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Le Front Russe, Février 1944
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borghese



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Messages: 513

MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 08:16    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Et si l'ami Borghese nous lit, il retrouvera sans doute des traces de nos derniers échanges sur Toukhatchevski.


Je lis, je lis en me régalant. Mais je n'ai rattrapé mon retard sur la chrono qu'hier soir! La semaine j'ai assez peu de temps pour lire la FTL, je dois me limiter à l'OTL Very Happy

J'attends de voir l'ambiance à Rastenburg demain 18 fevrier et ce que l'on y pense de l'art opératif du (regretté?) Toukatchevski?

Je me demande si une des meilleures réponses, en Prusse Orientale, ne va pas être d'engager à plus ou moins court terme une unité française dans la mêlée: celle des célèbres déménageurs bretons.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 11:02    Sujet du message: Répondre en citant

18 février
Opération Vistule-Varsovie
La Walkyrie
Région de Baranavitchy, 06h50
– Sous une pluie battante, un mois et un jour après le démarrage de Bagration – qui les a justement menés là où ils se trouvent – les canons du 2e Front Biélorusse du général Konstantin K. Rokossovski ouvrent le feu le long de la Shara sur les positions de la 1. PanzerArmee. Celle-ci encaisse le coup avec difficulté, malgré le renfort de l’Armee Abt Neptun – c’est que Josef Harpe avait prévu que c’était à lui d’attaquer, et dès demain encore ! Et ce, bien que les XXII. PzK et XL. PzK de sa partenaire, la 4. PzA, soient encore entre Suwałki et Augustów, au nord-ouest d’Hrodna – ils devraient arriver demain soir… au mieux. C’est donc peu dire que cette nouvelle initiative de l’Armée Rouge est une mauvaise surprise. Dans les tranchées, on se raccroche toutefois à un vague espoir : peut-être s’agit-il d’un simple bombardement, qui ne sera pas suivi d’un assaut ? Si, en face, l’armée était occidentale, cela aurait pu être le cas. Mais pas ici – et les Soviétiques auront très vite à cœur de détromper leurs adversaires.
Ignorant donc totalement la 4. PanzerArmee de Kurt Von der Chevallerie (sur leur flanc droit dans la région de Lida), les troupes du 2e Front Biélorusse sautent à la gorge des troupes de Josef Harpe, quoique les circonstances soient un peu moins favorables qu’espéré. Le temps, en particulier, n’est pas franchement de la partie – et la 15e Armée Aérienne de Nikolai Papivine ne peut guère intervenir. Mais cela ne suffit évidemment pas à préserver la 1. PzA de ce qui lui tombe dessus.
En effet, ici, l’Ostheer n’est absolument pas préparée à encaisser une offensive sur un large front. Au contraire – elle s’est même reconcentrée en prévision de Neptun, déléguant ainsi de larges pans des rives de la Shara à des formations épuisées ou exsangues, tel le XII. ArmeeKorps d’Edgar Röhricht. Ce dernier, déployé sur 25 kilomètres de Maĺkovičy à Vostrava, encaisse l’assaut de la 3e Armée de Choc du général Maksim Purkayev – soit largement de quoi faire plier une division d’infanterie peu expérimentée et un agglomérat de divisions détruites, le tout aussi fatigué que médiocrement renforcé par tout ce que Walter Model a pu rafler sur les arrières. Le XII. AK concède rapidement une tête de pont de 5 kilomètres de profondeur, au droit des bois de Lupachi : la 387. ID (Werner von Eichstätt) est trop bousculée et trop mal soutenue par le Korps Abt F (Friedrich Hochbaum) pour prétendre tenir. Certes, ce n’est pas vraiment ici le meilleur terrain pour progresser vite – qu’il s’agisse des frontovikis ou des engins du 7e Corps Blindé. Mais il faut bien ouvrir la voie ! Du reste, Alexei Panfilov pourrait d’avoir bientôt le choix du point de passage… quoique pas autant qu’on l’imaginait à Baranavitchy.
En effet, 20 kilomètres plus en aval, la 15e Armée franchit la Shara à hauteur de Babyničy, dans un secteur très mal défendu, entre la 387. ID et la 337. ID, toutes deux fort occupées par ailleurs. On pourrait donc s’attendre à ce que cette armée fasse des étincelles ! Pourtant, il n’en est rien. En effet, à la tête de cette armée se trouve Grigori Goulik – dont Nikita Khrouchtchev disait, trois jours plus tôt : « J’ai croisé Goulik lorsqu’il est venu chez nous, en Ukraine, pour contribuer à la préparation de Vistule-Varsovie. Koniev et moi avons eu à entendre son rapport. C’était impossible à décrire avec des mots ! La façon dont il a rapporté et la façon dont il prétend commander sont des matériaux pour les feuilletonistes. Un commandement totalement inadapté ! Je vais soulever la question devant Staline : Goulik doit être démis de ses fonctions ou il ruinera cette armée. » Et, de fait, la 15e Armée, bien que partant avec tous les atouts, patauge très vite dans la boue et la désorganisation, pour finalement encaisser une violente contre-attaque de la 20. Panzer (Mortimer von Kessel) sitôt arrivée en terrain découvert. Faute de moyens antichars à disposition, on fait donner l’artillerie… Bref, ici, l’Armée Rouge ne gagne que 2 kilomètres dans la journée, à la grande surprise des Allemands qui peuvent donc faire roquer leurs blindés ailleurs.
