Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

URANUS-MARS-SATURNE
Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1942 - Le front russe
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 10:32    Sujet du message: URANUS-MARS-SATURNE Répondre en citant

Contre-offensive sur le Dniepr
Uranus, Mars et Saturne (ainsi que Jupiter…)

La décision prise le 13 octobre consistait en une simplification et une rationalisation du DSO (le Conseil de Défense du Dniepr). Ce dernier abandonnait la direction stratégique occidentale et se regroupait autour de deux directions stratégiques, correspondant aux 2 branches de Typhon. La coordination était assurée par deux représentants de la STAVKA, le Général Joukov et le Général Antonov. Chacune de ces nouvelles « directions stratégiques » coordonnait plusieurs fronts et chacune d’entre elles était chargée d’une opération d’encerclement. Il y eut en fait non pas deux, comme on le pensa à l’époque, mais trois opérations, Uranus (face à la branche sud de Typhon), Mars (face à la branche Nord) et Saturne, menée par Eremenko à partir de Smolensk et vers Orsha. À ces trois opérations peut être rattachée une quatrième, destinée à ne commencer que près d’un mois après les trois premières, Jupiter, qui concernait le dégagement d’Odessa et devait s’accompagner d’une opération amphibie.
Ce plan peut sembler extrêmement ambitieux. Il est clair qu’il dépassait en réalité les capacités de planification de la STAVKA. Mais, le succès d’Uranus et celui, dans une moindre mesure, de Mars permirent à Saturne d’avoir lieu, quoique sous une forme réduite. Le cas de Jupiter est un peu différent car la planification en fut déléguée à la Marine et au commandant du Front concerné. L’objectif était ici le dégagement d’Odessa à partir du moment où les troupes allemandes seraient appelées vers le nord en raison d’Uranus.

Ce que nous savons aujourd’hui est que la STAVKA escomptait bien un succès de nature stratégique. Le but des premières opérations était le démantèlement de deux des groupes d’armées Allemands et la convergence des offensives soviétiques vers Varsovie via Minsk (Mars et Saturne) et Lodz (Uranus). Ce programme eut-il été réalisé que l’on aurait assisté à un effondrement du front allemand et à l’encerclement de forces considérables en Biélorussie. Mais, ceci était au-dessus des moyens de l’Armée Rouge à l’époque. L’ampleur des défaites allemandes subies a donc tendu à masquer la réalité du plan général établi, semble-t-il, dès le début du mois de septembre par la STAVKA.

Ces offensives nécessitaient de gigantesques moyens. Ils furent accumulés dès le mois de septembre et constamment renforcées.
Les réserves de la STAVKA furent attribuées aux différentes « directions stratégiques » en fonction de ce qui était attendu d’elles.

I. En ce qui concernait la direction stratégique « Centre » (ex Centre-Ouest), c’est elle qui devait encercler la branche « Nord », une opération qui reçut le nom code de « Mars ».

La planification de cette opération avait été décidée dès la fin du mois de septembre (le 21 septembre), dans le cadre du plan général. Elle était celle qui avait initialement reçu toute l’attention de la STAVKA et ce compte tenu du danger stratégique que faisait peser la 1ère PanzerArmee.

Les Soviétiques comptaient attaquer les forces de l’Axe sur plusieurs directions. Conscient de ce que les Allemands s’attendaient à une attaque dans le secteur de Bakhmash, qui avait été le théâtre de violents affrontements au début du mois d’octobre, le plan d’attaque visait en réalité deux encerclements. Le premier devait être réalisé sur Tchernigov (Chernihiv) visé par le Front de la Desna supérieure et le Front de Kiev, nouvellement créé à partir du 1er Front d’Ukraine. Un second encerclement devait avoir lieu autour de Pryluky, à la charnière entre le LVI-AK et le XLVII PK. L’attaque devait provenir du Font de la Seym (ex-Desna Inférieure) et du Front du Dnepr Moyen. Le plan fut modifié au début du mois de novembre et les forces du front de la Seym, qui avaient été considérablement renforcées devaient aussi menacer Bakhmash et couper la route allant de Bakhmash à Nizhin par une attaque venant du Sud-est, pour converger ensuite vers Tchernigov sur un axe nord-Est et sur un axe sud-ouest au nord de Bakhmash. Dans le même temps, l’armée de Lopatin (le 3ème Front d’Ukraine) se porterait contre le LVI-AK et le flanc sud du LVII AK afin de fixer le maximum de troupes dans la zone allant de Pyryatin au nord Lubny. Deux zones de concentrations fictives furent créées, l’une autour de Lebedyn et l’autre au nord de Poltava.

Pour entreprendre cette mission ambitieuse le Front de la Haute Desna (ou Desna Supérieure) reçut :
Front de la Desna Supérieur
Col. Gen. I.V. Boldin

50ème Armée (Ltn.Gen. K.D. Golubev) avec les 217th, 279th, 290th et 293rd Divisions d’Infanterie, et les 364th et 365th Brigade d’artillerie.

15ème Armée Maj.Gen. K.S. Moskalenko (en provenance des réserves)
217th, 279th , 292nd DI, 4ème Corps Blindé, 44th Tank Brigade, 49th Tank Brigade
241st Art. Division, 201st ,202nd, ,208th, 209th et 210th Rgmt d’Artillerie Indep. (high-power)

En provenance des réserves de la STAVKA:
54th Armée (Maj.Gen. D.D. Leliushenko)
285th, 286th, 298th 310th , 311th RD, 101st Tank Brigade, 88th et 89th Brigades d’Arillerie., 401st AT-Brig.

34th Division d’artillerie, 69th Brigade d’artillerie indépendante

(420 chars, 70 canons d’assaut)

Le front de Kiev, dont le commandement fut pris par le Col. Gen. Vatoutine, reçut par voie fluviale la 17ème armée motorisée et la 5ème armée.

Front de Kiev (rive orientale) (activé le 21 octobre)
Col. Gen. Vatoutine

5th Army: Ltn-Gen. M.I. Potapov.
45th InfDiv., 62nd InfDiv , 87th InfDiv , 124th InfDiv , 135th InfDiv
1st AT Brigade, 236th Art. Rgmt.

17ème Armée motorisée: Maj.Gen S.I. Oborin
27th Corps Blindé, 36th Brigade Blindée, 171st Brigade (lourde) Blindée, 209ème et 22ème Div motorisées, 286th RF

(340 chars, 60 canons d’assaut)

Le second encerclement était du ressort du Front de la Seym (ex-Desna Inférieur) et du front du Dnepr moyen. D’une part, les unités du front de la Seym devaient marcher sur Pryluky, mais, d’autre part, elles devaient aussi participer au premier encerclement (sur Tchernigov). Ces deux missions impliquaient un renforcement considérable de ce front.
Le front de la Seym avait été lourdement engagé au mois d’octobre. Ses unités reçurent des renforts et il fut augmenté d’unités en provenance des réserves de la STAVKA.

Front de la Seym (ex-basse Desna)
Col. Gen. Ya.T. Cherevichenko

44th Armée Maj.Gen. Dashichev
173rd, 176th, 198th and 219th RD, 110th Brigade Blindée, 168th Brigade (Lourde) Blindée, 543rd et 646 Art.Rgmt
427éme Brigade AT

60th Armée (Maj.Gen. Ia. G. Kreyser): 112nd, 114th, 161st and 170th RD, 78th Art. Brig, 97th Tank Brigade.

5ème Armée Blindée (ex-Armée Blindée de la Desna) Ltn.Gen. I.D. Chernyakovsky (qui était chargé du débordement par le sud-ouest de Bakhmash). Cette armée comprenait :
Groupe mobile Rybalko (Maj. Gen. P.S . Rybalko)
119th Corps Blindé, 136th Brigade (Lourde) Blindée, 148ème Brigade (Lourde) Blindée 167th Corps Mécanisé, 137th Corps Mécanisé, 44th Cav.Div (reconstitué).
Groupe Mobile Krivoshein, Maj.Gen. S.M. Krivoshein
28th Corps Blindé, 85th Brigade Blindée, 67th Corps Mécanisé, 49th and 51st Cav. Div.
4th Division d’Artillerie.
4ème et 168ème High-Power Art.Rgmt
24th, 245th, Special-Power Art. Bttn
429ème Brigade AT.

1st Armée de Choc: Ltn.Gen. R.Y. Malinovsky. Cette unité était chargée de mener les opérations en direction de Pryluky. Elle se composait de :
7th Groupe de Choc: Maj.Gen. A.A. Vlasov: 20th Tank Brigade, 47th Tank Brigade, 131st Brigade (Lourde) Blindée, 109th Motorised Division, 144th RD, 398th AT Brigade
5th Corps de Cavalerie.Maj.Gen. V.D. Kriuchenkin: 24th Cav. Div., 82nd Cav. Div, 85th Cav. Div, 302nd Brigade Blindée, 312th Brigade (Lourde) Blindée
324th et 526th High-Power Art.Rgmt
315th, 316th Special-Power Art. Bttn

(1340 chars, 240 canons d’assaut).

Le front du Dniepr Moyen constituait l’autre branche du second encerclement. Il était commandé par V.I. Chuikov, dont l’agressivité avait été reconnue lors des combats de fin septembre et d’octobre. Il reçut quant à lui, pour pouvoir mener à bien sa mission :
Front du Dnepr Moyen
Ltn.Gen. V.I. Chuikov.

37th Armée:
147ème RD, 278ème, 312ème, 323ème, 327ème RD, 399th Brigade AT.
4ème Corps aéroporté: 3rd, 5th and 6th Brig.
333ème, 335ème et 341ème Brigades d’Artillerie (indépendantes).
401ème, 40ème Brigade AT

Groupe Mobile Chanchibadze: (Col. P.G. Chanchibadze)
65ème Tank Corps, 18ème Division de Cavalerie, 107ème Brigade Motorisée.

