| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1767 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 09, 2026 11:44 Sujet du message: |
|
|
On ne va évidemment pas spolier ; d’autant que les.details restent à régler. Mais dans ce qu’on a prévu il y a à la fois de la continuité historique et quelques surprises... vous verrez le moment venu !
Par contre concernant ce cher Patton, oui sa survie est actée. D’ailleurs il me semble qu’un texte existant évoque déjà un peu de sa trajectoire d’après-guerre (notamment une tentative infructueuse de candidature présidentielle) ? _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4175 Localisation: I'am back
|
Posté le: Jeu Juil 09, 2026 11:57 Sujet du message: |
|
|
vous n'y êtes pas du tout, tout monde sait pour la base en antarctique qui a servi pour rallier la base sur la face cachée de la lune  _________________ www.strategikon.info
www.frogofwar.org |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1767 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 09, 2026 12:47 Sujet du message: |
|
|
| patzekiller a écrit: | vous n'y êtes pas du tout, tout monde sait pour la base en antarctique qui a servi pour rallier la base sur la face cachée de la lune  |
Mais enfin Patz ! On avait dit qu’on ne spoilait pas ! _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12056
|
Posté le: Jeu Juil 09, 2026 15:38 Sujet du message: |
|
|
Iron sky, je l'ai vu une fois ce film, il y a longtemps. De mémoire Sarah Palin s'en prenait plein la figure. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15840 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 29, 2026 16:32 Sujet du message: |
|
|
Retour aux choses sérieuses (JE SAIS, on vous laisse tomber juste avant une offensive majeure dans les Balkans et une grosse bataille navale dans le Pacifique, mais je fais au mieux, et les auteurs aussi !)…
11 septembre
21e Groupe d’Armées Allié
Opération Majestic – Tractable
Westphalie, IIe Corps belge – Finalement, on n’aura pas tout de suite affaire à la 719. ID : épuisée et dans un état déplorable, elle est bien en peine de faire autre chose que se retrancher dans Wesel. A Emmerich, un peu plus à l’ouest, ne se trouve donc que le 902. StuG Abt, nom bien pompeux pour ce qui s’avère n’être qu’une poignée de machines fatiguées et de tankistes démoralisés. La météo variable n’empêche pas l’Aéronautique militaire de faire son œuvre et de réduire les engins en question à l’état de carcasses fumantes, avec l’appui du 1er Groupe d’Artillerie.
En fin de journée, le Génie allié s’affaire à mettre en place "ses foutus ponts de bateaux (1)" s'énerve plus d'un Belge – Dieu comme le Rhin peut être large à cet endroit !
En face, le 902. StuG Abt est réduit à moins d’une batterie, qui tente désespérément de rejoindre la 719. ID. Et ce peu qui reste n’est même plus commandé : le major Friedrich von Lessen, chef du bataillon et l’un des rares officiers survivants, est au nombre des disparus. C’est donc avec un flegme presque britannique et une désinvolture presque française, mais surtout un optimisme tout à fait belge que le 2e Rgt de Carabiniers de Sa Majesté Léopold commence à traverser dans la soirée.
………
Cours de la Meuse, Ier Corps canadien – On se bat dans les faubourgs de Kempen ! La 2nd Canadian Infantry affronte un mélange baroque de vrais Landsers, de Volkssturm, de Flaktruppen et de Feldgendarmes. La 16. Panzer ? Elle se montre de temps à autre, mais modifier l’issue des combats en cours. Les rares engagements aggravent ses pertes et Hans-Ulrich Back, pas fou, abandonne vite le terrain pour se retirer à Krefeld, avant de devoir franchir le Rhin… quelque part.
Dans pareil bazar, la défense allemande est chaotique et lacunaire. Il n’est donc pas surprenant que ce qui reste du LXXXI. AK (Adolf Kuntzen) se désagrège. Curt Jahn (709. ID) rassemble quelques éléments épars autour des survivants de sa division pour tenter de recomposer une défense un peu plus solide à Mörs. Karl Löwrick, lui, disparaît avec l’état-major de sa 542. VGD dans une frappe d’artillerie, et sa division se disperse aux quatre vents sans espoir de reconstitution. August Dettling, de son côté, se retire à Düss avec les restes de sa 543. VGD et les derniers StuG du 280. StuG Abt, pratiquement anéanti. Il se retrouve ainsi tout près de Kuntzen, à Düsseldorf.
Dans sa poursuite, la 5th Canadian Armoured découvre un camp de prisonniers en tenue kaki et qui ont malgré tout gardé un esprit caractéristique ! Alors que deux Ontariens tentent de forcer la porte du camp, les Tommies qui les attendent de l’autre côté leur lancent : « We would hate to intrude, but if you could be a tad quicker, we’d like to enjoy a real tea-time for the first time, well, in a while. » (2). Les prisonniers du Stalag VI-J sont en effet Britanniques. La plupart ont été capturés en 1940 ou en Grèce, en 1941 – en effet, ça fait a while – pas mal de temps.
