Annexe 42-2-3

Opérations Crusader/Croisade, Avenger/Vengeur et Hector

Genèse et ordres de bataille

(extrait de « La guerre au Soleil – Le front de Méditerranée », par le Général de Division (CR) Maxime Lacordaire, Excelsior Ed.)

 

L’offensive Crusader/Croisade fut planifiée presque du jour où les forces alliées furent chassées de Grèce continentale, en juillet 1941. Fin août – début septembre 1941, quand il devint clair que les forces de l’Axe n’étaient pas en mesure d’attaquer la Crète, les stratèges alliés, sous l’impulsion, notamment, du Général Giraud, commandant le groupe d’unités baptisé “Armée d’Orient”, envisagèrent un débarquement dans le Péloponnèse. De fait, leurs options étaient très limitées.

Le pari stratégique potentiellement le plus ambitieux aurait été un débarquement près de Salonique, pour lancer une offensive vers les Balkans, à peu près comme celle de l’Armée d’Orient de 1918. Néanmoins, la force des positions de l’Axe rendait une telle option inenvisageable. Les Alliés n’avaient tout simplement pas assez de troupes et de forces de soutien pour une telle offensive.

De même, un débarquement en Sicile fut imaginé, mais lui aussi aurait impliqué l’engagement de plus de troupes et d’avions qu’il n’était possible de consacrer à une telle opération à cette époque.

Pour bien des raisons, le Péloponnèse apparaissait comme une cible intéressante. D’abord, les voies de ravitaillement de l’Axe seraient facilement coupées ou menacées, alors que les voies logistiques alliées seraient faciles à protéger. Ensuite, le Péloponnèse serait un marchepied idéal pour de futures offensives, que ce soit contre la Sicile et l’Italie du sud (créant une possibilité d’attaque sur deux axes) ou contre les Balkans, tandis que les aérodromes existant ou à construire dans la péninsule feraient de bonnes bases pour une offensive aérienne stratégique contre l’Italie, mais aussi contre les installations industrielles allemandes d’Autriche et de Tchécoslovaquie. Enfin, dans le cadre d’une offensive limitée, il y avait de bonnes chances de parvenir à une victoire qui pourrait avoir une fort impact politique sur la Turquie et montrerait aux petites puissances alliées, comme la Grèce ou la Yougoslavie, que la France et la Grande-Bretagne étaient prêtes à se battre pour eux.

 

Une fois déterminé le choix du Péloponnèse lors d’une conférence tenue à Alger courant septembre, la planification commença dès la fin du mois. Un atout capital devait être la livraison à l’automne 1941 de bâtiments d’assaut amphibie achetés aux Etats-Unis en mars dans le cadre des JBFR (Joint British French Requirements, voir annexe 41-5-3). Les premiers LCI et LCT commencèrent à arriver sur le théâtre méditerranéen début novembre. Ils devaient résoudre ce qui avait été un problème majeur durant l’offensive de 1940 dans le Dodécanèse ou pendant la bataille pour la Corse et la Sardaigne, de janvier à mars 1941. L’arrivée des trois “pétroliers de Maracaïbo” convertis fut un autre facteur important. Ces trois navires facilitèrent considérablement le transport entre l’Afrique du Nord et la Crète, et comme la plupart des côtes de Mer Egée sont en pente raide, leur tirant d’eau ne devait pas poser de gros problème s’ils devaient être utilisés pour débarquer directement des troupes sur les plages.

 

Cependant, la logistique ne pouvait résoudre le problème posé par l’utilisation intelligente par l’Axe de la concentration des moyens aériens, bien démontrée lors des batailles de Corse et de Sardaigne, et plus tard au-dessus de la Grèce. En octobre 1941, il était devenu évident qu’il fallait parvenir à tromper l’ennemi sur les intentions alliées si Crusader/Croisade devait avoir une chance de succès. Un leurre fut donc élaboré par le Général Bouscat, puis perfectionné avec le Commandement britannique en Méditerranée. Il reposait sur l’hypothèse que le commandement de l’Axe réagirait avec promptitude à toute menace sur le nord de la Grèce (parce qu’elle impliquait une menace potentielle sur le pétrole de Roumanie) et sur la Sicile (parce qu’après la défaite subie en Afrique en 1940 et les lourdes pertes navales de 1940 et 1941, le gouvernement de Mussolini savait qu’il ne pouvait survivre à une défaite sur son propre sol). Une tentative française pour reprendre la Corse aurait aussi été dans la ligne de la pensée stratégique allemande.

 

Les opérations “Hector” et “Avenger” furent dès lors imaginées pour exploiter cette sensibilité du commandement de l’Axe.

D’une part, une offensive aérienne sur les côtes nord de la Mer Egée devait créer une sensation de menace crédible, accrue par des actions de commandos : les opérations “Dark Knight/Chevalier Noir”, qui devaient culminer avec “Dark King/Roi Noir”, tentative pour reprendre l’île de Limnos et contrôler définitivement la route du Bosphore. Toute l’opération de leurre en Mer Egée du nord reçut le nom de code “Hector”.

D’autre part, une grande offensive aérienne devait être lancée contre la Sicile, la Sardaigne et la Corse, avec une intensité telle qu’un débarquement majeur pourrait être attendu par l’ennemi : c’était l’opération “Avenger/Vengeur”. L’entrée américaine dans la guerre et la volonté du gouvernement américain d’affirmer rapidement sa présence sur le théâtre européen des opérations conduisit à l’inclusion de la Task-Force formée autour du porte-avions Ranger.

 

Dès la mi-décembre, le lancement de Croisade fut fixé au 28 février et celui de Roi Noir au 27, l’intensification des opérations aériennes de Vengeur devant commencer une semaine plus tôt et culminer par des frappes aériennes puissantes le 27.

