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Diplomatie-Economie, Avril 1944
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ChtiJef



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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2022 13:35    Sujet du message: Répondre en citant

Soldatović, un nom qui sent son militaire de père en fils... Rolling Eyes
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2022 13:51    Sujet du message: Répondre en citant

Un monument qui sert encore pas mal de point de ralliement chez les serbes et Bosniaques opposés à Orban.




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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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loic
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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2022 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Aussi, d’accord avec le général Glaise von Horstenau, accepte toutefois de transférer la demande au RLM, pour avis…

Le RLM est le ministère de l'air allemand, ce n'est sans doute pas la bonne cible pour une telle demande. Plutôt à l'EM de la Luftflotte 5 ou du Fliegerführer Balkan.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2022 15:08    Sujet du message: Répondre en citant

On parle de redéployer depuis le front de l'Est une formation croate - ca dépasse le Luftflotte 5. Mettons :

Aussi, d’accord avec le général Glaise von Horstenau, accepte toutefois de transférer la demande à la Luftwaffe, pour avis… de toute façon, le temps que cela remonte toute la hiérarchie !
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loic
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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2022 15:29    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la chrono, on trouve Hrvatska ou Hrvatske (voir moteur de recherche), il faudrait peut-être harmoniser ?

Sauf erreur de ma part, la Légion Aérienne Croate est le 15. Staffel (Kroat)/JG 52.
Dans l'appendice de mars (URSS), le JG.52 est éclaté entre les IV. et IX. Fliegerkorps qui dépendent de la LF4.

Ce serait donc un dialogue entre LF4 et LF5, mâtiné d'interaction politique. En effet, cela peut prendre du temps. Twisted Evil
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Dernière édition par loic le Ven Juil 29, 2022 10:34; édité 1 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Juil 28, 2022 15:35    Sujet du message: Répondre en citant

Exact - à ne pas confondre avec les slovaques d'ailleurs.
Si je puis me permettre, les aviateurs vont très vite se mettre d'accord pour prendre le temps d'en discuter. Mais ... La Croatie étant un animal politique du Reich ..
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2022 00:53    Sujet du message: Répondre en citant

Je reprends, ici aussi, au 13 avril… Version revue, (un peu) corrigée et complétée. J'aime bien la promenade à travers le monde en guerre que cela permet…


13 avril
Hongrie écrasée
Capitulation inutile
Mer de Marmara, 11h50
– Il fait bon et presque beau ce matin sur le Bosphore. Dans le calme de son yacht, Sir Maurice Peterson – ambassadeur du Royaume-Uni en Turquie en remplacement d’un Sir Hughe Knatchbull-Hugessen, récemment remercié par Londres – reçoit en urgence, sur sa vive très insistance, Lázló Veres, envoyé spécial (et secret !) du royaume de Hongrie pour « une démarche de la plus haute importance ».
Peterson n’ignore rien des manœuvres magyares passées, dont il constate comme tout le monde et d’assez loin ce qui semble être le tragique dénouement. Peterson est sans doute l’un des ambassadeurs de Sa Majesté les mieux en cour au Foreign Office. Il fut notamment le farouche défenseur des intérêts britanniques et (une fois n’est pas coutume) français en Espagne, aux heures tragiques de 1940 – au point de récolter les félicitations de Lord Halifax himself. Mais c’est aussi un habitué des basses œuvres de la diplomatie, tractations de couloir et autres coups fourrés à l’orientale. Il connait assez mal la Hongrie et l’Europe centrale, c’est vrai – par contre, il a pu juger sur pièces et rapports de la stérilité des échanges passés. En effet, avant de partir, Knatchbull-Hugessen lui a fait rapport détaillé des tractations en cours.
La surprise de Son Excellence n’est donc pas facile à cacher sous le flegme de rigueur quand il voit débarquer sur le pont de son yacht un Mister Lázló Veres visiblement abattu, qui vient en urgence pour… signer la capitulation de la Hongrie face aux puissances alliées réunies. Capitulation après laquelle les armées des dites puissances se hâteront bien sûr d’entrer sur le territoire magyar afin d’assister Budapest dans sa lutte contre le Reich !
On le comprend, Sir Peterson est perplexe : il n’a pas forcément mandat pour cette démarche, et son visiteur n’a rien pour attester de la réalité de sa mission, sinon le souvenir des discussions passées et un soi-disant accord verbal du Régent par radio. Que dire, que faire ? Suivent quelques minutes de discussion tragi-comique – le Magyar parait convaincu qu’il est possible aux forces des Nations-Unies de pénétrer en Hongrie la fleur au fusil pour défendre la Régence face aux Allemands ! Peterson accepte finalement de transmettre cette demande formelle à Londres, pour instructions. Dans l’attente, Mister Veres est le bienvenu pour déjeuner… Sa démarche, évidemment obsolète, n’ira bien sûr jamais plus loin.
Et les mouettes, planant sur l’onde, se bâfrent des dépouilles de mer.

