Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Le Front Russe, Juin 1944
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 13, 14, 15 ... 45, 46, 47  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Le front russe
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
le poireau



Inscrit le: 15 Déc 2015
Messages: 1389
Localisation: Paris

MessagePosté le: Dim Mai 26, 2024 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

FREGATON a écrit:
Imberator a écrit:
C'est bizarre, ici personne ne nous rappelle à l'ordre. Faut en profiter !

C'est le bal des vampires... Et toi Imby, quelles noces feras tu?

Ah, mais si vous voulez vous amusez à tester les milites de la modération et la vigilance des modérateurs aucun problème !
On peut de suite mettre en place la politique la plus restrictive possible : suppression immédiate et sans préavis de tout post considéré comme hors-sujet !
On y va ou pas ?
_________________
“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Imberator



Inscrit le: 20 Mai 2014
Messages: 5593
Localisation: Régions tribales au sud-ouest de Nîmes.

MessagePosté le: Dim Mai 26, 2024 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
Ah, mais si vous voulez vous amusez à tester les milites de la modération et la vigilance des modérateurs aucun problème !
On peut de suite mettre en place la politique la plus restrictive possible : suppression immédiate et sans préavis de tout post considéré comme hors-sujet !
On y va ou pas ?

Oui. Il y en a de chatouilleux. Garde à vous et doigt sur la détente pour les récalcitrants.
_________________
Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
houps



Inscrit le: 01 Mai 2017
Messages: 1918
Localisation: Dans le Sud, peuchère !

MessagePosté le: Dim Mai 26, 2024 11:18    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vrai, c'est un post réservé aux choses limitaires du front est. Very Happy
_________________
Timeo danaos et dona ferentes.
Quand un PDG fait naufrage, on peut crier "La grosse légume s'échoue".
Une presbyte a mauvaise vue, pas forcément mauvaise vie.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
mikey1983



Inscrit le: 17 Fév 2010
Messages: 295
Localisation: Helsinki, Finland

MessagePosté le: Dim Mai 26, 2024 12:24    Sujet du message: Répondre en citant

Well, if one wants to write about vampires and things bordering on the Eastern Front, one cannot go wrong with Hauptmann Costanza and the Blood Pack of Fiends of the Eastern Front, courtesy of 2000 AD.

[

Of course, later Romania switches sides and, well...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 9907
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Dim Mai 26, 2024 13:18    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis aussi de ceux qui aiment à maintenir la convivialité. Ceci étant allez ... back to the menu.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 14039
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mai 28, 2024 09:12    Sujet du message: Répondre en citant

16 juin (1)
L’art d’utiliser les Slovaques
Opération Dukla-Carpates
3e Front Ukrainien, sur le front de Galicie
– Ça y est, le dispositif allemand craque. Dans la matinée, profitant du fait que, sur sa droite, la 389. ID (Walter Hahm) – rudement pressée par la 61e Armée (Pavel Belov) – ne s’est toujours pas complétement décalée vers Šarišský Štiavnik, et que, sur sa gauche, la 1ère Armée de Choc (Andrei Vlassov) le couvre face à la 218. ID (Viktor Lang), le 20e Corps Blindé bouscule ce qui reste de défenseurs en face de lui et commence à descendre vers Vranov nad Topľou. Progressant sous un vrombissant parapluie de Sturmovik, les chars de Pavel Poluboiarov menacent de déboucher en plaine et d’envelopper Košice par la droite – voire même d’atteindre le Bodrog, si on a beaucoup d’imagination.
Or, l’Axe ne dispose plus ici d’aucun renfort à même d’arrêter l’ennemi – le 277. StuG Abt (major Wolfgang Ernst) ne compte guère que douze engins opérationnels ! Du coup, la nouvelle déclenche quelques sueurs froides aux états-majors du HG A puis HG B.
Pourtant, la percée soviétique (obtenue à un prix particulièrement élevé) ne présente aucune perspective d’exploitation à court ou moyen terme, faute de second échelon. Cependant, pour le savoir, il faudrait connaître l’état des forces soviétiques… et le peu d’intérêt qu’Ivan Koniev porte à la chose. Nonobstant, à Berlin comme à Budapest, une pointe apparaît sur la carte, dangereusement dirigée vers la Hongrie, ou même vers les arrières de Schwabenwall, qu’elle semble menacer d’un gigantesque enveloppement.
L’annonce de l’infiltration de T-70 dans le secteur de Bystré (sur la route de Prešov…) ne calme pas l’inquiétude, bien au contraire. Le XVII. ArmeeKorps (Otto Tiemann) étant visiblement incapable de se rétablir et la 8. Armee de Walter Weiß disposant de… pas grand-chose comme réserves (trois Abteilungs de StuG si abîmés qu’il en valent à peine un !), il faut trouver des renforts à proximité. N’importe quoi, mais vite. En fin de journée, l’OKH va faire le nécessaire.