 

Les forces de Croisade (voir ci-après, chapitres I et II) furent organisées en trois Corps d’Armée, deux français et un britannique. Le XXXème Corps (Général Norrie) devait débarquer dans le Golfe de Lakonikos près de Githion et capturer l’île de Cythère. Le 1er C.A. français devait débarquer dans le Golfe de Messiniakos autour de Kalamata et le 2ème C.A. sur la côte ouest du Péloponnèse, au sud de Pyrgos, pour prendre de flanc les forces ennemies défendant le sud de la péninsule. Toute l’opération, s’ajoutant au débarquement à Limnos, devait impliquer un effort naval de grande ampleur. L’Amiral Andrew Cunningham était chargé de cette partie de l’opération, qui comprenait le déploiement d’une puissante force de frappe assemblée autour de trois porte-avions en Mer Ionienne, d’un groupe d’appui des débarquements du sud et, bien sûr, de l’Escadre de Mer Egée du Contre-Amiral PhilipVian. La force navale intervenant dans Vengeur était commandée par l’Amiral Gensoul (voir chapitre III).

Une forte réaction ennemie était attendue car, grâce à la Résistance grecque et aux déchiffrages d’Enigma, les Alliés avaient une bonne notion de la distribution des forces de l’Axe (voir chapitre IV).


I – Forces terrestres alliées

 

Armée d’Orient

Commandant en chef : Général H. Giraud

Premier adjoint : Général Ritchie

 

Forces aéroportées

Eléments de la 1ère Airborne Division britannique.

1ère Brigade Parachutiste (2ème et 3ème Régiments Etrangers de Parachutistes).

 

Force de Débarquement Spéciale (opération Dark King/Roi Noir)

1ère Brigade Grecque.

Groupement de Choc (Colonel Gambiez).

13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère (DBLE) avec deux bataillons d’infanterie, un régiment d’artillerie et une compagnie de chars (15 chars légers M3).

 

Forces spéciales pour Crusader/Croisade

Courtney Force (1st et 2nd SBS).

Small Scale Raiding Force (SOE)

Greek Special Scout Unit (GSSU ou “Geesu”).

 

(A) 1er Corps d’Armée français (Général Du Vigier)

 

1ère Division Blindée (Général Sudre), avec deux Brigades (Généraux Langlade et De Larminat). 204 chars moyens SAV-41, 48 chasseurs de chars SAV-AU-41 SP, 45 chars légers M3F.

1ère Division d’Infanterie (Général De Lattre de Tassigny), avec trois brigades (Généraux Brosset, Magnan, Garbay). 51 chars moyens SAV-41, 102 chars légers M3F et 57 M3 “light”, 24 chasseurs de chars SAV-AU-41 SP.

9ème Division d’Infanterie Coloniale (Général De Monsabert), avec trois brigades (Généraux Morlière, Carpentier, Dody). 51 chars moyens SAV-41, 51 chars légers M3F, 108 chars d’infanterie Valentine VI, 24 chasseurs de chars SAV-AU-41 SP.

11ème Brigade d’Artillerie Indépendante.

 

Nombre total de blindés : 306 SAV-41, 96 SAV-AU-41 SP, 198 M3F, 57 M3 “light”, 108 Valentine VI.

 

(B) 2ème Corps d’Armée français (Général Béthouart)

 

1ère Brigade de la 2ème Division Blindée (Général De Hautecloque). 102 SAV-41, 24 SAV-AU-41, 15 M3F.

3ème Brigade Mobile de la Légion Etrangère (Général Marie-Pierre Kœnig). 51 SAV-41, 12 SAV-AU-41, 30 M3F.

10ème Division d’Infanterie (Général Billote). 51 SAV-41, 102 M3F et 57 M3 “light”, 24 SAV-AU-41 SP.

1ère Division d’Infanterie Yougoslave. 210 Valentine VI, 24 SAV-AU-41 SP (dans cette division, le bataillon blindé indépendant est lui aussi composé de chars Valentine).

Force de Raid (Colonel D’Astier de la Vigerie), avec un Bataillon de Commandos, deux Bataillons d’Infanterie de Marine, une compagnie blindée (15 Valentine VI).

21ème Brigade d’Artillerie Indépendante.

 

Nombre total de blindés : 204 SAV-41, 84 SAV-AU-41 SP, 147 M3F, 53 M3 “light”, 215 Valentine VI.

 

(C) XXXème Corps britannique (Général Norrie)

 

7ème Armoured Division avec les 4ème, 7ème et 22ème Armoured Brigades, la 2ème Rifle Brigade, le 1er King’s Royal Rifle Corps, les 3ème et 4ème RHA et le 60ème Field Rgmt, RA.

32ème Army Tank Brigade britannique.

50ème Infantry Division britannique.

4ème Infantry Division indienne.

Independent Carpathian Brigade polonaise ou SBSK (Général Stanislaw Kopanski).

3ème Mountain Brigade grecque.


