| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 08:40 Sujet du message: |
|
|
28 août
La Slovaquie, prochaine étape (presque achevée) !
Changement de programme
Autour du Danube – Aucun mouvement notable dans ce secteur du front, hormis le repositionnement des armées soviétiques. Celles-ci attendent toujours avec quelque stoïcisme l’ordre de reprendre l’avance vers Vienne… quand il viendra. Car il viendra forcément un jour ou l’autre, c’est évident.
Opération Corvinus – Mordre les mollets des Rouges
Au sud de Gÿor – Faute d’instructions contraires, Vladimir Baskakov n’est plus si loin de jeter l’éponge face à la 7. Panzer (Karl Mauss) – une petite noix, déjà bien usée, mais si dure qu’elle refuse toujours de craquer. Son 8e Corps Mécanisé s’est fait prendre par deux fois dans des combats urbains ou périurbains aussi coûteux qu’imprévus. Bon, la première fois, c’était peut-être un peu de sa faute – dans l’excitation du moment… Bref, pour le Soviétique, c’est une journée de consolidation. Plus au sud, par contre, le 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) est encore un peu agressif – c’est dans la nature de cet ancien hussard de Vassili Dmitrievitch. Mais en face, la 8. Panzer (Gottfried Frölich) tient bien et ne cède que des positions marginales ou indéfendables. En somme, ce secteur s’avère bel et bien une impasse.
Reste le secteur nord, du côté de Pápa, où la manœuvre en pince de la 5e Armée de Chars peut encore donner d’excellents résultats. A gauche, le LVI. Panzer-Korps (Walter Krüger) tout entier fait face au 16e Corps Blindé (Andrei Getman), lequel chemine en terrain découvert, avec un fort appui d‘artillerie et sur des routes dégagées entre des canaux agricoles. La 1. Panzer (Walter Soeth) ne fait pas plus le poids que la veille… Mais, avec l’infanterie de la 19. PzGr Brandenburg (Josef Irkens) et un peu – beaucoup… – de sacrifices, il est encore possible de canaliser un adversaire incapable de faire jouer son nombre, en dépit du soutien du 4e Corps Blindé (Mikhail Fomichkov). Alors, celui-ci passe… bien sûr. Mais sans contourner comme cela aurait pu être possible par Nagyacsád. En fait, il se contente d’aller jusqu’aux premières maisons de Pápa. Et du côté droit, la 6. Panzer (Oberst Hans-Otto von Bermuth) ne peut que suivre le mouvement jusqu’à Nagytevel – en partie pour éviter de se faire encercler ou submerger par le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev) et le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev), en partie pour couvrir le flanc du III. PanzerKorps (Fritz-Hubert Graeser), au moins un peu.
Il est évident que Pápa va tomber. Demain sûrement, cette nuit peut-être. Mais après, il y a encore 50 kilomètres de mauvais terrain jusqu’à Tapolca, avec pour seul intérêt d’assurer un flanc toujours plus étendu en Hongrie. Et Bagramian commence à se demander si tout cela sert vraiment les intérêts du Paradis des Travailleurs en général… et ceux des futures opérations de son front vers Vienne ou Prague en particulier.
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Pest (est) – La 18e Armée (Andrei Gretchko) a désormais franchement pris pied dans Angyalföld – elle est aussi notablement affaiblie, mais ce n’est pas comme si l’Armée Rouge n’avait pas l’habitude des sacrifices. Gagnant carrefour après carrefour dans le centre-ville, l’infanterie soviétique se trouve quelque peu… désorientée devant plusieurs blocs très “varsovites” (diraient les Allemands) commandant à toutes les rues alentour, chacun comportant de nombreux niveaux qu’il faut réduire les uns après les autres. Et encore, on n’est pas dans la partie la plus dense de Pest – Angyalföld reste un faubourg industriel, avec de très nombreuses usines. En face, la 72. ID (Hermann Hohn) s’accroche – ce qu’elle cède de (plus ou moins) bon gré, c’est juste pour maintenir la liaison avec ses consœurs plus au sud.