Yougoslavie déchirée
Pendant le Kiugrás, les travaux continuent
Tirana
– Ivan Šubašić n’est pas franchement concerné par les événements en cours en Hongrie – même s’il est sans doute plutôt satisfait, au fond de lui, que les Magyars paient enfin le prix de leur agression traîtresse d’il y a trois ans. Par contre, l’offensive en cours en Bosnie l’intéresse beaucoup plus – il est probable que les Alliés y gagnent bientôt du terrain, ce qui augmentera mécaniquement le territoire plus ou moins contrôlé par son « gouvernement fantôme ».
Sylvestre Audet aura donc bien besoin de lui pour régler les inévitables contingences ! Et aussi pour discuter avec l’AVNOJ… Ce n’est pas un problème en soi : les Titistes ont déjà prouvé qu’ils n’avaient rien à titre personnel contre le Croate et ses démarches. En réalité, ce serait même plutôt l’inverse. Il y a donc assurément de la place pour un arrangement – du genre qui contenterait chacun sans faire perdre trop visiblement la face à Belgrade.
Encore faut-il pour cela compléter son équipe. Drago Marušič vient enfin d’arriver : après une conversation avec cet homme très compréhensif, Šubašić sait qu’il a trouvé son « délégué général en charge du maintien de l’état de Droit » – en fait, son ministre de la Justice.

Chine-URSS
Dîner d’adieu
Dihua, province du Xinjiang
– Sheng Shicai vient de présider sa dernière réunion du gouvernement de la province du Xinjiang. Le général Zhu Shaoliang dirigera la province par intérim, avec l’aide de l’irremplaçable Li Yingqi, en attendant qu’un nouveau gouverneur, désigné par le KMT, arrive à Dihua. Les troupes déployées au Xinjiang sont placées sous l’autorité de la Commission Nationaliste des Affaires Militaires, dirigée par Tchang Kai-chek en personne – ce qui veut dire que le Xinjiang, au moins du point de vue militaire, est directement rattaché à Chongqing et n’a plus aucune autonomie.
Dans la soirée, Sheng organise un grand dîner d’adieu, auquel sont bien évidemment conviés, outre le général Zhu et tout le gratin de l’administration locale, les consuls soviétique, britannique, américain (qui quittera ses fonctions quelques semaines plus tard) et français. Les diplomates sont très curieux de voir de plus près Zhu Shaoliang. Le lendemain, le consul britannique, Geoffrey Turral, décrira ainsi le général dans un rapport très officiel : « Un type splendide, aux manières directes, avec une mâchoire en forme de bulldozer et un rire éclatant comme un Tommy-Gun… Il boit comme un trou et encaisse comme un consul britannique ».
Pendant que Zhu et les autres consuls organisent un concours pour savoir qui « encaisse » le mieux (les consuls, même le Soviétique, laisseront diplomatiquement gagner le général), Sheng monopolise Joseph Hackin pour un entretien discret, en présence seulement du secrétaire particulier du gouverneur (le consul parle fort bien chinois). A la surprise du Français, il ne va être question ni de politique (à sa grande satisfaction), ni d’archéologie (à son grand regret). Sheng se passionne apparemment pour l’aviation : « J’ai constaté que vous utilisiez un remarquable petit bimoteur, quelle belle machine ! Je n’ai jamais eu le plaisir de voler sur ce type d’appareil et j’aimerais vous demander une faveur : prêtez-le moi pour faire le voyage de Chongqing, demain. Je sais qu’il ne peut embarquer que six passagers, mais ma femme et mes enfants sont partis par la route la semaine passée et je voyage léger ! Je n’aurai avec moi que mes deux gardes du corps et quelques bagages. »
Que répondre au futur ministre ? Oui, évidemment ! Même si Monsieur Sheng, en souhaitant une bonne nuit au consul Hackin, ajoute : « Il serait bon de veiller attentivement sur votre petite merveille volante. Les Rouges ont des agents partout, n’est-ce pas. » Sitôt rentré au consulat, Joseph Hackin, perplexe, fait venir le lieutenant-prince Alexieff, qui comprend très vite : « Ne vous inquiétez pas, Monsieur le consul. Je vais perrsonnellement surrveiller le Goéland, avec deux de mes hommes. »
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John92