II – Forces aériennes alliées

 

Opération Avenger/Vengeur, février-mars 1942

Commandant : Général d’Armée Aérienne Bouscat

1410 avions de combat

 

A – Chasse (575 + 80 de nuit)

 

Armée de l’Air (236 + 51)

1ère EC (GC I/1, II/1)

39 SpitfireV

Malte (Gozo)

3ème EC (GC I/3, II/3, III/3)

58 Hawk 87

Tunis et Malte (Gozo)

4ème EC (GC I/4, II/4, III/4)

59 Hawk-87

Alger

5ème EC (GC I/5)

19 Hawk-87

Tunis (II/5 et III/5 en réserve à Oran sur H-81)

6ème EC (GC I/6, II/6, III/6)

61 NA-73

Bône et Alger

39ème EC (GC I/39, IV/39)

 

En cours de rééquipement de Hawk-81 sur H-87. Non opérationnel en mars 1942

21ème EC (GC I/21, II/21, III/21)

51 Beaufighters I NF

Tunis/Alger/Oran

 

RAF (231 + 29)

– Basés en Tunisie et Algérie

233ème Wing (SAAF) (Sqn 2, 4, 7)

31 P-40E Kittyhawk et 14 P-40C Tomahawk

7ème Wing (SAAF) (Sqn 80, 127, 274, 335)

79 Hurricane II B/C

Sqn 46

14 Beaufighter NF-I

– Basés à Malte

266ème Wing (Sqn 126, 185, 242, 249)

78 Hurricane II

Sqn 252 et 272

29 Beaufighter I C

Sqn 89

15 Beaufighter NF-I

 

USAAF (108)

– Basés à Tunis

33ème FG (58ème, 59ème et 60ème FS)

sur P-40E (3 x 18 avions)

57ème FG (64ème, 65ème et 66ème FS)

sur P-40E (3 x 18 avions)

Les deux groupes ne sont pas opérationnels avant le 27 février 1942.

 

B – Bombardement (587)

 

Armée de l’Air (294)

11ème EB (I/11, II/11, III/11)

59 B-25B

Bône

21ème EB (I/21, II/21, III/21)

57 DB-7A/73

Tunis

23ème EB (I/23, II/23, III/23)

58 DB-7A/73

Bône

25ème EB (I/25, II/25, III/25)

59 DB-73

Malte

31ème EB (I/31, II/31, III/31)

61 B-25B/C

Sfax

 

RAF (293)

3ème Wing (SAAF) (Sqn 12, 21, 25)

69 Maryland

Tunis

235ème Wing (Sqn 24, 55)

46 Boston III

Tunis

Sqn 37, 38, 104

71 Wellington

Sfax

Sqn 40, 148

41 Wellington

Malte

Sqn 21, 82, 110

66 Blenheim IV

Malte

 

C – Reconnaissance (45)

 

Armée de l’Air

33ème Escadre de Reconnaissance

GR I/33

7 Amiot 351/354 et 4 B-25 mod

Bône

GR III/33

14 Martin 167

Tunis et Malte

 

RAF

285ème Recce Wing

Sqn 47 (SAAF)

16 Maryland

Malte

1437 PRU

4 Spitfire PR

Malte

 

D – Reconnaissance générale et appui naval (123)

 

Aéronavale (82)

AB6

16 Douglas SBD-1

Basés à terre à Oran-La Sénia

AB8

20 DB-73 M1/2

Basés à terre à Oran-La Sénia

AT7

16 Fairey Swordfish

Basés à terre à Oran-La Sénia

E1

8 Hudson III

Alger

E5

12 Hudson III

Alger

E22

10 Consolidated 28-5MF (PBY-5)

Oran/Mers-el-Kébir (ASM et Secours en mer)

 

RAF (41)

Sqn 48

15 Hudson

Oran-La Sénia

Sqn 223

14 Hudson

Bône

Sqn 500

12 Hudson

Bône

 

E – Transport et Assaut (60 + 27)

 

Armée de l’Air

64ème ET (GT II/64 et III/64)

39 DC-3

 

RAF

Sqn 299

21 Whitley V remorqueurs

Squadron D du Glider Regiment

19 planeurs Horsa et 8 planeurs Hotspur Ib


Force Aérienne de Mer Egée

Commandant : A.V.M. Sir A. Tedder

 

En noir, la situation fin février 1942

 * : unités destinées à l’opération Hector (Dark King/Roi Noir)

1201 avions de combat.

 

En bleu, la situation au 20 mars 1942

§ : unités basées à Limnos (Mudros) au 20 mars

# : unités opérant à partir des aérodromes de Molai et K1 dans le Péloponnèse courant mars

845 avions de combat.

 

 

A – Chasse (482 + 17 de nuit) (351 + 15)

 

Armée de l’Air et Forces Aériennes Royales Yougoslaves Libres (257) (178)

§ GC III/1

21 (14) Spitfire Vb

 

* 2ème EC (GC I/2, II/2 et III/2)

59 (42) P-38E

Chios et Lesbos (Mytilène)

7ème EC (GC I/7, II/7# et III/7)

58 (39) Hawk-87 (P-40E)

Crète et Naxos

# GC III/80 (Y)

20 (15) Hawk-87

 

* 13ème EC (GC I/13, II/13 et III/13)

61 (41) NA-73

Chios et Lesbos (Mytilène)

GC I/80 et II/80 (Y)

38 (27) P-39D

 

 

RAF et Force Aérienne Grecque (225 + 17) (173 + 15)

243ème Wing (Sqn 1 – SAAF), 605, 33, 213 (FB) et 238)

78 (69) Hurricane II

Naxos

239ème Wing (Sqn #6 (FB), 94, 112, 250 et #260)

18 (14) Hurricane II, 42 (32) P-40E et 21 (15) P-40C

 

*§ 244ème Wing (Sqn 3 et 450 – RAAF)

31 (19) P-40E

 

Sqn #335 (Hellenic) et 336 (Hellenic)

35 (24) P-40C

 

Sqn 30 (NF)

17 (15) Beaufighter NF-I et NF-IV

 

 

B – Bombardement (435) (334)

 

Armée de l’Air et Forces Aériennes Royales Yougoslaves Libres (161) (135)

12ème EB (GB I/12, II/12 et III/12)

61 (53) B25B/C

19ème EB (GB I/19, II/19 et III/19)

59 (48) DB-73

#GB I/81 et II/81 (Y)

41 (34) Martin 167

 

RAF et Force Aérienne Grecque (274) (199)

232ème Wing (Sqn 13 (Hellenic) et 223)