Opération Majestic – Varsity : We’ll meet again
Région de Krefeld, 1st Airborne Corps britannique – Les assauts ennemis venant de l’ouest faiblissent fortement, signe des plus encourageants. La pression diminue également depuis Düsseldorf, seule la garnison de Duisburg continue d’attaquer des parachutistes épuisés et dont les munitions sont comptées. La 6th Airborne fait face, bien sûr, mais entre les pertes lors du largage, les disparus depuis, les morts et les blessés des combats des derniers jours, cela commence à faire beaucoup ! Les rangs des paras britanniques sont de plus en plus clairsemés et ils sont même chassés de plusieurs pâtés de maison de Mündelheim. Il devient urgent que les Canadiens arrivent !
Opération Majestic – Undertone
D’Aix à Düsseldorf, VIIIth Corps britannique – Dans Aix, la poche commandée par l’Oberst Walter Gericke résiste fermement aux assauts de la 43rd Infantry Wessex et de la 50th Northumbrian, plus au sud. Les Tommies progressent, certes, mais au prix de pertes inadmissibles, surtout quand, du côté de Ritchie ou d’Auchinleck, commence à se faire entendre une petite musique : la guerre est près de sa fin, on devrait être rentrés à la maison pour Noël, voire pour la Guy Fawkes Night, le 5 novembre ! Il est donc compréhensible que les soldats britanniques rechignent à prendre trop de risques…
Gerhard von Schwerin (LXVI. PzK), de son côté, rassemble tant bien que mal son monde derrière le canal de l’Erft, mais il ne se fait aucune illusion pour l’avenir. Kuntzen, sur sa droite, est en train de s’effondrer, et Reinhard ne vaut guère mieux sur sa gauche. Il faudra bientôt prendre ses jambes à son cou pour se replier derrière le Rhin. Et si cela s’avère impossible ? Eh bien, von Schwerin n’est pas fanatique au point de sacrifier ses hommes pour une cause perdue. Et puis, son ennemi sait désormais qu’il n’est pas un barbare voulant massacrer sans vergogne, ne l’a-t-il pas prouvé avec cette histoire de Stalag rempli de Soviétiques, qu’il aurait fort bien pu faire éliminer au lieu de les signaler à l’aimable attention des Anglais ? Bref, en un mot comme en cent, si ce nouveau repli se termine par un encerclement, von Schwerin envisage sérieusement la reddition.
………
Secteur de Cologne, Ist Corps britannique – Le terrain est assez vallonné et boisé de l’autre côté du canal de l’Erft et le LXXXVIII. AK n’aura pas deux fois la chance d’échapper aux griffes anglaises. Ses divisions d’infanterie résistent avec l’énergie du désespoir, mais leur situation est sans issue, et Hans-Wolfgang Reinhard le sait. Dès la nuit tombée, et alors qu’il est en train de perdre Krierdorf et Mödrath, il prend la seule décision sensée : il ordonne le repli général sur Cologne. Sur les 70 000 hommes qu’il commandait il y a encore deux semaines, à peine 40 000 peuvent suivre son ordre et faire mouvement…
………
Secteur de l’Eifel, XIIth Corps britannique – Bonn reste inaccessible. C’est officiellement du fait du raidissement de la défense allemande autour du LXXX. PanzerKorps (Traugott Herr), mais aussi en raison d’une logistique défaillante ! Les Américains à droite et les autres corps britanniques à gauche ponctionnent l’essentiel de ce que Reade Godwin-Austen voudrait récupérer, d’autant plus que Bonn est un objectif moins important que Cologne ou les ponts de Krefeld !
QG du Heeresgruppe D (Essen) – Von Manstein voit monter le désastre. Il le constate, il l’analyse… mais il ne peut rien y faire. C’est encore pire que contre les Rouges, son groupe d’armées est en train de fondre sous ses yeux – des fantômes de division manœuvrent sous les ordres de corps squelettiques. Et cette fois, il n’y aura plus aucun repli possible. Le Rhin est l’ultime rempart, le dernier qui lui permette d’opposer une résistance cohérente. Il n’espère plus vraiment que les Wunderwaffen vont y changer quoi que ce soit : il a sous ses yeux la défaite, non seulement pour lui et ses troupes, mais pour l’Allemagne tout entière. Ce vieux renard de von Rundstedt a eu le nez creux d’aller se faire tuer à Spire ! Personne ne lui demandera de comptes, maintenant !
FUSAG
Opération Downfall – Olympic
Front des Ardennes, 7th US Army
– Secteur de l’Eifel, IVth Corps US. Devant la déroute de l’ennemi, pardon, son retrait maîtrisé, Crittenberger ne peut donner qu’un ordre : la poursuite, pardi ! Et c’est ce qu’il fait.
