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Front Ouest - SEPTEMBRE 44
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loic
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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 14:10    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Une petite inexactitude du texte :
Hitler se trouvera dans le Führersonderzug peu après la bataille de Spire, lors de son déplacement de Hesse à Berchtesgaden.
Comme il va emporter toutes ses notes, il est fort possible que certaines soient laissées dans le train au moment de l'emménagement à Berchtesgaden.
Non ?


OTL, Hitler utilise pour la dernière fois le train les 15/16 janvier 1945 entre l'Adlerhorst et Berlin. Le train est ensuite envoyé en Autriche et fin avril Hitler ordonne à son aide de camp Julius Schaub d'aller le détruire (ce qui ne sera pas réalisé, même si à priori le wagon personnel d'Hitler le sera).

Il me semble qu'à ce stade de la FTL, nous sommes au-delà de début janvier 1945 OTL et donc qu'Hitler n'utilise plus le train.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...


Dernière édition par loic le Ven Juil 31, 2026 14:49; édité 1 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 14:17    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Une guerre des rats, d’après Gwylim Ivor Thomas, le chef de la 43rd Infantry Wessex, qui regrettera après la guerre de ne pas avoir eu à Aix-la-Chapelle de vétérans de Thessalonique


Cool Cool

Citation:
dépasse à peine les 30 000 hommes désormais. Devant lui et sur sa droite, le I. SS-PzK, à peine en meilleure forme.


Peine de coeur, peine de sang.

Citation:
la 544. VGD, dans Kaiserlautern, n’est plus apte à la manœuvre et les deux moignons de divisions plus au nord ne pèsent objectivement plus dans la bataille en cours.


Ca ne leur a pas plu, donc
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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mikey1983



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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 15:12    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Casus Frankie a écrit:
Une petite inexactitude du texte :
Hitler se trouvera dans le Führersonderzug peu après la bataille de Spire, lors de son déplacement de Hesse à Berchtesgaden.
Comme il va emporter toutes ses notes, il est fort possible que certaines soient laissées dans le train au moment de l'emménagement à Berchtesgaden.
Non ?


OTL, Hitler utilise pour la dernière fois le train les 15/16 janvier 1945 entre l'Adlerhorst et Berlin. Le train est ensuite envoyé en Autriche et fin avril Hitler ordonne à son aide de camp Julius Schaub d'aller le détruire (ce qui ne sera pas réalisé, même si à priori le wagon personnel d'Hitler le sera).

Il me semble qu'à ce stade de la FTL, nous sommes au-delà de début janvier 1945 et donc qu'Hitler n'utilise plus le train.


For that matter, the Red Army on the Oder, and the German lines on the west bank of the Rhine collapsing, should be spurring Hitler to do what he did OTL when faced with a similar situation, i.e., go to Berlin and the Führerbunker, and stay there.

Yes, Hitler always loathed Berlin and was never any longer there than he had to, but he also knew that Berlin was not just the administrative capital of Germany but the symbolic heart of the Nazi regime. It was in Berlin that Hitler rose to power in the early 1930s, consolidating his grip on Germany and transforming it into a totalitarian state. Berlin was a showcase for the grandiose vision of the III Reich, with its wide boulevards, massive government buildings and imposing monuments designed to project an image of strength, power and permanence. And the nerve center of the German military command and communications network remained anchored in Berlin. For the Führer to not be there as it was facing an imminent enemy attack was unthinkable (for him).

Also, if one tries to examine the psychology of it, which of course is speculation, it seems that Hitler had decided by that time that if he was going to die somewhere, then it was better that he did it in Berlin as opposed to the Adlerhorst or the Berghof or someplace similar.

For all the AH scenarios involving post-war Nazi resistance and terrorism, i.e., the "Werwolf" plan, by all counts Hitler and much of the Nazi high command was never particularly interested in guerilla warfare. It was either victory by conventional means (like Prussia in 1864 & 1866, and Prussia/German Empire in 1871) or no victory at all, and a hypothetical guerilla victory would still be a defeat, as Germany would functionally cease to exist as a state. For similar reasons, or out of fear of Allied reprisals for their crimes, tens of thousands of Nazis killed themselves in the last weeks of the war. For many, it was impossible to imagine existing in a world without National Socialism or a German Reich with distinct German borders. A partisan insurgency would still mean the end of a unified Germany and the end of the National Socialist state.

Robert Citino in The Wehrmacht's Last Stand argues that this was due to Nazi rhetoric regarding WWI, dating back to the 1920s; because Hitler and many of his generals believed that the war had only been lost by premature surrender ("stab-in-the-back"), only total obliteration in WWII would be enough to prove that the German people had given their all. Guerilla warfare would be tantamount to surrender, in that it would mean the end of active military resistance against the Allies and Soviets.