De fait, depuis le secteur de la gare de Rakosrendezo, et passé son petit revers de la veille – qui lui a tout de même coûté le soutien du 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin), au moins pour l’instant – la 14e Armée (Valerian Frolov) se relance contre la 330. ID (Georg Zwade). Cette dernière, soutenue – au moins en théorie – par la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) et les derniers engins du 24e Bataillon d’assaut (major Barnabás Bakó), encaisse des coups plus que rudes, mais en inflige aussi quelques-uns. Cependant, pour Frolov, ce n’est pas trop grave… De fait, l’Axe a infiniment moins de réserves que les Rouges, et s’il souhaite s’engager dans une bataille d’attrition, immeuble par immeuble, tant pis pour lui. L’important est d’avancer, la vengeance viendra après.
Surtout que plus au sud, vers Törökőr, la 62e Armée (Vladimir Kolpakchi) a délaissé son pénible adversaire de la veille – la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider), toujours si remuante – pour aller frapper vers le nord en limite de Kiszugló. Les lignes de la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö), qui tenait la zone, sont une fois encore bousculées, voire percées en plusieurs points et le groupe d’assaut du sergent Adavkin s’empare d’un premier bâtiment au-delà du boulevard circulaire, pour la gloire de l’URSS !
Et pourtant, les Hongrois résistent encore. Le capitaine Győrgy Péchy, du 3e bataillon, se souvient : « A l’aube, la ligne de front suivait le boulevard circulaire jusqu’à frôler Kerepesdűlő. Mon unité avait pris position sur dans un immeuble donnant sur la Nagy Lajos király útjává. On m’avait affecté 30 recrues hungaristes en renfort.
A 7h00 du matin, un barrage d’artillerie et de mortiers survint, comme je n’en avais jamais expérimenté sur terre. Le sol de la rue semblait trembler et se soulever. Les hommes ont rampé jusqu’aux abris, recherchant le couvert des tranchées. Ceux qui étaient dans les étages sont sortis en hâte se mettre à couvert. L’attaque de l’infanterie russe a ensuite commencé. De nos tranchées, nous avons tous ouvert le feu en même temps sur l’ennemi qui chargeait. J’ai dirigé le tir des hommes à mes côtés comme si j’étais un simple chef de section. Les majors Gusztáv Kajdy et Ferenc Joő en faisaient autant. Notre feu dense et précis nous a permis de stopper l’assaut ennemi.
En début d’après-midi, un char rouge est apparu en défonçant le mur en pierre d’une construction voisine. A un coin de rue de là, j’ai vu un sous-officier allemand passer devant un Tiger allemand [sic] en rasant le mur. Une fois qu’il a été certain de la position du Russe, il a guidé l’orientation du canon dans sa direction. Le char rouge a été détruit d’un seul coup. Au coucher du soleil, nous avons gagné une cave, où les travailleurs des usines du quartier avaient également trouvé refuge.
Mais à minuit, l’ennemi a attaqué à nouveau, par surprise. Nous avons essuyé des tirs venant de partout. Les Russes poussaient devant eux des prisonniers hongrois qui criaient « Nous sommes Hongrois ! ». Nous leur avons crié en réponse de se jeter à terre sitôt qu’ils entendraient « A földre ! ». Sous le feu de nos armes semi-automatiques, les Russes durent encore retraiter. Certains prisonniers ont même réussi à s’échapper. Nous avons ensuite dégagé les alentours par une contre-attaque à la grenade. Mais à l’aube, j’ai finalement dû reculer, avec mes quinze soldats survivants. »
Avec l’aide des Zrinyi II du 1er Bataillon d’assaut, les germano-hongrois réussissent à stabiliser une ébauche de ligne… Mais, comme c’était prévisible, rien n’est réglé.
Au même moment, Vladimir Kolpakchi encaisse une contrariété : la 3e Armée roumaine (Petre Dumitrescu) doit se préparer à être retirée du front, « pour des considérations de camaraderie ». Il est vrai que les Roumains ont beaucoup donné ces derniers jours, perdant plus encore d’hommes que s’ils avaient eu un matériel et un soutien corrects. Mais il est (sans doute) tout aussi vrai qu’à Moscou, on ne tient pas à voir sur les images du triomphe qui que ce soit d’autres que des Soviétiques. Pourtant, la troupe de Dumitrescu était bien utile, en accomplissant vaille que vaille des tâches dont la 62e Armée ne voulait pas se charger…
Quant à la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov), elle engage déjà son second échelon au-delà des voies ferrées et de la gare de Ferencváros, pour entrer dans les zones industrielles du IXe arrondissement. La 225. ID (Ernst Riße) et le 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller) résistent ici, toujours avec le renfort de la 1ère Brigade de Montagne hongroise (Ferenc Lóskay) – laquelle a abandonné Népliget, devenu indéfendable, à une 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu) qui va sans doute bientôt subir le sort infamant de sa supposée compatriote.
