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1940 - La France continue la guerre
 
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Un général se fait la belle (feuilleton d'été, par DAK 69)
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Bouhours Bernard



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MessagePosté le: Dim Aoû 16, 2009 15:01    Sujet du message: un général se fait la belle Répondre en citant

Un régal! En lisant le premier tome de "l'Histoire de la Résistance en France" de Noguères, j'ai trouvé une indication sur l'organigramme des services spéciaux français en juin 1940: sous la direction du colonel Rivet, Service de Renseignement (SR) dirigé par le commandant Perruche où l'on trouve le commandant d'Autrevaux; Contre-Espionnage dirigé par le commandant Paillole, Service des Menées Antinationales dirigé par le commandant d'Alès; Service Renseignement Air dirigé par le colonel Ronin, (adjoint le commandant Bezy).
On rencontrait aussi: le commandant Bertrand (décryptement); le commandant Brochu (sabotage). Si ça peut vous servir, amicalement. Bernard
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dak69



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MessagePosté le: Mar Aoû 18, 2009 13:51    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Bernard !

Voici quelques réflexions qui demanderont à être mises en musique.

Il est évident que le (ou plus exactement les) service de renseignement ne se limite pas à Paillole. En fait, Paiolle (FTL) est chargé du renseignement "sur ce qui se passe en France métropolitaine" (d'où ses relations directes avec le Général), et la création de cette structure qui "se rajoute à l'existant" est directement liée au déménagement. Si son champ d'action englobe le domaine militaire (frictions évidentes avec les collègues) et le domaine civil.

Parmi les noms que tu cites, le commandant Bertrand FTL conserve ses attributions précédentes : il s'occupe du déchiffrage avec son équipe de Polonais, et est installé à Alger, au fort de Kouba. Une partie de son équipe partira à Blechley Park, et peut-être que le projet avorté OTL de fusion des équipes de décryptage françaises et anglaises sera réactivé. Pour le colonel Ronin, il faudra décider s'il conserve son attribution OTL de juin 1940 (commandant le 7e groupement de bombardement composé des GB 1/23 et 2/23) ou s'il retourne au renseignement

Quant au colonel Rivet, il est probable qu'il garde la tête de l'ensemble (et passe général vers 1941-42). Il était en Pologne à la même époque que De Gaulle au sein de la mission Weygand, et il est possible (probable ?) qu'ils se soient connus à ce moment-là.

Une "grosse" antenne du SR sera installée à Londres, à deux pas du SIS (MI6). Il va falloir pêcher dans l'organigramme du SR OTL de 1939/40 ceux qui maîtrisent à peu près la langue de Shakespeare pour leur faire goûter les joies du climat londonien ! Réciproquement, les Anglais enverront une mission à Alger goûter la cuisine nord-africaine !

Bien amicalement
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dak69



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2009 09:20    Sujet du message: Répondre en citant

Petite correction :

Citation:
On avait laissé un certain nombre de postes émetteurs de la Gendarmerie, dissimulés dans des endroits reculés


à remplacer par :

On avait laissé un certains nombre de postes émetteurs à la gendarmerie, pour être dissimulés dans des endroits reculés

La raison de ce changement apparaîtra dans l'épisode suivant. Disons simplement que, contrairement à la Marine, l'armée de terre OTL 1940 avait globalement une conception de l'emploi de la radio qui avait 20 ans de retard... Difficile à rattraper entre le POD et le Grand Déménagement !

CF, peux-tu intégrer la modif dans le texte ?

Bien amicalement
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Martel



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MessagePosté le: Mer Aoû 19, 2009 15:56    Sujet du message: Services secrêts, plates bandes et enigma Répondre en citant

Bonjour,

cf les notes du 19/06/1940 et 23/01/1941

20h00 – De Gaulle et Mandel décident la création d’un Bureau Central de Renseignement et d’Action en Métropole (BCRAM), placé sous le commandement du Commandant Paul Paliole, ancien responsable de la section allemande du 2e Bureau. Cet organisme est chargé de coordonner les futures actions sur le sol métropolitain de ce qui ne s’appelle pas encore la Résistance (bien qu’elle ait déjà commencé et qu’elle ait même ses premiers martyrs).