As such, Hitler likely believed that him staying out of or abandoning the imperiled capital would destroy what little civilian and military morale remained, and would make him no different than the "traitorous Judeobolsheviks and republican politicians" who had "betrayed" the Reich back in 1918. With the Nazi ideology embracing a do-or-die conclusion, he would have chosen to die in the heart of the Reich in a glorious Götterdämmerung of his own making rather than live a few more days or weeks as a pathetic fugitive.
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le poireau



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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 16:51    Sujet du message: Répondre en citant

Il peut s'agir du tout dernier usage avéré du train du Führer en FTL avant qu'il ne soit remisé (il est absolument impossible d'établir que tel jour FTL est strictement égal à tel autre jour OTL qui serait son équivalent parfaitement exact !). On ne peut pas calquer absolument la réalité OTL sur le récit FTL au pixel près !

Pour le reste des débats ont déjà eu lieu en interne où tous les arguments ont déjà été posés ; mais en dire plus serait divalgâcher !
Ce que l'on peut dire c'est que le contexte FTL étant différent et pas strictement identique à l'OTL on pourra obtenir des résultats légèrement différents. Mais des résultats qui s'appuient sur une chaîne de causalité bien établie et sur des réflexions quant à leur vraisemblance.
Par contre comme vous avez déjà pu le lire à de nombreuses reprises dans la chrono des derniers mois, oui AH est complètement en mode Götterdammerung : "si je dois perdre la guerre alors l'univers tout entier périra avec moi !".
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loic
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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 21:00    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense qu'à ce stade de la guerre, il est trop dangereux pour un train de circuler de jour. Se limiter aux déplacements nocturnes va ralentir considérablement le voyage, sans parler des détours à cause des VF coupées.
Les Alliés ont franchi le Rhin, on est bien au-delà de janvier 45, mais plutôt l'équivalent de mi- voire fin mars 45. Il me semble inconcevable qu'Hitler prenne ce risque.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 21:06    Sujet du message: Répondre en citant

Tu le verrais rester en Hesse ??
Il est plus près de Berchtesgaden que de Berlin !
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Casus Frankie

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loic
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MessagePosté le: Ven Juil 31, 2026 22:22    Sujet du message: Répondre en citant

Je dis juste qu'Hitler ne peut plus prendre le train (ni l'avion d'ailleurs) à ce stade de la guerre.

@le poireau : je ne cherche pas à faire correspondre les jours à tout prix. En mars 1945 OTL, les Alliés franchissent le Rhin, avec tout ce que cela suppose en termes de supériorité aérienne et d'interdiction des VF encore sous contrôle allemand. Or, Hitler a arrêté de prendre son train spécial en janvier (je doute qu'il ait voyagé dans un autre train, mais ce serait à vérifier) et il le fait mettre à l'abri en Autriche.

FTL, les Alliés franchissent le Rhin en septembre 1944.

La conclusion est donc imparable : FTL, Hitler a arrêté de prendre le train quelque part entre juillet et août.
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le poireau



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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 00:53    Sujet du message: Répondre en citant

En soi ce n'est qu'un minuscule détail : les papiers personnels du Führer les Alliés pourront toujours mettre la main dessus... ailleurs (no spoil !).
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Anaxagore



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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 08:32    Sujet du message: Répondre en citant

mikey1983 a écrit:
loic a écrit:
Casus Frankie a écrit:
Une petite inexactitude du texte :
Hitler se trouvera dans le Führersonderzug peu après la bataille de Spire, lors de son déplacement de Hesse à Berchtesgaden.
Comme il va emporter toutes ses notes, il est fort possible que certaines soient laissées dans le train au moment de l'emménagement à Berchtesgaden.
Non ?


OTL, Hitler utilise pour la dernière fois le train les 15/16 janvier 1945 entre l'Adlerhorst et Berlin. Le train est ensuite envoyé en Autriche et fin avril Hitler ordonne à son aide de camp Julius Schaub d'aller le détruire (ce qui ne sera pas réalisé, même si à priori le wagon personnel d'Hitler le sera).

Il me semble qu'à ce stade de la FTL, nous sommes au-delà de début janvier 1945 et donc qu'Hitler n'utilise plus le train.


For that matter, the Red Army on the Oder, and the German lines on the west bank of the Rhine collapsing, should be spurring Hitler to do what he did OTL when faced with a similar situation, i.e., go to Berlin and the Führerbunker, and stay there.

Yes, Hitler always loathed Berlin and was never any longer there than he had to, but he also knew that Berlin was not just the administrative capital of Germany but the symbolic heart of the Nazi regime. It was in Berlin that Hitler rose to power in the early 1930s, consolidating his grip on Germany and transforming it into a totalitarian state. Berlin was a showcase for the grandiose vision of the III Reich, with its wide boulevards, massive government buildings and imposing monuments designed to project an image of strength, power and permanence. And the nerve center of the German military command and communications network remained anchored in Berlin. For the Führer to not be there as it was facing an imminent enemy attack was unthinkable (for him).

Also, if one tries to examine the psychology of it, which of course is speculation, it seems that Hitler had decided by that time that if he was going to die somewhere, then it was better that he did it in Berlin as opposed to the Adlerhorst or the Berghof or someplace similar.