46 (27) M-167 Maryland II

234ème Wing (Sqn 14 et 18)

45 (34) Boston III

237ème Wing (Sqn 244 et 454)

43 (29) Blenheim IV

238ème Wing (Sqn 114, 139 et 614)

71 (52) Blenheim IV

202ème Wing (Sqn 142, 150 et 70)

69 (57) Wellington

 

C – Bombardement stratégique (opération Coronation/Couronnement) (145) (96)

Basés en Crète et à Rhodes

 

Armée de l’Air

60ème EB(L) (GB(L) I/60, II/60, III/60 et * IV/60)

78 (47) B-24D

 

RAF

236ème Wing (Sqn 7, 15 et 149)

67 (49) Stirling

 

D – Coopération et appui au sol (60) (43)

 

Armée de l’Air

22ème ECCS (GCCS I/22 et II/22)

39 (28) P-39D

Crète

GCCS IV/22

21 (15) Vultee Vengeance

Crète (rebasés sur K1 fin mars)

 

E – Reconnaissance (26) (20)

GR II/33

7 (6) Bloch 174/5 + 5 (4) Lockheed F4

Flight n°1435

6 (5) Hurricane

Flight n°60 – SAAF

8 (5) Maryland

 

F – Avions navals basé à terre (101) (84)

 

Aéronavale (66) (52)

* AB9

20 (14) DB-73 M1/M2

Chios

*§ AT11

18 (13) Northrop N3M

Lesbos

AT19

16 (14) Fairey Swordfish

Héraklion et Rhodes

E23

12 (11) Consolidated 28-5MF (PBY-5)

Rhodes et Benghazi

 

RAF (35) (32)

Sqn 608

17 (15) Hudson

Chios

Sqn 202

18 (17) Sunderland

Rhodes et Chios

 

G – Transport et assaut (304 + 179 planeurs) (292)

Basés principalement à Rhodes et en Crète, mais avec des bases secondaires à Chios et Lesbos

 

Armée de l’Air

15ème ET (GT I/15, II/15, III/15 et IV/15)

82 (77) DC-3

16ème ET (GT I/16, II/16, III/16 et IV/16)

81 (79) DC-3

17ème ET

 

* GT I/17 et II/17

37 (36) LeO-451 remorqueurs (avec moteurs P&W)

GT II/17 et IV/17

41 (39) DC-3 remorqueurs

101ème EP (escadre de planeurs)

 

GP I/101, II/101 et * III/101

112 planeurs Airspeed Horsa

GP IV/101

31 planeurs General Aircraft Hotspur Ib (avec spoilers et volets modifiés)

Dépôt de l’Air 101

19 Horsa et 17 Hotspur

 

RAF

Sqn 58, 295 et 296

63 (61) remorqueurs Whitley


III – Appui naval pour les opérations Vengeur et Croisade

 

Déploiement

 

(A) La flotte de Méditerranée orientale doit soutenir les débarquements dans le Péloponnèse (Croisade) le 28 février et empêcher toute interférence navale ou aérienne en provenance de la péninsule italienne.

 

(B) L’Escadre de Mer Egée doit soutenir le débarquement de la Première Brigade Grecque sur Limnos le 27 février et fournir un appui aux troupes au sol jusqu’à ce que la conquête de l’île soit assurée.

 

(C) La flotte de Méditerranée occidentale doit soutenir la seconde étape de l’opération Vengeur, au large de la côte de Sardaigne, du 24 au 27 février, de façon à attirer l’attention de l’ennemi sur la Corse, la Sardaigne et l’ouest de la Sicile.

 

 

A – Flotte de Méditerranée orientale (Amiral Cunningham)

1 – Force d’attaque (Amiral Rawlings)

Couvre le flanc de l’opération Croisade et soutient le débarquement du 2ème Corps d’Armée français sur la côte ouest du Péloponnèse (entre Pyrgos et Kakovatos).

Porte-avions :

HMS Illustrious (12 Martlet II du Sqn 881, 6 du Sqn 882, 12 F4F-3A français de l’AC-2, 12 Swordfish et un Fulmar II du Sqn 829)

HMS Furious (12 Fulmar II du Sqn 809, 6 du Sqn 807 (partagé avec l’Eagle) et 6 Swordfish pour les patrouilles anti-sous-marins)

HMS Eagle (4 Sea Hurricane du Sqn 813, 12 Sea Hurricane du Sqn 801, 4 Fulmar II du Sqn 807, 10 Martlet II du Sqn 805)

Total : 40 Martlet II et F4F-3A, 16 Sea Hurricane, 23 Fulmar II, 18 Swordfish

Ecran (Vice-Amiral A. T. Curteis) :

Croiseurs légers : HMS Kenya (amiral), Sheffield, Birmingham et Newcastle

Croiseur léger anti-aérien : HMS Charybdis

Destroyers : HMS Antelope, Beduin, Escapade, Maori, Matabele, Nestor, Jervis, Ithuriel, Onslow, Partridge, Somali, Westcott, Wishart, Wrestler et Zulu

 

2 – Groupe de soutien

Soutient le débarquement principal du Premier Corps d’Armée Français aux environs de Kalamata et les forces britanniques dans le golfe de Lakonikos.

