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La FTL aux Musées, par Demo Dan
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Jan 17, 2026 18:28    Sujet du message: Répondre en citant

Si Versailles m'était conté.

'Quinze mornes années passèrent. Passons donc quinze pages, puisqu'elles ne sont pas illustrées'.

(Louis XV considérant son portrait aux vieux jours, sur un fauteuil poussé par la Favorite) 'Mon Dieu que c'est laid. Allez Madame, finissons en. Poussez moi vers la Mort, voulez vous.'

Dans la famille, c'est un petit anecdote de ma grand-mère qui fut ponctuellement une de ces maquilleuses. Ben il n'était pas bien sympa.

Citation:
Ce n'est pas parce qu'on parait cultivé qu'on est intelligent.

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Heorl



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MessagePosté le: Sam Jan 17, 2026 23:01    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Le convoi finit par échouer à Châteauroux, où la préfecture le fit garer un long temps au château de la marquise de Duranty, sous escorte militaire.


Anecdote : la famille des Duranty (des cousins éloignés, éteints avec ladite marquise) ne sont pas d'aristocratie française, ils ont reçu le titre de marquis de la part de Louis Ier, roi du Portugal !
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Heorl



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MessagePosté le: Sam Jan 17, 2026 23:08    Sujet du message: Répondre en citant

Monomaker a écrit:
Peut-être n'est-il pas utile de nommer le dit président. Surtout que je ne me rappelle pas que la FTL ait statué sur qui serait à la tête de l'Algérie à l'indépendance. Ben Bella est adjudant en juin 42 FTL avec de belles décorations, il aura tout le temps de faire un bon passage dans l'armée pendant la guerre, mais celui-ci pourrait très bien retourner au monde du football ensuite ou faire autre chose. Il y en a peut-être d'autres mieux placés comme Ferhat Abbas qui est déjà député en 1943.


Je plussoie. D'autant plus que le sous-lieutenant Ben Bella (il est passé par Cherchell début 1944 ainsi qu'un certain Jean-Bedel Bokassa) aura plutôt l'ambition de participer à la fondation d'une armée proprement algérienne, ce qui n'ira pas sans poser quelques problèmes en raison d'ambitions contradictoires, mais chuuut, je vous réserve quelques trucs sur l'après-guerre algérien, qui connaîtra quelques soubresauts dans les années 70.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 09:56    Sujet du message: Répondre en citant