For all the AH scenarios involving post-war Nazi resistance and terrorism, i.e., the "Werwolf" plan, by all counts Hitler and much of the Nazi high command was never particularly interested in guerilla warfare. It was either victory by conventional means (like Prussia in 1864 & 1866, and Prussia/German Empire in 1871) or no victory at all, and a hypothetical guerilla victory would still be a defeat, as Germany would functionally cease to exist as a state. For similar reasons, or out of fear of Allied reprisals for their crimes, tens of thousands of Nazis killed themselves in the last weeks of the war. For many, it was impossible to imagine existing in a world without National Socialism or a German Reich with distinct German borders. A partisan insurgency would still mean the end of a unified Germany and the end of the National Socialist state.

Robert Citino in The Wehrmacht's Last Stand argues that this was due to Nazi rhetoric regarding WWI, dating back to the 1920s; because Hitler and many of his generals believed that the war had only been lost by premature surrender ("stab-in-the-back"), only total obliteration in WWII would be enough to prove that the German people had given their all. Guerilla warfare would be tantamount to surrender, in that it would mean the end of active military resistance against the Allies and Soviets.

As such, Hitler likely believed that him staying out of or abandoning the imperiled capital would destroy what little civilian and military morale remained, and would make him no different than the "traitorous Judeobolsheviks and republican politicians" who had "betrayed" the Reich back in 1918. With the Nazi ideology embracing a do-or-die conclusion, he would have chosen to die in the heart of the Reich in a glorious Götterdämmerung of his own making rather than live a few more days or weeks as a pathetic fugitive.


I recommend reading " Erinnerungen," (Inside the Third Reich) by Albert Speer. The author is, on many levels (and especially when it comes to his personal contribution), not very credible. But his description of 'Twilight of the Gods' is striking. The Nazis sought to destroy Germany. According to Speer, Hitler said, "Let them destroy everything. It will be easier to rebuild afterwards."
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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DMZ



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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 12:08    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
12 septembre chez les Belges

[b]Exploration aérienne
Au-dessus de l’Allemagne
– La section Bleue est en chasse libre… Point d’objectif en vue.
– On pousse jusqu’à Bocholt, puis retour à la base, ordonne Wilmet.
Les Typhoon filent à moyenne altitude, tout en observant au sol et en l’air. Mais la Luftwaffe est absente et, au sol, rien à se mettre sous la dent… Bocholt est en vue et les quatre appareils s’apprêtent à faire demi-tour, quand Smoke lève un lièvre !
– Bleu 1, de Bleu 4. Il y a des grands bâtiments bizarres au sol, à 3 heures.
– De Bleu 1, bizarre comment ?
– En fait, on dirait un camp.
– Bleu 1 à tous, va voir, Smoke, on te suit.

Les avions font un break à droite et plongent, pour une fois à vitesse modérée. Au sol, ils découvrent en effet un camp, avec des baraquements cernés de miradors.
Les pilotes font plusieurs passages. Au sol, les hommes regardent ces avions qui s’intéressent visiblement à eux. Les prisonniers n’osent pas trop réagir, mais lancent quelques exclamations joyeuses. En revanche, les Allemands s’inquiètent !
– De Bleu 1, ça ressemble à un camp de prisonniers.
– De Bleu 4 – et si c’était les nôtres ? Nos troupes ne sont plus très loin…
– J’ai pris les coordonnées,
indique Brahy.
– On va signaler ça en rentrant ! Section Bleue, retour à la base.
Après l’atterrissage à Wevelgem, les pilotes font leur rapport en détaillant leur “visite” du camp… Ils l’ignorent, mais il s’agit du Stalag VI-F.

À cette époque de la guerre, un stalag situé près du Rhin peut-il être ignoré des Alliés ? S'il est connu, ne sera-t-il pas signalé aux avions, en particulier les Rhubarbe, pour éviter les méprises ? Et, dans l'hypothèse où il ne serait vraiment pas connu ou que l'information n'ait pas été passée aux pilotes, ceux-ci se risqueraient-ils à s'approcher d'un camp inconnu au risque de tomber sur de la DCA ?

À noter que, OTL, le camp a été évacué vers Münster après la prise d'Arnhem en septembre 1944. Il devrait être vide à cette date FTL.

https://www.calameo.com/read/0032410564ab5e36e0ed7
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« Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi
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Monomaker



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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 12:18    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique : « On a enfin pendu not’ linge sur la ligne Siegfried »
Opération Montcalm, 1ère DCP
Spire,
11h15
– Enfin, le salut arrive ! D’abord, des batteries françaises déployées près de Mechersheim pilonnent les positions allemandes entre Hockenheim et Ketsch.
Deux heures plus tard, des blindés VPM 120 franchissent le pont, suivis de près par les Taureau du 6e RC.