Et au milieu de toute cette empoignade, la population subit – plus aucun transport ne circule et le service des bacs passant le Danube est à l’arrêt. Quant à l’eau, au gaz et à l’électricité, les installations tombent en panne les unes après les autres.
Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits – « Nous sommes occupés à camper dans un immense parc miné (1) quand la nouvelle d’un retrait des troupes roumaines du front sème l’effroi et la consternation. Que les royalistes repentis jettent le gant, passe encore. Mais nous, après tant d’efforts et de sacrifices, nous vivons cet ordre comme une véritable humiliation.
Globalement, la division Vladimirescu exige, comme toutes ses sœurs de la 4e Armée, le droit au même traitement que ses camarades soviétiques et refuse tout traitement de faveur. La troupe refuse donc ostensiblement de repartir en arrière. C’est sain ! Mais encore faut-il joindre l’acte à la parole. Je ne doute pas que nos chefs le fassent sous peu – du coup, je fais préparer encore plus sérieusement notre petit équipement. »
(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)
Espèces disparues
Aéroport de Ferihegy – Dans l’ancienne installation hongroise, les VVS font le tri des dépouilles qu’on trouve sous les décombres au fond des hangars. Pas grand-chose le plus souvent… Focke-Wulf 58, Arado 96, quelques Salman 200 de liaison et divers avions civils. Bon pour la ferraille, tout ça.
Ah pourtant ! Une silhouette attire l’attention du responsable chargé du tri, un connaisseur : un petit monomoteur à aile parasol, qui a dû paraitre moderne en 1939 et dont la dérive aux couleurs hongroises ne s’accompagne que d’une immatriculation sur son fuselage, HA-NBN. Cet avion couleur crème et rouge brique, c’est un PZL 11 évacué de Pologne vers Debrecen le 23 septembre 1939 par le major Eugeniusz Wyrwichi, avec le pilote Mateusz Ižycki en passager. Utilisé un temps comme avion d’entraînement par l’aviation militaire, il a ensuite été racheté par un mécène, lequel l’a fait immatriculer pour le compte de la Műegyetemi Sportrepűlő Egyesűlet – l’Association d’Aviation sportive de l’Université technique de Budapest. Avec un sourire, le Soviétique décide de conserver l’appareil. Il faudra le rendre à ses propriétaires, c’est évident (2)…
Notes
1- Probablement le Mutatványosok.
2- Ayant survécu malgré toutes les vicissitudes, le PZL 11 est aujourd’hui exposé au musée de l’Aviation de Varsovie. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 08:42 Sujet du message: |
|
|
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Retour au bercail
Vers Pápa – « J’atteins les lignes clopin-clopant au matin. Enfin, pour être précis, nous atteignons les lignes dans la matinée – masse hirsute et amorphe, se piétinant comme des rats qui fuient vers un unique trou de souris. Quelle déchéance.
Je ne retrouve pas le IV. Abteilung de Kriegsheim, enfin pas tout de suite. Nous sommes raflés pour constituer une unité parfaitement improvisée chargée de tenir le secteur de la gare, à quelques centaines de mètres à peine de ce fichu palais et de son fichu parc où j’ai bien failli y passer, la dernière fois. Je tombe sur un sergent qui ne se présente pas. Mais il me connait – ça en fait déjà sans doute un ancien, à défaut d’un type parfaitement respectable.
– Freischutz Kolte ! Tu te colles en haut du château d’eau et tu me dégommes leurs observateurs d’artillerie et surtout leurs chefs de char. Ces cons commandent à la tourelle, ça les calmera !
– Jawöhl. On peut compter sur quel délai pour les renforts ?
– Vous rigolez, Kolte ? C’est vous le renfort ! Et maintenant montez là-haut avant que je vous flanque ma crosse au cul.