Chambord
Il s’agit du dépôt principal des collections des musées des Beaux-Arts, placé sous la responsabilité de M. Pierre Schommer. Il était aussi fort heureusement le moins exposé, car clairement identifiable et sans enjeu militaire, perdu au centre d’un immense domaine entouré par un mur. Bâtisse immense, de vaste volume et de grandes portes, il paraissait taillé pour le rôle, avec en sus un cours d’eau à proximité afin de servir de réserve incendie (181). Au 1er mai 1940, il renfermait 828 caisses, 523 tableaux hors de caisses, 264 meubles et 244 ballots – soit 4 000 m3 en tout. La collection du cabinet des Dessins du Louvre (81 pièces (182) ) et les archives des musées des Beaux-Arts (60 caisses) furent installées « pour toute la durée de la guerre » dans l’aile de la Chapelle, orientée ouest, donc avec des températures en permanence supportables.
Avec l’approche de l’ennemi et les combats, cette masse considérable ne put être déplacée. Il fallut se résoudre à déclarer très vite le domaine “ouvert” par une communication à l’ennemi effectuée par nos forces armées. Cela n’empêcha toutefois pas le gouvernement de mener une discrète, nécessaire quoique tardive campagne d’évacuation de certains biens emblématiques déplaçables : La Joconde, La Liberté guidant le Peuple (183), L’Homme au Gant, La Nef des Fous, Saint Jean-Baptiste, La Dame à la Licorne et le Portrait de Louis XIV en costume de sacre quittèrent tour à tour le domaine en camion individuel vers les ports méditerranéens (184).
L’équipe de conservateurs du Louvre constituée autour de M. Pierre Schommer, et la trentaine de valeureux gardiens (185), n’eut ensuite plus qu’à attendre l’arrivée de l’ennemi. Celui-ci considéra assez vite la valeur de sa prise, en témoigne la salve de visiteurs prestigieux que nous vîmes passer : les généraux Kleist, Paulus, Brauchitsch défilèrent en rang dans le domaine. Dès le 1er août, la Feldkommandatur d’Orléans mit à disposition une section de cavalerie, afin d’aider à la sécurisation et de patrouiller le Domaine. Elle assura aussi le service d’ordre pour les trop nombreux soldats allemands qui erraient dans les cours et autour du château, porteurs d’un laissez-passer largement accordé, montant le fameux escalier à vis, sautant par-dessus les rambardes, passant partout le guide à la main. La Kuntschutz vint également assez vite procéder à un inventaire photographique, accompagnée d’un peintre dont nous ignorons tout (186).
Cela permit à nos équipes de se concentrer sur ce qui était alors le risque majeur à Chambord : le risque incendie, par la mise en place d’un système donnant de l’eau jusqu’aux terrasses et par d’innombrables exercices (187). Précisons ici, Monsieur le Ministre, que les conditions d’hébergement se sont avérées particulièrement difficiles, du fait du piètre état du château, particulièrement froid (188) et encombré (189) – rendons hommage aux riverains, et notamment aux tenanciers de l’hôtel Saint-Michel, qui logèrent durant toute cette période notre équipe de conservateurs.
Cet état transitoire, que nous craignions autant que nous craignions un pillage ou un accident, se prolongea durant deux ans. Deux années qui ne furent aucunement celles de l’attente – outre le récolement régulier et indispensable (a minima annuel) mené dans des conditions de grand bonheur (190), nous engageâmes à mesure de nos moyens études et restaurations, avec une attention particulière à la menace des mites, qui imposa plusieurs reconditionnements (191). Il fallut en sus accueillir les arrivées des dépôts fermés – Montbel, Sully-sur-Loire, Fougères-sur-Bièvre, Ménars… – pour un total de plusieurs centaines de caisses. Enfin, la rupture par le gel d’une canalisation de l’aile de la Chapelle – donc au niveau des archives papiers – nous causa de graves soucis, endommageant fort heureusement le seul conditionnement.
Rétrospectivement, il semble bien que Chambord fut l’enjeu de luttes de pouvoir internes féroces entre différentes composantes du pouvoir occupant (192). En effet, le 15 janvier 1941, je fus le témoin d’un incident bizarre : la visite d’une délégation de plusieurs membres de la Kuntschutz (les officiers Pfitzner et Kuetgens, ainsi que le comte Metternich), accompagnés de plusieurs dignitaires de l’ambassade du Reich. Des mots en allemand assez vifs furent échangés. Et l’exemption de réquisition nous fut confirmée (193) juste après cette visite.
Nous ne pûmes malheureusement rien pour les collections privées de certains mécènes touchés par les lois scélérates : MM. Wildenstein, David David-Weill, Jacobson, Leven, Levy, Loewel, Reichenbach, Rinach et Rouff virent leurs biens saisis (194) et transférés vers le château du Jeu de Paume. Les dépôts issus du Château de Vincennes firent l’objet d’un prélèvement analogue, mené par la commission de l’amiral Lorey (195). Le maréchal Göring nous arracha diverses œuvres – la Marie-Madeleine de Gregor Erhart, un autel portatif rhénan émaillé, deux panneaux peints du maître de la Légende de Saint-Ursule, le panneau peint central du retable de la Sainte-Parent – ainsi que le parement d’autel en or de la cathédrale de Bâle (Cluny), contre de vagues promesses d’échanges qui ne se sont jamais concrétisées (196). Enfin, le ministre Ribbentrop tenta de rapter Diane sortant du Bain, de François Boucher, mais contre le prêt de L’Enseigne de Gersaint d‘Antoine Watteau – cette fois, c’est l’intervention de nos confrères berlinois qui fit échouer ce qui avait tout d’une démarche prédatrice personnelle.
Je ne puis assez insister sur les immenses protestations que nous opposâmes à ces rapts. Si, quand le pillage se révéla impossible à éviter, nous avons nous-mêmes fait le tri et sorti ces œuvres, c’était pour éviter que les Allemands ne le fassent pour nous, avec leur délicatesse bien connue.
La guerre revint à Chambord durant l’hiver 43-44. Le 22 février 1944, un bombardier lourd américain en perdition fut évacué au-dessus du Domaine. Le grand appareil poursuivit vers le château et bifurqua au dernier moment pour s’écraser dans le parterre Est (197). Trois mois plus tard, le château manqua d’être carrément détruit quand deux cents soldats forcèrent les portes, persuadés d’avoir été visés par nos combattants depuis les toits. Nous dûmes souffrir leur présence pendant de longues heures, à la recherche de douilles prouvant le « crime ». En partant, les Allemands incendièrent le village attenant, fusillant 55 habitants (198).
Au total, à l’heure où nous écrivons ces lignes, Chambord renferme :
- 1 870 caisses des établissements de région parisienne,
- 167 tableaux non emballés,
- un total non précisé de bas-reliefs,
- 244 caisses issues de musées de province,
- 368 caisses issues de 94 collectionneurs privés,
- 5 caisses et 103 tableaux non emballés provenant du pavillon français de l’exposition de Liège (199).
La tenue impeccable des registres et bordereaux nous permet d’avoir à ce sujet un inventaire des plus précis. Il parait souhaitable, pour l’édification des masses, que les actualités cinématographiques couvrent ce rapatriement qui s’annonce déjà hors norme, en un bel exercice miroir de celui mené au Louvre durant l’année 1939 (200).