Cuirassés : HMS Revenge, HMS Resolution, MN Lorraine

Porte-avions d’escorte : MN Bois-Belleau (10 F4F-3, 6 Swordfish)

Ecran :

Croiseurs lourd : MN Dupleix

Croiseurs légers : MN La Galissonnière

Croiseur léger anti-aérien : HMS Cairo

Contre-torpilleurs : MN Mogador, Guépard et Verdun (rééquipés en anti-aérien)

Destroyers : MN L’Alcyon, La Palme, Le Mars, Ouragan, Simoun, Tramontane et Typhon, HMS Napier, Nestor et Nizam, HMAS Norman

 

3 – Groupe d’escorte rapprochée

Destroyers d’escorte : HMS Middleton, Kujawiak (polonais), Adrias et Kritè (grecs)

Corvettes : HMS Delphinium, Primula, Erica et Snapdragon ; Pindos et Apostolis (grecques)

Dragueurs de mines : HMS Boston, Seham, Hebe, Speedy, Rye et Hythe

16 patrouilleurs de fabrication américaine, pour la lutte anti-sous-marine légère, manoeuvrés par des équipages français et yougoslaves

18 MGB (grecques, anglaises et françaises)

18 MTB (grecques, anglaises, françaises et yougoslaves)

 

Les corvettes de type Flower de la Marine Nationale Yser, Oise, Ill et Moselle doivent opérer temporairement de Benghazi pour escorter les convois vers la Crète.

 

B – Escadre de Mer Egée (Contre-Amiral P. Vian)

Soutient l’opération Roi Noir (débarquement sur l’île de Limnos à J -1).

Croiseurs légers : HMS Aurora (amiral) et MN Montcalm

Croiseur léger anti-aérien : HMS Euryalus

Contre-torpilleurs MN Le Fantasque, Le Terrible et L’Indomptable

Destroyers : Gurkha, Sikh, Parkenham, Paladin, Inconstant

Torpilleurs : MN L’Incomprise, La Poursuivante et Branlebas

8 MGB et 12 MTB

 

C – Flotte de Méditerranée occidentale (Vice-Amiral Gensoul)

Unités engagées dans l’opération de diversion "Vengeur", à l’ouest de la Sardaigne.

Cuirassés : Dunkerque (amiral) et Strasbourg

Croiseur lourd : Colbert

Contre-torpilleurs : Volta, Cassard, Kersaint, Tartu et Vauquelin

 

Task-Force 34 de l’US Navy (Contre-Amiral H. Kent Hewitt)

Porte-avions : USS CV4 Ranger (Contre-Amiral E.D. McWhorter) (27 F4F-3 de la VF-9, Lt.Cdr John Raby ; 27 F4F-3 de la VF-41, Lt.Cdr C.T. Booth II ; 18 SBD-3 de la VS-41, Lt. Cdr. L.P. Carver ; total 54 F4F-3 et 18 SBD-3)

Ecran :

Croiseur lourd : USS Augusta (amiral) (Capt. Gordon Hutchins)

Croiseurs légers : USS Brooklyn (Capt. F.C. Denebrink) et Savannah (Capt. L.S. Fiske)

Destroyers : Wainwright, Mayrant, Trippe et Rhind (Desron 8), Wilkes, Swanson, Ludlow et Ericsson (Desdiv 26)


IV – Forces de l’Axe opposées à Crusader/Croisade

 

A – Forces terrestres

 

A1 – Grèce continentale

 

(1) – Forces allemandes (Skandenberg Korps) : Général Cruewell (au début de l’opération – basé à Athènes)

15ème Panzer Division (basée à Larissa) : 33ème bataillon de reconnaissance blindé (Pz. Aufklärung Abteilung 33) (10 Pz-IIf), 8ème régiment blindé (2 bataillons, 76 Pz-III, 9 Pz.Bef.-III, 42 Pz-IV), 104ème et 115ème régiments de Panzergrenadier (chacun avec 2 bataillons), 33ème régiment d’artillerie, 33ème bataillon de chasseurs de chars (12 Panzerjaeger I fur 4,7cm Pak (t) ou Pz-I avec le canon AT tchèque de 47 mm).

21ème Panzer Division (basée à Lamia et Athènes) : 3ème bataillon de reconnaissance blindé (Pz. Aufklärung Abteilung 3), 22ème régiment blindé (2 bataillons, 76 Pz-III, 7 Pz.Bef.-III, 37 Pz-IV), 125ème et 192ème régiments d’infanterie (chacun avec 2 bataillons), 21ème bataillon de motocyclettes, 155ème régiment d’artillerie.

1ère Division de Montagne (Joanina).

 

Chaque bataillon blindé possède 2 compagnies “légères”, chacune avec théoriquement 22 Pz-III, et une compagnie “lourde” avec 22 Pz-IV, pour un total de 132 chars et 15 pour le QG. En réalité, la plupart des compagnies sont fortes de 17 chars seulement (pour un total de 102).

Chaque régiment d’artillerie possède 25 canons de campagne (105 mm) et 12 obusiers (150 mm). Le bataillon d’obusiers est fréquemment auto-propulsé.

Il y a 36 canons anti-chars PaK-37 et 6 PaK-50.

 

(2) – Forces italiennes (corps d’armée Gruppo Pafundi) Général Pafundi, QG à Larissa.

131ème Division Corazzata (blindée) Centauro, Général Gavino Pizzolato (basée à Larissa) : 31ème Régiment blindé (1er, 2ème et 4ème bataillons avec un total de 108 chars M13/40 ou 14/41 armés du canon de 47/32), 1er régiment de Bersaglieri (7ème et 9ème bataillons motorisés, 1er bataillon de motocyclettes, 131ème compagnie anti-chars avec 8 canons de 47/32), 131ème régiment d’artillerie (bataillon 131/I avec 12 canons de 75/27, bataillons 131/II et 131/III chacun avec 12 canons auto-propulsés Semovente M41 75/18).

1ère Division Celere (motorisée) Eugenio di Savoia, Général Cesare Lomaglio (basée à Volos) : 1er (Nizza Cavalleria), 12ème (Cavallegeri di Saluzzo) et 14ème (Cavalleggeri di Alessandria) régiments de cavalerie, 11ème régiment de Bersaglieri (15ème, 27ème et 28ème bataillons), 1er bataillon de chars (San Giusto) (61 tankettes L3/L6), bataillon d’artillerie 1/I (12 canons de 75/27).