Le 2e Bureau n’a pas démérité dans sa lutte contre l’ennemi : bien renseigné sur les intentions de l’état-major allemand, y compris sur l’axe de la percée Sedan-Abbeville du 10 mai 1940, il avait alerté les autorités militaires et politiques françaises, qui n’avaient malheureusement pas pris en considération ces renseignements pourtant vitaux. Il reste l’organe principal de renseignement militaire. Mais cette organisation duale des services spéciaux entre un 2e Bureau spécialisé en renseignement essentiellement militaires et une entité aux domaines d’actions larges et multiples montrera vite ses défauts.


23 janvier

Alger

La fusion du 2e Bureau et du Bureau Central de Renseignement et d’Action en Métropole (BCRAM) est réalisée par un décret du Président du Conseil, sous l’impulsion du général de Gaulle et de Georges Mandel, ministre de l’Intérieur. Le nouveau service prend le nom de Direction générale des services spéciaux (DGSS). Celle-ci est rattachée au ministre de la Guerre, mais son directeur est un civil. Jacques Soustelle est le premier à occuper ce poste.

La DGSS est articulée en cinq sections :

– Section Renseignements, basée sur l’activité de l’ex 2e Bureau (renseignements et attachés militaire, renseignements Marine, renseignements Air).

– Section DM (Documentation Militaire), chargée de classer et d’exploiter les renseignements obtenus, mais aussi de préparer des plans d’attaque des objectifs ennemis par des opérations paramilitaires. Elle préparera les fameux Plans Vert, Violet, Bleu et Tortue/Caïman[1].

– Section AM (Action Militaire), chargée de la formation des agents “Action”, des liaisons avec eux pendant leurs missions, des opérations d’atterrissage et de parachutage.

– Section NM (Non Militaire), chargée de toutes les questions politiques, classant les renseignements non militaires et les transmettant au ministre de l’Intérieur.

– Section de Contre-Espionnage.

La Seconde Guerre Mondiale marque ainsi une évolution fondamentale dans l’histoire des services spéciaux français : l’irruption des civils dans un domaine jusqu’alors exclusivement militaire. S’amorce alors un processus de rapprochement entre les services spéciaux et la sphère politique, qui aboutira à faire passer la tutelle des services spéciaux de l’Etat-major au Gouvernement.



Le commandant puis Lt col Palliole est FTL patron du B ureau C entral de R enseignement et d'A ction en M étropole ou BCRAM avec le double chapeautage de CDG et de G Mandel.

Dans la Chrono il est prévu de fusionner le BCRAM et les autres services secrêts dans la DGSS. Le patron FTL comme OTL d'ailleurs est jacques Soustelle. L'idée défendue est que la 2è GM pousse à mettre un civil à la tête des services spéciaux du pays.

C'est conforme à l'OTL mais ce n'est pas gravé dans le marbre.
Quant à nommer à la DGSS Soustelle, cela peut aussi être un autre.

Donc : A modiifer/ajuster en fonction de ce qui sera retenu.

Enigma : voir l'échange FTL entre CDG et De margerie

note du 13/08/1940

Perpignan – Préfecture des Pyrénées Orientales

Dans un bureau au deuxième étage du bâtiment, un homme en uniforme dont la France commence tout juste à connaître la voix est au téléphone, serrant le combiné d’ébonite en tiraillant nerveusement sur le fil. La conversation est tendue ; la chaleur estivale et la mauvaise qualité de la communication n’arrangent rien.