21ème et 209ème Divisions d’artillerie

En provenance des réserves de la STAVKA s
61st Armée (Maj.Gen. A.M. Gorodnyansky): 204th, 212th, 168th et 154th RD, 66th Art. Brig, 93rd Brigade de Chars, 76th Art. Brig, 414th AT-brig.

66th, 68th Brigades d’artillerie.
274th, 275th, 277th, et 278th Régiment d’artillerie (à Grande Puissance).
5th Brigade de Mortiers spéciaux, 87th and 95th Regiments de mortiers spéciaux, 107th, 108th et 109th Bataillon Indépendants de Mortiers Spéciaux.

(360 chars, 275 canons d’assaut)

Ces forces allaient opérer depuis la langue de terre que les Soviétiques avaient conservée le long de la rive orientale du Dniepr.
En fait, le plan établi par les soviétiques tablait sur le fait qu’avec les combats de Bakhmash, les Allemands considèreraient que la principale menace viendrait de cette direction. Les Soviétiques savaient qu’ils ne pourraient pas camoufler indéfiniment les renforcements que recevait le front de la Seym. Aussi établirent-ils des leurres de diverses sortes (depuis des maquettes en bois de chars et de canons jusqu’à des QG de division et de corps fictifs) afin de faire croire aux Allemands que l’effort principal porterait sur Bakhmash. En fait les bases de départ étaient entre 40 et 70 km au sud de Konotop.

Le 3ème Front d’Ukraine assurait la sécurité du flanc sud. Sous la direction du Major-Général A.I. Lopatin il était composé de :
56th Armée
57th Armée
269th Division d’Artillerie

Il avait reçu des réserves de la STAVKA la 419ème brigade anti-chars, la 206ème et la 208 Brigade de chars.

(150 chars, 136 canons d’assaut)

L’attaque du 3ème Front d’Ukraine devait constituer une diversion nécessaire et attirer sur l’extrémité du LVI ArmeeKorps un maximum de forces.

Total : 2610 chars et 781 canons d’assaut

Pendant cette période transitoire, qui devait durer jusqu’au 5 novembre, les renforts rejoindraient leurs positions, en prenant bien garde de toujours laisser un rideau de soldats des unités que les Allemands avaient déjà identifiées devant eux.
Les renforts devaient ainsi observer un complet silence radio, tandis que des émetteurs, signalant ainsi des QG d’armées fictives seraient créés. Cette opération assez élaborée de « maskirovka » ne devait cependant être que partiellement réussie.
Les Allemands avaient bien identifié le risque d’une attaque massive sur les flancs de leurs forces. Ils furent néanmoins surpris tant par l’importance des forces engagées (qu’ils avaient sous-estimé) que par la tentative des Soviétiques de procéder à un double encerclement. Dans l’esprit des officiers du QG de Guderian le choc principal devait avoir lieu vers Bakhmash, avec peut-être une attaque secondaire sur l’axe Mirgorod-Pryluky.


II. En ce qui concerne la direction stratégique occidentale, elle devait encercler la 2ème PanzerArmee en frappant simultanément le corps slovaque et le corps hongrois.

Cette opération devait conduire ces forces à se rejoindre à Kozyatyn, en piégeant ainsi la totalité de la PZA-2 ainsi qu’une bonne partie des forces hongroises. Cette opération avait pour nom de code « Uranus ». Elle fut conçue, dès la fin de septembre (29/30 septembre), comme une opération jumelle de « Mars ».
Ciblant les troupes hongroises et roumaines qui gardaient les flancs de la 2ème PZA, elle visait à réaliser autour de Belaya Tsekhov un encerclement majeur, puis elle devait se poursuivre par une marche sur Vinnitsa et Zhitomir.

À cet effet, elle avait reçu, pour le 1er Front d’Ukraine désormais scindé en 2, qui avait eu la responsabilité du groupement Dovator et de la KMPB, le groupe mobile du Major-Général Katukov qui se composait d’un Corps Blindé (équivalent à une Division Blindée), 3 divisions d’infanterie (dont une motorisée) et 3 Brigades blindées (dont deux équipées de chars lourds). À cette grande unité était ajoutée une division d’artillerie.
Ces unités furent amenées par voie fluviale vers Kiev depuis leurs lieux de reconstitution. Comme il était impossible de totalement camoufler de tels renforts, on laissa les unités d’infanterie à découvert et l’on simula leur installation dans le secteur de la 26ème Armée. En réalité, elles furent concentrées avec les unités blindées dans la région de Brusylov (Brusyliv). Cependant, 2 divisions d’infanteries furent d’abord déployées entre Obukhov et Kagarlik, et ne gagnèrent leurs zones de déploiement réel que 3 jours avant l’attaque.

1st Front d’Ukraine
Col.Gen. M.P. Kirponos
HQ Kiev

6ème Armée: Ltn.-Gen. N.I. Muzychenko
41st InfDiv , 97th InfDiv, 215th InfDiv , 80th, InfDiv , 130th InfDiv, 336ème Brigade de Chars (issue des réserves générales), 338 Brigade (lourde) de Chars (issue des réserves générales),.
3rd AT Brigade, 248th Art. Rgmt.

26ème Armée: Ltn.Gen. F. Ya. Kostenko.
99ème DI, 173ème DI, 6ème Division de Miliciens, 14ème division des gardes-frontières (NKVD)
2nd Brigade AT, 133rd Régiment d’Artillerie.

1er Corps de Cavalerie: Maj.Gen. L.M. Dovator.
25ème Brigade de chars, 29ème Brigade de chars, 20ème Division de cavalerie, 50ème Division de cavalerie, 53ème Division de cavalerie (reconstituée)
11th Division d’artillerie,

En provenance des réserves de la STAVKA s
Groupe Mobile Katukov (Maj.Gen. M.E. Katukov)
121ème Corps Blindé, 4ème Brigade Blindée, 7ème Brigade (Lourde) Blindée, 209ème Brigade (Lourde) Blindée, 301st Division de Fusilliers (motorisée), 319th DF, 321st DF.

37ème Division d’Artillerie.

(Total 680 chars et 140 canons d’assaut)

Le 2ème Front Ukrainien de Bagramyan avait reçu la 10ème Armée, le Corps de Cavalerie du Don (qui devait servir de forces d’exploitation), 3 brigades de chars et 2 brigades de chars lourds (ou Brigades Lourdes). Ici aussi, on avait considérablement renforcé l’artillerie ainsi que les moyens antichars. Le Front avait pour mission d’attaquer le corps d’armée Hongrois.

Enfin, on avait constitué un 4ème Front Ukrainien sous le commandement de Rokossovsky, et auquel on avait attribué les restes de la 14ème Armée, les 58ème et 59ème Armées (bien éprouvées), ainsi que la 62ème Armée, relativement fraîche. La STAVKA, qui comptait sur ces forces pour maintenir une pression constante sur les forces allemandes les plus avancées, avait néanmoins renforcé ce nouveau Front de deux brigades de chars et de moyens d’artillerie importants. Le 4ème Front devait maintenir une pression constante sur les forces allemandes pour faire croire à une reprise de l’attaque dans le secteur de la 62ème Armée, puis il devait prendre en charge les unités allemandes encerclées.
En fait, les renforts étaient placés dans le secteur du 2ème Front d’Ukraine, et se trouvaient face aux forces hongroises. Ici encore, une opération assez élaborée de « maskirovka » eut lieu, avec l’emplacement du véritable QG à Novomyrgorod jusqu’au 28 octobre, puis son déplacement vers Uman’ dans des conditions de silence radio, alors qu’un « faux » QG émettait toujours depuis Novomirgorod puis depuis Shpola. Ce fut incontestablement la ruse qui réussit le mieux et les Allemands, comme les Hongrois, crurent jusqu’à la veille de l’attaque que ces forces étaient bien à Shpola. Les Roumains signalèrent bien qu’une offensive se préparait, mais ils en estimait le début vers la toute fin du mois de novembre voire le début de décembre. En fait, ils avaient détecté les préparatifs de l’offensive de dégagement d’Odessa. Avec le démarrage d’Uranus et de Mars, ceci passa au second plan, et fut même considéré comme une forme de Maskirovka particulièrement élaborée. Quand l’offensive se déclencha, combinée à un débarquement sur les arrières des troupes roumaines, l’État-Major roumain fut pris au dépourvu.

2ème Front d’Ukraine
Maj. Gen. I. Kh. Bagramyan.

16th Army: Ltn. Gen M.F. Lukin
193ème DI, 195ème DI, 200ème DI, 140ème DI, 146ème DI
205ème, Régiment d’Artillerie.
45ème Armée:
159th RD, 177th RD, 184th RD, 215th RD, 40th Tank Brigade, 131st Brigade (Lourde) Blindée.
437ème et 507ème RA.

207th et 368th RA

En provenance des réserves de la STAVKA s

10th Armée : Ltn.Gen E.I. Golikov: 4th Rifle corps (315th, 317th, 319th, 321st RD), 269th Tank Brigade, 282nd Brigade (Lourde) Blindée, 103rd Artillery Brigade.

Corps de Cavalerie “Don” (Ltn. Gen Pliev) (156ème, 159ème et 173ème Divisions de cavalerie, 264ème Brigade Blindée, 289ème Brigade (Lourde) Blindée.

293rd, 295th et 298th Brigade Blindée, 294th et 296th Brigade (Lourde) Blindée.

67th , 107th Brigades d’Artillerie.
410th Brigade Anti-Tank
89th et 94th Guard Mortar regiments, 7th Guard Mortar Brigade.
31st Division d’Artillerie.

