC, même avec 4 divisions fraiches, n'y arrivera pas. En effet. Et c'est pour cela que la légion républicaine attaquera et tentera d'encercler les forces nazis dans Strasbourg, attaque nord puis est dans la plaine avec la 1ere DMCe et la 7e DCRe. Avec plus de 400 engins allemands opérationel, dont ce qui se fait de mieux, il sera possible de les affronter sur un pied d'égalité, et avec le soutient de l'aviation. La 4e Die aidera en attaquand plein ouest pour fixer les Allemands, avec le soutient de la 5e Die si la situation le permet.

L'opération commencera depuis la N4 et filera plein nord puis obliquera à l'est pour rejoindre la N63 après Vendenheim. Elle ira ensuite vers la Wantzenau pour couper la N68 et prendre au piège le IIe SS Panzerkorp. Il s'agira ensuite de tenir le temps que le SCC arrive pour empêcher toute fuite. De cette manière, les Allemands ne pourront rien faire pendant que les forces mécanisées françaises libérerons la région.
Mais même en supposant que l'assaut soit lancé avec 4 divisions, les Allemands auront environ le double d'engins, et ils devineront tout de suite la manoeuvre. Il y aura des contre attaques constantes. Le risque de se faire tronçonner et détruire n'est pas mince.
Pas mince oui. Mais le risque en vaut le prix. Une telle défaite, au moment ou le Reich jette tout sa puissance contre les alliés, pourraient faire la différence entre la victoire et la défaite. Il ne s'agit maintenant que de ne tenir qu'une journée de plus. Quelqu'un a des questions ? Non ? Parfait.

Alors les généraux se mettent autour de la table et planifient. Quel nom de code ?

Opération Anabase.
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