- les VPM 120 sont des mortiers auto-portés. Je vois mal les français les envoyer en premier. Il ne s'agirait pas plutôt de transport de troupes blindés SAV-TT-43 basés sur le Sav 42 ?
_________________
"Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 13:12    Sujet du message: Répondre en citant

13 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Westphalie, IIe Corps belge
– Bastin fait accélérer le passage sur le Rhin : toute la 1re DB et les éléments de corps se retrouvent de l’autre côté du Rhin, et la 4e DI prend de l’avance en s’emparant de Dinxperlo, de nouveau en territoire néerlandais. La population locale, pensant au début qu’il s’agissait d’Allemands revenant du front, éclate de joie en voyant les cocardes belges sur les flancs des semi-chenillés, d’autant plus que les Flamands peuvent facilement échanger avec les Hollandais, le flamand belge étant très proche du limbourgeois local. La 2e DI, dernière du corps, passera juste avant le Ier Corps.
Et le soir, Keyaerts peut donner de nouveaux éléments à Bastin : foncer sur Münster, le plus vite et le plus fort possible !
………
Cours du Rhin, Ier Corps belge – Derrière, Van Daele prend son mal en patience et prépare d’ores et déjà ses ordres : dès que l’on aura traversé, il s’agira de repiquer sur Arnhem et ensuite Utrecht.

QG de la 1ère Armée belge (Eindhoven) – Keyaerts appelle Auchinleck afin de remettre en ligne le IInd Canadian Corps au plus vite : une division d’infanterie, une brigade blindée et un puissant AGRA (Canadian). Il en aura besoin pour l’exploitation de la percée. Les Français pourront bien s’occuper eux-mêmes du gardiennage de Boulogne, non ?

Opération Majestic – Varsity : We’ll meet again
Rhénanie, Ist Corps canadien
– Les Canadiens relèvent la totalité du Ist Airborne Corps, qui peut donc se retirer. Varsity a été un succès majeur, en dépit des pertes des paras, qui s’ajoutent à celles subies par les Français sur Spire. Si l’arme parachutiste peut non seulement appuyer des débarquements mais également sécuriser des points sensibles, il est évident qu’elle est également sujette à des pertes critiques en raison de sa fragilité. Il est peu probable que les paras de Browning revoient le front d’ici la fin de la guerre.
L’intégralité de la 3rd Canadian Infantry se déploie de l’autre côté du fleuve et repousse même les bataillons improvisés allemands jusqu’à Huckingen, où ils se débandent tout à fait.
A Dinslaken, Werner von Gilsa explique à Curt Jahn, Hans-Ulrich Back et Werner von Bercken que s’ils ne parviennent pas à repousser les Canadiens de l’autre côté du fleuve, ils devront s’enfermer dans Duisbourg et Essen et former un Kessel, où seule la 719. ID pourra les rejoindre. Plus au nord, les Belges sont désormais en trop grand nombre au nord pour pouvoir être contrés et les liaisons téléphoniques de ce côté sont en train de sauter.
Enfin, la 5th Canadian Armoured repousse les éléments allemands qui tentent de la freiner derrière les ponts de Düsseldorf, qui sautent dès les derniers Landsers passés.

Opération Majestic – Undertone
D’Aachen à Düsseldorf, VIIIth Corps britannique
– Dans Aix, la 43rd Infantry parvient à nettoyer jusqu’à l’église Saint-Adalbert. Quelques Tommies peuvent même passer le découvert et entrent dans les premiers bâtiments de la Martin-Luther Strasse. De plus, au sud, la 53rd Infantry Welsh pénètre dans le parc Moltke. Les clochers de la Herz-Jesus sont détruits avec l’aide d’un “Crocodile”, car des snipers allemands ont essayé de s’y installer.
La 2nd Armoured, elle, atteint le Rhin à Merkenich, pendant que la 49th Infantry West Riding et la 59th Infantry Staffordshire encerclent les faubourgs occidentaux de Cologne avec les copains du Ist Corps au sud. L’assaut est prévu pour demain.
………
Secteur de Cologne, Ist Corps britannique – Cologne semble à première vue abandonnée, mais Crocker ne s’y fie guère. Laissant la 3rd Infantry et la 15th Infantry Scottish border les abords sud de la ville (la 227th Highlander Brigade s’empare même du cimetière situé de ce côté), il se concentre sur la préparation du passage de son corps de l’autre côté du Rhin. Et surtout sur le Rheinbrücke Köln-Rodenkirchen : s’il a été récemment frappé par l’aviation, il reste toujours debout, et l’Autobahn passant dessus avec ! Il faudra envoyer le Royal Engineer Corps vérifier son état.
………
Secteur de Bonn, XIIth Corps britannique – La bataille pour Bonn s’annonce brève : le LXXX. PzK de Traugott Herr ne dépasse pas les 30 000 hommes valides et manque de véhicules – et, à vrai dire, de matériels en général. Cependant, le premier assaut sur la ville est non seulement infructueux mais sanglant : renforcé par les Flaktruppen, les Panzermannen ont pu démonter certains canons de 88 et les utiliser en tir tendu. Mais cela ne durera qu’un temps : loin des Flak-Korps de 1942, les formations anti-aériennes du Reich ne sont plus, elles aussi, que l’ombre d’elles-mêmes. Et les 88 ont bien plus tendance à l’incident de tir qu’à l’accoutumée, signe d’une fabrication de moins bonne qualité. Nonobstant les pertes, Reade Godwin-Austen pense donc pouvoir prendre la ville– et, si la chance lui sourit, avec son pont – d’ici un ou deux jours.