(820 chars, 70 canons d’assaut)

4ème Front d’Ukraine
Maj.Gen. K.K. Rokossovsky

14th Armée:
205th Mot Div, 215th Mot Div, 117th RD, 104th RD. 32nd Brigade Blindée, 61st Brigade (Lourde) Blindée. 438th Art. Rgmt.
4th AT Brigade.

58th Armée
59th Armée

62nd Armée: 314th, 316th, 324th and 332nd RD, 408th AT-Brigade, 33rd and 37th Artillery Brigades

En provenance des réserves de la STAVKA s
237th Brigade Blindée, 245th Brigade (Lourde) Blindée.

69th Brigade d’artillerie., 127th Brigade d’Artillerie spéciale.
111th and 113th Guard Mortar Regiments, 201st , 204th and 207th Independent Guard Mortar Battalions.

(300 chars et 140 canons d’assaut).

Total : 1800 chars et 350 canons d’assaut.

L’opération « Uranus » devait surprendre les forces de l’Axe qui ne s’attendaient pas à ce que les Soviétiques lancent 2 opérations majeures en même temps.

L’ampleur des mesures de « maskirovka » et de sécurité qui furent prises pour la préparation de cette contre-offensive fut, de loin, la plus complète depuis le début des hostilités. Ces mesures furent les plus élaborées, mais aussi les plus sophistiquées, depuis le début de la guerre. Les Soviétiques furent néanmoins aidés dans leur entreprise par le mauvais temps qui régna pendant une bonne partie du mois d’octobre et de novembre et qui réduisit considérablement l’efficacité des reconnaissances allemandes.

Total :
4410 chars et 1131 canons d’assaut
4000 pièces d’artillerie de 76-mm et plus et mortiers de 82-mm et plus.

Le soutien aérien fut lui aussi particulièrement étudié. La VVS fut réorganisée en « Armées Aériennes » à partir de la mi-septembre.

La 2ème Armé Aérienne couvrait Eremenko et l’opération Saturne
(205, 206, 207 IAD, 208 et 223 BAD, 221, 226 et 227 ShAD)

La 15ème Armée Aérienne couvrait le front de la Desna Supérieure avec les 286, 287 et 288 IAD, 284 et 285 BAD, 225, 268 ShAD.

La 8ème Armée Aérienne couvrait les fronts de la Seym et le 3ème Front d’Ukraine avec le 206, 220, 235, 268 et 268 IAD, 270, 271 et 272 BAD, 226 et 228 ShAD.

La défense de Kiev et l’appui tant au 1er front d’Ukraine qu’au Front de Kiev était le fait de la 16ème Armée Aérienne avec les 283, 285 et 289 IAD, le 296, 298, 299 et 303 BAD, les 291, 292 et 293 ShAD. De plus on comptait les 164, 166, 167, 171, 174, 176, 177 IAP (régiment) de la IA-PVO qui venaient renforcer les 3 divisions de chasse.

La 17ème Armée Aérienne couvrait de Pervomaijsk au Dnepr avec les 282, 288 et 289 IAD, 221, 262 et 263 BAD, 208, 637 et 639 ShAD.

La 5ème Armée Aérienne couvrait de Pervomaijsk à 70 km de la mer noire, et comprenait les 236, 237 et 265 IAD, les 132 et 134 BAD et les 238 et 251 ShAD.

La 4ème Armée Aérienne couvrait Odessa et l’extrême sud du Front
(216, 217, 229 IAD, 218 et 219 BAD, 230 et 239 ShAD). À ces unités on ajoutait 5 régiments (IAP) de chasseurs de la Flotte (VVS-VMF), 3 régiments de bombardiers-torpilleurs (BMAP) et un régiment de bombardiers lourds (TBAP).

Total :
2880 chasseurs (dont 250 La-5 et 190 Yak-9), 2080 bombardiers, et 1880 avions d’attaque au sol, ainsi que 125 avions de reconnaissance.


Face à ces forces, l’Axe ne pouvait aligner que les moyens suivants :
Pour la PzArmee 1, 712 chars dont 239 PzIV (187 types F2) et 110 PzV dont 96 avec un canon de 75-mm L43 ou 48 et 256 canons d’assaut dont 192 PanzerJaeger
Pour la PzArmee 2 : 312 chars dont 89 PzIV (74 F2) et 48 PzV (dont 40 armés d’un canon de 75-mm long) et 186 canons d’assaut dont 137 PanzerJaeger.
Pour le 1st Pancelos Hadosztaly : 47 Pz.38t, 17 Turan-I, 12 PzIII, 6 Pz.IV soit un total de 83 chars.

L’artillerie déployée dans la zone des combats n’excédait pas 2125 pièces dont 786 anti-chars (mais parmi ceux-ci 121 canons de 37-mm et 412 canons de 47-mm ou de 50-mm).

De même pour la Luftwaffe on ne comptait plus que 1155 avions répartis de la Mer Noire au sud de la Biélorussie (496 chasseurs, 287 bombardiers, 281 avions d’appui tactique, et 91 avions de reconnaissance tactique ou stratégique), auxquels il fallait cependant ajouter 78 avions roumains, 56 avions hongrois et 385 avions de la Lutwaffe déployés en Biélorussie et dans les pays baltes (Luftlotte 4, 2 et 1).
Le rapport des forces était donc de 3,98 pour 1 pour les chars, de 2,56 pour les canons d’assaut, de 1,9 pour l’artillerie (mais sans compter les canons anti-chars de 45-mm et de 57-mm…) et de 4,28 pour l’aviation.

_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 10:39    Sujet du message: Répondre en citant

Jeudi 15 Octobre 1942

Réunion à Koursk entre les représentants de la Stavka (Jukov et Antonov) et les différends chefs des « fronts ». Tandis que l’on met la dernière main à Uranus et Mars, la décision d’attribution des réserves de la Stavka aux différends fronts est annoncée, et ne fait pas plaisir à tout le monde. Le Front de la « basse Desna » (bientôt rebaptisé Front de la Seym) se taille la part du lion. Kirponos s’ouvre à son ancien supérieur, Joukov, de la complexité des tâches qui attendent le 1er front d’Ukraine.

Vendredi 16 Octobre

Guderian, tirant profit de l’accalmie qui s’est étendue dans son secteur, décide d’aller à Zhitomir rencontrer von Kleist (commandant de la PanzerArmee 2) et von Rundstedt, commandant du Groupe d’Armées Sud.

Samedi 17 Octobre

Rentrés à Moscou Antonov et Joukov confèrent avec Staline et Shaposhnikov sur la nécessité de scinder le 1er Front d’Ukraine. Joukov donne le nom d’un possible commandant, Vatoutine.

Dimanche 18 Octobre

Réunion à Zhitomir entre Gudérian, Von Kleist et von Rundstedt. Ce dernier recommande un retrait partiel de la 1ère PanzerArmee jusqu’à Prylutky, ce à quoi Guderian s’oppose de manière véhémente.
Arrivée de la 8ème Armée Aérienne dans le secteur de la Seym et activation de la 16ème Armée aérienne pour couvrir la ville de Kiev et ses environs. Plusieurs unités de l’IA-PVO sont attribuées à la 16ème Armée.

Lundi 19 Octobre

Vatoutine, après avoir rencontré Joukov à l’hôtel Moskva, est confirmé dans ses fonctions de commandant du nouveau Front de kiev. Il s’envole pour Koursk. Les unités de la 54ème Armée (Maj. Gen. D.D. Leliushenko), de la 5ème Armée (Ltn-Gen M.I. Potapov) et de la 17ème Armée Motorisée (Maj. Gen. S.I . Oborin) commencent un cycle d’entraînement intensif.

Mardi 20 Octobre.

Guderian s’envole de Zhitomir pour Rastenburg afin de discuter avec l’OKW et Hitler des suites à donner à Typhon. Vatoutine arrive dans la nuit à Kiev par avion.

Mercredi 21 octobre.

Le « Front » de Kiev est activé, mais sa création reste secrète.

Jeudi 22 octobre :

C’est au tour de la 15ème Armée du Maj.Gen. K.S. Moskalenko (en provenance des réserves), de la 61st Armée (Maj.Gen. A.M. Gorodnyansky) ainsi que de la 5ème Armée Blindée et de la 1ère Armée de Choc de commencer un cycle d’entraînement intensif.

À Rastenburg Guderian rencontre d’abord von Brauchitz puis Halder et Hitler. Guderian fait sienne la suggestion de von Rundstedt (qu’il avait cependant rejetée peu avant). La réponse de Hitler et un non sec et sans faille. Dans ses explications Hitler insiste sur les pertes « gigantesques » des Soviétiques et le fait qu’il leur faudrait au moins 4 mois pour pouvoir passer à l’offensive. Il demande alors dans combien de temps Typhon pourrait redémarrer et Guderian estime à 2 mois (soit au 20 décembre) le temps nécessaire pour reconstituer les forces allemandes, sous réserve que la priorité soit donnée aux renforts et que des équipements d’hiver soient fournis aux soldats. Hitler s’engage en ce sens.

Vendredi 23 octobre.

Les BAO (bataillons d’aérodromes) commencent ostensiblement la construction de près de 20 aérodromes près de Poltava et de Lebedyn. Ces travaux sont accompagnés par la construction de ce qui ressemble à des routes et des réserves de carburant.
Nikita S. Khrouchtchev fait, depuis Kiev, une proclamation « ouvriers et paysans d’Ukraine, apportez votre concours à l’Armée Rouge, contribuez à la mise en défense des zones menacées par l’ennemi fasciste ! ».

Samedi 24 octobre :

Un décret mobilise les paysans des « raiony » de Poltava et Lebedyn.
Guderian est de retour avec des nouvelles qu’ils considère comme « bonnes » à son Quartier Général à Nizhin.