Par exemple à Slonim, où la 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko) s’élance en terrain urbain – donc très favorable à la défense. Face à elle, la 337. ID (Eberhard Kinzel) ne peut sans doute pas faire le poids sur la durée… Mais elle s’accroche tant et si bien aux ruines du centre-ville que les frontovikis ne s’en sont toujours pas emparés à la nuit tombée, sans parler d’en sortir… Les combats se poursuivent ainsi toute la nuit à la lueur des incendies, sur une terre détrempée par la pluie et le pétrole.
Mais le plus contrariant pour Konstantin Rokossovski est certainement son aile gauche, par-delà la zone des marais de Rusakovo, impropres à toute progression. Deux armées forment ici la première vague : la 29e Armée (Alexander Gorbatov, à Ježona) et la 54e Armée (Sergei Roginski, à Sasnovy Bor). Si la 29e s’infiltre sans trop de difficultés dans le secteur de Kolbavičy puis Nalivki – non défendu ou presque, car jugé impraticable par les Allemands ! – la 54e, par contre, sitôt sortie du bois, est brutalement stoppée par une forte contre-attaque blindée, puis rejetée sur ses bases de départ. L’Armee Abteilung Neptun (Martin Unrein), toujours en place depuis le mois dernier et qui se préparait à attaquer en même temps que la 1. PzA, a vu son adversaire venir à lui ! Les SS de la Totenkopf rejettent donc sans pitié les Rouges dans la Shara, sous un tonnerre d’artillerie amie et ennemie – les pertes par tirs fratricides sont nombreuses.
En somme, pour le 2e Front Biélorusse, sans aller jusqu’à dire que Vistule-Varsovie démarre mal, l’opération s’annonce déjà plus complexe que prévu.
………
Région de Volodymyr-Volynsky – Rodion Malinovski n’a pas ces soucis. Sur un vaste secteur allant de Torchyn (d’où le 1er Front Ukrainien a repoussé la racaille fasciste vers le nord) jusqu’à Berezhanka, au nord d’Horokhiv (libérée par le 3e Front Ukrainien), son 3e Front Biélorusse fonce et perce dans l’espace qu’on a obligeamment dégagé pour lui. Face à cette masse qui s’étend sur 25 kilomètres de large et 50 kilomètres de long, la Heer n’a plus rien à opposer. On n’imaginait pas à Rastenburg ces misérables Slaves capables d’une telle succession d’efforts… Et l’aurait-on imaginé que cela n’aurait rien changé.
Les engins de Dimitri Lelioushenko, Semyon Krivoshein et Viktor Obukhov ont donc tôt fait de doubler sous la pluie leurs camarades, occupés plus au sud ou plus au nord, vers Lvov ou Kovel. Vistule-Varsovie est en marche – sans autre opposition que quelques fonds de tiroir, territoriaux et autres unités de maintien de l’ordre paniquées. Les premières localités tombent : Khobultova, Pavlivka, Khmelivka… D’insignifiants villages, c’est vrai – et, au surplus, partagés avec les camarades des autres fronts – mais on atteint la Luha, on commence à la passer et on entre dans Volodymyr-Volynskyï au crépuscule. Devant pareil début, Rodion Malinovksi sourit largement – il voit s’ouvrir face à lui les bras de la Victoire, qui saura enfin reconnaitre tous ses efforts. Que de chemin accompli depuis les tranchées de 1916 en France (27) et celles d’Espagne, vingt ans plus tard – dans les deux cas, pour aider des alliés au mieux valeureux, au pire défaillants (28). C’est vrai, la roue a tourné – mais attention camarade, car la fortune de la guerre est changeante ! Et alors que tes forces ont déjà roulé 200 kilomètres pour se remettre en position depuis Olevsk, il est douteux qu’elles puissent cavaler impunément jusqu’à Varsovie sans au moins une pause de ravitaillement.
De fait, en face, l’Ostheer ne panique pas trop, du moins pour le moment. D’abord, parce qu’elle ne fait pas forcément la différence (surtout en pleine nuit) entre les différentes unités bolcheviques. Et surtout parce que cette progression était attendue et que, pour y mettre bon ordre, Ferdinand Schröner a justement obtenu l’engagement du I. SS-PanzerKorps (Paul Hausser), tenu en réserve en Silésie et dont les Leibstandarte Adolf Hitler et Das Reich (Walter Krüger), renforcées de deux Abteilungen de Tiger, réussiront bien à calmer ces Rouges. Leur transport bénéficie de la priorité absolue – les deux divisions devraient être sur place dans 72 heures. En bref, pour l’heure, le Reich mésestime la situation – mais pour l’heure seulement.