7ème régiment de cavalerie Lancieri di Milano (basé à Agrinion).

14ème Division d’infanterie Isonzo, Général Federico Romero (basée à Athènes et Corinthe) : 23ème et 24ème (Como) régiments d’infanterie, 98ème Légion, 6ème régiment d’artillerie (bataillons I/6 avec 12 obusiers de 100/17, II/6 avec 12 canons de 75/27 et III/6 avec 12 obusiers courts de 75/13).

18ème Division d’infanterie Messina, Général Francesco Zani (basée en Eubée et à Andros) : 93ème et 94ème régiments d’infanterie, 108ème Légion (102ème et 108ème bataillons, 108ème compagnie de mitrailleuses), 2ème régiment d’artillerie (12 obusiers de 100/17, 24 canons de 75/27).

24ème Division d’infanterie Pinerolo, Général Giuseppe de Stefanis (basée à Salonique, avec le 14ème régiment déployé à Limnos, Thasos et Samothrace) : 13ème et 14ème (Pinerolo) régiments, 136ème Légion, 18ème régiment d’artillerie (bataillons I/18 et III/18 avec 24 obusiers courts de 75/13, bataillon II/18 avec 12 canons de 75/27).

4ème Division Alpini (Division de Montagne) Cuneense : 1er et 2ème régiments de montagne, 4ème régiment d’artillerie de montagne.

30ème régiment d’artillerie de corps d’armée indépendant, Colonel Matioti, (basé à Larissa) : 60ème, 61ème et 62ème bataillons d’artillerie de campagne (36 canons de 105/32), 124ème bataillon d’obusiers (12 x 149/13).

125ème bataillon d’artillerie indépendant avec 8 canons auto-propulsés Semovente M41 75/18.

 

Nombre total de blindés pour les forces de l’Axe en Grèce continentale : 10 Pz-II, 152 Pz-III, 16 Pz.Bef-III, 79 Pz-IV, 108 M13/40 et 14/41, 20 Semovente M41 75/18, 20 L3 et 41 tankettes L6.

Note – Le canon court de 75/18 des Semovente M41 (auto-propulsés) utilise une munition dénommée 75 EP, capable de percer un blindage allant jusqu’à 70 mm.

 

 

A2 – Péloponnèse

 

Forces italiennes : Groupe d’Armées Nasci (Général G. Nasci), QG à Tripolis

133ème Division Corazzata (blindée) Littorio, Général Gervasio Bitossi (QG à Sparte) : 31ème régiment blindé (66 M13/40, 42 M14/41), 12ème régiment de Bersaglieri, 133ème régiment d’artillerie (bataillons I/133 et II/133 avec 12 canons de 75/27 chacun et bataillon III/133 avec 12 canons auto-propulsés Semovente M41 75/18).

3ème Division Celere (motorisée) Principe Amedeo Duca d’Aosta, Général Mario Marazzani (basée à Tripolis) : 3ème (Savoia), 4ème (Genova) et 5ème (Lancieri di Novara) régiments de cavalerie, 3ème régiment de Bersaglieri (3 bat.), 3ème régiments de chars indépendant San Giorgio (61 tankettes L6 et 12 Semovente L40 de 47/32), bataillon d’artillerie III/3 (12 canons de 75/27).

32ème Division d’infanterie Marche, Général Ricardo Pentimalli (QG à Kalamata et déploiement dans le sud du Péloponnèse avec un régiment à Gythion) : 55ème et 56ème régiments d’infanterie, 49ème Légion, 32ème régiment d’artillerie (12 obusiers de 100/17, 12 canons de 75/27, 12 canons de 75/13).

41ème Division d’infanterie Firenze, Général P. Negri (basée à Tripolis) : 127ème et 128ème (Firenze) régiments d’infanterie, 92ème Légion, 41ème régiment d’artillerie (12 obusiers de 100/17, 12 canons de 75/27, 12 canons de 75/13).

53ème Division d’infanterie Arezzo, Général Ernesto Ferone (basée à Patras) : 225ème et 226ème régiments d’infanterie, 80ème Légion, 53ème régiment d’artillerie (36 obusiers courts de 75/13).

8ème régiment d’artillerie de corps d’armée indépendant, Colonel V. Patillo (basé à Tripolis) : 18ème bataillon d’artillerie de campagne (12 canons de 105/28), 13ème bataillon d’artillerie lourde (HG Bat) (12 canons de 149/35), 110ème et 111ème bataillons d’obusiers (24 obusiers de 149/13).

124ème bataillon d’artillerie indépendant avec 8 canons auto-propulsés Semovente 75/18.

 

Nombre total de blindés pour les forces de l’Axe dans le Péloponnèse : 66 M13/40, 42 M14/41, 20 Semovente M41 75/18, 12 Semovente L40 de 47/32, 61 tankettes L6.

 

 

 

 

B – Forces aériennes

 

En noir, la situation fin février 1942.

En bleu, la situation au 20 mars 1942.