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MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2022 09:02    Sujet du message: Répondre en citant

Retour de vacances. Bonjour à tous.

Il fait bon et presque beau ce matin sur le Bosphore. Dans le calme de son yacht, Sir Maurice Peterson – ambassadeur du Royaume-Uni en Turquie en remplacement d’un Sir Hughe Knatchbull-Hugessen, récemment remercié par Londres – reçoit en urgence, sur sa vive très (très vive ?) insistance, Lázló Veres, envoyé spécial (et secret !) du royaume de Hongrie pour « une démarche de la plus haute importance ».
...
Mais c’est aussi un habitué des basses œuvres de la diplomatie, tractations (répétition) de couloir et autres coups fourrés à l’orientale. Il connait assez mal la Hongrie et l’Europe centrale, c’est vrai – par contre, il a pu juger sur pièces et rapports de la stérilité des échanges passés. En effet, avant de partir, Knatchbull-Hugessen lui a fait rapport détaillé des tractations (discussions ? ) en cours.
...
On le comprend, Sir Peterson est perplexe : il n’a pas forcément mandat pour cette démarche, et son visiteur n’a rien pour attester de la réalité de sa mission, sinon le souvenir des discussions (répétition, négociations ?) passées et un soi-disant accord verbal du Régent par radio. Que dire, que faire ? Suivent quelques minutes de discussion tragi-comique – le Magyar parait convaincu qu’il est possible aux forces des Nations-Unies de pénétrer en Hongrie la fleur au fusil pour défendre la Régence face aux Allemands !
...
Je vais perrsonnellement surrveiller (personnellement surveiller ) le Goéland, avec deux de mes hommes. »[/i][/quote]
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John92



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MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2022 09:06    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
On parle de redéployer depuis le front de l'Est une formation croate - ca dépasse le Luftflotte 5. Mettons :

Aussi, d’accord avec le général Glaise von Horstenau, accepte toutefois de transférer la demande à la Luftwaffe, pour avis… de toute façon, le temps que cela remonte toute la hiérarchie !


à l'OKL?
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MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2022 09:19    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
On le comprend, Sir Peterson est perplexe

Sir Maurice, ou alors Peterson, mais pas Sir Peterson
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 18, 2022 20:14    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour vos corrections – je signale simplement à John que "Perrrsonnellement" exprime l'accent russe prononcé de celui qui parle.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Aoû 20, 2022 17:11    Sujet du message: Répondre en citant