Alors certes, la progression du IVth Corps est ralentie par les contingences habituelles : terrain défavorable, météo maussade, blessés laissés derrière par l’ennemi – tiens, ça c’est nouveau. De même que le nombre inhabituellement élevé de déserteurs que l’on récupère un peu partout. Le moral des Krauts flancherait-il ? Il semble bien que oui : alors qu’on n’a même pas repris contact avec l’ennemi dans la soirée, le corps a déjà fait plus d’un millier de prisonniers en plus des blessés. C’est… beaucoup, et cela en dit long sur l’état de la Westheer, tout comme sur la volonté de se battre du Landser moyen…
………
– Secteur de Trèves, VIIth Corps US. Tandis que les “Amis” approchent, un fatras d’unités diverses et sans cohésion s’entasse désormais à Kochem. Tout ce qui dépasse le grade de lieutenant-colonel en est réduit à faire le tour des camps hâtivement dressés contre la pluie pour retrouver ses hommes.
Tant bien que mal, Fritz Kraemer parvient à remettre en état son I. SS-PanzerKorps et à le déployer, sur l’ordre de “Sepp” Dietrich (6. Panzer-Armee), là où il sera le plus utile : dans le secteur bordant la route 259 et la Moselle, entre Kochem et Ulmen. Quinze kilomètres de front à peine, oui, mais dans l’état chaotique de la 6. Panzer-Armee, c’est tout ce qui est possible.
Court-circuitant Hans von Obstfelder, chef théorique de la 1. Armee, Dietrich donne à Felix Schwalbe la mission de tenir avec les loques de son LXXXVI. AK le secteur de Kehlburg à Hönningen : des collines, des forêts et la piste du Nurb, ça devrait aller, non ?
Quant à Wilhelm Bittrich et à son II. SS-PanzerKorps, Dietrich leur confie la plaine entre Kochem et Oberwesel, sur le Rhin. C’est… optimiste, vu l’état de la Hohenstaufen et de la Frunsberg, mais bon, les Américains ne devraient pas lui foncer dessus comme sur Kraemer, alors…
Ah, par ailleurs, Dietrich laisse von Obstfelder, à Mayence, donner des ordres aux blindés du LVIII. PzK (Hans-Karl von Esebeck). Officiellement, c’est un échange de bons procédés qui compense la captation du LXXXVI. AK. En fait, c’est surtout que la distance trop grande pour pouvoir prétendre commander le LVIII. PzK depuis Coblence (où se trouve Dietrich), alors même que le positionnement de ce PanzerKorps est en train de démontrer son utilité. Troquer un bon Panzerkorps avec trois divisions blindées (dont deux SS) contre un minable AK de la Heer en pleine déliquescence, faut-il que la situation soit grave !
………
– Cours de la Moselle, VIIIth Corps US. A Dhron, Geoffrey Keyes hésite à piquer droit sur le flanc du LXIV. AK, sur sa droite. Cela demanderait une certaine coordination, mais c’est faisable. C’est alors que la 45th Infantry Thunderbird est violemment accrochée à Morbach, et forcée de battre en retraite vers Thalfang. Les coupables sont les blindés du LVIII. PzK, placés là par Josef “Sepp” Dietrich, précisément pour contenir une telle percée américaine, qui menacerait d’encercler ses précieux SS-Panzerkorps !
Et von Obstfelder en profite : cette contre-attaque subite permet également le retrait du LXIV. AK (Karl Sachs). Mais non sans difficultés et grincements de dents…
Front de la Sarre, 1st US Army
– Secteur ouest, VIth Corps US. La brume et les nuages couvrent le retrait du LXIV. AK de Karl Sachs. Couvrent, mais ne rendent pas plus facile ! Sur des routes partiellement goudronnées, les longues colonnes de Landsers doivent remonter vers le Rhin et le salut. Dans l’après-midi, Sachs arrive à Kirn alors que l’essentiel de ses trois divisions n’a pas dépassé Oberstein. La gare n’a pas l’air en trop mauvais état, et des trains semblent disponibles pour charger ses hommes, coup de chance ! Mais sa satisfaction est de courte durée : à peine tente-t-il d’en prendre possession qu’il découvre déjà du monde à côté, des SS qui gardent férocement les attelages et les motrices. Guère impressionnés par les galons de son ordonnance ou même par son grade, les SS (des gamins de la Hitlerjugend !) lui conseillent, narquois, de s’adresser à Hans-Karl von Esebeck, du LVIII. PzK !
En effet, ce corps blindé, qui n’avait pas tiré un obus depuis le début de l’offensive ennemie, était gardé en réserve dans la région. Or, il vient de recevoir l’ordre d’attaquer les pointes américaines pour permettre le retrait du reste de la 6. PanzerArmee.