FUSAG
Opération Downfall – Olympic
Front des Ardennes, 7th US Army
– Secteur de Bitburg, IVth Corps US.
Face au I. SS-PzK, Crittenberger déploie la Big Red One et la 3rd Armored Spearhead, appuyées par les 191st, 702nd et 737th Tank Btn ainsi que les 601st, 643rd et 645th Tank Destroyer Btn. A eux seuls, les six bataillons de chars et de chasseurs de chars automoteurs totalisent plus d’engins blindés opérationnels que l’ensemble du I. SS-PzK, et la présence de la Spearhead assure un énorme avantage en nombre. Néanmoins, le terrain est encaissé et les routes étroites – la défense est donc facilitée, d’autant plus que la Flak est dense autour de Coblence. Les Américains ne peuvent donc pour l’instant dépasser la route 259, sur laquelle les blindés allemands roquent habilement pour parer chaque attaque.
Sur la gauche du IVth Corps, la situation est différente : la 36th Infantry Texas et la 7th Infantry Bayonet s’attaquent au LXXXVI. AK, avec une 182. ID et une 255. ID relativement intactes, encore renforcées par la 547. VGD, bien qu’elle soit en piteux état. Mais les voies permettant une infiltration à travers le dispositif allemand sont nombreuses et la ligne des feux ennemie est lacunaire. Le 1st Ranger Btn et le 744th Tank Btn (light) peuvent ainsi reconnaître les trous dans les défenses !
………
– Secteur de Trèves, VIIth Corps US. La 4th Infantry Ivy est la première division américaine à atteindre le Rhin à Bacharach – à l’exception de la 10th Mountain Climb to Glory, qui attend de passer le fleuve à Vieux-Brisach. L’Ivy est rapidement suivie par la 9th Infantry Varsity, tandis que la 90th Infantry Tough Ombres et la 79th Infantry Cross of Lorraine suivent en deuxième échelon.
C’est juste à ce moment que Wilhelm Bittrich saisit l’occasion pour lancer son II. SS-Panzer-Korps en contre-attaque. Depuis deux jours, ses hommes et ses engins étaient cachés dans les forêts entre Cochem et Oberwesel. Les Panzermannen SS utilisent à fond le réseau routier très dense de la région pour manœuvrer et tenter un coup d’éclat, le VIIth Corps, pris de flanc, plie et doit se dégager en urgence. Cependant, c’est un coup d’épée dans l’eau : déployé en flanc-garde face à l’est, le 6th Armored Group (trois bataillons blindés) réagit rapidement, ainsi que les 607th, 612th, 703rd et 899th Tank Destroyer Btn. Si les pertes américaines sont sévères, les pertes allemandes sont loin d’être nulles, or les SS ne peuvent se le permettre ! Bittrich doit donc ordonner de se retirer sur les positions de départ après avoir laissé sur le terrain une vingtaine de chars et près de deux cent hommes, contre 34 blindés et trois à quatre cents hommes pour les Américains. C’est tout à fait insuffisant pour prétendre stopper l’avance des Américains, d’autant plus qu’ils peuvent maintenant fondre sur sa position.
………
– Cours de la Moselle, VIIIth Corps US. Avec le retrait de l’ennemi et ses équipiers qui occupent la plupart des routes disponibles à l’est et au nord, Keyes doit se contenter de repositionner son corps pour pouvoir foncer vers Kirchberg. Mais un pivot pareil ne se décrète pas en une heure, et il faut toute la journée pour que tout le VIIIth Corps puisse reprendre sa marche : c’est tout juste si la 45th Infantry Thunberbird peut atteindre la ville dans la soirée. Faiblement défendue, Kirchberg est aussitôt emportée, mais la Thunderbird a pris bien trop de coups depuis dix jours pour poursuivre.
En face, le LVIII. PzK, conformément à ses plans, a atteint Kirn et commence à embarquer ses chars sur des wagons-plateformes aussi vite que possible. Incidemment, ce chargement est facilité… par la faiblesse des divisions de panzers, qui comptent bien moins de blindés qu’initialement prévu. La Lehr termine donc rapidement son embarquement. Par manque de wagons, le reste du corps prend la route, direction Bad Kreuznach puis Mayence.