Les musées du Nord
Un point spécifique s’impose pour les musées du Nord (Musées des Beaux-Arts de Lille, Cambrai et Valenciennes), quoiqu’il sorte du strict cadre du présent rapport. Ces institutions particulièrement exposées ont fait l’objet d’une évacuation tardive, vers des lieux de stockage qui n’avaient pas encore été désignés en 1939 (201) et qui se sont retrouvés pour la plupart dans la trop fameuse “bande littorale” interdite d’accès par l’Occupant. Ceci, conjugué à certains problèmes de sécurité particulièrement prégnants (202), nous a contraints d’envisager une seconde évacuation au printemps 1942. Celle-ci fut menée à destination du Grand Lucé (Sarthe), proche et avec des conditions d’accueil considérées alors comme optimales (203).
Malheureusement, cela ne dura pas : dès juillet 1942, une unité d’artillerie s’installa près du château, dans les communs, avec équipements anti-aériens, garages, mitrailleuses, pêche à la grenade devant les baies et exercices de tirs quotidiens. Face à ces menaces, mes suppliques adressées au capitaine Bernhard von Tieschowitz ne réussirent qu’à obtenir l’interdiction d’installer un observatoire dans les combles. Visiblement, à cette date, l’Occupant cherchait déjà à sécuriser ce dépôt, pour un usage que nous ne pouvons que conjecturer. Tout l’hiver 1943-1944, des responsables logistiques passèrent, procédant visiblement à des cubatures.
Mais le débarquement de mai 1944 a sans doute réduit ces projets à néant. A cette heure, le dépôt est encore en examen, avec nos experts et amis américains. Il est un peu tôt pour dire ce qu’il en sortira, mais les premiers retours paraissent plus que positifs (204).