14 avril
Hongrie écrasée
Larmes de crocodiles
Dans le monde…
– La nouvelle de la “démission” du régent Horthy et de la mise en place du gouvernement Szálasi ne trompe personne sur la planète – mais elle n’émeut pas davantage. Du point de vue des puissances alliées, ce n’est jamais que la triste et logique continuité de six années d’égarement qu’elles n’ont pas pu empêcher. Les articles sont donc courts, les hommages rares et peu sincères – ce n’est pas comme si le royaume d’Hongrie n’était pas depuis trois ans un adversaire des Nations-Unies. En général, d’ailleurs, la presse parle moins de Budapest que de Berlin, afin d’insister une fois encore sur l’évidente nature criminelle du régime nazi et sur le fait qu’il est assurément indigne de confiance, ce qui exclut donc toute négociation avec lui. En revanche, les titres roumains et yougoslaves (ainsi que certains journaux clandestins slovaques) se livrent contre le vieux Régent à un exercice de Schadenfreude pour le moins acide – c’est de bonne guerre, sans doute. Et leurs lecteurs n’iront pas les contredire sur ce point…
Pour le reste, le conflit continue, voilà tout – tant pis pour les Hongrois. Les Roumains ou les Italiens ont eu plus de chance. En privé, Churchill devait même affirmer : « Toute cette histoire de retournement hongrois n’a jamais eu la moindre chance d’aboutir. Nous ne le souhaitions même pas – il s’agissait simplement pour nous de tromper Mister Hitler sur la direction que prendrait notre prochaine offensive. Tout ce que les Huns utilisent pour écraser la tête des Hongrois, nous ne l’avons pas face à nous sur le champ de bataille. » Un calcul aussi efficace que cynique – mais il est vrai que l’accord du Prime minister avec Staline tient toujours. Tant pis si ce sont des Hongrois juifs, communistes ou démocrates qui paieront l’addition.
Reste que, du point de vue des populations d’Europe de l’Est, Britanniques et autres Occidentaux souffriront longtemps du crédit disparu de ceux qui n’ont rien fait par trois fois : en 1938, en 1943 et en 1944.

Pologne
Esprit d’adaptation
Admiralty House, Whitehall (Londres)
– Avec le naturel de l’évidence, les forces navales polonaises en exil aboutissent à un accord analogue à celui de leurs collègues des forces terrestres et aériennes. La marine n’a jamais été l’arme préférée de Varsovie – c’est bien normal pour une nation continentale exclusivement ouverte sur la Baltique. Et les forces de cette arme – surtout en exil – sont taillées en conséquence : 5 000 hommes à peine, servant pour l’essentiel sur les destroyers Burza, Slazak, Orkan, Blyskawica, Garland et Piorun ainsi que sur les sous-marins Dzik et Sokol. Pour la plupart, des bâtiments construits et prêtés par les Britanniques. Chacun verra cela comme un arrangement conclu avec un bailleur compréhensif…

Chine-URSS
Une victoire de l’aéronautique française
Aérodrome de Dihua, province du Xinjiang, peu après le lever du soleil
– Sheng Shicai s’apprête à prendre l’avion pour Chongqing. Le corps diplomatique local est là au grand complet (soit les quatre consuls), ainsi que le général Zhu Shaoliang et l’équivalent local des corps constitués. A la surprise de tout ce beau monde, le gouverneur se dirige droit vers le consul français : « Alors, votre avion est-il prêt ? chuchote-t-il. Tout s’est bien passé cette nuit ? » C’est le lieutenant-prince Alexieff qui répond, dans un chinois heurté mais fort compréhensible : « A merrveille, Votrre Excellence. Vers quatrre heurres du matin, quelques individus mal intentionnés ont tenté d’entrrer dans le hangarr, mais nous les avons rreçus comme ils le mérritaient. J’ai moi-même abattu l’un d’eux, cette verrmine rrouge porrtait un sac plein d’explosifs ! »
Le gouverneur s’épanouit et se dirige vers le Caudron. Le général Zhu intervient : « Monsieur le ministre, le DC-3 envoyé par Chongqing vous attend ! » Mais le gouverneur a décidé de se faire plaisir, le DC-3 est une trop grosse machine et avec le Goéland – quel nom poétique, n’est-ce pas – il verra mieux la Chine d’en haut. « Votre Excellence, s’exclame son secrétaire, nous avons fait charger à bord du DC-3 plusieurs caisses d’archives et une centaine de kilos de… spécimens minéralogiques, qui ne sauraient trouver place à bord de l’élégante mais fort petite machine volante française. Ne souhaitez-vous pas garder un œil dessus ? » Sheng s’arrête : « Mais comme vous avez raison ! Quel dévouement vous montrez, mon cher ami ! Ecoutez : je vous confie le tout. Accompagnez les caisses à bord du DC-3, gardez sur elles l’œil d’une mère attentive sur ses enfants, vous pourrez revenir dès demain à Dihua par le même avion pour reprendre vos fonctions. Dans l’intervalle, bien sûr, je vous aurai récompensé comme vous le méritez. » Le secrétaire reste muet, frappé de stupeur. Sheng se hâte de serrer des mains à la ronde et d’échanger des politesses bavardes mais nécessaires avec les principaux assistants, puis il embarque dans le C.440, qui s’envole bientôt, suivi un moment plus tard par le DC-3. Monsieur Li, toujours efficace, s’est assuré que le secrétaire, malgré une certaine réticence, montait bien dans le second appareil.
………
Chongqing – Quand le Goéland le dépose sans incident à l’aéroport de la capitale provisoire, Monsieur Sheng constate que le comité d’accueil semble étonné de le voir débarquer du petit avion français. Il semble même que, contre tous les usages, ni discours de bienvenue ni rafraîchissements n’aient été préparés. Enfin, l’important est que Sheng, ses deux gardes du corps et leurs bagages (deux valises pour Sheng, un sac pour chaque garde, plus six petites mais lourdes caisses) soient arrivés à bon port.
En revanche, on est sans nouvelles du DC-3…