Opération Lvov-Kovel
La lance de Wotan
Région de Loutsk et Kovel (Nord de l’Ukraine)
– Sous la pluie, à présent que l’irréversible vague de Vistule-Varsovie est lâchée, le 1er Front Ukrainien continue vaillamment à ferrailler pour défaire la 3. PanzerArmee et la 6. Armee – que l’absence des VVS pour cause de pluie soulage un peu aujourd’hui.
Au nord, ce qui reste de la 6. Armee de Maximilian De Angelis est sous la pression de l’aile droite de Koniev. Celle-ci ne s’est pas encore regroupée après la prise de Lutsk et le terrain est mauvais, mais les Fascistes sont dispersés – alors, pourquoi attendre, camarades ?
De Kolodii, la 61e Armée continue de pousser vers l’ouest et Vovchyts’k, à grand renfort d’artillerie, menaçant toujours de briser en deux le dispositif du XVII. AK (218. et 389. ID), sans chef, à deux doigts de sombrer dans la confusion. Pavel Belov atteindrait-il Vovchyts’k qu’il s’emparerait de multiples routes forestières non défendues menant toutes à Manevychi puis à Okons’k, carrefour routier vital, 20 kilomètres à peine en arrière de la ligne de front. En y injectant le 7e Corps Mécanisé, il ferait sans doute s’effondrer d’une seule action tout le dispositif allemand sur la Styr dans cette région… Toutefois, la chance n’est pas avec le Soviétique : le temps épouvantable interdit l’action de l’aviation et gêne même l’artillerie (les obus se fichent dans la boue sans exploser !) et plus globalement entrave les mouvements offensifs, qu’ils s’agissent des chars ou même de l’infanterie. L’Armée Rouge doit donc se contenter de très peu aujourd’hui – 3 km, parfois moins. Mais, même si la Heer se berce un peu d’illusions, ce n’est sans doute que partie remise.
Du côté de la 65e Armée, les choses ne vont pas spécialement bien non plus. Les mêmes causes appelant les mêmes effets, la force d’Ivan Boldine – qui dispose d’une (unique) route mais n’a pas la chance d’un appui blindé – patauge dans le sang et la confusion face à une division allemande intacte (la 377. ID), renforcée de ce qui reste de la 78. Sturm-Division et de ses pionniers d’assaut. Au soir, elle n’a fait aucun progrès qui vaille d’être signalé.
Plus au sud, le grand secteur de Navy à Kolky connaît peu d’action. C’est logique, car il est tenu par des troupes de couverture : côté soviétique, le 3e Corps aéroporté et le 5e Corps de Cavalerie, côté allemand, deux divisions du LII. AK (Hans-Karl von Scheele) – qui seraient sans doute plus utiles ailleurs…
Au-delà, le 20e Corps Blindé commence à chercher des points de passage sur la Styr, en lançant en éclaireurs… des hommes de la 27e Division “de Volhynie” de l’Armia Krajowa ! Ceux-ci reviennent avec deux informations d’importance : les lignes ennemies sont très lâches – la 9. ID (Siegmund von Schleinitz) est à bout de forces – et d’importants mouvements de troupes se déroulent en arrière de la ligne de front : de grandes unités remontent vers Kolky (il s’agit des 168. ID et 331. ID). Pavel Poluboiarov ne peut pas laisser passer ces Fascistes sans réagir – mais que faire par un temps pareil ? Tout en faisant largement donner son artillerie, il envoie donc ses engins les plus légers dans les secteurs les plus guéables identifiés par les Polonais. Après tout, ici, la Styr ce n’est pas le Dniepr ! Presque un canal, à dire vrai…