Dimanche 25 octobre

C’est au tour du Groupe Mobile de Katoukov, de la 10ème Armée et du corps de Cavalerie « Don » (Ltn. Gen Pliev) de commencer un cycle d’entraînement intensif.

Lundi 26 octobre :

Les bombardiers des 15ème, 8ème et 16ème Armées Aériennes entament une campagne de bombardement contre Gomel et Zhlobyn en ciblant tout particulièrement les gares.

Mercredi 28 octobre :

En réaction à l’offensive aérienne des VVS la Luftlotte-2 réplique par une série de bombardements de jour comme de nuit sur Kiev. Le 8ème FK entame une campagne de minage du Dniepr mais les mines utilisées sont peu adaptées. Néanmoins, le lendemain un BKA du type 1124 est coulé en aval de Kiev par une mine magnétique.

Jeudi 29 octobre :

Les bombardiers soviétiques mettent hors d’usage la gare de Gomel.
Le quartier général du 2ème front d’Ukraine est déplacé de Novomyrgorod à Uman’. Cependant, des émetteurs continuent de fonctionner depuis Novomyrgorod.

Vendredi 30 octobre.

Deux péniches sautent sur des mines magnétiques en aval de Kiev.
Guderian s’entretient avec von Richtofen et lui fait part de son inquiétude quant au lien par voie ferroviaire qui est indispensable pour l’acheminement des renforts vers la 1ère PanzerArmee.
Un décret mobilise les paysans sur la rive occidentale du Dniepr pour les faire travailler à d’importantes fortifications devant Shpola et Tcherkassy.

Samedi 31 octobre

Les équipes d’agit-prop prennent position devant les lignes allemandes sur le front de la Desna Supérieure et de la Seym et commencent à arroser, de jour comme de nuit, les unités allemandes de proclamations (en Allemand) diffusées par hauts parleurs ainsi que de chants patriotiques soviétiques. Outre l’effet psychologique, ces efforts servent surtout à masquer le bruit des déplacements des renforts soviétiques.

Dimanche 1er Novembre.

Première interception massive des bombardiers allemands par des chasseurs soviétiques au-dessus de Kiev. 11 appareils allemands sont perdus contre 13 soviétiques.

Lundi 2 novembre

L’État-Major roumain transmet à l’OKW des informations sur un renforcement des troupes soviétiques dans le secteur d’Odessa.

Mardi 3 novembre

Un nouveau point de débarquement est installé légèrement en amont de Kiev, sur la rive orientale, et soigneusement camouflé avec des quais flottants maintenus sous 5 à 10 cm d’eau.

Mercredi 4 novembre :

Le 3ème Front d’Ukraine commence à lancer des attaques limitées, mais après de violentes préparations d’artillerie, au nord et au sud de Lubny. Certaines de ces attaques sont le fait de régiments de la 57ème armée renforcés par des compagnies de sapeurs et de pontonniers. Ceci est interprété par les Allemands comme une indication que les troupes soviétiques sondent leurs défenses avant une offensive.
Le LVI AK (von Manstein) décide de déployer son infanterie en avant et de regrouper les chars dont il dispose en « groupes mobiles » afin de faire face à une tentative de traversée des troupes soviétiques.

Jeudi 5 novembre.

Guderian réunit les commandants des deux PanzerGruppe (Reinhardt et Hoth) ainsi que les chefs de corps pour étudier avec eux la situation. D’après les renseignements réunis par l’Abwerh une offensive soviétique attaquerait par le sud (le LVI AK de von Manstein) et à partir de Konotop vers Bakhmash ce qui impliquerait le LVII AK (Kuntzen) et le XXXIX AK (Schmidt). Le risque majeur étant une percée soviétique à Bakhmash et une poussée vers Nizhin, avec le risque que les forces allemandes soient coupées en 2. La décision est prise de faire reculer le XXXIX AK et de concentrer ses forces vers Borzna tandis que le LVII AK va prendre position autour de Bakhmash.

Vendredi 6 novembre :

La ligne de chemin de fer passant à Gomel est rétablie, au grand soulagement de Guderian.
Sur le Dniepr, un train de péniche saute sur des mines magnétiques allemandes au nord de Tcherkassy et 37 chars sont perdus (2 KV-II, 7 KV-1, 19 T-34, 9 T-50).

Samedi 7 novembre :

La 44ème Armée (Maj.Gen. Dashichev) et des éléments de la 60th Armée (Maj.Gen. Ia. G. Kreyser) lancent des attaques en direction de Bakhmash.
Ces attaques sont repoussées en dépit d’un feu d’artillerie particulièrement intense qui inflige des pertes notables aux défenseurs. Von Hoth note dans ses carnets que l’artillerie soviétique s’est considérablement renforcée.

Dimanche 8 novembre :

Les gares de Kozyatin et de Zhitomir sont l’objet d’attaques violentes de la part des bombardiers de la 17ème armée et de la 16ème armée. Le trafic est interrompu sur Kozyatin et sévèrement réduit sur Zhitomir.
Remontant le Dniepr, la 3ème flotille de dragueurs fluviaux commence à nettoyer systématiquement le Dniepr des engins lancés par les avions allemands.

Lundi 9 novembre

La Luftflotte 2 abandonne ses opérations offensives pour concentrer ses forces sur la défense des nœuds de communication. Ceci n’empêche pas les VVS de mettre à nouveau la gare de Gomel hors d’usage. Les Allemands sont condamnés à décharger les trains au nord de Gomel pour faire les 300 km (en vol d’oiseau, bien plus en réalité) sur les routes soviétiques pour atteindre Pyryatin.

Mardi 10 novembre.

Les VVS montent en puissance et lancent une série de raids d’interdiction sur les lignes de communication allemandes. On comptera plus de 1800 sorties dans la journée. La Luftwaffe réagit et 47 appareils soviétiques sont perdus mais 31 appareils allemands aussi.

Mercredi 11 novembre.

L’offensive aérienne des VVS continue et l’on compte 1750 sorties offensives, avec la perte de 39 appareils contre 29 pour la Luftwaffe.

Les 5ème et 17ème Armées s’embarquent en grand secret sur le Dniepr pour être débarquées un peu en amont de Kiev, sous la protection des dragueurs fluviaux.

Jeudi 12 novembre :

Les attaques sur les voies de communication allemandes montent en puissance et ce sont 2750 sorties offensives que l’on dénombre avec la perte de 51 appareils pour les VVS et de 39 pour la Luftwaffe.

La 5ème Armée Blindée et la 1ère Armée de Choc commencent à se mettre en place tandis que la 44ème Armée (Maj.Gen. Dashichev) renouvelle ses attaques sur Bakhmash.

Vendredi 13 novembre :

Les VVS continuent l’offensive contre les communications ennemies avec plus de 2000 sorties offensives et ne perdent que 27 avions contre 15 à la Luftwaffe.
Alors que Guderian réunit à nouveau ses chefs de corps pour étudier la situation une violente attaque du 1er Corps de Cavalerie du Maj. Gen Dovator, appuyée par l’artillerie de la brigade de monitors fluviaux, rejette à 6 km du Dniepr les forces du XIV PK de Sepp Dietrich. Dans la soirée Sepp Dietrich mène une contre-offensive qui reprend la moitié du terrain perdu.
Le renseignement de la 2ème PZA note le renforcement des défenses soviétiques autour de Shpola et de Tcherkassy.

Samedi 14 novembre.

Nouveau jour d’intense activité aérienne, qui voit les VVS atteindre les 3453 sorties, tant en attaque au sol sur les lignes de communications qu’en bombardement sur Gomel et Kozyatyn. 59 appareils sont perdus contre 37 pour la Luftwaffe.
Le QG fictif du 2ème Front Ukrainien se déplace ostensiblement sur Shpola tandis que c’est au tour des troupes du Groupe Mobile Katukov de s’embarquer pour rejoindre sous Kiev leurs bases de départ.
Les groupes d’agit-prop interviennent désormais sur tous les Fronts.

Dimanche 15 novembre.

Plus de 2100 sorties offensives des VVS, qui ne perdent que 24 avions contre 14 aux Allemands. Guderian et von Kleist signalent que les communications sont rendues difficiles et que des retards importants sont pris que ce soit dans l’acheminement de renforts (dont les chars) ou dans celui des équipements d’hiver pour la troupe.
Le chef d’État-major général Hongrois, le général Szombathely signale à l’OKH qu’il est prêt à faire avancer ses troupes vers le nord pour permettre à la 2ème PZA de soulager le XIV PK.

Lundi 16 novembre.

Réponse de l’OKH qui décline la proposition de Szombathely.
Les sorties des VVS restent importantes, avec plus de 1700 vols offensifs tandis que les pertes diminuent avec 18 appareils perdus contre 13 à la Luftwaffe.
Pour la première fois le renseignement Allemand signale la possibilité d’une action combinée contre la 1ere PZA et la 2ème PZA mais, dans la note de synthèse qui est diffusée, il indique que l’offensive principale visera la 1ère PZA et que cette offensive sera « très probablement » lancée à partir de Bakhmash.

Mardi 17 novembre :

Seulement 1200 sorties avec 14 appareils perdus pour les VVS et 9 pour la Luftwaffe.
Nouvelle réunion à Koursk des envoyés de la Stavka avec les chefs des Fronts.
Deux QG factices sont activés, l’un à Poltava et l’autre à Lebedyn.