La Hongrie, coûte que coûte
Opération Schwabenwall
1ère Armée magyare et blindés allemands, dépression de Guruslau
– Schwabenwall parait s’embourber devant Cluj-Napoca, à présent que les attaquants font face à la quasi-totalité du 2e Front Ukrainien d’Ivan Bagramian. L’Axe n’avance plus – pire parfois, il recule. Pire encore : les précieux panzers du Reich sont à nouveau coincés dans un pénible combat d’attrition, faute d’avoir les moyens d’emporter rapidement la décision.
Tout à l’ouest, à l’aile droite de l’offensive, le XLII. AK (Frank Mattenklott) – soit l’équivalent d’une division d’infanterie au standard 1942 – tente péniblement d’appuyer la progression vers Gilău de la 13. Panzer (Helmutt von der Chevallerie) et du 560. schw. PzJ. Abt (Major Rudolf Markowz). Cependant, faute d’effectifs, de soutien aérien et (dans une large mesure) d’énergie, cet apport est bien insuffisant pour bousculer la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) – et plus particulièrement le 16e Corps Blindé (A.I. Getman) renforcé du 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov). Ceux-ci restent d’ailleurs appuyés par l’aile gauche de la 38e Armée (Kyrill Moskalenko), voire par une partie de la 47e Armée (Filipp Zhmachenko), laquelle commence à reprendre quelques couleurs. Sous la pluie, les échanges de tirs continuent et font des victimes, hommes et blindés… mais sans résultat notable.
Au centre, l’Axe ne parvient pas non plus à se coordonner avec sa droite pour se rétablir de la prise de flanc subie la veille – face à la menace du 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev), la 19. Panzer (Hans Källner) et le 502. schw. Pz Abt (Major Horst Richter-Rethwisch) ont dû se retirer vers Topa Mică. Vouloir maintenir à tout prix la liaison avec von der Chevallerie aurait pu conduire les panzers à se faire couper en deux par les reliefs du secteur de Crucea Cubleș. Du coup, l’intervalle avec Chevallerie n’est plus occupé que par la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö), laquelle se révèle une peu… légère pour pareille tâche. En résumé, Savelyev et la droite de Moskalenko (38e Armée) ont à nouveau quelque peu les coudées franches pour manœuvrer, envelopper et faire de la guerre opérative – quoiqu’à petite échelle.
Reste la gauche de la grande bataille en cours – soit le nord-est de Cluj-Napoca. Ici, le 4e Corps Blindé (Mikhail Fomichkov) est toujours un peu seul face à la 17. Panzer (Karl-Friedrich von der Meden) et à trois divisions hongroises : la 10e DI (Frigyes Vasváry), la 27e DI (András Zákó) et la 5e DI (Zoltán Algya-Papp), les deux dernières descendues de Dés (Dej). Le dispositif cumulé de ces forces s’étend tout de même de Vechea à Bonchida (Bonisbruck, Bonțida) – autant de localités désormais contestées. Certes, le renfort de la 59e Armée d’Ivan Korovnikov permet d’empêcher la percée ou le débordement par l’est, mais il s’avère tout de même un peu court pour reprendre l’initiative. Les barrages d’artillerie et les lignes de défense statique se succèdent, vague contre vague, sans stratégie sinon de fatiguer l’adversaire. On verra qui craquera en premier.
Enfin, sur le flanc est de Schwabenwall, la situation est étonnamment calme, faute de moyens – sinon d’intérêt – de la part des belligérants. La 16e Armée (Leonty Cheremisov) est toujours en miettes, mais elle se regroupe pour défendre Bistrița (Beszterce, Bistritz). En face, les deux brigades de montagne hongroises ne peuvent que constater qu’elles sont bien isolées et incapables de progresser plus loin que Szálva (Salva) et Sajómagyarós (Șieu-Măgheruș) sans davantage de soutien. Or, derrière elles, il n’y a que la 8e DI (Árpád Maltary). Et celle-ci est littéralement écartelée : à cette heure, elle assure seule la liaison entre des unités distantes de 80 kilomètres !
En résumé, l’Armée Rouge a bien réussi à fractionner les efforts allemands et à empêcher les trois branches de la droite du “Mur Souabe” de converger – tandis que la gauche de l’attaque de l’Axe piétine toujours, sans perspective. Quel dommage pour Bagramian qu’il n’ait pas les moyens d’injecter des troupes blindées dans l’un ou l’autre intervalle !

