Annexe 41-2-1
Les forces de l’Axe
engagées dans l’Opération « Merkur »
et le « Blitz Malte-Tunis »
La Luftwaffe accomplit un effort majeur, malgré les pertes très sensibles subies lors de la campagne de France et de la bataille d’Angleterre. Aux trois Fliegerkorps prévus au départ par Hitler (les VIIIème, Xème et XIIIème), s’ajoutera à partir de fin février le Vème Fliegerkorps.
Chasseurs : 510 – 371 Bf. 109 E et F (celui-ci passant de 35% du total au 1er janvier à 60% au 31 mai). 139 Bf.110 (plus les Bf.110 des Gruppen de chasse de nuit).
Bombardiers : 738 – 302 Ju-88, 168 He-111, 80 Do-17, 188 Ju-87.
Transports : 500 Ju-52 (Kampfgruppen zb).
Ces appareils sont répartis en quatre FliegerKorps, déployés du sud au nord comme suit.
– FliegerKorps X : 274 avions (en Sicile).
JG 53 (3 Gruppen) : 85 Bf-109 E et F. - I/ZG26: 28 Bf-110. - KG 30 (3 Gruppen) : 80 Ju-88. - I/KG26 : 27 He-111. - I et II/StG1 (Stuka) : 54 Ju-87.
– FliegerKorps V : 280 avions (en Sicile et autour de Reggio de Calabre dès fin février 1941).
JG 3 (4 Gruppen) : 110 Bf-109 E et F. - KG 51 (2 Gruppen) : 55 Ju-88. - KG 54 (2 Gruppen) : 55 Ju-88. - KG 55 (2 Gruppen) : 60 He-111.
– FliegerKorps VIII : 264 avions (région de Viterbe, Grossetto et Florence).
JG 77 (3 Gruppen) : 90 Bf-109 F. - II et III/ZG 26 (2 Gruppen) : 55 Bf-110. - KG 2 (3 Gruppen) : 80 Do-17. - LG 1 (2 Gruppen) : 60 Ju-88. - II/KG26 : 25 He-111H. - StG2 (2 Gruppen) : 54 Ju-87.
– FliegerKorps XIII : 330 avions (entre Cannes et Gênes).
JG 27 (3 Gruppen) : 86 Bf-109F. - ZG 2 (2 Gruppen) : 56 Bf-110. - KG 77 (2 Gruppen) : 52 Ju-88. - KG 76 (2 Gruppen) : 56 He-111. - Stg 3 (3 Gruppen) : 80 Ju-87.
– Défense aérienne de l’Italie Centrale : I/NG3 et II/NG3 (deux Gruppen de chasse de nuit) : 60 Do-215 et Bf-110.
La Regia Aeronautica, handicapée par les insuffisances industrielles et le manque de main d’œuvre de l’Italie, a consacré les deux tiers de ses effectifs à l’opération « Merkur » et le reste aux opérations contre Malte et la Tunisie.
Chasseurs : 520 avions, dont 162 Fiat G-50, 133 Fiat CR-42 (utilisés comme avions d’appui léger), 45 Reggiane Re-2000 (prélevés sur un contrat hongrois), 180 Macchi MC-200.
Bombardiers : 561 avions, dont 365 SM-79, 20 SM-84, 66 Z-1007bis, 210 Fiat BR-20.
Reconnaissance: environ 200 avions (Ro-37 notamment).
Transport : environ 150 avions, pour la plupart d’anciens bombardiers (SM-81 Pipistrello) et d’ex-avions civils.
Les pertes en équipages expérimentés ont été lourdes, tant durant la campagne de Libye que pendant l’assaut français sur la Sardaigne. En dehors du Re-2000, la plupart des avions italiens sont dépassés. L’introduction d’une nouvelle génération de chasseurs (Macchi MC-202 et Reggiane Re-2001) ne pourra se faire que fin 1941-début 1942.
L’Axe a décidé d’engager dans « Merkur » la totalité de ses forces aéroportées, soutenues par des troupes d’assaut d’élite.
FliegerKorps XI (7e Division Aéroportée, 5e Division de Montagne) : 22 000 hommes.
Divisions aéroportées italiennes Folgore et Superba : 23 000 hommes.
Force de débarquement transportée par mer : Alpenjager Korps allemand (22 000 hommes) et 6 divisions italiennes (70 000 hommes).
Effectif total : 137 000 hommes.
De plus, des éléments de la 7e Panzerdivision et de la 15e Division Légère (Lecht) sont prêts à être transportés, via l’île d’Elbe, vers la plaine orientale de Corse.
Enfin, en dehors des forces allouées à « Merkur », Hitler a déployé en Italie trois divisions d’infanterie.
En mer, la Regia Marina va tenter de prendre une revanche sur les Alliés, mais les Allemands ne lui font qu’une confiance très limitée.
Ces derniers ont commencé dès le début de l’année à tenter de faire passer des U-boot en Méditerranée, mais le détroit de Gibraltar est bien gardé par des patrouilles de la Royal Navy et de la Marine Nationale, et le taux de pertes est élevé.
Une flottille de S-boots a été envoyée en Méditerranée par les canaux fluviaux, mais en raison de la dimension de ces canaux, seuls huit bateaux des groupes S6 et S10 ont pu passer.
Par ailleurs, l’Axe manque de véritables navires de débarquement et de transports en général. La plupart des troupes devront être transportées sur de petits caboteurs ou à bord de destroyers et de torpilleurs. Les Allemands vont même transformer 80 à 100 péniches fluviales françaises en LCT improvisés.