15 avril
Pologne
Esprit d’adaptation (bis)
Territoire de la République polonaise « libéré » par l’Armée Rouge
– Le Lt-colonel Jan Mazurkiewicz “Radoslaw”, ancien commandant des troupes de choc de l’Armia Krajowa et parmi les principaux officiers de l’état-major de la 1ère Armée polonaise, lance à la radio et dans la presse un vibrant appel à ses compatriotes anciens membres de l’AK vivant en zone libérée des Allemands. Il leur demande de « se révéler » et de profiter de « l’offre qui leur est faite de participer à la libération de leur pays ». Cette proposition, crédibilisée par l’attitude de l’ancien gouvernement en exil et la proclamation de la Seconde Union de Lublin, sera entendue – dans les semaines à venir, pas moins de 30 000 personnes sortiront de l’ombre pour aller revêtir l’uniforme proposé par les Soviétiques. C’est plus qu’assez pour remettre à flot une armée durement saignée par les événements de Varsovie…
Le geste sera toutefois accueilli avec désapprobation par plusieurs officiers de l’AK parmi les plus nationalistes – certains n’hésitant même pas à soupçonner Mazurkiewicz d’avoir été retourné par les Rouges (15). Et de fait, le NKVD contrôle attentivement le recrutement. Sans oublier, bien sûr, de noter minutieusement les noms de chacun des engagés, ainsi que ceux de leurs proches…