Mercredi 18 novembre :

Le nombre de sorties offensives se réduit encore avec environ 600 et 7 appareils perdus (4 pour la Luftwaffe). Le bulletin de renseignement de la Luftwaffe fait état de « l’épuisement des forces aériennes rouges, incapables de maintenir un effort sur la longue durée ». Le temps cependant se dégrade et les reconnaissances allemandes ne décollent pas.
Guderian fait part de son inquiétude à Halder sur le retard pris par les renforcements de la 1ère PZA et la montée en puissance des défenses soviétiques vers Poltava. Il n’exclut pas la possibilité d’attaques préemptives, voire préventives, de la part des Soviétiques dans le secteur de Bakhmash.

Jeudi 19 novembre :

Dégradation importante du temps. Seuls 125 vols offensifs sont notés de la part des VVS avec la perte de 4 avions. La gare de Gomel est remise en état, mais la voie ferrée ne va que jusqu'à Tchernigov et reste coupée plus au sud.

Vendredi 20 novembre.

Le temps reste très mauvais.
Des attaques sporadiques ont lieu tant dans le secteur de Bakhmash que vers Lubny. Guderian considère qu’il s’agit de « tests » et que les forces soviétiques doivent reconstituer leur force de frappe aérienne avant de passer à l’offensive. Cependant le LVII AK est mis en alerte en raison de l’insistance des troupes ennemies sur Bakhmash.
_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Capitaine caverne



Inscrit le: 11 Avr 2009
Messages: 3872
Localisation: Tours

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 15:33    Sujet du message: Répondre en citant

Eh bien, le climat qui se refroidit sur le front russe risque de se rechauffer très brutalement dans un très proche avenir. Et de devenir carrément torride dans les états-majors. D'ailleurs, le maintien de la fin novembre 42 pour le déclenchement de la grande offensive hivernale est dut à quoi? A la météo dégeulasse ou au délai de préparation soviétique? Une autre période n'était-il pas possible?

PS. Pour les noms des opérations, ce n'est pas très original par rapport à OTL. Puis-je sugerrer de les remplacer par Groucho, Harpo, Chico et Zeppo?
_________________
"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
"Les gens se disent en genéral affamé de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût lorsqu'on la leur sert". Tyrion Lannister.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 15:45    Sujet du message: Répondre en citant

Groucho? On pourrait y voir une allusion à Staline (la moustache)...5 ans de camps à régime sévère!!!

Harpo? Une offensive soviétique ne saurait être muette! Insultes à la glorieuse artillerie de la RKKA! 5 ans de camps à régime sévère!

Chico? Y a pas d'italiens dans les parrages...

Zeppo? c'est la non-existence......

Demande rejetée, Capitaine, et vous avez au minimum 10 ans de camps à régime sévère! (peines non confondues).

Par ailleurs, l'offensive allemande s'arrète vers le 12 octobre et il faut à peu près 6 semaines pour rassembler les forces soviétiques.

F
_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 11656
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 16:17    Sujet du message: Répondre en citant

Fantasque a écrit:
Chico? Y a pas d'italiens dans les parages...


Mais surtout, une offensive soviétique joue de l'orgue (de Staline) et non du piano ! Twisted Evil
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 16:59    Sujet du message: Répondre en citant

Farpaitement!
Ivrogne Ivrogne

5 ans de camps à régime sévère pour ne pas avoir respecter les règles de la musique (militaire)!!!!! Nunchaku Nunchaku
_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
patrikev



Inscrit le: 28 Mai 2010
Messages: 1774

MessagePosté le: Ven Nov 19, 2010 20:18    Sujet du message: Répondre en citant

Eh bien, ça se gâte pour les Allemands, mais pas tout à fait autant que j'attendais. Ils peuvent encore se permettre le luxe de décliner l'offre de ce général hongrois chevaleresque et imprononçable. Mais l'année n'est pas encore finie, et j'attends la suite pour savoir ce que les Allemands auront en réserve au moment du basculement italien. Think
_________________
- Votre plan comporte un inconvénient majeur.
- Commençons par le plus facile: capturer la bête.
- Le voilà, l'inconvénient majeur.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven Nov 26, 2010 11:51    Sujet du message: Les choses sérieuses commencent.... Répondre en citant

Samedi 21 Novembre

Le temps est sec, avec des brouillards matinaux localisés, mais froid (-2°) sur Kiev et ses environs. Les forces amassées par les Soviétiques en secret ou sous le couvert d’une « Maskirovka » élaborée, attendent. Une partie des renforts a été introduite par la voie fluviale, le Dniepr, qui relie Kiev aux arrières soviétiques. La dangereuse tache de draguer les mines magnétiques allemandes (qui n’ont pas excédées cependant les 350) a été le fait des petits dragueurs fluviaux à coque en bois du type K15-M17 (15,5m x 3,3m x 0,7m, 21 tonnes, un moteur de 100cv donnant une vitesse maximale de 6,5 noeuds, avec un armement composé d’une mitrailleuse de 12,7-mm et surtout le KEmT ou « Drague Electro-Magnétique pour Patrouilleur » - Katernyj Elektromagnitnyj Tral). Sur les 20 unités de la 3ème flottille (RTChtch 103 à 113, 118 à 120, 133, 135 à 140), quatre ont été perdus dans des opérations de draguage (RTChtch 106, 109, 119 et 136), tandis qu’une cinquième a été la victime de l’aviation allemande (RTChtch-112). Ces unités ont cependant bénéficié d’escorte aériennes quant elles ont opéré de jour (ce qui a été peu fréquent) et du soutien des patrouilleurs armés par la défense aérienne (PVO-10 à 19) de la 6ème flottille d’escorte (14,6m x 3,6m x 0,9m, 18,9t , 100 cv, 6,5 nœuds, 1 canon de 37-mm, 1 mitrailleuse de 12,7-mm).

Chacune des deux grandes opérations a été divisée en sous-opérations pour en faciliter la gestion. L’heure du début de l’offensive a été fixée par la Stavka à 07h40 pour les attaques en provenance du Front de Kiev (Zvonok) et de celui de la Desna Supérieure (Sirena), mais à 7h10 pour celles en provenance du Front de la Seym (Karusel’) et du Dniepr Moyen (Dozhd ‘) ainsi que pour la diversion montée par le 3ème front d’Ukraine (Zaslon)

Opération MARS (branche Nord)

« Karusel’ » (Carrousel) / « Dozhd’ » (Pluie) / « Zaslon’ » (Flanc-garde)

À l’heure dite (07h10) l’ordre de tir est transmis à l’artillerie et en particulier à la 4ème division d’artillerie ainsi qu’aux régiments « à Grande Puissance » ou « à Puissance spéciale » qui ont été ajoutées par la Stavka. L’essentiel du feu est concentré sur les positions allemandes au nord-ouest de Romny. La violence du tir de barrage surprend doublement l’armée allemande, d’abord par son intensité, mais aussi par son emplacement. S’attendant à une attaque sur l’axe Konotop-Bakhmash, elle a tendance à considérer que c’est une diversion, une opinion que ne partagent pas les soldats et officiers du LVII ArmeeKorps soumis à un feu d’enfer.

Le front du Dnepr Moyen concentre ses feux sur l’articulation entre le XLVII PanzerKorps et la LVI ArmeeKorps. Ici aussi le tir est intense avec 2 divisions d’artillerie (la 21ème et la 209ème) même si elles sont réduites en moyens et effectifs (environ 325 tubes chaque) 2 brigade d’artillerie (66ème et 68ème) et 4 régiments « à Grande Puissance). À cela s’ajoute le feu d’une brigade de mortiers spéciaux (Katyouchas), à laquelle se sont agrégés 2 régiments et 3 bataillons indépendants.
Profitant de ce que l’attention des Allemands est attirée par ces bombardements, des petits groupes de sapeurs d’assaut s’infiltrent sur la Sulo, sous la couverture de l’artillerie du 3ème Front d’Ukraine (269ème division d’artillerie, forte de 415 canons et de plusieurs bataillons de mortiers spéciaux).

Rapidement, les observateurs allemands remarquent que les tirs soviétiques, après une période de 30 minutes où ils ont été très intenses, commencent à se répartir en tir de destruction de l’artillerie (pour les positions que les Soviétiques ont identifiées) et tir visant les postes de commandement. Après une heure de ce régime, le tir redevient intense pendant 30 minutes, puis cède la place à un « barrage roulant ». Il est alors 09h10. L’aviation d’assaut à commencé à intervenir dans la bataille à 09h00, ciblant elle aussi les postes de commandement. La Luftwaffe ne peut intervenir, elle-même ayant fort à faire avec une succession de vagues de bombardiers fortement escortés qui frappent Pryluky, Nizhin, Tchernigov et, bien sur, Gomel.

À 9h20, poussant les « Uras » traditionnels, les troupes soviétiques passent à l’attaque. Le choc principal est administré par le front de la Seym ou la 1ère Armée de Choc (Ltn. Gen. R.Y. Malinovsky) se rue à l’attaque menée par le 7ème Groupe de Choc appuyé par deux brigades de chars et une brigade « lourde ». En face, à partir du front du Dniepr Moyen, ce sont les hommes de la 61ème Armée (Maj.Gen Gorodnyansky) qui montent à l’assaut appuyés, outre les chars des bataillon NPP de chaque division d’infanterie par ceux de la 93ème brigade de chars.