Lignes arrière de Schwabenwall (anciennes positions de la 1ère Armée hongroise) – Pour les Allemands, la bonne nouvelle du jour est l’arrivée au col de Mesteacăn de la 11. Panzer (Wend von Wietersheim). Encore couverte par le mauvais temps, celle-ci se hâte vers Dés (Dej), où l’on verra bien ce qu’il est le plus pertinent de lui demander. Pour sûr, on attend beaucoup de cette unité – par exemple, rattraper le travail qu’un corps blindé retiré des opérations n’a pas fait depuis trois jours. D’ailleurs, elle va déjà corriger une anomalie : car laisser les Hongrois constituer à eux seuls toute l’aile gauche d’une offensive majeure, cela fait polémique, assurément – et à Berlin autant qu’à Budapest [Et encore de nos jours d’ailleurs, chez certains historiens magyars passablement chauvins !].

Pour contrer Schwabenwall
Front de la 11. Armee, monts Apuseni
– Situation pénible mais plus ou moins maîtrisée pour la 11. Armee de Reinhardt, sur les deux axes des assauts qu’elle subit.
Au nord, dans le secteur de Lunca, la bataille reste encore et toujours statique entre la 328. ID (Joachim von Tresckow) et les 3e et 4e Armées roumaines (Petre Dumitrescu et Gheorghe Avramescu). Dans cette vallée étroite (moins de 2 kilomètres), les traîtres latins tentent de déborder, certes, mais ils manquent d’artillerie et de soutien pour ce faire. Les TACAM se font rares, l’aviation royale parait de moins en moins présente (faute de pièces de rechange pour ses avions !) et ce ne sont pas les antiques R-1 qu’on signale sur le front qui feront la différence. Peu de choses à craindre ici pour Reinhardt, donc, à court comme, sans doute, à moyen terme.
Sur la route du col de Bucium, par contre, les choses ne vont pas aussi bien – la faute à un appui trop tardif de la 376. ID d’Herman Frenking – laquelle n’est arrivée sur place que ce matin. Dans l’intervalle, la 225. ID (Ernst Riße) et la 215. ID (Bruno Frankewitz) ont dû céder leurs positions jusqu’à Zlatna face à la 9e Armée (Vasily Glagolev), sous les obus du 12e Corps Mécanisé (Dimitri Ryabyshev). Rien d’irrattrapable… pour l’instant. Mais derrière Zlatna, la vallée s’ouvre – les Rouges auraient plus d’occasions de prise de flanc. Alors, il faut que leur action s’arrête ici, vraiment. Ici et maintenant, tant qu’à faire.
Mais il y a encore plus inquiétant sur la droite de la 11. Armee, c’est la situation de la 17. Armee. A tel point que Georg-Hans Reinhardt doit dépêcher vers le col de Valisoara son ultime réserve, la 12. Luftwaffen-Feld-Division (Herbert Kettner), renforcée – car il le faut ! – du 191. StuG Abt (Hauptmann Alfred Müller).