Notes
181- Tout cela effraya paradoxalement Pierre Schommer, lequel remit en novembre 1938 un rapport défavorable, craignant justement que le caractère trop connu du bâtiment n’en fît une cible de choix.
182- 100 000 dessins.
183- Les Noces de Cana et le Sacre de Napoléon, de dimensions monumentales, restèrent en place.
184- Embarquées sur le contre-torpilleur Le Fantasque (au nom prédestiné ?), elles atteignirent Alger le 10 juillet 1940 avant de partir vers les Etats-Unis pour la tournée d’exposition “France, Eternal Land of Beauty” destinée à lever des fonds… Et aussi, accessoirement, à leur offrir des conditions de conservation sans aucun risque. La table ayant servi à la signature du traité de Versailles fut également évacuée – mais elle resta en AFN, où elle aurait servi, dit-on, lors de certains Conseils de Défense.
189- Des “emplois réservés” aux vétérans de la Grande Guerre. Il ne fallait pas en attendre beaucoup plus que le nécessaire.
189- Reinhold Koch-Zeuthen. Un ami personnel d’Hitler, professeur à l’école supérieure des Beaux-Arts de Berlin !
189- Schommer chronométrait carrément ses équipes ! Ironiquement, il y eut bien un incendie à Chambord… en 1945, lors de travaux sur le canton Henri V !
189- 9° sous zéro le 2 décembre 1940.
189- Au point qu’on finit par demander uniquement des célibataires.
190- Pierre Schommer : « Et me voici maintenant dans mon domaine, en compagnie d’André, le restaurateur, du jeune Salet, attaché aux sculpteurs, du brave Paulin et d’un petit apprenti de chez Pusey, en train de vérifier les caisses, opérations annuelles qui procurent toujours quelques joies. Je viens d’éprouver celle de revoir de beaux bustes : Michel-Ange, Le Grand Condé, le Voltaire à perruque de Houdon. »
191- « Nous vivions à côté d’elles pour elles, dans une intimité quotidienne presque merveilleuse, inconcevable en temps de paix. Elles étaient devenues pour nous des personnes vivantes, et comme des membres de notre famille, que l’on soigne, que l’on panse, que l’on veille, que l’on interroge, dont on prend soin chaque jour, que l’on appelle par leur prénom. Nous les sentions si proches, si précieuses, si humbles et si fragiles ! L’eau, le feu, l’humidité, la sécheresse, le froid, la chaleur, le rapt les menaçaient autant que les bombardements. Nous tremblions sans cesse devant l’énormité de nos responsabilités et nous dormions peu la nuit. Mais leur présence à nos côtés était rassurante, bénéfique. Elles nous rendaient protection pour protection. » (M. Mauzaric)
192- Otto Abetz contre le MBF, en effet.
193- Jaujart ne saisit pas le sens de ce qu’il a vécu : l’ambassade du Reich venait constater « les mauvaises conditions de conservation infligées par les Français à leurs biens » afin d’ordonner une évacuation vers un point non précisé, mais potentiellement en Allemagne. La Kuntschutz s’y opposa, essentiellement pour de (justes) considérations techniques. Mentionnons ici pour mémoire la Liste Kümmel, qui prétendait répertorier toutes les œuvres « d’origine allemande » présentes en France, pour saisie et rapatriement.
194- Par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg.
195- 590 estampes, lithographies, aquarelles, dessins et imprimés. Un sabre des troupes coloniales allemandes. Et un carnet de dessins satiriques de poilus, jugé contraire à l’honneur de l’armée allemande.
196- Le parement d’autel en or s’est perdu lors de la chute du Reich. On pense qu’il a été pillé puis fondu par l’Armée Rouge… mais certains prétendent que les caves du Kremlin sont bien garnies. Quant aux œuvres énumérées auparavant, elles ont disparu lors de la chute du Carinhall.
197- Le pilote et le copilote seront cachés par les habitants.
198- La commune de Chambord recevra plus tard la Croix de Guerre.
199- Décrochés à la diable et évacués en urgence lors de l’invasion de la Belgique.
200- Un documentaire des Actualités Françaises fut projeté à Noël 1945. Et le château, selon Schommer, reprit « son aspect d’abandon ».
201- Château de la Bourbansais (Dinant), de la Briantais (Saint-Malo) – pour les archives municipales uniquement – de Rosanbo (Lanvellec) et de Kerjean (Plouescat). Ces locaux se sont de surcroit parfois révélés humides et inadaptés. Jaujart passe également sous silence d’assez vifs désaccords avec les propriétaires concernés, lesquels admettaient mal la présence de visiteurs permanents dans leurs domaines et multipliaient les exigences. Ainsi, le marquis de Rosanbo voulait bien accueillir des pièces… mais de préférence sans gardiens étrangers et accrochées aux murs ! Pour adoucir ces critiques, rappelons que le chauffage en charbon de ces grandes bâtisses représentait en temps de guerre un coût considérable, pas forcément pris en charge…
202- Le dépôt de la Bourbansais n’avait pas le téléphone. En cas d’incendie, le gardien était supposé prendre son vélo (3 kilomètres, de nuit, une lampe torche à la main ?) pour aller au poste de Pleugueuneuc appeler les secours. Précisons que le brave Alphonse Eckert avait perdu une jambe en 14-18… Par suite, c’est sa femme qui fut chargée de cette mission. Du coup, pour qu’elle puisse partir avec lui, il fallut avancer le mariage !
203- Inhabité, avec de grandes baies, une grande salle dallée pour les sculptures, et en sus un troisième étage entièrement aménagé pour le personnel.
204- Effectivement, Grand-Lucé traversa miraculeusement la période sans un seul vol.
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John92