Front de la Sarre, 1st US Army
– Secteur de Rhénanie, VIth Corps US.
Il faut toute la journée à la 28th Infantry Keystone pour atteindre la position de combat principale de la 85. ID à Idar, et encore – sans pouvoir l’attaquer franchement pour l’instant. Mais l’usure commence à se faire sentir chez les Allemands : ils ne pourront plus longtemps jouer la défense élastique avec des troupes épuisées par les marches et contre-marches.
Le constat est similaire pour la 88th Infantry Fighting Blue Devils, à Oberstein, contre la 327. ID – qui a enrôlé là un certain nombre de Volkssturm, et pour la 3rd Infantry Rock of the Marne, à Ehlenbach. Celle-ci obtient cependant un succès majeur en s’emparant de haute lutte de la colline 590. Cette hauteur est sillonnée de routes par lesquelles les GI, ou même des blindés, pourraient contourner Oberstein pour foncer tout droit sur Kirn. Reste un obstacle majeur : un vieil ennemi, la 9. Panzer, est déployé en appui des Landsers et a mis en place un mince rideau blindé dans les forêts autour de Weierbach.
………
– Secteur du Palatinat (nord), XIIth Corps US. Installé à Alsenz, Curt Gallenkamp assiste, impuissant, à la destruction de son LXXX. Armee-Korps. Ce matin, tentant de fuir l’avance américaine, Hans Kroh et son état-major de la 2. FJ ont été capturés par les blindés de la 7th Armored Lucky Seventh et Rolf Scherenberg (550. VGD) a eu toutes les peines du monde à s’extraire de ce guêpier, avec la 94th Infantry Neuf-Cats sur les talons. Scherenberg file aussi vite que possible vers Bad Kreuznach avec ce qui reste de sa division (une petite brigade) et un bataillon de marche formé avec les survivants de la 2. FJ (à peu près anéantie).
De Lauterecken, la 80th Infantry Blue Ridge et la 95th Infantry Victory Division peuvent même désormais tourner le LXIV. AK (Karl Sachs) et foncer sur Kirn.
………
– Secteur du Palatinat (est), XIXth Corps US. La 544. VGD est désormais encerclée dans Kaiserslautern par la 5th Infantry Red Diamond et le Combat Command A de la 5th Armored Victory, pendant que le reste de la division blindée tâte les nouvelles positions de la 3. PzGr, à Wolfstein. La 91. Luftlande risque elle aussi l’encerclement, d’autant plus que Troy Middleton garde en réserve la 6th Armored Super Sixth et la 8th Infantry Golden Arrow pour percer dès qu’une route adéquate sera ouverte.

Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique : « On a enfin pendu not’ linge sur la ligne Siegfried »
Front du Palatinat, 1ère Armée française
– Secteur des Vosges du nord, IIIe CA
– La 1ère et la 5e DB tombent sur le râble de la 91. Luftlande, qui ne fait évidemment pas le poids. Elle doit battre en retraite vers Neustadt et, de là, vers Bad Dürckheim. Edesheim est donc conquise, ainsi qu’Edenkoben.
La 13e DBLE, sur les crêtes, sécurise les quelques bâtiments de la région : fermes-auberges, relais de chasse, tours et châteaux en ruines… Nul Landser ne les en empêche. La 14e DI et la 19e DI, enfin, poussent jusqu’à Altdorf et Hanhofen.
………
– Palatinat, IVe CA – La 266. ID et le 341. StuG Abt ont été châtiés, tout comme les dernières Volkssturm couvrant les arrières de la ligne Siegfried. Ils sont bien incapables de s’opposer au passage en force du IVe CA de l’autre côté du Rhin. Le IIe Corps polonais suit de près les Français – Józef Zając motive tout son monde avec ardeur : hardi les gars, cette fois-ci c’est la fin ! Il ne va pas jusqu’à annoncer un prochain retour à la maison…
D’ores et déjà, l’intégralité de la 3e DB a traversé le fleuve et a sécurisé Hockenheim. La 10e DI et la 9e DIC marchent donc vers le pont et la 83e DIA tient en respect la 552. VGD de l’autre côté du fleuve.

Front du Rhin, 2e Armée française
– Forêt Noire, Ier CA
– La 2e DB doit marquer le pas, à la fois pour économiser son essence et pour éviter de se disperser. Une fois installé sur une ligne Ettenheim-Schweighausen, Hautecloque arrête son unité, tandis que le 1er GTM, de la réserve de corps, traverse le Rhin pour s’installer, à terme, sur la droite de la 2e DB.
Dans Fribourg, la 36e DI atteint les abords de l’ancienne synagogue et de l’université, mais ne peut pénétrer dans le centre-ville même. La cathédrale – l’un des derniers bâtiments laissés intacts par le bombardement britannique de l’été dernier – reste aux mains des défenseurs.