– Donc, ils exigent l’intégration de NOS équipes Bruno à leurs propres équipes Enigma dans le cadre des négociations sur Concorde et les autres accords technologiques ?………

– Je commence à savoir assez d’anglais pour savoir que demand veut dire exige !………

– Monsieur le secrétaire d’Etat[2], la France ne saurait se contenter de jouer les utilités dans une affaire de l’importance d’Enigma. Faites-le comprendre à nos chers alliés, précisez-leur le rôle de nos Services dans cette affaire et rappelez-leur, si besoin, que sans nous, ces Polonais seraient toujours à Bucarest ! L’équipe du chiffre franco-polonaise est en cours d’installation près d’Alger[3], et je n’accepterai pas sa dilution dans un ensemble britannique sans contrepartie sérieuse.

De toute façon, ce sujet est trop sérieux pour que nous dépendions entièrement d’équipes étrangères ou même mixtes. La France maintiendra un PC Chiffre indépendant, pour disposer d’une source d’information autonome et d’une veille de cryptage/décryptage pour protéger nos codes de toute interception, même amie et alliée.[4]………

– Bien, je vous répète notre position : pour accepter leur “demand”, nous “demandons” la co-direction du projet et l’accès à l’ensemble des résultats de décryptage via les mêmes communications sécurisées qui existaient en mai, ainsi que la fourniture de machines Enigma au PC Chiffre d’Alger jusqu’à ce que nous en produisions nous-mêmes.

De notre côté, nous pouvons aussi mettre à leur disposition une équipe de mathématiciens (c’est toujours autant de monde que nous n’aurons pas à loger en Afrique) et nous acceptons bien volontiers de mettre à leur disposition les résultats des écoutes des stations existantes et de celles que nous allons créer en Méditerranée pour compléter leurs propres écoutes.[5]………

– Je sais que nous ne sommes pas en position de force sur ce sujet, Capitaine, comme sur les autres, d’ailleurs. Mais vous apprendrez qu’il faut parfois savoir faire “comme si” !………………

Margerie fera donc “comme si” et, semble-t-il, assez efficacement. Il assurera ainsi à la France une position solide dans le système que l’on appellera ultérieurement “Ultra”, position qui lui permettra de....


A ajuster si nécessaire.

Amicalement

Martel
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"Enfin le cardinal a terminé son sort.
Français, que dirons nous de ce grand personnage ?
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Il ne pouvait pour nous rien faire davantage. "
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dak69



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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2009 11:46    Sujet du message: Répondre en citant

Pour la fusion BCRAM / 2e bureau, personnellement, je trouve la date du 23 janvier 1941 trop précoce. En effet, à cette date, le BCRAM n'a pas encore pu faire ses preuves, faute essentiellement de moyens d'action et de liaison en métropole. Pendant les deux mois qui séparent sa création et la fin de la campagne de France, tout ce que le BCRAM aura pu faire (et c'est déjà beaucoup) consiste à :
- organiser un embryon de structure de collecte du renseignement (sur une partie du territoire qui diminuait comme peau de chagrin au fur et à mesure de l'avancée allemande)
- organiser la dissimulation de matériel
Pour les liaisons, en raison du manque de temps et de matériel, il n'a pas été possible de faire grand-chose, et, au 15 août, on n'a rien d'opérationnel (j'expliquerai pourquoi plus tard pour la radio).
Pendant les 4 mois qui ont suivi (entre le 15 août et le 23/1/1941), il va être confronté à plusieurs problèmes :
- la définition d'une doctrine pour l'action (la guerilla ne fait pas partie de la culture militaire française de l'époque)
- la formation de spécialistes aussi bien dans le domaine du renseignement que de l'action, en trouvant des "formateurs" dans les autres structures de l'armée ou du renseiignement
- les liaisons avec le territoire métropolitain (qui passent chez Groussard qui a les mêmes problèmes)

Bref, le BCRAM va se trouver confronté aux mêmes problèmes que le SOE britannique OTL, et, heureusement, disposera de tout l'appui de De Gaulle et de Mandel (comme le SOE disposait de celui de Churchill). Il a fallu un an et demie au SOE pour commencer à être opérationnel autrement qu'à l'échelle "du laboratoire", puis une autre année pour (douloureusement) arriver à réussir régulièrement dans ses actions.