Front de la 17. Armee, région des Portes de Fer – La lutte pour les gorges de la Mureș se poursuit avec une constance et une férocité sans égales. Face à Fiodor Tolboukhine, qui envoie pratiquement tout ce qu’il a – 6e Armée de la Garde (P.I. Batov), 14e Armée (V.A. Frolov) et 18e Armée (A.A. Gretchko), en attendant les blindés ! – von Arnim fait de son mieux, joue… et perd, dans une certaine mesure.
La 342. ID (Heinrich Nickel) et la 83. ID (Theodor Scherer), du XI. ArmeeKorps (Joachim von Kortzfleisch), doivent reculer sur une ligne Boz-Brănișca-Vețel avant d’être anéanties. Cette ligne n’est d’ailleurs tenue que par les interventions de la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) et des 190. StuG Abt (Hauptmann Dieter Bender) et 228. StuG Abt (Hauptmann Wilhelm von Markowitz) – lesquels engagent troupes et engins au son du canon, au fil de leur arrivée par la route de Timișoara. Derrière, suit ce qui subsiste des deux divisions du XLVIII. ArmeeKorps (Walther von Seydlitz-Kurzbach). Ces restes tenteront de peser sans doute, comme un morceau de viande supplémentaire fait pencher la balance du boucher. La progression du 4e Front Ukrainien, quasi concentré sur un seul axe et indifférent aux pertes, parait irrésistible. Déjà, le flanc droit de la 11. Armee est compromis.
Quant à la droite de la 17. Armee… Avant d’être submergée, la 95. ID (Gustav Gihr) doit se retirer vers Zeicani – et sans doute, demain, vers Bucova. Ici, aucun renfort n’est à espérer : la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) remonte vers Lugosch (Lugos, Lugoj), tandis que la 335. ID (Siegfried Rasp) garde toujours seule (dangereusement seule… ) la Poarta Orientală.

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« Les combats pour les monts Apuseni sont rudes – très rudes même. Plus durs que ceux pour le val de l’Argeșel, car ici l’ennemi est bien retranché face à nous, et ne craint ni l’aviation – hélas absente, ni un débordement. Et pourtant nous avançons. De quelques dizaines de mètres, pour un rien, un rocher, un éperon, que dis-je : un bout de forêt accroché au relief.
Sans doute. Mais ce bout de forêt est roumain. Et le lieutenant Lucian Hasdeu donne tout pour que la foi nous porte et renverse les obstacles. Noble tâche… Hélas, la foi ne peut pas tout. Dans notre Vladimirescu, les pertes se comptent par dizaines. C’est encore pire du côté de la Oituz și Mărăști ou de la Horia, Cloșca și Crișan. Et j’aimerais dire que je sens de la fraternité du côté des unités repentantes – mais la 3e Armée garde un peu son artillerie pour elle, nous semble-t-il."
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar Mai 28, 2024 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
La progression du 4e Front Ukrainien, quasi concentré sur un seul axe et indifférent aux pertes, parait irrésistible.

On a une estimation des pertes de l'Armée rouge pour la campagne des Balkans? ça doit commencer à faire beaucoup.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
John92



Inscrit le: 27 Nov 2021
Messages: 1116
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Mar Mai 28, 2024 10:49    Sujet du message: Répondre en citant


16 juin (1)
L’art d’utiliser les Slovaques
Opération Dukla-Carpates
3e Front Ukrainien, sur le front de Galicie


Pourtant, la percée soviétique (obtenue à un prix particulièrement élevé) ne présente aucune perspective d’exploitation à court ou moyen terme, faute de second échelon. Cependant, pour le savoir, il faudrait connaître l’état des forces soviétiques

… pas grand-chose comme réserves (trois Abteilungs de StuG si abîmés qu’il (qu’ils ?) en valent à peine un !), …