Comprenant qu’il passera encore après les SS, Sachs tempête auprès de von Esebeck, mais ce dernier alerte par téléphone d’Hans von Obstfelder. Et c’est Sachs qui est mis en demeure de défendre une ligne Oberstein-Lauterecken. De rage, il jette son gant dans la boue en quittant la gare. Se considérant comme le seul commandant de corps de la Westheer à n’avoir pas été vaincu – ce qui est légèrement orgueilleux, il a quand même perdu une division entière à Montargis – il se sait sacrifié au profit de ces satanés Panzermannen, qui, évidemment, prétendent qu’ils n’ont pas été défaits à Verdun !
………
– Secteur centre, XIIth Corps US. A Sankt-Wendel, la 2. FJD et la 550. VGD vont ensemble livrer un baroud d’honneur. Un drôle d’attelage : une division jadis d’élite (des parachutistes) avec une division improvisée dans l’urgence pour la défense du Reich…
La horde américaine qui arrive ne peut absolument pas être arrêtée par le peu de renforts que les deux divisions peuvent rassembler sur place. Elles parviennent à tenir toute la journée, mais au soir, l’une comme l’autre ne vaut désormais plus qu’un gros régiment. En conséquence, Curt Gallenkamp donne à son LXXX. AK le seul ordre sensé possible : la fuite vers le Rhin !
En face, Menton S. Eddy, s’il est frustré par cette journée – plus d’un millier de pertes pour n’ouvrir que demain la route de Bad Kreuznach – s’estime satisfait à moyen terme : le prochain contact avec son ennemi lui sera fatal, vu le peu de troupes dont les Krauts disposent encore.
………
– Secteur est, XIXth Corps US. La 3. Panzergrenadier réussit à évacuer Hombourg et à fausser compagnie à la 5th Armored Victory grâce à la météo maussade. Elle file vers Kaiserslautern… où elle tombe sur la 5th Infantry Red Diamond ! Après quelques coups de feu et passé le moment de surprise, Fritz-Hubert Graeser ne prend pas le risque d’une confrontation par trop inégale et bifurque au nord, direction Wolfstein.
Quant à la 544. VGD, elle n’est pas en état de faire quoi que ce soit, sinon se retrancher dans Kaiserslautern et voir venir. Troy Middleton, après cette journée confuse, se contente de regrouper proprement son corps d’armée avant de reprendre la progression – dès demain.
(Le GA français demain… Il s'en passe aussi, des choses !)
Notes
1- En fait, des ponts sur caissons.
2- « On ne voudrait surtout pas gêner, mais si vous pouviez aller un tantinet plus vite, on aimerait profiter d’un véritable tea-time, le premier depuis, eh bien, pas mal de temps. »
Dernière édition par Casus Frankie le Mer Juil 29, 2026 16:47; édité 3 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 822 Localisation: La Tour du Pin
|
Posté le: Mer Juil 29, 2026 16:37 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | En fin de journée, alors que le Génie belge s’affaire à mettre en place ses foutus ponts de bateaux (1) (Dieu comme le Rhin peut être large à cet endroit !), le 902. StuG Abt est réduit à moins d’une batterie, qui tente désespérément de rejoindre la 719. ID. Et ce peu qui reste n’est même plus commandé : le major Friedrich von Lessen, chef du bataillon et l’un des rares officiers survivants, est au nombre des disparus. |
Tournure un peu familière par rapport au reste de la chrono, et qui sonne davantage comme du discours indirect libre repris d'un combattant du front : à mettre entre guillemets ?
Et J'ADORE la dernière phrase de ce paragraphe, sur le flegme des godons, la désinvolture des grenouilles, et l'optimisme du plat pays ! _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)
Dernière édition par Le Chat le Mer Juil 29, 2026 16:38; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15840 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 29, 2026 16:37 Sujet du message: |
|
|
En attendant les Français, voici les Belges.
11 septembre
L’Armée belge envahit l’Allemagne
Front du IIe Corps – Face à Wessel, sur la rive gauche du Rhin, les tubes du 20 A sont en positions. Les ordres sont clairs : empêcher les Boches de rejoindre Emmerich.
– A toutes les batteries, feu !
Les 155 commencent à pilonner les positions de la 719 ID. Les Landsers sont épuisés et démoralisés – même la défense du Reich millénaire ne les motive plus…
Plus au nord, à Emmerich, les restes ou plutôt les vestiges du 902. StuG Abt sont pilonnés du sol par les AU-155 du 14e d’Artillerie et du ciel par les Sangliers belges. Ces derniers visent avec précision – ils ont vu comment faisaient les “Anglais” du 348e Sqn, et les carcasses s’entassent.
Sous les yeux des fantassins belges, le génie britannique pose le pont, segment par segment. La curée est pour bientôt ! « Comme à Burkel ! » dirait le général Van Strijdonck de Burkel.