Sitôt dit, sitôt fait : je grimpe à la crinoline, sans observateur, pour aviser à 2 kilomètres un Russe particulièrement péteux, assis sur la tourelle d’un char d’allure carrée. J’épaule et je tire avec foi, malgré la distance – Bing ! Ça les calmera, en effet. La Dame est revenue, je crois, et on dirait qu’elle ne m’en veut plus. » |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 08:47 Sujet du message: |
|
|
Vous aurez noté que notre Racoon s'est fait plaisir… Vous croyez qu'on verra bientôt la photo dans ces pages, au hasard, d'un monoplan parasol ?…… _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1644 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 09:55 Sujet du message: |
|
|
...
28 août
...
Opération Corvinus – Mordre les mollets des Rouges
Au sud de Gÿor –
...
Mais en face, la 8. Panzer (Gottfried Frölich) tient bien et ne cède que des positions marginales ou indéfendables. En somme, ce secteur s’avère bel et bien une impasse.
Reste le secteur (celui du ?) nord, du côté de Pápa, où la manœuvre en pince de la 5e Armée de Chars peut encore donner d’excellents résultats. A gauche, le LVI. Panzer-Korps (Walter Krüger) tout entier fait face au 16e Corps Blindé (Andrei Getman), lequel chemine en terrain découvert, avec un fort appui d‘artillerie et sur des routes dégagées entre des canaux agricoles. La 1. Panzer (Walter Soeth) ne fait pas plus le poids que la veille… Mais, avec l’infanterie de la 19. PzGr Brandenburg (Josef Irkens) et un peu – beaucoup… – de sacrifices, il est encore possible de canaliser (contenir/maîtriser ?) un adversaire incapable de faire jouer son nombre, ...
...
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Pest (est) –
...
De fait, depuis le secteur de la gare de Rakosrendezo, et passé son petit revers de la veille – qui lui a tout de même coûté le soutien du 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin), au moins pour l’instant – la 14e Armée (Valerian Frolov) se relance contre la 330. ID (Georg Zwade). Cette dernière, soutenue (appuyée ?) – au moins en théorie – par la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) ...
...
« A l’aube, la ligne de front suivait le boulevard circulaire jusqu’à frôler Kerepesdűlő. Mon unité avait pris position sur (à supprimer) dans un immeuble donnant ...
...
Les hommes ont rampé jusqu’aux abris, recherchant le couvert des tranchées. Ceux qui étaient dans les étages sont sortis en hâte se mettre à couvert .
...
...
Et au milieu de toute cette empoignade, la population [color=red] subit (subie ? color] – plus aucun transport ne circule et le service des bacs passant le Danube est à l’arrêt.
...
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Retour au bercail
Vers Pápa –
RAS _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 10:33 Sujet du message: |
|
|
@ John - Oui, la population subit - du verbe subir, souffrir.
Merci pour le reste ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 15:05 Sujet du message: |
|
|
Et comme c'est aujourd'hui veille de fête, double ration.
29 août
La Slovaquie, prochaine étape (mais quand ?)
Opération Corvinus – On arrête les frais
Au sud de Gÿor – Pápa est reprise par la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko). Le LVI. PanzerKorps (Walter Krüger), en déroute, se retire désormais vers une ligne Marcalgergelyi–Kup, qu’il parait toutefois bien incapable de tenir seul – d’où la présence de la 6. Panzer (Oberst Hans-Otto von Bermuth) à Bakonyjákó, pour défendre la route de Veszprém, où plus grand-chose ne bouge (c’est aussi qu’il n’y a plus grand-chose de vivant là-bas !).
En théorie, la 5e Armée de Chars pourrait sans doute s’ouvrir un passage vers Tapolca, forçant le III. PanzerKorps (Fritz-Hubert Graeser) à battre en retraite en catastrophe dans ce secteur. Erwin Rommel lui-même l’a autorisé, par anticipation et si nécessaire, inquiet qu’il est de la situation ici, en Yougoslavie (un peu) et désormais en Italie.