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

...
Chambord

Rien à signaler
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loic
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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 13:14    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Valençay
Propriété du duc Archambault-Boson de Talleyrand-Périgord, duc et prince de Sagan (174).

Est-il pertinent, dans un rapport administratif, de citer tous les titres d'une noblesse qui n'a plus de statut dans la République ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 13:18    Sujet du message: Répondre en citant

Par définition, c'est tout de même comme cela que c'est rédigé. On peut déplaire ou pas, pareil côté vieille France. Mais c'est une identité, d'ailleurs mentionnée pour d'autres personnages. Et c'est d'ailleurs aussi le plus souvent ainsi que ces gens sont connus.
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loic
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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 13:23    Sujet du message: Répondre en citant

Le numéro 189 a décidément du succès !

Citation:
197- Le pilote et le copilote seront cachés par les habitants.

Quid des autres membres de l'équipage ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 13:33    Sujet du message: Répondre en citant

Morts ou capturés.
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FREGATON



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 14:23    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Est-il pertinent, dans un rapport administratif, de citer tous les titres d'une noblesse qui n'a plus de statut dans la République ?

Plus de statut certes mais, si aujourd’hui le titre n’est pas reconnu par la République, il garde un côté honorifique et peut être utilisé.
Citation:
Reprenant la Déclaration universelle des droits de l'homme, la République française n'accorde aucune valeur aux anciens titres de noblesse. Considérés comme un simple accessoire du nom, ils peuvent toutefois figurer sur tous les documents administratifs mais ils n'attribuent aucun droit particulier.

Et d'ailleurs, comme disait César Campinchi (ministre de la marine en 1940): "Quand on a été putain ou ministre, on a droit au titre toute sa vie"...
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Wings



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 17:45    Sujet du message: Répondre en citant

Quid de cet incident?

Citation:
Le 1er RI n’a jamais été formellement dissous, mais seules deux compagnies ont réussi à embarquer en juillet 1940, le reste s’étant dispersé en Beauce lors des combats de juin. Patiemment reconstitué dans les petits villages de la région, il compte à présent un peu plus d’un millier d’hommes et a à son actif des accrochages violents avec une compagnie de feldgendarmes commandée par des SS de l’Ahnenerbe, qui voulaient piller le château de Chambord puis y mettre le feu.

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"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 17:51    Sujet du message: Répondre en citant

C'est loin et surtout ca n'as pas eu lieu, heureusement.
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Heorl



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 21:13    Sujet du message: Répondre en citant

Divergence entre OTL et FTL ! Je m'étais basé sur une visite récente du château où les SS avaient été mentionnés.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Jan 18, 2026 21:15    Sujet du message: Répondre en citant

Non ca peut avoir eu lieu OTL. Mais pas à côté du Chateau.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Jan 19, 2026 11:16    Sujet du message: Répondre en citant