Les forces polono-russes enfoncent donc assez vite un coin vers Borshchivka (sur l’aile gauche allemande), en profitant d’un manque de couverture dans ce secteur boisé, avant de remonter vers Velykyi Pors’k. Menaçant les arrières du LV. AK, elles obligent Horst Grossmann à déployer là une grande partie des StuG III du 210. StuG Abt (Major Herbert Sichelschmidt) au côté des hommes de von Schleinitz. Le terrain est lourd, la progression pénible… L’infanterie alliée – et notamment celle de l’Armée Secrète – paie le prix de son audace – mais demain, peut-être que l’aile droite de la 9. ID sera trop légère pour tenir ? D’ailleurs, qui peut dire si ce n’est pas précisément ce qu’a prévu le Soviétique – aux frais des Polonais, bien entendu…
Plus à l’ouest, au sud de Kovel, la 3. PanzerArmee continue de subir. Certes, sur les rives de la Styr, la 81. ID (Erich Schopper) et la 246. ID (Wilhelm Falley) font toujours illusion face à deux armées soviétiques – la 37e Armée et la 1ère Armée de Choc. Mais les défenseurs sont notablement aidés par le fait que le train des attaquants doit encore traverser Loutsk, que Grossman décrit ainsi : « La ville incendiée, morte. La place de la gare centrale ravagée. Des inscriptions à la peinture rouge sur les monuments : “Le prolétariat de Loutsk reconnaissant à la 45e Division de Fusiliers, le 17 septembre 1939, et à la 393e Division de Fusiliers, le 15 février 1944”. Impossible de savoir qui les a tracées (29). Dans l’entrée d’une maison brûlée, sur un amas d’affaires diverses, des habitants mangent du chtchi (30). Un livre traine là : Humiliés et offensés, de Fiodor Dostoïevski. Kapoustianski a dit à ses gens : “Vous aussi, vous êtes humiliés et offensés.” Une jeune fille : “Nous sommes offensés, mais pas humiliés.” »
Evidemment, destructions et obstacles font le jeu des Allemands.
Par contre, dans le secteur moins contraint de Kupychiv, la 2e Armée de Chars continue de finement broyer le XLVII. PanzerKorps (Erhard Raus). Même renforcées des 152. PzJ Abt et 654. schw. PzJ Abt, les 4. Panzer et 5. Panzer sont coincées sur les mêmes positions que la veille (ou peu s’en faut), dans un combat d’attrition face à deux corps soviétiques – un mécanisé et un blindé. Et la qualité des engins à l’étoile rouge continue de se faire sentir… En tout, 26 panzers mordent la poussière, contre seulement 37 blindés rouges. Et si Bogdanov ne pousse pas plus fort, c’est avant tout parce qu’il n’en a pas besoin. En effet, sur sa gauche, son 11e Corps Blindé (Vassily Alexeiev) s’empare de Touriïsk et menace désormais de remonter la Kuriya jusqu’à Kovel, et de couper ainsi toutes les lignes de ravitaillement allemandes !
A l’évidence, pour Werner Kempf, s’accrocher serait stupide et même suicidaire. Et pourtant, l’autorisation de repli ne vient pas… En bon général de blindés, il prend donc l’initiative – sans l’accord de Schröner – de retirer ses forces sur une ligne Zelena-Vorona-Honchyi Brid, au sud de Kovel, et se prolongeant jusqu’aux positions de la 9. ID à Svydnyky. Vite, avant que deux corps d’armée, voire plus, ne soient encerclés ! C’est conforme au bon sens, voire à la doctrine. Mais après les défaites de ces derniers jours, cela pourra lui être reproché…
Enfin, à Viinytsya, le rideau tombe pour la 25. ID de Kurt Versock – fait prisonnier avec le peu qu’il reste de sa formation, qui n’a vraiment pas eu de chance en se retrouvant sur la route non d’un, mais bien de deux fronts soviétiques.
A présent que le 3e Front Biélorusse a pris le relais vers l’ouest, Ivan Chernyakovsky ne prévoit pas, toutefois, de poursuivre vers Volodymyr-Volynskyï. A regret, il oriente donc sa 5e Armée de Choc vers le nord et Touriïsk, afin de couvrir le flanc gauche de Bogdanov contre une improbable contre-offensive.