Armée française
Questions d’étoiles et de coloniaux
Ministère de la Guerre (Paris), 19h00
– Une fois sorti de l’hémicycle et des querelles politiciennes, le général de Gaulle se rend à l’hôtel de Brienne pour une autre réunion difficile – et sensible au possible, presque douloureuse… En effet, alors qu’on approche de la fin de la guerre, il s’agit de préparer l’avenir de l’Armée, donc la mise à la retraite de beaucoup de généraux. Aujourd’hui, avec le maréchal Noguès et Joseph Paul-Boncour, il doit ratifier la liste des promotions aux rangs et appellations de général d’armée et de corps d’armée.
Noguès commence par la douloureuse : une fois la paix signée et moyennant une période de transition de quelques mois, l’intégralité des généraux d’armée français devront passer en deuxième section, et le nombre de “cinq étoiles” nécessaires va être ramené de dix à huit. Noguès recommande Béthouart, Beynet, Juin, Kœltz, de Lattre, Legentilhomme, Mast et Verneau pour les remplacer, lui et ses compagnons.
Les généraux “quatre étoiles”, eux, devraient passer de dix-neuf à douze, une fois décomptés les promotions, suppressions de poste et passages en 2e section. Il faudrait donc élever sept divisionnaires. Noguès, avec l’accord de Paul-Boncour, a choisi Boisboissel, Etcheberrigaray, Mer, Monsabert, Mordant, Pellet et Raoux. Le maréchal ajoute qu’avec les prochaines restructurations de l’ordre de bataille du fait de la démobilisation à prévoir, il faudra mettre en place une commission de gestion des grades de temps de guerre afin de confirmer ou non les promotions.
Vient alors une question des plus épineuses : « Monsieur le Président du Conseil, il semblerait judicieux que vous fassiez partie des cas étudiés. Vous restez officier de l’Armée de Terre, et si la durée de votre mandat… ».
– Je ne vois pas pourquoi vous avez besoin de poser la question, Monsieur le maréchal. Mon cas n’est en rien une exception et ne permet aucune forme de passe-droit.
– Certes, Monsieur le Président du Conseil.
(Toussotement…) Par ailleurs, une autre question se pose : la démobilisation des unités. Étant donné que l’hiver arrive et que les populations… africaines sont très vulnérables au froid, nous l’avons vu en 14-18… et comme, de plus, les soldats originaires de nos colonies combattent pratiquement depuis le début de la guerre, nous vous proposons de favoriser la démobilisation de ces unités en priorité.
– Très juste, Noguès, très juste. Une peccadille cependant pourrait y faire obstacle : les hommes eux-mêmes. Ils se sont battus pendant quatre ans et vous voulez les empêcher maintenant de cueillir les fruits d’une victoire chèrement payée, en occupant l’Allemagne ou en défilant dans nos rues sous les applaudissements ? Non, mille fois non ! Ce serait leur refuser leurs droits de citoyens français. Prenez les décisions qui vous semblent convenables, mais je vous interdis de renvoyer chez eux des tirailleurs qui demanderaient à rester au front ou en unité, en tout cas jusqu’à ce que nous nous soyons assurés d’un parfait contrôle des zones d’occupation qui nous sont dévolues.
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loic
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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 13:15    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
En soi ce n'est qu'un minuscule détail : les papiers personnels du Führer les Alliés pourront toujours mettre la main dessus... ailleurs (no spoil !).

OK, laissons donc Casus rectifier.
Ceci dit, le degré d'"utilisabilité" des VF allemandes n'est pas un détail. Je suis d'ailleurs surpris que les unités blindées allemandes arrivent encore à se replier grâce à ce moyen.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 13:16    Sujet du message: Répondre en citant

13 septembre chez les Belges
Objectif Munster !
Rives du Rhin
– La 4e DI de Libbrecht continue sa traversée, la 3e Brigade en tête. Une fois sur la rive opposée, les half-tracks du I/1C obliquent vers la droite, longeant la frontière germano-hollandaise vers Werth. Les hommes sont aux aguets : en plein territoire boche, maintenant, ils ne doivent plus s’attendre à des fleurs ou à des coups à boire !
Sur le flanc gauche, le 2e Grenadiers de la 1ère Brigade avance aussi, mais toujours en Hollande. Les blindés entrent dans Dinxperlo. Devant eux, plusieurs habitants s’enfuient à la vue des chars.
– Amaï… Voilà qu’on fait peur à la population ! Pourtant on est toujours au Pays-Bas, chef ? interroge le mitrailleur.
– Oui, répond le sous-officier, le nez sur sa carte.
Soudain, d’autres habitants, ayant finalement observé les marquages sur les véhicules, sautent de joie et courent vers les libérateurs – ils avaient d’abord cru que les Allemands revenaient.
………
La Tancrémont et le 7e Ardennais ont eux aussi traversé et foncent vole gas vers l’est, à la suite de la 4e DI en attendant de passer devant. Le 2e Cycliste piaffe à l’idée d’ouvrir la route !
………
Sur la rive gauche, Van Daele et son 1er Corps attendent leur tour.
– Dès que nous aurons franchi le Rhin, la 3e DI pique vers Arnhem, pour prendre les Boches de flanc. Ensuite Utrecht puis, si tout va bien, Amsterdam… Et donnez l’ordre aux bataillons de réserve le long du fleuve de faire du bruit pour détourner l’attention des Allemands.
– Le 347e Squadron assure notre couverture. Ils vont nous appuyer.
– Parfait. Dites-leur que c’est simple : qu’ils tapent dans le tas !

………
Au soir de la traversée du IIe Corps, Bastin reçoit un message de Keyaerts. C’est un ordre très clair !
– Munster ! Vite et fort ! Voilà un ordre qui me convient !
– Et qui va convenir à Arthur Lambert et à Jean-Baptiste Piron !
sourit son CEM.
– Officier opérations !
– Mon général ?
– Direction générale de la manœuvre : Munster ! Transmettez !