Yougoslavie déchirée
Pendant les combats, les travaux continuent
Tirana
– Le Délégué général à l’administration des territoires yougoslaves libérés, Ivan Šubašić, a pris sa plus belle plume pour écrire au ministre Léon Blum, afin de lui faire rapport de ses démarches en cours aux confins du territoire yougoslave. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Croate est optimiste ! Sa prose en témoigne, en dépit des circonstances tragiques que traverse son pays.
………
« Monsieur le ministre de la République, [ajout manuscrit] Cher Ami
Suite à notre conversation d’il y a déjà trois semaines sur la terre libérée de France, je reviens vers vous pour vous donner en personne des nouvelles de la démarche que vous avez bien voulu me confier. Celle-ci paraît pour l’heure couronnée de succès ! De fait, les territoires sous la responsabilité de vos armes sont situés aux marges du Royaume, dans des régions traditionnellement sous-dotées en infrastructures et en fonctionnaires. L’arrivée de mes services, lesquels se renforcent naturellement avec le temps comme avec l’avance de vos troupes, ne peut donc qu’être bien accueillie par une population si éprouvée par une occupation cruelle, ainsi que par vos propres responsables, assez heureux, je dois bien le dire, de laisser à d’autres le soin de gérer les… subtilités locales.
Notre administration militaire provisoire est certes encore embryonnaire, mais elle prend racine. Suppléant aux manques de ces dernières années, ainsi qu’au vide béant laissé par les victimes que nul n’a remplacé – en effet, pour l’heure, le gouvernement royal n’a pas les moyens ou la volonté de combler cette vacance. Comme vous pourrez le constater à la lecture des rapports ci-joints, notre organisation ne manque pas de projets, voire de réalisations déjà engagées, sous l’égide des responsables ci-dessous, dont je soumets à votre approbation la nomination formelle, quoiqu’a posteriori :
– Sava Kosanović : chargé des relations entre les forces de police civile et militaire ;
– Général Borisav Ristic : chargé des liaisons entre la 2e Armée française, l’AVNOJ et Belgrade ; également responsable de la distribution du ravitaillement aux troupes yougoslaves “non régulières” ;
– Emanuel Cuckov : délégué spécial en Macédoine ;
– Isidor Cankar : représentant de l’administration provisoire auprès des autorités tierces ;
– Drago Marušič : délégué général en charge du maintien de l’état de Droit.
Vous constaterez la qualité des personnes engagées en si peu de temps, signe évident de l’espoir qu’inspire notre démarche, tout comme de son évident avenir. Je ne peux donc que vous encourager, Monsieur le ministre, à continuer de soutenir la mission que vous avez bien voulu me confier. Elle ne peut que réussir, entre patriotes de bonne volonté.
A ce propos, je me dois de vous informer des quatre points suivants.
(i) Afin de prévenir tout chevauchement de responsabilité entre mon organisation et celle que le gouvernement royal pourrait éventuellement être tenté de mettre en place au fil du temps, il me paraît indispensable que le commandement de la 2e Armée française conserve le contrôle des activités civiles dans toute la zone dont il a la charge, évidemment dans un but d’efficacité militaire. Cette explication devrait satisfaire tout le monde ; elle permettra surtout à mes propres responsables de consolider leur assise au profit de tous et notamment des soldats sur le front.
(ii) Au contraire de ce que nous pouvons redouter de la part du gouvernement royal, nos relations avec les forces du maréchal Tito ne posent pas de problème particulier. L’AVNOJ, malgré sa pléthore d’institutions politiques, manque de cadres expérimentés et surtout d’une légitimité immédiate lui permettant d’actionner sans contrainte les reliquats d’administration qu’il a déjà rencontrés ou qu’il pourrait rencontrer dans l’avenir. En cela, notre intermédiaire offre à tous une solution convenable et apaisante.
(iii) J’envisage d’envoyer assez rapidement Monsieur Cankar faire une tournée discrète des capitales européennes, sous le couvert de la mission que m’a confiée votre gouvernement, afin de procéder à diverses prises de contact et de faire des achats de première nécessité concernant en particulier des vivres (voir liste ci-jointe). Est-il envisageable que la République française débloque à ce sujet une ligne de crédit, selon la modeste estimation présentée ci-après ? Vous conviendrez assurément avec moi de l’urgence de ces achats et de leur caractère humanitaire, qui ne peut que contribuer à consolider l’image de libérateurs dont les forces alliées bénéficient dans la région, y compris auprès de populations autrefois tentées par les sirènes de la Collaboration. Les vivres achetés seraient bien sûr distribués par les services du général Borisav Ristic, avec la contribution des forces de police placées sous l’autorité de Monsieur Kosanović.
(iv) Enfin, je sollicite de votre part l’envoi dans des camps d’internement discrets gardés par vos armées d’un certain nombre de ressortissants yougoslaves suspects de crimes et d’actes de Collaboration graves durant la période d’Occupation. Ceux-ci sont actuellement prisonniers des maigres forces de Monsieur Kosanović – lequel les a lui-même reçus de Monsieur Cuckov, qui a eu le plus grand mal à les arracher aux griffes de divers potentats locaux ! En effet, sur ce sujet comme sur tant d’autres, il est à craindre que seul le temps permette à la Justice de faire son œuvre. Dans une période où les règlements de compte et les coups de poignards perfides sont légion, seule une instruction rigoureuse reposant sur les faits recueillis par une enquête solide permettra aux citoyens yougoslaves de reprendre confiance en leurs institutions judiciaires, et par suite de recourir à elles plutôt qu’à la sombre vengeance. Monsieur Marušič et sa poignée de juristes s’y emploient déjà, à la mesure de leurs effectifs évidemment insuffisants, et à côté de leur tâche principale, ingrate et discrète mais pourtant essentielle : la construction d’un cadre légal convenant à la totalité de nos actions.
Je sollicite évidemment votre approbation sur tous ces points, et vous informe dès à présent de mon souhait de continuer à recruter et regrouper autour de moi tous les gens de bien, dans un esprit de concorde et de construction humaniste.
Vous priant de croire en ma volonté indéfectible d’aider de mon mieux mon malheureux pays, en attendant d’assister à l’inévitable et heureuse réconciliation nationale, je vous prie de croire, Monsieur le ministre…
[Ajout manuscrit] Comptant sur votre plein soutien, que je sais à la hauteur de l’amitié entre nos deux Nations, recevez, Cher ami, à mes plus sincères salutations."