Les généraux allemands sont relativement surpris par les axes d’attaque. Von Manstein (LVI AK) a été informé dès 8h15 des infiltrations soviétiques sur la Sulo, et il a donné l’ordre à la Totenkopf ainsi qu’à la 290e Division de les réduire. Apprenant vers 9h40 qu’une attaque majeure à lieu au nord, et quasiment dans son dos, il en mesure tout de suite l’importance et décide de faire basculer deux KampfGruppen composés à partir des moyens de la 6e Panzer. Von Lemelsen (XLVII PK) décide d’envoyer en renfort la 255e DI (réduite à moins de 7000 hommes) pour fermer le « trou » qui s’est constitué entre le XLVII PK et le LVI AK. Les deux généraux, qui se parlent à deux reprises au téléphone entre 9h30 et 10h15 sont confiants dans la capacité des troupes allemandes à faire face à la situation. Von Manstein est alors mandé par Guderian, et rejoint ce dernier vers 11h à Pryluky. Au beau milieu d’une attaque aérienne soviétique il informe son subordonné que Kuntzen (LVII AK) semble en difficultés. En effet le LVII AK doit tenir beaucoup de terrain avec seulement une division d’infanterie (la 18e) et deux PanzerDivisionen (la 12e et la 19e) qui sont déployées pour l’essentiel dans les environ de Bakhmash. Or, l’axe principal d’attaque a bien l’air de provenir de Romny. Von Manstein accepte de faire basculer la 1e PZ (Gen. Langraf) ainsi que la Totenkopf vers le nord-est pour renforce les défenses de Pryluky et tenir sur la route Romny-Pryluky.
À cette même heure, si les troupes de Gorodnyansky (61ème Armée) n’ont pas pénétré très profondément dans le dispositif allemand, il n’en va pas de même de Malinovsky. Alors que Guderian demande à la Luftwaffe d’intervenir en force, il est confronté à l’éparpillement des forces aériennes allemandes, qui ont fort à faire pour intervenir sur tous les fronts. En fait la Luftwaffe ne pourra produire que 2095 sorties contre les 5735 des VVS. Elle y laissera pour ce 21 novembre 52 avions contre 115 perdus par les VVS. Si les chiffres réciproques des pertes semblent déséquilibrés, il correspondent en fait à des pourcentages assez semblables par rapport au nombre de sorties. Une importante part des pertes soviétiques (39 avions) est d’ailleurs le fait de la Flak.

« Sirena » (Sirène) / « Zvonok » (Sonnette)

En fait, vers 10h00 commencent à parvenir au QG de Guderian des informations sur les deux autres attaques soviétiques, Sirena et Zvonok.
Après la préparation d’artillerie faite de la même manière que pour les autres opérations, les troupes du Front de Kiev (une partie de la 5ème Armée du Ltn.Gen. M.I. Potapov et la 17ème Armée motorisée du Maj. Gen. S.I. Oborin) et de celui de la Desna Supérieure (la 15ème Armée du Ltn. Gen. Moskalenko ainsi que la 54ème Armée du Maj.Gen. D.D. Leliushenko) sont passées à l’attaque.
L’objectif du Front de Kiev est la ville de Tchernigov qui est défendue par le XXIV AK du Général von Schweppenburg. Même affaiblies par la longue campagne ces troupes sont en mesure de freiner très sérieusement l’attaque soviétique, imposant l’engagement précoce de la 17ème armée. Par contre, le front de la Desna supérieure rencontre une bien moindre résistance de la part du XXXIX AK qui a concentré une partie de ses meilleures forces au nord de Bakhmash. Aussi, à la fin de la journée, les troupes soviétiques auront fait p ès de la moitié du chemin les séparant de Ména.
Vers midi passé il devient clair pour Guderian et von Manstein, qui sont toujours à Pryluky, que l’objectif ennemi est de réaliser un double encerclement avec d’une part les forces soviétiques se rejoignant à Pryluky et de l’autre à Tchernigov. Guderian insiste sur la nécessité impérieuse de conserver ouverte la route Tchernigov-Nizhin-Pryluky. Puis, vers 14h il part par la route vers Nizhin. En fait, sa voiture sera mitraillée à trois reprises. Si Guderian s’en sort sans une égratignure il peut constater le chaos créé sur les voies de communication par les attaques constantes des VVS.

Opération URANUS

L’opération Uranus est lancée de manière légèrement décalée. L’opération « Konnitsa » démarre vers 11h00 tandis que Kosa (qui vise le corps Hongrois) démarre vers 10h00.

« Kosa » (la Faux)

Le scénario de Kosa est le même que pour les opérations de « Mars ». Après une préparation d’artillerie où s’illustrent la 31ème division d’artillerie, les 67ème , 103ème et 107ème Brigades, les 437ème et 507ème régiments et une brigade de mortiers spéciaux et deus régiments, la 10 ème armée (Ltn. Gen. Golikov) passe à l’attaque appuyée par une brigade lourde et une brigade « normale » blindées. Le choc est très violent sur les unités hongroises qui défendent le secteur et, vers midi, la 1ère division blindée (Pancelos Hadoszatly) a perdu près de 80% de ses chars. À 15h Bagramian, commandant du 2ème Front d’Ukraine, donne l’ordre au Corps de cavalerie « Don » (Ltn. Gen Pliev) de passer à l’attaque dans la brèche ainsi ouverte.

Konnitsa (Cavalerie)

L’opération « Konnitsa » commence avec une préparation d’artillerie minimale (35 minutes). Les troupes soviétiques attaquent dans le secteur tenu par les troupes slovaques et où de nombreux déserteurs leur ont fait part de la réticence de leurs compatriotes à marcher avec les allemands. L’attaque, initialement menée par des unités de la 6ème armée, est rapidement relayée par l’introduction d’un « corps mobile », le « Groupe Mobile Katukov » (du nom de son commandant le Maj. Gen M.E. Katukov). Le commandant du 1er Front d’Ukraine, le General Kirponos a pris le risque d’une introduction précoce de son élément de manœuvre compte tenue de la faiblesse de l’opposition, et ce pari s’avère payant. Très rapidement la percée des troupes soviétiques devient une large brèche et Andryushivka tombe vers 15h30.

Le LII AK du Général von Briesen est coupé en deux. La 101e division allemande d’infanterie légère (Général Marcks) qui tente de s’opposer à la percée soviétique est largement pulvérisée, son chef gravement blessé.



C’est bientôt la panique à l’Etat-major de von Rundstedt à Vynnitsa. Ce dernier joint von Kleist vers 12h30 et ce dernier désigne le XXIX AK du général Henrici pour tenter de s’opposer à la percée depuis le sud. Henrici, joint vers 13h00 s’engage à faire bascule la 13e Panzer, mais cette dernière est à plus de 60 km du lieu de percée. Un appel désespéré à la Luftwaffe va se traduire par les engagements parmi les plus féroces que l’on ait vu jusque-la de la guerre aérienne avec près de 200 appareils allemands affrontant plus de 550 appareils soviétiques. Quand tombe la nouvelle de la capture de Andryushivka, le quartier général de von Rundstedt prend alors conscience du désastre qui menace la II. PZA. Alors que les chars soviétiques continuent d’avancer à la lumière des phares, à 18h30 von Rundstedt appelle le QG de l’OKW pour parler avec Keitel, puis avec von Brauchitsch et enfin avec Halder. Il leur signale la gravité de la situation, qui est d’abord minimisée par ses interlocuteurs. Ces derniers sont encore sous le coup de la conversation qu’ils ont eu vers 17h15 avec Guderian et qui leur indiquait qu’une attaque certes sérieuse était en cours mais qu’il pensait pouvoir en venir à bout. Von Rundstedt a beau leur indiquer que ce sont en réalité deux offensives majeures auxquelles les forces allemandes sont confrontées, les dirigeants de l’OKW et de l’Etat-major général sont d’abord incrédules. Ce n’est que vers 22h00 que la situation commence à s’éclaircir lors de la conférence avec Hitler. Ce dernier entre dans une colère folle contre les Slovaques (« des traîtres, bons à fusiller ») et contre les Hongrois. Il refuse d’envisager toute idée de repli.

Dimanche 22 Novembre.

Le temps se radoucit un peu, mais se couvre aussi, ce qui limitera l’activité des forces aériennes des deux côtés. Guderian est réveillé vers 02h00 du matin et informé à la fois de la décision de Hitler amis aussi de la dégradation de la situation sur ce qui est la branche « Sud » de Typhon. Il essaye de joindre alors l’Etat-major de von Kleist et n’y parvient que vers 03h50. Ce dernier l’informe de la manœuvre qui est tentée par Henrici, ce qui rassure – très provisoirement – Guderian.

En effet, les plus grands progrès sont enregistrés ce 22 novembre par les forces soviétiques du côté d’Uranus. Au sud, dans le cadre de « Kosa », le Corps de Cavalerie “Don” (Ltn. Gen Pliev) accélère son avance ayant reçu en renfort la 293ème Brigade blindée, la 296ème Brigade « lourde » blindée, et surtout la 410ème Brigade Anti-Chars. Bousculant ce qui reste des forces hongroises, le Corps capture la ville de Pogrebychtche vers 12h30. Ayant été informé du mouvement de la 13ème Pzr par des avions d’observations (les petits Po-2 qui peuvent se glisser sous le manteau nuageux), Pliev se met en défense. Quand la 13e Pzr débouche, soit vers 15h après un mouvement de plus de 80 km depuis ses bases de départ, elle se heurte à la concentration des feux de 2 brigades « lourdes » blindées (un total d’environ 100 chars dont plus de 40 KV-ID) et de la brigade anti-chars. Les troupes allemandes, qui espéraient atteindre Pogrebychtche avant les Soviétiques, sont surprises et la bataille de rencontre tourne au désavantage de la 13e Pzr (qui n’a plus à ce moment que 63 chars). Après avoir perdu près de 45 chars (contre plus de 80 pour les brigades soviétiques) elle doit se replier, abandonnant les chars détruits sur le terrain. Ceci provoque une violente altercation entre Henrici et Düvert (le commandant de la 13e Pzr), mais à 19h00 il est clair que la 13e Pzr est dans l’incapacité de remonter une autre attaque et qu’il faut attendre au minimum l’arrivée d’une division d’infanterie. Ceci est d’autant plus difficile que Rokossovsky, le commandant du 4ème Front d’Ukraine, a lancé à l’attaque la 14ème Armée et fixe les forces allemandes du XLVIII Panzerkorps, (von Obstfelder). Von Kleist, après en avoir conféré avec Henrici agréé cependant au déplacement de la 25e Infanterie-Division (mot) de Clößner pour remonter une attaque sur Pogrebychtche. Mais il est clair, alors, que cette division ne sera en place que le lendemain.