Dans leurs PC respectifs, De Troyer, Piron et Lambert ont en effet le sourire en recevant l’ordre.
– Messieurs les Allemands, le 28 mai 40, vous avez cru que nous étions finis ! A présent, vous allez comprendre votre erreur ! » gronde Lambert. « 7e Ardennais, nous avons notre objectif ! Munster ! Alors, en avant mes enfants ! »
De Troyer donne aussi ses ordres : « Jean, objectif Munster, par Bocholt, Borken et Dulmen ! La 4e DI est derrière nous et la 1ère DB à notre flanc gauche. La 2e DI assure la liaison avec les Canadiens. Avec le 7e Ardennais, nous sommes en tête du dispositif. »
– Bien reçu, nous avancons.


QG d’Armée (Eindhoven) – Keyaerts et Vandenheede ont demandé à Sir Claude le renfort du IIe Corps Canadien.
– Vous pensez qu’il sera d’accord ? interroge le CEM.
– Ah, tout dépendra de son humeur, ironise Keyaerts. Mais aussi de la possibilité de conserver une garde devant Boulogne…
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mikey1983



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MessagePosté le: Sam Aoû 01, 2026 13:42    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
mikey1983 a écrit:
loic a écrit:
Casus Frankie a écrit:
Une petite inexactitude du texte :
Hitler se trouvera dans le Führersonderzug peu après la bataille de Spire, lors de son déplacement de Hesse à Berchtesgaden.
Comme il va emporter toutes ses notes, il est fort possible que certaines soient laissées dans le train au moment de l'emménagement à Berchtesgaden.
Non ?


OTL, Hitler utilise pour la dernière fois le train les 15/16 janvier 1945 entre l'Adlerhorst et Berlin. Le train est ensuite envoyé en Autriche et fin avril Hitler ordonne à son aide de camp Julius Schaub d'aller le détruire (ce qui ne sera pas réalisé, même si à priori le wagon personnel d'Hitler le sera).

Il me semble qu'à ce stade de la FTL, nous sommes au-delà de début janvier 1945 et donc qu'Hitler n'utilise plus le train.


For that matter, the Red Army on the Oder, and the German lines on the west bank of the Rhine collapsing, should be spurring Hitler to do what he did OTL when faced with a similar situation, i.e., go to Berlin and the Führerbunker, and stay there.

Yes, Hitler always loathed Berlin and was never any longer there than he had to, but he also knew that Berlin was not just the administrative capital of Germany but the symbolic heart of the Nazi regime. It was in Berlin that Hitler rose to power in the early 1930s, consolidating his grip on Germany and transforming it into a totalitarian state. Berlin was a showcase for the grandiose vision of the III Reich, with its wide boulevards, massive government buildings and imposing monuments designed to project an image of strength, power and permanence. And the nerve center of the German military command and communications network remained anchored in Berlin. For the Führer to not be there as it was facing an imminent enemy attack was unthinkable (for him).

Also, if one tries to examine the psychology of it, which of course is speculation, it seems that Hitler had decided by that time that if he was going to die somewhere, then it was better that he did it in Berlin as opposed to the Adlerhorst or the Berghof or someplace similar.

For all the AH scenarios involving post-war Nazi resistance and terrorism, i.e., the "Werwolf" plan, by all counts Hitler and much of the Nazi high command was never particularly interested in guerilla warfare. It was either victory by conventional means (like Prussia in 1864 & 1866, and Prussia/German Empire in 1871) or no victory at all, and a hypothetical guerilla victory would still be a defeat, as Germany would functionally cease to exist as a state. For similar reasons, or out of fear of Allied reprisals for their crimes, tens of thousands of Nazis killed themselves in the last weeks of the war. For many, it was impossible to imagine existing in a world without National Socialism or a German Reich with distinct German borders. A partisan insurgency would still mean the end of a unified Germany and the end of the National Socialist state.

Robert Citino in The Wehrmacht's Last Stand argues that this was due to Nazi rhetoric regarding WWI, dating back to the 1920s; because Hitler and many of his generals believed that the war had only been lost by premature surrender ("stab-in-the-back"), only total obliteration in WWII would be enough to prove that the German people had given their all. Guerilla warfare would be tantamount to surrender, in that it would mean the end of active military resistance against the Allies and Soviets.

As such, Hitler likely believed that him staying out of or abandoning the imperiled capital would destroy what little civilian and military morale remained, and would make him no different than the "traitorous Judeobolsheviks and republican politicians" who had "betrayed" the Reich back in 1918. With the Nazi ideology embracing a do-or-die conclusion, he would have chosen to die in the heart of the Reich in a glorious Götterdämmerung of his own making rather than live a few more days or weeks as a pathetic fugitive.


I recommend reading " Erinnerungen," (Inside the Third Reich) by Albert Speer. The author is, on many levels (and especially when it comes to his personal contribution), not very credible. But his description of 'Twilight of the Gods' is striking. The Nazis sought to destroy Germany. According to Speer, Hitler said, "Let them destroy everything. It will be easier to rebuild afterwards."


The more I read about the Nazis, especially in the last weeks and months of the Nazi regime, the more I am reminded about the likes of Jim Jones and David Koresh.

Like their cults, the Nazi cult too morphed more and more into an outright death cult. But instead of having dozens or thousands of followers like Koresh and Jones, the Nazi death cult had hundreds of thousands if not millions, with millions more being either enablers or bystanders.
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