5 – Bilan et perspectives d’avenir
A l’heure de conclure notre rapport, Monsieur le Ministre, nous devons ici vous en faire une synthèse. Elle tient en une assertion : perfectible mais inespéré. De fait, si l’on fait abstraction des pillages, dégradations, risques divers, de l’abandon de Chantilly et du véritable sac subi par le malheureux Vincennes, le Bassin parisien ne s’en sort pas si mal. Ce n’est malheureusement pas le cas en province : à date, 160 musées ont été sinistrés et 47 sont irrémédiablement détruits (205). Néanmoins, ce toujours trop ne devrait pas être plus lourd. Et assurément, si le conflit se poursuit encore à ce jour – et se poursuivra jusqu’à Victoire de nos armes, le patrimoine français ne parait plus en danger comme il le fut auparavant (206).
La Kuntschutz, bien qu’entité adverse, nous aura objectivement aidés, notamment en nous permettant d’imposer contre toute attente à l’Occupant le maintien des collections évacuées dans leurs refuges désignés jusqu’à la fin du conflit, ce qui fut effectivement le cas, à de rares exceptions (207).
Le comportement de l’ensemble de nos personnels, qui ont eu à opérer dans l’urgence puis à assurer une garde vigilante dans des conditions très difficiles (208), avec tout ce qu’elles supposent de privations et de restrictions, notamment alimentaires, est en tout point digne d’éloge. Je demande que la mémoire de 11 agents (dont 7 au Louvre) morts dans l’exercice de leurs fonctions ne soit pas effacée (209).
Les domaines et les forêts domaniales ont également payé un lourd tribut en coupes et en dégradations – soit du fait de l’Occupant, soit de celui de nos compatriotes venus illégalement s’approvisionner ici en bois de chauffage. En cela, la « barbarie allemande » évoquée par nos pères jadis a une fois encore sévi, comme elle a sévi semble-t-il ailleurs en Europe.
Il nous faut désormais la mobilisation de toute la Nation pour repartir de l’avant. La nouvelle “Milice Nationale Patriotique des Musées Nationaux”, que j’ai l’honneur d’avoir fondée, supplée pour l’heure aux insuffisances inévitables des forces de l’Ordre (210). L’appui des institutions et équipes de nos Alliés – parmi lesquelles la section américaine “Monuments, Fine Arts and Archives” – ne peut qu’être le bienvenu (211).
Plus avant, il nous faudra, Monsieur le Ministre, définir un nouveau statut légal pour nos beaux établissements. A cette heure, la myriade de préoccupations et de particularismes nuit à l’efficience et à l’intelligence que nous devons porter à notre action. Un statut unique, accompagné d’éventuels degrés (ou grades ?) me parait envisageable, voire souhaitable. De même, le système de contrôle des règles de circulation des biens doit être entièrement refondu (212). Enfin, nous avons trop longtemps considéré le monument dans son individualité, sans considérer ses abords. Ceux-ci font pourtant partie intégrante d’icelui, par droit de vue, d’usage et d’usure. Aucune construction ne devrait altérer le monument classé et il conviendrait de définir ce vaste espace sur lequel, demain, nous pourrions avoir droit de regard (213). Et nous n’avons même pas évoqué le cas des biens privés.
Je reste à votre disposition pour échanger sur l’ensemble de ces sujets (214).
Dans l’attente, soyez assuré, Monsieur le Ministre, que je m’attache, avec mes confrères, à tirer le maximum de notre pénible expérience, afin que les leçons ne soient pas perdues et que les erreurs d’hier ne se répètent pas, de notre fait, demain (215).
La guerre place souvent – toujours – le Patrimoine comme le Savoir au rang de ses Victimes. C’est plus particulièrement le cas des palais, par nature symboles de Pouvoir, que l’ennemi aura eu à cœur d’abattre (216). D’autres voisins et amis en font encore en ce moment même la pénible expérience. Nous ne pouvons qu’espérer que demain, les textes et les normes internationales d’un nouveau monde à bâtir permettent d’assurer la pérennité de ce qui fonde la grandeur de l’Humanité, au bénéfice des générations à venir (217).
Au surplus, et nonobstant la juste chute du Glaive de la Justice sur l’Allemagne, nous ne pouvons qu’espérer que la conclusion rapide des combats permettra de sauver, à son tour et peut-être avec l’expérience issue de notre observation, le maximum du remarquable patrimoine allemand (218), étant entendu que notre Cause est au moins aussi défendable que le comportement de nos armées.
L’Histoire jugera de l’action de nos pairs. Elle sera peut-être un peu rude. On dira sans doute que nous en avons trop fait. Que c’était trop cher. Ou, à l’inverse, que tout n’a pas été fait (219). Que le gel et le transport étaient plus dangereux que les bombes. Mais n’oublions pas, Monsieur le Ministre, que les précautions sont toutes par essence assez vaines et souvent presque aussi dangereuses que la guerre elle-même. Nonobstant, elles doivent être jugées à la hauteur de leur ambition : sauver un peu de la beauté du monde.