En agissant de la sorte, le Renard met officiellement un terme à Corvinus… et envisage de plus en plus sérieusement un regroupement de l’ensemble de ses forces vives sur un triangle Vienne-Tapolca-Maribor – les cols de la région de Graz étant réputés inexpugnables. Sur la carte, c’est logique. Mais pour le faire, il va quand même lui falloir des arguments… de ceux qui peuvent être entendus sans lui coûter sa tête. Une discrète – mais continue – campagne de communication s’annonce. Enfin, Rommel a l’habitude… à moins, bien sûr, que l’ennemi ne lui donne une raison urgente et définitive prouvant la brillance de sa pensée. Mais les combats n’iront pas jusque-là. Et dans la soirée, chacun peut constater que le Rouge parait stabiliser ses positions.
………
Moscou – Avec l’accord de toutes les autorités compétentes, la Stavka émet une instruction portant arrêt des opérations autour du lac Balaton. Elle se range ainsi aux arguments d’Ivan Bagramian, relayés avec politesse mais avec conviction par Alexandr Vassilevski et Aleksei Antonov. En effet, il ne sert à rien d’insister dans ce secteur, c’est évident – et ce à au moins trois titres :
– la contre-attaque a atteint ses objectifs – toute action complémentaire risquerait d’attirer des renforts ennemis (et de favoriser le repli allemand sur les autres fronts de l’OB Donau, ce que les Russes souhaitent précisément éviter), sans aucun bénéfice stratégique ;
– poursuivre maintiendrait des forces importantes – la 5e Armée de Chars – loin des objectifs à saisir, et les userait sans résultat décisif ;
– enfin, le secteur objet des combats est situé en territoire voué à être confié aux Britanniques, et forme un saillant probablement indéfendable (1).
En résumé, l’Union soviétique se moque du secteur du lac Balaton – lequel n’a d’intérêt que quand il permet de tenir fermée la porte de Budapest. Or, nous sommes à 110 kilomètres en avant des lignes de Tolboukhine, tandis que les fascistes n’ont repris – traitreusement – que 30 à 60 kilomètres peu voire pas défendus, pour être rapidement arrêtés par des unités pourtant fatiguées. Ça devrait aller, non ?
………
« Corvinus avait coûté 20 000 morts et 187 blindés aux Soviétiques, dans une succession de combats improvisés ou menés le plus souvent sans talent manœuvrier. Ils auraient sans doute pu être mieux joués, par exemple dans un bac à sable comme celui des états-majors prussiens de jadis, ou encore sur le carton ou la vidéo d’un jeu de simulation contemporain. Mais pour une Armée Rouge ne considérant plus guère ses pertes – bien moins en tout cas que celles de son adversaire – l’ensemble de l’action n’était pas loin d’être une bonne affaire. Les réserves blindées de l’OB Donau, déjà copieusement saignées mais qu’on aurait pu retrouver demain sur la route de Vienne ou de Prague, avait encaissé des pertes colossales, surtout en proportion de leurs effectifs anémiés : 14 500 hommes, 122 panzers, soit 42 % de pertes en dix jours seulement ! Le supposé génie manœuvrier du Renard des Balkans, sans doute… Quoiqu’en toute honnêteté, il paraisse douteux que qui que ce soit eût pu faire mieux, au vu du déséquilibre des forces en présence, passé le choc initial.
A la simple relecture des ordres de bataille, une évidence s’impose : c’était perdu d’avance, bien sûr. Mais paradoxalement, loin de résoudre quoi que ce soit sur l’Ostfront, Corvinus aurait d’importantes conséquences… du côté du 18th Allied Army Group, juste au sud de cette région, et qui pourrait avec de la chance – pour une fois – déguster les marrons ainsi tirés du feu, en l’absence de réserves blindées sur son chemin. Ainsi donc, les Rouges auraient bien aidé Montgomery, de façon bien sûr parfaitement involontaire !
Et l’on mesure à l’arrêt de la 5e Armée de Chars, pourtant en situation outrageusement favorable, le mépris qu’à Moscou on vouait désormais à ce secteur. Dans les faits, pour les Soviétiques, les tentatives allemandes de secourir la Festung Budapest ne comptaient déjà plus. »
(Robert Stan Pratsky, La chute de Budapest – Calmann-Lévy, 2012)
La Hongrie, coûte que coûte
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (ouest) – La division Szent-Lászlo (major-général Zoltán Szügyi) est retirée en urgence du front nord-ouest pour se porter dans le centre-ville de Pest.