.
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 9907
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Mar Mai 28, 2024 19:15    Sujet du message: Répondre en citant

Ca sera dur en effet. Mais coutons les moutons à la fin de l'Aid.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 14039
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mai 29, 2024 09:57    Sujet du message: Répondre en citant

16 juin (2)
Etat revenant
Tempête ! – Opération Zuzana
Banská Bystrica (Slovaquie réprimée), dans la journée
– Les forces germano-slovaques, désormais libérées de la nécessité d’avoir à attaquer dispersées sur trois axes, se rassemblent dans et autour de la ville – pour le plus grand malheur de celle-ci ! Elle voit en effet débouler dans ses rues non seulement les troupes de la Heer, mais aussi celles de la Waffen-SS, de ses auxiliaires, de sa lie disciplinaire et même de ses alliés locaux !
En pareilles circonstances et avec pareilles unités, l’Obergruppenführer Hermann Höfle ne peut prétendre sérieusement pousser dès aujourd’hui vers Brezno pour mettre fin à cette histoire ridicule qui dure – c’est incroyable ! – depuis deux mois. Cependant, il a déjà envoyé vers l’est le KG Wittenmayer, renforcés d’éléments mécanisés de la 178. PanzerGrenadier Tatra (Lt-général Friedrich-Wilhelm von Loeper). Ceux-ci l’informent de la présence d’une sorte de barrage vers Slovenská Ľupča, tenu par un ramassis de Slovaques… et de Français (le Ciel sait ce qu’ils fichent là !). Ces adversaires ont donc un peu de fierté ? Bah ! Ça tombera demain !
Surtout que, pendant ce temps à Tisovec, la Horst-Wessel d’August Trabandt a achevé de se reconcentrer. Cependant, elle n’a toujours pas vraiment pris l’avantage – il faudra faire rapport à ce sujet d’ailleurs… En attendant, une dernière poussée et, dans un jour ou deux, toute cette baraque pourrie s’effondrera.
………
Manoir Radvanski (Banská Bystrica), 18h00 – Enfin, elle s’effondrera – c’est ce que pensait Höfle avant d’avoir au bout du fil, non pas la Schutzstaffel, hélas, mais bien l’OKH. Un certain… Major-général Horst Freiherr Treusch von Buttlar-Brandenfels, du département opérationnel. Lequel vient de lui donner un ordre pour le moins étrange… De la part de Guderian, certes, mais Höfle – prétextant des parasites sur la ligne – souhaite quand même qu’on le lui répète.
– Cette instruction est claire et sans ambiguïté, Obergruppenführer, je ne devrais pas avoir à répéter : retirez la Tatra et la Horst-Wessel des opérations. Elles doivent être immédiatement redéployées dans le secteur de Košice.
– Zum Befehl, Herr General ! Mais… nous allions éliminer les traîtres slovaques !
– Vous les avez déjà fait tomber. Vous me parlez de Banská Bystrica, non ? Leur minable petite tentative est finie. Vous n’aurez qu’à nettoyer les débris avec le reste de vos troupes.

Höfle, contrairement à d’autres, n’est pas homme à contester les ordres. Le Führerprinzip, tout ce genre de choses… Mais il se doute déjà que dans ces conditions, cette bizarre campagne ne sera peut-être pas finie demain, tout compte fait.