Prolétaires aviateurs de tous les pays, unissez-vous !
« Les décorations commencent donc à arriver. Un DC-2 venant de Moscou en apporte une liste décernée par le général Levandovitch qui, au ministère des Affaires étrangères de Moscou, est spécialement chargé de la Franche-Comté. Le Douglas amène aussi quinze renforts. Pour le Lons, les capitaines Foucher et Fiquet (des survivants du II/34, sur Amiot 143, ça les changera !) et leurs quatre équipiers. Pour le Belfort, Gaudron et Liautard (du Bloch 152 au Sturmovik en passant par le Percheron, il n’y qu’un pas !) et leurs mitrailleurs… Enfin, pour nous, Denis, Foucaud (ancien moniteur d’acrobatie et pilote de première force), Laurent, Rey (qui tombera tragiquement dès la fin du mois)… et une jeune femme brune au port altier dénommée Astrid Komarov ! Elle est apparemment pilote, et envoyée ici à l’instigation du nouveau ministre de l’aviation, Charles Tillon, sous prétexte de sa parfaite connaissance du russe !
Accueil tiède – de notre fait, et de la part des Soviétiques, mais sûrement pas pour les mêmes raisons. Apparemment, les origines de Mademoiselle posent question, et les Russes prétendent que son habilitation devrait être vérifiée (31). Ils s’en occupent : « Nous avons l’habitude, avec ces dames pilotes ! » nous dit le général Kitaïev dans un sourire.
Tout le monde est immédiatement réuni en carré, à l’abri d’un hangar, autour du petit mât où flottent, réunis, le drapeau soviétique et le drapeau français. Dans le ciel gronde le tonnerre des cieux, rappelant celui des avions partant au front. De l’horizon monte la toux sourde du canon. Très loin, au-dessus des boqueteaux, tournoie lentement la fumée des incendies, que déchire le vent et la pluie. Moment émouvant pour ceux qui se nomment déjà « les anciens » et pour ceux qu’on appelle évidemment « les bleus ».
Devant le Besançon immobile, le commandant Albert est figé dans un garde-à-vous presque douloureux. La voix de l’officier soviétique martèle vigoureusement chaque mot :
– Major Albert, commandant le groupe Besançon, au nom du gouvernement soviétique, j’ai l’honneur de vous remettre l’Ordre de la Guerre pour la Patrie pour le commandant Tulasne et pour le capitaine Littolff, disparus en combat aérien.
Et les deux ordres sont accrochés sur les tenues bleues d’officier français du commandant Tulasne et du capitaine Littolff.
Durand, Lefèvre et Duprat, raides comme des piquets, se voient ensuite épingler sur leur battledress une décoration où étincellent la faucille et le marteau dorés. Le temps de recevoir les justes félicitations de leurs camarades et une nouvelle désolante court de bouche à oreille : nos mécanos et administratifs nous quittent. Ils rentrent en France et seront remplacés par « des mécaniciens russes, plus résistants aux conditions climatiques et connaissant mieux les délicates mécaniques des MiG. » Ce coup de Jarnac nous tombe dessus le jour de l’arrivée de Mlle Komarov ! Les marins évitent bien d’embarquer des femmes, dit-on… »