………
On ne saurait nier le fait qu’Ivan Šubašić a foi en l’Homme ! Cependant, malgré son optimisme peut-être excessif, la missive fera tout de même plaisir à son destinataire – lequel ne manquera pas de satisfaire toutes les demandes de celui qui est aussi son envoyé. Après tout… et si c’était cela qui manquait en Yougoslavie : un peu d’optimisme ?

Note
15- Le capitaine Stanisław Sojczyński (ancien commandant du district de Częstochowa) sera encore plus explicite en qualifiant Mazurkiewicz de « traître » dans une lettre ouverte. Toutefois, celle-ci ne devait pas être très diffusée en dehors du cercle très fermé des Polonais exilés – et ceci, au surplus, bien après la guerre.


Dernière édition par Casus Frankie le Dim Aoû 21, 2022 10:32; édité 1 fois
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John92



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MessagePosté le: Dim Aoû 21, 2022 10:27    Sujet du message: Répondre en citant

Les articles sont donc courts, les hommages rares et peu sincères – ce n’est pas comme si le royaume d’Hongrie (de Hongrie ?) n’était pas depuis trois ans un adversaire des Nations-Unies.
...
« ...
A ce propos, je me dois de vous informer des quatre points suivants
. ( : ??)
...
[Ajout manuscrit] Comptant sur votre plein soutien, que je sais à la hauteur de l’amitié entre nos deux Nations, recevez, Cher ami,
à (à supprimer ? ) mes plus sincères salutations."
...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Aoû 21, 2022 10:32    Sujet du message: Répondre en citant

Merci John - j'ai ajouté une numérotation dans la lettre.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Aoû 21, 2022 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