………
Forteresse de Pest (est) – Incapable de résister à la pression concentrique de la 18e Armée (Andrei Gretchko) et de la 14e Armée (Valerian Frolov), l’Axe retraite dans Angyalföld sur une ligne courant le long des rues Dagály, Frangepán, Jász, Szabolcs et Aréna, et – pour la 330. ID (Georg Zwade) – jusqu’à l’intersection des boulevards Hungária et Stefánia. Ce qui revient à céder à Frolov une bonne moitié du parc Városliget, ainsi que la rue Rottenbiller, qui permet de circuler facilement dans le district.
Sur la gauche, la 72. ID (Hermann Hohn) est à nouveau dangereusement exposée. Elle pourrait bien devoir une fois de plus se retirer avant d’être coincée entre Gretchko et Frolov. Pour conjurer ce risque, les hommes de la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) et du 24e Bataillon d’assaut (major Barnabás Bakó) lancent toute la journée des contre-attaques, lesquelles échouent le plus souvent après des gains insignifiants.
Dans Törökőr, la 62e Armée (Vladimir Kolpakchi) délaisse un temps ses gains au nord, à Kiszugló, toujours vaguement tenu par la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö), pour frapper au sud, en direction de Kerepesdűlő, tel un boxeur jouant des deux poings… et dans une zone elle aussi peu défendue, sinon par des unités de marche. L’infanterie traverse ainsi le cimetière Kerepesi, ses engins d’accompagnement fracassant tombes et monuments, pour déboucher sur la rue Fiumei. La gare de l’Est est désormais en grand danger d’encerclement – tout comme l’intégralité du flanc gauche de l’Axe ! Une fois encore, une contre-offensive est improvisée avec des KG de la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) et le 1er Bataillon d’assaut, mais elle ne parvient à récupérer qu’une moitié du cimetière, en un mortel ballet entre les tombes – qui en rappelle un autre à Varsovie… Cependant, Vladimir Kolpakchi manque un peu d’effectifs – il en est même à regretter les Roumains de Petre Dumitrescu, c’est dire ! Impossible de savoir combien de temps durera cette bravade… Mais avant minuit, des SdKfz 251/16 équipés de lance-flammes mettent le feu aux étables de la place Teleki, pour faire de la place à de nouvelles barricades.
Enfin, dans le IXe arrondissement, la 6e Armée de la Garde (Pavel Batov) réalise des progrès significatifs face à la 225. ID (Ernst Riße) et au 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller)… même si c’est au prix de onze des douze blindés de la vague d’assaut. L’infanterie soviétique et roumaine s’infiltre dans l’intervalle entre Riße et la 1ère Brigade de Montagne hongroise (Ferenc Lóskay), pour mitrailler par derrière les positions de l’Axe. Les troupes hongroises sont forcées de décrocher vers le terrain d’entrainement de l’Académie militaire (2) après des affrontements particulièrement violents. Comme toutes les autres troupes de la Honvèd, la 1ère Brigade de Montagne est particulièrement éprouvée et ses bataillons sont réduits à 25 ou 30 hommes. Au surplus, la menace d’encerclement est constante – au point que la 4e Armée roumaine (Gheorghe Avramescu), qu’on n’attendait pourtant guère ici, fait dans la journée 307 prisonniers qui n’ont pu se retirer à temps.
Une sorte de vaste saillant se crée ainsi au centre du dispositif de l’Axe. Le ruisseau Rákos comme le boulevard circulaire sont déjà dépassés. Faute d’une action décisive de sauvetage, l’effondrement parait certain.
Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits – « La nuit se passe à progresser avec prudence mais vigueur, le long de petites maisons ouvrières. Sur notre gauche, une grosse bâtisse religieuse d’un style pompeux (3) sous la lune montante. Devant nous, le noir, la mort et l’ennemi – l’inconnu. Mais encore plus loin, c’est notre orgueilleux objectif : l’Académie militaire magyare, là où bien des choses maléfiques ont commencé. »
(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)
Notes
1- Un quatrième argument, plus politique, a sans doute été passé sous silence : l’Armée Rouge ne voit aucun intérêt à achever un adversaire qui sera demain sur la route des rivaux capitalistes !
2- L'ancien parc Orczy.