 

B1 – Grèce et Bulgarie (725 avions) (561 avions)

Commandant en chef : Feld-Marshall Kesselring

 

1 – Grèce du nord et Bulgarie (sous la responsabilité de la Luftwaffe) (224 avions) (287 avions)

IIème FliegerKorps (Général Loerzer) : 224 avions (128)

Chasseurs (155 + 28) (68 + 28)

JG-53 (4 groupes)

68 (32) Bf-109F et 42 (29) Bf-109E

II/ZG 26 et III/ZG 26

45 (7) Bf-110 C et D (avions envoyés à Sofia après le massacre subi par l’unité)

ZG 1

51 Bf-110F devant arriver le 28 mars

I/NJG 2

28 Bf-110 (unité de chasse de nuit basée à Sofia, Salonique et Kavalla)

Bombardiers (41) (32)

I/KG 77 et II/KG 77

41 (32) Ju-88

 

Xème FliegerKorps (Général Geisler) : 159 avions (à partir du 2 mars)

Chasseurs (64)

I/JG 77 et II/JG 77

36 Bf-109F

III/JG 77

28 chasseurs-bombardiers (Jabos) Bf-109F (basés à Alexandroupolis à partir du 25 mars)

Bombardiers (95)

I/LG 1 et II/LG II

31 Ju-88

I/KG 26 et II/KG 26

32 He-111

I/StG 1 et II/StG 2

32 Ju-87B2 et D1

 

2 – Grèce centrale (sous la responsabilité conjointe de la Luftwaffe et de la Regia Aeronautica) (366 avions, dont 130 chasseurs allemands et 112 italiens, 87 bombardiers et avions d’assaut allemands et 37 italiens) (286 avions)

VIème FliegerKorps : 217 avions (164) répartis sur les aérodromes de Dadion, Topolia, Tanagra, Tatoi et Eleusis.

Chasseurs (104 + 26) (78 + 26)

I/JG27, II/JG27, III/JG27

48 (37) Bf-109F et 30 (22) Bf-109E

II/JG 3 (“Udet”)

26 (19) Bf-109F

II/NJG 2

14 Bf-110, 12 Do-17Z10 (unité de chasse de nuit)

Bombardiers (87) (60)

Kampfgruppen spéciaux 606 et 806

45 (31) Ju-88

I/StG3 et II/StG3

42 (29) Ju-87B2 et D1

 

Regia Aeronautica (149 avions) (118 avions, y compris ceux du secteur sud transférés dans la région d’Athènes)

Chasseurs et chasseurs-bombardiers (112) (42 + 33 venus du secteur sud)

1° Stormo CT (Caccia Terrestre) (Colonel Alfredo Reglieri)

6° Gruppo (Maj. Marco Larcher) : Squad. 79a, 81a, 88a

10 (6) Macchi M.C. 202 Folgore et 11 (5) Macchi M.C. 200 Saetta

Corinthe

17° Gruppo (Maj. Bruno Brambilla) : Squad. 71a, 72a, 80a

12 (5) Macchi M.C. 202 Folgore et 6 (2) Macchi M.C. 200 Saetta

Corinthe

2° Stormo CT (Lt-Col. Vincenzo Dequal)

8° Gruppo (Maj. Mario Bacich) : Squad. 92a, 93a, 94a

17 (12) Macchi M.C. 200 Saetta

Megare

13° Gruppo : Squad. 77a, 78a, 82a

19 (7) Macchi M.C. 200 Saetta

Megare

3° Gruppo Autonomo CT (Lt-Col. Innocenzo Monti) : Squad. 153a, 154a, 155a

18 (5) Fiat CR-42 Falco

Megare

150° Gruppo Autonomo CT (Maj. Antonio Vizzotto) : Squad. 363a, 364a, 365a

18 Macchi M.C.200 Saetta

Tatoi (renvoyé en Italie pour la défense de Rome après l’opération Anjou, et devant être rééquipé en M.C. 202)

Bombardiers et avions d’attaque (37) (23 + 20 venus du secteur sud)

7° Gruppo : Squad. 4 et 25

13 (9) Fiat BR 20 Cigogna

Tatoi

4° Gruppo : Squad. 98 et 99

14 (8) Fiat BR 20 Cigogna

Tatoi

19° Squad. Autonomo Assalto

10 (6) Ba.88

Megare

 

3 – Péloponnèse (sous la responsabilité de la Regia Aeronautica) (135 avions)

Regia Aeronautica : commandement du secteur sud (Général B.A. Raoul da Barberino)

Chasseurs et chasseurs-bombardiers (59) (33, transférés dans la région d’Athènes)

12° Gruppo Autonomo CT (Lt-Col. Bruno Cudugnello) : Squad. 159a, 160a, 165a

19 (8) Fiat G-50 Freccia

Tripolis

160° Gruppo Autonomo CT (Maj. Michele Mandara) : Squad 193a, 375a, 394a

10 (6) Fiat G-50 Freccia et 12 (8) Fiat CR-42 Falco

Pylos

158° Gruppo Autonomo Assalto (Cap. Alessandro Cerutti) : Squad 236a, 387a, 388a

18 (11) Fiat CR 42 Falco

Pylos

Bombardiers et avions d’assaut (76) (20, transférés dans la région d’Athènes)

131° Gruppo Aerosiluranti : Squad 279a, 274a

14 Siai SM-79 Sparviero

Molai   (tous détruits au sol par le 3ème REP)

133° Gruppo Aerosiluranti : Squad 174a, 175a

12 Siai SM-79 Sparviero

Molai   (tous détruits au sol par le 3ème REP)

35° Stormo BT (Col. Bruno Borghetti)

86° Gruppo (Lt-Col. Goffredo Marrama) : Squad 190a, 191a

14 (6) Cant Z-1007b Alcione           

Tripolis

95° Gruppo (Maj. Rinaldo Tieri) : Squad 230a, 231a

12 (5) Cant Z-1007b Alcione           

Tripolis

Squad. 31, 33, 34 et 39

24 (9) Ro-37

Tripolis

 

4 – Groupes de transport de la Luftwaffe (348 avions, répartis sur les aérodromes de Salonique, Kavalla et Alexandroupolis) Major-Général Gerhard

Force de planeurs d’assaut : 80 avions remorqueurs avec 30 planeurs lourds et 45 légers.