Pendant ce temps, le « groupe mobile Katukov » qui a profité de l’écroulement des divisions slovaques continue sa marche vers le sud-ouest, en dépit d’attaques sporadiques de la Luftwaffe. Vers 15h30 le 121ème Corps Blindé fait son entrée à Kozyatyn et balaye un groupe improvisé d’une vingtaine de chars (mais qui ne sont de que Pz.38(t) ou des Pz.III) et de 8 automoteurs « Marder », commandés par des officiers d’Etat-major de la IIe PzA ! En effet, une partie de l’Etat-major de von Kleist est à Kozyatyn (en particulier l’Etat-major « logistique ») et il est surpris par la rapidité de l’avance Soviétique. L’évacuation se fait dans le chaos le plus complet, et de nombreux ordres de destruction ne sont pas exécutés. La prise de Kozyatyn est particulièrement grave car c’est là que se situe l’une des bases logistiques de Typhon-Sud. Dans la soirée, les hommes de Katukov découvrent des magasins plein de ravitaillement et surtout plus de quarante chars et vingt canons d’assaut en réparation, que les hommes des bataillons d’entretien n’ont pas eu le temps de faire sauter. Quand von Kleist apprend la prise de Kozyatyn, il est catastrophé. Non seulement les deux pinces de l’encerclement ne sont plus qu’à une vingtaine de kilomètres l’une de l’autre, mais surtout une partie de la logistique de la II PanzerArmee est perdue. Se rendant compte de l’extrême gravité de la situation, il convoque les chefs de corps pour une conférence à Tarachtcha. La réunion se tient vers 22h. Il est clair pour tous que Kozyatyn doit être reprise coûte que coûte. La décision de constituer un puissant « KmpfGruppe » sous les ordres de Sepp Dietrich est prise mais il faut le temps de l’assembler. Il est décidé de lui attribuer la 25e Infanterie-Division (mot) de Clößner qui avait été chargée de reprendre Pogrebychtche et de lui adjoindre la 16e Pzr (Hube) et la Leibstandarte SS Adolf Hitler. Les ordres partent vers minuit, mais les ordres initiaux de la 25e Division doivent être contremandés.

Sur Typhon-Nord, où le temps est un petit peu moins mauvais que sur le sud, Guderian affronte toujours la concentrations des attaques soviétiques. Les VVS vont monter plus de 550 sorties contre 150 pour la Luftwaffe.
Tandis que von Manstein (LVI AK) déplace ses troupes vers le nord de Pyryatyn, les forces du 3e PanzerGruppe de von Hoth doivent faire face à l’introduction par les Soviétiques de la 5ème Armée Blindée de Tchernyakovsky sur le front de la Seym. Si la progression de la 1st Armée de Choc du Ltn.Gen. R.Y. Malinovsky peut être freinée vers Pryluky, l’introduction de la 5ème Armée blindée, qui commence à remonter vers le Nord-Ouest menace immédiatement les forces couvrant Bakhmash d’encerclement. Le danger ici apparaît moindre à Guderian que celui qui pèse sur ses lignes de communications. Lors d’une conférence qui se tient vers midi à Nizhin, il réaffirme l’importance de tenir la ligne Pryluky-Pyryatyn, sous peine de connaître un encerclement.
Cependant, à ce même moment une nouvelle crise se dessine plus au Nord. Parti du Front de la Desna Supérieure, la 54ème Armée de Leliushenko menace Mena et risque de pénétrer le dispositif allemand vers Tchernigov. Il faut donc que le XXXIX AK de Schmidt contre-attaque. Ce qu’il fait à partir de 14h30 et s’il arrive à arrêter les troupes soviétiques avant Ména, c’est au prix d’une cinquantaine de chars. Le 3e PanzerGruppe doit donc faire face à deux batailles d’importance. Vers 16h, les chars de la 12e Pzr de Harpe - qui font mouvement vers le sud-ouest de Bakhmash - sont très sévèrement accrochés par Tchernyakovsky, et en particulier par les hommes du « Groupe Mobile Rybalko » (les 119th Corps Blindé et 136th Brigade (Lourde) Blindée).
Dans cette « bataille de rencontre » l’esprit d’offensive de Rybalko fait merveille et si les pertes en chars des Soviétiques sont plus importantes que celles des Allemands, environ 90 chars détruits contre 56 à la 12e Pzr, cette dernière à la nuit n’a plus que 12 chars et 9 canons d’assaut a son effectif.

Pendant ce temps, Tchuikov continue de pousser la 61st Armée (Maj.Gen. A.M. Gorodnyansky). L’opération « Pluie » (Dozhd’) repousse le XLVII. Panzerkorps, (Lemelsen) et les Soviétiques espèrent bien pouvoir atteindre rapidement la route et la voie ferrée qui vont de Nizhin à Pryluky. Seul Vatoutine ne peut se targuer de succès comparables. La 17ème Armée motorisée du Maj.Gen S.I. Oborin n’avance que lentement en direction de Tchernigov, car le XXIV. Armeekorps, (von Schweppenburg) engage la totalité de ces moyens.

À la nuit, Guderian tient une autre conférence avec ses chefs de corps et décide d’extraire les forces qui couvrent Bakhmash pour pouvoir s’assurer d’une réserve blindée suffisante pour tenir ouvertes ses voies de communications.
Il confère aussi par radio avec Von Rundstedt sur la situation de Typhon-Sud. Le maréchal, assez raide car appréciant peu l’égo de Guderian, lui dit tout de go qu’il ferait mieux de retirer ses troupes du piège dans lequel elles menacent d’être enfermées et que, quant à lui, il va demander à Hitler l’autorisation de replier les troupes de Typhon-Sud.

_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 00:37    Sujet du message: Répondre en citant

Voici la suite, avec les premiers craquements dans la structure du commandement allemand.

F

----------
23 Novembre 1942.

À 00h45 Von Rundstedt et Von Kleist a une nouvelle conférence – par radio-téléphone – avec Halder et von Brauchitsch. Il insiste sur la nécessité de permettre à la II. PZA de procéder à un repli tactique, rendu inévitable par la perte de Kozyatyn. Keitel et Jodl rejoignent la conférence vers 01h25. Les chefs militaires à Rastenburg ont du mal à comprendre l’urgence et il est convenu que von Rundstedt viendra en parler. Cependant une profonde ambiguïté marque cette conférence qui se termine vers 02h30. Pour von Rundstedt, von Kleist, von Brauchitsch et Halder, la manœuvre offensive de Sepp Dietrich est le prélude à un regroupement sur une ligne Vynnitsa-Zhitomir. Mais pour Keitel et Jodl il ne s’agit que de garantir un couloir protégé, même s’ils admettent que la II PZA peut être conduite à abandonner une bande de 15km à 25km en particulier vers le Dniepr. Vers 02h50 Von Rundstedt ordonne au XLIX AK d’envoyer la 68. Infanterie-Division (Braun), avec les 296. Infanterie-Division (Stemmermann) et 71. Infanterie-Division (von Hartmann) (prélevées sur le IV. AK) de von Schwedler, pour constituer « l’enclume » de l’opération désormais appelée « Forges de Thor ».

Guderian, qui tente aussi de joindre Rastenburg ne peut avoir que des responsables de grades moins élevés. Très en colère, il décide lui aussi de se rendre au Quartier Général pour l’informer des dispositions qui doivent être prises d’urgences.

Pendant ce temps, les troupes soviétiques se ravitaillent, remplissent les réservoirs de leurs engins blindés, et se reposent un peu. À Pogrebychtche, la 10ème Armée de Golikov vient remplacer le Corps de cavalerie du Don, et les hommes de Pliev reprennent leur marche en avant dès 06h30. Le « Groupe Mobile Katukov » ne s’endort pas non plus sur ses lauriers. Après s’être ravitaillées, les unités reprennent elles aussi leur marche en avant. Cependant, le fait le plus marquant est l’entrée en lice de la 6ème Armée (Ltn.-Gen. N.I. Muzychenko) qui borde le flanc droit de Katukov.
Alors que se lève un pale soleil (suite à l’arrivée d’une zone de haute pression) avec une légère baisse des températures, les unités de la VVS font sentir leur présence. Elles mèneront plus de 2500 missions offensives dans la zone, dont environ 50% sont consacrées à l’attaque des voies de communication ennemies. En comptant les missions effectuées sur la branche « Nord » de Typhon c’est à un total de plus de 6700 missions offensives que l’on assistera, face auquel la Luftwaffe ne pourra effecteur que 1256 missions offensives. Les VVS perdront au total 143 avions (dont 31 par la FLAK) mais la Luftwaffe perdra quant à elles 107 appareils (dont 21 par la DCA soviétique, très accrocheuse).