Dans la FTL, on ne peut pas brûler les étapes, car si le contexte politique est beaucoup plus clair et simple qu'en OTL, les difficultés matérielles sont encore plus importantes.

Personnellement, je verrai la fusion des deux structures au dernier trimestre 1941, quand le BCRAM aura "monté en puissance".

Mettre un civil à la tête de l'ensemble me semble évident, ne serait-ce qu'en raison du rôle que jouera la DGSS dans les relations avec la Résistance, qui est "l'affaire de tout un peuple". Rivet reste donc à la tête du SR militaire jusqu'à la fusion, et passe général pour lui faire avaler la pilule...

Pour Enigma, OK avec ce qui se trouve dans la chrono.

Bien amicalement
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loic
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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2009 13:42    Sujet du message: Répondre en citant

J'approuve ce qui vient d'être écrit. J'ajouterais que la formation (au moins initiale) devra logiquement reposer sur les structures britanniques. Par la suite (1943 ?), la France voudra certainement disposer de sa propre filière.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 20, 2009 17:43    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis en vacances mais aussi à l'écoute, j'adapte au fur et à mesure.

(Léopard, postes qui devaient être cachés, fusion des SR...)
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Martel



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MessagePosté le: Ven Aoû 21, 2009 09:23    Sujet du message: DGSS Répondre en citant

Bonjour,

Ok pour moi aussi tout se tient mieux. Reste à trouver l'oiseau rare à la tête de la DGSS.

amicalement

Martel
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Fantasque



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MessagePosté le: Lun Aoû 24, 2009 14:23    Sujet du message: Répondre en citant

Il ne faut pas oublier que chez les Britanniques, c'est l'improvisation à peu près totale à la même époque.
Fin 1940 on n'a pas encore de "gros souci" sur la Corse. Dons des navires relativement petit peuvent faire la navette jusqu'au delta du Rhone.

Pour les sous-marins on y a pensé très vite. Certains SM n'étaient pas d'ailleurs "spécialisés" et faisaient une mission de "dépose" ou une de récupération (exfiltration en langage moderne) dans le cadre d'une patrouille normale (cf l'Unbroken de la RN). Le problème se posera quand on voudra "spécialiser" des navires (vers mi-1941). Cependant, à ce moment là on aura des 1500t vieillissant qui, quoi que robustes, seront probablement déclassés pour ce genre d'opération.

L'avion britannique cité est le Lysander, déja largement en service. Ils pourront opérer depuis la Corse, mais uniquement jusqu'en février 1941.

Pour les évasions par l'Espagne, le texte me paraît un peu pessimiste. Il y a eu des "passages" réguliers y compris en Hiver OTL.

Fantasque
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dak69



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MessagePosté le: Lun Aoû 24, 2009 15:52    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour

Pour le Lysander, la première mission OTL d'un Lysander "long range" date de fin 1940, pour le compte du SIS (aux alentours de Fontainebleau). Elle est connue uniquement parce que l'avion s'est perdu au retour, et, quand il a fini par se crasher au nord de l'Ecosse, il a été impossible de garder le secret... C'est, je crois, la seule mission qui a eu lieu sans comité d'accueil.

Ensuite, il n'y a rien eu pendant un an ! Il manquait à la fois les avions et la méthode. Sans comité d'accueil et sans connaître précisément le terrain, se poser de nuit mène à la catastrophe, et, s'il y a un client à ramener, on ne risque pas de le trouver !

C'est ce trou d'un an OTL entre la toute première utilisation référencée et la reprise des missions qui m'a fait éliminer le Lysander comme "moyen de transport" disponible pour fin 1940. Et nos amis anglais étant ce qu'ils sont, les toutes premières utilisations resteront réservées aux services secrets de sa Majesté.