Staffel GS-1

15 Bf-110 C et 5 planeurs Me-321

Staffel GS-22

15 Bf-110 C et 5 planeurs Me-321

Staffel GS 4

9 He-111Z et 10 planeurs Me-321

Staffel GS-3

10 planeurs Me-321

KG zbV-2

41 Ju-52 avec 45 planeurs DFS-230

Transports : 268 avions

KG zbV-5

44 He-111 P2/4 et H3

KG zbV-20

39 He-111 D, F, et P4

KG zbV-60

44 Ju-52

KG zbV-101

49 Ju-52

KG zbV-102

47 Ju-52

KG zbV-105

45 Ju-52

 

B2 – Sicile, Sardaigne, Corse et Italie du sud (y compris la zone territoriale de la Regia Aeronautica) (793 avions)

 

1 – Sicile et Calabre : commandement conjoint de la Luftwaffe et de la Regia Aeronautica : (492 avions, dont 249 chasseurs et 243 bombardiers et avions d’attaque)

 

Luftwaffe : Xème FliegerKorps (179 avions) transféré en Grèce du nord le 2 mars

Chasseurs et chasseurs-bombardiers (72)

I/JG 77 et II/JG 77

44 Bf-109F

III/JG 77

28 chasseurs-bombardiers (Jabos) Bf-109F

Bombardiers (107)

I/LG 1 et II/LG II

36 Ju-88

I/KG 26 et II/KG 26

32 He-111

I/StG 1 et II/StG 2

45 Ju-87B2 et D1

 

Regia Aeronautica : Commandement du Sud (Sicile et Italie du Sud) (313 avions)

– Chasseurs et chasseurs-bombardiers (177)

4° Stormo CT

9° Gruppo : Squad 73, 96, 97

11 Macchi M.C. 200 Saetta et 8 M.C. 202 Folgore

Comiso

10° Gruppo : Squad 84, 90, 91

13 Macchi M.C. 200 Saetta et 6 M.C. 202 Folgore

Comiso

3° Stormo CT

18° Gruppo : Squad 83, 85, 95

7 Macchi M.C. 200 Saetta et 11 M.C. 202 Folgore

Catane

23° Gruppo : Squad 74

10 Fiat G-50 Freccia

Catane

 51° Stormo CT

20° Gruppo : Squad 351, 352, 353

17 Macchi M.C. 200 Saetta

Comiso

21° Gruppo : Squad 256, 352, 386

15 Macchi M.C. 202 Folgore

Comiso

– 6° Stormo CT

2° Gruppo : Squad 150, 152, 358

14 Reggiane Re 2001 Falco II

Reggio di Calabria

22° Gruppo (Lt-Colonel Quarantotti) : Squad 359, 362, 369, 371

19 Reggiane Re 2000 Falco I

Reggio di Calabria

54° Stormo CT

7° Gruppo : Squad 368, 370, 371

14 Macchi M.C. 200 Saetta

Tarente

16° Gruppo

16 Fiat CR-42 CN Falco

Tarente

161° Gruppo indep. : Squad 162, 163, 164

16 Fiat G-50 Freccia

Bari

Bombardiers et avions d’attaque (136)

96° Gruppo Tuffatori

15 Ju-87B2

Palerme

97° Gruppo Tuffatori

17 Ju-87B2

Palerme

101° Gruppo Tuffatori

14 Ju-87B2

Palerme

132° Gruppo Aerosiluranti

24 Siai SM-79 Sparviero

Comiso

87° Gruppo Bombardamento

14 Siai SM-79 Sparviero

Reggio di Calabria

90° Gruppo Bombardamento

16 Siai SM-79 Sparviero

Reggio di Calabria

96° Gruppo Bombardamento

17 Cant Z-1007b Alcione

Brindisi

83° Gruppo Observatione Maritimo

19 Cant Z-501

Augusta/Tarente

 

2 – Sardaigne et Corse (responsabilité de la Regia Aeronautica) (170 avions)

 

Chasseurs (58)

160° Gruppo

11 Fiat G-50 Freccia

Ajaccio

24° Gruppo

14 Fiat CR-42 CB Falco

Solenzara

151° Gruppo (Squad 351, 360, 378)

19 Macchi M.C. 200 Saetta

Cagliari-Elmas

154° Gruppo

14 Fiat G-50 Freccia

Villacidro

Bombardiers et avions d’attaque (112)

103° Gruppo Tuffatori

15 Ju-87B2

Decimomanu

102° Gruppo Tuffatori

14 Ju-87B2

Decimomanu

105° Gruppo Aerosiluranti

16 Siai SM-79 Sparviero

Decimomanu

130° Gruppo Aerosiluranti

14 Siai SM-79 Sparviero

Decimomanu

106° Gruppo Bombardamento

15 Cant Z-1007b Alcione

Cagliari-Elmas

107° Gruppo Bombardamento

17 Cant Z-1007b Alcione

Cagliari-Elmas

85° Gruppo Observatione Maritimo

21 Cant Z-501

Olbia/Cagliari

 

3 – Zone Territoriale (responsabilité de la Regia Aeronautica) (131 avions)

 

Chasseurs (59)

53° Stormo CT

59° Gruppo CN

7 Fiat CR-42 Falco et 6 Do-17Z

Milano-Malpensa

60° Gruppo CN

11Fiat CR-42 Falco et 5 Do-17Z

Roma-Ciampino

153° Gruppo : Squad 372, 373, 374

18 Fiat CR-42 Falco

Naples

 9° Gruppo Indep.

12 Fiat CR-42 Falco

Naples

Bombardiers et avions d’attaque (72)

26° Gruppo Bombardamento

17 Siai SM-79 Sparviero

Viterbo

27° Gruppo Bombardamento

14 Siai SM-79 Sparviero

Viterbo

50° Gruppo Bombardamento

18 Cant Z-1007b Alcione

Vicenza

84° Gruppo Observatione Maritimo

23 Cant Z-501

Pola/Pescara/Rimini