Sepp Dietrich commence de dégager la 16e Pzr et la Leibstandarte SS Adolf Hitler. Les colonnes blindées et mécanisées allemandes sont prises à parties par des formations de Il-2 et de I-153, couvertes par la chasse. Les mouvements en sont ralentis et, dès midi, Sepp Dietrich rencontre Von Kleist pour lui dire que l’offensive ne sera possible que dans la journée du 24. Il ne peut d’ailleurs pas procéder à des mouvements trop brutaux en raison des attaques que lancent Rokossovsky à l’Est de l’avancée allemande. À cette heure là, les troupes de Pliev et de Katukov ont déjà fait leur jonction au sud de Kozyatyn et commencent à avancer vers l’Ouest.
Von Rundstedt est, quant à lui, déjà parti en avion pour Rastenburg accompagné du commandant de la 17e Armée (von Stülpnagel), tandis que son état-major évacue Vynnitsa, menacée par l’avance des troupes soviétiques.
Les Soviétiques détectent vers midi les mouvements de troupes allemandes et en tirent les conclusions logiques d’une tentative pour rompre l’encerclement. Une conférence réunit Kirponoss et Bagramyan, qui décident de mettre en défense le groupe mobile Katukov (à l’est) appuyé par des unités du 1er Corps de cavalerie (Maj.Gen. L.M. Dovator), et à l’ouest le Corps « Don » appuyé par des éléments de la 10ème Armée. Vers 16h30 l’annonce de la prise de Zhitomir par les hommes de la 6ème Armée (Ltn.-Gen. N.I. Muzychenko) est le résultat de l’affaiblissement du XLIX AK. Les hommes de la 6ème Armée reçoivent alors pour le lendemain la mission de marcher sur Dzerzhinsk’. Cette nouvelle, apprise par Von Kleist à la nuit tombée fait l’effet d’une douche froide sur les Allemands, qui décident d’envoyer deux groupes autonomes de Panzer et de Panzerjaeger (dans chaque cas environ une compagnie – 22 chars – de PZ-III et de 6 à 10 engins sur base du Pz.38 (t) ou du Pz.II armés de 50-mm L60 ou de 75-mm L48). Ces engins vont manquer cruellement lors de la contre-attaque.





Guderian, absolument furieux de ne pas avoir pu parler à l’Etat-major, est confronté à une nouvelle crise. Alors que les VVS vont effectuer plus de 2300 missions au-dessus des forces allemandes (dont la majorité d’assaut et d’attaque des lignes de communications), il est confronté avec la percée de Tchernyakovsky qui atteint la voie ferrée qui relie Nizhyn à Bakhmash. Venant de l’Ouest, les troupes la 61st Armée (Maj.Gen. A.M. Gorodnyansky), percent vers Pryluky tandis qu’à lest Malinovsky atteint l’Ulay. Le risque d’encerclement des forces couvrant Bakhmash devient une réalité et il faut accélérer l’évacuation mais se profile alors un nouvel encerclement aux conséquences bien plus importantes, celui du LVI AK de von Manstein. Par ailleurs Leliushenko continue d’avancer, prend Mena en fin de matinée, et commence à menacer les troupes défendant Tchernigov. La multiplicité des crises contraint alors Guderian à rester sur place plus longtemps que prévu et à retarder son départ pour Rastenburg

Guderian, après avoir parlé à ses chefs de corps, décide de concentrer le LVIAK autour de Pryluky. Mais, pour se faire, il faut pouvoir circuler et la Luftwaffe n’arrive pas à empêcher les VVS de tirer sur tout ce qui bouge dans les lignes allemandes. Il est clair, pour Guderian que le centre névralgique de la bataille doit être Nizhyn et que Pyryatyn doit être abandonné. Pour ce faire, et couvrir une possible retraite de ses troupes, il donne l’ordre aux chefs de corps (qui l’ont parfois devancé) de constituer des « groupes mobiles blindés » et il envisage de mener une bataille en rapide succession autour de Pryluky, de Ichnya et au sud de Nizhyn.
Cependant, son Etat-major l’informe que la I. PZA ne dispose plus que de 235 chars en unités, dont 145 pour les LVI AK, LVII AK et XLVII AK.



Guderian s’envole enfin, de nuit, vers 19h, pour rejoindre à son tour Rastenburg, où il arrivera vers 23h00.

Nuit du 23 au 24 novembre.

Dès son arrivée, von Rundstedt vers 17h30 a une première conférence avec Halder et von Brauchitsch. Ce dernier, qui semble affaibli par des problèmes cardiaques, introduit alors Keitel et Jodl. Dans le cours de la conférence l’ambiguïté sur la manœuvre de Sepp Dietrich apparaît pleinement. Jodl et Keitel se refusent à croire que la situation est si dramatique, et ce jusqu’à l’arrivée de la nouvelle de la chute de Zhitomir vers 19h00. Jodl et Keitel conviennent alors qu’il faut absolument convaincre Hitler de la nécessité d’un repli. Une nouvelle conférence a lieu à partir de 22h00 (ces messieurs de l’état-major se sont entre-temps restaurés).
Alors que Hitler entre confiant dans la pièce, c’est à une série de mauvaises nouvelles qu’il est confronté. Il s’emporte rapidement et refuse d’entendre même évoquer la possibilité d’un repli. À bout d’argument, von Rundstedt met sa démission en jeu, qui est immédiatement acceptée. Dans la foulée, le commandement de la 17e Armée est retiré à von Stülpnagel, à la suite de la chute de Zhitomir. Hitler fait téléphoner à von Kleist pour lui annoncer qu’il est à compter de minuit le commandant du Groupe d’Armées Sud (HEERESGRUPPE SÜD). La Luftwaffe assurera le ravitaillement des unités encerclées si l’offensive de Sepp Dietrich ne parvient pas à briser l’encerclement, qui – au pire – ne devrait pas durer plus d’une semaine voire 10 jours. La Luftwaffe se fait fort, par l’intermédiaire de Goering appelé à siéger à la conférence, de ravitailler la II.e PZA durant ce temps.
C’est à ce moment qu’entre Guderian, qui subit une harangue de Hitler de 25 minutes, dont il ressort qu’il ne saurait être question d’abandonner le moindre pouce de terrain. Guderian explique que les regroupements auxquels il se livre ont uniquement pour but de casser les offensives soviétiques mais que « Lubny reste solidement entre nos mains ». En fait, à cette heure, Lubny est en passe d’être encerclée par l’avancée des troupes du 3ème Front d’Ukraine et elle est en voie d’évacuation par von Manstein. Guderian est renvoyé sur le terrain avec une vague promesse de « renforts importants » et avec la tache de stabiliser la situation. Il est alors 01h30 du matin le 24 novembre. Le général von Schwedler est nommé à titre temporaire commandant de la 17e Armée, et von Wietersheim le commandant de la II.e PZA. Heinrici est nommé à la tête du Panzergruppe 5.

Les Soviétiques ne restent pas inactifs non plus durant cette nuit. Kirponoss dépêche la 3ème Brigade AC (rattachée à l’armée de Muzychenko) ainsi que la 37ème division d’artillerie, pour faire face à l’attaque allemande venant de l’Ouest. Quant à Bagramyan, il décide de déplacer les réserves d’artillerie (67ème, 107ème Brigades d’Artillerie, les éléments anti-chares de la 31ème Division d’artillerie, les 89ème et 94ème régiments de mortiers spéciaux, 7ème Brigade de mortiers spéciaux) au sud-est de Kozyatyn en s’ancrant sur la mise en défense de Pogrebychtche.
Enguele Enguele Enguele
_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
ladc51



Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 1260
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 08:47    Sujet du message: Répondre en citant

L'ambiance devient glaciale (sibérienne ? Wink ) pour les Allemands...

En attendant la suite avec impatience...
_________________
Laurent
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 6295
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 09:23    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'interroge un peu sur le ravitaillement des troupes soviétiques situées dans le secteur de Kiev, dont le couloir de ravitaillement est relativement étroit et surtout basé sur le Dniepr. Etant donné qu'elles attaquent à la fois vers le sud-ouest (Uranus) et le nord-est (Mars), cette offensive n'est pas limitée dès le départ (sans parler du fait qu'il y a Kiev à ravitailler) ?
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 10:19    Sujet du message: Répondre en citant

Tout d'abord, il n'y a que 2 front concernés (1er Ukraine et Kiev). Le ravitaillement est possible par le Dniepr, surtout dans la mesure où les Allemands vont s'appercevoir (avec du retard) que leurs mines magnétiques fonctionnent mal dans l'eau d'une fleuve.

Ceci implique évidemment des convois réguliers (à cuse des mines) de jour comme de nuit.
Les soviétiques ont de plus une (petite) route le long de la rive gauche du Dniepr.

Le traffic doit être à peu près ce qu'il a fallu pour ravitailler Leningrad, en tablant sur le fait que la population civile est moins nombreuse (mais il y a des usines importantes...) et que les troupes sont à peu de choses près équivalentes.

Que penses tu de mes cartes?

F
_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 6295
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 10:38    Sujet du message: Répondre en citant

Les cartes sont OK, j'avais juste un problème avec la désignation des corps allemands. Certains, blindés, sont notés AK.

Je vais les mettre en ligne rapidement, je vais aussi d'ailleurs remettre en ligne la page des cartes qui est encore sur l'ancien site.

Il faudra évidemment retravailler (et faire un choix !) les cartes pour le tome 2.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Fantasque



Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 1336
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 11:05    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, c'est évident.

mais je vais fournir des cartes pour que l'on puisse suivre les opérations avec précision.

Une fois terminée ma tache avec Uranus, Mars et consorts je vais passer aux opérations dans les pays baltes où je me suis arrété en aout 42.

F
_________________
Fantasque
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Capitaine caverne



Inscrit le: 11 Avr 2009
Messages: 3872
Localisation: Tours

MessagePosté le: Lun Nov 29, 2010 12:11    Sujet du message: Répondre en citant

Chouette, de nouvelles cartes en perspective! Cela pemettra de mieux suivres les opérations qu'en s'usant les yeux sur nos Atlas et Cartes Michelin.
_________________
"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
"Les gens se disent en genéral affamé de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût lorsqu'on la leur sert". Tyrion Lannister.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1942 - Le front russe Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5  Suivante
Page 1 sur 5

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com