Fin 1940, si on dispose du Lysander d'origine (les Anglais peuvent-ils déjà en céder à la France ?), qui n'a pas les jambes bien longues, que peut-on faire ? Si je prends, à la louche, le tiers de la distance franchissable théorique comme rayon d'action pratique maximal, on arrive au mieux à Marseille. Et, comme seul terrain "carrossable" pour des opérations nocturnes non balisées entre Calvi et Marseille, je ne vois pas grand chose à part la plaine de Brignoles ou la basse vallée de la Durance. Pour toutes ces raisons, j'ai donc préféré mettre les avions "pour plus tard".

Côté frontière espagnole, des passages individuels sont bien sûr possibles, mais la situation se rapproche plus de celle rencontrée à partir de fin 1942 OTL avec les Allemands présents tout le long.

Côté maritime, la liaison delta du Rhône - Corse est bien sûr tout à fait possible fin 1940 avec de petites unités. Mais il faut organiser tout cela.

Bien amicalement.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Aoû 25, 2009 16:22    Sujet du message: Répondre en citant

Voici ce que je vous propose pour le 22 octobre 1941 - c'est une légère adaptation de ce que nous avions en janvier. Dak, Martel ?
Casus Frankie


22 octobre
Alger
La fusion du 2e Bureau et du Bureau Central de Renseignement et d’Action en Métropole (BCRAM) est réalisée par un décret du Président du Conseil, sous l’impulsion du général de Gaulle et de Georges Mandel, ministre de l’Intérieur. Le nouveau service prend le nom de Direction générale des services spéciaux (DGSS).
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– Section Renseignements, basée sur l’activité de l’ex 2e Bureau (renseignements et attachés militaire, renseignements Marine, renseignements Air).
– Section DM (Documentation Militaire), chargée de classer et d’exploiter les renseignements obtenus, mais aussi de préparer des plans d’attaque des objectifs ennemis par des opérations paramilitaires. Elle préparera les fameux Plans Vert, Violet, Bleu et Tortue/Caïman .
– Section AM (Action Militaire), chargée de la formation des agents “Action”, des liaisons avec eux pendant leurs missions, des opérations d’atterrissage et de parachutage.
– Section NM (Non Militaire), chargée de toutes les questions politiques, classant les renseignements non militaires et les transmettant au ministre de l’Intérieur.
– Section de Contre-Espionnage.
Le chef du 2e Bureau, le colonel Rivet, reçoit ses étoiles de général, en raison des nombreux services rendus.
De son côté, le Lt-colonel Palliole, qui devient colonel, n’a pas non plus démérité. Durant les deux mois qui ont séparé la création du BCRAM et la fin de la campagne de France, son organisation a pu mettre sur pied un embryon de structure de collecte du renseignement sur la partie du territoire encore libre et dissimuler une bonne quantité de matériel, armes et postes de radio. Au 15 août 1940, cependant, aucun réseau de liaison n’était opérationnel. Les quatre mois suivants, le BCRAM devait être confronté à plusieurs problèmes : la définition d’une doctrine pour l’action armée (en l’absence d’une tradition française de la guérilla), la formation de spécialistes aussi bien dans le domaine du renseignement que de l’action et les liaisons avec le territoire métropolitain. Fort heureusement, il avait disposé pour résoudre ces difficultés de tout l’appui de De Gaulle et de Mandel (comme, au même moment en Angleterre, le SOE disposait de l’appui de Churchill). Au bout d’un an et demi, son travail commence à porter ses premiers fruits, non sans douloureux échecs.
Cependant, si la DGSS est rattachée au ministre de la Guerre, son directeur n’est ni le général Rivet, ni le colonel Palliole, car c’est un civil. Jacques Soustelle est le premier à occuper ce poste. La Seconde Guerre Mondiale marque ainsi une évolution fondamentale dans l’histoire des services spéciaux français : l’irruption des civils dans un domaine jusqu’alors exclusivement militaire. S’amorce alors un processus de rapprochement entre les services spéciaux et la sphère politique, qui aboutira à faire passer la tutelle des services spéciaux de l’Etat-major au Gouvernement.
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dak69