Mais le Rhin, ce n’est ni la Semois ni la Dyle ! Au-dessus de l’eau, les obus passent, dans un sens seulement, heureusement, et les éclatements de 155, 105 et 25-pdr se multiplient sur la rive adverse – en évitant les zones parcourues par les Paras et Commandos.
………
Vers le soir, le commandant de l’unité de pontage fait son rapport au général Mathieu (3e Brigade, 4e DI).
– Sir, the bridge is ready. Good luck in Germany!
– Well done, Major!
Puis, se tournant vers l’officier opération : « Que le 1er Carabiniers traverse ! Et en avant ! Sus aux Boches ! Cette fois, on les aura jusqu’au bout ! »
Keyaerts, Lambert, Bastin ont le même discours : « On ne fera pas deux fois la même erreur ! »
………
Au PC du 1C : « 1er Bataillon, à vous l’honneur ! Franchissez le Rhin en tête de la Division. Mais attention : des hommes à nous sont déjà de l’autre côté ! »
Sous la protection de l’artillerie, les half-tracks belges traversent.
Rombauts observe le passage avec un grand sourire : « Dès que la 2e Compagnie est passée nous suivons ! L’Armée belge envahit l’Allemagne, qui l’eût cru, pas vrai ! »
Dernière édition par Casus Frankie le Jeu Juil 30, 2026 08:26; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15840 Localisation: Paris
|
Posté le: Mer Juil 29, 2026 16:48 Sujet du message: |
|
|
@ Le Chat – Merci de laisser respirer (et éditer) le posteur avant de répondre !  _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
JPBWEB

Inscrit le: 26 Mar 2010 Messages: 5460 Localisation: Thailande
|
Posté le: Mer Juil 29, 2026 17:33 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | | L’armée belge envahit l’Allemagne, qui l’aurait cru, pas vrai ! |
Il est incontestable que la situation présente un caractère jubilatoire aussi delectable qu'inattendu.  _________________ "L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées"
Konrad Adenauer |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 12056
|
Posté le: Mer Juil 29, 2026 19:12 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | Elle se montre de temps à autre, mais modifier l’issue des combats en cours.
|
Manque un mot (sans)
| Citation: | | empêcher les Boches de rejoindre Emmerich. |
Ce serait pas mal aussi s'ils pouvaient empêcher Roland de faire du cinéma (je sors) _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2705 Localisation: Val de Marne
|
Posté le: Jeu Juil 30, 2026 07:27 Sujet du message: |
|
|
[quote="Archibald"] | Citation: |
| Citation: | | empêcher les Boches de rejoindre Emmerich. |
Ce serait pas mal aussi s'ils pouvaient empêcher Roland de faire du cinéma (je sors) |
T'as pas le droit, il nous a donné Stargate même si d'autres que lui se sont chargé de lui donner ses lettres de noblesse avec une série inoubliable. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15840 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 30, 2026 08:34 Sujet du message: |
|
|
Suite et fin du 11 septembre.
Groupe d’Armées du Rhin (15e GAA)
Opération Déluge – Olympique : « On a enfin pendu not’ linge sur la ligne Siegfried »
Opération Montcalm, 1ère DCP
Spire, 00h15 – Les premiers blindés de la 3e DB enlèvent Dudenhofen et commencent à relever les paras, éprouvés par deux jours de combat et dont les munitions diminuaient de façon inquiétante.
Cependant, à Otterstadt, la situation du général Geille et du 1er RCP devient précaire, sous les coups de boutoir de la garnison de Ludwigshafen et Mannheim, qui a marché au canon. Si les cadets des casernes d’entraînement sont des bleus, ils sont aussi enflammés par le désir d’aller sauver le maréchal von Rundstedt, enfermé dans sa Festung improvisée !
Au bout de trois heures de combat, l’arrivée des EBR M38 du 13e Dragons sonne la fin des hostilités, les Landsers de Mannheim pensant avoir affaire à des Taureau. Les paras français ne subiront pas le sort des Fallschirmjägers à Limnos, en tout cas pas dans ce secteur.
………
10h00 – De l’autre côté du Rhin, le colonel Bourgouin et le 2e RCP sont sous pression : un unique bataillon, le I/2e RCP, doit tenir en respect presque trois fois plus de forces allemandes. En effet, le II/2e RCP a été consommé pour prendre le pont, le défendre et également pour s’enfoncer dans Spire depuis le quartier de la gare. Certes, les paras sont des soldats d’élite, alors qu’en face le gros de la troupe ne dispose même pas de treillis, mais le nombre joue. Les postes hâtivement montés le long de la rivière Giessengraben doivent être abandonnés sous la pression, et c’est avec seulement 450 combattants valides que Bourgoin se replie sur le Silzgraben, où ses hommes n’ont qu’une poignée d’abris et se retrouvent beaucoup plus exposés. Les mortiers allemands parviennent même à atteindre son PC, et la déflagration d’un obus lui déchire le bras droit. Un infirmier lui pose un garrot en urgence, mais non sans qu’il ait perdu beaucoup de sang. Bourgoin décide pourtant de continuer à commander ses hommes : il n’y a pas d’autre officier au-dessus du grade de commandant sur la rive est du Rhin et son état-major est décimé. On compte d’ailleurs parmi les morts le Père Jean Badré, aumônier du régiment (3).