16 avril
Chine-URSS
Bienvenue, Monsieur le ministre
Chongqing
– L’homme, dont Sheng Shicai n’a pas bien compris le nom, est gris, ou pour mieux dire, incolore – couleur de muraille. Il a été fouillé par l’un de ses gardes du corps, mais ne porte aucune arme. Et il est très respectueux, donnant à Sheng du « Monsieur le ministre de l’Agriculture et des Forêts » long comme le bras. Il a commencé par féliciter Sheng pour sa nomination, avant de lui demander si son voyage de la veille s’était bien déroulé, de lui confirmer qu’on n’avait toujours aucune nouvelle du DC-3 et de s’enquérir de la santé de l’épouse et des deux enfants de Sheng. Tous trois sont arrivés un peu plus tôt à Chongqing avec un convoi d’une cinquantaine de camions transportant une tonne et demie d’or et quinze tonnes d’argent, que Madame Sheng, l’honorable Qiu Yufang, a su mettre en sûreté. Enfin, l’homme n’a pas parlé des camions, ni de l’or et de l’argent, mais Sheng est convaincu qu’il est au courant. De même qu’il est certain que ce monsieur vient de la part du Généralissime en personne.
Après les politesses vient l’heure des choses sérieuses. « Mon humble personne est ici, Monsieur le ministre de l’Agriculture et des Forêts, pour vous indiquer que le gouvernement de la République, à son grand regret, manque de moyens pour garantir la sécurité de tous ses membres. La guerre contre le Japon est très coûteuse, la moindre sapèque est importante et les administrations provinciales sont parfois réticentes à participer à la tâche commune. C’est pourquoi, à mon immense regret, je dois vous proposer de participer au financement de la sécurité du gouvernement par un don généreux et régulier. »
Sheng reste un instant muet. Mais bon, après tout il est arrivé vivant. Et on ne lui a envoyé que ce petit bonhomme gris, pas un commando de tueurs. On ne lui a même pas fait reproche d’avoir reçu un message de félicitations de Moscou signé Beria (commissaire du Peuple aux Affaires Intérieures) et non Molotov (commissaire aux Affaires Etrangères). « Je comprends. La tâche est lourde et chacun se doit d’y concourir, pour le bien de la République !… Combien ? »
Le bonhomme gris baisse un peu la voix : « D’après les augures, douze est un chiffre favorable, n’est-ce pas la somme de huit et de sa moitié ? » Sheng hoche la tête, aucun doute, le chiffre douze est excellent ! Le bonhomme reprend : « Donc, douze… mille. » Il laisse passer un instant avant d’ajouter : « En onces d’or, bien entendu » comme si c’était l’unité monétaire la plus répandue au monde. Il est vrai que Sheng connaît parfaitement la valeur d’une once d’or. Douze mille onces, soit environ trois cent cinquante kilos d’or. Soit dans les, hmm, quatre cent vingt mille dollars.
Sheng ne cille pas : « Le premier versement couvre donc la période allant jusqu’au 15 avril 1945 ? »
L’autre toussote : « Je suis infiniment désolé, Votre Excellence. Ma misérable personne s’exprime lamentablement mal ! La somme indiquée est mensuelle, Votre Excellence. Cependant, j’ai le plaisir d’indiquer à Votre Excellence que sa sécurité sera assurée gratuitement jusqu’à la fin du mois d’avril. Je reviendrai le 1er mai pour le premier versement. »
………
Sheng Shicai restera ministre pendant deux ans – inutile que le lecteur s’inquiète pour son niveau de vie par la suite, il aura été raisonnablement rémunéré pendant ces deux années comme ministre de l’Agriculture et des Forêts. Il manifestera sa reconnaissance à la France lors de divers épisodes dont il est regrettable que la plupart soient encore couverts par le Secret Défense. Quoi qu’il en soit, le lieutenant-prince Alexieff aura gagné dans l’affaire ses galons de capitaine et le consul Hackin des permis de fouilles archéologiques pour le reste de sa carrière.


17 avril
De l’état-croupion à l’état fantôme… ou revenant
Dernière carte
A l’arrière du 2e Front Ukrainien
– Les Slovaques de la mission Šmidke, visiblement catastrophés par le cours des événements comme par l’indifférence soviétique (lesquels sont encore à 250 kilomètres de l’insurrection) constatent avec effroi qu’ils ne peuvent plus rien faire sinon supplier l’Armée Rouge d’intervenir sur leurs terres. Précisément comme les Polonais l’ont fait le mois dernier. Est-ce à dire que Karol Šmidke, Gustáv Husák, Ladislav Novéeský et tous les autres ont été dupés ? Hé bien… Sans doute.
Cependant, il leur reste une ultime carte à jouer : le gouvernement tchécoslovaque de Londres – que personne n’avait véritablement prévenu et qui découvre tout à coup l’importance des événements… comme celle de la duplicité des Slovaques, ainsi que de leur impréparation. Les exilés ont donc dépêché en hâte un représentant à Moscou. Celui-ci devrait arriver demain dans la capitale soviétique, afin de conférer directement avec le ministre Molotov. Si les deux hommes parvenaient à une ébauche d’accord, ce serait éminemment utile aux insurgés – lesquels pourraient bien passer tout d’un coup du statut de Fascistes repentis à celui d’authentiques combattants d’un régime allié ! A fortiori si, contre toute attente et malgré ses débuts proprement catastrophiques, le soulèvement slovaque devait réussir à tenir… au moins, plus longtemps que son voisin hongrois !
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