Notes
205- Principalement dans le Nord et l’Est. Sans parler des châteaux ! Clayes-sous-Bois, par exemple, est aujourd’hui réduit à ses deux tourelles périphériques.
206- Un journaliste avait eu cette oraison funèbre en 1939, tandis que l’on évacuait la Victoire de Samothrace : « Drapée dans sa robe de bure – des sacs de sable – la corde autour des reins, un anneau, menotte inutile, suspendu à son cou, toute rapetissée dans sa cage de bois, méconnaissable en un mot, elle avançait, grave, digne, prête au sacrifice. Cette grande dame, c’était la Victoire, tirée de son abri provisoire. Quelle déchéance ! Maintenant, telle une condamnée, elle monte au supplice. Impassible, elle voit dresser le gibet où bientôt on l’accrochera. Il lui eût suffi d’un battement d’ailes pour prendre sa liberté mais, soumise, elle accepte l’humiliation. Il faut cette pendaison ignominieuse pour l’installer dans sa caisse. Il faut cette disparition momentanée pour qu’elle ressuscite aux jours de gloire… Bientôt, on ferme son cercueil, et les coups de marteau retentissent comme dans la chambre d’un mort. Puis la caisse monumentale glisse, roule ; on la hisse sur un camion qui l’emporte… Quand celui-ci s’ébranla et que l’ombre de la Victoire disparut à l’horizon, Le Louvre n’était plus qu’un cadavre glacé, un corps sans âme. »
207- Vision idéale : placées « sous protection militaire allemande » (sic !), il n’est pas exclu qu’il ait été prévu que le sort de ces mêmes collections fût évoqué plus tard, lors d’hypothétiques négociations de paix. Le Reich gardait les bijoux de famille français sous le coude. C’était courtois, cela ne lui coutait pas grand-chose… mais il pouvait parfaitement les emporter plus tard.
208- Parfois logés dans les écuries, et avec des repas à base de bouillon de blanc de corbeau…
209- Une plaque à leurs noms a été apposée dans la Cour carrée du Louvre.
210- Il n’est pas forcément nécessaire de prendre les armes pour faire le bien : Pierre Verlet, conservateur au Musée du Louvre, adopta ainsi sous l’Occupation un orphelin juif, le couvrant de son nom.
211- Notamment quand James J. Romirer empêcha Eisenhower d’aménager son GQG à Versailles avec des meubles issus des collections du château !
212- Ce qui deviendra après-guerre le système Jaujard, avec l’appui de l’historien Jérôme Carcopino. Celui-ci imposera un contrôle systématique – et surtout, ce contrôle intègrera un pouvoir de rétention des autorités.
213- C’est la prémisse de la fameuse bande de 500 mètres qui embête tant les promoteurs aujourd’hui. 500 mètres, oui, en fonction de la précision des bombardements de l’époque ! A tout seigneur tout honneur, Versailles est l’exception : ici, c’est 3 000 mètres.
214- Ce qui débouchera sur la convention de 1953 sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé.
215- L’arrivée de la bombe atomique devait remettre à plat l’édifice imaginé. Aujourd’hui, plus que les châteaux, ce sont les tunnels ferroviaires et surtout les anciennes fortifications qui sont envisagés pour protéger les œuvres d’art. Citons aussi la création récente de l’association “Bouclier Bleu France”, antenne locale du Blue Shield International.
216- Par une énorme ironie de l’Histoire, une bonne partie des œuvres pillées par les nazis seront retrouvées dans les dépôts de l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg… au château de Neuschwantstein en Bavière. Les Allemands auront ici copié les Français !
217- Ce sera l’intention de la future Convention de la Haye.
218- Jaujard est très optimiste – le Reich n’avait pas pris de véritable mesure en ce domaine avant la fin 1942, pour des raisons supposées de « maintien de la foi en la Victoire ». Les bombardements anglo-américains massifs puis la déferlante soviétique n’arrangèrent rien.
219- Peggy Guggenheim, par exemple, s’étonnait à haute voix que l’art contemporain ait fait l’objet d’aussi peu d’évacuations…

Ce qui précède n'est que l'avant-dernier épisode. Demain, pour finir, les commentaires du fameux RS Pratsky.
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