Opérations Bowery puis Emerald – Qui ne tente rien…
Aérodrome de Rohozná (Slovaquie), Rome et Washington DC
– Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Et comme les cigognes qui reviennent au printemps, il y a du monde ce matin sur le terrain slovaque !
D’abord une noria de Lisonov 2 soviétiques, dument escortés, qui sont venus amener encore environ 500 parachutistes de la 211e Brigade – Vasily Glazkov a passé la nuit à réclamer du renfort avec une insistance… certaine. Mais à côté des bimoteurs à l’étoile rouge apparaissent ensuite une trentaine de leurs jumeaux : des C-47 frappés d’une étoile blanche. Ceux-ci aussi sont escortés – mais pas annoncés.
Evidemment, les deux forces aériennes ne se sont absolument pas coordonnées – on évite de justesse l’incident entre les chasseurs d’escorte, notamment parce que les dits chasseurs ne savent plus très bien qui ils doivent escorter… Et, en l’absence de tout contrôle aérien, des Li-2 et C-47 manquent à plusieurs reprises de se heurter dans ce qui tient lieu de circuit de piste… Bon an, mal an, tous les bimoteurs réussissent à se poser – mais certains ont tourné longuement, le temps que l’on dégage en hâte des zones de stationnement complémentaires entre les La-5 tchécoslovaques, les bois et les épaves.
Et à bord des appareils américains, surprise : point de caisses de munitions ou de civières d’évacuation des blessés, mais bien deux cents hommes des groupes opérationnels du 2677th Regiment OSS. Des commandos (au sens britannique du terme), venus prêter main forte à leur tour. La mission “verte” a viré à l’émeraude… A condition de ne pas trop faire le difficile, et de s’adapter aux conditions locales. Un sergent américain expliquera que lui et sa section ont même dû décharger seuls leur matériel ! Mais bon, c’est la guerre et on est dans un pays exotique, pas vrai ?
Evidemment, du côté soviétique, on est (discrètement) furieux de cette surenchère de mauvais goût. Golian, qui a bien compris où tout cela menait, se note d’ailleurs de ne surtout pas déployer ces deux groupes au même endroit. En espérant qu’ils obéissent ! Tout de même… Pour la première fois depuis pas mal de temps, il commence à penser qu’il a une chance – une petite chance – de ne pas laisser sa peau dans cette histoire.

Un ami dans le besoin
Hôtel Matignon, Paris
– La République française s’intéresse évidemment assez peu à l’insurrection slovaque. Mais cela n’empêche pas le 2e Bureau de faire son travail, en remettant notamment un rapport concernant ce fameux bataillon Foch, ces quelques centaines de Français perdus en Europe centrale, mais semble-t-il commandés par un chef charismatique dont le nom éclatant compense un peu le modeste grade : le lieutenant Georges Barazer de Lannurien.
Au départ, on pensait les rapatrier. L’Armée de l’Air en avait les moyens, en passant par la Yougoslavie, avec de la méthode… et pas mal de vieux avions. Mais il y a un problème, qui fait qu’aujourd’hui, Frère en personne a appelé son ministre. Lequel, après une pause effarée, lui a carrément conseillé de voir directement avec… « L’affaire devrait l’intéresser… » a soupiré Paul-Boncourt.
– Et donc, ils refusent de partir ?
– En effet, Monsieur le Président du Conseil [depuis peu, Frère trouve qu’il serait obséquieux de sa part de donner du Mon Général à De Gaulle]. Ce Barazer de Lannurien est catégorique. Il parle de fraternité d’armes, de loyauté envers ses compagnons de lutte… et d’une cause qui vaut la peine d’être défendue.
– Défendue par qui, mon général ?
[Le Président du Conseil n’a pas négligé les règles de la politesse militaire…]
– Hé bien, étonnamment, ces derniers temps, par pas mal de monde ! L’ennemi aligne des Allemands, réguliers et SS, mais aussi ses Slovaques. En face, outre… nos Slovaques et quelques pilotes tchèques, plusieurs centaines de Soviétiques, une poignée de Britanniques et semble-t-il, depuis quelques heures, quelques centaines d’Américains.
– Je vois… Quel ragoût ! Mais ce lieutenant… Barazer… représente donc là-bas l’honneur de la France !
– Heu… Si l’on veut…