………
11h15 – Enfin, le salut arrive ! D’abord, des batteries françaises déployées près de Mechersheim pilonnent les positions allemandes entre Hockenheim et Ketsch.
Deux heures plus tard, des blindés VPM 120 franchissent le pont, suivis de près par les Taureau du 6e RC. En effet, Touzet du Vigier, ne voulant pas prendre de risque, a dépêché l’intégralité de sa 2e Brigade au secours du 2e RCP. Un dernier assaut allemand est immédiatement brisé dans le sang par les blindés français, transports de troupes et chars d’assaut, et Bourgouin peut céder le commandement au général Chomel, qui prend en charge la zone.
Bourgouin est immédiatement évacué avec près d’une centaine de blessés, alors que l’on commence à rassembler près de l’auberge du Pont les dépouilles de 90 paras morts pour la France, réunis dans la mort aux corps de plus d’une centaine de leurs ennemis.
Vosges du nord, 1ère Armée française
Secteur nord, IIIe CA – Mauvaise surprise : derrière Landau se dresse la deuxième ligne du Westwall dans le coin, moins bien armée et préparée certes, mais quand même défendue par une poignée de bataillons de Volksturm aux performantes mieux que correctes. C’est qu’Erich Straube, sachant qu’il y jouait sa peau, a fait de son mieux pour organiser les VSB du Palatinat et du Bade sous la forme de trois Volkssturmregimenten, un par Gau, ce qui lui a permis de centraliser leur formation et leur armement pendant le mois d’août. Le résultat est visible : contrairement aux VSB, dont la seule utilité est d’armer des positions fortifiées ou de ralentir la progression ennemie, ces trois “VSR” sont capables d’agir de façon coordonnée en défensive. C’est peu… mais c’est quand même quelque chose.
La 19e DI le découvre à ses dépens, perdant de précieuses heures à détricoter le mince rideau défensif ennemi, sans pouvoir percer aujourd’hui. On ne sera pas à Neustadt avant deux jours au moins, peut-être trois.
La 14e DI, de son côté, a plus de chances : en appui de la 9e DIC, elle nettoie le terrain jusqu’à Godramstein sans grand mal. Elle permet ainsi aux divisions blindées de s’engager à sa suite.
………
Palatinat, IVe CA – La 266. ID commence à se déliter mais résiste jusqu’au bout, son chef, Karl Spang, insistant pour tenir le plus longtemps possible – von Rundstedt lui-même n’est-il pas au feu ? Bien sûr, cela ne change rien à l’issue finale : encerclée, la division ne dispose pas des munitions ou des vivres pour tenir, et encore moins de l’armement nécessaire pour repousser les damnés Französen. Les Coloniaux de la 9e DIC parviennent donc à prendre la gare de Queichheim, inutile pour l’instant.
La 10e DI est stoppée dans son élan par la deuxième ligne du Westwall, mais la faiblesse des défenseurs en fait plus un obstacle qu’un danger. Le Génie a beaucoup de travail en perspective !
La 334. ID parvient à échapper à la 83e DIA, détruisant les ponts de Germersheim derrière elle. Le général Mordant note tout de même que les restes de ceux-ci, dynamités à la hâte, pourraient servir d’ancrage à des ponts de bateaux comme les copains en ont posés plus au sud.
Isolée face au dernier carré du Westwall, la 4e-6e BMLE pourrait être en fâcheuse posture… n’était le délabrement de tout le rideau défensif allemand dans le secteur, d’autant plus que la 552. VGD s’est repliée vers Mannheim. Les légionnaires restent cependant bloqués en l’absence d’appui du génie.
Opération Montcalm, 1ère DCP
14h00 – Les premiers paras approchent du musée du Palatinat. Lorsque les détonations commencent à retentir à proximité du vieil Hôtel de la Monnaie, où il a établi son PC, von Rundstedt estime que c’en est assez. Il intime l’ordre à Roesinger de rendre la place de Spire, et, précédé par un adjudant qui brandit un morceau de nappe blanche, le maréchal sort du bâtiment et marche, sous le feu, en direction des lignes françaises. Qu’il ne soit pas dit qu’il a capitulé parce qu’il avait peur pour sa propre vie ! Oui, il est le premier maréchal allemand de l’Histoire à se rendre, mais cette guerre était foutue depuis un peu plus d’un an déjà. Non qu’il regrette d’y avoir participé : si d’aventure l’Allemagne avait remporté le conflit, il aurait été des plus satisfaits. Mais le sort des armes en a voulu autrement, et il faut boire la coupe jusqu’à la lie. Alors, autant montrer l’exemple.