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MessagePosté le: Mar Aoû 25, 2009 17:14    Sujet du message: Répondre en citant

Ca me va tout à fait

Bien amicalement
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Martel



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MessagePosté le: Mer Aoû 26, 2009 13:10    Sujet du message: DGSS Répondre en citant

Bonjour,

cela me va aussi. Soustelle étant un choix OTL, on peut le garder en attendant mieux.

amicalement
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Bouhours Bernard



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MessagePosté le: Mer Aoû 26, 2009 20:23    Sujet du message: un général se fait la belle Répondre en citant

Pour les avions en début de guerre nous disposons d'un bon nombre de Caudron Simoun et Goêland qui peuvent rendre bien des services tant depuis la Corse que depuis les iles Britanniques. Amitiés. Bernard
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dak69



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MessagePosté le: Jeu Aoû 27, 2009 11:28    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour

Avoir des avions est nécessaire, mais pas suffisant !

Avant "d'aller voir ce qui se passe", il faut se demander "faut-il aller voir ?". Et, dans la FTL, la réponse est clairement non dans les premiers mois, puisqu'on a un flux suffisant d'informations sans nécessité d'envoi d'agents.

Ensuite, quand on a "besoin d'aller voir", le choix des moyens se pose.. Si on prend l'exemple OTL, les moyens utilisés pour "aller voir ce qui se passe en France" ont d'abord été navals, l'aviation n'ayant servi que deux fois entre juin et décembre 1940. Et pourtant, la RAF ne manquait pas d'avions adaptés. Bref, l'utilisation d'avions n'était pas encore dans l'air du temps.

Dans la FTL, je pense que la "voie aérienne" viendra plus vite à l'esprit qu'en OTL, car le besoin "d'aller voir" sera en premier lieu français, et on se souviendra du dépôt et du ramassage d'agents derrière les lignes de la première guerre mondiale, faits par exemple par Jules Védrines. Mais il ne s'agira plus de "sauter les lignes" sur une profondeur de 50 km, mais d'aller à au moins 250 ou 300 km. Ensuite, les Morane ou Caudron utilisés en 1915-1918 volaient lentement et se posaient dans un mouchoir de poche, et les incidents éventuels à l'atterrissage pouvaient être réparés avec les moyens du bord. En 1940, ce n'est plus du tout le cas.

C'est là que se posera la question "avec quel avion y aller ?". Capable de se poser court (et de repartir) sur un terrain non prévu à cet usage (donc de ne pas casser si le terrain est bosselé ou avec des ornières), et pouvant être posé de nuit avec un balisage hyper sommaire voire nul et dans un endroit pas facile à trouver ou à atteindre (entouré de relief, la Provence n'est pas la Beauce et la Crau est déjà trop loin).

Et là, j'ai du mal avec ce qu'il y a dans l'inventaire français en 1940 ! On a soit des avions "modernes" inadaptés (trop lourds, ou trop fragiles comme les Caudron Simoun) ou des avions "anciens" (comme l'inusable Potez 25) mais qui ne peuvent pas faire l'aller-retour depuis la Corse faute d'autonomie. Il y aurait bien les avions des GAO (Potez 39, Mureaux 117, Bréguet 27...) mais ils auraient plutôt tendance à cumuler les défauts des deux générations !

C'est pourquoi j'aurais tendance à proposer le scénario suivant :
- d'août à décembre 1940, l'une ou l'autre expérimentation avec des moyens locaux, mais sans besoin "fort". C'est là qu'on voit qu'on n'a pas ce qu'il faut.
- le besoin devient plus important à partir de début 1941, et l'avion est vu comme une alternative aux bateaux (qui eux sont opérationnels) . C'est là que le Lysander refait surface, mais c'est aussi là que l'on perd la Corse...
- mi 1941, le Lysander commence à être utilisé depuis l'Angleterre avec des pilotes de l'AA.
- ensuite, plus on avancera dans le temps, moins les bateaux pourront être utilisés (encore que...)

Bien amicalement
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