(Cap. F. de Geoffre, Escadre Franche-Comté/Vistule, Charles Corlet éd. 1952, rééd. 1996)

La 8. Armee cherche l’abri du Boug
Région de Ternopol (Sud de l’Ukraine)
– Malgré le petit incident de la veille, qui prive temporairement le 3e Front Ukrainien de son chef en titre – le maréchal Aleksandr Vassilevski a été légèrement blessé au visage par des éclats du pare-brise de sa voiture, il a dû être évacué vers Kiev – l’Armée Rouge poursuit son offensive vers Lvov, avec d’autant plus d’énergie que, d’évidence, la contre-offensive fasciste a échoué. Et puis, n’en déplaise à Moscou, Ivan Petrov se débrouillait très bien tout seul auparavant, le long de la mer Noire ! Il pourra donc très bien poursuivre sans aide pour gagner cette nouvelle bataille de Galicie, tout comme ses prédécesseurs tsaristes l’ont fait durant l’Autre Guerre face aux Austro-Hongrois.
Au bout de l’aile droite, la 26e Armée de Lev Skvirsky quitte la route de Rodion Malinovksi pour se rabattre vers Ivanytchi, longeant la Luha pour approcher du Boug vers Sokal. Elle y retrouvera la 3e Armée, qui approche par l’est et franchit la Spasivska à hauteur de Tartakiv, en ne rencontrant qu’une faible opposition. Sur sa gauche, la 8. Panzer de Werner Friebe se replie en crabe sans beaucoup de finesse, tout en ferraillant contre le 8e Corps Mécanisé. Une manœuvre risquée – en fin de journée, les combats se poursuivent pour rien à Komariv, les grenadiers sont sous le feu des artilleries combinées de Vladimir Baskakov et Mikhaïl Shumilov, tandis qu’on a toujours pas passé le Boug, sans parler de défendre Tchervonohrad ou Jvyrka (face à Sokal). Vigoureusement rappelé à l’ordre par son chef Hermann Balck, qui a d’autres soucis à gérer, l’Oberst Friebe promet d’accélérer le mouvement…
Il le faut. Car, pour Walter Weiß, les choses sont claires : après l’échec de sa contre-attaque à Radekhiv, on ne peut plus espérer tenir la rive est du Bug. Ce qu’il reste du III. PanzerKorps se retire donc vers Dobrotvir, espérant passer le fleuve sans trop de dégâts pour remonter ensuite vers Tchervonohrad, ou encore descendre vers Pobuzhany – par exemple, afin d’y assister une GrossDeutschland qui a déjà elle-même glissé de Pobuzhany vers Krasne et Kupche afin de repousser les pointes de Porfiry Chanchibadze avant que la 9e Armée de la Garde ne soit tout à fait là. Et à propos de GrossDeutschland… au soir, Walter Hörnlein a rempli la première partie de sa mission – cependant, il prévoit qu’il devra lutter toute la nuit pour achever la seconde.
Mais pour l’heure, à gauche comme à droite, la situation est encore à peu près maîtrisée. Au centre, il reste “simplement” à vider la poche de Hryada des panzers et du reliquat d’infanterie qui s’y trouvent, pour aller défendre les ailes avant qu’il ne soit trop tard… Toute la journée, profitant d’un temps détestable qui les arrange bien, les 6. Panzer, 7. Panzer, 311. StuG et le reliquat de la 223. ID (qui court derrière les véhicules…) se hâtent vers le salut, à 15 kilomètres à peine de leur position. Ces unités sont poursuivies par la 5e Armée de la Garde le long de la route principale Radekhiv-Kamianka-Bouzka et harcelées par les coups de surin que lui inflige tout le long de la route le 3e Corps Blindé de Badanov – mais elles parviennent cependant à conserver leur cohésion, comme jadis devant Kiev, ou plus récemment sur la route de Kaunas. Mais au prix, une fois de plus, de lourds sacrifices en matériel réparable, blessés et autres égarés. Autre contrariété, plus grave – à minuit, les ponts sont toujours couverts de soldats et n’ont pas encore sauté. Evidemment, les officiers répugnent à sacrifier leurs hommes pour rien, tant que les Slaves ne sont pas là…

Sur les arrières…
Problème caucasien réglé
Région de Belaaziorsk (Biélorussie occupée)
– Une grosse semaine après son arrivée, le SS-Hauptsturmführer Heinz Billig est fier d’annoncer à son maitre le ReichFührer que la SS-Osttürkisher-Freiwilligen Kavalerie-Brigade est officiellement mise au pas. Comme quoi, les exécutions du 9 février dernier ont fait réfléchir tous ces sous-hommes… La Schutzstaffel peut envisager sereinement la suite des événements.
Sereinement… ou pas ! Billig n’en a pas encore été informé – à moins qu’il ne daigne pas s’en rendre compte – mais les désertions sont en très forte augmentation dans l’Osttürkisher depuis la semaine dernière. En tout, 31 cas ! Et ce n’est pas l’avance ennemie qui encourage le phénomène – les Caucasiens savent très bien ce que les Rouges leur réserve en cas de capture. Non… en réalité, le maître en noir y est sans doute allé bien trop fort.