Remarquant un bosquet où se trouvent certainement des paras français, il s’avance, droit, sans arme, les mains levées. « Generalfeldmarshall Gerd von Rundstedt ! Je viens me rendre ! » crie-t-il dans un français correct, avant d’entendre qu’on lui répond, à sa grande surprise, dans un allemand tout aussi correct : « Ich… Ähm… ich bringe Sie zu meinem Chef! » Le caporal Achille Müller vient d’entrer dans la grande Histoire.
Dès l’identité du captif confirmée, Touzet du Vigier le fait déplacer avec Roesinger et leurs aides de camp respectifs vers le PC de la 3e DB. Et le soir même, von Rundstedt dîne sous bonne garde à Strasbourg, avant son envoi dans une station thermale déjà pleine d’officiers allemands à la santé fragile capturés cet été : Vichy (voir appendice 1).
Front du Rhin, 2e Armée française
Vers Fribourg… et Baden – Le sacrifice des Junkers 88 hier n’a pas été vain : le pont touché hier ne peut plus accueillir qu’une poignée de fantassins à la fois et le franchissement du Rhin par les troupes françaises prend du retard, beaucoup de retard. C’est qu’il faut réorganiser l’ordre des passages et prioriser le ravitaillement des troupes déjà présentes de l’autre côté ! Ce n’est plus un torrent d’hommes qui débouche à Vieux-Brisach : pendant trois jours au moins, ce sera seulement un petit ruisseau, le temps de rassembler les structures nécessaires à établir un nouveau pont.
………
Forêt Noire, Ier CA – Alphonse Juin limite fortement les manœuvres des trois divisions qui ont passé le Rhin. En effet, sur les trois ponts posés par le Génie, un a été détruit et un autre, endommagé, ne peut plus faire passer que des véhicules légers sans fret. Afin de permettre un ravitaillement correct et le maintien des opérations, le dernier pont sera consacré uniquement au ravitaillement, la 1ère DIM ne devra pas dépasser Staufen et la 2e DB s’arrêtera avant Lahr. Quant à la 36e DI, elle peut dès aujourd’hui prendre sa place sur le front face à Fribourg, charge à elle de s’en emparer au plus vite.
Note
3- Comme durant la Première Guerre Mondiale, une « rumeur infâme » a circulé (elle a d’ailleurs été utilisée par la propagande du NEF). Elle s’est vu opposer des chiffres sans appel : sur près d’un millier d’aumôniers catholiques, protestants ou juifs en permanence dans les armées, une centaine ont trouvé la mort durant le conflit, d’autant plus que dans bien des cas, l’aumônier était au plus proche des combats pour aider les âmes à sa charge. Ce chiffre ne prend pas en compte les aumôniers restés en France après le Grand Déménagement et les morts pour faits de Résistance ou en raison de leur confession. Notons le cas particulier des aumôniers musulmans, qui n’existaient pas en 1940 et revêtirent l’uniforme tandis que beaucoup de leurs coreligionnaires s’engageaient comme hommes de troupe. Une intervention de l’Aga Khan III en leur faveur permit la création d’une aumônerie musulmane officielle pour la durée de la guerre. Dissoute lors de la démobilisation, elle ne sera recréée qu’au début des années 2000. Le nombre d’imams morts pour la France, estimé entre 35 et 40, n’a jamais pu être précisé avec certitude : certains d’entre eux avaient choisi de conserver leur grade et leur position parmi leurs hommes plutôt que de rejoindre l’aumônerie musulmane. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15840 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 30, 2026 08:38 Sujet du message: |
|
|
De Sedan à Spire : de la gloire à la capture d’un feld-maréchal
« Gerd von Rundstedt, 1875-1953, Generalfeldmarschall du Troisième Reich.
Issu d’une noble famille Junker, Gerd von Rundstedt est le fils d’un officier de cavalerie prussien ayant servi durant la guerre de 1870. Selon la tradition familiale, il intègre la Reichswehr en 1892. Devenu major, il sert durant la Grande Guerre comme officier d’état-major, principalement sur le front russe, sans aller au feu en raison d’une santé trop fragile. Au lendemain de la défaite de 1918, son talent lui permet de rester au sein de la Reichswehr malgré ses effectifs réduits et de devenir général. Bien que monarchiste, il ne se joint pas au putsch de Kapp, considérant que le devoir d’un officier est de servir le pouvoir en place, quel qu’il soit et quel que soit son avis envers ledit pouvoir. La position était d’autant plus osée que von Rundstedt méprise la République de Weimar.