Aubert Frère sent déjà que le Général a encore une de ses grandes idées tricolores.
– Mais s’il représente la France en Slovaquie, il lui faut des galons en conséquence. Faites-lui déjà préparer un brevet de capitaine – il a visiblement appris sur le tas, et ça fera plus sérieux, en attendant mieux.
– Ce sera fait. Hmm… Pensez-vous faire autre chose pour lui et son… unité ?
– Je pense que je vais lui faire porter son brevet en mains propres. Je demanderai à un vieil ami d’organiser quelque chose. Et puis… Oh, ne vous en souciez pas, mais je vais faire demander à Weiss
[général Pierre Weiss, commandant la 1ère Armée aérienne, dans les Balkans] si certains de ses Mustang peuvent intervenir de Belgrade en Slovaquie…
Il y a pensé, sourit Frère au bout de son fil. Il s’est souvenu que nous avons là-bas une escadre de chasse et deux groupes d’appui au sol avec des pilotes tchèques…

Hongrie soumise
La saison russe
Hongrie
– Profitant d’une certaine accalmie dans les précipitations de ce printemps décidément bien pluvieux, les VVS lancent une série d’attaques sur l’ensemble des centres logistiques de Hongrie. La plupart des Pumas rouges sont retenus par des missions d’escorte des Me 210 et des quelques nouveaux Bf 110 G6 de la 103 vadászrepülő-ezred József (colonel Heppes Aladár et major József Kovács), qui s’efforcent d’appuyer la 1ère Armée hongroise (major-général Ferenc K. Farkas). Du coup, seuls 12 appareils décollent de Veszprém pour s’opposer aux Rouges. Du moins, ils tentent de décoller !
En effet, le vent souffle fort sur Vesprém, et surtout il tourne sans avertissement ! Des rafales bousculent trois des Bf 109 au décollage – cux-ci se vautrent en bord de piste, sans dommage pour les pilotes. Les neuf appareils restants tournent en rond pendant 55 minutes au-dessus de l’aérodrome, attendant un guidage qui ne viendra jamais, avant de finalement atterrir. Trop de cibles, sûrement !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
egdltp



Inscrit le: 07 Jan 2011
Messages: 478
Localisation: Cher

MessagePosté le: Mer Mai 29, 2024 10:16    Sujet du message: Répondre en citant

Le "vieil ami" du Président du Conseil ne dirige-t-il pas un régiment de fous furieux qui ont été jusqu'en Indochine ?

Dernière édition par egdltp le Mer Mai 29, 2024 10:35; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 3336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mai 29, 2024 10:20    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Un ami dans le besoin

A friend in need's a friend indeed
A friend with weed is better
A friend with breasts and all the rest
A friend who's dressed in leather
Boo hoo!

Si un cartographe voulait bien s'y coller, on serait intéressés de voir l'évolution de la situation en Slovaquie insurgée. Je confesse une ignorance quasi totale de la géographie locale.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Volkmar



Inscrit le: 12 Oct 2017
Messages: 487

MessagePosté le: Mer Mai 29, 2024 10:32    Sujet du message: Répondre en citant

Et petit à petit, à force de hasards, d'opportunisme politique et d'offensives à la petite semaine, les soviétiques ne sont plus qu'à 150km du soulèvement slovaque, dont la survie précaire vient de gagner miraculeusement un sursis
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Finen



Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 1995

MessagePosté le: Mer Mai 29, 2024 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

Une opération Taranis se prépare dans le ciel Slovaque?
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 9907
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Mer Mai 29, 2024 11:17    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne vous cacherai pas que le soulèvement slovaque, a défaut de m'être vraiment cher, m'est ... disons empathique. Méconnu, courageux, mal foutu. Alors ne vous leurrez pas : la situation des slovaques est très très difficile.
Mais ne vous leurrez pas davantage : OTL, il a tenu plus de deux mois. Les petites divergences SOV/US et bientôt française, pour anecdotiques qu'elles soient, limiterons peut-être un peu le désastre.
Ca et la grande boucherie de Dukla - parfaitement OTL pour le coup, mais avec encore moins de résultats. Vous aurez compris que ce qui sauve les slovaques, dans le fond, c'est moins la poignée de paras qu'on leur envoie que la situation catastrophique de l'Axe, laquelle en est à chercher dans ses fonds de tiroirs des unités AD HOC créées en 15 jours.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1944 - Le front russe Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 13, 14, 15 ... 45, 46, 47  Suivante
Page 14 sur 47

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com