3- Sans doute l’église paroissiale Notre-Dame-des-Hongrois. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 15:12 Sujet du message: |
|
|
Et là, c'est Dennis qui se fait un petit plaisir…
(Et Démo Dan qui nous montre sa maîtrise des expressions allemandes idiomatiques)
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Nuit noire
Pápa – « La MG42 tire de longues, très longues rafales de 30 secondes, exprimant une nervosité, voire une incompétence évidente. En bas, j’entends que ça gueule des insanités et surtout que – globalement – ça tire au hasard en direction de la nuit. En tout cas, c’est ce qu’on dirait depuis ma position. A moins bien sûr que nos camarades n’aient même plus besoin de viser.
Je sens que ça vient. Déjà, plusieurs lignes de traçantes se sont éteintes à l’ouest de façon suspecte. Ma jambe va un peu mieux. Mais pas assez pour faire la course avec un char, comme la dernière fois. Du coup, je descends de mon échelle. Un miracle, déjà, qu’on n’ait pas détruit l’édifice. L’ennemi a dû m’oublier, il y a tellement de cibles…
L’ennemi, et le commandement aussi, visiblement. Je suis seul, à ce qu’il paraît. Pas de temps à perdre, Drag nach Westen ! Je ricane tout seul à ma mauvaise blague… Puis je commence à courir malgré ma jambe.
………
Bien plus tard, au soleil de midi, je suis perdu quelque part dans la campagne, et je réalise enfin qu’on ne me poursuit plus. Enfin, plus visiblement. Tout seul en pleine cambrousse, je tombe finalement sur une section de grenadiers menée par un caporal aussi paumé que moi. Ils trainent un blessé plus gradé. Avec une drôle de blessure.
– Il a quoi votre Feldwebel ?
– Rien, mais ce con s’est enfilé toute la réserve de morphine de l’infirmerie.
– Et vous le trainez avec vous ?
– Pas le choix. Si on l’abandonne, quelqu’un va bien dire qu’on a déserté !
– Donne-moi ton flingue. Et une clope.
– Mon pistolet-mitrailleur ?
Il me tend l’arme, un PPSh, d’un air étonné. « C’est une prise, Obergefreiter. Je l’ai récupéré… »
Le temps d’allumer la roulée et je tire trois balles dans la poitrine du drogué.
– Voilà, félicitations. Ton Feldwebel est tombé au combat [Je bazarde le PPSh au loin.], tu as récupéré son MP-40, pris le commandement et replié ta troupe avant d’être débordé. Tu pourras même le recommander pour une médaille, dis donc ! »
Le type me regarde avec l’air d’avoir son cochon qui siffle.
– Ben quoi ? Il était mourant et c’était un connard. En plus, sa veuve recevra sans doute un bon paquet de Reichsmarks. » |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13312 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 16:38 Sujet du message: |
|
|
J'ai eu très peur avec ton histoire de monoplan : je fais justement un Pfaltz AII de l'armée de l'air impériale ottomane (Mésopotamie, 1916) et je me demandais comment tu savais.
Bref, le PZL ! Je n'invente rien. Juste son sort FTL.
OTL, le seul exemplaire survivant a été capturé en 39, ramené à Berlin, et renvoyé à Varsovie (où il se trouve toujours).
Attends ce truc existe au 1/72 ? (Bonk)*
* Bonk est le bruit du rouleau à patisserie** chez l'écrivain ininspiré,
** Madame Racoon n'utilise pas de rouleaux. A la limite une buche, ou un tres très gros saucisson. Lequel veut surement dire "Tu en a déjà un au 48e et un roumain au 72e' Ceci sous toute réserve incertaine que le sujet l'intéresse.
 _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1644 Localisation: Ile de France
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 17:24 Sujet du message: |
|
|
29 août–
…
Moscou –
…
– enfin, le secteur objet des combats est situé en territoire voué à être confié aux Britanniques, et forme un saillant probablement indéfendable (1).
En résumé, l’Union soviétique se moque du secteur du lac Balaton – lequel n’a d’intérêt que quand il permet de tenir fermée la porte de Budapest.