Problème balte réglé
Estonie
– Après bientôt deux semaines de répression intense qui ne feraient pas rougir l’Ostheer, les milices ukraino-baltes et la Schutzstaffel réunies, le NKVD peut enfin annoncer à Moscou avoir repris le contrôle de la situation dans la RSS d’Estonie. Au prix de plusieurs centaines de morts et de milliers d’arrestation, les bandits de cette Omakaitse rameutée par le social-traître Jüri Uluots paraissent enfin avoir été brisés. Faute d’armement et de soutien allemands, leurs rangs seraient même ravagés par la désertion. Que ces jeunes gens rentrent chez eux ! Des lendemains qui chantent les attendent !
De fait, seule une poignée d’irréductibles, qui n’ont pas eu la possibilité de rejoindre les lignes allemandes, continueront de lutter dans les mois à venir. Les uns après les autres, ils seront impitoyablement abattus…


Notes
27- Le soldat Malinovski a fait partie de la Légion Russe, envoyée de Dalian en France pour combattre sur la Marne, avant de se mutiner durant la révolution au camp de la Courtine.
28- Conseillant la République au sein de la mission soviétique, le “colonel Malino” aurait notamment alerté sur les risques des assauts infanterie-blindés non coordonnés lors de la bataille de Brunete, en 1937.
29- NDE – Grossman doute évidemment du caractère spontané de ce graffiti pour le moins renseigné…
30- Soupe aux choux russe traditionnelle.
31- Bien entendu, la sergente Komarov – qui s’est battue durant des mois pour rejoindre le Besançon après un tirage au sort défavorable – doit les attentions du NKVD à ses origines russes blanches (et non à un doute quelconque quant à ses capacités de pilote). Il a fallu toute la persuasion du camarade ministre Tillon pour qu’elle ait le droit de poser le pied sur le territoire soviétique… Et encore, toujours flanquée d’un traducteur fourni par les services de l’état soviétique, lequel sait être fort galant quand le sexe dit faible peut… poser problème. Le traducteur en question comprendra toutefois assez vite que la sergente parle aussi bien russe que lui, et possède même un répertoire d’insultes… intéressant – insultes qui seront toutes rigoureusement consignées dans les rapports réguliers du traducteur.
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houps



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 13:01    Sujet du message: Répondre en citant

18 février
Opération Vistule-Varsovie
La Walkyrie
Région de Baranavitchy, 06h50 –


"...En effet, ici, l’Ostheer n’est absolument pas préparée à encaisser une offensive sur un large front. Au contraire – elle s’est même reconcentrée en prévision de Neptun, déléguant ainsi de larges pans des rives de la Shara à des formations épuisées ou exsangues, tel le XII. ArmeeKorps d’Edgar Röhricht. Ce dernier, déployé sur 25 kilomètres de Maĺkovičy à Vostrava, encaisse l’assaut de la 3e Armée de Choc du général Maksim Purkayev.... "

C'est subit. Caisse qu'ils se prennent !

"...la 54e, par contre, sitôt sortie du bois, est brutalement stoppée par une forte contre-attaque blindée, puis rejetée sur ses bases de départ. ... Les SS de la Totenkopf rejettent donc sans pitié les Rouges dans la Shara, sous un tonnerre d’artillerie amie et ennemie..."

Une telle violence, ça en jette ! De quoi trouver tout ceci fort repoussant.

Région de Volodymyr-Volynsky

"...De fait, en face, l’Ostheer ne panique pas trop, du moins pour le moment. D’abord, parce qu’elle ne fait pas forcément la différence (surtout en pleine nuit) entre les différentes unités bolcheviques...."

De quoi ne plus différer le droit à la différence. Razz

de quoi, de quoi... forcément, avec ce temps, les grenouilles sont de sortie (en chapka, évidemment)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 14:11    Sujet du message: Répondre en citant

Fort pertinent, cher Houps… mais avec des propositions de corrections, ce serait encore mieux (bon, pour ceux-là, j'ai trouvé, c'est pour l'avenir…).
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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 14:12    Sujet du message: Répondre en citant

Ben elles y était mais bien cachées :
1) Subir,
2) Repousser,
3) je sèche Rolling Eyes
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
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houps



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 15:13    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ben elles y était mais bien cachées :
1) Subir,
2) Repousser,
3) je sèche Rolling Eyes


Ben, pas facile de diversifier les interventions. Ceci dit, je ne retire rien de ce que j'ai dit précédemment quant au vocabulaire. Y'a un moment où on arrive au bout.
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loic
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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 15:29    Sujet du message: Répondre en citant

Au 17 février :
Citation:
Je veux que l’on examine dans les plus brefs délais les moyens de retirer les II. et III. SS-PanzerKorps du front.