Lors de l’arrivée au pouvoir du NSDAP, le général von Rundstedt ne fait pas mystère de son manque d’estime pour les nazis, mais professe publiquement qu’il n’agira jamais contre eux. Il obtient la nomination de von Brauchitsch comme chef d’état-major général plutôt que celle de von Reichenau, considéré comme un fidèle du nouveau régime. Cependant, satisfait de la purge de la SA, von Rundstedt prête finalement serment au régime nazi en 1934, en même temps que les autres généraux de la Reichswehr. Lors de la fondation de la Wehrmacht, en 1935, von Rundstedt en est l’officier en service le plus âgé et le deuxième dans le grade le plus élevé, juste en-dessous de Blomberg. En 1938, lors de la crise des Sudètes, alors que la guerre menace, il refuse de rejoindre des officiers complotant contre Hitler mais ne les dénonce pas non plus, se tenant à son principe de ne pas faire de politique, avant de prendre sa retraite.
Rappelé au service à la déclaration de guerre, il prend le commandement du HG Sud lors de l’invasion de la Pologne, puis celui du HG A lors de la campagne de France. Soutien du plan de von Manstein, il est considéré par les Alliés dès la percée de Sedan comme l’un des plus dangereux généraux allemands, tant par sa clairvoyance que par l’influence que lui donne son expérience et son aura au sein de la Wehrmacht et de l’appareil d’état. Promu Feld-Marschall après la victoire allemande en France, il participe aux opérations Barbarossa puis Taifun, de nouveau comme chef du HG Sud, avant d’être évincé après sa défaite en Ukraine face à l’opération Uranus.
Nommé commandant de la Westheer, il tente sans succès de s’opposer aux débarquements alliés en Sicile, Italie, Provence et Normandie. Après avoir donné de grands espoirs à la Wehrmacht, les contre-offensives lancées sous son commandement (au moins officiel) comme Nordwind et Wacht am Rhein échouent. Son étoile auprès du Führer a pâli et le commandement effectif passe aux mains de von Manstein et de Kesselring. La déroute de la Westheer en France conduit Hitler à décider de le démettre lorsqu’il devient évident que la bataille des frontières d’août-septembre s’engage très mal.
Sentant venir son limogeage, voire pire, von Rundstedt, afin d’échapper au sort de ses amis et camarades exécutés après les Ides de Mars, se jette dans une bataille qu’il pense pouvoir gagner contre les forces françaises. Mais alors qu’il est à Spire pour organiser la défense, il est capturé par les parachutistes français de l’opération Montcalm. Jusque-là, aucun maréchal allemand n’avait été fait prisonnier et certaines archives retrouvées par la suite dans le Führersonderzug (le train personnel d’Hitler, dans lequel il se trouvait au moment de la bataille de Spire) indique que le Führer espérait que von Rundstedt se suiciderait plutôt que d’être capturé – mais le feld-maréchal n’envisageait pas du tout cette issue.
Captif, il lui est épargné d’être envoyé à Grizedale Hall avec von Reichenau, qu’il méprise : il est en effet interné à Vichy avec d’autres généraux allemands, comme von Knobelsdorff ou von Obstfelder. Lors des procès de Nuremberg, bien qu’accusé d’avoir couvert les crimes de guerre allemands en Pologne en 1940, en Ukraine en 1942 et en France en 1944, sa défense parvient à l’exonérer de la majorité des charges en les reportant sur la SS, ce qui lui permet d’être relaxé et de mourir dans son lit en 1953.
Aujourd’hui, ses biographes tendent à considérer qu’il était au courant de la plupart de ces crimes et que, sans les valider, il n’a rien fait pour les empêcher, considérant, selon son habitude, qu’intervenir dans ces affaires n’était pas son rôle. Son implication réelle dans les crimes en question reste incertaine. D’une façon générale, il est considéré comme l’un des exemples les plus typiques du mythe de la « Wehrmacht propre ».
De façon plus anecdotique, sa casquette et son bâton de maréchal se trouvent aujourd’hui au Musée de l’Armée, à Paris, à deux pas des bâtons des maréchaux français des deux conflits mondiaux (mais pas du tout dans la même vitrine…). »
(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Europe, Flammarion, 2010) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15840 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Juil 30, 2026 08:39 Sujet du message: |
|
|
Vous noterez que, contrairement aux assertions de certains, Robert Stan Pratsky existe : le preuve, Heorl le cite aussi bien que Demo Dan. _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13622 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Jeu Juil 30, 2026 08:40 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | Une intervention de l’Aga Khan III en leur faveur permit la création d’une aumônerie musulmane officielle pour la durée de la guerre. |
Je ne sais pas du tout qui a soufflé ca à Heorl, d'ailleurs. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|