…
« …
Les réserves blindées de l’OB Donau, déjà copieusement saignées mais qu’on aurait pu retrouver demain sur la route de Vienne ou de Prague, avait (avaient ? à priori le sujet est Les réserves ) encaissé des pertes colossales, surtout en proportion de leurs effectifs anémiés : 14 500 hommes, 122 panzers, soit 42 % de pertes en dix jours seulement !
… »
…
Forteresse de Pest (est) –
…
L’infanterie soviétique et roumaine s’infiltre dans l’intervalle entre Riße et la 1ère Brigade de Montagne hongroise (Ferenc Lóskay), pour mitrailler par derrière les positions de l’Axe. Les troupes hongroises (troupes magyares ?) sont forcées de décrocher vers le terrain d’entrainement de l’Académie militaire (2) après des affrontements particulièrement violents. Comme toutes les autres troupes (unités ?) de la Honvèd, la 1ère Brigade de Montagne est particulièrement éprouvée et ses bataillons sont réduits à 25 ou 30 hommes.
…
L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Nuit noire
Pápa –
RAS _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 698
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 18:48 Sujet du message: |
|
|
28 août
Il est vrai que les Roumains ont beaucoup donné ces derniers jours, perdant plus encore d’hommes que s’ils avaient eu un matériel et un soutien corrects.
Je comprend le sens, mais la tournure me semble confusionnante, voire abracadabrantesque…
Peut être :
Il est vrai que les Roumains ont beaucoup donné ses derniers jours. Les pertes élevées -même selon les standards de l’Armée Rouge sanctionnant ainsi une conception tactique où l’allant révolutionnaire suppléerait à tout, y compris à un appui feu et un équipement correct… un mélange dangereux entre l’ardeur des néophytes et le zèle des convertis sans doute?
Désolé, je me suis laissé emporter…
Quant à Dennis, je ne connaissais pas le cochon qui siffle, mais c’est très parlant !
Par ailleurs, un tir à deux kilomètres ?? Même avec la faveur de la dame, ce n’est pas une crosse que notre Gefreiter a à l’arrière train, mais des nouilles ! _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
patzekiller

Inscrit le: 17 Oct 2006 Messages: 4151 Localisation: I'am back
|
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 19:40 Sujet du message: |
|
|
@ Le Chat – oui, oui, sur les Roumains… j'aurais dû déjà arranger ça.
Je vais le faire.
En revanche, douterais-tu des capacités de Sekhmet d'influer sur la trajectoire d'une balle de fusil ?
Comme Dennis nous l'a signalé, cette Dame, comme bien d'autres Dames, est parfois susceptible. Je sais, la savane africaine est loin, mais méfie-toi quand même, surtout les jours où la télé diffuse des documentaires sur les grands fauves. (Et quand je parle de jours, je veux dire les nuits, bien sûr.) _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Le Chat

Inscrit le: 12 Jan 2020 Messages: 698
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 19:52 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | @ Le Chat – oui, oui, sur les Roumains… j'aurais dû déjà arranger ça.
Je vais le faire.
En revanche, douterais-tu des capacités de Sekhmet d'influer sur la trajectoire d'une balle de fusil ?
Comme Dennis nous l'a signalé, cette Dame, comme bien d'autres Dames, est parfois susceptible. Je sais, la savane africaine est loin, mais méfie-toi quand même, surtout les jours où la télé diffuse des documentaires sur les grands fauves. (Et quand je parle de jours, je veux dire les nuits, bien sûr.) |
Boh, entre félins, on devrait pouvoir s'entendre ! En passant, ta remarque m'a rappelé une caricature du NY Times découverte sur un vieux numéro de Courrier international. Au milieu de la savane, Monsieur Lion et Madame, "en pleine action ", avisent des cameramen laborieusement dissimulés derrière un buisson. Commentaire désabusé de madame : "Ces pervers du National Geographic essaient encore de nous filmer... _________________ "Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15624 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 19:57 Sujet du message: |
|
|
Attention, ne fais pas à Sekhmet l'offense de la confondre avec Bastet ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
le poireau

Inscrit le: 15 Déc 2015 Messages: 1728 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Mai 07, 2026 22:41 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | | Attention, ne fais pas à Sekhmet l'offense de la confondre avec Bastet ! |
Techniquement Bastet et Sekhmet sont souvent considérées comme les deux faces d’une même divinité ; voire comme deux manifestations d’Hathor. _________________ “Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|