L'appendice de janvier ne cite pas les deux corps blindés SS, ils ne sont donc pas au front.
Le III SS-PzK étant un corps de montagne (SS) dans les Balkans, il s'agit donc ici des I. et II. SS PzK.
Le lendemain, il est écrit : "I. SS-PanzerKorps (Paul Hausser), tenu en réserve en Silésie et dont les Leibstandarte Adolf Hitler [quel commandant ?] et Das Reich (Walter Krüger), renforcées de deux Abteilungen de Tiger, réussiront bien à calmer ces Rouges."
À priori, le II. SS PzK est commandé par Sepp Dietrich, mais où se trouve-il et avec quelles unités ? Logiquement, il s'agit des Hauenstaufen et Frunsberg.
Cela ne fait que deux divisions blindés pour chaque corps, sachant que les Totenkopf et Wiking sont quant à elles sur le front.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 15:36    Sujet du message: Répondre en citant

Ne te vexe pas très cher Houps, c'est toujours un plaisir de relire tes relectures ! Cool
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Hendryk



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 15:49    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
En effet, à la tête de cette armée se trouve Grigori Goulik

Ce ne serait pas plutôt Koulik?

Casus Frankie a écrit:
et une jeune femme brune au port altier dénommée Astrid Komarov !

Le narrateur étant français, on peut comprendre l'erreur, mais normalement on devrait dire Komarova. (D'ailleurs ça m'intéresserait d'en savoir plus sur elle)
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Volkmar



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 16:19    Sujet du message: Répondre en citant

A défaut de différencier les différentes unités, on peut différencier les multiples ? Les Nombreuses ? La multitude d'unités ?

A part ça, je suis sidéré par l'avance soviétique et par les opérations en tiroir, alors que jusqu'ici, une opération réussie comme le premier tiroir en Biélorussie finissait par aboutir à un ré-embourbement du conflit.
Là l'Ostheer part en lambeaux d'une manière qui me saisit presque plus qu'OTL
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Hendryk



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 16:21    Sujet du message: Répondre en citant

Volkmar a écrit:
Là l'Ostheer part en lambeaux d'une manière qui me saisit presque plus qu'OTL

J'attends avec une certaine curiosité qu'on puisse faire le bilan de Bagration FTL pour comparer avec OTL, notamment en termes de pertes d'hommes et de terrain par la Wehrmacht.
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houps



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 17:38    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ne te vexe pas très cher Houps, c'est toujours un plaisir de relire tes relectures ! Cool


Mais je ne suis nullement vexé ! Je crains au contraire de prendre mes "cibles" à rebrousse-poil (de racoon) par mes remarques. Ce qui explique plus ou moins la remarque de Casus quant à mon absence d'alternatives. (Outre que parfois, au risque de me répéter, les termes de remplacement sont aux abonnés absents.)
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Oct 09, 2021 17:46    Sujet du message: Répondre en citant

Maintenant que nous avons une vision claire de la suite, nous allons pouvoir tirer au clair les histoires SS. Je m'en charge.
Hendryk - on a déjà fait le bilan de Bagration FTL. De Lvov-Kovel, Vistule-Varsovie par contre, ca viendra.
Houps, d'où que tu vienne - tu sera toujours plus que bienvenue. Cool
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 10, 2021 10:57    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
Casus Frankie a écrit:
et une jeune femme brune au port altier dénommée Astrid Komarov !

Le narrateur étant français, on peut comprendre l'erreur, mais normalement on devrait dire Komarova. (D'ailleurs ça m'intéresserait d'en savoir plus sur elle)


Niet. Elle est fille de Russes Blancs émigrés en France et sur ses papiers d'identité français, il y a marqué Komarov, le nom de famille ne s'accordant pas en français !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 10, 2021 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Au 17 février :
Citation:
Je veux que l’on examine dans les plus brefs délais les moyens de retirer les II. et III. SS-PanzerKorps du front.

L'appendice de janvier ne cite pas les deux corps blindés SS, ils ne sont donc pas au front.
Le III SS-PzK étant un corps de montagne (SS) dans les Balkans, il s'agit donc ici des I. et II. SS PzK.


Non. Le III. est en effet un erreur, mais le bon numéro est le IV.

Le II. est encore à l'Ouest !

La phrase de Hitler aurait été bien plus claire ainsi :

Je veux que l’on examine dans les plus brefs délais les moyens de retirer le II. SS-PanzerKorps du front Ouest et de retirer les divisions Wiking et Totenkopf du front Est pour former le IV. SS-PanzerKorps.
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